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Rescooped by Angèle Paoli | TdF Actu from Kiosque du monde : A la une
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Musée de l'Homme : 6500 visiteurs lors de la réouverture | Le Figaro

Musée de l'Homme : 6500 visiteurs lors de la réouverture | Le Figaro | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

L'établissement parisien a ouvert de nouveau ses portes samedi 17 octobre, après six ans et demi de travaux. Le public est invité à découvrir les collections gratuitement jusqu'au lundi 19 octobre...


Via musée du quai Branly - Jacques Chirac
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Aujourd'hui lundi, dernière audience au procès d'Erri De Luca pour "incitation au sabotage"

Aujourd'hui lundi, dernière audience au procès d'Erri De Luca pour "incitation au sabotage" | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

L'écrivain italien Erri De Luca, contre qui le parquet de Turin (nord-ouest) a requis huit mois de prison ferme pour "incitation au sabotage" du chantier du tunnel Lyon-Turin, devait être lundi fixé sur son sort, après la reprise de son procès.

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La monumentale bourde d'un éditeur de manuels scolaires 

La monumentale bourde d'un éditeur de manuels scolaires  | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Savez-vous conjuguer le verbe voir au passé simple ? A en croire Mon Cahier de Français 4e publié par les éditions Magnard, il faudrait dire
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Après Hélène Cixous en 2014, Mona Ozouf couronnée du Prix de la langue française de Brive

Après Hélène Cixous en 2014, Mona Ozouf couronnée du Prix de la langue française de Brive | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Le Prix de la langue française, doté de 10000 euros par la ville de Brive a été attribué pour 2015 à la philosophe, historienne et auteure Mona Ozouf et lui sera décerné lors de la Foire du livre de Brive, qui se tiendra les 6, 7 et 8 novembre. Ce prix, créé en 1986, récompense l’œuvre d’une personnalité du monde littéraire, artistique ou scientifique qui a contribué, de façon importante, par le style de ses ouvrages ou son action, à illustrer la qualité et la beauté de la langue française.

Via Thierry Belleguic
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Thierry Belleguic's curator insight, October 14, 2015 4:37 PM

Le Prix de la langue française, doté de 10000 euros par la ville de Brive a été attribué pour 2015 à la philosophe, historienne et auteure Mona Ozouf et lui sera décerné lors de la Foire du livre de Brive, qui se tiendra les 6, 7 et 8 novembre. Ce prix, créé en 1986, récompense l’œuvre d’une personnalité du monde littéraire, artistique ou scientifique qui a contribué, de façon importante, par le style de ses ouvrages ou son action, à illustrer la qualité et la beauté de la langue française.

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Qui veut tuer l’esprit de Maurice Nadeau ? | L'Humanité

Qui veut tuer l’esprit de Maurice Nadeau ? | L'Humanité | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
La Nouvelle Quinzaine littéraire, une des publications les plus sérieuses et les plus intéressantes dans le traitement de l’actualité des lettres et des essais, menace de voler en éclats. L’autoritarisme de la gérante de la société du titre est mis en cause dans un communiqué et relayé par plusieurs témoignages.
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Mort du philosophe François Dagognet

Mort du philosophe François Dagognet | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Agé de 91 ans, l’homme a eu une carrière aussi atypique que sa formation puisqu’il fut aussi médecin et consultant auprès des prisonniers.
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Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane nommés à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble

Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane nommés à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois prendront au 1er janvier la direction du Centre chorégraphique national (CCN) de Grenoble, succédant à Jean-Claude Gallotta qui le dirigeait depuis plus de 30 ans, a annoncé le ministère de la Culture mercredi dans un communiqué.




Via Aurelien Guillois
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Altice programme le départ de 125 salariés de L’Express

Altice programme le départ de 125 salariés de L’Express | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Via Suzana Biseul PRo
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Suzana Biseul PRo's curator insight, September 28, 2015 9:36 AM

Le projet a suscité la colère et l'inquiétude de la Société des journalistes de L'Express, qui dans une lettre ouverte demande à Patrick Drahi de "surseoir à tout carnage éditorial et humain" et dénonce un projet d'une "brutalité aveugle, aussi préjudiciable à la survie de nos titres qu'à vos ambitions".

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Le spectacle vivant s'offre de nouvelles scènes en France

Le spectacle vivant s'offre de nouvelles scènes en France | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Châlons-en-Champagne, Marseille, Lieusaint en Seineet-Marne… les villes construisent encore des salles.Face à une fréquentation en hausse, les élus multiplient les financements croisés avec l'Etat.


Il est devenu habituel de déplorer le désengagement des acteurs publics dans le spectacle vivant. Pourtant, force est de constater que ceux-ci investissent encore dans des lieux ambitieux et innovants. Mais pour encore combien de temps ?




Via Aurelien Guillois
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Villeneuve-d’Ascq : 32000 euros emportés par le souffle de l’austérité pour la Rose des vents

Villeneuve-d’Ascq : 32000 euros emportés par le souffle de l’austérité pour la Rose des vents | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Par Stéphane Hubin pour La Voix du Nord :

 

Alors que le théâtre scène nationale soufflera ses 40 bougies en 2016, des doutes pointent à l’horizon.

En pleine saison, son budget vient d’être amputé de 32 000 € par le Département qui promet une coupe au moins similaire l’an prochain.

 

Pour les structures scène nationale du Nord, l’heure de la mobilisation a sonné hier. Directeur du théâtre de la Rose des Vents, Didier Thibaut avait convié ses homologues à une table ronde en réaction aux coupes budgétaires décrétées par la nouvelle majorité du conseil général.

Institution culturelle dans la métropole avec sa riche programmation qui la voit proposer une cinquantaine de spectacles pour 140 représentations par an, la Rose des Vents (27 salariés) n’a pas échappé au souffle d’austérité.

« En pleine saison, alors que les contrats artistiques sont signés, le conseil départemental nous retire 32 000 €, soit 20 % de sa subvention », s’indigne le directeur de la structure villeneuvoise, choqué de la méthode et inquiet pour l’avenir. « On nous a prévenu d’une baisse au moins égale en 2016, voire d’une disparition de notre subvention de 168 000 € », tremble Didier Thibaut, pour qui le mouvement enclenché pèsera sur l’offre culturelle.

« On ne peut plus faire d’économies qu’en réduisant l’offre culturelle »

Car si la fermeture du robinet départemental ne met pas directement en danger la pérennité de la structure, elle aura des incidences. Sur un budget annuel de 3 M € (abondé pour environ un tiers chacun par la Ville, l’État et la Région), la subvention du Département reste marginale, « mais elle nous permet de maintenir la manne consacrée à la création, dans un contexte où les budgets sont restés à l’équilibre ces dernières années quand nos charges augmentaient. Nous avons serré partout sur le fonctionnement. On ne peut plus faire d’économies qu’en réduisant l’offre culturelle. Et, moins de spectacles, c’est aussi moins d’emploi… »

Alors que se profilent les élections régionales en décembre, la célébration des 40 ans de la structure à partir de janvier pourrait avoir un goût d’amertume. « On fêtera notre belle histoire en nous posant des questions : écrit-on les dernières pages du livre ou repartons-nous pour une nouvelle histoire de 40 ans ? », interroge Didier Thibaud.

 
 
- Villeneuve d'Ascq - La Voix du Nord

Via Le spectateur de Belleville
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Cet art de la scène, la lecture

Cet art de la scène, la lecture | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Par Virginia Bart pour Le Monde :

 

Pour séduire les lecteurs, le livre ne suffit plus. Désormais, les mots doivent se faire entendre et les auteurs sont de plus en plus souvent invités à lire leurs textes ou ceux des auteurs qui les ont inspirés devant des spectateurs aussi nombreux qu’enthousiastes. L’exercice était ainsi à l’affiche des nombreux festivals littéraires qui ont émaillé printemps et été, des Assises du roman, à Lyon, aux Voix vives, à Sète, en passant par le Marathon des mots, à Toulouse. Et on le retrouve encore aux programmes du Festival des écrivains du monde (du 25 au 27 septembre) ou ­encore des ­Correspondances de Manosque (du 23 au 27 septembre).

Dans le Sud-Est, ce sera l’occasion d’entendre Delphine de Vigan lire des passages de son nouveau roman, D’après une histoire vraie. Ou Nicolas Rey qui pro­posera, accompagné à la guitare par le musicien Mathieu Saïkaly, révélé dans l’émission « Nouvelle star », « Et vivre était sublime », une performance construite autour de ses écrivains préférés, de Rilke à Raymond Carver en passant par Céline. Une valeur sûre, puisque ce spectacle a été créé en 2014 à la Maison de la poésie, à Paris, puis rodé sur des scènes en France. C’est aussi pour partager ses goûts que Virginie Despentes se produira avec le groupe de rock lyonnais Zëro.

Les festivals littérairesne sont pas les seuls à programmer ce type d’événements. Théâtres, bibliothèques, médiathèques, librairies ou même bars en sont également friands. « L’exercice est désormais installé dans l’esprit des écrivains et du public, constate Olivier Chaudenson, créateur et directeur des Correspondances de Manosque, au point que, désormais, la littérature est parfois considérée comme un art vivant » – à l’égal du théâtre ou du concert.

Ce qui n’est évidemment pas sans rappeler l’ancienne tradition orale et populaire de la littérature, quand elle était dite dans les rues et sur les places, de l’Antiquité au Moyen Age. Un lien que n’hésite pas à faire Olivier Poivre d’Arvor, créateur et président du Marathon des mots : « Ce n’est pas par hasard que nous avons choisi Toulouse pour accueillir le festival. C’est une ville marquée par la ­culture des troubadours et de la tchatche. »

Le facteur Luchini

En réalité, l’engouement actuel pour la lecture en public doit aussi sans doute beaucoup à Fabrice Luchini et au succès de ses interprétations de Nietzsche, Céline ou La Fontaine, dès la fin des années 1990. Ce dernier a montré que l’on pouvait mettre la littérature sur scène et intéresser le plus grand nombre. Si les comédiens sont encore très sollicités pour lire œuvres classiques et contemporaines, les auteurs ne craignent plus désormais de les accompagner ou de les remplacer pour incarner eux-mêmes leurs textes. Et certains ont révélé une vraie aptitude pour l’exercice, comme Christine Angot, qui, au début des années 2000, a remporté un franc succès sur les planches du Théâtre de la Colline, à Paris, et dont les talents de lectrice sont désormais très recherchés. On la retrouve d’ailleurs au Festival des écrivains du monde, ainsi qu’à Manosque, en tête d’affiche de la soirée d’ouverture où elle lira, au Théâtre Jean Le Bleu, des extraits de son nouveau roman, Un amour impossible (Flammarion). « Christine Angot est l’exemple type de l’écrivain qui est la bonne personne et la bonne voix pour donner à entendre ses livres. Dans son cas, le recours à un comédien n’aurait aucun sens », souligne Olivier Chaudenson.

En une quinzaine d’années, la lecture elle-même s’est enrichie de parties musicales, dansées ou même dessinées. L’occasion pour les écrivains d’exister différemment après l’étape de la publication. « En 1999, le modèle du rendez-vous littéraire était celui du salon avec séances de dédicaces et échanges de questions-réponses en public. Nous avons souhaité proposer autre chose, transmettre la littérature contemporaine en inventant des formes artistiques inédites », explique Evelyn Prawidlo, directrice déléguée des Correspondances, qui aime à rappeler le rôle « pionnier » de ce festival en la matière.

Moment de création, la lecture publique est aussi un outil de transmission. C’est encore plus vrai pour des genres un peu délaissés comme la poésie, qui est au cœur du festival Voix vives, depuis 2010 à Sète. « Grâce à l’oralité et à une approche artistique plurielle, nous avons vraiment pu la mettre à la portée d’un large public », confirme Maïthé Vallès-Bled, sa directrice, qui a accueilli fin juillet plus de quatre-vingts poètes issus de tout le pourtour méditerranéen.

Lire à voix haute rendrait donc l’écrit plus accessible. « Sur des œuvres très difficiles, cela ouvre une voie indéniable », assure l’écrivain Laurent Gaudé, familier et amateur de la lecture publique depuis longtemps. « C’est un bon moyen d’entrer dans certains univers, car on s’impatiente moins quand on écoute que seul chez soi face à un livre », renchérit la romancière Anna Rozen, qui, depuis une dizaine d’années, aime expérimenter toutes les possibilités offertes par un exercice dont elle ne se lasse pas. C’est ainsi qu’elle a imaginé, en 2014, une lecture mise en images par le dessinateur Charles Berberian à l’occasion de la sortie de son roman J’ai eu des nuits ridicules (Le Dilettante). Le dessinateur sera d’ailleurs présent à Manosque, où il donnera vie au chat affamé du « Croquette Show », un récit musical de Pascal Parisot et Jacques Tellitocci.

Appétit de découverte

Les éditeurs ont bien compris cet appétit de découverte, puisque certains n’hésitent plus à intégrer ces rendez-vous dans leurs plans de communication. Editrice chez Plon, responsable de la collection « Miroir », Lisa Liautaud en propose régulièrement à ses auteurs, en plus des séances de dédicaces : « Il est important d’offrir au lecteur des événements inédits, des moments uniques, en créant des passerelles entre les disciplines. Ce n’est pas seulement un moyen de toucher de nouveaux publics ou une stratégie à l’heure du numérique, c’est aussi amener la littérature vers la vie. » Une initiative très appréciée de certains écrivains. Reste que l’exercice n’est pas toujours aisé quand ceux-ci n’ont pas d’aptitudes particulières à la comédie… « Au début, c’était très difficile, car je suis timide. Je lisais comme je lis pour moi-même. Maintenant, j’arrive à incarner mon texte », raconte Eric Reinhardt, pour qui la scène est devenue complètement « addictive ».

« Quand la lecture est catalysée par d’autres formes artistiques, c’est très bien, à condition qu’il y ait une véritable symbiose », insiste l’auteur, qui, en juin, a proposé à la Maison de la poésie, au Marathon des mots et au Festival d’Avignon une lecture de son roman L’Amour et les forêts (Gallimard, 2014) avec le groupe de pop rock Feu ! Chatterton. Un spectacle imaginé comme une performance totale : « Il n’y a pas sur scène un écrivain et des musiciens, mais un groupe de six personnes à l’intérieur duquel la parole circule. Je lis, mais Arthur, le chanteur, également. Et il y a des chansons inspirées de L’Amour et les forêts qui font progresser la narration générale. »

La qualité de ces spectacles littéraires dépend beaucoup des temps de répétition et de l’implication des institutions et des événements qui en sont à l’initiative. « La lecture publique est une création scénique plutôt légère par rapport aux moyens que demande une pièce. Pour autant, elle n’autorise aucune désinvolture : il faut travailler en amont sur le texte mais aussi penser à la lumière, au son, à la qualité d’écoute », prévient Olivier Chaudenson. Mais, surtout, pour que l’exercice soit réussi, l’élément primordial reste le désir des auteurs de partager leur travail. Lui seul peut être le garant d’une lecture sincère, engagée, forte où, comme l’assure Eric Reinhardt, « même les défauts peuvent faire sens ».

Virginia Bart
Journaliste au Monde


Via Le spectateur de Belleville
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Lyon-Turin : huit mois de prison requis contre Erri De Luca pour « incitation au sabotage »

Lyon-Turin : huit mois de prison requis contre Erri De Luca pour « incitation au sabotage » | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Opposé au projet de TGV Lyon-Turin, l’écrivain italien avait soutenu le sabotage du chantier.
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L'écrivain Erri De Luca relaxé dans l'affaire du tunnel Lyon-Turin

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L’expression libre d’Erri De Luca

L’expression libre d’Erri De Luca | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
L’expression libre d’Erri De Luca



LE MONDE | 17.10.2015 à 10h27 • Mis à jour le 17.10.2015 à 11h04 |

Par Ariane Chemin et Raphaëlle Rérolle

Erri De Luca n’a pas fait le voyage jusqu’à la Foire du livre de Francfort, le 14 octobre, comme il l’avait prévu. Pas envie qu’on parle de « ça » « dans une ambiance commerciale », pas envie d’entendre évoquer son cas entre deux transactions, pas envie non plus de prendre « en otage » son éditeur français, Antoine Gallimard, qui l’avait convié sur le stand de sa prestigieuse maison. Il attend chez lui, au nord de Rome, dans cette bâtisse tout en longueur qu’il a construite de ses mains lorsqu’il était encore ouvrier, entourée de mimosas et d’arbres aux troncs blanchis à la chaux pour éloigner les insectes. Lundi 19 octobre, à Turin, se jouera en effet un temps fort de sa vie. Dans la matinée, le tribunal décidera si, oui ou non, l’écrivain italien le plus lu en France est coupable d’« incitation au sabotage ». Si, à 65 ans, il doit prendre son baluchon pour purger sa peine en prison – huit mois fermes ont été requis par le parquet.


L’affaire remonte à septembre 2013. Dans un entretien au site italien du Huffington Post, Erri De Luca évoque son combat contre le percement d’un tunnel de 57 kilomètres pour le futur TGV Lyon-Turin. Depuis près de dix ans, ce projet titanesque (plus de 25 milliards d’euros et des travaux prévus jusqu’en 2030) dresse contre lui écologistes et habitants des vallées montagnardes, en particulier ceux du val de Suse, dans le Piémont italien : la montagne est bourrée d’amiante, disent-ils, les sources d’eau risquent de se tarir, la ligne traditionnelle est sous-utilisée, le futur tracé passera à 25 kilomètres de Lyon… L’écrivain-alpiniste prend sa place sous les bannières « No TAV » (Treno Alta Velocità, l’équivalent du TGV) et suit de près les heurts, parfois violents, entre police et manifestants qui tentent de bloquer le chantier. « Les sabotages sont nécessaires pour faire comprendre que le TGV est une œuvre nuisible et inutile », explique-t-il dans l’interview.

 


Aussitôt prononcée, cette phrase fait bondir les dirigeants de Lyon-Turin Ferroviaire (LTF), une société mixte franco-italienne installée à Chambéry devenue Tunnel euralpin Lyon-Turin (TELT), présidée par un haut-fonctionnaire français, et dont l’Etat français est directement actionnaire à 50 %. L’autre moitié appartient aux chemins de fer italiens (FS, Ferrovie dello State). Ils portent plainte pour « incitation à la délinquance ». L’offensive juridique s’appuie sur un article du code pénal italien, élaboré en 1930 (« en pleine époque fasciste », souligne Erri De Luca), qui punit l’instigation de crimes terroristes. Le romancier défend, lui, son droit à émettre une « opinion » et n’hésite pas à répéter : « la TAV doit être sabotée ». Début 2015, un long procès s’ouvre à Turin, dont l’audience, lundi, sera la cinquième et ultime. « Un procès en cinq saisons, un peu comme nos pizzas », rit-il sur la banquette d’un café de Montparnasse, silhouette maigre et élancée à la Giacometti noyée dans sa veste de montagne, visage buriné par le soleil d’altitude – lui dit « par la vie d’ouvrier et les produits qu’on y emploie ».

 

La France est son pays « d’adoption », sa patrie « sentimentale ». « En Italie, dit-il, je suis bien dégradé »

 

Jugés scandaleux par la société ferroviaire, les propos d’Erri De Luca ne surprennent guère ceux qui le connaissent. Avant d’être un écrivain à succès, ce Napolitain solitaire fut un militant d’extrême gauche dans l’Italie des années de plomb. En 1968, à l’âge de 18 ans, l’enfant de la bourgeoisie du sud rejoint le mouvement maoïste Lotta Continua dont il devient un permanent, et même un responsable du « SO », le service d’ordre, à Rome. Sa formation n’a jamais prôné la violence et il échappe à l’époque à ce destin ; mais il est de cette « génération la plus emprisonnée d’Italie », comme il dit. Lorsque Lotta Continua se dissout, en 1976, il se fait embaucher à « la » Fiat de Turin, puis comme maçon ici et là, notamment sur le chantier du périph’parisien, celui-là même qu’il a emprunté mardi pour prendre l’avion et retourner chez lui, après une journée à Paris.

La France. Son pays « d’adoption », sa patrie « sentimentale », comme il dit. Il aime la violence révolutionnaire des paroles de sa Marseillaise, il lui paye ses impôts « sur les droits d’auteur » de ses traductions. De Pas ici, pas maintenant (Rivages, 1992) à son dernier opus traduit en 2013 et publié par Gallimard, Les poissons ne ferment pas les yeux, tous ses romans et nouvelles, écrits dans une langue poétique et radicale, ont été traduits en français : un record et une exception. De ce côté des Alpes, il est aussi couvert de distinctions en tout genre. Prix Femina étranger en 2002 pour Montedidio, médaille de chevalier des arts et lettres, membre du jury du Festival de Cannes présidé en 2003 par Patrice Chéreau, juré encore au Piolet d’or, qui récompense chaque année à Chamonix le plus bel exploit alpiniste… Tout cela sous la bannière tricolore.



Presse hostile

A Rome ou à Turin, en revanche, ni honneur ni décoration, peu de flonflons et de cérémonies. « En Italie, je suis bien dégradé », s’amuse-t-il, et son sourire creuse davantage encore les fossettes de son visage ascétique. Curieusement, c’est comme si ce fameux mot, « sabotage », l’écho qu’il a donné à la cause des no-TAV et ses suites judiciaires, lui avaient offert la reconnaissance d’une élite à laquelle il a toujours pris soin de ne pas se mêler : « comme si j’avais reçu un prix littéraire », dit-il. A Rome, 300 musiciens ont donné, pendant six heures d’affilée, un concert, le 8 octobre. Ici et là, ses très nombreux lecteurs ont organisé des lectures publiques de La Parole contraire (Gallimard), le pamphlet écrit juste avant l’ouverture de son procès.

Mais la presse et l’intelligentsia demeurent indifférents, voire franchement hostiles (à l’exception du maire de Naples, Luigi de Magistris, un ancien magistrat). L’Italie reste traumatisée par ses années 1970, les attentats et les trois cents morts des années de plomb. Les positions d’Erri De Luca sur le TGV évoquent à d’aucuns ses déclarations en faveur des anciens brigadistes de l’extrême gauche italienne réfugiés en France, comme Cesare Battisti. Contre la justice italienne qui réclamait leur extradition, l’écrivain avait défendu ses anciens camarades, sans jamais renier son propre passé. Une grande partie de l’élite politique, y compris dans les rangs de la gauche modérée, ne lui a pas pardonné. « Evidemment, ça a joué. Il y a dans cette histoire un côté “dernier acte judiciaire”, quelque chose de plus personnel que politique », dit l’écrivain.



« On n’emprisonne pas Voltaire »

L’histoire s’est jouée et sédimentée de façon différente de chaque côté de la frontière. « On ne peut pas comprendre l’irritation des autorités et des magistrats italiens si l’on n’a pas en tête les rapports différents qu’entretiennent chacun des deux pays avec la littérature, souligne un haut fonctionnaire français d’origine italienne. En France, on n’emprisonne pas Voltaire, comme disait De Gaulle et l’on peut débattre aujourd’hui encore à l’infini sur la condamnation de Robert Brasillach. En Italie, l’idée que les écrivains doivent bénéficier d’une impunité morale n’est pas évidente, même à gauche ».

Et puis, en France, en ce début d’année 2015, il y a Charlie. Le premier procès d’Erri De Luca s’ouvre vingt jours après les attentats meurtriers qui tuent douze personnes au siège de l’hebdomadaire satirique. Depuis la fin du mois de février, toutes les pétitions françaises invoquent la « liberté d’expression » et réclament le retrait de la plainte à l’Etat français et à l’Etat italien, tous deux actionnaires. Ecrivains (Annie Ernaux, Daniel Pennac, Philippe Claudel), artistes (comme le sculpteur Daniel Buren), cinéastes (Pascale Ferran, Arnaud Despléchin, Jacques Audiard, Wim Wenders ou Costa-Gavras), acteurs (Isabelle Huppert, Mathieu Amalric), mais aussi près d’une centaine d’avocats (dont Georges Kiejman et Eric Dupond-Moretti) ont « signé » pour « Erri ».

 


 

Esprit Charlie ? En mars, au Salon du livre, à Paris, le président de la République avait réjoui les amis du romancier italien en assurant que les auteurs « ne doivent pas être poursuivis pour leurs textes » ; mais depuis, François Hollande s’est tu et n’a pas donné suite à la demande des soutiens français de rencontrer, il y a dix jours, le « protecteur de l’Académie française ». Ministre de tutelle (le pilotage du projet est italien et français), Ségolène Royal, qui ne s’était jamais exprimée sur le sujet, a répondu mercredi à l’écologiste Noël Mamère, qui l’interrogeait à l’Assemblée nationale, qu’il n’était « pas possible pour la France de retirer une plainte devant les tribunaux italiens ». L’ex-ministre du travail et maire de Lille, Martine Aubry, a apposé sa signature, le 16 octobre, sous celle de quelques responsables d’Europe Ecologie les Verts.

« Je connais pas mal de gens en prison »

Samedi 17 octobre, Erri De Luca a prévu d’aller grimper les falaises, à une heure et demie de chez lui. « Ma façon depuis toujours de me maintenir en forme ». Le soir, il retrouvera les murs de sa cuisine tapissés d’étiquettes de bouteilles de vin, avant de gagner Turin le lendemain. Incertain sur le verdict, il se montre fataliste ; presque amusé et un brin bravache, aussi. « La seule certitude que j’ai, si le juge de Turin me condamne, c’est que je ne ferai pas appel. J’ai expliqué tout ce que j’avais à expliquer, et je redis qu’il faut saboter cette ligne. Je sais grimper en montagne ; je sais utiliser les mots. C’est mon domaine, les mots ». Il puise dans la Bible un verset du chapitre des Proverbes, servi dans sa propre traduction, car l’Italien a appris l’hébreu pour lire chaque matin l’Ancien Testament dans le texte : « Ouvre la bouche pour le muet ». Il ne demande aucune « circonstance atténuante », mais se désole que son statut d’écrivain lui vaille des « circonstances aggravantes ».

« Il y a un proverbe napolitain qui dit : “Le loup insulté a le poil qui brille.” Je suis en meilleure santé aujourd’hui qu’avant cette histoire. » Si jamais il va en prison, il essaiera « d’en faire une sorte de villégiature. Je connais pas mal de gens, là-bas. J’y vais régulièrement pour des lectures et des rencontres. Je corresponds avec des prisonniers, j’ai écrit des préfaces pour les livres de quelques-uns d’entre eux. Mon couvert sera mis ». « S’il le faut, j’irai lui tenir compagnie ! », sourit Antoine Gallimard qui, depuis la foire de Francfort, salue à nouveau la « position formidable d’un homme droit dans sa vérité, qui assume ses paroles ». Après leur déjeuner, lundi, Erri De Luca n’a réclamé qu’une faveur à son éditeur : un livre. Il en a pris un volumineux, plein de sagesse et de beauté, au cas où : l’Anthologie de la poésie chinoise, dans « La Pléiade ».

Ariane Chemin

Grand reporter 

Raphaëlle Rérolle

Journaliste au Monde



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Le Théâtre de La Cité Internationale sans direction depuis 401 jours

Le Théâtre de La Cité Internationale sans direction depuis 401 jours | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

401 jours sans direction a tweeté ce mercredi l'équipe du Théâtre de la Cité Internationale. Le décompte commence à être angoissant. Car il va devenir vite impossible à celle-ci, dans un tel climat d'incertitude, de bâtir la saison suivante... qui doit démarrer en janvier 2016.


Devant l'urgence de la situation et avant le prochain conseil d'administration de La Cité Internationale Universitaire du 23 octobre, dont les membres devraient statuer sur la qualité du soutien à apporter au théâtre, les deux anciennes directrices du TCI viennent d'écrire une lettre ouverte aux deux ministres de la Culture et de l'Education nationale, Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem, pour leur demander la nomination d'un médiateur.



Via Aurelien Guillois
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Danse du scalp à “La Nouvelle Quinzaine littéraire” | Mediapart

Danse du scalp à “La Nouvelle Quinzaine littéraire” | Mediapart | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Danse du scalp à “La Nouvelle Quinzaine littéraire”

12 octobre 2015 |  Par Antoine Perraud



Maurice Nadeau (1911-2013) avait doté La Quinzaine littéraire de deux entités séparées : un pilotage économique aux mains d'une repreneuse et un levier de commande rédactionnel confié à une direction collégiale. Tout vole en éclats…

La longue durée n’empêche pas les soubresauts. La Quinzaine littéraire en sait quelque chose, tant les hauts et les bas ont rythmé ce bimensuel fondé en 1966 par Maurice Nadeau, qui en fut l’âme active jusqu’à sa mort à 102 ans, le 16 juin 2013.

On pardonnait tout à Nadeau : critique, éditeur, encyclopédiste (Histoire du surréalisme, 1945), mémorialiste (Grâces leur soient rendues, 1990), polémiste fidèle en amitié, ancien trotskyste devenu découvreur circonspect et guetteur ronchon, il semblait toujours avoir une cuillère assez longue pour dîner avec ce diable de marché. Le mécénat du bagagiste de luxe Louis Vuitton, qui lui finançait une collection de voyage, passait pour association fructueuse – le fil à la patte eût été dénoncé en faveur de tout autre bénéficiaire…


Maurice Nadeau interrogé en 2011, à l'occasion de ses 100 ans, après la projection d'un film qui lui était consacré...

On donnait le bon Dieu sans confession à Nadeau : la cohorte de contributeurs autour de lui rassemblée s’échinait à emplir gracieusement les colonnes de La Quinzaine, se satisfaisant d’un regard ironique, d’une gouaille bourrue, ou d’un silence significatif en guise de remerciement : « Nous écrivions pour le Père », reconnaît aujourd’hui l’un des plus brillants fidèles de l’équipe initiale, l’universitaire, essayiste et prosateur hors de pair Pierre Pachet, 78 ans.

Et voilà que Pierre Pachet signe, ce 5 octobre, un communiqué virulent – avec les deux autres membres du triumvirat chargé du devenir éditorial de La Nouvelle Quinzaine littéraire depuis la disparition de Maurice Nadeau : Tiphaine Samoyault et Jean Lacoste. Cette philippique annonce – avec un point d’interrogation – la fin de l’aventure de presse, accusant la directrice de la publication, Patricia De Pas, de s’être livrée à un coup de force liberticide et donc mortel : elle a ainsi préparé le numéro à paraître le 15 octobre « sans la participation de la direction éditoriale, sans que celle-ci soit informée ni du lieu de sa réalisation, ni des textes censés le composer ». La presse s’est contentée (lire ici et ) de répercuter une telle protestation.

Sur le compte Twitter de Patricia De Pas...

Contactée par Mediapart, Patricia De Pas se défend. Non sans rouerie, elle différencie les trois membres de la direction éditoriale. Elle ignore Jean Lacoste. Elle pardonne à Pierre Pachet, qu’elle aurait volontiers promu seul à la barre de La Nouvelle Quinzaine littéraire mais qui a refusé : « Je suis un vieux pépé, nous confie-t-il imparablement, et tout cela me fatigue aujourd’hui. »

En revanche, Patricia De Pas paraît vindicative à l’endroit de Tiphaine Samoyault, tout en prenant des gants : « Tiphaine est très occupée, du fait de son poste à l’université, de son œuvre littéraire, de ses activités d’essayiste ou de traductrice, de sa fonction de conseillère éditoriale au Seuil… Résultat, mes mails restent la plupart du temps sans réponse. D’autant que Tiphaine s’est mise en tête que mon rôle se limitait à la gestion administrative et commerciale, comme il est écrit dans le communiqué vengeur de la direction éditoriale. Or je conçois mon rôle comme stratégique, avec tout ce que cela implique d'ambitions pour le titre et de consultations au sein de l'équipe. »

Patricia De Pas nous détaille les orientations de son projet, avec une présence réelle et dynamique sur la Toile, avec un véritable intérêt porté aux idées, aux débats (elle s'incline devant les conférences données dans les grandes écoles). Halte aux seules critiques de livres uniquement dévolues aux universitaires, gages de « fermeture » ! Volonté affichée : sortir le bimensuel de son entre-soi mortifère – une trentaine de collaborateurs attitrés, quelque 2 500 abonnés, environ 1 500 ventes en kiosque.

La directrice de la publication a observé comment des étudiants de Sciences-Po ont feuilleté, sans jamais tomber en arrêt sur un article, les numéros de La Nouvelle Quinzaine littéraire qu’elle avait placés sur leur chemin, en vue de mener cette petite expérience. À l’entendre, Mme De Pas voudrait faire, contre leur gré, le bonheur des affidés d’une petite chapelle requérant grand toilettage.

De son côté Tiphaine Samoyault, contactée par Mediapart, refuse de se laisser enfermer dans le rôle d'une custode crispée. Tout en se disant attachée « à la recension », elle se montre ouverte aux évolutions et aux ouvertures. Toutefois, elle remet Patricia De Pas à sa place, sinon symboliquement subalterne, du moins cantonnée aux chiffres – et non aux lettres : « Elle est arrivée à la mort de Maurice Nadeau, qui l’a choisie précisément du fait de ce cloisonnement qu’elle proclamait vouloir respecter, au contraire d’un Philippe Thureau-Dangin récusé pour s’être montré trop interventionniste dans le champ rédactionnel. Or Patricia De Pas, après deux années de prudence, surgit sur ce terrain pourtant jalonné par Maurice Nadeau jusque sur son lit de mort. »

Cette façon de bousculer un accommodement testamentaire au nom de l'adaptation au monde réel pose une question cruciale, qui frappe quotidiens et magazines à heure fixe, en fonction du renouvellement des générations : un journal peut-il survivre à son fondateur ? La réponse la plus professionnelle et purgée des affects serait celle-ci : oui, à condition d’être un bon journal. La Nouvelle Quinzaine littéraire doit-elle se moderniser jusqu’à devenir clinquante en épousant la vacuité goguenarde, superficielle, paresseuse et débordée d’une presse qui se vide de sa substance – où le copinage fait office de jugement et où le nombrilisme du critique (l’ai-je bien descendu ?) donnerait un vibrato irrésistible, à même de ringardiser toute approche humble, honnête et sérieuse : artisanale ?

La Nouvelle Quinzaine littéraire doit-elle au contraire tirer profit de sa position de référence à contre-courant, offrant en partage une expertise critique ailleurs disparue ?

D’autres questions se posent. Faut-il en finir avec le bénévolat (qui n’a jamais poussé personne à donner le meilleur de soi-même) pour rétribuer des collaborateurs (au risque de fausser une fraternité intègre et désintéressée) ? Faut-il qu’un journal soit incarné – ce qui, en l’espèce, annihilerait un legs généreux, utopique, sentimental et pour tout dire de gauche : la direction collective ?

C’est ce verrou qui est en passe de sauter le premier. Patricia De Pas entend imposer une rédactrice en chef venue d’un univers approprié (Science-Po, HEC…) : Ève Charrin. Qui serait bien entendu salariée (deuxième verrou mis en pièces). Tiphaine Samoyault, attachée à la cooptation et à la collégialité, paraît proche de tirer sa révérence. Pierre Pachet, en vieux sage qui en a vu d’autres, propose une synthèse : « D’accord pour la rétribution des articles – ils étaient rémunérés lors de la création de La Quinzaine par Maurice Nadeau, le bénévolat s’est imposé pour sauver le titre lors d’une de ses premières crises. D’accord pour une direction de la rédaction confiée à une seule personne, à condition cependant que le collectif soit consulté et qu’il donne son aval. »

Demeure l’interrogation... capitale. Les journaux français, qui coulent à mesure que des faisans argentés s’en emparent, ne devraient-ils pas s’inspirer d'un (demi-)vers de Cicéron devenu sentence : Arma cedant togae (que les armes laissent l'avantage à la toge) ? Ce qui, en matière de presse, pourrait donner : que la calculette s’efface devant les plumes !…

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Rémunérer les auteurs lors de salons, une évidence – évidente ?

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Le livre numérique est une opportunité pour l’édition

Le livre numérique est une opportunité pour l’édition | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Via Chris Simon
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Chris Simon's curator insight, October 3, 2015 6:45 AM

L’autoedition est-elle une opportunité ?

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Le budget 2016 de la culture en hausse de 1 %

Le budget 2016 de la culture en hausse de 1 % | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Le budget de la culture et de la communication pour 2016 est de 7,3 milliards d’euros, soit une hausse de 1 % (+ 72 millions d’euros) par rapport à 2015. La culture sera dotée de 2,9 milliards d’euros, l’audiovisuel public de 3,9 milliards d’euros, et 500 millions d’euros seront alloués à la presse, à la diversité radiophonique, au livre et aux industries culturelles.



Via Aurelien Guillois
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30 septembre-1er, 2 octobre 2015 :: Colloque «Vers une littérature mondiale à l’heure du #numérique ?» BnF | Paris-Sorbonne

30 septembre-1er, 2 octobre 2015 :: Colloque «Vers une littérature mondiale à l’heure du #numérique ?» BnF | Paris-Sorbonne | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Via Thierry Belleguic
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Thierry Belleguic's curator insight, September 30, 2015 9:08 AM

Deux questions majeures préoccupent actuellement les spécialistes de littérature : d’un côté, celle de la mondialisation de la littérature, qui a relayé les interrogations sur le concept de littérature mondiale lancé par Goethe en 1824 ; de l’autre, celle des effets du numérique sur le texte littéraire, sur sa transmission et sa conservation, mais aussi sur sa production. La bibliographie est abondante sur la première question : tout récemment Theo D'Haen, Cesar Domínguez et Mads Rosendahl Thomsen en ont publié une anthologie (World Literature: a Reader, London - New York, Routledge, 2012), allant de Goethe à Mariano Siskind, en passant notamment par Karl Marx, Friedrich Engels, Georg Brandes, René Etiemble Longxi Zhao, David Damrosch, Gayatri Chakravorty Spivak, Pascale Casanova, Milan Kundera etc. Elle l’est déjà, quoique un peu moins encore, sur la seconde : citons à titre d’exemple le livre édité par Amelia Sanz et Dolores Romero,Literatures in the Digital Era: Theory and Praxis (Cambridge Scholars Publishing, 2007). Mais les deux questions ne sont pas encore suffisamment articulées l’une avec l’autre. L’objectif de ce colloque international est donc de pallier ce manque, en demandant à des spécialistes de la première question, venus des différentes parties du globe, de venir débattre ensemble de la manière dont le numérique influe sur la mondialisation de la littérature, et réciproquement.

Le colloque international organisé par le Labex OBVIL, la Bibliothèque nationale de France et la chaire thématique HumaNum se tiendra le 30 septembre au Petit auditorium de la BnF, les 1er et 2 octobre à la maison de la Recherche de Paris-Sorbonne.

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Le film fantôme de Jacques Rivette, mythe absolu de la cinéphilie, va enfin sortir en salles et en coffret DVD.
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