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"Cahiers noirs" : vers une nouvelle affaire Heidegger

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Les carnets inédits du philosophe apportent-ils la preuve de son antisémitisme? C'est en tout cas l'avis de Peter Trawny, le spécialiste qui prépare leur publication en Allemagne en mars prochain.

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L’écrivaine Asli Erdogan dans la tourmente des purges en Turquie | lemonde.fr

L’écrivaine Asli Erdogan dans la tourmente des purges en Turquie | lemonde.fr | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Arrêtée chez elle dans la nuit du 16 au 17 août, la romancière et militante des droits de l’homme Asli Erdogan est toujours incarcérée à la prison pour femmes de Bakirköy, à Istanbul.

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Une statuette de plus de 8 000 ans découverte en Turquie

Une statuette de plus de 8 000 ans découverte en Turquie | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Une exquise figurine féminine d’environ 8 000 ans a été récemment mise au jour sur le célèbre site de Çatal Höyük, en Turquie.

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Théâtre de l’Athénée : une réouverture en fanfare - leJDD.fr

Théâtre de l’Athénée : une réouverture en fanfare - leJDD.fr | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Par Annie Chenieux dans le JDD


Après un an de fermeture pour travaux, le Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet rouvre samedi prochain. Des changements subtils et une beauté intacte.


La salle du Théâtre de l'Athénée en travaux (Mirco Magliocca)

A l’Athénée, le week-end prochain s’annonce fantastique, comme la Symphonie de Berlioz à l’affiche, arrangée par le jeune compositeur Arthur Lavandier, une version fougueuse "à la fois transcription, réorchestration, arrangement, qui raconte simplement l’orchestre du XXIe siècle". A l’instar des célèbres Proms de Londres, le public sera debout pour écouter l’ensemble du Balcon dirigé par Maxime Pascal, les sièges n’étant pas encore remis en place (mais ceux des corbeilles et balcons, rendus plus confortables, sont déjà installés). La fanfare Tonton a faim sera de la fête, avant une deuxième partie de soirée surprise le samedi, et le lendemain, le Balcon reviendra avec la Symphonie fantastique, dont il lancera l’enregistrement d’un CD (1). 

L’important, c’était la fosse d’orchestre.
De plus en plus musicale, l’activité du théâtre nécessitait des améliorations importantes de la fosse d’orchestre. Sa capacité a été augmentée, elle a été automatisée et son montage et démontage simplifiés. Elle pourra ainsi être reconfigurée et accueillir des projets plus ambitieux et des effectifs de musiciens plus importants (35 contre 20 actuellement). Pour Patrice Martinet, le directeur, les changements sont subtils mais le théâtre reste le même, en mieux.

Les mises aux normes ont été effectuées, l’outil scénique, les équipements, le confort, la ventilation et la visibilité améliorés, tous travaux réalisés par des artisans compagnons (le théâtre est classé monument historique). Plus visibles, les peintures et les frises ont retrouvé leur éclat, jusqu’à la mosaïque au sol de l’entrée du théâtre dont la façade à la beauté rehaussée peut afficher fièrement sa date de naissance : 1896.

Encore plus de musique
C’est un habitué du lieu, Philippe Caubère, qui entamera la saison 16-17, avec Le Bac 68 et La Danse du diable, en même temps que Clémence Massart jouera L’Asticot de Shakespeare dans la salle Christian-Bérard. Suivront un opéra de Reynaldo Hahn, L’île du rêve, Les Chevaliers de la Table ronde, de Hervé par la troupe des Brigands et une revue, Oh-la-la- oui oui, à la fin de l’année.

L'année 2017 débutera avec un Festival italien, seront joués ensuite deux opéras contemporains, Je suis un homme ridicule, de Sébatien Gaxie, d’après Dostoïevski, et The Lighthouse, de Peter Maxwell Davies, La Petite renarde rusée, Pierrot lunaire et la Trilogie des éléments sur des textes de Yannis Ritsos. Le Balcon clôturera la saison avec une nouvelle version de Dracula de Pierre Henry.

(1) les 24 et 25 septembre. www.symphonie-fantastique.com

. Athénée Théâtre Louis-Jouvet, 7 rue Boudreau, Paris 9e, tél. 01.53.05.19.19   www.athenee-theatre.com




Annie Chénieux - leJDD.fr


Via Le spectateur de Belleville
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Rentrée littéraire 2016 : les auteurs de plus en plus précaires

Rentrée littéraire 2016 : les auteurs de plus en plus précaires | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Les revenus des auteurs sont en baisse constante. En France, seuls quarante écrivains vivraient de leurs ouvrages.

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Les agents littéraires se sont imposés en France

Les agents littéraires se sont imposés en France | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

A la différence de leurs homologues anglo-saxons, les agents ont longtemps été persona non grata en France. [...]

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L’écrivain Michel Houellebecq perd son procès contre « Le Monde »

L’écrivain Michel Houellebecq perd son procès contre « Le Monde » | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

L’écrivain, qui reprochait au journal d’avoir publié un petit mot qu’il avait fait passer à son avocat lors de son procès en 2002, a été condamné à lui verser 4 000 euros.

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Le cabinet de la marquise de Sévigné cherche des mécènes (Grignan)

Le cabinet de la marquise de Sévigné cherche des mécènes (Grignan) | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Grignan veut consacrer un étage de son château au comte et à la marquise de Sévigné. Il vient de lancer une souscription publique.
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Jean d’Ormesson : la Corse, paradis pour Immortels, par Ariane Chemin  |  lemonde.fr

Jean d’Ormesson : la Corse, paradis pour Immortels, par Ariane Chemin  |  lemonde.fr | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

La baie de Saint-Florent, en Corse, héberge l’un des salons les plus secrets de la République des lettres. Entre bains de mer et explosions, s’y sont longtemps préparés prix et élections au Quai Conti.

 

Torse nu, en maillot de bain, ils dessinent avec leurs orteils des lettres bâton sur le sable mouillé. Jean d’Ormesson et Jean-Marie Rouart s’affairent sur une plage de Saint-Florent, en Haute-Corse. L’eau et le ciel sont cristallins comme dans un roman de l’aîné, les parfums de jasmin aussi purs que dans un récit du cadet. Le premier siège déjà sous la Coupole, le second rêve d’y entrer. Alors, ils écrivent des noms d’Immortels et comptent, barrent, recomptent les voix. « Jean dorlotait mes espoirs académiques, supputant mes chances, (…)se livrant à une arithmétique compliquée, additionnant les voix favorables puis soustrayant les voix hostiles », raconte Jean-Marie Rouart dans Ne pars pas avant moi, paru chez Gallimard en 2014. Leurs rêves sont-ils de châteaux de sable ?

 

Nous sommes en Corse, dans la région du Nebbiu, dans le nord-ouest de l’île. Le temps d’une baignade, Jean d’Ormesson a quitté Fornali, son castel de granit gris, étrange réincarnation de ces manoirs néogothiques que l’on aperçoit en Ecosse ou au bord de l’Adriatique. De la terrasse, la vue est imprenable sur la citadelle de Saint-Florent, cette station ­balnéaire prisée par la gentry bastiaise. Le jardin dégouline en terrasses jusqu’à un ponton qui baigne dans la crique de Fornali, l’anse qui a donné son nom au château des Ormesson. Avant ou après la Suisse, l’auteur de La Gloire de l’Empire (Gallimard, 1971) y coule chaque été un merveilleux mois de vacances avec ses amis.

 

« Je ne sais pas d’où ça me vient, mais je n’aime que la Méditerranée et le soleil », dit l’académicien. Ils tiennent les rôles principaux dans ses romans. Pour le premier ouvrage de Jean d’Ormesson, en 1956, son éditeur René Julliard avait d’ailleurs « demandé gentiment d’en enlever un peu », racontait en 1997 le journaliste de Madame Figaro Philippe Dufay, dans une biographie de l’écrivain. Je dirais malgré tout que cette vie fut belle, paru en janvier chez Gallimard, recense même « Soleil » dans son index de noms ­propres à la fin du livre, entre Socrate et Soljenitsyne : trente occurrences ! « Je suis un agnostique qui n’a rien trouvé de mieux que le catholicisme », dit Jean d’Ormesson. Et il ne jure que par le dieu Phébus.

 

La presqu’île de Fornali, c’est sa petite Grèce à portée de main, sa mer chaude à moins de trois heures de Paris, son jardin d’Eden. « Les îles sont le dernier refuge des aristo­crates », écrivait Paul Morand dans une lettre ­rédigée chez son ami, justement. A Fornali, les (nombreux) invités de Jean d’Ormesson le surprennent souvent assis à une table, en plein cagnard, son crayon à papier à la main, avant un bain de mer avec l’historien Marc Fumaroli, son hôte le plus fidèle et le plus ancien.

 

Fornali n’est pas seulement une côte magique et protégée, nichée au pied du désert des Agriates. C’est un phalanstère mystérieux qui a réussi à « échapper aux radars » depuis un demi-siècle, s’étonne l’académicien Marc Lambron : à la fois salon littéraire et siège d’une camarilla d’Immortels très occupés à la belle saison. « Un jour, raconte l’ancien maire de Saint-Florent Marcel Feydel, M. d’Ormesson m’a invité à une réception Quai Conti. Je lui ai dit : “Mais c’est Saint-Florent ici !” » Un nid de personnalités baroques et excentriques que les pêcheurs voient parfois se baigner « nus, quand ils s’étaient débarrassés de leurs petits pagnes », se souvient la romancière Christine Orban. « A Saint-Florent, on dit : “ceux de la côte Ouest” », explique Lucien Benvenuti, patron du restaurant Le Petit caporal, une institution du port.

 

Le lieu est depuis longtemps une légende. Le château a été construit après la guerre par un lord anglais, Warren Chilcott, qui l’abandonna en 1938. Une fausse rumeur, ­tenace, veut qu’il ait fait venir les pierres d’Ecosse ; une autre prétend qu’il hébergea Churchill et Mussolini. Quelques « anciens » se souviennent de ce noble britannique « en livrée, entouré d’amazones à cheval, qui s’était mis à la chasse au sanglier », raconte l’écrivaine Marie Ferranti, auteure de Marguerite et les grenouilles (Gallimard, 2013), recueil de souvenirs de Saint-Florentins. Aujourd’hui Grand Prix de l’Académie française, la compagne du propriétaire du Petit caporal avait pris très tôt l’habitude de monter « côte Ouest » et noué une solide amitié avec un de ses invités réguliers, l’écrivain breton Michel Mohrt (fauteuil numéro 33).

 

« Jean d’O » (fauteuil numéro 12) n’a pas connu Lord Warren Chilcott. Mais, dès les années 1950, avant même d’y habiter, il se rendait à Fornali. Il cabotait déjà dans le golfe de Saint-Florent sur le voilier du marin Jean-François Deniau (fauteuil 36) et accostait volontiers chez le comte et la comtesse Jean et Paule de Beaumont, qui en 1946 avaient acheté ce mystérieux castel de granit, repéré un jour depuis le pont de leur yacht. Lui, homme d’affaires, ancien pétainiste affiché, porté à la tête du très sélect Cercle de l’union interalliée durant un quart de siècle, jusqu’en 1999, et président d’honneur de la très chiraquienne banque Rivaud. Elle, amie de Drieu La Rochelle et d’Aragon, maîtresse affichée de Bertrand de Jouvenel, traductrice de Tennessee Williams.

 

Le comte était toujours entouré d’un essaim de jeunes filles qu’il appelait ses « filleules », croisées sur l’eau ou à Paris, conviées à Fornali pour des fêtes magnifiques. La comtesse se promenait de son côté en short et parfois voguait nue. Elle était généreuse, aimait la poésie, qu’elle faisait lire sur son ton pointu à Octave, une figure de Saint-Florent, à la fois mousse, chauffeur, gardien et jardinier – un vrai « personnage de La Règle du jeu de Renoir », se souvient la secrétaire générale de l’académie Goncourt, Marie Dabadie. Paule de Beaumont portait des gants blancs pour protéger ses mains, laissant au soleil son visage « parcheminé, couturé » par la chirurgie esthétique, écrit encore Jean-Marie Rouart (fauteuil n° 26, à la cinquième tentative). La comtesse de Beaumont l’embarquait pour des oursinades dans les criques.

« Sur le livre d’or de Paule, il y avait la terre entière », se souvient la journaliste Catherine Nay, qui en fut. Pompidou, les Bettencourt, Albin Chalandon, Alain Juppé et sa première femme, le six fois ministre Olivier Guichard : « A la demande de Paule, il a d’ailleurs fait classer le terrain jusqu’aux Agriates », confirme Jean d’Ormesson. L’écrivain venait de clore sa période jet-set, quand il fréquentait Giovanni et Marella Agnelli, le fondateur de Fiat et son épouse collectionneuse d’art. Leurs croisières inspirèrent Les Illusions de la mer, court roman écrit en 1968 que l’académicien n’a pas souhaité rééditer, à cause de scènes un peu spéciales – un concours de sexes masculins au garde-à-vous. C’est un récit des années Playboy, celles où la libération des corps portait un message politique et atteignait même le 7e arrondissement de Paris.

 

Paule de Beaumont ne se contente pas « de mettre en costume de bain toute l’élégance de la capitale », comme disaient ses invités. C’est elle qui dessine les plans du futur phalanstère littéraire. A peine son terrain acheté, la comtesse en rétrocède en effet une parcelle à Maurice Rheims (fauteuil 32), l’un de ses premiers « élus ». Au milieu d’hectares de ­maquis, de cactus et d’oliviers veillés par un ancien pagliaghju (une cabane de berger en pierre sèche), le riche et séduisant commissaire-priseur plante une allée de cyprès, aménage trois bergeries puis fait descendre des allées de lauze jusqu’à la mer. Et quand, en 1973, âgée et malade, « Paule » ne peut plus monter l’escalier du château, elle cède ­Fornali… au magnat du sucre Ferdinand ­Béghin, pour le plus grand plaisir de son gendre, Jean d’Ormesson.

 

Le long de la mauvaise piste en terre qui monte depuis Saint-Florent, tous les amis sont désormais réunis. On passe d’abord par Ochinese, la maison de Maurice Rheims. Puis par Campu di Fiori, que l’initiatrice, Paule de Beaumont, avait fait construire pour ses vieux jours avant de la céder à sa fille aînée, Jacqueline de Ribes (l’icône de la fashion française). Et, enfin, le château de Fornali. Ce n’est pas révéler un secret que d’écrire leurs noms : depuis que tous les écrivains accrochent leur anneau littéraire dans la baie, leurs maisons, jeux sur la plage, dîners et tea times sont consignés dans des tas de récits et romans.

 

Le trio phare, c’est Jean, Maurice et François. On ne présente pas le premier : « Jean d’O », recordman d’« Apostrophes », toujours le plus gai et le plus bronzé. Grand, maigre, larges lunettes d’écailles, Maurice Rheims porte un éternel chapeau cloche rose sur son crâne chauve. Il dilapide des tas de successions, comme celle de Picasso, sur lesquelles il a toujours des tas d’anecdotes croustillantes. François Nourissier, peau blanche, barbe de pasteur suisse, plus habitué à l’eau grise des sentiments qu’aux ciels méditerranéens, est un grand habitué des chroniques littéraires et des jetons dans les jurys des prix. Après de longs silences, il aime laisser « tomber dans le potage un sarcasme, une remarque vinaigrée », se souvient Jean-Marie Rouart.

Il n’y a pas plus féroce que des académiciens entre eux. Même à la plage, ils dégainent dagues et épées. Quand Marc Fumaroli (fauteuil 6) revient éraflé de la crique, avec son masque et son tuba, ses amis s’amusent avant de le plaindre : « Mazo de la roche ! »« Mazo de la riche ! » Une assemblée « aristocratique qui parle encore en faisant des mots », résume le conseiller d’Etat Marc Lambron (fauteuil 38), qui les a observés. « Des gens qui “sont vite”, comme disait Proust. »

 

Les femmes observent en retrait, brushing toujours impeccable même au sortir du lit, paréos de vahinés assortis au maillot. « Il n’était que de littérature, de politique et de sexe », écrit Nathalie Rheims dans Place Colette (Léo Scheer, 2015), où elle retrace l’été de ses 12 ans à Saint-Florent. « L’un parlait de la guerre et de l’Occupation, l’autre du roman qu’il venait de terminer et de l’article qu’il avait envoyé le matin même au Figaro. L’éditeur Guy Schoeller, qui disait du mal de la terre entière avec une telle méchanceté, racontait, pour la dixième fois, son mariage avec Françoise Sagan. »

 

Combien d’élections se sont tramées sur la terrasse de Fornali, dans le jardin d’Ochinese, sur la merveilleuse plage de sable blanc de la Saleccia toute proche ? Combien de récompenses se sont conclues ici ? Prends-moi untel s’il te plaît, je te pousse machin pour la liste du Goncourt, tu me fileras une autre ­année le Grand Prix de l’Académie, et on verra si on peut donner un jour l’habit à ton protégé. En leur domaine, de purs esthètes. Dans son journal, en 1971, Morand salue l’habileté d’hommes de cour : « Faire une carrière en littérature, avec articles, journalisme, conférences, politesses, l’Académie au bout de vingt ans : Nourissier, Ormesson. »

Les rejoignaient souvent le vrai Grec de la bande, le hussard Michel Déon, mais aussi Michel Mohrt, « dont les moustaches restaient couvertes de miettes de pain grillé jusqu’à l’heure du déjeuner », se souvient Nathalie Rheims. Ancien lecteur de Jean d’Or­messon chez Gallimard, Mohrt venait aussi se rassurer d’avoir écrit dans une revue ­vichyste, en 1941. « J’y ai trouvé un article de Mitterrand en 1943, répondait “Jean d’O”, et c’était un article politique. Toi, c’était un article littéraire ! »

 

C’était ça aussi, la baie de Saint-Florent, dans ces années 1960 et 1970. « Je croyais, vers 50 ans, finir ma vie avec deux amitiés solides : Nimier et Chardonne, écrit Paul Morand (fauteuil 11) dans son Journal inutile. Ils ont disparu tous les deux. Fait bien plus étonnant : ils ont été remplacés par Rheims et d’Ormesson, quinze ans après leur mort. Je n’ai pas été les chercher, ils sont venus tous seuls. » Longtemps excommunié, l’auteur d’Hécate et ses chiensconnaît en Corse le bonheur de voir les plus fins serruriers lui ouvrir les portes d’une honorabilité perdue durant la guerre. Pieds nus, sous le ciel de Fornali, on redore aussi les blasons ternis.

 

Tout ce petit monde passe d’une maison à l’autre, entre les repas, empruntant au bout des jardins le même sentier des douaniers, « peuplade indigène aux allures de bataillon de chevaliers », écrit encore la fille cadette du commissaire-priseur dans Place Colette. Des « personnages engoncés dans l’adoration de leur propre image », des hommes qui filaient d’une maison à l’autre tels « des lièvres dans le maquis ». Il y a quelques années, devant le sublime spectacle de la mer azuréenne et de « ce noir courroucé qui s’adoucit en montagne japonaise quand nuage et brume s’y accrochent », décrivait Maurice Rheims en 1993 pour L’Express (un plasticage avait visé sa maison), l’éditrice Malcy Ozannat, la fille d’Olivier Guichard, avait trouvé – sans doute par antiphrase – une drôle d’expression pour nommer l’anse de Fornali : « la côte pourrie ».

 

En soixante années de voisinage, Saint-Florent n’a jamais reçu que des échos assourdis de ce qui se passait « là-haut ». On apercevait parfois le Christina-O, un des yachts d’Onassis, venir mouiller dans la baie. Maurice Rheims avait fait venir la cantatrice Jessye Norman pour un festival de musique. Parfois les académiciens descendaient pour des « causeries » organisées par la bibliothèque du village, mais la petite colonie remontait vite la piste de terre.

 

Jean d’Ormesson ne quitte guère ses quartiers d’été que pour manger des moules au curry sur le port, au Petit Caporal. Question d’époque, de génération ? Sa fille Héloïse d’Ormesson passe au contraire ses vacances dans le bourg. Son compagnon, Gilles Cohen-Solal, fait partie du paysage. Léo Scheer, fils « adoptif » de Maurice Rheims, ex-mari et éditeur de sa fille Nathalie, commande chaque matin un thé au bar Le Passage, même hors-saison, son exemplaire de Corse-Matin sous le bras. Chez les Scotto, le bazar-maison de la presse qui jouxte le bar, une montagne d’ouvrages trône à côté de la caisse, haute en début de saison, basse à la fin du mois d’août. C’est le dernier « Jean d’Ormesson » que les touristes viennent acheter en sandales et en short : sa pile de livres, sa colonne corse.

 

 

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Mobilisation internationale pour libérer l'écrivain turc Asli Erdogan | France Culture

Mobilisation internationale pour libérer l'écrivain turc Asli Erdogan | France Culture | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Les milieux intellectuels turcs mais aussi européens se mobilisent pour exiger la libération de la romancière Asli Erdogan. Romancière engagée notamment pour le droit des Kurdes, traduite et publiée dans plusieurs pays, elle est en prison depuis le 17 août.

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La romancière turque Aslı Erdoğan est emprisonnée dans des conditions inacceptables, gravement préjudiciables à sa santé

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Acclaimed author Aslı Erdoğan, who was imprisoned along with other pro-Kurdish writers after July’s failed coup, is being denied vital medical attention, say reports.

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Les cendres de Truman Capote bientôt vendues aux enchères

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Le 24 septembre prochain, la maison d’enchères Julien’s Auction va mettre en vente… les cendres de Truman Capote. Stockées dans une boîte japonaise sculptée, elles sont pour le moment estimées à 2000 $. Jusqu’à présent, elles sont détenues par Joanne Carson, l’épouse de l’animateur de télévision Johnny Carson, ancien ami proche de Truman Capote. D’autres biens ayant appartenu à l’auteur seront également mis en vente.
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"L'auteure Asli Erdoğan risque une lourde condamnation" (Cécile Oumhani)

"L'auteure Asli Erdoğan risque une lourde condamnation" (Cécile Oumhani) | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

« Les nouvelles d'Asli Erdogan sont mauvaises. Elle risque une lourde condamnation. Un groupe d'intellectuels et de journalistes a commencé un sit-in devant la prison de femmes de Bakirköy, où elle est détenue dans la banlieue sud-ouest d'Istanbul. » (Cécile Oumhani)

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L'écrivain comorien Ali Zamir vient d'obtenir le visa qui lui avait été refusé

L'écrivain comorien Ali Zamir vient d'obtenir le visa qui lui avait été refusé | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

L'auteur comorien Ali Zamir, qui publie son premier roman, Anguille sous roche, le 1er septembre aux éditions du Tripode, s'est vu refuser sa demande de visa pour un séjour en France.

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Eleftheroudakis, librairie centenaire d'Athènes, a fermé

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Librairie historique d’Athènes, Eleftheroudakis va fermer ses portes. 

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Luba Jurgenson, traductrice à l'honneur du festival Vo-Vf, le monde en livres (30 septembre-2 octobre 2016, Gif-sur-Yvette)

Luba Jurgenson, traductrice à l'honneur du festival Vo-Vf, le monde en livres (30 septembre-2 octobre 2016, Gif-sur-Yvette) | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Luba Jurgenson est l’invitée d’honneur du festival Vo-Vf, le monde en livres

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La traductrice Necmiye Alpay, 70 ans, emprisonnée par le régime d'Erdogan

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Les nouvelles en provenance de la Turquie sont toujours aussi inquiétantes : depuis l
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Les Marchés de l'auto-édition à bordeaux le Weekend prochain

Les Marchés de l'auto-édition à bordeaux le Weekend prochain | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it
Vous vous souvenez, j'avais signalé cette initiative de FatEcriture. Cette fois-ci l'événement se déroule à Bordeaux, le dimanche 18 septembre 2016 de 10h à 13h.
Une occasion de rencontrer des auteurs, de découvrir de nouveaux talents et de passer un bon moment. Café de La Fraternité, quartier St Michel.

La quatrième édition des Marchés de l'Auto-Édition se déroulera à Maison Alfort le 2 octobre.

À vos agendas !

Via Chris Simon
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Chris Simon's curator insight, September 11, 8:33 AM
Vous vous souvenez, j'avais signalé cette initiative de FatEcriture. Les marchés de l'Auto-Édition s'exporte à Bordeaux le 18 septembre 2016.

La quatrième édition des Marchés de l'Auto-Édition se déroulera à Maison Alfort le 2 octobre.

 À vos agendas !
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De la condescendance des journalistes culturels

De la condescendance des journalistes culturels | TdF  |   Culture & Société | Scoop.it

Par Maxence dans le blog Osskoor


J’ai récemment vu réapparaître sur facebook une chronique de La Dispute, émission de France culture animée par Arnaud Laporte. Sous le titre « Que vont devenir les petites écoles d’art ? », Lucile Commeaux décrit le sort inquiétant réservé aux petites écoles d’art dont les dotations fondent, menant certaines à fermer leurs portes (Perpignan, Avignon,…).

Arnaud Laporte lance alors à ses chroniqueurs : « l’heure est grave ! ». Yasmine Youssi de nuancer en commençant par dire qu’il serait temps de tout repenser concernant les écoles d’art. On s’attend alors à ce que la journaliste remette en cause la réforme des EPCC, l’adossement inepte des écoles d’art aux programmes de recherches universitaires, le fait que les écoles d’art forment certes des artistes, mais aussi des acteurs culturels locaux, etc.

Niet ! La journaliste enchaîne : « qu’est-ce qu’on veut faire d’une école d’art ? ». La réponse à sa propre question ne se fait pas attendre : « Est-ce que c’est pour donner du travail à des artistes qui ne percent pas ? Est-ce que c’est pour faire de la garderie en faisant croire que tout le monde est artiste, ou est-ce que c’est vraiment [elle appuie sur le « vraiment » comme pour montrer qu’elle ne croit pas à cette option] offrir une formation digne de ce nom ? ».

Lucile Commeaux — qui contrairement à Yasmine Youssi maîtrise son sujet — tente de rétablir les choses en rappelant que les écoles d’art ne sont pas seulement destinées à former des artistes. Commeaux rappelle que trois ans après leur sortie des petites écoles d’art, 8 étudiants sur 10 ont trouvé un emploi, dont 7 dans le secteur pour lequel ils ont été formés (ce qui est, par exemple, un taux supérieur à celui des écoles de journalisme !). Harry Bellet décrit alors la situation des écoles d’art financées par les collectivités locales en disant que ce n’est pas aux contribuables de payer pour les écoles d’art, surtout dans les territoires où il y a beaucoup de chômage (!!!)… Et de reprendre la pseudo question de Youssi « Est-ce qu’il s’agit de donner du travail aux artistes incompétents ? ». Lucile Commeaux visiblement atterrée par ce qu’elle entend, revient à la charge pour tenter de recentrer les Bouvard et Pécuchet de France Culture sur la réalité des petites écoles d’art notamment en rappelant les budgets alloués à ces structures. Mais Youssi, qui a l’habitude de penser comme un communiqué de presse, ne semble pas comprendre les arguments de Commeaux. Youssi remet le couvert en affirmant d’un air agacé « C’est quand même bizarre ! On est censé être le pays de la culture et c’est un enseignement qui bloque à tous les niveaux… » Sentant le dérapage, le présentateur Arnaud Laporte interrompt Youssi au milieu de son monologue pour donner la parole à Harry Bellet. Ce dernier — se rendant probablement compte de la grosse bêtise qu’il a lancé quelques secondes auparavant — se rabroue en disant qu’il y a tout de même un certain nombre de gens talentueux dans les écoles d’arts.

Contrairement à la doxa, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de « repenser les écoles d’art », question tarte à la crème dont le principal intérêt est d’occuper quelques agents placardisées au Ministère de la culture. Sur ce point, les écoles d’art se débrouillent très bien. Jusqu’alors, ces « petites écoles d’art » sont relativement épargnées par le jacobinisme et la bêtise bureaucratique. Ce sont des lieux où des formes pédagogiques s’inventent de manière relativement indépendante. Des lieux où les enseignants cherchent, certes à former des artistes, mais aussi s’interrogent continuellement leur pédagogie, sur le devenir de leurs étudiants, et agissent en ce sens en les faisant participer au monde de l’art.

Contrairement à ce que sous-entendent Youssi et Bellet, les artistes qui enseignent dans les petites écoles d’art ne débarquent pas de nulle part. Lorsqu’un poste d’une petite école d’art est mis au concours, c’est entre 50 et 100 dossiers qui sont reçus. Inutile de dire que les écoles ont l’embarras du choix ! La concurrence y est de plus en plus rude, et seuls les plus « compétents » sont retenus. L’argument consistant à dire que les enseignants des écoles d’art sont des ramassis d’artistes ratés ne tient pas dès lors qu’on regarde la situation actuelle et non celle des académies à la fin du 19e siècle (et encore, s’agissait-il d’artistes purement académiques participant à un certain marché de l’art conservateur qui se portait plutôt bien !). Tout cela, les Bouvard et Pécuchet de France culture ne le savent pas occupés qu’ils sont à recopier les communiqués de presse (Youssi est journaliste culturel au Journal du Dimanche et à la Tribune, hauts lieux du débat intellectuel et de la pensée comme chacun sait* !) et à participer à de coûteux voyages de presse (dont certains sont payés par le contribuable ! non sans déc’) organisés pour qu’ils écrivent des articles prémâchés, textes parfois même publiés avant leur escapade[1].

Ce qui est désolant est que ce discours condescendant, étayé par aucun argument sérieux, soit relayé sur France culture (station payée par le contribuable ! non sans déc’). Leur discours digne du café du commerce n’a rien à envier aux programmes populistes de droite ou de gauche, tous d’accord pour « flinguer du bobo » (qu’on peut traduire par « artiste », « intellectuel précaire », « prof », etc.) ; engeance floue tenue responsable de la gabegie budgétaire du fait de leur élitisme. Révélateur à plus d’un titre de la stupidité des discours médiatiques légitimés — on imagine ce que ces individus disent en privé sur ces mêmes sujets… —, ces journalistes culturels, lovés dans leur diatribe grand-seigneur, sont les idiots utiles du populisme.



+++

*Yasmine Youssi est également journaliste à Télérama.

[1] Le peu de voyages de presse que j’ai fait dans ma carrière de critique d’art m’en a à chaque fois donné la confirmation (au-delà de la ruée sur le buffet de petits fours, lieu mondain où s’échangent les ragots du monde de l’art, devenu le réel cœur de métier de ces acteurs pathétiques se foutant totalement des œuvres qu’on leur montre). Encore récemment, alors qu’une chargée de communication d’un centre d’art tâtait le terrain pour savoir si nous allions écrire un article sur l’exposition que nous venions de voir, l’un des journalistes déclara sans ironie que son papier était déjà paru…


Via Le spectateur de Belleville
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« Difficile à vendre, trop noir, de belles fulgurances mais ce format se vend mal »… Et j’en passe. Rien de très différent d’une recherche d’emploi en définitive.

 [...]

Le marasme et sans doute aussi l’hyperactivité des réseaux sociaux sont en train de secouer un monde de l’édition qui bidouille, qui parfois vit sur ses acquis, qui a deux trains de retard. L’écrivain a toujours été le bout de la chaîne et pourtant je le dis, qu’il ne lâche pas son clavier et qu’il écrive librement même si, finalement, son manuscrit ne trouve ni éditeur ni lecteur…

 

 

Par Léonel Houssam


Via MHB Numerik
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L’arrestation de la romancière turque, Asli Erdogan, a fait monter d’un cran encore, l’inquiétude de la communauté internationale. La situation politique en Turquie, exacerbée par les purges que le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan pousse chacun à la mobilisation. L’agence littéraire Astier-Pécher, qui représente Asli Erdogan depuis sept années, souhaite insister sur cette nécessaire action commune. Dans un message, Pierre Astier et Laure Pécher appellent ainsi à poursuivre ce mouvement de solidarité.

 

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Via whynot
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La romancière turque Asli Erdoğan a été arrêtée

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Le journal prokurde Ozgür Gündem, suspendu officiellement mardi pour propagande de la guérilla kurde, a annoncé sur son site qu'une vingtaine de ses salariés avaient été placés en garde à vue après un raid de la police dans ses locaux.

Asli Erdoğan, membre de son conseil d'administration, écrivain reconnu et militante pour les droits de l'homme, a été arrêtée à son domicile.

 

 

Since the publication of her first novel, ‘’The Sea-Shell Man’’in 1994, Aslı Erdoğan has written several books: novels, novellas, collections of short stories and poetic prose, and selections from her political essays. She has worked as a columnist and a journalist  since 1998, mostly for RADİKAL,  a left-wing intellectual newspaper and Özgür Gündem, a bilingual paper of Kurdish press, for which she is still writing regularly. She has treated controversial topics as state violence, discrimination and human rights. She has been a human rights activist since 1993. As a result,she has been persecuted in a variety of ways, lost her job more than once, subjected to a lynch campaign and she had to live in exile for several years.

 

 

 

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