Conférence donnée dans le cadre de l'Ecole doctorale "Didactique des disciplines" Université Libre de Bruxelles - ULB - 17 décembre 2012
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Conférence donnée dans le cadre de l'Ecole doctorale "Didactique des disciplines" Université Libre de Bruxelles - ULB - 17 décembre 2012
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En anglais comme en français, on peut formuler une question sans changer la syntaxe d’un énoncé, simplement en lui associant une intonation interrogative.
Jean-Marie Merle et Peter Prince, « Étude expérimentale de la perception de la modalité à travers l’intonation en anglais », TIPA. Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage [En ligne], 28 | 2012, mis en ligne le 29 octobre 2012, consulté le 06 janvier 2013. URL : http://tipa.revues.org/202
Shona Whyte's insight:
Cette étude empirique de la perception d'intonation compare les réactions à des énoncés interrogatifs et déclaratifs de natifs anglophones et de non-natifs (francophones) de niveaux d'anglais différents. Trente énoncés ont été enregistrés en versions interrogative et déclarative (You're alright Kimberley? versus You're alright Kimberley) par une femme et un homme, puis trois groupes de 24 étudiants ont écouté les 120 énoncés en ordre aléatoire utilisant un casque et des poussoirs réponse. Les variables dépendantes sont le temps de réponse et le nombre d'erreurs.
On trouve un effet de niveau : les plus avancés distinguent énoncés déclaratifs et interrogatifs plus rapidement et avec moins d'erreurs (anglophones > étudiants avancés > étudiants moins avancés). Il y a aussi un effet de langue maternelle : les francophones sont plus lents à reconnaître les interrogatifs, à l'inverse des anglophones. Les auteurs voient chez les francophones un effet de transfert du schéma intonatif interrogatif français (utilisé couramment comme seul indice pour distinguer la modalité interrogative en français) et attribuent la compétence plus fine des anglophones au statut marqué de ce schéma en anglais. Delete the scoop?
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