La suractivité de deux zones cérébrales explique que 80 % des êtres humains surestiment leurs chances de succès.
Nos déconvenues ne suffisent pas à altérer nos envies de voir le futur en rose. Et, si la mémoire est trompeuse et sélective, c'est qu'elle ne sert pas à nous rappeler des souvenirs pénibles, mais plutôt à nous aider à bâtir avec souplesse de futurs scénarios.
Avez-vous tendance à trop voir la vie en rose? Sans doute. À l'heure de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année, les scientifiques nous invitent à déjouer ce qu'ils appellent notre «biais» d'optimisme. «Quand il s'agit de prédire ce qui va nous arriver demain, la semaine prochaine ou dans cinquante ans, nous surestimons la probabilité des événements positifs et sous-estimons celle des événements négatifs», écrit, par exemple, Tali Sharot, professeur en neurosciences et en psychologie à l'University Collegede Londres, dans la revue Current Biology.
C'est ainsi qu'un jeune diplômé surestime ses chances d'être embauché rapidement, un entrepreneur ses prévisions de croissance, un joueur ses gains à venir, un homme politique ses chances d'être élu. Sans compter que même nos déconvenues ne suffisent pas à altérer notre envie de voir le futur en rose et que l'âge ne fait rien à l'affaire: les sexagénaires sont aussi nombreux que les jeunes adultes à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
Selon certains scientifiques, si la mémoire est si souvent trompeuse et...