sport et maternité
293 views | +2 today
Follow
sport et maternité
Le sport et la maternité sont-ils conciliables ? Quels sports pratiquer pendant et après la grossesse
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by Stephanie Cornu from Corps-Bodies in Process
Scoop.it!

Cette sportive montre la réalité post accouchement sur Instagram

Cette sportive montre la réalité post accouchement sur Instagram | sport et maternité | Scoop.it
ACCOUCHEMENT - On le sait bien, Instagram ne reflète pas toujours la réalité. C'est pour cette raison que Stephanie Rothstein Bruce, une coureuse professionnelle et coach sportive

Via philippe liotard
more...
No comment yet.
Rescooped by Stephanie Cornu from Run au féminin by Kelrun.fr
Scoop.it!

Grossesse et course à pied

Grossesse et course à pied | sport et maternité | Scoop.it
Devenir maman nécessite le plus souvent de mettre entre parenthèses la course à pied durant quelques mois. Néanmoins, est-il possible de continuer le running pendant la grossesse ? La pratique du sport est-elle conseillée aux femmes enceintes ?

Via Kelrun.fr
more...
Les grossesses dopantes's curator insight, September 20, 11:01 AM

Il s'agit d'une témoignage d'une maman, qui pratiquait de la course à pied de façon quotidienne et intensive, mais qui a été contrainte de réduire considérablement ses horaires entraînement pendant sa grossesse.

Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

Quel avenir pour Mauresmo avec Murray ? - L'Equipe.fr

Quel avenir pour Mauresmo avec Murray ? - L'Equipe.fr | sport et maternité | Scoop.it
Après Wimbledon, la collaboration Murray-Mauresmo sera en suspens. L'ancienne joueuse attend un enfant, mais le Britannique, qui a recruté Jonas Björkman dans son staff, ne veut pas précipiter les choses.
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

Film "Enceinte et sportive"

Présentation de la vidéo « Etre enceinte et faire du sport » : En cas de grossesse normale, de nombreux arguments plaident pour la poursuite des sports habituellement pratiqués ou pour la mise en place d’une activité physique régulière et adaptée dont les effets psychologiques, ostéoligamentaires, métaboliques et cardiorespiratoires sont largement bénéfiques sur l’état de santé de la femme enceinte. Ce que vous visionnerez dans la vidéo : Vous trouverez des témoignages de femmes enceintes et des interviews de personnes impliquées dans la démarche de développement et de promotion de la pratique sportive pour les femmes au cours de la grossesse. Quatre temps forts dans la vidéo : Le mot du représentant du ministère des sports Le mot du médecin du sport Le point de vue du professionnel des activités physiques et sportives Témoignages de femmes enceintes : Elles nous livrent, tour à tour, leur vision de la pratique d’activités physiques et sportives pendant leur grossesse. Auteurs : DRJSCS PACA Pôle ressources national "Sport, éducation, mixités, citoyenneté" Magali THERY-VELA Joseph FOURNIER
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

Faire de l'exercice pendant sa grossesse limiterait le surpoids du foetus

Jeudi 18 Juillet 2013 Santé Bien-être Santé-Psycho-Sexo Sport-Forme Forme (Relaxnews) - Une étude espagnole souligne les bienfaits de l'exercice physique régulier pendant la grossesse, il permettrait de réduire de moitié le syndrome de macrosomie foetale, lorsque le bébé pèse plus de 4kg à la naissance. Les chercheurs ont noté que faire de l'exercice trois fois par semaine pendant le deuxième et troisième trimestre de grossesse réduisait le risque de surpoids du nouveau-né ainsi que les recours à la naissance par césarienne. Ces résultats proviennent d'une étude menée par Rubén Barakat de l'université polytechnique de Madrid, Alejandro Lucía de l'université européenne de Madrid, et Jonatan Ruiz de l'université de Grenade. Ils ont mis en place des programmes d'entraînement physique avec 510 femmes enceintes sédentaires, faisant habituellement moins de 20min de sport par semaine. Les participantes ont suivi un programme d'entraînement de 55 minutes comprenant de l'aérobic, de la musculation et des étirements, trois fois par semaine entre les semaines 10-12 et 38-39 de grossesse. Les résultats ont montré que même si le sport ne réduisait pas le risque de diabète gestationnel, il limitait le risque de macrosomie (-58%) et de naissance par césarienne (-34%). Les résultats de cette étude sont parus cette semaine dans British Journal of Sports Medicine. À noter que les femmes enceintes désireuses de se lancer dans un programme sportif doivent absolument consulter leur médecin au préalable. La Mayo Clinic américaine recommande à la plupart des parturientes au moins 30 minutes d'exercice modéré par jour, la marche étant une très bonne manière de débuter. Autres sports recommandés : la natation, la gym douce, et le vélo d'appartement. jw/kc/cg/ls Relaxnews Tous droits réservés : RelaxNews 6F10E3D08BA0AE0BD0410D721D08C1EA95C4D129F35E3396FEB03E3
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

les cahiers du pôle sport et maternité

Stephanie Cornu's insight:

Sorti en 2010, cet ouvrage fait l'etat des lieux des connaissances produites sur le sujet et est toujours d'actualité...

more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

GROSSESSE, ACTIVITES PHYSIQUES ET SPORTS Dr Jacques PRUVOST

 

 

Les questionnements concernant l’activité physique et les sports à pratiquer pendant la grossesse sont quotidiens pour les professionnels de santé et du sport qui suivent ou encadrent les femmes enceintes. L’hétérogénéité des niveaux de pratiques et la grande variété des activités physiques proposées ne font que rendre plus complexes les conseils et les orientations qui doivent toujours être adaptés et individualisés.

Au contraire des autres situations physiologiques (enfant, adolescent, senior) ou des autres situations pathologiques (maladies cardio-vasculaires, métaboliques, rhumatismales) les contre-indications à une pratique sportive sont nombreuses en cas, par exemple, de grossesses à risque ou pathologiques.

De ce fait, les médecins ont toujours préféré conseiller aux femmes enceintes de réduire très largement leur activité physique du fait des risques éventuels de fausse couche, d’accouchement prématuré, ou de retard de croissance intra-utérine.

Nous le verrons, en cas de grossesse normale, ces mises en garde ne sont pas justifiées. De nombreux arguments plaident au contraire pour la poursuite ou la mise en place d’une activité régulière et adaptée dont les effets sont largement bénéfiques sur l’état de santé de la femme enceinte. Cette activité physique permet, par exemple, de prévenir en grande partie le diabète gestationnel, pathologie spécifique à la grossesse, et serait protectrice quant à la survenue de pré-éclampsie.

Avant de décrire les effets bénéfiques et les dangers du sport chez la femme enceinte, nous détaillerons les différentes modifications maternelles au cours de la grossesse et les implications pratiques dans la mise en place et la surveillance d’activités physiques.

 

LES MODIFICATIONS ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES DE L’ORGANISME MATERNEL ET LEUR IMPACT SUR LES ACTIVITES PHYSIQUES

 

1.1. Prise de poids pendant la grossesse et activités physiques

Pendant la première moitié de la grossesse, la majeure partie de la prise de poids se situe chez la mère du fait de réserves lipidiques et d’une augmentation importante du volume plasmatique. Le gain pondéral doit se limiter à quatre ou cinq kilos. Pendant la deuxième moitié de la grossesse, la prise de poids est en moyenne de 1 à 2 kilogrammes par mois et se situe en priorité au niveau du placenta et du fœtus. En fin de grossesse, la prise de poids considérée comme idéale est d’environ douze kilos. Deux tiers de la prise de poids totale est alors le fait du placenta, du liquide amniotique et du fœtus. Un tiers est le fait des dépôts lipidiques de réserve et du volume sanguin circulant.

L’ensemble des études concernant l’activité physique pendant la grossesse montrent que les patientes pratiquant une activité sportive régulière, adaptée et raisonnable ne dépassent pas cette prise de poids de douze kilogrammes considérée comme idéale [1, 2, 3, 4].

 

 

 

Modifications morphostatiques et ostéoligamentaires. Les risques de blessures traumatiques

 

La prise de poids vient au premier plan des modifications morphologiques et s’accompagne, du fait de la protrusion de l’utérus gravide, de modifications morphostatiques : hyperlordose lombaire, cyphose dorsale et antéversion du bassin. Ces différentes modifications impliquent un déplacement du centre de gravité pouvant expliquer les troubles de l’équilibre et être responsables de la grande fréquence des lombalgies chez les femmes enceintes [1, 4, 5, 6].

Du fait des modifications hormonales liées à l’augmentation de la sécrétion des hormones stéroïdes (progestérone, estrogène) pendant la grossesse, une hyperlaxité ligamentaire et une augmentation des amplitudes articulaires surviennent régulièrement dés le premier trimestre de la grossesse [1, 2, 6, 7]. Cette souplesse peut favoriser la réalisation de mouvements de grande amplitude et être bénéfique pour la pratique d’activités comme la gymnastique artistique. L’amélioration de la souplesse maternelle pendant le premier trimestre de la grossesse pourrait avoir été utilisé dans le sport de haut niveau pour améliorer les performances des gymnastes à l’occasion de compétitions internationales [7].

Cependant pour la très grande majorité de femmes enceintes, les troubles de l’équilibre associés à une hyperlaxité ont plutôt un effet délétère sur la pratique d’une activité sportive. Aussi, bien qu’il soit difficile de prévoir réellement l’incidence des accidents traumatiques, les patientes enceintes  souhaitant poursuivre les activités à risque sur le plan traumatologique au niveau des membres inférieurs (sports collectifs, course a pied, ski alpin, tennis) devraient être informées des risques possibles d’entorses de cheville ou de genou [1, 2, 5, 6].

 

Modifications cardio-vasculaires et surveillance de la fréquence cardiaque

 

Du fait de l’augmentation régulière du volume sanguin, de profondes modifications hémodynamiques sont induites par la grossesse : augmentation du volume d’éjection systolique, du débit cardiaque et de la fréquence cardiaque. L’augmentation du débit cardiaque de repos et du volume d’éjection systolique se fait progressivement mais rapidement. Ainsi le débit cardiaque de repos est augmenté de 10 % à la fin du premier trimestre puis augmente de 20% pendant le second trimestre pour atteindre son maximum dés la moitié de la grossesse et se stabiliser ensuite. La fréquence cardiaque de repos augmente elle aussi régulièrement mais plus tardivement pendant la grossesse. Elle augmente de 20% au cours du deuxième puis du troisième trimestre pour atteindre son maximum à la trente-deuxième semaine d’aménorrhée. En fin de grossesse, la fréquence cardiaque est en moyenne augmentée de 30 à 50 % par rapport à la fréquence cardiaque de repos habituelle.

La baisse des résistances périphériques s’accompagne d’une pression artérielle qui diminue jusqu’au milieu du second trimestre puis augmente régulièrement pour revenir dans les dernières semaines à un niveau comparable à celui qui précède la grossesse [1, 2, 4, 6].

Sur le plan de l’adaptation cardio-vasculaire à l’effort deux périodes distinctes sont souvent décrites. Fréquence cardiaque, tension artérielle et volume d’éjection systolique évoluent dans le même sens pendant les 20 premières semaines et permettent une bonne adaptation à l’effort. Mais, dans les quatre derniers mois, l’adaptation cardio-vasculaire à l’effort est moins probante. De ce fait certains auteurs recommandent le suivi systématique des activités physiques par un cardio-fréquencemétre dés le quatrième mois de grossesse [1, 6].

Enfin une augmentation de la pression veineuse au niveau des membres inférieurs est présente dés le premier trimestre. La compression du retour veineux et de la veine cave par l’utérus gravide en position de décubitus dorsal peut être à l’origine de malaises. De ce fait, et ceci dés le premier trimestre, les sports et les exercices en décubitus doivent être proscrits chez la femme enceinte [1, 2, 6, 8].

 Modifications respiratoires et surveillance de la dyspnée.

 

Les modifications respiratoires pendant la grossesse sont importantes et leur impact sur l’activité physique souvent sous estimé par les médecins. En effet la fréquence respiratoire est pratiquement augmentée de 50% avec pour résultat une hyperoxie associée à une hypocapnie et une alcalose respiratoire. Du fait de la pression de l’utérus sur le diaphragme, le volume résiduel et le volume de réserve expiratoire sont très largement diminués dés le deuxième trimestre [1, 2, 6].

L’essoufflement doit être un critère essentiel de surveillance de toute activité physique chez une femme enceinte, la dyspnée étant un excellent indicateur du niveau de l’intensité d’entraînement. Le « test de la parole », c’est à dire la possibilité pour la patiente de tenir une conversation pendant l’exercice, est largement utilisé au Canada pour déterminer le niveau d’intensité acceptable [6, 8].

 

 

LES EFFETS DE L’ACTIVITE PHYSIQUE SUR LE FŒTUS

 

2-1 : troubles de la thermorégulation et effets tératogènes

 

Chez l’animal, de nombreuses études ont mis en évidence l’effet tératogène de l’augmentation de température interne chez la mère. Chez la femme enceinte, aucune étude n’a pu démontrer l’effet tératogène imputable à une température corporelle interne élevée au stade précoce du premier trimestre [1, 5, 6, 9]. Il n’est donc pas justifié d’interdire le sport pour les femmes enceintes sous le prétexte d’effets tératogènes ou d’anomalies génétiques possibles [8].

L’exercice physique prolongé en atmosphère chaude ou froide doit cependant être toujours proscrit, notamment au cours du premier trimestre, du fait de la possibilité de souffrances fœtales [1, 2, 4, 5, 6].

2-2 : exercice physique et fausses couches

 

Certains auteurs ont étudié l’incidence de fausses couches avec ou sans aberrations chromosomiques et montré que les femmes qui pratiquaient une activité physique pendant la grossesse présentaient un risque nettement moindre de fausse couche sans anomalies chromosomiques [10]. Une méta-analyse a été menée au Danemark pour examiner les relations entre exercice physique et fausse couche chez plus de 92 000 femmes entre 1996 et 2002 [11]. Cette étude révèle que le risque est significativement plus important chez les femmes qui pratiquent plus de sept heures de sport par semaine dans les 18 premières semaines de gestation, a fortiori s’il s’agit de sports avec un haut niveau d’impact (jogging, sports collectifs). En revanche, après le cinquième mois de grossesse, aucune relation entre activités physiques et pathologies gravidiques n’a pu être démontrée [11].

 

2-3 : exercice physique, circulation foeto-maternelle et retard de croissance intra-utérin (RCIU)

 

La circulation foeto-maternelle et la circulation fœtale ont été étudiées par doppler à l’occasion d’activité de pédalage sur bicyclette ergométrique [12]. Les résultats ont été comparés chez des femmes enceintes de fœtus normaux et chez des femmes enceintes avec retard de croissance intra-utérin. L’exercice physique n’altère pas les résultats des dopplers utérins et ombilicaux des mères avec fœtus normaux ou hypotrophiques mais entraîne une augmentation des résistances aortiques chez les fœtus hypotrophiques. Il est possible d’envisager que, si l’exercice physique n’a pas d’impact sur la circulation fœto-maternelle, en cas de RCIU, l’activité physique pourrait avoir un effet délétère sur la circulation fœtale et ne devrait pas être recommandée [12].

 

2-4 : Exercice physique et poids de naissance

 

Peu d’études permettent d’évaluer réellement l’impact de l’activité physique sur le poids de naissance de l’enfant. Même s’il existe une relation significative et inverse entre le poids de naissance et l’intensité de l’activité physique, la réduction du poids de naissance est généralement expliquée par une diminution de la masse grasse chez le nourrisson à la naissance [9, 13]. Aucune étude ne permet d’affirmer que l’activité physique raisonnée et raisonnable puisse être seule responsable d’une hypotrophie ou d’un petit poids de naissance [2, 4, 9]. Il semble cependant souhaitable d’éviter les efforts intenses et/ou prolongés qui peuvent toujours induire une souffrance fœtale aiguë ou chronique [2, 4].

 

 

 

LES EFFETS BENEFIQUES DE L’ACTIVITE PHYSIQUE CHEZLA FEMME ENCEINTE

Pour toutes les pratiquantes, l’activité physique adaptée et individualisée améliore de nombreux paramètres dans les domaines physiques et psychologiques.

 

3-1 : activité physique et qualité de vie pendant la grossesse

 

Chez la femme enceinte, l’activité physique adaptée concernant le renforcement musculaire lombo-abdominal permet de diminuer l’incidence des lombalgies [2, 4, 6].

L’activité dynamique améliore le retour veineux et diminue l’incidence des varices, des thromboses veineuses et des œdèmes des membres inférieurs [1, 2,  4, 5, 6, 13].

L’activité physique permet aussi à la femme enceinte de garder son autonomie et par là de maintenir son bien-être psychologique en sauvegardant image et estime de soi [14]. Les troubles de l’humeur qui peuvent accompagner la grossesse (anxiété, dépression) sont atténués par la pratique d’une activité physique régulière et adaptée notamment pendant le troisième trimestre [14].

 

3-2 : activité physique et limitation de la prise de poids pendant la grossesse

 

L’activité physique avant et pendant la grossesse peut être considérée comme la meilleure prévention d’une prise de poids excessive et ce fait est souligné par l’ensemble de la littérature scientifique concernant ce sujet. La limitation de la prise de poids se fait essentiellement aux dépens de la masse grasse, la masse musculaire étant en partie préservée chez les femmes actives et sportives [1, 2, 3, 4, 5, 6, 13].

Une étude montre que l’activité physique poursuivie au cours du dernier trimestre a un impact important sur la prise de poids de masse grasse. Clapp compare l’évolution du poids total et de la masse grasse dans deux groupes de femmes sportives [3]. Le premier groupe poursuit les activités sportives tout au long de la grossesse alors que le second groupe arrête toute activité physique au début de la grossesse. Pendant le premier et le second trimestre, il n’existe aucune différence significative entre le groupe de sportives assidues et le groupe de femmes inactives quant à l’augmentation du poids et de la masse grasse. Par contre la différence apparaît au cours du troisième trimestre car le groupe qui poursuit les activités physiques présentes, à la fin de la grossesse, une prise de poids moyenne de13 kgalors que le groupe ayant cessé toute activité physique présente une prise de poids de16,3 kg[3].

Nous pouvons conclure que, pour les femmes qui désirent reprendre rapidement leur poids d’avant la grossesse, comme pour les sportives intensives, professionnelles ou de haut-niveau, il est essentiel de poursuivre une activité physique adaptée lors des trois derniers mois de grossesse.

Enfin, en permettant la reprise rapide de toutes les activités, les activités physiques facilitent le retour au poids antérieur à la grossesse [1, 6, 13].

 

3-3 : activité physique et diabète gestationnel : un intérêt préventif et thérapeutique.

 

Le diabète gestationnel est défini comme une intolérance au glucose reconnue ou diagnostiquée à l’occasion d’une grossesse. L’incidence du diabète gestationnel se situe autour de 4% en population générale mais peut évoluer jusqu’à 18 % chez les indiens d’Amérique du nord [13, 15].

De nombreuses publications établissent que la pratique régulière d’une activité sportive avant et pendant la grossesse diminue l’incidence du diabète chez les patientes de poids normal, en surpoids ou obèses [1, 2, 5, 13, 15, 16].

Une étude démontre que l’incidence du diabète gestationnel est inférieure de 50% chez les femmes ayant pratiqué dans l’année précédant la grossesse une activité modérée (supérieure à 4 heures par semaine) par rapport aux femmes ayant pratiqué une activité faible (inférieure à 4 heures par semaine) [15]. Le risque de diabète gestationnel est inversement proportionnel à la perception de la difficulté des exercices réalisés par les femmes dans l’année précédant la grossesse [16]. Ces deux études s’accordent à montrer que l’exercice pratiqué de manière modéré ou intensif dans l’année précédant la grossesse est protecteur quant à la survenue d’un diabète gestationnel.

L’incidence du diabète gestationnel chez les patientes enceintes et de poids normal diminue aussi en cas d’AP régulière. Ainsi l’AP pendant les vingt premières semaines de la grossesse permet de diminuer de 60% l’incidence de survenue d’un diabète gestationnel chez les femmes actives par rapport aux femmes inactives [13, 15].

Les différentes études invoquent la préservation de la masse musculaire par l’AP pour expliquer la prévention du diabète gestationnel [1, 5, 13, 15, 17]. Certaines études précisent que les exercices à proposer doivent être prioritairement des exercices d’endurance réalisés à une intensité faible située entre 30 et 55% dela VO2max [1, 5, 13]. Une autre étude montre que les exercices de renforcement musculaire et de musculation sont les plus efficaces pour faire baisser les marqueurs de l’insulino-résistance et le taux de glucose sanguin [17].

 

3-4 : Activité physique et pré-éclampsie : un intérêt préventif.

 

La diminution de l’incidence de la pré-éclampsie chez les patientes ayant une AP en cours de grossesse a été démontrée dés la fin des années 80. Les différentes recommandations internationales insistent sur le fait que AP modérée avant et pendant la grossesse prévient la survenue de pré-éclampsie [1, 6]. Une étude montre que l’AP en début de grossesse diminue le risque de pré-éclampsie de 35% (24% si activité faible, 54% si activité moyenne) [18]. Cette même étude révèle que l’AP dans l’année qui précède la grossesse diminue également de 30% le risque de pré- éclampsie.

Les mécanismes invoqués sont les suivants : amélioration du développement du placenta et de sa circulation, réduction du stress oxydatif, diminution de l’inflammation et réduction des maladies associées à la dysfonction endothéliale [13].

Par contre toute activité sportive doit être proscrite en cas de pré-éclampsie avérée et non stabilisée par les thérapeutiques [1, 2].

 

GROSSESSES A RISQUE, GROSSESSES PATHOLOGIQUES ET CONTRE-INDICATIONS MEDICALES ET OBSTETRICALES ALA PRATIQUE D’ACTIVITES PHYSIQUES ET SPORTIVES.

 

Les recommandations internationales décrivent très précisément les différentes contre-indications médicales absolues et relatives à la pratique de toute activité physique et sportive [1, 5, 6]. Cette liste, qui ne se veut pas exhaustive, correspond aux situations pathologiques les plus fréquentes

 

4-1 : Les contre-indications absolues

 

Cardiopathie avec retentissement hémodynamique

Insuffisance respiratoire

Béance cervico-isthmique

Grossesses multiples

Antécédents d’accouchement prématuré

Hémorragies génitales

Placenta praevia après 26 semaines d’aménorrhée

Cerclage du col utérin

Menace d’accouchement prématuré

Rupture prématurée des membranes

Pré-éclampsie

 

4-2 : Les contre-indications relatives

 

Anémie sévère

Arythmie maternelle

Bronchite chronique

Diabète de type 1 mal contrôlé

Obésité

Sédentarité ancienne et majeure

Pathologies articulaires avec limitation importante de la mobilité

Anorexie et maigreur avec IMC inférieur à 12

Retard de croissance intra utérin

HTA mal contrôlée

Tabagisme important

Maladie thyroïdienne mal contrôlée

Epilepsie mal contrôlée

 

 

 

 

 

 

GROSSESSE, SPORTS INTERDITS ET SPORTS DECONSEILLES

 

5-1 : Grossesse et plongée sous-marine

Les sports sous-marins sont classés dans les « sports à risque » par l’arrêté du 28 avril 2000 fixant la liste des disciplines sportives pour lesquelles un examen médical approfondi est nécessaire. La commission médicale de la Fédération Française d’Etudes et Sports Sous-Marins (FFESSM) a élaboré plusieurs certificats de non contre-indication à la pratique des activités subaquatiques correspondants aux différents niveaux de pratique. Pour chacun de ces certificats la liste des contre-indications à la plongée en scaphandre autonome est imprimée au verso de l’imprimé standard. La grossesse apparaît à la rubrique « gynécologie : contre-indication temporaire ».

Quels sont les risques de la plongée pendant la grossesse ? La grossesse ne semble pas augmenter les risques d’accidents de décompression chez la femme enceinte. Les risques se situent essentiellement au niveau de la circulation materno-fœtale. La possibilité de mort fœtale in utero peut survenir soit à l’occasion d’embolies gazeuses chez le fœtus lors d’une remontée trop rapide de la mère qui n’aurait pas respecté les paliers de décompression soit du fait d’hématome rétro placentaire du à l’accumulation de bulles. Ce dernier risque est présent dés le début de la grossesse [1, 2, 19].

En cas d’embolie gazeuse chez la mère, le passage en caisson hyperbare reste la seule thérapeutique à proposer [19].

Des malformations chez les fœtus dont les mères ont continué à plonger pendant la grossesse à des profondeurs supérieures à 35 mètres ont été rapportées : arthrogrypose, coarctation aortique, hypotrophie [2]. En pratique faut-il envisager une interruption de grossesse chez les femmes qui ont pratiqué les activités sous-marines en méconnaissant leur grossesse ? Cette préconisation semble non justifiée en cas d’absence d’anomalies fœtales à l’échographie [2].

Du fait du blocage respiratoire prolongé et des impacts sur la ventilation et les gaz du sang, la plongée en apnée n’est pas recommandée pendant la grossesse [1].

 

 

5-2 : Les sports déconseillés

Du fait des risques de contusion abdominale, les sports avec un risque de traumatisme abdominal direct ou indirect ne sont pas recommandés : sports de combat, sports collectifs (basket-ball, handball, rugby, football), sports mécaniques, ski alpin après le troisième mois de grossesse, canyoning.

Du fait des risques de chute, les sports suivants ne sont pas recommandés : gymnastique artistique, équitation, ski alpin, cyclisme en ville et sur route, VTT, patinage et roller.

Du fait des risques de traumatisme abdominal et de pénétration brutale d’eau dans les voies génitales, ne sont pas recommandés : plongeon, ski nautique, surf, kitesurf.

Les sports de montagne, comme le ski de fond ou la marche avec raquettes, doivent être pratiqués après un temps d’adaptation adéquat à l’altitude. Les recommandations internationales précisent que toute activité au delà de 2500 mètres d’altitude ne doit être pratiquée que par des sportives expertes et bien adaptées à l’altitude [1, 5, 6].

 

 

 

 

 

 

LES SPORTS A CONSEILLER. MODALITES DE PRATIQUE

 

6-1 : les sports recommandés

Les différentes recommandations internationales s’accordent pour signifier que les sports à recommander pendant la grossesse sont en général les sports qui sollicitent la filière aérobie : jogging en début de grossesse, marche, vélo d’appartement, natation, ski de fond.

La natation est très souvent citée comme le sport à pratiquer en priorité pendant la grossesse. Les différentes raisons évoquées sont généralement les suivantes : il s’agit en effet d’une activité d’endurance dont l’intensité de pratique est facilement régulable par le rythme respiratoire ;  cette activité « portée » est non traumatisante sur le plan ostéo-ligamentaire ; l’habituelle élévation de la température corporelle déclenchée par l’effort est régulée par le milieu aquatique ; les oedèmes périphériques sont améliorés par le milieu aquatique qui draine les liquides extra-vasculaires vers la circulation sanguine d’où la baisse de la tension artérielle systolique et diastolique [1].

L’association des différents sports d’endurance dont l’impact est surtout cardio-respiratoire à un sport plus global sur le plan du renforcement musculaire ne peut être que bénéfique. Ainsi, par exemple, le tennis, le golf, la gymnastique douce et adaptée, l’aquagym, le tai-chi-chuan seront des pratiques sportives intéressantes à associer aux sports d’endurance pour développer ou entretenir la composante musculaire squelettique. La gymnastique de renforcement musculaire lombo-abdominal est toujours intéressante mais la possibilité d’un diastasis des grands droits doit être pris en compte à travers des exercices statiques et en évitant les exercices dynamiques en concentrique [1, 4].

En cas de grossesse chez une pratiquante assidue de la musculation, les différents exercices peuvent être poursuivis mais avec des charges moins importantes et des répétitions moins longues. Les exercices isométriques pouvant être responsables d’une augmentation de la pression artérielle, les exercices dynamiques doivent être proposés prioritairement en évitant tout blocage respiratoire [1].

 

6-2 : Intensité de l’exercice physique

Dans le cadre de la promotion de la santé, les recommandations internationales situent l’intensité de l’activité physique entre 60 et 90% de la fréquence cardiaque maximale, soit entre 50 et 80% de la VO2 max. En cas de grossesse, ces recommandations pondèrent largement l’intensité de l’exercice puisque les activités devraient se situer entre 60 et 70% de la fréquence cardiaque maximale soit 50 à 60% de la VO2 max.

Les intensités et les fréquences cardiaques sont donc basses et, sans outils de suivi, les femmes enceintes risquent de largement dépasser les limites indiquées. Il parait donc très recommandable d’utiliser les cardio-fréquencemétres et d’éviter tout essoufflement important pour ne pas dépasser les limites fixées de 70% de la fréquence cardiaque maximale. Ainsi les zones cibles pour les fréquences cardiaques à ne pas dépasser sont les suivantes : 140-155 batt/min pour une femme âgée de moins de 20 ans ; 135-150 batt/min entre 20 et 29 ans ; 130-145 batt/min entre 30 et 39 ans ; 125-140 batt/min à 40 ans et plus. Le test de la parole permet de ne pas travailler trop intensément, l’activité étant probablement d’intensité trop élevée si la femme ne peut tenir une conversation pendant l’exercice [1, 4, 5].

 

6-3 : Durée de l’exercice

Les recommandations internationales concernant la durée de l’AP à pratiquer sont les suivantes : au moins trente minutes et si possible une heure d’affilée. En cas de grossesse, ces recommandations sont de moindre durée puisque le temps total recommandé est de trente minutes par jour en divisant cette demi-heure en deux périodes de 15 minutes d’affilée. Ces périodes courtes d’exercice sont recommandées pour ne pas altérer la thermorégulation, permettre l’hydratation et éventuellement la nutrition.

 

6-4 : Fréquence de l’exercice

Les recommandations internationales concernant la fréquence de l’exercice physique à pratiquer sont les suivantes : trente minutes au minimum cinq jours par semaine, si possible tous les jours. En cas de grossesse, les recommandations sont les mêmes mais il faut prévoir le fait de diminuer le nombre de séances au cours du deuxième puis du troisième semestre. Au cours du troisième semestre il semble raisonnable de limiter l’activité physique à trois séances par semaine pour les femmes qui pratiquent dans un cadre de santé ou de loisir, et à cinq séances pour les sportives intensives.

 

 

6-5 : Conseils nutritionnels

En cas d’exercice pendant la grossesse les conseils nutritionnels ne semblent pas très différents des conseils habituels prodigués pour la pratique du sport dans la population générale. Du fait du risque d’hypoglycémie pour la mère et des risques de l’hypoglycémie maternelle pour le fœtus, les repas doivent être fractionnés et adaptés à la durée et à l’intensité de l’AP. Les séances d’AP doivent être régulièrement interrompues pour permettre à la mère de s’hydrater et d’ingérer une collation mixte associant différents types de glucides [1, 2, 5, 6, 20].

En cas de diabète gestationnel, les recommandations nutritionnelles sont les suivantes : fractionnement de l’alimentation en quatre repas minimum, augmentation de la ration alimentaire en fibres, élimination des sucres rapides, ingestion de portion d’hydrates de carbones à chaque repas. La collation avant ou en cours d’exercice devrait être surveillée par une analyse de la glycémie [13].

 

6-6 : Conseils en fonction du niveau de pratique

Les niveaux de pratique des différentes activités sportives sont toujours hétérogènes mais peuvent se classer selon le critère du temps de pratique hebdomadaire avant la grossesse avec les résultats suivants : sportive de loisir ayant un temps de pratique inférieur à 4 heures par semaine ; sportive moyenne ayant un temps de pratique se situant entre 4 et 8 heures par semaine ; sportive intensive ayant un temps de pratique supérieur à huit heures par semaine.

En fonction du niveau de pratique, nous pouvons dégager trois types de patiente aux comportements différents et auxquelles les conseils doivent être différents et adaptés :

►La débutante : cette patiente souhaite débuter les AP et profiter de la grossesse pour prendre des habitudes de vie saine afin de protéger et de favoriser le développement de son enfant. Dans ce cas les messages concernent en priorité une alimentation adaptée et la pratique régulière d’activités physiques d’intensité modérée. Cette patiente devrait être confiée à un éducateur sportif ou médico-sportif qui surveillera les adaptations cardio-vasculaires et respiratoires. Le bénéfice des AP sera sans doute suffisant avec trois séances de trente minutes par semaine.

►La sportive de loisir ou la sportive confirmée : cette patiente est une sportive qui pratique son sport de manière régulière et autonome, en connaît les bienfaits et souhaite poursuivre son activité pendant la grossesse. Dans ce cas, les informations essentielles concernant les dangers des sports à risque, les fréquences cardiaques à ne pas dépasser, le fractionnement des temps d’AP doivent être délivrées. La patiente doit être informée du rapport entre bénéfices et risques des différents types d’activités physiques qu’elle pratique.

►La sportive experte ou compétitrice : cette sportive pratique le sport de manière intensive, ou la compétition de haut niveau et peut être considérée comme une professionnelle du sport. L’objectif essentiel se situe au niveau de la reprise sportive après l’accouchement car elle souhaite revenir le plus rapidement possible à un très bon niveau sportif. Ce type de patiente doit être encadrée par un réseau de professionnels de santé correspondant régulièrement entre eux ainsi qu’avec l’entraîneur et le préparateur physique de la sportive. Il s’agit en général de sportives exceptionnelles et très motivées qui, dans ce cas, peuvent reprendre rapidement le sport à un très bon niveau après la grossesse [2, 4, 6].

 

OBLIGATION D’INFORMATION

 

Dans le cadre de l’obligation pour le praticien d’informer sa patiente des dangers qu’elle encourt à pratiquer une activité physique, les différentes recommandations internationales insistent sur l’importance de faire connaître à la femme enceinte les différents signes qui imposent un arrêt immédiat de l’exercice [1, 2, 6, 8] ( voir tableau N°1).

 

Saignements vaginaux,

Essoufflement important,

Maux de tête,

Douleurs thoraciques,

Sensation de faiblesse musculaire,

Oédeme des membres inférieurs,

Contractions utérines,

Diminution des mouvements fœtaux,

Perte de liquide amniotique 

 

 

tableau N°1- Les signes qui imposent un arrêt immédiat de l’exercice chez la femme enceinte.

 

Le praticien se doit de faire connaître à la patiente ces différents signes, de lui distribuer éventuellement un imprimé les détaillants et de lui demander de consulter immédiatement un professionnel de santé en cas de survenue d’un ou de plusieurs signes.

Les signes imposant un arrêt de l’exercice doivent être connus des éducateurs sportifs ou médico-sportifs qui prennent en charge les patientes actives.

 

 

LA REPRISE DU SPORT APRES ACCOUCHEMENT

 

8-1. Quand reprendre les activités physiques ?

La plupart des modifications physiologiques et morphologiques induites par la grossesse persistent 4 à 6 semaines après l’accouchement. En l’absence de contre-indications médicales (césarienne, épisiotomie, incontinence urinaire), la reprise de l’AP ne doit pas être différée puisque aucune complication maternelle n’a été associée à la reprise de l’entraînement sportif. Si la reprise d’une AP doit toujours être progressive, certaines femmes vont pouvoir reprendre le sport plus rapidement que d’autres, parfois même dans les jours qui suivent l’accouchement [1].

 

8-2. Allaitement et activité physique.

Chez une mère active, une perte de poids modérée pendant l’allaitement ne semble pas compromettre la prise de poids du nourrisson. S’il advient une baisse de sécrétion de lait maternel, elle est généralement imputable à une hydratation ou à une ration calorique maternelle insuffisantes plutôt qu’à une AP trop importante.

Pour éviter les problèmes désagréables engendrés par l’engorgement mammaire, il est recommandé de programmer les tétées ou le tirage du lait avant l’exercice. Cette dernière recommandation devrait être appliquée avant tout exercice intensif car celui-ci peut être responsable d’une élévation du taux sanguin d’acide lactique et de là d’une acidité du lait maternel [1].

 

8-3. Dépression du post-partum.

Les femmes qui ont eu une AP régulière pendant la grossesse, et l’ont poursuivie lors du troisième trimestre, sont moins fatiguées et manifestement plus énergiques dès le quatrième ou cinquième jour après l’accouchement [14]. Le retour à une AP d’intensité adaptée et bien conduite été associée à une baisse de l’incidence de la dépression du post-partum [1].

 

 

8-4. Incontinence urinaire d’effort.

Grossesse et accouchement peuvent être des facteurs d’apparition ou d’aggravation d’une incontinence urinaire d’effort notamment chez la primipare. Parmi les différents facteurs de risque, l’apparition d’une incontinence dès le deuxième trimestre et la prise de poids supérieure à 13 kilogrammes sont souvent citées. La détection des troubles urinaires et leur prise en charge par une rééducation périnéale adaptée sont nécessaires avant toute reprise sportive. En cas d’épisiotomie ou de césarienne, la reprise du sport ne peut être envisagée dans les six semaines après l’accouchement et doit toujours être précédée d’une rééducation périnéale préventive parfaitement comprise [4].

 

 

CONSEILS POURLA PRATIQUE DESACTIVITES PHYSIQUES ET SPORTIVES PENDANTLA GROSSESSE

 

Sauf contre-indication médicale ou obstétricale, l’activité physique pendant la grossesse est toujours bénéfique.

Si les sports à déconseiller sont nombreux, les interdictions doivent toujours être pondérées en fonction du degré d’expertise de la sportive dans sa discipline. Il est cependant légitime d’exclure les sports à fort risque de contusion abdominale (sports collectifs, sports de combat) et les sports avec risque important de chute (VTT, équitation).

La plongée sous-marine avec scaphandre autonome est une contre-indication absolue dés le début de la grossesse.

La relation éventuelle entre survenue de fausse couche et AP n’a pu être démontrée qu’en cas de pratique intensive, c’est à dire plus de huit heures par semaine. L’AP avant et pendant la grossesse peut être considérée comme la meilleure prévention d’une prise de poids excessive, la limitation de la prise de poids se faisant essentiellement aux dépens de la masse grasse.

Les APS pratiquées avant la grossesse ont un large impact préventif sur les pathologies gravidiques que sont le diabète gestationnel et la pré-éclampsie.

En cas de survenue d’un diabète gestationnel, les activités physiques et sportives ne doivent pas être déconseillées car elles ont un réel intérêt thérapeutique sur la prise en charge de cette pathologie.

L’intensité de l’exercice physique est un facteur essentiel à surveiller notamment dans la seconde partie de la grossesse. L’échauffement doit être prolongé et se faire à vitesse lente. Pour tout type d’exercice les fréquences cardiaques ne doivent pas dépasser les limites de 70% de la fréquence cardiaque maximale. Le « test de la parole » permet de suspecter que l’activité est probablement d’intensité trop élevée si la femme ne peut tenir une conversation pendant l’exercice. L’utilisation de cardio-fréquencemétre est recommandée pour éviter les erreurs d’entraînement.

La durée d’un exercice continu ne devrait pas dépasser vingt minutes dans la première moitié de la grossesse et quinze minutes dans la seconde partie. Le fractionnement du temps d’activité physique par des temps de repos permettra à la patiente sportive de se relaxer, s’hydrater et de mettre en place une éventuelle collation.

La fréquence des séances d’exercice physique devrait être limitée à trois séances par semaine pour les femmes qui pratiquent dans un cadre de santé ou de loisir, et à cinq séances pour les sportives intensives.

Il est de l’obligation du praticien de s’assurer que la femme enceinte et son encadrement sportif connaissent les signes obstétricaux imposant un arrêt immédiat de l’activité physique.

Grossesse = zéro alcool mais aussi zéro sport intensif, zéro compétition, zéro sport en atmosphère chaude.

En cas d’épisiotomie ou de césarienne, la reprise du sport ne doit pas être envisagée dans les six semaines après l’accouchement, la priorité étant l’efficacité de la rééducation périnéale.

 

L’allaitement ne contre-indique pas les AP mais la tétée ou le tirage du lait doivent être programmés avant l’exercice.

 

 

POINTS CLEFS

 

 

ORDONNANCE

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Artal R, O’Toole M. Guide-lines of the AmericanCollegeof Obstetricians and Gynecologists for exercise during pregnancy and the post-partum period. Br J Sports Med 2003; 37; 6-12.Aubard Y., Sport et grossesse. Intervention Formation Médicale Continue. Pôle ressource national Sports, Famille et pratiques féminines. Aix en Provence.24/04/2007.Clapp J.F, Little K.D., Effect of recreational exercise on pregnancy weigt gain and subcutaneous fat deposition. Med Sci Sports Exerc 1995; 27; 2; 170-177.Madelenat P, Proust A, Crequat J., Être femme et sportive. Doin, Paris, 1991American College of Obstetricians and Gynecologists. Exercise During Pregnancy and the Postpartum period. Obstet Gynecol 2002; 99: 171-173.Davies G, Wolfe L, Mottola M., L’exercice physique pendant la grossesse et le post-partum. J Obstet Gynaecol Can 2003; 25(6): 523-529.De Mondenard JP. Dictionnaire du dopage. Masson, Paris, 2004.Société Canadienne de Physiologie de l’exercice. Questionnaire médical sur l’aptitude à l’activité physique pour femmes enceintes., 2002.Riemann M, Kanstrup-Hansen I-L., Effects on the foetus of exercise in pregnancy. Scandinavian Journal of Medecine & Science in Sports 2000; 10(1): 12-19.Latka M, Kline J, Hatch M., Exercise and spontaneous abortion of known Kariotype. Epidemiology, 1999; 10(1): 73-75.Madsen M, Jorgensen T, Jensen ML. Leisure time physical exercise during pregnancy and the risk of miscarriage : a study within the Danish National Birth Cohort. BJOG 2007; 114(11): 1419-1426.Ertan A, Schanz S, Tanriverdi H. Doppler examinations of foetal and uteroplacental blood flow in AGA and IUGR fetuses before and after maternal physical exercise with the bicycle ergometer. J.Perinat.Med 2004; 32, 260-265.Weissgerber T, Wolfe L, Davies G. Exercise in the prevention and treatment of maternal-fetal disease: a review of the literature. Appl Physio Nutr Metab 2006; 31: 661-674.Poudevigne M, O’Connor P.  A review of physical activity patterns in pregnant women and their relationship to psychological health. Sports Med 2006; 36(1): 19-38.Dempsey JC, Sorensen TK, Williams MA. Prospective study of gestational diabetes mellitus risk in relation ton maternal recreational physical activity before and during pregnancy. Am J Epidemiol 2004; 159(7): 663-670.Rudra CB, Williams MA, Lee IM. Perceived exertion in physical activity and risk of gestational diabetes mellitus. Epidemiology 2006; 17(1): 31-37.Clapp JF.  Effects of diet and exercise on insulin resistance during pregnancy. Metabolic Syndrom and Related Disorders. 2006; 4(2): 84-90.Sorensen TK., Williams MA., Lee IM., Dashow EE., Thompson ML., Luthy DA., and col., Recreational physical activity during pregnancy and risk of preeclampsia. Hypertension 2003; 41(6): 1273-1280.Morales M, Dumps P. , Grossesse et plongée sous marine : quelles précautions ?. J Gynécol Obstét Biol Reprod 1999; 28(2) : 118-123.INPES. “Le guide nutrition pendant et après la grossesse”. Livret d’accompagnement destiné aux professionnels de santé. Septembre 2007.

 

more...
No comment yet.
Rescooped by Stephanie Cornu from Run au féminin by Kelrun.fr
Scoop.it!

Grossesse : moins de douleurs chez les sportives

Grossesse : moins de douleurs chez les sportives | sport et maternité | Scoop.it
Vous avez des projets de grossesse ? Mettez-vous au sport. D’après des médecins norvégiens, vous souffrirez moins de douleurs pelviennes que les femmes ne pratiquant pas d’activité physique.

Via Kelrun.fr
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

L'exercice physique pour lutter contre les douleurs pelviennes de la grossesse - 15/10/2015 - ladepeche.fr

L'exercice physique pour lutter contre les douleurs pelviennes de la grossesse - 15/10/2015 - ladepeche.fr | sport et maternité | Scoop.it
20 à 40% des femmes seraient atteintes de douleurs pelviennes durant les derniers mois de leur grossesse, souligne cette étude norvégienne qui a découvert que pratiquer régulièrement une activité physique avant d'être enceinte réduisait ...
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

Grossesse : protégez votre bébé de l'hypertension en pratiquant une activité physique régulière

Grossesse : protégez votre bébé de l'hypertension en pratiquant une activité physique régulière | sport et maternité | Scoop.it
Selon une récente étude américaine publiée dans le Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, pratiquer trente minutes de sport par jour permettrait de réduire les risques d’hypertension chez l’enfant.
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

Elles ont été mères et sportives de haut niveau

Tous droits réservés 2014 Le Dauphiné Libéré3a1c639c8120c30730620f72e30b518553b1542fe8a785d56ea9fb2 

Il est finalement plus facile pour un homme de goûter aux joies de la paternité et de construire sa carrière parallèlement à sa vie de famille que pour une femme. De nombreuses sportives ont essayé, après un accouchement, de revenir à haut-niveau.

Des retours gagnants

Ce n’est pas toujours évident et, pourtant, les exemples de réussite ne manquent pas, notamment dans le ski alors que la dimension « sport d’endurance » peut être une barrière.

La Dauphinoise Ophélie David a été championne du monde et multiple vainqueur de la Coupe du monde de skicross après la naissance de sa fille Lilou. L’ex-femme de Raphaël Poirée, la Norvégienne Liv Grete, a remporté des titres de championne du monde de biathlon alors qu’elle était mère de famille.

En ski de fond, Karine Philippot a également réussi à revenir après la naissance de sa première fille. Reste que beaucoup ont arrêté leur carrière pour construire une famille. C’est entre autre le cas de la biathlète du Grand-Bornand Sylvie Becaert ou des fondeuses Émilie Vina et Cécile Storti.

more...
No comment yet.
Rescooped by Stephanie Cornu from Corps-Bodies in Process
Scoop.it!

Le corps (4/4) : « Le troisième sexe » - Information - France Culture

Le corps (4/4) : « Le troisième sexe » - Information - France Culture | sport et maternité | Scoop.it

Via philippe liotard
more...
No comment yet.
Scooped by Stephanie Cornu
Scoop.it!

la vidéo "Etre enceinte et faire du sport" accessible en ligne

dm_5159b7970647b on Dailymotion
Stephanie Cornu's insight:

Dans la lignée des Cahiers du pôle "sport et maternité" et dans le prolongement de nos travaux de promotion de l'activité physique et sportive adaptée à la maternité, ce nouvel outil "Etre enceinte et faire du sport" est maintenant accessible sur le site du pôle. il est composé d'une brochure de présentation de la démarche et d'une vidéo

more...
No comment yet.
Rescooped by Stephanie Cornu from Ensemble à DS : Le syndicat des salariés de Dassault Systèmes
Scoop.it!

Le calcul du montant maximal de l'IJ maternité modifié au 1er juillet 2013

Le mode de calcul de l’indemnité journalière maternité maximale est modifié par un décret et un arrêté du 28 mars 2013 pour les arrêts de travail qui débuteront le 1er juillet prochain.

Via Ensemble à DS
more...
No comment yet.