La pluie est dangereuse | solarium | Scoop.it

 

Accidents cardiaques, allergies, dépression saisonnière ou simple morosité, le temps qu'il fait joue aussi sur notre forme physique et mentale.

 

Plus personne aujourd'hui ne conteste l'effet de la météo sur la santé. Canicule ou grand froid, dérèglement climatique, pollens ou pollution ont un impact sur notre organisme.

 

Il suffit de constater les hausses des taux de mortalité lors d'épisodes climatiques extrêmes comme les fortes canicules en été ou les vagues de froid en hiver. Ainsi, selon une étude menée en Côte-d'Or, en 2003, par Jean-Pierre Besancenot *, alors directeur de recherches au CNRS, une température de - 4 °C durant vingt-quatre heures augmenterait de 115 % les cas d'infarctus du myocarde.

 

«Le temps peut être un facteur déclencheur chez des personnes à risques, explique-t-il. Sans doute parce que les grands froids favorisent la viscosité du sang et la formation de caillots qui vont obstruer les artères et déclencher un infarctus du myocarde ou un accident cérébral.»

 

Les changements brutaux de température - que ce soit vers la hausse ou vers la baisse - sont aussi lourds de conséquences. Un écart de cinq degrés par rapport à la température de la veille entraîne une augmentation de 40,4 % des cas d'infarctus du myocarde. Et ces derniers grimpent de 43 % lors de violents orages.

 

Les variations de température peuvent influer sur l'élasticité des vaisseaux sanguins. «Les parois se contractent, entraînant une fragmentation des plaques d'athéromes qui tapissent l'intérieur des vaisseaux», explique Jean-Pierre Besancenot.

 

Il semblerait qu'en dehors des épisodes de canicule, la plus forte mortalité, toutes causes confondues, interviendrait durant les mois de janvier et de février.

 

Le printemps et l'été sont, quant à eux, propices aux allergies, les températures douces contribuant à la diffusion des pollens. C'est aussi lors de ces saisons que beaucoup souffrent de problèmes respiratoires provoqués par la pollution.

 

Un rayonnement solaire intense et des conditions anticycloniques favorisent la concentration d'ozone. A l'inverse, lorsqu'il fait froid, les intoxications au monoxyde de carbone se multiplient du fait de l'utilisation de chauffages d'appoint.

 

Sans oublier la pollution par les particules, été comme hiver, qui survient par temps sec et peu venteux. Les microparticules s'infiltrant dans l'organisme et venant obstruer les vaisseaux sanguins ont pour effet d'accroître les risques d'accidents cardio-vasculaires.

 

Enfin, l'absence d'ensoleillement durable est à l'origine de dépressions saisonnières, lesquelles se manifestent notamment par de la fatigue et des troubles du sommeil.

 

Elles apparaissent à l'automne pour disparaître au printemps et se traitent aisément par luminothérapie, c'est-à-dire par une exposition à une forte lumière artificielle.

 

Les longues périodes de grisaille pourraient aussi influencer l'humeur et susciter morosité et perte d'énergie. Mais, selon différents travaux (Denissen en 2008 et Klimstra en 2011), tout dépendrait des individus, la majorité des personnes restant plutôt indifférentes au temps qu'il fait.

 


Via Koter Info