Via Sophie DAVID
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Avec un titre pareil, si je ne suis pas retweeté dans la France entière…
Je profite de mon retour de petites vacances pour réagir au joli billet de l’ami Francis Pisani (à lire ici), qui propose un nouveau mot pour remplacer cette expression anglaise si difficile à importer. L’occasion pour lui de revenir sur un des tendances les plus urgentes de ces dernières années. : la “curation”.
Francis propose “webinage”. Je ne suis pas fan. Mais il a le mérite d’ouvrir la saison de la chasse. La curation, c’est le filtrage, la synthèse et la mise en scène de l’information dans une logique de recommandation. Le mot anglais vient de l’univers des musées. Un “curator” est un “conservateur”. Il sélectionne les oeuvres et artefacts à exposer, les restaure s’il le faut, et les met en scène dans un musée. Mais en français, le mot n’est tout simplement pas adapté : “conservateur”, rien de plus éloigné de ce que cette “nouvelle” activité, ce nouveau besoin dans l’abondance d’information, nous dit des usages en cours. Il ne s’agit pas de conserver l’info, mais bien de la faire émerger de l’opacité dans laquelle le web et les réseaux sociaux l’ont plongée. Mais, surtout, de lui “redonner sa valeur d’usage”, comme l’explique très justement Francis. Delete the scoop?
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Les mots intraduisibles ont ceci de merveilleux qu'ils rappellent l'importance du vocabulaire, titillent l'inventivité et poussent au néologisme. Il en va ainsi de "curation", l'activité qui, aux États-Unis (et en Grande Bretagne) consistait à sélectionner les collections d'un musée et à les mettre en scène. Delete the scoop?
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