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Médias sociaux et Médias traditionnels, Social TV & TV Connectée, second screen
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Les (très) beaux restes et l'avenir de la TV

Les (très) beaux restes et l'avenir de la TV | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it
Clemence BJ's insight:

La TV reine. En 2014, les Français disposent en moyenne de 6,4 écrans par foyer. Ainsi,44% des multi équipés (TV, tablette et smartphone) ont-ils utilisé leurs différents écrans pour regarder des programmes en live ou en replay au cours du dernier mois, contre 28% pour l’ensemble de la population de 15 ans et plus. L’ordinateur se positionne quant à lui en tant que second écran favori pour regarder la télévision, selon, une étude menée par Médiamétrie. Smartphone et tablette sont à égalité sauf pour les 15-24 ans qui consacrent de plus en plus de temps à regarder la TV sur leur téléphone. En effet, 2 millions des15 ans et plus regardent quotidiennement la télévision sur un autre écran, soit 82% de plus qu’il y a deux ans. Ils y consacrent en moyenne 4 minutes chaque jour contre 3 minutes en 2012. Cependant pour 51,9% des Français, l'écran TV est le 1er écran. Et c’est particulièrement vrai pour les événements fédérateurs comme ce fut le cas en 2014 avec les compétitions sportives internationales qui ont battu des records d’audience.

Une baisse conjoncturelle

En 25 ans la durée d’écoute quotidienne de la TV sur l’écran de télévision a augmenté de près de 23%, passant de 3h à 3h41 minutes par individu en 2014 et à 4h33 par téléspectateur. Après des années records entre 2011 et 2013 dont une année exceptionnelle en 2012 à 3h50, la durée d’écoute individuelle (DEI) affiche un léger retrait en 2014 en France, comme c'est le cas au Royaume-Uni (-12 minutes) ou en Espagne (-5 minutes). Pourquoi ? Selon Médiamétrie, en premier lieu, l’équipement en tablettes qui influe sur la durée d’écoute sur le téléviseur. D’autre part, la météo joue un rôle important (2014 s’est avérée l’année la plus chaude en France depuis 1900 … Et plus il fait beau, moins on regarde la télévision). Enfin, cette année "en dehors de deux grandes compétitions sportives mondiales, l’actualité a été moins porteuse et les grands événements nationaux ou internationaux moins nombreux", souligne Médiamétrie, qui relève que la consommation TV en délinéaire sur le téléviseur (différé ou replay) progresse d’année en année passant de 4 à 5 minutes en 1 an.

La social TV : toujours et encore...

En 2014, plus de 33 millions d’internautes sont inscrits sur au moins un réseau social et 30,5% ont déjà lu ou commenté un programme TV. "L’audience sociale devient donc une information additionnelle à l’audience TV", insiste Médiamétrie. Les divertissements font parties des programmes les plus tweetés et engagent le téléspectateur au-delà de la diffusion télévisée du programme. A noter : Secret Story (TF1), 8,9 millions de Tweets, Les Anges de la Téléréalité (NRJ 12) 3,9 millions, Touche pas à Mon Poste (D8), 3,9 millions, Le Grand Journal (Canal +) 0,7 million.

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10 bonnes pratiques pour susciter l'interaction

10 bonnes pratiques pour susciter l'interaction | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it
L’interaction entre les téléspectateurs et les programmes télévisés est l’un des éléments indispensable de la Social TV. Ces interactions ne sont pas nécessairement proportionnelles aux audiences, elles reposent sur différentes stratégies, dont voici quelques bonnes pratiques.Proposer un hashtag dédié et percutant

Au début du programme, quelque soit sa forme (divertissement, information, magazine,…), il est nécessaire de proposer aux téléspectateurs un hashtag dédié au programme afin de centraliser les messages sur internet et accroître l’image de marque du programme. Ce hashtag doit être rappelé au cours du programme, aux retours PUB notamment.

Hashtags ponctuels

En plus du hashtag dédié à l’émission, afin de favoriser une nouvelle fois les réactions, il est judicieux de proposer des hashtags ponctuels symbolisant des moments clés du programme et pouvant susciter un grand nombre de réactions.

Multiplier sa présence sur les réseaux sociaux

Afin de pousser les internautes à commenter l’émission, le programme doit, lui aussi, être présent sur les réseaux sociaux. L’internaute ne se sent alors pas seul et une interactivité se crée directement sur les réseaux sociaux.

Ces derniers plus ou moins éphémère se multiplient au fur et à mesure des années.

Adapter sa présence sur les bons réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont nombreux, certes, mais il ne faut pas pour autant être présent sur l’ensemble, certains peuvent ne pas trouver  leur place dans la communication du programme.

Obtenir un compte certifié / vérifié

Ces symboles sont indispensable pour être présent sur les réseaux sociaux. Ils permettent de donner au contenu une valeur informationnelle sûre et de qualité.

Retranscrire en direct (Live-tweet)

L’interaction peut également être favorisée grâce aux Community Manager retranscrivant en direct ce qui se déroule durant le programme. Ce débat peut alors atteindre des internautes externes venant rejoindre la discussion et le programme.

La présence de personnalités

Les personnalités sont des éléments fédérateurs ayant un fort pouvoir d’attraction autour d’un programme et qui provoque un grand nombre de réaction.

Poser des questions / Lancer des débats

Pour que l’interaction soit de masse, les programmes doivent également aider les téléspectateurs en leur proposant des sujets de discussion / débat, où en leur posant des questions. Ils peuvent prendre différentes formes : sondages, questions – réponses,…

Proposer un espace mobile

La pratique du 2nd écran est entrée dans les habitudes, il est indispensable de proposer un espace dans lequel les interactions sont encouragées. Ces espaces prennent notamment place au sein des applications des chaînes de diffusion qui centralisent les réactions liées au programme diffusé.

Suivre SocialTV.fr !

Pour rester informé de toutes les dernières nouveautés, des pratiques qui sont faites de la Social TV et des interactions à travers d’autres programmes, rendez-vous régulièrement sur notre site.

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Social TV : comment Twitter dope l’impact des marques

Social TV : comment Twitter dope l’impact des marques | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Socialyse, entité social média de Havas, et Twitter présentaient les résultats de leur étude TVxTwitter menée en octobre dernier, sur la place croissante qu’occupe Twitter dans la consommation télévisuelle.

Le dispositif comprenait des volets ethnographiques, qualitatifs et quantitatifs, dont une partie menée auprès de marques clientes de Socialyse.

Comme l’évoquait Raphael de Andreis, CEO de Havas Media group France, « l’intelligence pour les marques réside dans la synchronisation des média ». La social TV crée un opportunité unique d’adresser des communautés qui se créent autour des programmes en prenant part à la conversation.

Principaux enseignement de l’étude :

1 – Le rôle prépondérant de Twitter dans la consommation télé

Petit rappel pour commencer : Twitter bénéficie d’un public très engagé. 59% des utilisateurs sont quotidiens, 80% utilisent Twitter sur mobile, 1 utilisateur Twitter sur 2 suit des marques, 1 follower de marque sur 2 a retweeté une marque au cours des 3 derniers mois.

En plus de son fort potentiel conversationnel, le réseau par nature est live et public. De quoi le rapprocher du téléspectateur au moment d’allumer son poste.

De fait, 70 % des tweets sont vus au moment du prime TV !

Le second écran est désormais une réalité massive. Rappelons qu’un utilisateur sur 2 twitte en regardant la TV, et 35 % publie des tweets ou retweete en lien avec le programme regardé !

 

Quelques chiffres pour s’en convaincre ?

– secret Story a été suivi par 8,9 millions de tweets (en audiences cumulées)

– Sur une seule diffusion, Harry Potter a généré 302 000 tweets.

– A noter que les grandes manifestations sportives et donc télévisuelles, dopent la twittopshère :  la coupe du monde de football a vu un hausse de + 33% de tweets.

 

2 – Quel public s’engage et pourquoi

L’une des vertus de l’étude est d’avoir dressé et quantifié une typologie de Twittos eu égard à leur comportement social TV :

– 10 % des twittos sont addicts : ils ne peuvent regarder la télévision sans twitter (il s’agit surtout de CSP+)

– 24% le font réguilèrement

– 39 % le font de manière occasionnelle

– 27 % ne le font pas du tout

 

 

Les programmes les plus twittés :

– 29% la téléréalité

– 23% le sport

– 22% les divertissements

 

 

Le volet ethnographique de l’étude révèle la motivation des téléspectateurs twitteurs :

Twitter donne une tribune à ceux qui souhaitent s’exprimerLa télévision vend du rêve, Twitter le rend plus accessibleTwitter sert de catalyseur émotionnel. Une utilisatrice interviewée à l’occasion de l’étude décrit Twitter comme un « transmetteur d’émotions »

 

Twitter change même la manière de consommer la télévision, puisque pour 2 personnes sur 3, Twitter va permettre de voir s’il y a un autre programme dont tout le monde parle et une personne sur 3 choisit de regarder un programme lorsqu’il est très discuté sur Twitter.

 

3 – l’impact pour les marques

Le terrain est du coup très favorable aux marques et à la publicité. L’amplification de l’expérience TV sur Twitter a de fortes retombées, dès lors que le bon contenu arrive dans la bonne conversation, au bon moment.

En effet,

– 2 utilisateurs sur 3 recherchent sur Twitter des hashtags vus à la télé

– les publicités avec hashtag génèrent 42 % de conversations en plus

L’étude va même plus loin sur les attributs d’image auprès des téléspectateurs twitteurs : l’émotionnel positif drainé par une marque dans une pub serait multiplié par 3,2 et la considération d’achat de la marque doublée.

 

 

Mais attention, pour y arriver pleinement, pour être engageantes, les marques doivent apporter de la valeur, c’est-à-dire, si l’on en croit les attentes des utilisateurs : de l’humour, apprendre quelque chose de nouveau, proposer de l’info liée à leurs centres d’intérêt.


En savoir plus sur http://www.viuz.com/2014/12/01/social-tv-comment-twitter-dope-limpact-des-marques-etude-havas-et-twitte/#IDzr1yzKeIv2umKE.99

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Twitter et TV : le plus grand canapé du monde

Twitter et TV : le plus grand canapé du monde | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

On avait bien le sentiment qu'ils avaient plein de choses à se dire, à vivre ensemble... La télévision et Twitter semblent aujourd'hui indissociables. Plus que jamais, Twitter est le plus grand canapé du monde... C'est en  tout cas ce que valide une étude réalisée par Socialyse, la structure social media de Havas, pour le compte de Twitter. Baptisée "TVxTWITTER", celle-ci veut démontrer la transformation du site de micro-blogging en véritable "bande son sociale de la TV". On apprend ainsi que pour deux personnes sur trois, Twitter rend l’expérience TV « plus fun » et donne l’impression qu’il y a « d’autres personnes » avec soi. Dans le même temps, le même ratio recherche les hashtags vus à la TV. En outre, les publicités TV qui contiennent ce hashtag génèrent 42% de conversations en plus. De même, deux personnes sur trois, encore, utilisent Twitter en même temps que la TV pour interagir avec le programme et 71% partagent leurs opinions avec les autres téléspectateurs. Ils sont en outre 72% à chercher à avoir du contenu additionnel en lien avec le programme qu’ils regardent et 66% à accéder à du contenu exclusif. Deux personnes sur trois vont tenter de voir s’il y a un programme « dont tout le monde parle » et une sur trois choisit de regarder un programme s’il est très discuté sur Twitter.

Dans cet écosystème, les marques ne sont pas perdues. Une personne sur deux retweete des marques parce qu’elles aiment le contenu, deux sur cinq pour participer à des jeux concours et une sur trois pour bénéficier d’offres exclusives. Et l'étude de préciser que "plutôt que s’inviter de manière impromptue et inopportune dans les conversations, les marques doivent donc s’intégrer dans les conversations pour lesquelles elles sont pertinentes et y apporter un contenu à forte valeur ajoutée". Ainsi, les émotions positives pour la marque sont-elles multipliées par 3,2, renforçant ainsi la sensation de proximité (x2,5), et la considération d'achat (x2). L'association de ces deux canaux, souligne Socialyse, permet également de "renforcer le socle d’ambassadeurs", qui seront 2,4 fois plus nombreux à recommander la marque. Enfin, la dimension conversationnelle va renforcer l’écoute des consommateurs (x2,8) et leur confiance envers la marque (x2).

Méthodologie : l'étude menée en octobre 2014 s’articule autour de deux phases : La première, ethnographique et qualitative, repose sur d’une observation en situation simultanée d’utilisateurs de Twitter et de la télévision, suivie d’une série d’interviews semi-directives pour comprendre les comportements. La seconde, quantitative, a permis de hiérarchiser les tendances identifiées et comprend également un focus sur des campagnes TV/Twitter menées avec certains clients de Socialyse. Les résultats concernent uniquement des utilisateurs de Twitter. échantillon de 1 007 utilisateurs de Twitter (30 derniers jours), âgés de 18 ans et plus, équipés haut débit et représentatifs sur l'âge, le sexe, la localisation ainsi que la fréquence d'utilisation de Twitter.

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La mort de la télé, déjà programmée?

La mort de la télé, déjà programmée? | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it
Ou comment les bouleversements de cet objet relèvent plus des théories de Lavoisier que de Darwin...

À chaque apparition d’un nouveau média, il a toujours existé des observateurs pour décréter la mort d’un autre média. La radio aurait tué la presse, la télévision aurait tué la radio et aujourd’hui Internet tuerait la télévision, la radio et la presse. Une vision darwinienne totalement erronée bien sûr. Sinon, nous n’aurions plus aujourd'hui ni journaux, ni radio, ni télévision… En revanche, ce qui l’on constate c’est que l’apparition de chaque nouveau média recompose l’ensemble du paysage médiatique, faisant bouger les lignes de séparation et les territoires respectifs de chaque média.

C’est cette recomposition que décrit avec brio "La Télévision est morte… vive ma télévision" (Éditions Télémaque) de Jean-Luc Chétrit, président de Carat France, agence réputée en conseil média, et de François Druel, professeur associé de marketing et d’innovation au sein de l'école d'ingénieurs Istia. Un livre qui nous amène au cœur même de la mutation du média télévision. Un ouvrage complet qui analyse toutes les composantes de cette révolution que vit la télévision. Un guide indispensable pour les annonceurs et publicitaires, mais passionnant pour tous ceux qu’intéresse l’évolution des médias.

  

Et là où l’on aurait pu croire à une implosion du média, submergé par la vague Internet et les nouveaux entrants, force est de constater que l’on assiste plutôt à une explosion.

De "LA" télévision à "MA" télévision

Car, même si le téléviseur conserve sa fonction "d’écran-écrin", notamment via le home cinéma et les écrans 4K surtout pour le live ou les soirées thématiques (qui devient de facto concurrent avec le cinéma ou le parc d’attractions), la télévision irrigue différents écrans : tablettes, smartphones, ordinateurs. Comme le téléviseur est à son tour envahi par les consoles de jeux ou les services OTT… Bref la télévision ne se réduit plus au téléviseur mais mute en "écosystème du divertissement multimédia".

Dans la première partie du livre, les auteurs analysent justement cette télévision d’aujourd’hui, devenue écosystème tant dans ses usages que dans ses enjeux par rapport à l’industrie télévisuelle et les nouvelles mesures d’audiences qui s’imposent. Où la télévision devient un écran total.

Dans la deuxième partie, Jean-Luc Chétrit et François Druel décrivent le bouleversement Internet, ce que nous avons déjà appelé les "invasions numériques" : tous ces nouveaux entrants qui bouleversent le paysage télévisuel. Les box multimédia qui apportent des contenus tous azimuts (les chaînes de la TNT, les bouquets, les chaînes du monde entier…) En résulte une explosion de l’offre avec toujours plus de nouveaux entrants qui produisent des contenus et notamment des séries (Netflix, mais aussi Yahoo, YouTube…) mais aussi une explosion de la temporalité avec la catch up TV et la VOD. Ce qui produit une révolution copernicienne : le centre n’est plus la télévision, mais le consommateur. Ou plus exactement chaque consommateur devient le centre de son écosystème.

Alors que la télévision était historiquement un "média social", la nouvelle donne en fait un média de consommation personnelle. Chacun sa TV. D’où le titre du livre, qui montre qu’il est impropre de parler aujourd’hui de "LA télévision" comme référent mais de "MA télévision" tant il est vrai que chacun produit son propre paysage audiovisuel personnel. De fait, nous devenons tous patrons de chaînes, programmateurs et vidéastes, comme l’écrivent les auteurs.

Vers une re-socialisation de la télévision ?

Les auteurs ne cèdent toutefois pas à l’engouement apocalyptique général. Ils montrent qu’un fort socle de socialisation résiste au tsunami Internet. MA télévision n’est pas un monde clos : elle se partage, se socialise. D’après leurs prévisions à l’horizon 2018, le live va représenter encore 80% de la consommation télévisuelle des 15-24 ans. Et même si l’audience des chaînes historiques décroît, elles devraient toujours peser près de 55% de part d’audience en 2018. Sans oublier qu’Internet, via les réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête, apportent un nouveau lien social qui s’était effacé, par l’éclatement des écrans et la pratique personnelle : ce que l’on appelle la social TV. 

Comme quoi, ce n’est pas à Darwin qu’il faut penser, mais à Lavoisier. Car dans l’écosystème des médias -et dans celui de la télévision en l’espèce -rien ne se perd et tout se transforme. Ce livre est parfait pour s’y retrouver dans l’ampleur de ces transformations.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-116836-ma-television-a-moi-1058040.php?wU68gtBvUSLUJuUq.99

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Twitter, Facebook... et au coeur de la social TV toujours le big data !

« Par ma foi, je faisais donc de la social TV sans que j’en susse rien… ». C’est peut-être ce que dirait Le Bourgeois Gentilhomme s’il était de retour aujourd’hui, commentant les programmes sur Twitter, participant à un dispositif de play along sur une application de chaîne ou consultant sur Facebook les bonus de sa série favorite... Simple transfert de l’effet machine à café vers les réseaux sociaux à l’origine, la social TV est maintenant plus fortement inscrite dans le jeu audiovisuel, et producteurs ou chaînes l’intègrent à des dimensions de plus en plus stratégiques.

Informer le public et assurer la promotion des programmes, d’abord. Dans un univers numérique où « l’hyperchoix » est synonyme de difficulté croissante à émerger, c’est par l’intégration aux dispositifs de communication que les chaînes ont commencé à tirer parti de l’engouement du public. Opérations spécialises proposées en amont de la diffusion d’une fiction ou d’un divertissement, mise en ligne de teasers destinés à entretenir la fidélité du public entre deux saisons, simple tweets d’annonce des sujets phares traités dans les JT… Quand les magazines TV traditionnels ne permettent pas d’aller au-delà de la semaine en cours, les réseaux permettent de varier les horizons, du moment présent au beaucoup plus long terme…

Utiliser la social TV pour enrichir « l’expérience » proposée au public en capitalisant sur l’utilisation parallèle croissante du 2e écran a été la 2e étape. Statistiques, jeux concours, bonus, capacité à changer d’angle de prise de vue, voire 2e fil vidéo… Sports et grands divertissements ont été en pointe des développements proposés par les chaînes et leurs applications.

Avec l’arrivée de la social TV au cœur même du programme et de sa mécanique, le lancement de Rising Star a bouclé la boucle, des phases d’écriture en amont de la production jusqu’à la promotion du programme et à sa diffusion.

Reste une question pour les chaînes et les producteurs, sur la façon dont la social TV s’inscrira demain dans leur équation économique, et sur sa capacité à générer des recettes additionnelles. La commercialisation dans des dispositifs « d’opé spé » apparait limitée dans son potentiel car elle est par nature non standardisable. Parce qu’elle apporte un contact direct avec le téléspectateur internaute, qu’elle leur offre une connaissance accrue de ses habitudes et de ses goûts, ainsi qu’une possibilité de communication one to one, la social TV permet aux chaînes de s’inscrire dans la course au big data et à sa valorisation. Et cet enjeu-là est hautement stratégique.

 

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Émissions de télévision, social TV et applications : Quand le téléspectateur devient acteur

Émissions de télévision, social TV et applications : Quand le téléspectateur devient acteur | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Depuis quelques années, nous observons cette tendance au multi-écrans et au développement de la social tv. Lancer un tweet pendant une série, commenter une émission sur un réseau social ou jouer en même temps que les candidats via une application. A croire qu’il nous est de plus en plus difficile de rester assis devant la télévision, à seulement … regarder la télévision…

Le téléspectacteur

Non, il n’y a pas de faute d’orthographe dans ce titre. Le téléspectateur n’est plus simple spectateur du contenu télévisuel, on l’invite à devenir acteur et même parfois décisionnaire dans l’émission.

Les chaînes de télévision développent des programmes enrichis dont l’objectif est d’accroître l’engagement et l’interactivité des spectateurs.

Pour mieux comprendre ce phénomène, analysons quelques programmes et applications orientés social tv. Nous nous concentrons uniquement sur les stratégies qui vont au delà du simple partage sur les réseaux sociaux puisqu’aujourd’hui cette pratique est largement intégrée.

Les émissions de télévision au cœur du dispositif de social tv et d’interactivitéInviter le spectateur à jouer

L’objectif de faire interagir le spectateur avant, pendant et après l’émission est omniprésent, il s’agira une fois encore, d’améliorer leur engagement pour le concept présenté.

C’est le cas des applications développées autour des jeux télévisés afin d’offrir aux spectateurs l’opportunité de se mettre à la place des candidats et de jouer sur leur smartphone et tablette.

TF1 a voulu aller dans ce sens avec son application Money Drop, fidèle au jeu télévisé. Les joueurs peuvent ainsi défier leurs amis et publier leurs scores.

France 3 l’a aussi fait avec son application « Slam », jeu de lettres et de quizz, inspirée par l’émission du même nom, diffusée à l’antenne.

Depuis quelques années déjà, beaucoup de jeux télévisés ont été déclinés sur les sites web des chaînes. Aujourd’hui, la tendance est davantage à la déclinaison via une application sur smartphone et tablette.

Inviter le spectateur à participer à l’émission

En plus de développer la sympathie des spectateurs pour l’émission, on les incite maintenant à participer.

Nous l’avons vu dans l’émission « Qu’est ce que je sais vraiment ? », sur M6. Les spectateurs étaient invités à jouer via une application téléchargeable sur 6play, en même temps que les candidats de l’émission. Un micro captait le son de la télévision afin de synchroniser l’appli avec l’émission. Les résultats ont été analysés et diffusés en direct sous forme de statistiques (comparaison régionale des résultats par exemple).

Cette innovation réside donc dans le fait de proposer une interaction « en direct ».

TF1 a également tenté l’expérience de la social tv améliorée avec l’émission musicale « The Voice » et son dispositif de caméra à 360° que les téléspectateurs pouvaient commander depuis le site internet de la chaîne. De plus, un système de diffusion des tweets en direct pendant l’émission a été développé. En coulisse, la société Tendrr (partenaire de Twitter) a été chargée de récupérer les tweets en temps réel et le système de les lire, classer et de les sélectionner afin de les diffuser à l’antenne. En plus de ces mécanismes innovants, les participants sont amenés à publier leurs selfies sur les réseaux via un hashtag spécifiquement créé.

Inviter le téléspectateur à décider

L’engagement des téléspectateurs passe donc par différents dispositifs les amenant à participer au déroulement de l’émission, c’est la recherche de l’immersion la plus totale.

Un autre concept semble émerger : donner le pouvoir de décision aux téléspectateurs.

La chaîne D8 a tenté l’expérience avec son programme comique intitulé « What ze teuf ». La chaîne a fait appel au talent des internautes afin qu’ils élaborent eux mêmes le scénario de la série en publiant un tweet avec le hashtag du programme.

D8 a également présenté, en France, le premier dispositif de sondage en direct avec son émission « Nouvelle Star ». Les téléspectateurs ont eu la possibilité de voter en direct via leur pc, smartphone ou tablette et le hashtag rouge ou bleu pour donner leur avis sur la prestation.

Enfin, M6 et son prochain programme « Rising Star » compte mettre le téléspectateur au cœur du programme en lui conférant la responsabilité d’être juré de l’émission. Les téléspectateurs sont amenés à voter en direct via une application sur 6play. La photo du votant peut apparaître sur le mur géant, installé sur le plateau de l’émission.

Conclusion : l’enrichissement du programme comme ligne de mire

L’intérêt du multi-écrans et des dispositifs de social tv est qu’ils enrichissent le programme. D’ailleurs, la chaîne sportive payante BeIN SPORTS a voulu aller dans ce sens lors de la coupe du monde de football.

Donner la possibilité aux téléspectateurs de pouvoir participer à l’émission, voire même, de décider du résultat est une pratique qui suit les tendances actuelles. Il s’agit de révolutionner le concept du télé-crochet. C’est le cas avec le programme musical Rising Star, une innovation en France mais déjà largement déployé à l’international (programme d’origine Israélienne et vendu dans plus de 25 pays).

Le challenge technique est donc de taille, puisqu’il va s’agir de proposer des programmes intéressants ET interactifs. Les chaînes doivent dorénavant compter sur leurs partenaires qui gèrent toute la partie digitale et technique. La pression est importante puisqu’un bug sur une application peut mettre en péril tout le concept de l’émission.

De manière générale, les chaînes ne doivent pas perdre de vue l’objectif de l’enrichissement des programmes au risque de perdre le téléspectateur dans une jungle de contenus et de publicités qui appauvrissent le concept initial.

- See more at: http://www.webmarketing-com.com/2014/09/26/32146-emissions-television-social-tv-applications-telespectateur-devient-acteur#sthash.ZAdjuZwZ.dpuf

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Social TV : Canal+ déploie la solution "Moments Share" de WildMoka sur l'InstantCanal

Social TV : Canal+ déploie la solution "Moments Share" de WildMoka sur l'InstantCanal | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Le groupe Canal+ vient de conclure un accord avec Wildmoka pour le déploiement de sa solution « Moments Share » sur l’InstantCanal, une fonction de partage de clips vidéos sur canalplus.fr.

Basé à Sophia Antipolis, Wildmoka, leader dans l’analyse automatique, l’enrichissement et la monétisation des contenus audiovisuels, a été la 1ère startup sélectionnée par le programme CanalStart de Canal+, premier groupe de télévision payante en France, qui choisit aujourd’hui la solution Moments Share de la startup spohipolitaine pour lancer l’InstantCanal, une fonction de partage de clips vidéos sur Canalplus.fr.

Fabienne Fourquet, directrice des Nouveaux Contenus au sein du Groupe Canal+, se réjouit de ce choix : « À l’heure où nous utilisons de plus en plus les médias sociaux comme levier d’audience et de fidélisation, Wildmoka nous a fourni en quelques semaines une application de Social TV amusante et intuitive, qui rend le pouvoir aux utilisateurs, permettant de générer plus de buzz autour des programmes et d’accroître la consommation de nos contenus non-linéaires.« 

Moments Share est une application simple et ludique qui permet à l’utilisateur de naviguer au sein d’une vidéo, d’en sélectionner une image, un clip ou une séquence animée, et de la partager avec ses amis sur n’importe quel réseau social. Moments Share est basé sur la plateforme Wildmoka, une infrastructure cloud robuste et extensible qui transforme toute source vidéo en un contenu enrichi, interactif et compatible avec les réseaux sociaux. La plateforme ingère n’importe quel flux vidéo, y compris le direct, et grâce à des algorithmes brevetés, le délinéarise et l’enrichit en temps réel avec du contenu extrait des réseaux sociaux ou de toute autre source. Moments Share offre aux éditeurs et propriétaires de contenus  une solution performante et personnalisable qui :

Crée de la valeur ajoutée grâce aux recommandations consumer-to-consumerGénère des revenus publicitaires complémentairesPermet de mieux contrôler l’image de marque par l’intermédiaire du contenu social sélectionné et du buzz positif.

Moments Share fait partie de la Moments Service Suite, qui inclut d’autres solutions innovantes. Parmi elles,Moments Replay, permettant de revoir instantanément n’importe quel moment ou programme de façon enrichie à travers une expérience utilisateur très innovante ; ou encore Moments Capture, qui extrait automatiquement les moments clés des émissions TV ou des événements en direct afin les mettre en valeur.

Fondée en novembre 2013 par deux anciens d’Open Plug puis d’Alcatel-Lucent, Cristian Livadiotti et Thomas Menguy, WILDMOKA est une entreprise pionnière dans l’automatisation, l’enrichissement et la monétisation des contenus audiovisuels. Elle développe des technologies qui réinventent l’expérience utilisateur télévisuelle et propose des solutions novatrices aux détenteurs de droits et fournisseurs d’accès, les aidant à faire face aux mutations des modèles économiques de l’industrie de la télévision et de la vidéo.

L’InstantCanal basé sur la solution Moments Share de Wildmoka est une première réussite du programme CanalStart du Groupe Canal+, destiné à soutenir et encourager les initiatives de jeunes entrepreneurs dans l’univers des médias, particulièrement dans le domaine des équipements et services connectés. Destiné aux startups de toutes les nationalités, il sélectionne 4 à 5 projets par an qui bénéficient d’un accompagnement « humain, industriel et financier » à hauteur de « 50 000 à 150 000 euros chacun ».

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La social TV permet aux marques d’enrichir l’expérience de la pub télé

La social TV permet aux marques d’enrichir l’expérience de la pub télé | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Une interview d’Emilie Proyart, DG Europe de Seevibes, spécialiste de l’audience télé sur les réseaux sociaux.

 

 

Qu’est-ce que la social TV ?

La social TV, c’est l’interaction des internautes sur les réseaux sociaux lorsqu’ils regardent la télévision. Elle concerne 1/5 des internautes. 2/3 des téléspectateurs utilisent régulièrement leur Smartphone comme second écran.

Les internautes commentent beaucoup les programmes télé, notamment les grands rendez-vous d’audience, car ils partagent une émotion au même moment que leurs amis, leur famille et beaucoup d’autres personnes.
Les sujets les plus commentés sont le sport, la télé réalité, les télé crochets, les grands événements calendaires comme l’eurovision.
Les gens en prennent de plus en plus l’habitude, et c’est bien sûr lié à la progression des réseaux sociaux, notamment l’audience sociale Twitter qui a augmenté de + 183% cette année !

Pourquoi les marques doivent-elles s’intéresser à la Social TV ?

La social TV permet aux marques de comprendre qui sont les consommateurs touchés par un spot de pub, qui interagit, comment, quels sont les programmes télé avec lesquels ils sont le plus en phase.
La marque peut savoir si son investissement publicitaire correspond bien à sa cible de communication, si elle touche bien l’audience attendue.

Notre métier depuis 2011 consiste à proposer une deuxième grille de lecture, complémentaire à celle de Médiamétrie.

Les annonceurs investissent énormément en pub TV. Aujourd’hui, ils ont l’opportunité d’avoir en temps réel une confirmation (ou une infirmation) de tendances observées par Médiamétrie.

Les marques disposent alors de toutes les billes pour pouvoir enrichir l’expérience utilisateur sur le second écran. Par exemple, avec the Voice Kids, une marque doit-elle adopter une nouvelle stratégie et comment doit-elle s’engager via ses contenus de marque, quelles doivent être les interactions en terme de community management ? Grâce à Seevibes, la marque peut réajuster sa communication au spot à spot, par tranches horaires,…

Exemple d'affinité sociale par programme : la catégorie automobile

 

En France, avec la création du SRP (Social Rating Point), indicateur créé par Havas à partir des données Seevibes et médiamétrie, la social TV influence désormais le media-planning.

SFR a par exemple parié sur La Nouvelle Star sur D8, où un vote en ligne était proposé. La marque avait préparé des tweets pour le vote en amont, et qui étaient parfaitement en phase avec le programme.
Ce fut un succès pour la visibilité de la marque sur Twitter: Seevibes a pu mesurer que la marque a été citée dans 40 % des conversations autour du programme.

Quelques conseils pour les marques ?

La Social tv est neuve, tout est à construire !

Cela dit, un premier conseil serait de bien utiliser les hashtags. On constate que les marques utilisent les hasthags à gogo mais souvent sans rien nourrir en relation. Cela peut être dangereux, car en voulant faire dans le cool, elle risque en fait d’être déceptive. L’idée doit toujours être d’enrichir l’expérience sur le second écran.
Il faut bâtir du contenu publicitaire qui fasse potentiellement réagir en social.
Chez Seevibes par exemple, nous pouvons identifier les personnes qui commentent la publicité. Charge aux annonceurs d’en faire bon usage comme en exposant cette communauté d’influenceurs à des messages spécifiques qu’ils veulent tester, avant de les diffuser plus massivement.

Sur Facebook et Twitter, on retrouve en fait toutes les populations, et même les internautes qui ne commentent pas sont intéressants, car ils sont tout de même exposés aux messages.
La question est souvent de savoir quel est le meilleur réseau pour communiquer. Si l’on prend un événement comme le Tour de France, les internautes sont beaucoup plus actifs sur Facebook que Twitter ! Pour une marque qui souhaiterait s’associer à l’événement, ce constat est loin d’être neutre pour faire son choix d’investissement.


En savoir plus sur http://www.viuz.com/2014/09/22/la-social-tv-permet-aux-marques-denrichir-lexperience-de-la-pub-tele/#i2JlZSPu9jRvOfYV.99

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Three quarters of millenials discover TV from friends, social media » Digital TV Europe

Three quarters of millenials discover TV from friends, social media » Digital TV Europe | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Some 76% of 18 to 29 year-olds discover new TV shows from friends, family and social media, according to research by interactive social TV service Relay TV.

This compares to 48% of respondents who reported discovering new shows from commercials, and only 15% who said they do so through the TV guide.

The study claims that 73% of millenials still watch TV on a traditional TV set, though 74% also watch content online using a computer, smartphone or tablet.

Some 59% said they watch subscription content using a computer, smartphone or tablet, while 46% watch subscription content through an app on a smart TV.

A total of 43% reported connecting a computer to the TV to watch online content.

“What drives Millenials is spending time and participating with their friends. With this in mind, we developed a social TV solution that allows viewers to check-in, discover, watch together and interact, all in a single unified experience,” said Kye Cheung, CEO of RelayTV.

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Social Moov lance officiellement Mediamplify, pour synchroniser en temps réel des publicités TV avec Facebook

Social Moov lance officiellement Mediamplify, pour synchroniser en temps réel des publicités TV avec Facebook | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

La rentrée 2014 rimera avec Social TV sinon rien ! Après des mois d’attente, Social Moov, acteur de l'achat d’espace sur les réseaux sociaux, vient officiellement de lancer Mediamplify, son outil destiné à synchroniser en temps réel des publicités TV avec Facebook. Un outil dévoilé en avril dernier et plein de promesses pour les annonceurs !

En avril dernier, Air of melty vous annonçait que Social Moov venait de créer un outil pour synchroniser la publicité sur TV et sur les réseaux sociaux. La société européenne leader d’achat média sur les réseaux sociaux affirmait alors son envie et son ambition de s’attaquer précisément au domaine de la Social TV, en plein essor en France. C’était le cas à l’époque, avec TF1 misant largement sur l’interaction avec les téléspectateurs via Facebook et Twitter pour engager les jeunes téléspectateurs lors des primes de The Voice 3, et c’est encore plus le cas aujourd’hui, avec le nouveau télé-crochet de M6, Rising Star, qui sera diffusé à partir du 22 septembre et qui repose intégralement sur la tendance de la Social TV et du second écran, en positionnant le public en tant que jury prenant le contrôle de l’émission. Alors que Rising Star et Facebook ont annoncé un partenariat il y a déjà plusieurs mois, Social Moov vient officiellement de lancer (enfin) Mediamplify, son outil permettant justement de synchroniser en temps réel des publicités TV avec Facebook. Pile au bon moment on dirait !

LA SOCIAL TV DANS LE VISEUR !

La plateforme Social Moovpermet donc désormais de cibler des utilisateurs sur Facebook ayant été soumis à un premier message publicitaire à la télévision. Le ciblage en question est effectué grâce à la technologie de reconnaissance TVTY, qui détecte en direct les publicités télévisées diffusées lors d’un programme, et les premiers résultats sont déjà encourageants puisque le taux d’engagement se verrait "augmenté de 60% en comparaison d’une campagne de ciblage classique sur les réseaux sociaux", comme le revendiquait Social Moov lors de la présentation initiale de son outil. La solution monitore en temps réel les 20 chaînes de télévision principales en France et permet de détecter en temps réel les publicités TV diffusées lors d’un programme. La technologie contribue à amplifier la puissance d'un spot télévisé en prolongeant le message des marques auprès des utilisateurs de Facebook qui ont été exposés au message mais également à leur communauté. La rentrée sera pleine d’innovations, c’est désormais une certitude !

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Multi-écrans : les tendances de la télévision sociale, 18% combinent la TV avec Twitter

Multi-écrans : les tendances de la télévision sociale, 18% combinent la TV avec Twitter | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Strategy Analytics vient de publier un rapport qui identifie les 6 principales tendances dont les téléspectateurs regardent aujourd’hui la télévision. Ce rapport met également en avant l’impact de la télévision connectée et des réseaux sociaux – plus particulièrement de Twitter – sur ces nouveaux comportements des téléspectateurs.

Ainsi, moins d’1 personne sur 5 connectées (18%) regardent la télévision via Twitter.33% de ces mêmes téléspectateurs connectés, soit 1 sur 3, restent des téléspectateurs « traditionnels » dit « passifs »  et représentent le plus grand segment. Ils restent très concentrés sur le programme TV qu’ils regardent et n’utilisent pas les médias sociaux, ni sms pour échanger en live sur les émissions.Avec 26%, le deuxième groupe le plus important est celui des « fans du replay ». Ils sont en effet 1 sur 4 téléspectateurs connectés à ne pas regarder les programmes en live. 95% d’entre eux préfèrent sortir et utiliser leurs ordinateurs, tablettes ou smartphones pour visionner en replay les émissions qu’ils ont manquées.

-f

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Arte consolide son offre et vise un rayonnement européen via le digital

Arte consolide son offre et vise un rayonnement européen via le digital | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Arte veut accélérer sa mutation numérique pour rayonner au-delà de la France et de l'Allemagne.

 

Avec une part d'audience de 2% en France, en constante progression, "bien que le nombre de chaînes gratuites ait progressé de +33% en France", précise Véronique Cayla, Présidente d'Arte, la chaîne franco-allemande reste fidèle à son positionnement programme pour la saison 2014-2015. Les temps forts d'Arte sont positionnés autour des documentaires, de l'info, de la culture, des fictions et du cinéma. Pour Véronique Cayla, la mission d'Arte est toujours "d'agrandir l'horizon du téléspectateur" et d'être "dans une logique de l'offre", quitte à se situer à contre-courant de la course à l'audience des autres chaînes.

La prochaine saison sera celle d'une accélération numérique qui pourra permettre à la chaîne de déborder le cadre franco-allemand et de rayonner au niveau européen.

La stratégie de développement s'articule autour des thématiques d'Arte développées sur le web, sur mobiles et tablettes. La dernière-née, Arte Cinéma, vient s'ajouter à Arte Concert, Arte Future, Arte Creative et Arte Info. Par ailleurs, le magazine Tracks fait l'objet d'un nouveau site et de nouvelles applis mobiles.

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Complémentarité Transmédia et Social TV : un plus dans la fidélisation du téléspectateur

Complémentarité Transmédia et Social TV : un plus dans la fidélisation du téléspectateur | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Si le transmédia demeure encore confidentiel, son poids n’est plus du tout négligeable. Quand on présente un projet à une chaîne, on ne peut plus arriver sans l’expression du second écran qui permet l’engagement des téléspectateurs et offre une expérience télévisuelle inédite” disait dans uneinterview Jacques Kluger, Directeur des exploitations dérivées et de la diversification de Telfrance.

Il est vrai qu’en effectuant une veille attentive sur la thématique “social tv et second écran”, on constate que les résultats se rapprochent de ceux du transmédia. On remarque également que les termes se confondent et se perdent même pour les plus expérimentés …

Dans le même temps, on se rend compte que les dispositifs transmédias intéressent de plus en plus les chaînes de TV privées françaises. Ces dernières sont plus habituées à adapter le même message sur plusieurs médias (crossmédia) mais le côté « immersif et participatif » du transmédia apporte un plus dans la fidélisation du téléspectateur.

C’est dans ce contexte un peu trouble mais en grande évolution que French Social TV est allé à la rencontre de Julien Aubert, Experience Designer chez Bigger Than Fiction. L’objectif n’est pas de définir ces termes mais plutôt de comprendre son métier (à mi-chemin entre transmédia – social TV – second écran) et des diverses complémentarités qu’il constate. Julien a également accepté de nous détailler ses méthodes à travers plusieurs exemples concrets et de nous donner son avis sur la maturité du marché.

FSTV : Comment pourrait-on résumer votre métier ?

Julien Aubert : Vous avez une histoire, un univers de marque… mon métier sera de l’étendre. C’est en quelque sorte le chemin logique qui guide nos projets. On va donc aider les producteurs et diffuseurs d’histoires à engager leurs audiences sur le web au travers d’expériences innovantes. Pour nous, le  transmédia n’est pas forcément l’ajout de complémentarités narratives mais plutôt de complémentarités d’expériences. Voilà pourquoi nous avons l’habitude de dire que nous faisons du TV Experience Design.

Donc pour atteindre cet objectif, on va jouer sur plusieurs dimensions pour raconter plusieurs histoires et faire vivre plusieurs expériences :

Temps : on peut donner des éléments de l’histoire avant la diffusion d’un programme, après celui-ci …Espace : on peut transporter une histoire dans autre ville par exemple.Personnages : on peut voir l’histoire sous l’angle d’un personnage en particulier. C’est une manière de relire l’histoire mais avec un autre point de vue, de nouveaux arguments/éléments.

En tant que concepteur transmédia, notre rôle consiste à unifier ces histoires, ces dimensions entre-elles.

FSTV : Comment abordez-vous les projets transmédias ?

Julien Aubert : On utilise notre double casquette de producteur de contenu et d’agence. On essaie de se poser le maximum de questions pour déterminer l’angle d’approche.

Par exemple, si on regarde l’émission Touche pas à mon poste de D8, le téléspectateur s’attend à rire et à s’informer. Cela s’apparente à une offre de service. C’est pourquoi on essaie d’avoir une approche similaire à celle de la création d’un service en se posant les questions suivantes :

Qu’est-ce que le programme me rend comme service ?Pourquoi mon public va voir mon service ?Comment mon dispositif transmédia peut prolonger cette expérience ?

Mais le transmédia est un outil comme un autre, il n’est pas la solution à toutes les problématiques. C’est bien souvent une bonne solution mais pas l’unique.

FSTV :  Avez-vous un exemple qui mêle transmédia, second écran et social TV ?

Julien Aubert : On en a plusieurs mais spontanément je pense au MDR, le « Moteur De Recherche » Made in France. Canal+ voulait un élément avant la diffusion du programme. On a donc travaillé avec l’auteur pour proposer une expérience en amont du programme qui respecte l’ADN de celui-ci. C’est le prolongement de ses intentions. Donc techniquement, on n’est plus dans la notion de transmédia.

L’idée était donc de proposer une expérience de second écran (sur un site web) qui doit préparer le public au programme. Une expérience de second écran divertissante qui va conditionner l’expérience TV.

FSTV : Comme on l’a vu en introduction, le marché évolue, les termes se confondent … Quel est le niveau de maturité des chaînes TV et des marques dans ce contexte ?

Julien Aubert : Avant, on était des évangélisateurs. Aujourd’hui, les chaînes TV et marques sont à un stade avancé. Elles connaissent l’étendue du possible transmédia et souhaitent que les dispositifs proposés puissent être industrialisés et gérés par une partie de leur équipe.

En revanche, elles ne sont pas expertes en scénarisation transmédia mais elles connaissent tous les éléments comme cette matrice d’Edgar Hayes ci-dessus.

Mais avec l’expérience, on note que nos clients cherchent dans le transmédia une certaine façon de travailler et d’éditorialiser un programme.

FSTV : En parlant d’éditorialisation de programme. Pour Cut! la série, vous avez voulu suivre le flow TV à travers les yeux de quelqu’un d’autre. Comment cela se traduit concrètement ?

Julien Aubert : Exactement. La dimension temps est live. C’est à dire qu’on suit l’histoire en parallèle, à travers les yeux de Jules, le personnage principal de la série. On a donc monté un opération spécifique qui replace l’expérience TV au coeur du dispositif :

RÉALISÉ AVEC S'INSCRIRE!                

La création de ponts transmédia est toujours très importante mais on a rendu le concept assez fluide et facile à comprendre. En terme de contenus, les utilisateurs de l’application ont déjà eu accès en exclusivité à :

 

Plus de 100 SMS.50 messages vocaux laissés à Jules par les personnages de la série.50 « snapshots » et plus de 100 photos ou vidéos inédites à découvrir.

Cette application extrêmement immersive est plébiscitée par ses utilisateurs, qui se montrent très actifs :

10 000 téléchargements de l’application20 000 connexions à l’application chaque semaine.10% des utilisateurs accèdent chaque jour, en moyenne, 2,5 fois à l’application.43% des utilisateurs nous ont donné leur numéro de téléphone afin d’être appelés par des personnages de la série, et 112 fans ont déjà été contactés.48% des applications téléchargées l’ont été sur iOs et 52% sur Android.75000 fans sur Facebook.600 000 vues sur Youtube.FSTV : Récemment, vous avez tenté une expérience mêlant transmédia et social TV dans Sharknado 2. Quel est l’histoire de ce projet ?

Julien Aubert : Effectivement, Canalsat voulait engager des influenceurs, pour qu’ils parlent de leurs expériences de visionnage de Sharknado 2.
Nous avons donc, grâce à SyFy, loué une salle de cinéma pour y proposer une expérience originale, sur Twitter, que nous avons partagée avec 65 blogueurs pertinents sur les thématiques du cinéma, ou du film de genre. Afin de centraliser l’engagement sur des passages clés du film, on a affiché sur l’écran des hashtags contextuels afin de créer des “moments”.
Mais la grande difficulté a été d’anticiper ces moments clés et de les scénariser. Sur les 11 hashtags contextuels, 10 ont été Trending Topics France.

FSTV : Un peu plus tôt, vous avez accompagné un format TV un peu spécial : la slow TV. Pouvez-vous nous parler de ce cas ?

Julien Aubert : Simon Buisson et Ludovic Zuili sont les auteurs de Tokyo Reverse, Grégoire Oliverau le producteur chez EdenTV. Christophe Cluzel a piloté le projet web chez France 4. De notre côté, il nous fallait accompagner un programme très long. On s’est dit qu’il y aurait plus d’action sur Twitter que dans le programme lui-même. Voilà pourquoi on a conçu un accompagnement par le biais d’un second écran sur un site hébergé par France 4. Donc on a proposé d’aider le téléspectateur à :

se situer avec une carte et un curseur qui positionnait le personnage.

 

se sentir moins seul car 9 heures de programmes, c’est long. Pour cela, on a crée de l’activité permanente sur Twitter en twittant toutes les 2-3 mn. Ces tweets étaient pour la plupart scénarisés et programmés à l’avance mais parfois le live propose des situations qu’il faut savoir saisir (comme des tweets drôles, des questions …).vivre au côté du personnage sur le web. Lorsqu’il prenait une photo, il y a avait un pop-up à l’antenne qui donnait rendez-vous sur Twitter pour voir la photo. L’auteur avait donc pris énormément de photos. Nous avons donc tout scénarisé et timecodé afin de re-raconter l’histoire sur Twitter.

Au niveau des résultats, on a relevé entres autres :

18 000 tweets générés pendant la nuit (First Trending Topic France de 23h à 9h du matin), le web est devenu le 1er écran du programme.On a publié plus de 260 tweets pendant la nuit. Tout était préécrit, scénarisé (des créas sur le quartier, des haïkus …).
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Mathilde M.'s curator insight, February 17, 2016 5:47 PM

Au travers de l'article on comprend l'impact qu'a le transmédia dans les sociétés TV. 

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Social TV, 2nd écran, OTT : tout est affaire de données désormais

Social TV, 2nd écran, OTT : tout est affaire de données désormais | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it
L’exploitation des données multiples et traces fines laissées par le public en ligne -- lors de ses actions sur écrans compagnons et réseaux sociaux autour des programmes de télévision -- est devenue une mine d’or pour développer l’audience, améliorer les contenus et plaire aux annonceurs. Et peut être, demain inventer de nouveaux modèles économiques.

Car c’est bien cette nouvelle transformation de l’engagement du public, via les données, qui constitue en ce moment le grand nouvel atout de la Social TV et du basculement massif vers l’OTT, selon les professionnels du « second écran », réunis cette semaine à Las Vegas pour leur sommet annuel en marge du CES.

Mais le problème est évidemment de bien interpréter ces nouvelles données qui vont piloter l’industrie des loisirs dans les prochaines années. De savoir en profiter. De les trouver. D’avoir des convictions sur de nouveaux critères et outils de mesure. D’avoir aussi l’expertise pour le faire !

L’OTT et la Social TV ont avant tout « l’immense avantage de nous permettre d’avoir un contact beaucoup plus direct avec l’audience », résume Marc DeBevoise, patron du numérique de CBS, qui comme HBO, multiplie en ce moment les nouvelles offres de streaming en ligne et bâtit des expériences second écran pour les grands évènements en direct (sport, cérémonies …).

« 70% de notre public regarde toujours en direct, même si le temps Internet a dépassé le temps télé, qui recule de 1 à 2% par an ». Mais plus personne (ou presque !) ne regarde la télé sans utiliser en même temps un écran compagnon : 92% des jeunes le font désormais tout le temps, selon la firme Yume qui a créé, à partir de données Nielsen, un calculateur de reach publicitaire multi-écrans.

Endemol, qui dit se passer de plus en plus du feedback d'audience des diffuseurs TV, cherche ainsi à « identifier les communautés de fans pour bâtir de nouveaux marchés autour d’elles ».

« Les diffuseurs TV restent vieux-jeu et ne se préoccupent d’ailleurs des réseaux sociaux que pendant le prime time. Or nous avons un intérêt à long terme pour nos programmes et nos shows, même pendant les moments creux », note David Williams, stratège contenus/technos chez Endemol US.

Getty Images

A chaque réseau social, ses usages, ses particularités, ses avantages

« Facebook parle de votre passé, Twitter de votre présent et Pinterest de votre futur idéalisé », décrit Lance Neuhauser, pdg de 4C, société de mesure de la Social TV.

Pour la YouTuber star du maquillage, Michelle Phan, qui a signé avec Endemol, Pinterestest d’ailleurs plus beaucoup important que Twitter ou Facebook. Mais Endemol ajoute aussi que « l’investissement massif actuel de Facebook pour les vidéos natives paie : elles sont parfois 10 fois plus efficaces que sur YouTube ».

Endemol dit privilégier ainsi « les partages sur Facebook et le temps de visionnage ». D’autres regardent surtout les « Like », leur fréquence, et les RT surTwitter.

Sur Tumblr, privilégier les gifs ou les messages doux, sur Twitter les citations ou des choses drôles.

Les notifications sont de plus en plus importantes : « rien de mieux, dit Endemol, que faire vibrer le téléphone dans la poche de l’auditeur pour avoir son attention ! ».

Certains fans deviennent vite des influenceurs, parfois des rock-stars, à qui les vraies stars répondent. Surtout si ces influenceurs « repackagent » à leur manière les contenus, souvent avec talent.

Les commentaires négatifs sur les réseaux sociaux sont aussi des preuves fortes de l’engagement actif de l’audience, se félicitent les producteurs qui s’en servent pour corriger le tir et n’hésitent plus à répondre et à faire répondre les animateurs et les personnalités. Les marques sont d’ailleurs de plus en plus attentives aux influenceurs, mêmes ceux qui ont les comportements les plus bizarres (« super freaks ») au détriment des célébrités.

« On a écouté Nielsen pendant des années alors que leur échantillon est si loin de refléter la réalité », Chrystie King, directrice de « Levels Beyond, « moteur de reach ». D’ailleurs CNBC a annoncé cette semaine arrêter d’utiliser Nielsen pour mesurer son audience.

Créativité pilotée par les données ?

« Ce n’est que le début de la créativité pilotée par les données », assure Bob Ivins, VP de Rovi, spécialisée dans la découverte des contenus.

Les professionnels des programmes cherchent aussi désormais à être pro-actifs avec ces nouvelles données pour agir sur les contenus, voire déjà travailler sur la personnalisation, sans attendre l’analyse ou les chiffres Nielsen. « Mais le plus souvent, les producteurs ne sont pas impliqués dans l’exploitation des données. Heureusement une nouvelle génération de producteurs arrive. Ils savent souvent exactement ce qu’ils veulent voir passer sur Twitter et Facebook et à quel moment ».

Le défi étant « d’essayer de faire faire aux gens ce nous espérons qu’ils vont faire », souligne Watchwith, spécialiste de la Social TV.

C’est d’ailleurs l’équipe des show-runners de la série Defiance (sur SiFi) qui assure elle-même tous les nombreux contenus sociaux pour un show, produit à la fois pour la télé et les jeux vidéos. Elle a aussi développé une appli qui, identifiant les sons durant un épisode, propose en temps réel sur écran compagnon, des contenus contextualisés. « A la fin de chaque saison, toutes les données sont analysées par mon équipe », indique Kevin Murphy, le scénariste.

Pour cela, il est aussi indispensable de rendre « smart » les contenus en amont. Chaque fichier vidéo devant désormais comporter en plus de l’image et le son, une surcouche de méta-données.

Les producteurs de spectacles sportifs se félicitent aussi de ces données OTT qui les aident à améliorer les shows. Jusqu’ici le « pay-per-view » ne leur donnait aucun enseignement sur les comportements et les réactions du public.

Pourtant, avec les données, les professionnels se disent aussi confrontés à un double risque : ne refaire que les choses qui marchent, trop donner de pouvoir aux fans qui peuvent se contenter du confort et de la médiocrité.

Un nouveau modèle économique ?

Le développement des communautés de fan devrait aussi, selon le directeur del’Annenberg Innovation Lab à l’Université de Californie (USC), permettre d’introduire la discrimination par le prix, qui commence à se développer dans la musique.

Les fans les plus engagés étant plus enclins à payer beaucoup plus pour des contenus liés à leur communauté.

Pour les trouver, ce Lab, qui privilégie le critère de l’état d’esprit du public par rapport à lasegmentation classique de l’audience, a bâti une grille de lecture (avec l’aide de l’intelligence artificielle d’IBM Watson) pour trouver ces fans à partir de 8 niveaux d'investissements émotionnels d’engagement autour des contenus, qui peuvent être autant de leviers pour produire des contenus enrichis (sur réseaux sociaux, en 2nd écran ou autre) :

Le levier Divertissement : se délecter de l'expérience globale de consommation du show (news, contenus supp, ...)Le levier Connexion sociale : le désir de créer ou approfondir la relation avec les autres fansLe levier Stratégie : vouloir apprendre et comprendre tous les détails, exprimer fortement des réflexions statégiquesLe levier Immersion totale : rentrer pleinement dans sa passion, se perdre totalement dans le jeu ou l'intrigueLe levier Identification : s'identifier aux joueurs/aux personnages et à leurs émotions, les reproduireLe levier Fierté : afficher sa passion dans son attitude ou son lookLe levier Plaidoyer : prendre la défense de sa passionLe levier Jeu : prendre part virtuellement ou IRL à des activités liées à sa passion

Trois grandes logiques déclenchent ces engagements :

la connaissance (que sait le public ?)le social (comment le public interagit avec les autres ?)le contexte (lieu, horaire d’interaction, humeur)

Enfin, l’impact des données pour la publicité ne fait aussi que commencer.

« Entre les robots (le programmatique) et les purs créatifs, nous allons bien sûr vers la pub ciblant les comportements », prévient George Hammer, SVP Social Content chez Digitas USA.

Reste aussi la protection des données du public. CBS prévient qu’elle ne les vend pas, mais s’en sert pour ses choix éditoriaux et mieux cibler ses pubs. D'autres ne seront-ils pas vite tentés d’adopter le modèle d’affaires à succès des géants du web ?

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Définition : Social TV par French SocialTV

Définition : Social TV par French SocialTV | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

L’ensemble des actions qui vont favoriser les interactions sociales via un second écran (tablette, smartphone, TV connectée, Ordinateur):

entre téléspectateursentre les téléspectateurs et les programmes (en direct/à la demande) et les chaînesentre les téléspectateurs et les marques

Ces actions peuvent émaner des chaînes TV, des producteurs, d’autres acteurs (site web spécialisés) mais aussi des marques.

Ces interactions sociales visent à :

enrichir et adapter les contenus TV aux nouveaux modes de consommation TVprolonger l’expérience télévisuelle du téléspectateur sur un second écran (application, réseaux sociaux, site web dédié …). L’idée est donc de stimuler et d’engager le téléspectateur en lui permettant de découvrir des programmes, d’avoir une influence dessus, de discuter autour de celui-ci, d’en savoir plus, de jouer …favoriser l’impact des publicités et des marques
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Twitter et Socialyse mesurent l’amplification du réseau social sur la TV

Twitter et Socialyse mesurent l’amplification du réseau social sur la TV | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Twitter France a présenté hier, avec Socialyse, l’entité social media du groupe Havas, les résultats de l’étude «TVxTwitter», menée en octobre dernier, qui décrypte la place du réseau social dans les nouvelles formes de consommation télévisuelle.
A cette occasion, ont été présentés les résultats d’une étude réalisée sur 3 annonceurs de 3 secteurs différents (énergie, entertainment audiovisuel, banque-assurance). Ils montrent l’amplification de l’impact de la communication auprès des personnes exposées à la TV + Twitter versus à la TV seulement, sur les critères d’émotion, de proximité, de considération d’achat et de recommandation, ainsi que sur les valeurs de la marque : innovante (x2,3), fun (x2,6), enthousiasmante (x3,5), audacieuse (x2,8), tendance (x2,2), à l’écoute (x2,8), de confiance (x1,8).



Ainsi, lors du dispositif TV/Twitter d’EDF mis en place par Havas Media pour le match de football France-Espagne le 4 septembre (voir archive), 69% des personnes exposées à Twitter+TV ont trouvé la marque innovante, vs 38% des exposés TV seulement, et 60% se sont senties proches de la marque, vs 37% des exposés TV seulement.
A partir d’une étude réalisée auprès de 1 007 utilisateurs (30 derniers jours) de Twitter, âgés de 18 ans et plus, quatre profils de comportements ont été dégagés : les @adict (10%) qui ne peuvent pas se passer de Twitter devant la TV ; les @core (24%) gros consommateurs de la TV et de Twitter ; les @casual (39%) qui ont besoin de valeur ajoutée pour utiliser le réseau devant la TV ; et les @distant (27%) qui n’utilisent pas le réseau social devant leur poste.



Parmi les personnes utilisant Twitter devant la TV, 72% déclarent chercher du contenu additionnel en lien avec le programme qu’ils regardent et 66% vont chercher des contenus exclusifs. Pour 2 personnes sur 3, Twitter permet de voir s’il y a un programme «dont tout le monde parle» et 1 sur 3 choisit de regarder un programme s’il est très discuté sur Twitter.
Une personne sur deux retweete des marques parce qu’elle aime le contenu, deux sur cinq pour participer à des jeux concours et une sur trois pour bénéficier d’offres exclusives.
Autre résultat de l’étude, à prendre en compte pour les marques qui veulent engager leur audience : les deux éléments qui apportent le plus de valeur dans un tweet sont, pour les personnes sondées, l’humour et le fait d’apprendre quelque chose de nouveau.

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Après la télévision, la social TV

Après la télévision, la social TV | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

C’est un moyen d’allier un média traditionnel aux réseaux sociaux et qui nous permet de suivre un programme TV au bureau, c’est la social TV.

Elle née d’une volonté de reprendre le contenu éditorial dans les médias traditionaux tels que la télévision, dans les réseaux sociaux et de micro-blogging.

Les chaînes de télévision captent les réseaux sociaux et ce qu’il s’y passe. Dès lors, les programmateurs augmentent la profondeur éditoriale et apportent de l’information supplémentaire, complémentaire, très souvent demandée par les internautes. Aussi, il était devenu essentiel de se coller aux usages médiatiques des individus. Depuis l’avènement et la démocratisation des réseaux sociaux, les téléspectateurs commentent et partagent des contenus relatifs aux émissions télévisuelles. La télévision devient un « objet social », qui engendre des conversations de grande valeur que les programmateurs doivent capter, comprendre et valoriser.

La social Tv peut prendre plusieurs formes – « Smart TV », « second écran ». Alors que cette dernière peine à trouver sa place dans les ménages français, le second écran propose profondeur et plateforme relais, le mobile.

1. Facebook et Twitter au service de la social TV

 


Le réseau de Mark Zuckerberg est le média social le plus utilisé en matière de convergence. Cependant, Twitter reste le plus évident dès lors que le micro-blogging allie esprit de synthèse, pertinence et instantanéité. Certaines émissions telles que « Des paroles et des actes » sur France Télévision, stimulent leur audience via des tweets de questions, commentaires relatifs au sujet traité. Si un tri est essentiel, les rédacteurs retiennent à la lecture, que des informations ont été oubliés et devraient être traitées. Twitter est un réseau qui influe sur l’émission inéluctablement.

 

2. L’avènement du format live

Il est évident que les rediffusions et films ont moins d’intérêt que les télécrochets ou encore les programmes sportifs. En effet, ces derniers génèrent énormément d’interactions sur les plateformes sociales. Alors que le live était surtout programmé en prime time afin de générer une audience optimisée, la social Tv permet de suivre un programme en direct depuis son lieu de travail par exemple. En effet, on utilise le second écran, son mobile, afin de relancer l’internaute et l’amener à regarder la télévision. Et si elle devenait un système personnel pour suivre un programme dans n’importe quel contexte de vie ?

3. D’une télévision zapping à une télévision de l’attention

La télévision doit-elle travailler et augmenter la qualité de ses programmes ? La question se pose dès lors que l’objectif premier est de donner matière aux internautes à débattre, rebondir sur les plateformes sociales. La mesure de l’attention et de l’audience change à la télévision avec la démocratisation des réseaux sociaux. Le spectateur démontre son intérêt, sa plus-value mais aussi son mécontentement publiquement. L’intérêt et l’audience se mesurent en partie sur les réseaux sociaux tels que Twitter.

4. Le public devient acteur

Avec la Social TV, le schéma traditionnel de la communication est changé. Le feedback de réception, soit le retour, peut être usé à tout moment et très facilement par les auditeurs. La frontière entre l’émetteur et le récepteur est désormais inexistante. Si le programmateur propose le contenu, ce dernier est façonné et réalisé sur mesure par rapport à son public et le public créé du contenu qui sera valorisé et prit en considération par les chaînes de télévision. Il ne subit plus, il agit et modifie.

5. Quel est l’impact de Twitter sur l’audience TV ?

Kantar Media publie en partenariat avec Mindshare « A year in the life of TV & Twitter in the UK », une étude sur le lien entre les audiences des programmes TV et l’activité sur Twitter. Il a été constaté que le réseau de microblogging a réellement un effet positif sur 11 % des diffusions.

 

 

Twitter a plus d’effet que les genres de programmes que les téléspectateurs préfèrent visualiser en direct.

 

En 2006, Jean-Louis Missika annonçait la fin de la télévision, dû entre autre à l’essor de l’individualisme et du refus du dialogue de la société. Cependant, l’usage d’Internet et de ses réseaux sociaux ne deviennent pas un média politique à part mais bel et bien un moyen de s’exprimer complémentaire aux médias traditionaux.

Après avoir été analogique, puis digitale, notre télévision s’apprête à devenir une télévision web et demain une télévision entièrement personnalisée ?

 

 

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Les gagnants et les perdants de la bataille du second écran

Les gagnants et les perdants de la bataille du second écran | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Un point sur le marché du second écran, entre Social TV, compagnonnage et t-commerce.

Pourquoi ?
18 mois ont suffi. Pour le Superbowl 2013, la télévision « à l’ancienne » s’en sortait encorerelativement bien. Avec la Coupe du Monde 2014, le second écran a dépassé le stade des early adopters pour être définitivement adopté, par le public, mais aussi par les médias et des marques (comme SFR, lire notre article).

Comment ?
Le second écran version 2014 n’a plus rien à voir avec celui d’hier : exit les start-up, les grands gagnants du second écran se nomment Facebook ou Twitter. Quant aux chaînes, elles tirent leur épingle du jeu grâce à l’accès à des contenus exclusifs et à l’interactivité. Revue de détail des gagnants et des perdants du second écran.

1/ Les pure-players du second écran : KO ?

C’est le second écran des origines, peuplé de start-ups aux destins plus ou moins glorieux.  Yahoo ! a ainsi fermé Intonow (un équivalent de Shazam dédié spécifiquement à la télévision), trois ans après son rachat. GetGlu, l’un des pionniers du genre, avec ses check-in et son système de badges à la Foursquare, a fusionné avec un concurrent et s’est renommé TVtag. Miso, application dans laquelle Google Venture et Hearst avaient investi, s’est fait racheter par un concurrent, Dijit, lui-même avalé par Viggle début 2014. En Grande-Bretagne, Zeebox, l’un des réseaux sociaux liés à la télévision le plus visible dans les médias, a déjà subi un rebranding  pour devenir Beamly en avril 2014 « pour échapper à son image geek« . En France, TV Check, lancé par Orange en 2011 et basé sur la reconnaissance d’image, est aujourd’hui en sommeil. Exotique : sur son site officiel, le lien vers le compte Twitter renvoie vers un illustre inconnu, qui tweete en Russe. Parmi les nouveaux entrants du second écran, les seuls gagnants se retrouvent en BtoB : ce sont les spécialistes des analytics, comme BlueFinLabs et Mesagraph, tous deux rachetés par Twitter, ou encore le canadien Seevibes.

2/ Les applications officielles, vrais gagnantes, grâce au contenu

Développées par émission ou par chaîne, nombre d’applications ont été créées expressément pour le second écran, en prolongement direct des contenus télévisuels. TF1 a ainsi lancé Connect sur sa plateforme MyTF1, pour que les téléspectateurs puissent interagir directement avec la chaîne et obtenir des informations supplémentaires sur le programme qu’ils suivent. Sur le second écran, la chaîne met particulièrement l’accent sur l’enrichissement éditorial autour du sport, de l’information et de ses programmes phares comme Secret Story ou The Voice (lire notre article). Chez France Télévisions, pas d’application second écran spécifique, mais un portail, Nouvelles Ecritures, qui rassemble webdocumentaires, applications, et même des projets entièrement transmédia, à l’instar de Jeux d’Influences. Le service public propose aussi de l’information enrichie sur le second écran, via l’application FranceTVinfo. Chez M6, l’écosystème 6Play (plus de 13 millions de téléchargements) fédère les contenus du groupe (M6, W9 et 6ter) et propose de plus en plus d’interaction avec l’antenne, grâce à une technologie de watermarking audio. Pour Rising Star (lire notre article), les spectateurs influent même en temps réel sur le destin des candidats. Aux Etats-Unis, le show quotidien « 106&Park » intègre déjà cette dimension interactive depuis plusieurs années (lire notre article). Le second écran s’oriente de plus en plus vers l’interactivité, avec l’apparition de formats d’émissions conçus autour de lui.

3/ La Social TV, chasse gardée de Twitter et Facebook

La « conversation du lendemain » est un phénomène bien connu des sociologues. Internet amplifie cette conversation dans le temps et l’espace. L’Observatoire des SmartTV  estime que certains programmes TV peuvent effectivement être commentés jusqu’à deux jours après leur diffusion. Twitter règne sur les réactions à chaud, quand Facebook permettrait de s’exprimer de manière plus détaillée, alors que les chaînes semblent avoir renoncé à tenter de rapatrier ces conversations sur leurs plateformes. Que ce soit Twitter ou Facebook, chacun se revendique leader de la « Social TV » : Twitter a le mérite d’être public, donc facile à mesurer, alors que la plupart des conversations sur Facebook sont privées. Pour la Coupe du Monde,  Facebook générait 57% des interactions sur le sujet en France, loin devant Twitter, selon un calcul mené par Havas. Pour donner plus de visibilité aux conversations, Facebook tente d’imposer les hashtags sur sa plateforme, avec un succès mitigé. A l’écran, la plupart des émissions font le choix de Twitter comme canal de conversation et d’interaction et la diffusion des tweets à l’antenne est devenu courant.

4/ L’avenir du second écran : le t-commerce ?

Avec un marché publicitaire morose, faire le lien entre la télé et l’e-commerce sera-t-il le nouveau Graal des chaînes ? TF1 occupe une position forte dans le domaine avec sa filiale Téléshopping : celle-ci a d’ailleurs annoncé en juin dernier le lancement d’une application de TV-Commerce, directement sur l’écran des téléviseurs connectés, pour acheter les produits présentés en un clic de télécommande. A quand le même service sur mobiles et tablettes ? M6, de son côté, a expérimenté le T-commerce en 2013 avec « Le Meilleur Pâtissier », en permettant aux téléspectateurs d’acheter les ustensiles de l’émissions depuis leur application. Avec Rising Star, la chaîne s’est associée aux 3Suisses pour proposer d’acheter les looks des candidats (lire notre article). Sur ce créneau, des start-up tentent aussi de se faire une place, à l’image du projet « You Can Have It« , issu des startups « made in ESCP Europe ». Twitter, avec son bouton « buy » et ses partenariats avec des acteurs du e-commerce (lire notre article) pourrait aussi tirer son épingle du jeu, alors que Facebook expérimente la synchronisation automatique entre ses publicités et la télévision, via le microphone des smartphones (lire notre article). De quoi reproduire la même bataille entre start-up, chaines de télé et réseaux sociaux que dans la social TV ? 

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La social TV peut-elle apprendre de ses erreurs ? - Rinsing Star

La social TV peut-elle apprendre de ses erreurs ? - Rinsing Star | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

C'était ce jeudi que M6 organisait la grande première de son nouveau show de la rentrée : Rising Star. Énième promesse d'une évolution de la Social TV, grâce à laquelle ce média vieux de 80 ans veut continuer de nous séduire, cette émission affichait de grandes ambitions. Le second écran est-il condamné à n'être qu'une grande déception à l'arrière-goût publicitaire, ou peut-il enfin trouver sa place ?

Alors qu'une exposition retrace actuellement 80 ans d'évolution de la télévision au Centre National des Arts et Métiers (CNAM), les chaînes cherchent à la réinventer. Il faut dire que ce média affichait dernièrement une baisse d'audience en France, et il est attaqué de toutes parts, des offres de SVOD telles que CanalPlay ou Netflix, aux bouquets de chaînes qui misent sur une large diffusion numérique comme OCS, en passant par les géants du web qui veulent faire de services tels que YouTube la TV de demain. Le tout avec des services et des formats publicitaires bien plus dans l'ère du temps.

La télévision reste un canal majeur pour toucher une large audience

Pour autant, la puissance de la télévision ne se dément pas. Que ce soit pour l'information, le divertissement ou pour simplement toucher une large audience, c'est encore là qu'il faut se montrer. Mais il y a urgence à redonner un second souffle à tout cela, et l'émergence des réseaux sociaux ainsi que des smartphones et tablettes a donné naissance à deux notions qui ne cessent de prendre de l'ampleur : le second écran et la Social TV.

 

Des phénomènes que nous suivons avec attention depuis fin 2012. Et autant dire que si cela permet à certains de se faire mousser et à d'autres de livrer expertises sur expertises en prophétisant une révolution sans commune mesure, on est loin du compte. Chaque année est l'occasion d'annoncer des nouveautés en tous genres : de nouvelles applications, de nouveaux programmes, de nouvelles expériences... mais avant tout de nouveaux formats publicitaires. Et souvent, de faire naître de nouvelles déceptions.

 

C'est d'autant plus regrettable que les interactions à la télévision n'ont rien de nouveau. On en trouvait en effet déjà à l'époque où le mot « télématique » paraissait futuriste, avec des programmes comme Hugo Délire qui date de septembre 1992 :

 

La TV veut adapter le numérique à ses habitudes, alors qu'il faut faire l'inverse

Car le monde de la TV tente, comme bien d'autres, de rentrer dans le numérique sans se débarrasser de ses mauvaises habitudes, et ne voit dans le second écran qu'un espace de diffusion qui n'est pas soumis au CSA et à ses limitations en terme de publicité. Bref, un potentiel énorme dont il faut profiter avant tout. 

 

Résultat, si les premières générations d'applications comme « Devant ma TV » de M6 n'étaient décevantes que du fait de leur ergonomie assez mauvaise et du manque de maitrise des plateformes par les équipes, les solutions suivantes n'étaient guère plus convaincantes tout en devenant insupportable du fait de l'omniprésence de la publicité.

 

Que ce soit pour des émissions comme Secret Story, The Voice et Top Chef ou les matchs de foot, la moindre vidéo est prétexte à l'intégration d'un spot publicitaire, le logo omniprésent a tendance à devenir un grand bandeau pour vanter le produit de la marque sous n'importe quel prétexte. Sans parler des partenariats « exclusifs » qui n'ont pas vraiment de sens d'un point de vue technique, quand il n'est tout simplement pas question de nous proposer du contenu complémentaire histoire de tenter de nous fourguer un livre de recettes via un site de vente en ligne dont personne n'a pris la peine de l'intégrer correctement.

 

La Social TV, un potentiel gâché... sauf par ARTE et quelques rares exceptions ?

Malgré le gros potentiel du numérique et de ces outils, nous avons donc vécu toutes ces déceptions, les unes après les autres, depuis notre canapé et devant notre TV. Rares sont ceux qui ont su marquer leur différence, même si Arte a réussi à faire un vrai travail d'intégration du second écran à plusieurs de ses programmes ces derniers temps. On regrettera d'ailleurs que la puissance publique n'aille pas vraiment sur ce terrain.

 

En effet, rares sont les émissions de France Télévisions à réellement proposer de telles interactions. Et si des expériences intéressantes sur quelques programmes, notamment avec les grands évènements sportifs ou Médias le Magazine qui est diffusé chaque dimanche, on se souviendra là encore de la déception complète autour d'un Qui sera le prochain grand pâtissier ?. Bref, près de deux ans après notre première analyse du sujet, le tableau nous semblait bien noir. 

Rising star : le messie ?

Mais il y a quelques mois, M6 est arrivé avec un nouveau concept : Rising Star. Il s'agit d'un programme israélien, véritable carton dans son pays d'origine notamment grâce à un principe simple : plutôt que de voter par SMS à attendre le résultat validé par un huissier, le tout étant soutenu par un suspens un peu lourdingue qui dure cinq bonnes minutes à l'antenne, c'est une application qui est utilisée. Le vote est donc gratuit, le résultat affiché en temps réel, et le public peut se voir affiché à l'écran. Comme toute bonne idée, elle était simple, toute bête, mais néanmoins diablement efficace.

 

M6 qui a connu une saison 2013-2014 difficile avec des marques qui commençaient à mal vieillir a vu dans cette émission la possibilité d'un renouveau, mais c'était aussi un gros pari. On parle en effet de 600 000 euros par soir, pour une grille qui coûte en général 1 million par jour comme le rappellent nos confrères du Monde. Il ne fallait donc pas se louper, et surtout ne pas recommencer les erreurs du passé au niveau de la Social TV, qui était ici au centre du dispositif, plutôt qu'un complément que l'on pouvait se permettre de mal maitriser.

Le douloureux précédent de #QQJSV et la question de la publicité

Tout s'est donc fait en plusieurs étapes. On a ainsi vu une première tentative d'interaction en prime-time avec un jeu, qui n'était pas diffusé en direct, mais qui permettait à chacun de voter : Qu'est-ce que je sais vraiment ?. Une manière de commencer à dimensionner le dispositif tout en habituant les téléspectateurs au principe mais en limitant la casse puisque le programme n'était pas un réel enjeu. Et le résultat était assez mitigé puisque le premier épisode a donné lieu à de gros plantages, à un mécontentement des participants, et surtout à une réaction assez molle de la chaîne qui avait décidé de se cacher derrière l'excuse d'un succès mal maîtrisé, sans vraiment bien gérer les choses sur les réseaux sociaux au moment du crash.

 

Une émission qui continue avec un jeu qui plante... le précédent à éviter

 

Si les choses se sont arrangées pour les épisodes suivants, il fallait surtout éviter cela sur un programme du niveau de Rising Star. D'autant plus que le programme n'a ensuite pas connu que des succès dans les autres pays. S'il a parfois très bien marché, il a rencontré de gros problèmes techniques au Brésil et a été écourté en Allemagne sur RTL, qui fait partie du même groupe que M6. 

 

L'autre problématique à régler était celle de la publicité. Car un programme coûteux est aussi un programme qu'il faut financer. Sans l'argent des votes par SMS, cela n'était pas gagné. M6 a donc semble-t-il revu à la hausse le coût de ses spots, et multiplié les partenaires. Il y a quelques jours, l'ensemble du dispositif était d'ailleurs détaillé par sa régie, et autant dire qu'il pouvait nous faire craindre le pire en terme d'encombrement dans l'application, mais nous en reparlerons un peu plus loin.

Un premier test convaincant, un principe simple et efficace

Après un premier test plutôt réussi la semaine dernière (4,6 millions de téléspectateurs), c'était donc jeudi le soir de la grande première. La chaîne a multiplié les explications autour de la fonctionnalité permettant de voter, et n'a pas lésiné sur les moyens pour une fois. Son application 6Play permettait ainsi de voter sur Android, iOS, Windows et Windows Phone. Seuls les adeptes de BlackBerry étaient donc oubliés parmi les plateformes principales. Un site a bien entendu été mis en place et il permettait de répondre à la majorité des questions, le principe de fonctionnement étant finalement assez simple.

 

 

Afin de voter, un utilisateur devait simplement disposer d'un compte. Avant chaque vote il doit s'enregistrer afin que l'on puisse connaître le nombre de votants. Cela suffit à pouvoir apparaître à l'écran. Ensuite, il peut soit voter oui, soit non, soit ne pas exprimer son choix. Une fois le chanteur sur scène, derrière le fameux « mur digital » (oui, il y a forcément une équipe marketing qui vient placer des dénominations sans aucun sens dans ce genre de projet), chaque vote positif incrémente le compteur. Les « experts » peuvent aussi voter et comptent chacun pour 7 %, soit un total de 28 %. Si le compteur dépasse les 70 %, le mur se lève et le chanteur est sélectionné, seuls, les téléspectateurs doivent donc être unanimes pour faire monter le mur. Convaincre 60 % des votants via l'application sera néanmoins nécessaire si les « experts » sont unanimes.

 

Pendant l'émission, certains se sont manifestés sur les réseaux sociaux pour reprocher le fait que le compteur ne pouvait que grimper. En effet, un vote négatif ou l'absence de vote n'a aucun effet visible. Voter contre, c'est ne pas faire grimper le compteur plutôt que de le faire baisser puisqu'il est question de pourcentage des votants inscrits et non des votants exprimés. On aurait en effet pu imaginer un dispositif où à chaque nouveau vote le compteur indique le pourcentage de pour et de contre, celui-ci pouvant évoluer à la hausse ou à la baisse, mais cela aurait sans doute été moins visuel, moins galvanisant, et moins en relation avec le titre du programme.

Twitter grand gagnant, malgré le partenariat avec Facebook Instagram

Quoi qu'il en soit, notre première bonne surprise venait du principe même de l'inscription. En effet, il était possible de passer par une connexion Facebook assez simple, et qui n'était pas trop curieuse. On aurait pu en effet s'attendre à ce que la chaîne cherche à récupérer des tas d'informations à notre sujet au passage. Ce n'était pas le cas, tant mieux. En plus de votre profil, de votre email et de votre date de naissance, ce qui est assez habituel, il faudra par contre accepter tout de même de partager votre liste d'amis. Notez que rien ne sera publié sur votre profil en votre nom à l'issu de la procédure ou pendant l'utilisation de l'application.

 

Autre point positif : il était possible de jouer après une simple inscription par mail. Seule contrepartie : votre photo ne s'affichera pas à l'écran, puisque celle-ci est récupérée depuis le compte Facebook. D'aucuns diront que M6 aurait pu proposer un système d'avatar à valider dans l'application, mais le but de la chaîne est sans doute tout de même de maximiser l'utilisation du réseau social, partenaire du programme.

 

 

On s'amusera au passage du fait que Facebook et Instagram aient été annoncés comme les principaux associés à ce dispositif puisque même si la chaîne a annoncé qu'il était possible de devenir candidat à l'issu d'un concours vidéo sur Instagram (Instacast), 6Play proposait surtout une grosse intégration de Twitter pour commenter l'émission. Celle-ci était d'ailleurs plutôt réussie sur iOS puisque le système propose nativement un moyen d'y publier du contenu. C'était un peu moins le cas sur les autres plateformes, mais c'était déjà mieux que pour nos expériences précédentes.

Un dispositif social et des photos encore mal exploités

Seul regret : la barre de tweets constamment présente en tête d'application. Il était en effet possible d'afficher la fenêtre de vote en plein écran  pour ne pas avoir constamment le flux Twitter sur la droite de l'écran, mais on avait alors une sélection de messages qui se mettait constamment à jour en haut de la page, sans aucune possibilité de la mettre en pause ou de la faire disparaître. Dommage.

 

On notera au passage que M6 n'applique toujours aucune modération, laissant libre cours aux commentaires très négatifs sur l'émission et aux comptes qui veulent profiter du show pour faire parler d'eux. Cela n'est d'ailleurs sans doute pas plus mal lorsque l'on voit qui sont les comptes « VIP » mis en avant, et ce qu'ils apportent par leurs interventions... De plus, avec le volume de messages échangés pour ce genre d'émission, ce serait impossible à gérer.

 

 

Pour le dispositif social, on regrettera aussi deux choses : tout d'abord qu'aucun tweet n'ait été passé à l'antenne. Vu la présence de Twitter dans l'application et la dimension participative du programme, cela nous semblait pourtant être le minimum. Mais l'association avec Facebook a sans doute ici montrée ses limites. De plus, les photos des participants ont finalement été assez peu visibles pendant l'émission. Vu que ceux qui participent le font sans doute aussi pour ça, c'est vraiment dommage.

 

D'autant plus que l'application n'affichait pas, elle non plus, ces votants d'un soir, à l'exception d'un ou deux comptes sélectionnés et affichés pendant plusieurs minutes chacun. Il en est de même sur le site ou les comptes sociaux du programme, mais c'est assez faible. Un point sans doute à revoir à l'avenir.

On se prend facilement au jeu et l'expérience est plaisante, mais perfectible

Du côté du fonctionnement plus global, l'expérience était plutôt bonne. L'application 6Play a bien évolué au cours du temps, et n'a pas souffert de gros bugs pendant cette soirée. On a tout de même noté quelques éléments décevants. Tout d'abord celui des conditions générales. Il fallait en valider à deux moments, au niveau de l'inscription et au moment d'accepter de participer aux votes. Dans les deux cas, les textes affichés étaient dans une taille minuscules, très juridiques et donc incompréhensibles.

 

 

Le pire étant sans doute le premier cas où l'on n'a même pas réussi à arriver au bout du pavé affiché tant il était long. Après 5 ou 6 glissés du doigt vers le bas, nous avons donc abandonné sa lecture. Dommage de ne pas proposer quelque chose de plus concis. Sachez d'ailleurs que la photo utilisée pendant l'émission peut être exploitée par M6 à diverses occasions, notamment pour la promotion du programme. Attention donc à être au meilleur de votre forme sur celle-ci, et à bien accepter de la partager avec la France entière. Sinon, optez pour l'inscription par mail.

 

L'autre point à regretter est celui du fond gris derrière les photos des candidats lors du vote. C'est assez anecdotique, mais cela donne un rendu assez cheap à l'ensemble, qui affiche pourtant une assez bonne finition. On se demande pourquoi l'équipe n'a pas utilisé un fond un peu plus dans le thème, plutôt que cette couleur un peu triste qui rend mal au niveau de l'intégration qui nous rappelle les moments les plus sombres de l'histoire du fond vert au cinéma. On regrettera aussi les temps morts entre les votes, et le manque d'interactions avec l'application avec des contenus complémentaires intéressants, plutôt que des messages d'attente.

 

Une publicité discrète et des dispositifs pensés dans la continuité de l'émission

Pour ce qui est de la publicité, pour une fois, nous avons été agréablement surpris. Pire, nous avons même trouvé que les dispositifs étaient assez mal exploités et pas assez visibles. La première chose agréable est en effet l'absence de bandeau omniprésent. Deux marques sont affichées de manière permanente via deux carrés, avec une rotation entre les différents partenaires. Premier fait étrange : ces carrés ne sont pas clicables et ne mènent à rien. On aurait pu imaginer un popup intégré à l'application pour nous vanter un produit, nous proposer un petit jeu... il n'en était rien.

 

Comme c'est désormais le cas pour toutes les applications de ce genre, lors du passage de la publicité à la TV, les marques étaient aussi mises en avant dans le panneau principal de l'application. Cette façon de faire, déjà en partie introduite dans Qu'est-ce que je sais vraiment ? nous semble être plutôt un bon compromis. Pour autant, là aussi nous nous sommes surpris à vouloir cliquer sur les éléments sans que rien ne se passe la plupart du temps, les éléments nous indiquant de nous rendre sur le site de l'émission ou Facebook. Bug, oubli, ou dispositif incomplet ? Impossible à dire pour le moment, il faudra voir au moment de la seconde émission.

 

 

On appréciera aussi l'effort fait pour l'intégration des publicités à l'esprit de l'émission, qui montre qu'il y a eu un réel investissement des équipes et des marques, plutôt que de chercher à nous proposer des éléments intégrés n'importe comment. C'est SFR avec sa marque RED qui a été ici le partenaire le plus présent. Outre le live-tweet assuré par son compte, l'opérateur avait en effet mis en place un « studio connecté » dans lequel les participants s'exprimaient et où des vidéos pouvaient être lues. Son intégration à l'application était assez basique (une page web affichée dans un panneau) et il était par exemple impossible de mettre une vidéo en plein écran, mais cela peut être facilement amélioré et les fans des participants ou du show pourront sans doute trouver leur compte dans ce contenu complémentaire.

 

Comme indiqué précédemment, on aurait tout de même aimé voir de tels éléments aussi directement dans l'application dans les pauses, sans pour autant retomber dans les travers du questionnaire imaginé par un stagiaire qui pense que c'est une bonne idée de nous demander si Christian Constant est « swag ».

 

Bref, sans être omniprésente, la publicité savait se montrer mais avait aussi pris la peine de se faire une place au niveau du dispositif. Si cela est sans doute perfectible, M6 montre ici une bonne voie à suivre plutôt que de chercher à nous bourrer de publicités vidéo avec des spots ajoutés jusqu'à la nausée à tous les extraits partagés, comme on peut le voir dans un The Voice par exemple. Attention tout de même, si vous allez sur le site de l'émission, les mauvaises habitudes reprennent : bandeaux, pavés en tous genre, et multitude de trackers sont au programme. Autant dire que nous vous déconseillons de vous y rendre.

 

Le studio connecté : une publicité visible, mais une intégration perfectible

Quelques soucis techniques, mais rien de dramatique

D'un point de vue technique, l'émission a rencontré quelques soucis. En effet, rapidement, on a vu quelques votants rencontrer des problèmes, et, avantage du direct, Faustine Bollaert a pu tenter de temporiser même si l'on regrettera toujours que cela soit noyé dans un optimisme surjoué. Le succès était donc imprévu et le programme rencontrait une audience extraordinaire. L'autre manière de dire que l'équipe technique était actuellement sous l'eau mais tentait de tout remettre en ordre.

 

Globalement, nous n'avons tout de même pas connu la déroute d'un Qu'est-ce que je sais vraiment ?, le compte Twitter de l'émission tentant de rassurer les participants dans la foulée et tout étant à peu près rentré dans l'ordre. Au final, M6 a annoncé jusqu'à 500 000 connexions simultanées, et 3 millions de votes. L'équipe technique sait désormais ce qu'elle doit être capable d'encaisser la semaine prochaine.

 

La Social TV peut aller dans le bon sens, mais la bataille n'est pas encore gagnée

Après cette expérience, il semble donc clair que les chaînes de TV peuvent vraiment faire quelque chose du second écran et de la Social TV. La révolution annoncée n'est pas encore là, les choses prennent du temps, et il faudra encore attendre un peu avant que les esprits prennent la mesure de tout ce qu'il est capable de faire sur l'ensemble des programme, mais aussi de ce que cela implique comme modération des comportements publicitaires pour ne pas tuer le concept avant même son éclosion. Pour autant, cela nous semble avancer dans le bon sens. Il faut maintenant espérer que les bonnes idées exploitées ici, ou dans d'autres expériences du genre, seront reprises de manière plus large par les différents acteurs, et que les prochains concepts seront l'occasion de bonnes surprises.

 

Reste la question de la qualité du programme lui-même, qui ne doit pas non plus être oubliée. Et si le show était au niveau et le plateau à la mesure des ambitions de M6, on a tout de même été déçu du reste, surtout du fait d'une Cathy Guetta larmoyante rajoutant une dimension pathos à une émission qui en avait déjà une bonne dose, un David Hallyday absent, deux autres « experts » qui se battaient pour savoir qui serait le meilleur clone (raté) de Simon Cowell.

 

Si le duo d'animateurs peinait à sauver l'ensemble, le fait de passer une partie de l'écran à regarder notre tablette et à discuter de nos votes sur Twitter ou dans le salon a tout de même participé à faire oublier tout ça. Mais neuf interventions de moins de 3 minutes, cela fait un peu court pour un programme annoncé à 140 minutes, suivi par un complément de 50 minutes.

 

 

Reste à savoir si cela donnera aux téléspectateurs l'envie de renouveler l'expérience, l'appréciation d'une émission étant toute subjective. Pour ce premier opus, Médiamétrie a annoncé selon nos confrères du Figaro une part d'audience de 3,7 millions de téléspectateurs, soit 16,9 % de part d'audience, avec une pointe à 4,7 millions. La seule chose qui compte pour la chaîne désormais, c'est d'améliorer son concept suite aux premiers retours et de savoir si la semaine prochaine sera l'occasion de faire mieux, ou pas.

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Google s'attaque à la Social TV

Google s'attaque à la Social TV | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it
Google se positionne et dépose un brevet Social TV pour améliorer son moteur de recherche

Que tu sois né avec ton mac sur les genoux ou que, pour toi, tablette rime encore avec chocolat, tu ne peux nier la qualité de l’ultra-connectivité quant à la profusion de l’information. Sonneries, vibrations et pépiements sont autant de nouveaux bruits qui te préviennent que sur la planète web, ça balance, ça se bouscule, et ça tourne plus vite que dans une cour de lycée. Ne reste pas sur ton canapé les bras croisés à te lamenter de ne pas être informé du dernier kilo de je-sais-même-pas-qui, ou du clash twittos sur l’efficacité d’une quenelle; on s’en charge pour que tu restes à la page. Le web en deviendrait presque plus ouvert que ton esprit.

Et c’est du géant du web Google dont on veut te parler aujourd’hui. Après avoir déposé un brevet Social TV, le moteur tiens désormais compte des programmes diffusés à la télévision, et le résultat des recherches en est influencé. Ne t’inquiètes pas, on va t’expliquer tout ça plus en détails.

Tu l’as certainement déjà remarqué, les programmes télévisés peuvent entrainer des conversations entre toi et tes potes sur les réseaux sociaux, de Twitter en passant par Facebook, Tumblr ou encoreVine. Ce phénomène qu’on appelle la Social TV grandit de plus en plus, et a attiré l’attention desmoteurs de recherche, dont Google bien évidemment. Le géant du web qui possède son propre réseau social Google+ a décidé de se mettre dans le bain en se positionnant sur la Social TV. En2013, Google testait une nouvelle fonctionnalité pour écouter la TV sur Google Now comme le montre la vidéos ci-dessous. En mars dernier, il offrait aux utilisateurs américains la possibilité de voter pour les candidats de l’émission American Idol directement depuis Google.com.

Aujourd’hui, Google fait un pas de plus en déposant un brevet Social TV qui influence les résultats de recherche en fonction des programmes diffusés à la télévision. Voilà comment ça va fonctionner : imaginons qu’un documentaire sur A$AP Rocky soit passé ou programmé sur une chaîne française et que de ton côté tu fasses une recherche sur le rappeur, le moteur de recherche Google tiendra compte de ce détail et le résultat de ta recherche en sera influencé.

Bref, ce nouveau brevet déposé par Google montre que le géant est encore une fois sur tous les fronts et va toujours plus loin pour améliorer ses différents services.

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Canal+ choisit Moments Share, la solution de Social TV de Wildmoka

Wildmoka, leader dans l'analyse automatique, l'enrichissement et la monétisation des contenus audiovisuels a été choisie par le Groupe CANAL+, premier groupe de télévision payante en France, pour lancer L'INSTANTCANAL, la fonction de partage de clips vidéos sur CANALPLUS.FR.

Moments Share, la solution de Wildmoka mise en œuvre par L'INSTANTCANAL, est une application simple et ludique qui permet à l'utilisateur de naviguer au sein d'une vidéo, d'en sélectionner une image, un clip ou une séquence animée, et de la partager avec ses amis sur n'importe quel réseau social.

Moments Share propose aux éditeurs et propriétaires de contenus de bénéficier d'une solution performante et personnalisable qui :
· Crée de la valeur ajoutée grâce aux recommandations consumer-to-consumer
· Génère des revenus publicitaires complémentaires
· Permet de mieux contrôler l'image de marque par l'intermédiaire du contenu social sélectionné et du buzz positif

Fabienne Fourquet, directrice des Nouveaux Contenus au sein du Groupe CANAL+, se réjouit du choix de la solution Moments Share de WILDMOKA: "À l'heure où nous utilisons de plus en plus les médias sociaux comme levier d'audience et de fidélisation, WILDMOKA nous a fourni en quelques semaines une application de Social TV amusante et intuitive, qui rend le pouvoir aux utilisateurs, permettant de générer plus de buzz autour des programmes et d'accroître la consommation de nos contenus non-linéaires."

Moments Share fait partie de la Moments Service Suite, qui inclut d'autres solutions innovantes. Parmi elles, Moments Replay, permettant de revoir instantanément n'importe quel moment ou programme de façon enrichie à travers une expérience utilisateur très innovante ; ou encore Moments Capture, qui extrait automatiquement les moments clés des émissions TV ou des événements en direct afin les mettre en valeur.

Moments Share est basé sur la plateforme WILDMOKA, une infrastructure Cloud robuste et extensible qui transforme toute source vidéo en un contenu enrichi, interactif et compatible avec les réseaux sociaux. La plateforme ingère n'importe quel flux vidéo, y compris le direct, et grâce à des algorithmes brevetés, le délinéarise et l'enrichit en temps réel avec du contenu extrait des réseaux sociaux ou de toute autre source.

L'INSTANTCANAL est une première étape du partenariat initié par le Groupe CANAL+ en juillet dernier dans le cadre de CANALSTART, le programme d'accompagnement et collaboration du Groupe CANAL+ dédié aux talents de l'innovation. Lancée en décembre 2013, CANALSTART est une structure destinée à soutenir et encourager les initiatives de jeunes entrepreneurs dans l'univers des médias, particulièrement dans le domaine des équipements et services connectés, par le biais d'un support industriel, commercial et financier.

WILDMOKA présentera sa solution Moments Share ainsi que les principaux différenciateurs de sa plateforme à l'occasion du salon IBC à Amsterdam, Hall 2 - Stand B39i.

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47% des Français jugent la Social TV incontournable

47% des Français jugent la Social TV incontournable | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

A l’heure des nouvelles grilles d’émission de septembre, quelles seront les nouveautés créatives des chaînes de télévision pour prendre en compte la nouvelle donne de la Social TV ? L’Argus de la presse, Ipsos-Steria et Aura Mundi, présentent les résultats de leur enquête exclusive pour donner la mesure à ce nouveau phénomène.

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Chaque jour, de plus en plus de personnes se retrouvent sur les réseaux sociaux pour participer, débattre et vivre ensemble, en direct, les grands moments de télévision. Cette pratique que l’on appelle Social TV tend à se généraliser en France.

Un phénomène déjà bien installé en France où près de 4,6 millions des Français déclarent avoir déjà commenté sur les réseaux sociaux une émission qu’ils regardent en direct à la télévision. Les plus jeunes étant les plus friands de ces commentaires 2.0 puisque 15% des 15-24 ans ont déjà commenté en direct une émission sur les réseaux sociaux.

La Social TV : une attente forte du téléspectateur, un intérêt marketing pour les médias

Le paysage audiovisuel français continuera à évoluer au fur et à mesure que la Social TV suscite l'intérêt  des téléspectateurs. 

L’enquête de l’Argus de la presse, Ipsos-Steria, Aura Mundi auprès d’un échantillon national représentatif de la population française révèle ainsi que 61% des Français considèrent la Social TV comme un dispositif novateur et 47% comme incontournable. Et lorsque les émissions favorisent  cette pratique du double écran en invitant leurs téléspectateurs à réagir en direct sur les réseaux sociaux, et particulièrement sur Twitter, en proposant des hashtags officiels (#PBLV pour Plus belle la vie, #ADP pour L’Amour est dans le pré, #SS8 pour Secret Story saison 8, etc.), les français sont 34% à considérer que la Social TV enrichit les programmes.

« On a trop souvent voulu opposer médias traditionnels et Web 2.0 comme si ces deux canaux étaient antagonistes. Or, la télévision est par excellence le média qui fédère les Français autour d’événements majeurs vécus en direct tels que les rencontres sportives, les débats télévisés, les rencontres musicales et les émissions de téléréalité. De la même manière, Twitter se présente comme une plateforme live et conversationnelle où l’information se vit en temps réel. La Social TV et l’attrait qu’elle suscite auprès des Français illustrent combien la télévision et les réseaux sociaux sont complémentaires », explique Leïla Lévêque, Responsable Expertise Média chez Aura Mundi.

Du côté des chaînes, ce phénomène présente de nouvelles opportunités pour attirer de nouveaux spectateurs ou amener l’attention sur ce qui se passe à l’antenne. Ainsi les français sont 45% à considérer que la Social TV attire plus de téléspectateurs et 

28% reconnaissent avoir déjà eu envie de suivre une émission de télévision après avoir lu des commentaires à son sujet. Si les moins de 35 ans sont évidemment les plus concernés (40%), même les générations plus âgées se laissent influencer (22% des plus de 35 ans). 

« L'écoute des publics permet d'assurer une veille d'opinion sur les ressentis des téléspectateurs, particulièrement lors du lancement de nouvelles émissions. Recueillir en direct les réactions des publics est un nouvel angle d’approche pour faire évoluer l'offre de contenu en fonction des attentes exprimées. Le monitoring et l’analyse des commentaires en direct au cours d’une émission est une formidable manne d’information pour qui sait la traiter et tirer les enseignements » ajoute Arnaud Steinkuhler, Directeur de Aura Mundi.

A l’heure de la fragmentation des audiences et de la consommation de plus en plus « individuelle » de la télévision, l’enjeu est de réinvestir une dimension collective de l'expérience télévisuelle via les réseaux sociaux. Un enjeu bien compris par toute la profession. Les fabricants de télévision ont saisi cette opportunité et proposent des écrans de plus en plus connectés, tels que les Smart TV. Les fournisseurs d’accès à Internet surfent sur la vague et proposent également des applications permettant de suivre et commenter en direct les émissions depuis un poste de télévision.

Le développement de nouvelles relations avec les communautés en ligne, l’enrichissement de l’expérience du téléspectateur grâce à des informations exclusives et contextuelles ou la « gamification » des programmes télévisés feront-ils la tendance de la rentrée 2014 ou de nouvelles écritures télévisuelles seront-elles proposées ?  A suivre, lors de la prochaine série…

Fiche technique

L’enquête a été réalisée par internet du 14 au 19 mai 2014 auprès d’un échantillon de 1 005 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus..

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Social TV, gamification et monétisation : le modèle de Joiz

Social TV, gamification et monétisation : le modèle de Joiz | #Socialtv par @ClemenceBJ | Scoop.it

Si les Etats-Unis ont pris une bonne longueur d’avance par rapport à l’Europe en matière de social TV, la chaîne de TV suisse-allemande Joiz entend proposer une véritable expérience sociale et un business model profitable.

French SocialTV vous propose une présentation de ce qui est pour l’instant un OVNI ; un mélange entre une TV traditionnelle (accessible sur le câble, satellite, IPTV …), une web TV, une application mobile et un réseau social dédié à une cible jeune (15-34 ans).

Concept

Joiz produit des programmes musicaux, d’information, … pour la génération Y et finance ses projets à partir de la publicité. Elle dispose de studios à Zurich et à Berlin pour produire ses contenus interactifs.

Lancée en Suisse en 2011, puis en en Allemagne en 2013, la chaîne encourage les téléspectateurs à créer un profil sur www.joiz.ch afin d’interagir avec ses programmes, ses invités, ses animateurs.

Pour cela, Joiz utilise le second écran et une mécanique de gamification bien rodée pour sans cesse motiver ses “viewsers”/ “télésateurs” (contraction de viewers et users – téléspectateurs et utilisateurs). Ce pure player de la social TV prône un nouveau mode de communication en passant d’une situation unidirectionnelle, pratiqué par les chaînes traditionnelles, à un échange en temps réel et bidirectionnel.

Tous les programmes tournent autour du second écran et font l’objet d’une animation spécifique sur les réseaux sociaux.

La chaîne se repose donc sur un ensemble de technologies assez originales pour une chaîne TV notamment l’utilisation d’un CRM (gestion de la relation client). L’idée est donc de profiler l’audience afin de lui montrer les campagnes publicitaires les plus pertinentes.

Gamification et monétisation du second écran

Plus le téléspectateur déclare regarder un programme (check-in), plus il commente/partage/like du contenu de la chaîne et plus il gagne des points (Trophy). Ces points pourront être utilisés sur une place de marché (Marketplatz) en échange de cadeaux, de billets de cinéma, de cartes iTunes, de places de concert …

Pour inciter son audience à jeter un œil sur son second écran, un bouton rouge apparaît parfois en direct. Cela signifie que du contenu additionnel est disponible temporairement (prix, goodies, informations supplémentaires …).

De premiers résultats et un développement à l’international

Ce “Red Button” a fait l’objet d’une monétisation auprès d’un annonceur : Mini. Dès l’apparition des publicités pour la voiture, les téléspectateurs devaient cliquer sur le bouton rouge du second écran pour gagner une chance de conduire une Mini pendant un an. Au final, la campagne s‘est terminée avec plus de 11 000 clics et plusieurs centaines d’inscriptions supplémentaires pour essayer la voiture.



Joiz a annoncé que d’autres annonceurs (Apple, Starbucks, Adidas, H&M, Coca-Cola, et McDonald’s) sont sur les rangs pour de nouvelles opérations.

Pour obtenir ce genre de statistique, Joiz a donc développé dans socle technologique un outil de mesure de l’impact de ses campagnes multi-supports. Un institut indépendant vient par la suite certifier les données. L’outil propose principalement 2 métriques :

Portée totale Cross-platform : mesure les contacts générés, classés en fonction du mode d’acquisition digital (via le site web, application, Facebook, Twitter, YouTube …).Score d’engagement Cross-platform : comptabilise toutes les interactions sociales.

Aujourd’hui, la chaîne envisage de s’installer au Royaume-Uni. Des partenaires potentiels se sont manifestés car il y a clairement un appetit pour le type d’interaction que propose Joiz. D’après Goran Nastic (co-fondateur), le business model, la technologie propriétaire et les formats des programmes peuvent facilement être exportés à d’autres pays.

Enseignements à tirer

Il est difficile de vérifier les résultats énoncés par la société. Mais il est intéressant de noter la stratégie employée. Une stratégie de social TV globale, qui de la conception, à la diffusion, en passant par la monétisation … met tout en oeuvre pour faire entrer le digital dans les gènes de la chaîne.
Un exemple à suivre en France ?

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Les chiffres clés de France Télévisions Editions Numériques

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Depuis 2010, France Télévisions place la révolution numérique au cœur de sa stratégie. Présent sur tous les supports, web, mobile, tablette, console et télévision connectée, le groupe est aujourd’hui la première marque audiovisuelle en audience web et mobile et s’impose comme la référence avec ses cinq plateformes thématiques :

- francetv pluzz
- francetv info
- francetv sport
- francetv éducation
- Culturebox

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