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BERYL, la catastrophe cachée de la bombe A française

BERYL, la catastrophe cachée de la bombe A française | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
BERYL, la catastrophe cachée de la bombe A française

"Les irradiés de Béryl. L'essai nucléaire français non contrôlé", livre du chimiste Louis Bulidon (1) est sorti il y a moins d’un an. Il y raconte le « cataclysme » déclenché par le deuxième essai nucléaire souterrain français, au Sahara, le 1er mai 1962, qui fit peut-être plus de 5000 irradiés.

En septembre, nous avions publié la critique du livre dans les pages de Sciences et Avenir (n°775, accessible sur tablettes), pronostiquant " on doute que le cinquantenaire de Béryl, l’année prochaine, soit commémoré à la hauteur des doses jadis enregistrées, toujours gardées secrètes". Tel a été le cas.

Juste avant de poster cette note de blog, nous avons constaté que les mots clés "nucléaire" et "1962" n'ont fait remonter sur Google que trois articles publiés en Algérie (El Watan, El Moudjahid, Maghreb Emergent) et un quatrième à Tahiti (Les nouvelles de Tahiti). C'est peu de dire que les vétérans de ces événements (2), qu’ils soient français, algériens ou polynésiens, ont l'impression de parler dans le désert, notamment pour se faire indemniser en cas de maladie radio-induite... Une semaine en retard sur cette date oubliée, nous re-publions ici l'article paru dans Sciences et Avenir.

 

"Ce 1er mai-là ne fut pas une fête. Par cette chaude journée de 1962 où de fortes rafales de vent balaient le Hoggar, l’essai nucléaire Béryl vire à la catastrophe. Mené par la France en Algérie (3), deuxième d’une série de 13 essais souterrains portant de jolis noms de gemmes (Agate [sic], Saphir, Améthyste…), la bombe atomique ébranle si bien la montagne Tan Affela qu’en sort « un nuage très noir […] qui grossit à vue d’œil ». Le nuage radioactif « atteint une hauteur égale à celle de la montagne » (4). Il va irradier ceux venus assister à l’explosion, outre les deux ministres Pierre Messmer (Armées) et Gaston Palewski (Recherche scientifique), qui s’enfuient alors plein sud, vers la base-vie d’In-Amguel, à 45 kilomètres de là. Ce « cataclysme », selon le terme choisi par l’auteur, est « le plus grave accident au cours des 36 années » d’essais nucléaires français. Peut-être jusqu’à 5000 personnes, dont des villageois et nomades du désert, sont alors affectées par des « doses radioactives très handicapantes, voire mortelles ».

 

C’est pour « donner enfin la parole aux militaires du STA Y (5) présents sur le terrain et disposant des équipements […]capables de mesurer l’ampleur des fuites radioactives »que l’ingénieur chimiste Louis Bulidon publie ces lignes. Un demi-siècle après, l’appelé du contingent alors préposé aux mesures de radioactivité dénonce « le silence de l’Etat et de l’armée ». Veut témoigner, car « nous ne sommes que quelques dizaines aujourd’hui » à pouvoir le faire. De ces pages, on ressort effaré. Effaré d’apprendre que dans le périmètre fortement contaminé de la montagne, comme le dénonce le physicien nucléaire Raymond Sené, des équipes ont travaillé « jusqu’au dernier tir du 1er décembre 1965 ». Effaré d’apprendre que récemment, sur le site, des membres de l’Association des vétérans des essais nucléaires (6) ont relevé « avec de simples détecteurs “grand public” un niveau important de radioactivité à certains endroits ».

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Végétariens : et s'ils avaient raison ? - Terra eco

Végétariens : et s'ils avaient raison ? - Terra eco | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Ne plus faire souffrir les animaux, refuser leurs conditions d’élevage, réduire son impact écologique sur la planète. Les raisons qui poussent un nombre croissant de Français à se détourner de la viande ne manquent pas. Et la minorité, souvent moquée, devient tendance. La bidoche cessera-t-elle bientôt d’être un horizon indépassable pour notre assiette ?
 

Une vague végétarienne déferle-t-elle sur la France ? Pas si vite. On est encore très loin d’un raz-de-marée tofu-graines germées. Les chiffres en la matière sont rares. L’Union végétarienne européenne avance qu’au pays du bœuf bourguignon le nombre de végétariens tourne autour de 2 % de la population. Ils seraient 3 %, selon notre sondage (lire ici). Ce qui place la France en queue de cortège européen. Ils sont en effet 6 % au Royaume-Uni, 9 % en Suisse et en Allemagne. Pas de quoi craindre l’extinction des boucheries. Pourtant, le végétarisme marque des points dans l’Hexagone ces temps-ci. Des indices ? On vous les donne pêle-mêle. Le nombre d’adhérents à l’Association végétarienne de France a doublé en trois ans.

Un joli logo « Convient aux végétariens » a fait son apparition sur une sélection de produits surgelés de la chaîne de supermarchés Picard. Dans la capitale, il n’y a pas si longtemps, les rares restos sans chair animale dans l’assiette faisaient fuir les gourmets avec leurs jus de carotte fadasses et leur triste riz complet macrobiotique. Mais depuis peu fleurissent des adresses bien plus attirantes.« Un vent de glamour, venu des pays anglo-saxons, souffle sur la planète veggie parisienne », écrit même Alcyone Wemaëre, auteure d’un indispensable guide Paris végétarien (Parigramme, 2012).

Glamour, les végétariens frenchy ? Pas tant que ça. Chez nous, pas de Natalie Portman, l’actrice oscarisée, ou de Paul et Stella McCartney, l’ex-Beatle et sa fille styliste, pour faire l’apologie de la vie sans viande. Non, ce que nous avons – depuis peu –, ce sont des intellos qui font leur coming out végétarien, avec des arguments philosophiques.

Le coming out des gens de lettres

Marcela Iacub, juriste, essayiste et chroniqueuse dans Libération est connue pour bousculer les idées reçues, sur la sexualité notamment. Mais l’an dernier, dans son ouvrage Confessions d’une mangeuse de viande (Fayard), c’est en végétarienne subitement convertie qu’elle surprend. Cette Argentine élevée comme il se doit à la parrilla, le barbecue local, à qui les bouchers parisiens faisaient de l’œil tant sa passion pour leur art était grande, a subi un choc profond en lisant un texte de Plutarque, Manger la chair.

Le grand patron de l’hebdomadaire Le Point, Franz-Olivier Giesbert, connaît lui aussi ce texte de Plutarque. Mais son dégoût pour les animaux morts lui vient, à l’origine, de son amour pour saint François d’Assise. Il consacre à son statut de végétarien quelques chapitres de son dernier essai, paru au début de l’année, Dieu, ma mère et moi (Gallimard). Alors, non, c’est vrai, tout ça ne forme pas un raz-de-marée végétarien… Mais on peut, sans trop exagérer, parler d’une nette tendance. La meilleure preuve ? Elle nous vient de l’industrie de la viande elle-même. René Laporte et Pascal Mainsant ont tous les deux fait leur carrière dans le secteur, sont membres de l’Académie de la viande – un organisme chargé d’en faire la promotion – et viennent de signer La viande voit rouge, chez Fayard. Ce qu’ils appellent le « front antiviande » – cette « sorte de galaxie de la cause “ animalitaire ” et environnementale » – fait, selon eux, beaucoup de bruit. Et ça les énerve.

Prise de conscience

Les deux auteurs essayent, avec plus ou moins de bonne foi, de démonter les arguments « anti-viande ». Pour eux, tout va bien, on peut continuer comme si de rien n’était. Il n’y a pas de souffrance dans les abattoirs. On peut nourrir la planète, avec 9 milliards d’humains en 2050, en consommant toujours autant de viande. La FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui rend l’élevage responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre ? Elle exagère, tout simplement.

Il faut dire que les charges médiatiques contre l’industrie de la viande se sont multipliées ces derniers temps. Il y a eu l’enquête Bidoche de Fabrice Nicolino en 2009 (aujourd’hui en poche, chez Babel) décrivant un « système échappant à tout contrôle social et moral ». En 2010, c’est le Faut-il manger les animaux ? (L’Olivier) de Jonathan Safran Foer qui a frappé les esprits. Au terme d’une longue et passionnante plongée dans l’élevage industriel et traditionnel, l’écrivain américain conclut que « la viande éthique est une promesse, non une réalité » et prend la décision de devenir végétarien. En 2011, on a pu lire encore dans Le livre noir de l’agriculture, d’Isabelle Saporta (Fayard), l’abominable calvaire subi par les cochons avant de devenir lardons. La télé aussi s’y met et à des heures de grande écoute. Arte passait une soirée entière en mars dernier à nous demander « Faut-il manger de la viande ? » Et un mois plus tôt, Envoyé spécial, sur France 2, diffusait un reportage baptisé « La viande dans tous ses états » qu’il était déconseillé de montrer aux moins de 10 ans. Et pour cause : on y voyait des scènes de souffrance animale insoutenables. On y apprenait aussi que 30 des 275 abattoirs français présentent des défauts importants, voire graves, et devraient être fermés, selon l’Union européenne !

Emotions et barquettes en plastique

Impossible de se confronter à ces réalités, puis de mettre un bifteck dans son assiette sans malaise. Impossible, si l’on commence à regarder son jambon en face de ne pas s’interroger sur la crise écologique et sur notre rapport aux animaux. 75 % des personnes que nous avons sondées affirment être végétariennes pour ne pas les faire souffrir. C’est la principale motivation. Pas étonnant. Car, dit en substance la philosophe Florence Burgat, auteure d’Une autre existence : la condition animale (Albin Michel, 2012), notre époque vit un paradoxe violent.

D’un côté, on prend conscience que les animaux ont des émotions aussi complexes que les nôtres. De l’autre, les milliards de bêtes que nous tuons chaque année nous apparaissent sous forme de simples produits, dans des barquettes en plastique ! Alors les végétariens ne sont pas encore légion, certes. Mais leur mode de vie nous met face à nos contradictions. Les questions qu’ils soulèvent se glissent de plus en plus dans le débat sur notre alimentation. Et si on commençait à y réfléchir sérieusement ? A table ! —

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Les migraines soudaines peuvent être déclenchées par les changements de météo

Les migraines soudaines peuvent être déclenchées par les changements de météo | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

TORONTO - Les maux de tête et la météo ne semblent a priori aucunement liés l'un à l'autre, mais pour plusieurs Canadiens souffrant de migraines, la température ambiante sera à blâmer dans ce phénomène inexpliqué mais connu des médecins.

La directrice du Centre sur les migraines de l'hôpital collégial des femmes de Toronto, Christine Lay, estime que pour plus de 50 pour cent des patients souffrant de migraines, les facteurs environnementaux jouent un rôle déclencheur, dont l'intensité varie d'un cas à l'autre.

Les récentes études ont démontré qu'une hausse de la température de quelques degrés — et ce peu importe la saison —, peuvent déclencher des maux de tête soudains, a ajouté la Dre Lay. D'autres facteurs liés au temps, tels le soleil éclatant, le taux d'humidité et les variations de la pression atmosphérique sont aussi responsables.

La médecin ajoute que bien que les variations de température sont particulièrement susceptibles d'avoir un impact sur les personnes souffrant de migraines soudaines, ceux qui pensent n'avoir qu'un simple mal de tête devraient considérer la possibilité du facteur météorologique.

La majorité des patients souffrant de migraines ne sont pas diagnostiqués, et les maux de tête attribuables au temps sont bien souvent reliés, à tort, aux sinus ou à une mauvaise tension.

Différentes habitudes estivales sont aussi à blâmer dans le déclenchement d'une migraine, a indiqué Dre Lay, citant notamment les viandes de barbecue à haute teneur en nitrites et les cocktails contenant du colorant et des sucres artificiels.

«C'est une combinaison du changement de météo et, parfois, de nos activités estivales. La principale chose à faire est de sensibiliser la population à l'importance de consulter son médecin pour obtenir des conseils en cas de mal de tête saisonnier», a plaidé Dre Lay.

Après quoi, poursuit-elle, le patient sera à même de déterminer le type de facteur environnemental qui entraîne chez lui de tels maux de tête.

«Les types de changements météorologiques déclenchant des maux de tête ne seront pas les mêmes d'une personne à l'autre», a souligné Gary Shapero, un médecin de famille établi à Markham, en Ontario, qui est aussi directeur du Centre de traitement sur la douleur et les maux de tête de la municipalité.

Entre autres façons d'éviter les maux de tête figurent les nuits de sommeil complètes et les routines de repas respectées, a-t-il poursuivi.

Si toutefois les maux de tête soudains continuaient à être déclenchés par des facteurs écologiques, les patients devraient consulter pour obtenir une médication adéquate, a soutenu Dr Shapero. Dans les cas les plus sévères - notamment chez les patients extrêmement sensibles à certains facteurs qui leur sont propre -, les médecins peuvent prescrire un médicament préventif à consommer quotidiennement.

«Les gens doivent s'informer sur la question et consulter leur médecin de famille pour avoir un diagnostic, le cas échéant», a plaidé Dr Shapero.

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OGM, insecticides, parasites : menacées dans les campagnes, les abeilles se plaisent en ville...

OGM, insecticides, parasites : menacées dans les campagnes, les abeilles se plaisent en ville... | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

Maillon essentiel de la biodiversité, les abeilles voient leurs effectifs diminuer de façon vertigineuse depuis plusieurs décennies. Utilisation irraisonnée de pesticides, virus, frelon asiatique, OGM voire ondes des téléphones portables (la communauté scientifique n'est pour l'heure pas unanime sur ce point) expliquent cette hécatombe qu'il faut enrayer, sous peine de conséquences irréversibles pour l'espèce humaine. En attendant, contre toute attente, les apidés semblent aujourd'hui plus à l'aise dans les milieux urbains...

 

La capitale française accueille des abeilles depuis de longues décennies.  Crédit Flickr/equinoxefr

Paris, nouvelle capitale des abeilles

La capitale française accueille des abeilles depuis de longues décennies. Une « tradition » perpétuée par la municipalité, manifestement consciente de la gravité de la situation et qui, d'une façon générale, a pris de nombreuses mesures pour préserver la biodiversité de la ville. Preuve que Paris a vocation à demeurer un véritable « sanctuaire » pour les apidés : dix ruches pouvant en accueillir cinq cent mille (!) ont récemment été installées en haut de la Tour Montparnasse (XVe arrondissement).

Des abeilles qui produisent un miel 100 % local, bio de surcroît. Et pour cause : en la circonstance, les pesticides et autres herbicides sont proscrits. Chapeau !

Pour en savoir plus

Les abeilles sont plus à l'aise dans les quartiers pauvres

C'est ce que révèlent des chercheurs de l'Université de Leeds (Grande-Bretagne) qui ont rédigé une étude à la suite de l'examen de six jardins installés dans deux zones suburbaines de la métropole britannique. D'après leurs conclusions, les quartiers dits « favorisés » seraient deux fois moins investis par les abeilles.

Un phénomène qui selon le Dr Mark Goddard, principal auteur de ladite étude, s'expliquerait par « le type de fleurs que les gens font pousser ». « (Dans les zones riches, les gens) ont tendance à avoir de plus grands jardins, mais aussi à utiliser un grand nombre de plantes massives qui ne procurent pas beaucoup de richesses aux pollinisateurs », a-t-il précisé à nos confrères du Telegraph.

Si l'on en croit les experts, de petits changements quant à la manière d'entretenir les jardins, par exemples tolérer davantage mauvaises herbes, trèfles et autres pissenlits ou encore laisser « plus de terrains en friche qui fournissent de la nourriture et des abris pour les abeilles » influenceraient favorablement l'état des stocks. À chaque jardinier professionnel ou amateur de prendre ses responsabilités...

Pour en savoir plus

Non aux OGM !

La grande majorité des apiculteurs ne veut pas en entendre parler et a tenu à le faire savoir. C'était en janvier dernier, par les voix de la Confédération paysanne et de l'Union  Nationale de l'Apiculture Française (UNAF), avant que l'ex-majorité ne réitère son opposition à la suppression de l'interdiction du maïs transgénique MON 810 de Monsanto.

Cinq mois après, ils n'ont pas changé d'avis et souhaitent toujours la proscription de la totalité des plants transgéniques produisant du nectar ou du pollen qui pourraient polluer le miel. La Confédération paysanne s'est prononcée en début d'année pour que les pouvoirs publics appliquent « la réglementation européenne qui autorise les États-membres à prendre des mesures nécessaires pour éviter la présence d'OGM sur de vastes territoires ».

Tel est également le souhait de l'actuel gouvernement, lequel n'est il est vrai pas sans connaître le caractère brûlant de ce dossier.

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RH Conseil PME: Le développement durable dans les TPE & les PME !

RH Conseil PME: Le développement durable dans les TPE & les PME ! | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

Rapport trés intéressant autour de 4 aspects

  1. L'aspect social : sociétal
  2. l'aspect environnemental
  3. l'aspect économique
  4. l'aspect gouverance

Et oui, les entreprises qui font attention à l'humain et à la nature gagnent plus d'argent, sont plus performantes !

Créons de la valeur, lisez ce rapport trés bien fait :  Téléchargement Rapport-dd-cgpme-2011-bd

Vous y trouverez bon nombre de témoignages, les faits marquants de la commission Environnement & Développement Durable (DD !), les nouveaux métiers et bien d'autres choses, pour les + de 3 millions de TPE et PME française...

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MCE — Ma chaîne étudiante » Chute de la consommation de médicaments génériques en France

MCE — Ma chaîne étudiante » Chute de la consommation de médicaments génériques en France | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) s’inquiète de la baisse de consommation de médicaments génériques en France. Dans un pays où le taux de substitution des médicaments originaux par des génériques est passé de 79% en 2010 à 72% en 2012

L’assurance maladie a constaté une baisse de consommation de médicaments génériques en France. Le taux de substitution des médicaments originaux par des génériques « stagne autour de 72 % en avril 2012, alors qu’il avait atteint 79 % fin 2010 » a rapporté la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

Celle-ci a rappelé son objectif « ambitieux », note-t-elle, d’atteindre d’ici à la fin 2012 un taux de substitution à hauteur de 85%. La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a en effet économisé, sur l’année 2011, 1,4 milliard d’euros grâce aux médicaments génériques.

Les médicaments génériques divisent les médecins

D’après les experts, cette baisse de la consommation de médicaments génériques viendrait de la réserve de certains patients mais également de certains médecins. Ainsi, d’après une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), 4,2% des ordonnances portent la mention « NS » (Non substituable) et donc refusent la substitution des médicaments originaux par des génériques.

En février dernier, l’Académie de médecine a lancé un appel à la prudence en rappelant que « le générique n’est pas la copie conforme de la spécialité princeps ».

Source : AFP

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Prostitution d'orangs-outans en Asie

Prostitution d'orangs-outans en Asie | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
ANIMAUX - La maltraitance animale semble atteindre des sommets. Une pétition circule actuellement sur internet pour demander l'arrêt de la prostitution des orangs-outans en Asie...

Après le scandale des tortues vivantes en guise de porte-clés en Chine, c’est au tour de l’Asie du Sud-Est de faire parler d’elle. La pétition diffusée sur MesOpinions.com  explique que les orangs-outans femelles sont régulièrement employées pour satisfaire les pulsions sexuelles des clients d’un bordel appelé Keremgpangi au centre de Bornéo (Indonésie), ainsi que de plusieurs autres enThaïlande.

Cette pétition s’indigne également contre la «découverte à Bornéo d’un orang-outan femelle de 12 ans, qui avait été complètement rasé, lavé et parfumé, et avait même du rouge à lèvres.» La vétérinaire espagnole Karmele Llano, qui a tenté de libérer ces animaux, affirme avoir été «menacée avec des couteaux et des machettes» avant qu’elle ne fasse intervenir 30 agents de la police de l’État. Une fois libérée, la femelle a été emmenée dans un centre de réadaptation pour orangs-outans de Bornéo, BOS Nyaru Menteng.

Une vieille affaire

Le plus étonnant dans cette histoire de zoophilie est que, selon Le Nouvel Observateur, «les faits remontent à 2007 mais l’information a été massivement diffusée il y a quelques semaines seulement».

Rappelons que les orangs-outans sont menacés d’extinction en Indonésie par la déforestation causée par la plantation des palmiers à huile (depuis 1980, 25% des forêts de l’île de Bornéo ont disparu). Il resterait environ 35.000 individus (sources Redapes.org).

Une vidéo (en espagnol) illustre très bien les faits. Vous pourrez également écouter la vétérinaire Karmele Llano parler de la situation des ces animaux en Indonésie.

«Le nouveau-né» de Chanee, pour la protection des gibbons

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Les parents sont-ils plus heureux que les gens sans enfants? | Slate

Les parents sont-ils plus heureux que les gens sans enfants? | Slate | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

... Non, mais les pères, oui. C'est en tout cas ce que conclut une récente étude. Les scientifiques s'intéressent de près à l'effet que les enfants ont sur notre vie, et plus particulièrement sur notre bien-être (ils s'intéressent d'ailleurs aussi de près à notre bien-être et à notre bonheur). Problème, pas grand-monde n'est d'accord sur cet effet.

Une étude affirmait par exemple début 2011 que les parents se mentent à eux-même sur les bienfaits d'avoir un enfant, dans une tentative de rationnaliser le coût qu'une telle décision représente. Quelques semaines plus tard d'autres chercheurs affirmaient que tout était question de genre et de nombre, et que les parents les plus heureux étaient ceux qui avaient deux filles, tandis que les plus malheureux en avaient quatre.

Et voilà qu'une nouvelle étude vient contredire les médisants pour affirmer que les parents sont plus heureux que les non-parents. Enfin, ça, c'est ce qu'affirme le titre du communiqué de presse de la University of British Columbia, au Canada.

Quand on rentre un peu plus en détail dans l'étude [PDF], c'est plus nuancé: en fait, dans deux des trois expériences menées, les pères se sont avérés plus heureux que les hommes sans enfants, alors que les mères n'étaient ni plus ni moins heureuses que les femmes sans enfants (sans doute parce que «les plaisirs associés au fait d'être parent pourraient être contrés par l'augmentation des responsabilités et des tâches ménagères quand on devient mère»).

Les parents jeunes (moins de 26 ans) ou célibataires étaient moins heureux et moins satisfaits que les sans-enfants, et les parents mariés n'étaient ni plus ni moins heureux ou satisfaits que les couples mariés sans enfants.

«Nous ne disons pas que le fait d'être parent rend les gens heureux, explique la professeur de psychologie Sonja Lyubomirsky, mais que le fait d'être parent est associé au bonheur et au sens de la vie.»

Les chercheurs ont en effet également cherché à savoir si les gens avaient davantage un sentiment du «sens de la vie» quand ils avaient des enfants, et ont trouvé que c'était le cas, quel que soit l'âge, le sexe ou le statut marital des parents.

Mais pour le site Good.is, la question de savoir si le fait d'avoir des enfants donne un sens à notre vie ou si les enfants satisfont un préjugé sociétal sur la façon dont notre vie devrait avoir un sens reste en suspens:

«Le problème avec ces études scientifiques, c'est qu'elles prennent l'expérience d'individus et les transforment en leçons pour toute la société [...] La vérité, c'est que le fait d'être parent rend certains individus heureux et d'autres malheureux. Quand on essaye de construire un sens à la vie pour tout le monde, on ne considère pas toujours le bien-être de l'individu –notons par exemple que les femmes ont donc dit dans ces études trouver un sens à leur vie à travers quelque chose qui ne les rend pas heureuses.»

Photo: Napping with Dad / Kelly Sue via FlickrCC Licence by
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La police de Miami met en garde contre une drogue aux effets cannibales - BFMTV

La police de Miami met en garde contre une drogue aux effets cannibales - BFMTV | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
La police de Miami a lancé un avertissement sur une nouvelle drogue de synthèse, baptisée "septième ciel", après plusieurs agressions à caractère cannibale, dont une pendant laquelle des...
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Une méthode de dépistage des maladies génétiques plus performante

Une méthode de dépistage des maladies génétiques plus performante | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

Sans avoir recours à des tests invasifs, des chercheurs de l'université de Washington à Seattle (États-Unis) sont parvenus à identifier le premier génome entier d'un fœtus à partir d'un seul échantillon de sang d'une femme enceinte et de la salive du père. Inédite, cette méthode sans risques pour le fœtus permettrait de prévenir à l'avance certaines maladies génétiques à travers un séquençage total du génome.

L'étude, réalisée par une équipe de quatorze scientifiques, est parue mercredi 6 juin dans la revue médicale américaine Science Translational Medicine. Se basant sur le fait que le sang d'une femme enceinte contient déjà des cellules de l'ADN du fœtus, un échantillon de sang a été prélevé sur une femme enceinte de 18 semaines et demi. Le test a été répété sur une deuxième femme, enceinte depuis moins longtemps. Les chercheurs ont ensuite vérifié leurs prédictions en prélevant du sang présent dans le cordon ombilical à la naissance.

Jusqu'à présent, les diagnostics prénataux de maladies génétiques n'étaient possibles qu'à travers l'amniocentèse, un prélèvement du liquide amniotique dans lequel se trouvent des cellules foetales. Mais cette méthode n'est pas sans risque - elle provoque des fausses couches dans près d'1 % des cas-, et ne concerne que quelques désordres génétiques, comme la trisomie 21 (ou syndrome de Down). Présentée mercredi, la nouvelle technique ne demande pas de cellules complètes du fœtus : elle est ainsi moins risquée, et plus facile.

NOUVELLES MUTATIONS DÉTECTÉES

L'équipe de l'université de Washington est parvenue à détecter -avec 98,1 % de certitude- 39 des 44 nouvelles mutations génétiques du fœtus, des variations génétiques qu'il ne partage ni avec sa mère ni avec son père. Selon l'étude, ces mutations apparaissent pendant la formation de l'œuf ou du sperme, ou peu avant la conception. Aucune d'entre elles n'avait de conséquences médicales pour l'enfant.

"Etant donné que ces variations sont à la base d'une proportion importante de troubles génétiques, les identifier est crucial pour établir un diagnostic génétique prénatal complet", écrit Leila Gray sur le site de l'université de Washington. "Les chercheurs ont montré que le séquençage total du fœtus, la biologie informatique et les statistiques permettaient de localiser ces nouvelles mutations dans le génome du fœtus en développement", poursuit-elle.

A terme, cette nouvelle approche permettrait de mettre au point un seul test, capable de détecter plus de 3 000 désordres génétiques qui affectent jusqu'à 1 % des naissances, précise le Los Angeles Times. Y compris certaines maladies comme la mucoviscidose, le syndrome de Marfan ou la maladie de Tay-Sachs. Actuellement, les tests sanguins prénataux permettent de connaître le sexe du fœtus et sa paternité, mais aussi de savoir s'il est atteint de trisomie.

CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES

Le procédé n'est pas assez précis, et encore trop cher pour commencer à être utilisé, ont précisé les experts. Le séquençage d'un génome coûterait selon eux entre 20 000 et 50 000 dollars aujourd'hui. "Mais ce coût diminue à un rythme fulgurant, et l'exactitude des séquençages s'améliore", indique le New York Times. Selon le quotidien, les chercheurs estiment que cette procédure sera largement disponible d'ici trois à cinq ans.

Le journal américain s'interroge néanmoins. Il estime que ce genre de techniques, certes progrès scientifique, pourrait conduire à une augmentation du "nombre d'avortements pour des raisons qui n'ont pas grand chose à voir avec des problèmes médicaux", mais plutôt avec les envies parentales concernant les caractéristiques de leurs enfants.

Directrice associée du centre pour la génétique et la société - un groupe d'intérêt public situé à Berkeley, en Californie -, Marcy Darnovsky estime que cette découverte présente "des scénarios extrêmement troublants". Interrogée par leNew York Times, elle affirme que cette meilleure et plus rapide détection des maladies génétiques va soulever des questions sur "qui mérite de naître" ou non.

"C'est très intéressant, très intelligent, et techniquement très stimulant"a réagi David Bonthron, professeur de médecine moléculaire à l'université de Leeds (Grande-Bretagne), interrogé par la BBC. "C'est une question de société, il s'agit de savoir ce que la société considère comme acceptable."

Valentine Pasquesoone

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Vénus a rendez-vous avec le Soleil

Vénus a rendez-vous avec le Soleil | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

C’est l’ultime rendez-vous du siècle avec Vénus, le dernier pour nos générations. Les 5 et 6 juin 2012, la seconde planète du système solaire passera exactement entre la Terre et le Soleil, un phénomène astronomique excessivement rare appelé transit. Depuis la Terre, on pourra alors observer une petite pastille noire traversant lentement le disque solaire sept heures durant.
Le spectacle sera visible en intégralité pour les habitants du Pacifique, puisqu’il se produira de 22 heures à 5 heures (TU) environ, lorsque le Soleil sera donc de l’autre côté du globe. En France, il faudra se réveiller à l’aube pour avoir une chance d’apercevoir la fin du transit pendant quarante-cinq minutes après le lever du Soleil (voir les conseils pour l'observation).

Deux transits par siècle

Nombre d’entre nous se souviennent encore du dernier transit de Vénus, qui fit la une des journaux le 8 juin 2004. Il faudra désormais attendre 2117 pour observer le suivant… Car pour qu’il y ait transit, il faut un alignement parfait : la Terre, Vénus et le Soleil doivent être alignés sur une droite imaginaire passant par le centre de chacun de ces trois corps. Si la planète rose se déplaçait sur le même plan orbital que la Terre, cet alignement serait fréquent. Mais tel n’est pas le cas, car son orbite est inclinée. Aussi, lorsqu’elle passe entre le Soleil et notre planète –tous les dix-huit mois- elle est la plupart du temps légèrement au-dessus ou en dessous du disque solaire, et donc invisible à nos yeux.

Cependant la mécanique céleste fait de temps en temps coïncider son plan avec le nôtre, selon un drôle de schéma : un couple de deux transits par siècle, séparés l’un l’autre de huit ans. Ainsi, après celui de 1882, il a fallu attendre 121,5 ans pour observer celui de 2004, qui annonçait lui-même celui de 2012. Il faudra donc patienter désormais 105,5 ans pour que se produise le premier transit de la nouvelle paire de 2117 et 2125. Le cycle reprendra ensuite pour 243 ans : 121,5 + 8 + 105,5 + 8, etc...

Mobilisation internationale des astronomes

Le 6 juin, les observatoires du monde entier et les agences spatiales se mobiliseront pour l’événement. Des astronomes feront le voyage pour le Pacifique afin d’y déployer des instruments d’observation, avec souvent un parfum d’aventure suranné, ambiance «grandes expéditions scientifiques du XIXè siècle».  A l’époque, les transits de Vénus sont un rendez-vous très attendu : ils sont en effet l’occasion de mesurer la distance séparant la Terre du Soleil, qui sert aujourd’hui d’unité astronomique (UA).

Aujourd'hui, plus besoin de Vénus et de ses transits pour réaliser de tels calculs. Dès lors, pourquoi la communauté scientifique s’obstine-t-elle toujours à prendre la mer ? Pour mieux comprendre… les exoplanètes « C’est une idée complètement nouvelle, explique Thomas Widemann, spécialiste des atmosphères planétaires à l’observatoire de Paris-Meudon. Nous allons regarder Vénus passer devant le Soleil comme si c’était une exoplanète transitant devant son étoile. Mieux : une exoplanète tellurique d’une taille semblable à celle de la Terre. » (lire Observer Vénus comme... une exoplanète)

S.R.


Mode d'emploi : comment observer le transit de Vénus depuis la France

Le premier contact de Vénus avec le bord du Soleil aura lieu le 5 juin à 22 h03 TU (soit 0h03 en métropole), et le dernier contact se produira le 6 juin à 4h55 TU (soit 6h55 en métropole et 8h52 à La Réunion). Il faudra ainsi se lever avec le Soleil le 6 juin pour pouvoir observer la fin du phénomène. La Polynésie française (de 12h12 à 18h43 le 5 juin) et la Nouvelle-Calédonie (de 9h15 à 15h43 le 6 juin) profiteront, elles, de l’intégralité du spectacle. Plus généralement, l’Asie orientale et la zone Pacifique seront favorisées.

En France métropolitaine, nos lecteurs matinaux devront choisir un point d’observation avec un horizon dégagé vers l’est-nord-est, en direction du lever du Soleil. L’axe Strasbourg-Nice sera le plus favorable. Quel que soit le lieu d’observation, il ne faudra pas tenter de regarder le spectacle à l’œil nu, à l’aide de jumelles ou d’une lunette astronomique, ou encore à travers un appareil photo. Le passage de Vénus devant le Soleil n’absorbe en effet qu’un dix-millième de la lumière solaire qui peut provoquer des lésions irréversibles de la cornée et de la rétine. Munissez-vous donc de lunettes d’éclipse opaques* et neuves. Ne conviennent pas à cette observation : les films radiologiques ou les lunettes de soleil. Il existe également des instruments d’optique qui permettent de projeter le phénomène sans risque.

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Santé animale : les résistances aux antibiotiques ne cessent d'augmenter

Santé animale : les résistances aux antibiotiques ne cessent d'augmenter | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Les dernières données du réseau de surveillance de l'antibiorésistance des bactéries pathogènes animales (Résapath) confirment la progression des résistances aux antibiotiques en particulier chez les poules et poulets. Une bonne raison pour consommer de la viande de la filière bio dans laquelle les antibiotiques sont interdits.

L'Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation) s'inquiète de la progression chez l'animal de la résistance aux antibiotiques de la famille des fluoroquinolones et des céphalosporines de 3ème et 4ème générations. Ces antibiotiques ont en effet une importance majeure en santé animale mais aussi en santé humaine car ils représentent aujourd'hui les antibiotiques de dernier recours. Cette résistance peut donc conduire à des décès prématurés et à des épidémies incontrôlables faute de traitement efficace.

Les données issues du dernier rapport de la section du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) sur les consommations animales d'antibiotiques en 2010 montrent que le volume total des ventes s'est élevé à 1014,24 tonnes. Quatre familles (tétracyclines, sulfamides, pénicillines et macrolides) ont représenté plus de 80 % du total des ventes. La famille des tétracyclines a représenté à elle seule près de la moitié des ventes.

Le rapport montre heureusement une stabilisation de la consommation des fluoroquinolones et des céphalosporines de 3ème et 4ème générations, après une augmentation régulière sur les dix dernières années. Mais depuis douze ans, le niveau d'exposition des animaux aux fluoroquinolones a quasiment été multiplié par deux et l'exposition aux céphalosporines a presque triplé.

Et ce sont les résistances à l'action de ces deux familles d'antibiotiques qui inquiètent le plus , car les dernières données du réseau de surveillance de l'antibiorésistance des bactéries pathogènes animales (Résapath) confirment la progression des résistances aux fluoroquinoles et aux céphalosporines de 3ème et 4ème générations, en particulier dans la filière poules/poulets.

Les bovins les plus concernés

C'est chez les bovins, entre 2009 et 2010, que l'exposition aux antibiotiques a le plus augmenté (+11,2 %). Cette augmentation est due principalement à une augmentation de l'exposition aux antibiotiques administrés par voie injectable (augmentation de l'utilisation des Pénicillines (+ 29%), des céphalosporines de 3ème et 4ème générations (+ 25%), des fluoroquinolones (+ 23%)). 
Chez les porcins, entre 2009 et 2010, l'exposition a diminué de 6,8 %. 
Et chez les volailles, entre 2009 et 2010, l'exposition a augmenté de 2,3 %.

L'Anses qui est mobilisée sur ce sujet depuis 1999 a donc fait de l'antibiorésistance une de ses principales priorités pour les années à venir et a décidé de poursuivre ses travaux de recherche pour identifier les pratiques les plus à risque concernant l'émergence de ces résistances.

Un groupe d'experts a été constitué, le résultat de ses travaux est attendu d'ici fin 2013.
Bien sûr l'Agence précise que conformément aux recommandations européennes ces antibiotiques sont strictement réservés aux traitements de 2ème intention. Mais le sont-ils vraiment ? Il est tentant pour les éleveurs de les utiliser larga manu non seulement pour traiter les animaux malades, mais aussi pour prévenir les maladies... 
Des résidus des ces principes actifs se retrouvent donc ainsi, bien évidemment, dans la viande, et en bout de chaîne dans l'organisme des consommateurs.

Préférer la viande bio

Face à ce risque de développement des antibiorésistances qui peuvent s'avérer catastrophiques pour notre santé, ne pouvant contrôler les éleveurs, le seul moyen pour le consommateur de l'éviter est de choisir de la viande bio.

L'utilisation des antibiotiques est en effet interdite dans l'élevage bio. Seuls des médicaments homéopathiques peuvent être prescrits pas le vétérinaire. Et si l'éleveur est contraint d'utiliser des antibiotiques pour sauver l'animal, la viande sera déclassée et ne pourra pas être certifiée bio.

Jeannine Czech

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Les Etats-Unis donnent le feu vert à un nouveau réacteur nucléaire

Les Etats-Unis donnent le feu vert à un nouveau réacteur nucléaire | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Alors que la dernière centrale mise en service sur le territoire américain date de 1986, les autorités américaines ont annoncé jeudi 22 décembre qu'elles autorisaient la construction d'un nouveau réacteur nucléaire.
La centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie en 1979, alors que l'intérieur d'un réacteur avait fondu à la suite de plusieurs incidents techniques.

Le feu vert vient donc d'être donné pour la construction d'une "nouvelle" version de réacteur nucléaire, présentée comme plus "sécurisée". L'autorité de sureté nucléaire américaine (The Nuclear Regulatory Commission) a en effet autorisé de manière unanime le réacteur AP1000 pour les 15 années à venir, estimant que le projet remplit toutes les exigences en matière de sécurité.

Avant d'obtenir un permis de construire, les deux opérateurs intéressés par l'exploitation d'une nouvelle centrale devaient faire approuver le projet du fabricant américain Westinghouse, filiale du japonais Toshiba Corp.

Bien évidemment, Westinghouse assure que le nucléaire prodigue une électricité "sûre, propre et fiable" et que le projet permettra de créer beaucoup d'emplois... Si l'on se fie à ses  déclarations, on serait passé d'une centrale de type A, vulnérable aux catastrophes naturelles, à une centrale B, beaucoup plus résistante et automatisée : "la conception innovante de la sûreté passive a été reconnue par la NRC comme apportant une faculté supplémentaire importante qui permet à la centrale d'affronter sans encombre un événement du type Fukushima".

Alors que les Etats-Unis n'ont pas mis de centrale nucléaire en service depuis RiverBend en Louisiane et que les Américains gardent un vif souvenir de l'accident de Three Mile Island survenu en 1979, il semblerait que l'administration Obama ait fait le choix de ne pas écouter les inquiétudes qui ont naturellement suivi la catastrophe de Fukushima.

En effet, la construction et l'exploitation de deux nouveaux réacteurs devraient être approuvées dans l'Etat de la Géorgie en début d'année prochaine selon le New-York Times, qui précise néanmoins que si le Congrès a approuvé 18,5 milliards de dollars de prêts pour la construction de nouveaux réacteurs, il n'est pas garanti que les investisseurs émergent...

Olivia Montero

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Plus de cancers autour des centrales nucléaires

Plus de cancers autour des centrales nucléaires | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Une nouvelle étude qui met en évidence une augmentation significative du nombre de leucémies chez les enfants vivant dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires françaises.

Un "excès de cas" de leucémie chez des enfants de moins de 15 ans a été observé dans un rayon de moins de 5 kilomètres autour des 19 centrales nucléaires françaises, démontre une étude de l'Inserm dirigée par le Dr Jacqueline Clavel, responsable d'épidémiologie environnementale des cancers à l'Inserm. L'étude vient d'être publiée dans l'International Journal of Cancer,  un journal scientifique avec comité de lecture. C'est une nouvelle technique, le géocodage, qui aurait permis d'établir la distance entre les habitations et les centrales avec une bien meilleure précision que dans les études précédentes.

Une corrélation leucémies-centrales encore fragile

Cependant, l'excès de leucémie observé durant la période 2002-2007, n'avait pas été démontré sur la période 1990-2007, a signalé à l'AFP Jacqueline Clavel, qui estime que "le lien avec les très faibles radiations ionisantes émises par les centrales en fonctionnement normal ne peut pas être établi". De plus, cet excès de leucémie n'est "pas spécifique d'une centrale particulière ou d'un type particulier de centrale", a encore observé le Dr Clavel, ajoutant que le nombre de cas de leucémies est encore trop faible pour faire des conclusions précises.

Les résultats de cette étude ne permettent donc pas d'établir un lien de cause à effet entre les radiations ionisantes et les cas de leucémies. Encore prudents, les chercheurs  recommandent la poursuite des travaux pour améliorer "l'estimation des expositions" et déterminer les facteurs déclencheurs de ces leucémies. Le Dr Clavel rappelle également la nécessité de mettre en commun les travaux existants à l'échelle internationale pour étudier "un plus grand nombre de cas".

Le réseau "Sortir du nucléaire" et l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (ACRO) ont de leur côté salué la publication de cette étude de l'Inserm, estimant qu'elle établit une corrélation claire entre les leucémies infantiles et la proximité des centrales nucléaires.

Pour l'ACRO il est désormais "essentiel d'élargir le travail effectué ici à l'ensemble des installations nucléaires, au‐delà des seuls réacteurs, en particulier à des sites de la chaîne du combustible dont les rejets dans l'environnement sont plus importants". 

Célia Garcin

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Vache folle: un nouveau cas humain découvert en France

Vache folle: un nouveau cas humain découvert en France | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

Pour la première fois depuis trois ans, le variant de Creutzfeldt-Jakob -version humaine la vache folle- a été détecté chez un Français. Depuis 1996, 25 autres cas similaires ont été répertoriés sur le sol français, tous décédés. 

La forme humaine de la vache folle, le variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, a été signalée en France pour la première fois depuis trois ans, d'après le réseau national de surveillance de cette maladie. 

Depuis 1996 en France, il y a au total 26 cas répertoriés en France. Sur l'ensemble de ces cas jugés probables ou certains -12 hommes et 14 femmes- tous sont décédés, en dehors du dernier malade signalé. Sur les 26 patients, âgés de 19 à 58 ans, huit résidaient en Ile-de-France et dix-huit en province. 

Le vMCJ, forme humaine de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),est lié à l'ingestion de produits bovins contaminés, comme la cervelle. Selon les scientifiques, l'épidémie se serait répandue par le biais de farines animales, destinées à l'alimentation du bétail, produites à partir d'animaux infectés. 

L'une des victimes avait séjourné très régulièrement au Royaume-Uni pendant une dizaine d'années, à partir de 1987. Le pays, où est apparu l'épidémie de la vache folle, compte un total de 176 cas humains du variant, dont aucun n'a survécu. 

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OGM: le blocage persiste dans l'UE sur les autorisations de culture

OGM: le blocage persiste dans l'UE sur les autorisations de culture | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

LUXEMBOURG - La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont définitivement enterré lundi une proposition soumise par la présidence danoise des Vingt-Sept sur la question sensible de l'autorisation de culture des OGM sur le continent, a annoncé la ministre danoise de l'Environnement.

"Nous avons pratiquement tout tenté, mais nous avons échoué", a reconnu Ida Auken au cours d'un point de presse à l'issue d'une réunion des ministres de l'Environnement à Luxembourg.

"Une minorité de blocage avec la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique a refusé de bouger. Ce sont les réalités de la politique et nous ne sommes pas des magiciens", a-t-elle conclu.

Le dossier passe désormais entre les mains de Chypre, qui va assurer la présidence semestrielle des conseils de ministres de l'UE à partir du 1er juillet. Ce point n'est toutefois pas inscrit comme une priorité dans son agenda de travail.

Le compromis proposé par la présidence danoise devait permettre aux Etats qui le souhaitent d'interdire la culture sur l'ensemble ou sur des parties de leur territoire de produits OGM autorisés par l'UE.

Mais, précisait ce projet, pour obtenir par dérogation le droit d'interdire la culture d'un OGM, il fallait que l'Etat tente de trouver un accord avec l'entreprise demandant l'autorisation de faire cultiver l'OGM pour qu'elle renonce à le cultiver sur son territoire.

La ministre française de l'Environnement, Nicole Bricq a précisé s'être assurée du soutien de ses homologues allemand et britannique pour faire échec à ce compromis qui permettait aux sociétés fabriquant des OGM de demander des autorisations pays par pays.

"On ne peut pas dire que le sujet soit réglé définitivement", a toutefois souligné Mme Bricq au cours d'un point de presse.

Le processus d'autorisation des OGM est actuellement dans l'impasse, car aucune majorité n'a pu être trouvée entre les 27 Etats.

John Dalli, le commissaire en charge de la Santé et des Consommateurs, n'avait pas fait le déplacement à Luxembourg, conscient des rapports de force.

"Pour les deux OGM dont la culture est aujourd'hui autorisée dans l'UE, nous avons des clauses de sauvegarde dans dix des vingt sept pays", avait-t-il déploré en avril. "Et on va continuer comme ça", avait-il conclu.

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Les OGM sont-ils le Diable ?

Les OGM sont-ils le Diable ? | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

Les récentes découvertes publiées dans les magazines scientifiques en matière d’organismes génétiquement modifiés en appellent ou devraient en appeler à une réelle prudence. Non pas seulement à celle que l’on souhaite imputer systématiquement aux chercheurs et à leur responsabilité, mais au jugement hâtif que l’on porte sur la discipline elle-même. Car, amalgamant l’utilisation mercantile et capitaliste de certaines grandes sociétés monopolistiques et mondialisées, il y a réellement de quoi soulever de grands espoirs dans l’utilisation ciblée et localisée de la technologie OGM. A quel point une utilisation raisonnée et raisonnable de la technologie OGM peut ou pourrait favoriser une grande quantité de populations en graves difficultés ? Favoriser la résistance de plantes cultivées susceptibles de ne plus l’être dans les temps à venir, et éviter ainsi famines, misères et exodes ; ou du moins, en ralentir les effets. Les OGM sont-ils le Diable en tout et pour tout ? Je ne le crois pas.

Premièrement, essayons un peu d’y voir plus clair dans la méthode elle-même. En quoi consiste au juste la modification génétique du vivant ? Et bien, on pourrait répondre de la manière suivante : à reproduire artificiellement ce que la nature opère pour son compte dans le cadre de la sélection naturelle. Loin d’y voir une dangereuse suprématie de l’homme sur la nature, je n’y vois guère qu’une tentative d’orienter lasélection naturelle dans le sens des besoins humains. Car, que fait d’autre la nature lorsqu’elle s’adapte à des conditions devenues hostiles ? Que se passe-t-il lorsque, des suites d’une modification de l’environnement, une espèce en difficulté, finit par réapparaître dans sa splendeur après avoir été malmenée par le climat ou un prédateur particulier ? Et bien, la sélection naturelle a joué son rôle : tous les individus vulnérables d’une espèce particulière ont été décimés sauf ceux qui étaient déjà naturellement résistants à la menace. Les organismes survivants, immunisés par nature, en se multipliant entre eux, créent les conditions d’une évolution de l’espèce déclinante dans le sens de son adaptation. C’est le principe même de lasélection naturelle. C’est ce même mécanisme qui nous vaut, à l’échelle cellulaire, la résistance de plus en plus farouche de nos souches bactériennes et virales aux traitements antibiotiques et antiviraux. L’antibiotique éliminera toutes les souches vulnérables de la maladie, sauf celles qui, hasard de la génétique, s’y montreront résistantes. Toutes les autres ayant été anéanties, elles se multiplieront d’elles-mêmes et lègueront leur résistance aux nouvelles générations de cellules bactériennes. Celles-ci ne seront plus touchées par l’antibiotique en question, elles auront donc muté dans le sens de l’adaptation. On retrouve encore ici le principe manifestement universel de la sélection naturelle… Que fait donc d’autre le savant lorsqu’il intervient de lui-même dans le génome d’une plante ou d’un animal pour y apporter quelques modifications visant à favoriser cette même résistance ou adaptation ? Et bien, il recourt artificiellement à la sélection naturelle… Loin de se prendre pour Dieu, le savant ne fait qu’imiter le principe de la sélection naturelle tout en l’orientant dans le sens de ses nécessités ; car la nature pratique en permanence la modification génétique. Tout le temps, partout, et sans relâche ; mais elle ne le fait qu’à l’aveugle, ou, disons : de manière aléatoire et localisé. On le voit bien dans les hôpitaux, où la lutte contre les virus et autres bactéries s’organisent autour de leur résistance aux traitements, et on le voit aussi dans les plantations, lorsque des cultures modifiées génétiquement dans le but de résister aux assauts d’envahisseurs parasites, loin de les éradiquer tous, provoque en retour la résistance de quelques-uns et leur futur immunité totale… On assiste ici à un combat à armes égales entre l’homme et la nature, qui, en définitive, est remporté par la nature par le fait même de ladite sélection… On serait même tenté de dire au vu de cet échec patent que les OGM, tout au plus, ne font que contraindre les envahisseurs naturels à évoluer sans cesse dans le sens de l’adaptabilité… L’objectif semble pour le moins extrêmement tempéré... Mais comme je l’ai dit plus haut, il est différent domaine d’application des OGM qui s’avèrent plus heureux en résultats que l’éradication des parasites dans les cultures : orienter la sélection naturelle dans le sens des besoins humains, ce qui permet d’aider des espèces locales à s’adapter aux nouvelles conditions climatiques, de même en médecine, d’ intervenir plus rapidement que ne le fait l’organisme et la nature (qui ne disposent d’aucune vision d’ensemble de leur action) pour en accélérer les effets d’adaptation, voir même de créer artificiellement des substances précieuses à l’organisme, comme l’insuline ou les globules rouges du sang. Et combien d’autres utilisations encore inexplorées de cette technique en effet révolutionnaire pour l’homme, bien que totalement coutumière pour la nature ?…

 

Ne jugeons pas trop vite négativement des prouesses possibles d’une telle méthode d’intervention artificielle ou naturelle, guidée par la main de l’homme. Je termine sur ce sujet en revenant sur le problème des cultures et de leur lutte – apparemment limitée -  contre les envahisseurs prédateurs. Je ne suis pas sûr que les OGM puissent être la solution à ce problème étant donné que les prédateurs sont dotés de la même arme évolutive que celles des scientifiques, et que, fort de leur propre évolution génétique par sélection, ils finissent toujours très vite par avoir le dessus sur la plante OGM. Selon moi, le problème se pose davantage sur le mode de la surproduction, d’une part, et sur celui, d’autre part, de la monoculture. La monoculture suscitant d’elle-même l’éradication de la biodiversité qui limite toujours l’hégémonie d’une espèce sur une autre, ouvre grande les  portes à une poignée de prédateurs pour se répandre et prospérer comme jamais ils n’auraient pu le faire naturellement. Le problème est donc davantage à résoudre sur le terrain de la rationalisation de l’agriculture post-productiviste, et sur le retour à la biodiversité qui réintégrera tous les prédateurs naturels aux prédateurs des cultures. Quitte peut-être à en réimplanter artificiellement ou à alterner les différents types de culture.

 

Pour prolonger la réflexion, quelques articles scientifiques illustrant l’utilisation positive qu’il peut être tiré de la technologie génétique, lutte contre le SIDA, contre le paludisme et la dengue, la grippe aviaire, confection d’agrocarburants, d’insuline, etc. Il va de soi que l’utilisation des OGM à des fins productivistes et marchants débouche sur des innovations absolument idiotes ou aberrantes qui se détournent fondamentalement de toute mission scientifique salvatrice.

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/un-ogm-pour-lutter-contre-le-sida_2437/

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/les-ogm-au-secours-des-agrocarburants_31657/

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/des-moustiques-ogm-pour-eradiquer-le-paludisme_24479/

                                                                

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/du-poulet-ogm-pour-enrayer-la-grippe-aviaire_27336/

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/recherche/d/diabete-des-plantes-genetiquement-modifiees-pour-produire-de-linsuline_10683/

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MCE — Ma chaîne étudiante » « Le cannabis doit être vendu en pharmacie » selon Jean Michel Baylet (RPG)

MCE — Ma chaîne étudiante » « Le cannabis doit être vendu en pharmacie » selon Jean Michel Baylet (RPG) | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

La dépénalisation du cannabis devient le débat politique central de ce début juin : le président du Parti radical de gauche, Jean Michel Baylet, s’est prononcé en faveur de la dépénalisation du cannabis et à sa vente en pharmacie

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), s’est prononcé vendredi pour la dépénalisation du cannabis ainsi que pour sa vente en pharmacie. Le cannabis doit être « contrôlé, de bonne qualité et dosé de façon un peu moins forte », afin de favoriser son usage médical.

Selon lui, cette mesure serait destinée à « détruire cette économie souterraine mafieuse sur laquelle repose aujourd’hui la distribution du cannabis ». Car le cannabis présente selon lui « des problèmes d’ordre public tout à fait considérables, non seulement dans les cités, les banlieues mais également dans les centres-villes et jusqu’aux petites villes et même dans les villages ». Pour le président du PRG, il faut donc en finir avec les« conservatismes et les clichés » concernant cette drogue.

Le malaise provoqué par la polémique au sein du gouvernement n’est pas prête de désenfler.

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L'obésité grignote du terrain en France

L'obésité grignote du terrain en France | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
SANTÉ - Les journées européennes de l'obésité, qui se déroulent les 8 et 9 juin, mettent en lumière un phénomène qui prend de l'ampleur...

Le surpoids, un problème de santé publique qui n’en finit pas de grossir. En 2009, l'étude Obépi-Roche -réalisée tous les trois ans- montrait en effet quel’obésité avait augmenté de +10,7% par rapport à 2006 en France. Une hausse observée de façon plus importante encore pour la tranche d'âge 25-34 ans (+19,5%).

Des centres médicaux proposent donc, vendredi 8 et samedi 9 juin, une série de rencontres et initiatives organisées en France par le Collectif national des associations d'obèses (CNAO) dans une dizaine de départements. Le but de cette troisième édition des journées européennes? Permettre notamment d’obtenir des conseils nutritionnels ou des consultations médicales.

Disparités géographiques

Ainsi, en région parisienne, le rendez-vous est fixé pour ces journées dans le parc de la Légion-d'honneur, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Un département largement confronté au problème, puisque 20% de la population y est concernée par des problèmes d'obésité.

Toutes les zones géographiques ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, le CNAO note que c’est dans la région Nord-Pas-de-Calais que la prévalence d’obèse est la plus importante avec 20,5% de la population. Suivent l'Est (17%) et le Bassin parisien (16,6%).

>> Lire notre éclairage sur les multiples facteurs de l’obésité

Et même si la France n’est pas le plus mauvais élève en Europe, 11% de sa population serait tout de même obèse. La proportion des personnes en surpoids ou obèses y a progressé de 36,7% à 41,6% entre 1997 et 2003. Sur la même période, les Français ont grossi de 1,7kg, et l'obésité massive (ou dite morbide) a doublé.

Ce problème de santé publique, qui entraîne diabète, hypertension artérielle ou cholestérol, touche toutes les tranches d'âge et toutes les professions. L’obésité est même considérée comme une épidémie par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Dans le monde, 300 millions d'adultes sont en surcharge pondérale.

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Actualité > En bref : le supervirus Flame se suicide

Actualité > En bref : le supervirus Flame se suicide | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

L’éditeur de logiciels Symantec affirme que les créateurs du mystérieux malware Flame ont envoyé sur les réseaux une commande provoquant son autodestruction. Le virus, véritable logiciel capable de prendre le contrôle d’un ordinateur et d’unréseau local, à des fins d’espionnage, avait été repéré récemment sans que l’on puisse découvrir son origine. Après sa destruction, le mystère demeurera entier.

Plus complexe que Stuxnet et Duqu, le virus Flame a été présenté par son découvreur, la société Kaspersky, comme une véritable arme de guerre ciblant certains pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie Saoudite, l’Égypte et l’Iran. Au micro de Futura-Sciences, William Pomian, responsable de la cellule veille et réponse incidents du groupe Lexsi, estimait cette hypothèse « complètement réaliste. Il faut savoir qu’actuellement certains gouvernements achètent des failles "0-day" ou financent leur création afin d’attaquer des cibles ». Très complexe, Flame peut prendre le contrôle d’unordinateur jusqu’à faire fonctionner le microphone ou réaliser des captures d’écran, tout en surveillant l’activité du réseau local.

L’éditeur de logiciels de sécurité Symantec a intercepté sur certainsserveurs hébergeant Flame un module qui lui est destiné et baptisébrowse32.ocx. D’après les explications données sur le blog de l’entreprise, ce petit programme efface consciencieusement tout le code de Flame, en prenant ensuite la précaution supplémentaire d’enregistrer sur son emplacement une série de nombres aléatoires.

Cette autodestruction aura comme effet d’effacer ses traces, rendant difficile la recherche de son origine et de sa mission (il semblait en chasse depuis 5 ans). Repéré, l’agent se suicide…

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Aucun neutrino ne va plus vite que la lumière

Aucun neutrino ne va plus vite que la lumière | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Les particules n'ont jamais franchi la vitesse de la lumière comme les scientifiques de l'expérience Opera du Cern l'avaient annoncé. Ils ont eux-mêmes reconnu avoir été trompés par un câblage défectueux.

C'est encore une fois Einstein qui avait raison. Le grand physicien était défié à titre posthume par les minuscules neutrinos. Les particules avaient été surprises en septembre dernier par les chercheurs de l'expérience Opera du Cern, à Genève, en train de franchir la vitesse de la lumière, une constante postulée infranchissable dans la théorie de la relativité générale. L'annonce fracassante en avait laissé plus d'un sceptique. A raison. Les physiciens ont annoncé vendredi à l'occasion d'une grande conférence sur les neutrinos et l'astrophysique organisée à Kyoto que leurs mesures étaient bel et bien erronées.

Cette volte-face n'est pas un véritable coup de théâtre. En février, le magazine Science révélait déjà la possibilité d'un câblage défectueux pouvant être à l'origine de l'étonnante mesure. Dans la foulée, des chercheurs du Cern utilisant un autre instrument, Icarus, parvenaient à mesurer la vitesse de quelques neutrinos similaires à ceux interceptés par Opera. Ils trouvaient alors des résultats compatibles avec la théorie d'Einstein.

«Une erreur mais pas une faute»

Il ne restait alors qu'à réparer les problèmes de connexions d'Opera - «un branchement défectueux d'un câble de synchronisation optique des horloges de précision» - et à répéter l'expérience menée quelques mois plus tôt. Les résultats des nouvelles mesures dévoilées au Japon montrent que la vitesse des neutrinos est cette fois-ci «compatible avec celle de la lumière». Comprendre inférieure.

La connexion défaillante raccourcissait le temps de parcours des neutrinos, émis à 730 kilomètres de là depuis Gran Sasso, en Italie, de 74 nanosecondes par rapport à la réalité. Par ailleurs, l'horloge de haute précision utilisée était elle-même légèrement faussée, ajoutant 15 nanosecondes au temps de parcours. Ajoutées, ces deux erreurs donnaient une avance de 59 nanosecondes aux neutrinos par rapport aux photons. Trois autres expériences menées en parallèle ont donné le même résultat. Le débat est donc clos.

L' «affaire des neutrinos» n'en restera pas moins un bel exemple du déroulement de toute démarche scientifique. Un résultat expérimental étonnant remettant en cause les fondements des théories actuelles n'a pas été ignoré. Porté à la connaissance de l'ensemble de la communauté en toute transparence, il a fait l'objet d'un examen critique qui a pu déboucher sur une nouvelle remise en cause expérimentale. Le tout en moins d'un an. Comme le dit justement le directeur de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS, «si in fine nous avons eu affaire à une erreur expérimentale, il est impossible de parler de faute».

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Le splendide passage de Vénus devant le Soleil

Le splendide passage de Vénus devant le Soleil | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
C'est un phénomène astronomique très rare : sous la forme d'un petit point noir, la planète est passée devant le soleil.

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Le cannabis est-il vraiment dangereux ?

Le cannabis est-il vraiment dangereux ? | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

En relançant le débat sur la dépénalisation du cannabis, Cécile Duflot a ravivé un vieux débat politique. Mais qu'en est-il de la question scientifique ? Le docteur Marc Valleur, médecin-chef de l'hôpital Marmottan, à l'ouest de Paris (le "haut lieu" des toxicomanes désireux de s'en sortir), souligne que si le nombre des utilisateurs festifs de drogue ne cesse de grandir, dans l'immense majorité des cas, ils ne deviennent pas dépendants. Interview.

Le Point.fr : Pourquoi différenciez-vous le cannabis des autres drogues ?

Dr Marc Valleur : Parce que c'est la seule drogue illicite qui donne lieu à une consommation de masse. Son usage est le plus souvent récréatif, occasionnel, et ne pose aucun problème à l'immense majorité des expérimentateurs. Certes, le cannabis peut donner lieu à une dépendance, il peut avoir des effets néfastes sur les poumons et c'est un produit cancérigène. Certes, il peut provoquer des attaques de panique et il existe une corrélation entre sa consommation et certaines formes de troubles psychiques, comme la schizophrénie. Mais ce n'est pas un produit véritablement dangereux.

Or, on a un gros souci avec la loi de 70, qui dit que l'usage de drogue est puni d'un an de prison ; dans le cas de l'héroïne, c'est atténué par les possibilités de substitution et le fait que moins de 1 % de la population est concernée. En revanche, l'usage de cannabis ne devrait pas être sanctionné par une peine de prison. C'est une absurdité, mais qui donne à la police et à la justice une grande latitude d'action...

Votre inquiétude actuelle concerne la cocaïne...

Oui, car elle est en train de remplacer l'héroïne dans l'imaginaire des toxicomanes et de devenir la drogue par excellence. Ses prix ayant baissé, elle n'est plus réservée à la jet-set. Elle circule dans les cités de banlieue, dans les boîtes de nuit, dans les soirées festives, dans les rencontres entre jeunes. Les dangers sont bien connus : elle augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle, d'où des accidents cardiaques et vasculaires cérébraux. Il y a aussi des troubles psychiques aigus, la fameuse parano de coke avec les délires où les gens s'imaginent qu'ils sont persécutés, poursuivis, ce qui peut les amener à commettre une agression. On voit aussi des gens qui, en descente de coke, ont des hallucinations cutanées, l'impression que des bestioles courent sous leur épiderme et ils peuvent s'arracher la peau.

D'autre part, il faut espérer que la plupart des consommateurs continuent à l'utiliser exclusivement en snif, même si cette pratique détruit la cloison nasale. L'injection de coke est, elle, catastrophique pour le système cardio-vasculaire et pour les veines. Enfin, certains fument de la cocaïne, ce qui est nocif pour les poumons. De plus, son effet est alors très bref, ce qui conduit à multiplier les prises.

Qu'en est-il du crack ?

Le crack est une forme basique de cocaïne, d'une certaine manière plus pure. Mais il ne peut pas s'injecter, car il ne se dissout pas. C'est pour ça que les gens le fument, et quand ils le chauffent, ça fait ce bruit particulier de grésillement, d'où son nom. On croit que le crack est moins cher que la cocaïne, parce que c'est de la drogue de rue ; c'est pareil, mais à poids égal il y a moins de molécules dans le crack qui est sous forme de cristaux. Les deux ont la même dangerosité, mais les effets du crack sont tellement brefs que les accros ne cessent d'en prendre.

Et que penser des nouveaux produits qui apparaissent régulièrement ?

Nous avons la chance, en France, de ne pas avoir trop de problèmes avec l'ice, la méthamphétamine qui est très consommée en Amérique du Nord et en Asie. Quant à un autre dérivé de l'amphétamine, l'ecstasy, elle est utilisée depuis longtemps comme drogue récréative, festive, et elle n'a pas entraîné de grande "épidémie", comme on le craignait il y a une dizaine d'années. De nouveaux produits apparaissent régulièrement sur le marché ; un des derniers est la méphédrone. Le but est de prendre de court les législateurs et d'exploiter la curiosité des jeunes qui aiment expérimenter des choses nouvelles.

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Nicole Bricq : "L'écologie n'est pas un luxe pour bobos"

Nicole Bricq : "L'écologie n'est pas un luxe pour bobos" | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it

Nicole Bricq, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, réunit, lundi 4 juin, les acteurs du Grenelle de l'environnement. Elle présente auMonde ses priorités, sa méthode et son agenda.

L'écologie est en perte de vitesse, reléguée derrière la crise économique. N'est-ce pas un handicap pour votre action ?

Après l'indéniable impulsion donnée aux questions écologiques par le Grenelle de l'environnement, la force propulsive s'est épuisée. Nicolas Sarkozy a eu un mot fâcheux quand il a dit que "l'environnement, ça commence à bien faire", comme pour siffler la fin de la récréation.

C'est précisément parce que le modèle de développement - celui du capitalisme - est en crise profonde qu'il faut passer à une nouvelle étape, celle de la transition écologique. C'est le mandat que j'ai reçu du président de la République. La crise peut être une occasion de changer et je crois la société plus avancée qu'on ne le pense sur ces questions. Je veux porter la "social-écologie".

Ce qui veut dire ?

Qu'il est hors de question que la transition écologique se fasse sur le dos des pauvres et des modestes. L'écologie n'est pas un luxe pour "bobos". Pour chaque mesure, il faut vérifier l'acceptabilité sociale. Et faire en sorte que tous en profitent. Sur la question de l'efficacité énergétique de l'habitat, par exemple, nous allonstravailler avec Cécile Duflot pour imaginer des dispositifs nouveaux pour les copropriétés dégradées. Sinon, elles ne seront jamais mises aux normes.

Vous réunissez, lundi 4 juin, les acteurs du Grenelle de l'environnement. Quelles suites allez-vous lui donner ?

Je suis une sociale-démocrate tournée vers l'avenir : le social et l'écologie sont l'objectif, la démocratie la méthode. Ma première décision sera d'élargir aux parlementaires la concertation menée à cinq. Avec cette nouvelle configuration, je souhaite que la Conférence environnementale promise par le président de la République ait lieu dès le mois de juillet.

Elle sera placée à égalité d'importance avec la conférence sociale. Son rôle sera de définir la méthode et l'agenda des négociations à venir, pour franchir une étape vers un nouveau modèle de développement. Il s'agira d'identifier et de mettre en œuvre les leviers financiers, fiscaux, technologiques, démocratiques pour engagerla transition écologique et développer l'économie verte, avec des points d'accroche irréversibles.

Quelles seront les priorités de la première conférence?

La question énergétique est majeure. Avec le rattachement de l'énergie au ministère de l'écologie, le message politique est clair. Le débat sur la transition énergétique doit être lancé dès l'automne, de manière à pouvoir le conclure au premier semestre 2013, puis, dans la foulée, voter une loi de programmation sur l'énergie.

François Hollande veut faire de la centrale nucléaire de Fessenheim un site pilote pour le démantèlement, en préservant ses emplois. Comment allez-vous faire ?

Ma feuille de route est de rééquilibrer le "mix énergétique" de la France. Le chef de l'Etat a pris des engagements - dont l'arrêt de Fessenheim en 2017 - qui ont été entendus par les salariés et les industriels, notamment sur la question des emplois. Je connais les difficultés et je ne m'en occuperai pas seule: la reconversion du site concernera plusieurs autres collègues du gouvernement.

La loi de programmation sur l'énergie devra intégrer l'ensemble de ces enjeux. Le choix qui sera fait pour la filière nucléaire ne concerne pas seulement Areva et EDF, mais aussi l'ensemble des sous-traitants.

Allez-vous soutenir la filière solaire photovoltaïque, aujourd'hui sinistrée ?

Le gouvernement précédent a fait une erreur, en encourageant le solaire grâce à des niches fiscales, sans se préoccuper de l'existence d'une filière industrielle en amont. Résultat, on s'est retrouvé avec des milliers de composants chinois financés avec l'argent des contribuables. Une activité émergente a besoin d'aide, mais il faut surtout la structurer en amont. Le grand emprunt et les investissements d'avenir peuvent y contribuer.

Sur le gaz de schiste, la France a interdit la fracturation hydraulique, mais la porte reste ouverte à des "forages scientifiques". Allez-vous interdirel'exploitation de ces hydrocarbures ?

Les populations et les élus n'acceptent plus que l'on prenne, en toute opacité, des décisions qui peuvent être nuisibles à l'environnement. Ma première action sera derendre publique, sur le site du ministère, l'intégralité des permis octroyés, en cours d'instruction ou demandés. Le mot-clé, c'est la transparence. Cette décision, qui aurait dû être prise depuis longtemps, permettra enfin à chacun d'y voir clair.

Le problème est que le code minier est obsolète. Il doit être remis à plat en intégrant les questions environnementales. Faire une loi sur la seule fracturation hydraulique n'était pas la bonne méthode. Dans les arbitrages que je ferai avec mon collègue Arnaud Montebourg, je prendrai en compte les exigences environnementales mais aussi démocratiques et économiques.

Sur les OGM, la France est en conflit avec les instances européennes...

Le gouvernement français réaffirme son opposition aux OGM. J'ai obtenu il y a quelques jours la garantie que mon homologue britannique s'opposerait, tout comme l'Allemagne, à la proposition de directive du Danemark qui permettrait auxsociétés fabriquant des OGM de demander des autorisations de mise sur le marché pays par pays.

Les grandes réunions internationales, comme le sommet Rio+20 qui se tient au Brésil du 20 au 22 juin, sont-elles encore utiles ?

Oui. Il existe des tensions entre les questions environnementales et sociales, notamment dans les pays du Sud, mais les choses bougent du côté de l'Afrique, de la Chine, du Brésil... La France, porteuse d'un message social, rencontre un écho favorable, notamment de la part des pays africains. C'est l'occasion d'avancer vers la création d'une organisation mondiale de l'environnement, dont laplanète manque cruellement.

N'est-il pas étonnant d'avoir nommé au ministère de l'écologie une socialiste, et non une personnalité issue des milieux écologistes ?

Les réactions de la mouvance écologiste ont été très favorables, pour une raison bien simple: je connais les dossiers, j'ai une vraie légitimité et une forte conviction. J'ai, par exemple, beaucoup contribué en 2008, alors que le premier secrétaire du PS était François Hollande, à intégrer l'écologie au sein de la déclaration de principe du Parti socialiste.

Iriez-vous jusqu'à dire que le PS s'est converti à l'écologie ?

N'en suis-je pas la preuve ? Il y a, j'en conviens, de petites différences culturelles entre certains de mes collègues et moi. Je ne nie jamais les obstacles, car il faut les connaître pour les surmonter, mais je pense avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société. Ce sera décisif.

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Santé : la vache folle fait son come-back aux USA

Santé : la vache folle fait son come-back aux USA | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Le ministère de l'Agriculture américain a confirmé la détection d'un cas de vache folle dans l'Etat de Californie. Malgré la vigilance des autorités, l'alerte inquiète les éleveurs, les consommateurs et a fait reculer les cours du blé et du maïs à la bourse de Chicago.

9 ans après leur premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), les Etats-Unis ont confirmé un nouveau cas de contamination sur une vache laitière. Alors que le pays autorise depuis toujours la distribution de farines animales dans la mangeoire des bovins, il avait été épargné par la crise européenne déclenchée dans les années 90. Mais plusieurs cas ont été décelés sur le territoire depuis 2003, le dernier remontant à 2006.

Cette fois-ci les autorités américaines ont souhaité rassurer au plus vite les consommateurs, précisant que la carcasse serait brûlée rapidement et que la contamination par le lait était impossible. Ainsi, pour le ministère de l'agriculture américain, la détection de ce cas de vache folle ne fait que montrer l'efficacité des mesures de contrôle sanitaire.

La Corée du Sud prend "les mesures nécessaires"

Toutefois, bon nombre de pays importateurs restent hésitant quant à la version officielle et les cours du blé et du maïs, principaux céréales présents dans le régime alimentaire des bovins, ont légèrement chuté à la bourse de Chicago. Si un deuxième et un troisième cas venaient à apparaître aux Etats-Unis, les conséquences économiques pourraient être plus inquiétantes... Les éleveurs américains redoutent en effet que la découverte de ce cas d'ESB ne déclenche la mise en place de sanctions généralisées contre la viande de boeuf américain. Or le pays du fast-food détient un cheptel de 90 millions de bovins et l'élevage est le pilier de l'économie de certains gros Etats comme la Californie ou le Texas.

En 2003, année de la découverte du premier cas d'ESB aux Etats-Unis, une douzaine de pays avaient décidé de boycotter le boeuf américain. Résultat : les pertes se sont élevées à près de 2 milliards d'euros, et se sont faites sentir jusqu'en 2007, selon l'International Trade Commission.

La Corée du Sud semble vouloir prendre les mêmes précautions. Elle est l'un des premiers pays à avoir réagi, signalant qu'elle prendrait les "mesures nécessaires" sur l'importation de viande en fonction des règles de quarantaine du pays et après une investigation. Deux enseignes coréennes ont déjà retiré le boeuf américain de leurs menus.

Des précautions qui peuvent sembler légitimes dans des pays qui ont pris la précaution d'interdire les farines animales dans le sillage de la catastrophe de vache folle. Espérons que ces interdictions tiendront encore pour de nombreuses années...

Olivia Montero

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Des phoques irradiés par Fukushima...à l'autre boût du Pacifique !

Des phoques irradiés par Fukushima...à l'autre boût du Pacifique ! | Sciences, découvertes, nature et développement durable | Scoop.it
Les conséquences de la catastrophe de Fukushima vont-elle se faire ressentir sur toute la planète ? En début de semaine, les autorités alaskiennes ont retrouvé une soixantaine de phoques échoués mystérieusement. Les scientifiques n'ont pas hésité à évoquer l'hypothèse de l'irradiation.

10 mois après le désastre nucléaire et le déversement de millions de tonnes d'eaux radioactives dans le Pacifique, les premières victimes visibles du règne animal semblent émerger. En effet, en Alaska, une soixante de phoques se sont échoués et 75 spécimens malades ont été repérés avec d'inquiétantes blessures. Les mammifères échoués avaient la peau irritée autour des yeux et des pans entiers de peau dépourvue de pelage.

Les scientifiques de l'institut de science marine de l'Université de Fairbanks (Alaska) ont d'abord cherché un responsable du côté des virus ou d'une déficience immunitaire, mais n'ont rien décelé allant dans ce sens
. Ils attendent à présent les résultats d'analyses par spectrométrie gamma, une technique qui permet de détecter les éléments radioactifs, pour valider ou invalider cette hypothèse, loin d'être farfelue. En effet, les scientifiques parlaient déjà il y a plusieurs mois d'une inévitable contamination de la chaîne alimentaire dans l'océan Pacifique. Avant de se diluer totalement, la radioactivité contenue dans les eaux de refroidissement de la centrale accidentée, a très probablement contaminé le plancton, avant d'être transmise aux poissons puis finalement aux mammifères marins. Ces rejets d'eaux radioactives, avaient d'ailleurs conduit à des interdictions de pêche au Japon.

20 millions de tonnes de débris à la dérive

En juillet dernier déjà, des phoques échoués avaient été retrouvés sur les côtes alaskiennes, marqués par des lésions sur les nageoires postérieures et dans la gueule. On a donc pas fini d'entendre parler de Fukushima puisqu'en plus de ces mystérieux échouages, les Etats-Unis voient déjà arriver les premiers déchets liés au tsunami

Emportés par le reflux du raz-de-marée, plus de 20 millions de tonnes de débris se sont ainsi retrouvées dans l'océan. Certains ont traversé l'océan, portés par les courants jusqu'à l'Etat de Washington, où des personnes ont retrouvé des bouteilles et des bouées portant des inscriptions japonaises. Ces déchets devraient eux aussi être soumis aux tests des rayons gamma afin de déterminer s'ils sont dangereux ou pas.

Olivia Montero

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