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New Report Finds Fracking Poses Health Risks to Pregnant Women and Children

New Report Finds Fracking Poses Health Risks to Pregnant Women and Children | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

13.06.13. - The Center for Environmental Health (CEH) today released a new report outlining the health risks to pregnant women and young children from harmful chemicals used in fracking. The report, Toxic and Dirty Secrets: The Truth About Fracking and Your Family’s Health, shows how chemicals related to the oil and gas industry when conducting fracking operations can pollute the air and water in communities around fracking sites and pose health risks especially to pregnant women and children, who are most vulnerable to chemical exposures.

“Many harmful chemicals that we have been working so hard to eliminate from consumer products are now being used in mass quantity by fracking operations. In many instances, residents near fracking sites have already suffered from chemical pollution in their air and water,” said Ansje Miller of CEH, a co-author of the report. “Current regulations allow companies to hide the fact that they are poisoning us with these chemicals under a claim of ‘trade secret.’ This is unacceptable, and leads to serious health risks, especially to pregnant women and children.”

 

 

 

 

 

 

TThe chemicals used in fracking operations, from extraction to processing, distribution, transport and waste disposal, can pollute surrounding air and water. These harmful chemicals pose serious health risks to surrounding communities, and in particular to pregnant women and children. Just some of the harmful substances commonly used in fracking include methane, BTEX (benzene, toluene, ethylbenzene and xylenes), arsenic, radium, ozone, formaldehyde, radium, radon, nitrogen oxides, methylene chloride and silica sand. These substances are associated with low birth weight, birth defects, respiratory problems, cancer and fertility problems.

isa77_Jouarre's insight:

Un nouveau rapport montrant que la fracturation est dangereuse pour les femmes enceintes et les enfants. 

Ce rapport est accessible à l'aide du lien suivant:

 Toxic and Dirty Secrets: The Truth About Fracking and Your Family’s Health

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CineversityTV's curator insight, June 13, 2013 2:34 PM

as if they6 didnt know. haha

schiste, huile, gaz et fracturation
pétrole et gaz de schiste
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Gaz de schiste : un lobby explosif

17.04.14. - L'ONG Les Amis de la Terre publiera en juin un rapport décrivant les modes opératoires des lobbys pro-gaz de schiste auprès des instances uropéennes.

Décrypter le comportement des lobbyistes pro-gaz de schiste à Bruxelles. Tel est l'objet du rapport des Amis de la Terre qui sera publié avant le prochain sommet du G7 des 4 et 5 juin. L'ONG a répertorié pendant un an les courriers et invitations (dîners, colloques, etc.) envoyés par les représentants de Total, GDF Suez ou encore Suez environnement aux directions européennes concernées (environnement, énergie, entreprises et action pour le climat). Ce travail vise à expliquer le vote, le 22 janvier, d'une recommandation de la Commission européenne (CE) sur les gaz de schiste, que Les Amis de la Terre jugent peu contraignante

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«Sur les retombées des gaz de schiste, il ne faut pas rêver»

«Sur les retombées des gaz de schiste, il ne faut pas rêver» | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

15.04.14. - interview : Thomas Spencer, coauteur d’une étude sur les hydrocarbures, doute de leur potentiel économique, comme l’atteste l’arrêt par Total des recherches en Pologne.

 

L’aventure polonaise de Total ferait-elle pschitt ?

Débarqué en 2011 pour y prospecter des gaz de schiste, le pétrolier n’y a plus de permis de forage ou de concessions après l’annonce de l’arrêt de ses explorations à Chelm, dans le sud-est du pays. Après les retraits d’autres géants du secteur, comme ExxonMobil ou l’italien Eni, la Pologne déçoit les pétroliers qui à ce jour n’y ont pas rencontré l’eldorado attendu (lire ci-contre).«Le champ de Chelm ne permet pas une exploitation industrielle, indiquait-on hier chez Total,mais cela ne veut pas dire que le bassin polonais, comme le britannique, n’a pas de potentiel. Notre activité s’arrête momentanément, mais c’est une question de timing, nous restons candidats à d’autres permis d’exploration.»

Au-delà du cas polonais, la question de l’effet d’entraînement des gaz et pétrole de schiste sur la croissance reste posée. Y compris aux Etats-Unis, redevenus l’an passé le premier producteur mondial d’hydrocarbures grâce à l’essor du schiste. Mais il serait très exagéré d’y voir l’origine d’un miracle économique. D’abord parce que sa rentabilité n’est pas au rendez-vous. Avec des investissements colossaux etde bas prix de vente divisés par trois, les rendements restent décevants. Ensuite, parce que le gaz de schiste arrive à un pic et que sa production risque de décliner. Enfin, parce que son impact sur l’économie reste très limité et localisé, en termes de secteurs et d’emplois. C’est la conclusion d’un document «agnostique» de 60 pages, publié le 13 février par l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). L’un des coauteurs, Thomas Spencer, directeur du programme climat de cet institut de recherche lié à Sciences-Po, précise les résultats de l’étude.

Vous affirmez que les gaz de schiste ne sont même pas une panacée aux Etats-Unis, voilà qui va à contre-pied de ce qu’on a entendu jusqu’ici…C’est un message que l’on n’entend pas très souvent, c’est vrai. Mais nous ne sommes pas seuls à le dire. Une étude de l’Université de Stanford, en Californie, datant de septembre démontre comme nous que l’impact de la «révolution» des gaz et pétrole de schiste sur la croissance sera marginale aux Etats-Unis. Notre estimation optimiste est que son effet à long terme sur le niveau du PIB du pays - et non son taux de croissance annuel - sera d’environ 0,84% entre 2012 et 2035. Soit moins de 0,04% de croissance supplémentaire par an, selon un calcul simple des Echos. Et cela malgré la chute spectaculaire du prix du gaz naturel aux Etats-Unis, qui n’est d’ailleurs pas viable à long terme : après avoir plongé jusqu’à 1,95 dollar par million de BTU (British Thermal Unit) début 2012, il est remonté à près de 5 dollars [3,6 euros, ndlr] en janvier. En fait, d’autres facteurs jouent bien plus sur la croissance et la compétitivité des Etats-Unis que les hydrocarbures de schiste, notamment la baisse du dollar par rapport au yuan chinois et à l’euro.Vous démontrez que seuls certains secteurs bénéficient de cette «révolution».

Oui, l’impact sur le secteur manufacturier a été minimal. En fait, la baisse du prix du gaz aux Etats-Unis a profité aux industries qui en utilisent beaucoup comme matière première ou source d’énergie. Comme la pétrochimie, les fabricants d’engrais, de matériaux plastiques, d’aluminium, d’acier ou les raffineries pétrolières. L’ensemble de ces industries ne représente qu’environ 1,2% du PIB des Etats-Unis. Les exportations de celles-ci ont certes presque triplé entre 2006 et 2012, mais cela n’a pas suffi à enrayer l’aggravation du déficit commercial américain pour l’ensemble des produits manufacturiers. Les retombées économiques des gaz et pétrole de schiste pour les Etats-Unis sont donc très sectorielles. Et très locales : dans les Etats qui en produisent, la croissance du PIB n’est pas beaucoup plus élevée qu’ailleurs. Sauf pour le Dakota du Nord, dont l’économie est très réduite et où il n’y a pas beaucoup d’autres activités.

Les gaz de schiste n’ont-ils pas permis la création de 600 000 emplois aux Etats-Unis ?

En analysant les données du Bureau des statistiques du travail américain, nous parvenons plutôt à 100 000 emplois directs créés entre 2008 et fin 2013 dans la production de gaz et de pétrole et les services liés. Soit un impact très limité, sachant que la population active américaine compte 155 millions de personnes. Si l’on prend aussi en compte les emplois indirects, nous estimons les créations d’emplois à 400 000, soit 0,25% de la population active des Etats-Unis. D’autres études, comme celles du centre d’études IHS Cera, parviennent à un chiffre plus important, mais leurs méthodes de calcul sont peu transparentes.

Pour parvenir à créer 100 000 emplois directs, il a fallu forer beaucoup de puits…

Oui, 130 puits par mois en moyenne entre 2000 et 2010, rien que pour l’exploration. C’est une activité industrielle extrêmement intensive.

Que pourraient apporter les gaz et pétrole de schiste à l’Europe ?

Nous avons abordé ce sujet de façon agnostique en nous posant cette question : si on les exploitait sur le Vieux Continent, qu’est-ce que cela ferait ? La réponse est qu’il ne faut pas rêver, cela ne va pas changer la donne et surtout pas à court terme. Nous ne savons pas vraiment quelle est l’étendue de nos réserves exploitables. La Pologne, qui s’est lancée il y a quatre ans, compte aujourd’hui une cinquantaine de puits d’exploration. Mais la géologie ne semble pas aussi productive qu’aux Etats-Unis, les schistes sont plus profonds. Surtout, l’Europe est plus densément peuplée que les Etats-Unis, le terrain est bien plus fragmenté, les propriétaires privés n’ont pas intérêt à ce qu’on fore chez eux puisque le sous-sol ne leur appartient pas. Et la résistance locale est forte, regardez ce qui se passe au Royaume-Uni autour des premiers puits d’exploration.

Les pro gaz de schiste, comme la navigatrice française Maud Fontenoy, vantent la baisse des prix du gaz et l’indépendance énergétique…

Ce sont des arguments peu fondés sur une analyse robuste. Même dans les scénarios de production les plus optimistes, l’Europe restera très dépendante des importations de gaz et de pétrole. Si l’on considère un scénario moyen, à partir des estimations d’organisations, telles que l’agence internationale de l’énergie (AIE), les gaz de schiste pourraient alimenter de 3 à 10% de la demande européenne de gaz d’ici à 2030-2035. La dépendance aux importations d’énergie fossile continuera à croître et leurs prix resteront déterminés par les marchés internationaux. Tout miser sur les gaz de schiste est une stratégie dangereuse : non seulement cela ne résoudra pas notre problème de dépendance énergétique, mais se laisser séduire ainsi nous distrait, nous détourne des alternatives comme l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Il n’y aurait donc aucun impact ?

Cela peut peut-être nous aider un tout petit peu, mais cela ne suffira en aucun cas à résoudre l’équation énergie-climat-compétitivité. Plusieurs études montrent que sur le long terme, le coût d’une transition basée sur l’efficacité énergétique, les renouvelables et d’autres sources d’énergie peu carbonées, est égal voire inférieur au «business as usual» basé sur les fossiles.


 

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Le gaz de schiste n’est pas une énergie rentable

Le gaz de schiste n’est pas une énergie rentable | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

15.04.14. - Engagées dans le combat contre l’exploitation du gaz de schiste, Doris Buttignol et Carole Menduni ont réalisé le documentaire No Gazaran en salles depuis la semaine dernière.

Daoud Boughezala : Fruit d’une enquête de trois ans, No Gazaran nous alerte sur les dangers des gaz de schiste. Mais si nous mettions au point une technique d’extraction sûre, pourquoi la France se priverait-elle d’une ressource énergétique domestique?


Doris Buttignol et Carole Menduni  : Il n’existe pas de technique d’exploitation sûre des gaz et huiles de schiste. À partir du moment où on fracture la roche mère, on fait remonter des éléments (métaux lourds, particules radioactives…) du sous-sol profond à la surface en contaminant les couches intermédiaires.

Aux Etats-Unis, l’exploitation s’est faite dans un  cadre de dérégulation (Halliburton loophole) mis en place en 2005 par Dick Cheney lorsqu’il était vice-président sous George W. Bush qui exempte les gaziers pratiquant la fracturation hydraulique de la loi sur l’eau potable. Depuis 2009 plusieurs membres du Congrès tentent de faire invalider cette loi qui explique que la fracturation hydraulique chimique est pratiquée à si grande échelle sans que les dégâts environnementaux et sanitaires soient imputables aux industriels. Exploiter le gaz de schiste en France n’entraînerait pas de gains économiques pour la population, notamment parce que l’expérience américaine n’est pas transposable. Thomas Porcher, auteur du Mirage du gaz de schiste, rappelle que la production de gaz ne crée que très peu d’emplois c’est pour cela que les spécialistes la qualifient de « rente gazière ». Pour créer des emplois, il faut forer massivement et en continu, comme le font les Etats Unis. L’exploitation du gaz de schiste ne ferait pas baisser les prix du gaz en Europe car le marché du gaz européen ne fonctionne pas comme le marché du gaz américain, c’est un marché plus rigide. Pour que le prix baisse, il faudrait produire une part de marché suffisamment forte pour être en position de renégocier les contrats avec nos fournisseurs traditionnels.


La fracturation hydraulique est-elle une technique incontournable? Pourquoi ne gêne-t-elle pas la Pologne alors que la loi française interdit toute expérimentation en la matière?

Pour l’instant, il n’existe pas d’autre technique opérationnelle que la fracturation hydraulique. Celle récemment défendue par Arnaud Montebourg par fracturation au fluoropropane est de la bouche même des pétroliers dangereuse pour l’environnement, aléatoire et très coûteuse.

“La fracturation hydraulique à base d’eau est selon nous la technique fiable et éprouvée”, explique Bruno Courme, directeur de Total Shale Gaz Europe. “Il n’y a pas véritablement d’alternatives”, acquiesce Pascal Baylocq, président du club de réflexion sur les hydrocarbures de roche mère. “Pour les gaz de schistes, aucune autre technologie n’est disponible, à notre connaissance”, renchérit Gilles Pijaudier-Cabot, directeur du laboratoire des fluides complexes et leurs réservoirs. Des avis qui traduisent le message des industriels : la fracturation hydraulique reste incontournable.

De surcroît, une récente étude de l’Office américain de géologie démontre que l’usage de la fracturation hydraulique peut générer des tremblements de terre pouvant atteindre 5,7 sur l’échelle de Richter. Au même moment, la production de gaz issu de la fracturation hydraulique vient d’être stoppée dans le Queensland en Australie après ladécouverte d’amiante dans les fluides de forage résultant de l’utilisation de la fracturation hydraulique.


Vous vous référez fréquemment à l’exploitation du schiste aux Etats-Unis. Contrairement à une idée reçue, cette industrie n’est plus très florissante. Pourquoi?

La soi-disante “révolution du gaz de schiste” aux Etats Unis se révèle être un échec. L’extraction de gaz de schiste est en train d’être abandonnée par des compagnies comme Shell et BP en raison de sa non-rentabilité. Il faut comprendre que les industriels ont gagné de l’argent sur la spéculation liée au mirage du gaz de schiste et non sur l’exploitation (le gaz est vendu à moitié de son prix de revient).

Différents articles dans la presse américaine sonnent l’alerte. C’est en particulier le cas de William Engdhal dans un texte de NSBCinternational en date du 9 avril dernier. Il rappelle que les prévisions d’exploitation du gaz de schiste en Amérique sont de plus en plus pessimistes. La fin de la bulle d’exploitation de ces dernières années est désormais en vue. Elle avait fait croire un moment que la dépendance en pétrole d’importation allait cesser. Or les grandes compagnies pétrolières renoncent désormais à investir . Dans quelques années, on peut prévoir que les territoires dévastés par l’exploitation sauvage du « shale gaz » ne comporteront plus que des puits rouillés.

Par ailleurs, l’exportation d’hydrocarbures non conventionnels vers l’Europe pour suppléer au gaz russe nécessiterait des infrastructures très coûteuses qui devraient être amorties sur un demi siècle. Cette solution est donc totalement irréaliste !

 
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un militant monte sur une foreuse dans le Nottinghamshire

un militant monte sur une foreuse dans le Nottinghamshire | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

15.04.14. - An anti-fracking protestor has chained himself to a 15m drilling rig in Nottinghamshire.

Dressed as Robin Hood, the protestor has been named only as Will.

About 15 people from the group Frack Free began camping out at the site in Daneshill, near Retford at 05:30 BST on Tuesday.

Owners Dart Energy said they had been exploring the site for coal-bed methane and had suspended work while the protestor was on the drill.

Will draped a large banner with the word 'NO FRACKING' on the side of the rig.

'Breached security fence'

Paul Kennedy from Frack Free South Yorkshire said: "Will has locked on to the rig following grave concerns about the impact of gas extraction on the environment and local communities.

"His action comes days after the International Panel on Climate Change report called for a quadrupling of the use of renewable energy sources, and massive reductions in fossil fuel use."

Peter Reilly, a spokesman for Dart Energy, said the protestor had breached a security fence while guards dealt with a large crowd that had gathered at the gates.

He added: "Drilling operations stopped this morning for his [the protestor's] safety and police are in attendance."

Mr Reilly said there had not been any fracking for gas at the site and there were no plans for it.

He said the firm would concrete over the area and leave once methane tests had been completed.

isa77_Jouarre's insight:

En Angleterre aussi il y a des "Dindons". Une plateforme de forage a été envahie aujourd'hui, un militant est monté jusqu'en haut pour déployer une banderolle. 

Les responsables du forage (Dart Energy) ont déclaré aujourd'hui qu'ils n'avaient aucune intention de fracturer. Ils avaient pourtant expliqué quelques jours auparavant qu'il n'y avait pas de danger à opérer sur le territoire d'une ancienne fabrique d'explosifs… 

Dart Energy est associée à Total pour explorer/exploiter du gaz de couche au pays de Galles. 

Dart Energy avait évoqué l'utilisation d'une méthode alternative à la fracturation hydraulique pour Daneshill. On attend toujours les précisions… 

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Un ancien dirigeant de Mobil Oil: «Le gaz de schiste est pire que le charbon»

Un ancien dirigeant de Mobil Oil: «Le gaz de schiste est pire que le charbon» | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

15.04.14. - Un ancien dirigeant du groupe pétrolier américain Mobil Oil explique son opposition radicale aux forages de gaz et d'huile de schiste. Il pointe les pollutions massives, l'impact important sur le climat, les ressources limitées et appelle à sortir des énergies fossiles.

[…]

Au bout de quelques années, je suis arrivé à la conclusion que cette technologie [la fracturation hydraulique] ne peut pas être utilisée sans dommage, en particulier à proximité de là où des gens vivent et travaillent. Or je me suis rendu compte que les réglementations étaient très limitées. La loi américaine autorise par exemple les exploitants à garder secrète la composition des produits chimiques qu’ils utilisent pour forer. Elle autorise également les forages très près des écoles et des bâtiments publics. J’espère donc que vous aurez de bien meilleures lois que nous. 

[…]

Si vous brûlez tout le gaz, vous émettez moins de dioxyde de carbone qu’avec le charbon. Le problème, c’est qu’une grande partie de ce gaz fuit et s’échappe dans l’atmosphère sous forme de méthane, qui est 80 à 100 fois pire, en pouvoir de réchauffement, que le CO2 pendant les vingt ans qui suivent son rejet. Ces fuites sont un gros problème. Et elles rendent en réalité le gaz pire que le charbon. Des études sur les champs de production indiquent un taux de fuite dans l’atmosphère qui peut atteindre 6 %. Sous les rues des grandes villes, les vieux tuyaux qui fournissent le gaz aux logements et aux bâtiments fuient quant à eux de 3 à 5 %. S’y ajoutent les fuites des stations de compression, et celles qui se produisent chaque fois que vous allumez votre gazinière. Or il suffit de 1 à 1,5 % de fuite pour que le recours au gaz soit aussi mauvais que le charbon en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Donc, même s’il semble que brûler du gaz soit plus propre que brûler du charbon, c’est faux. On ne le sait que depuis ces dernières années. Je dois dire que cela m’a surpris lorsque je l’ai découvert. Tous les tests réalisés jusqu’ici indiquent que nous avons un très gros problème.

[…]

 Ce qu’on a découvert, c’est que ce gaz n’est pas présent partout dans le sous-sol, mais seulement en quelques endroits d’un potentiel gisement, ce qu’on appelle des « sweet spots », des « parties tendres ». Donc l’exploitant qui tombe sur une« partie tendre » peut très bien s’en sortir. Mais ceux qui ne les ont pas trouvées ne s’en sortent pas si bien.

Par ailleurs, les premières estimations de l’étendue des réserves gazières ont été très surestimées. Au départ, il se disait que les États-Unis pouvaient avoir dans leur sous-sol l’équivalent de cent ans de consommation de gaz. Maintenant, on ne parle plus que de vingt ans ou moins.

[…]

Quant aux emplois créés, ils ne bénéficient pas aux riverains des forages, mais profitent à des spécialistes venus du Texas ou d’Oklahoma ou d’ailleurs, qui ne restent que tant que dure le forage, et partent ensuite. Ils sont en général de courte durée. 

[…]

Si vous prenez en compte les externalités des carburants fossiles (le coût de leurs impacts sur l’environnement, ndlr), le coût important de la protection des régions côtières, des inondations, et des autres effets du dérèglement climatique, les énergies renouvelables sont d’ores et déjà compétitives. Car avec les hydrocarbures, il faut payer deux fois : une fois à l’achat, et ensuite en impôts pour rembourser les dommages qu’ils causent.

[…]




isa77_Jouarre's insight:

Quand un ancien dirigeant de Mobil Oil devient "transfuge". A lire, à relire. 

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Total renonce au gaz de schiste en Pologne

Total renonce au gaz de schiste en Pologne | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

14.04.14. - Le groupe Total a abandonné le forage de gaz de schiste en Pologne. Comme d'autres avant lui, le géant pétrolier français n'a pas demandé la reconduction de la licence de prospection dont il disposait da ce pays.

« Il s'agit de l'unique champ de prospection dont disposait Total en Pologne, où il coopérait avec Chevron. La licence de prospection a expiré le 1er avril », a indiqué le gouvernement polonais.

« Nous avons décidé de ne pas renouveler notre concession de Chelm après examen des données géologiques existantes », a expliqué un porte-parole de Total. « Nous estimons que le potentiel de la zone ne nous permet pas de lancer un projet économiquement viable, bien que du gaz ait été découvert dans le puits », foré dès décembre 2010.

Cette décision ne signifie toutefois pas que le géant français abandonne la Pologne, même s'il ne dispose plus de projets, a-t-il ajouté. 

Avant Total, les recherches en Pologne ont été abandonnées récemment par Exxon, Talisman et Marathon Oil. Mais plusieurs géants comme Chevron ou ConocoPhillips poursuivent les explorations.

Lire nos explications : Gaz de schiste : le dégrisement polonais


L'EUPHORIE POLONAISE EST FINIE

Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste, dont les réserves dans ce pays sont évaluées à entre 800 et 2 000 milliards de mètre cubes. En 2011, l'agence américaine d'information sur l'énergie avait même attribué généreusement à la Pologne 5 000 milliards de mètre cubes de réserves, suscitant l'enthousiasme. Mais ce chiffre avait été brutalement divisé par cinq un an plus tard par l'Institut polonais de géologie.

Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés et une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet 2013. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation commerciale, il faudrait quelque trois cent cinquante forages. Le gouvernement polonais a délivré au total une centaine de licences de prospection de gaz de schiste.

Outre en Pologne, Total avait déjà pris des intérêts dans des projets de gaz de schiste aux Etats-Unis, en Argentine, en Chine, en Australie, au Danemark, et en Grande-Bretagne. Son président-directeur général, Christophe de Margerie, espère que ces projets pourront faire changer d'avis les autorités françaises sur l'exploitation du gaz de schiste. 

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Divion : ce dimanche, les opposants à l’exploration du gaz de couche ont crié NON, fort, très fort

Divion : ce dimanche, les opposants à l’exploration du gaz de couche ont crié NON, fort, très fort | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

14.04.14 - Lors de sa manif pour dire non à l’exploration du gaz de couche, le collectif Gaz Houille 62 espérait être suivi par cinq cents personnes. Il a atteint, voire dépasser, cet objectif, ce dimanche après-midi. Avec 500 manifestants selon la police et près de 800 comptabilisés par les organisateurs. Une première petite victoire, mais le combat continue puisqu’avant de se séparer, tous entonnaient une dernière fois « Divion - Avion, mobilisation. » Comme pour se donner du cœur à l’ouvrage.

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une émission de radio avec Laurence Kuhn présidente du CRI et Jean Louis Schilansky, président de l'UFIP

isa77_Jouarre's insight:

Ecoutez bien la première minute de l'intervention de Schilansky qui dit que Hess est titulaire du permis de Nemours. 

C'est une contre-vérité. Philippe Martin ayant refusé la mutation des permis de mandés par Hess, le permis de Nemours n'est PAS détenu par Hess Oil mais sans doute par Vermilion qui l'a récupéré via l'acquisition d'une entreprise dénommée Zaza Energy qui avait elle-même racheté Toreador (ouf!!!). 

 

La suite est du même tonneau, à la vingtième minute, on entend Schilansky demander l'application de la loi Jacob et la mise en place d'une expérimentation. 

 

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Hydrocarbures de schiste : nouvel investissement de Chevron en Argentine

11.04.14. - BUENOS AIRES - La compagnie pétrolière américaine Chevron accentue son investissement dans un grand gisement de gaz et pétrole de schiste d'Argentine, un des plus prometteurs au monde, a annoncé jeudi le pétrolier argentin YPF, partenaire de l'opération.

Après une mise initiale de 1,2 milliard de dollar en 2013 pour la perforation de 161 puits dans une zone de 20 km2 du gisement de Vaca Muerta, Chevron et YPF ont évoqué un investissement conjoint de 1,6 milliard de dollars.

La seconde phase des activités de Chevron prévoit la perforation de 1.500 puits sur une superficie de 395 km2 avec un objectif de production de 50.000 barils de pétrole par jour et 3 millions de m3/j de gaz.

L'accord entre YPF et Chevron est le plus important conclu jusqu'ici pour le développement des hydrocarbures non conventionnels dans le pays, indique un communiqué de la compagnie publique YPF, nationalisée au détriment de l'espagnol Repsol.

Vaca Muerta, en Patagonie (sud), est un gigantesque gisement qui place l'Argentine au 2e rang mondial pour les réserves de gaz de schiste et en 4e position pour le volume potentiel de pétrole de schiste.

Après avoir longtemps été auto-suffisante, l'Argentine accuse depuis quelques années un déficit énergétique, de neuf milliards de dollars en 2013.

Le montant croissant de la facture énergétique est inquiétant car les réserves en devises du pays sud-américain s'amenuisent.

Pour retrouver son autonomie, Buenos Aires essaie de relancer la production et mise pour cela sur des investissements de grandes compagnies étrangères.

Afin de rassurer les éventuels candidats et après s'y être longtemps refusé, l'Etat argentin a décidé d'indemniser le groupe espagnol Repsol après la brutale expropriation en 2012 au motif que Repsol n'avait pas suffisamment investi dans la production.

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China Takes On Big Risks in Its Push for Shale Gas

China Takes On Big Risks in Its Push for Shale Gas | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

11.04.14. - JIAOSHIZHEN, China — Residents of this isolated mountain valley of terraced cornfields were just going to sleep last April when they were jolted by an enormous roar, followed by a tower of flames. A shock wave rolled across the valley, rattling windows in farmhouses and village shops, and a mysterious, pungent gas swiftly pervaded homes.

“It was so scary — everyone who had a car fled the village and the rest of us without cars just stayed and waited to die,” said Zhang Mengsu, a hardware store owner.

All too quickly, residents realized the source of the midnight fireball: a shale gas drilling rig in their tiny rural hamlet.

This verdant valley represents the latest frontier in the worldwide hunt for shale gas retrievable by the technology of hydraulic fracturing, or fracking. It is a drilling boom that has upended the energy industry and spurred billions of dollars of investment.

Like the United States and Europe, China wants to wean itself from its dependence on energy imports — and in Jiaoshizhen, the Chinese energy giant Sinopec says it has made the country’s first commercially viable shale gas discovery. Its efforts could also help address another urgent issue, as Beijing looks to curb an overwhelming reliance on coal that has blackened skies and made China the largest contributor to global warming.

[…] 

There was a huge ball of fire,” said Liu Jiazhen, a mustard greens farmer with three children who lives a five-minute walk from the site. “The managers here all raced for their lives up the hill.”

Ms. Liu said that the flames rose higher than the pines on a nearby ridge, covering the steel frame of the rig, which is nearly 100 feet high. The flames burned for hours, she said.

Sinopec describes the incident as a controlled flaring of gas and denies that anybody died. While the company would not speak in detail about its shale projects, Sinopec said it ran its operations safely and without harm to the environment.

Li Chunguang, the president of Sinopec, said in an interview in late March that nothing had gone wrong in Jiaoshizhen. “There is no basis for this,” he said.

The bustling activity in Jiaoshizhen indicates a significant find for Sinopec.

[…]

 
isa77_Jouarre's insight:

Peyrefitte a écrit il y a quelques dizaines d'années "Quand la Chine s'éveillera"… Le réveil est-il souhaitable?

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Exxon prône la transparence sur la fracturation hydraulique

Exxon prône la transparence sur la fracturation hydraulique | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

05.04.14. - Alors que la technique de la fracturation hydraulique fait couler beaucoup d’encre quant à son impact sur l’environnement, la principale compagnie pétrolière américaine Exxon a décidé de rendre publics les risques liés à son exploitation du gaz de schiste.

Une première au niveau mondial

 Les compagnies pétrolières en général et plus particulièrement celles qui exploitent le gaz de schiste sont régulièrement attaquées par les associations de défense de l’environnement. Exxon, première compagnie aux Etats-Unis a, semble-t-il, fait le choix de rendre publiques les principales données concernant l’impact de ses activités dans le domaine du gaz de schiste. Selon le Wall Street Journal, la manière dont Exxon fait en sorte de préserver l’environnement tout en utilisant la technique de fracturation hydraulique souvent décriée.

Usage de produits chimiques, qualité de l’air et de l’eau, impact sur les routes. Toutes ces données devraient être rendues publiques d’ici à septembre. Exxon répond ainsi aux demandes des associations écologistes et constitue « un pas significatif » selon les autorités fiscales de la ville de New York. D’autres compagnies devraient suivre la voie tracée par Exxon. Affaire à suivre…

isa77_Jouarre's insight:

L'article a été publié le 5 avril, il ne s'agirait donc pas d'un poisson d'avirl… à suivre

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Workover Optimization & Horizontal Well Intervention - 23 & 24 avril - Houston Texas

Workover Optimization & Horizontal Well Intervention - 23 & 24 avril - Houston Texas | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

[…] 

Over two days, production, intervention and completions industry experts will evaluate the most reliable new developments in well servicing tools and technology including coiled tubing strength, fiber optic cable, eline and conveyance tools, expandable casings, workover fluid and corrosion mitigation innovations, straddle packers and dissolvable frac plugs and evaluate the cost of stick pipe vs coiled tubing interventions to determine the most cost-effective investment in well interventions is achieved. Over 18 presentations will be delivered across the following key themes:

DRILLOUTS: Examining speed, availability, and reach of stick pipe vs. coiled tubing drillouts to identify which method is most cost-effectiveMILLING OPTIMIZATION: Comparing methods for selecting BHA and optimizing milling operations to shorten drillout time and effectively clean the holeCORROSION MITIGATION: Examining chemical, mechanical and physical barriers against corrosion development and how to target highly corrosive zones to cost-effectively reduce pipe damageRE-COMPLETIONS: Strategies for recording and analyzing well conditions in depleting wells to locate un-stimulated zones and select optimal wells for re-completionsFLUID DIVERSION & ZONAL ISOLATION: How to reduce formation communication between existing perforations and annulus to achieve a high enough pressure and flow rate for re-completionCASING REPAIRS: The comparative benefits, cost and applications for cement squeezes, patches and innovations in cementing to optimize remedial casing repairs
isa77_Jouarre's insight:

un colloque, pendant 2 jours,où des sujets tels que la lutte contre la corrosion des tuyaux, la réparation du cimentage d'un puits, etc

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ecorpStim et l’université Rice s’associent pour des recherches sur le propane-non inflammable utilisé pour l’exploitation du gaz de schiste

ecorpStim et l’université Rice s’associent pour des recherches sur le propane-non inflammable utilisé pour l’exploitation du gaz de schiste | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

01.04.14. - ecorpStim (eCORP stimulation Technologies, LLC) est heureux d’annoncer une collaboration entre ecorpStim Labs et les scientifiques de l’Université Rice de Houston pour optimiser la technologie du propane non-inflammable.

ecorpStim Labs, LLC, filiale de ecorpStim, développeur de technologies sans eau pour l’extraction des hydrocarbures non conventionnels (Stimulation Propane et Stimulation NFP), a récemment conclu un accord avec des professeurs l’Université Rice* de Houston, Texas. Via cette collaboration, les parties conjugueront leurs efforts pour optimiser la technologie du propane non-inflammable, tant du point de vue de sa formule chimique que de sa fabrication, de son utilisation et de son coût.

« Je suis très heureux de participer aux travaux sur la chimie et l’ingénierie associée à cette technologie qui pourrait changer la donne pour la production de gaz de schiste », a déclaré le Dr Andrew R. Barron, professeur de chimie et science des matériaux à l’Université Rice, et également professeur d’ingénierie à l’Université de Swansea, Pays de Galles, Royaume-Uni.

John F. Thrash MD, Président-directeur général d’ecorpStim, a déclaré : « Cette collaboration avec les scientifiques de la prestigieuse Université Rice permettra d’optimiser l’option du propane non-inflammable proposée par ecorpStim pour la stimulation des réservoirs de schiste. Ce travail portera aussi bien sur les aspects environnementaux, techniques et relatifs à l’efficacité de la production, que sur la maîtrise des coûts opérationnels ».

isa77_Jouarre's insight:

Ecorpstim vient de trouver un partenaire pour mettre au point la méthode qu'il a vendu avant d'avoir vérifié qu'elle pouvait fonctionner!!! Le communiqué de presse a été publié le 1er avril. Est-ce un signe????

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Gaz de schiste : quelles conséquences sanitaires ?

Gaz de schiste : quelles conséquences sanitaires ? | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

17.04.14. - Que sait-on des effets sanitaires de l’exploitation du gaz de schiste ? Trois chercheurs américains ont tenté de répondre à cette question en passant au crible l’ensemble des travaux publiés ces dernières années sur le sujet. Le résultat de cettesynthèse, publiée mercredi 16 avril dans Environmental Health Perspectives (EHP), la revue éditée par l’Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), dresse un état des lieux paradoxal : « Il y a des preuves de risques potentiels pour la santé publique dus au développement du gaz de schiste », écrivent Seth Shonkoff (université de Californie à Berkeley) et ses coauteurs, tout en notant un manque criant d’études épidémiologiques qui permettraient de sortir du doute sur leur réalité et l’ampleur de ces risques potentiels.

La question sanitaire devient d’autant plus sensible outre Atlantique que, dans la dizaine d’Etats producteurs, le développement rapide des gaz de schiste et de réservoirs compacts, place un nombre croissant d’Américains à proximité d’installations gazières de toutes sortes. Selon une analyse de bases de données publiques conduite en octobre par le Wall Street Journal, environ 15 millions d’Américains vivent à moins d’un kilomètre et demi d’un puits. Dans le seul Etat du Colorado, environ 12 000 points de forage sont situés à moins de 300 mètres d’habitations ou de lieux de vie.

EFFETS SANITAIRES 

L’une des premières causes d’inquiétude soulevées est celle des adjuvants utilisés dans les fluides de fracturation : réducteurs de frictions, inhibiteurs de corrosion, biocides, etc. « Une accumulation grandissante d’études suggère que les risques de pollution existent par le biais d’une variété de voies de contamination, en particulier durant le transport des eaux de fracturation usées ou de leur entreposage, ou par le biais de confinement défaillant des gaz et des fluides, dues à une mauvaise cimentation des puits », écrivent les chercheurs.

Plusieurs études rassemblées montrent qu’un grand nombre des substances utilisées pour le fracking peuvent avoir des effets sanitaires. « A certaines concentrations, plus de 75 % des produits identifiés sont connus pour affecter négativement les yeux, la peau et d’autres organes sensoriels, le système respiratoire, le système gastro-intestinal et le foie, écrivent les auteurs. Et 52 % ont le potentiel d’affecter négativement le système nerveux, tandis que 37% sont de possibles perturbateurs endocriniens [PE]. » Cette catégorie spécifique est la plus problématique. En effet, notent les chercheurs, les PE sont susceptibles – au contraire de la majorité des substances chimiques – d’agir en perturbant le système hormonal, action possible à très faibles doses au cours de certaines périodes-clés du développement, en particulier la période périnatale.

L'EXEMPLE DU COLORADO

Dans le Colorado, par exemple, des mesures opérées en 2012 dans les eaux de surface et les eaux souterraines, montrent une présence significativement accrue de tels PE dans les zones d’intense activité d’extraction de gaz. « La concentration des substances détectées est suffisamment élevée pour interférer avec les récepteurs humains d’hormones masculines, précisent les chercheurs. Cela suggère que l’activité hormonale des produits utilisés dans le processus de fracturation devrait être testée. »

Les chercheurs abordent également la présence de méthane dans les aquifères – crainte popularisée par les images spectaculaires du film Gasland, montrant des particuliers « allumer » l’eau courante à la sortie du robinet. Loin des polémiques sur la réalité du phénomène, les chercheurs assurent qu’il existe des « découvertes convaincantes » liant l’exploitation de gaz de schiste à « de hauts niveaux de méthane dans des points de prélèvement d’eau potable ». Les auteurs ajoutent cependant que « le méthane est typiquement considéré comme non-toxique et n’est pas l’objet de régulation aux Etats-Unis en tant que soluté ». Aucune étude épidémiologique n’est, toutefois, à ce jour, disponible pour évaluer les effets possibles à long terme d’une exposition chronique à cet hydrocarbure dans l’eau de boisson ou l’air ambiant.

PEU D'ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES

La qualité de l’air est un autre des sujets de préoccupation soulevés par les chercheurs. « La littérature scientifique suggère que l’exploitation de gaz de schiste émet des polluants atmosphériques parmi lesquels le benzène, le toluène, l’éthylbenzène et le xylène, le formaldéhyde », etc. La noria de camions transportant le fluide de fracturation, lors de certaines opérations, est également une source de pollution de l’air aux alentours des sites de production. Cependant le risque lié à cette pollution demeure difficilement appréciable. Une étude pointe un risque de certains cancers légèrement accru lorsque le lieu de vie se trouve à moins d’un demi-mile (environ 800 mètres) d’un puits, tandis qu’une autre ne distingue pas de risque appréciable.

Une étude épidémiologique récente, conduite dans le Colorado, est parvenue à établir un risque accru d’environ 30% des malformations congénitales cardiaques des enfants dont la mère vit dans les zones les plus proches des sites d’exploitation. Mais la causalité n’est cependant pas fermement établie et le mécanisme d’action non élucidé… De telles études sont encore très rares. « Le manque de connaissance le plus important est le peu d’études épidémiologiques, concluent ainsi M. Shonkoff et ses coauteurs. Il y a grand besoin d’évaluer la force de l’association entre les facteurs de risque, comme la pollution de l’air et la contamination de l’eau, et les conséquences sanitaires parmi les populations vivant à proximité des activités d’exploitation de gaz de schiste. »

 

 

 
isa77_Jouarre's insight:

C'est sûr: si on ne fait pas d'étude on ne peut évidemment pas savoir. On en sait juste assez pour savoir qu'il vaut mieux ne pas savoir si on veut continuer à exploiter les hydrocarbures extrêmes (“30% de malformations congénitales cardiaques”)…


Certains appellent cela la politique de l'autruche…

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Gaz de schiste : L’université de Kyoto développe une nouvelle technique d’extraction

15.04.14. - Une équipe de recherche de l’université de Kyoto a développé une nouvelle technologie pour extraire le gaz de schiste emprisonné sous terre. À la place de la traditionnelle fracturation hydraulique, les chercheurs proposent une injection de dioxyde de carbone dans le substratum rocheux de schiste.

Un CO2 "supercritique" injecté dans le substratum rocheux

L’équipe de recherche a déclaré qu’elle envisageait de commencer une expérience à grande échelle pour vérifier cette nouvelle technologie à l’automne. L’objectif étant de pouvoir proposer une utilisation pratique de la technologie dans les années à venir.

Selon l’équipe de recherche dirigée par le professeur Tsuyoshi Ishida et le professeur assistant Chen Youqing, le CO2 devient un fluide « supercritique » s’il est soumis à une pression d’au moins 73 atmosphères. Un fluide supercritique est très lisse et possède des propriétés à mi-chemin entre un liquide et du gaz. L’équipe de recherche a confirmé que le CO2 supercritique injecté dans le substratum rocheux le fracture et créé des fissures plus fines qu’en utilisant de l’eau sous pression.

isa77_Jouarre's insight:

Et alors ? Ça change quoi au problème de la fracturation???

C'est encore une fracturation "écologique": le CO2 est enfoui ;-))))

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Purdue and Cornell Researchers Find Up to 1,000 Times More Methane Emissions Than Estimated in Drilling Phase

Purdue and Cornell Researchers Find Up to 1,000 Times More Methane Emissions Than Estimated in Drilling Phase | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

15.04.14. - Because natural gas has less carbon than dirty coal, gas producers and even the United Nations Intergovernmental Panel on Climate Change have applauded it as a cleaner alternative. Hopefully, a joint study from researchers at two universities will change that.

Purdue and Cornell universities on Monday released a study in the Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America with data on higher-than-expected methane levels found above shale gas wells.

The researchers used a “top-down” approach, flying over seven well pads of the Marcellus shaleformation in southwestern Pennsylvania. They accounted for less than 1 percent of the wells in Southwestern Pennsylvania and were only in the drilling stage, which usually isn’t when the emissions take place.

This small fraction of the total number of wells was contributing a much larger large portion of the total emissions in the area, and the emissions for this stage were not represented in the current inventories,” Paul Shepson, a professor of chemistry and earth atmospheric and planetary sciences at Purdue, said in a statement.

By flying in the specially equipped Purdue Airborne Laboratory for Atmospheric Research, the researchers were able to identify methane plumes from both single and group pads. The plumes give off signals about the production state of the gas.

It is particularly noteworthy that large emissions were measured for wells in the drilling phase, in some cases 100 to 1,000 times greater than the inventory estimates,” Shepson said. “This indicates that there are processes occurring—e.g. emissions from coal seams during the drilling process—that are not captured in the inventory development process. This is another example pointing to the idea that a large fraction of the total emissions is coming from a small fraction of shale gas production components that are in an anomalous condition.”

According to the White House, methane has about 20 times the global warming effect of carbon dioxide. That’s why President Barack Obama announced a new layer to his Climate Action Plan in March to reduce methane emissions, though many environmental groups thought it was not aggressive enough. Before that, the Environmental Defense Fund EDF and ICF International jointly concluded that the onshore oil and gas industry could collectively reduce methane emissions by at least 40 percent below 2018 projections. Methane emissions have dropped by 11 percent since 1990.

The researchers blame the bottom-up approach for inaccuracy of previous methane emissions in the area they explored. Cornell University’s David R. Atkinson Center for a Sustainable Future funded the fly-over project.

“We need to develop a way to objectively measure emissions from shale gas development that includes the full range of operator types, equipment states and engineering approaches,” Shepson said. “A whole-systems approach to measurement is needed to understand exactly what is occurring.”

isa77_Jouarre's insight:

Où l'on apprend que les chercheurs de l'université de Cornell ont pu mesurer les fuites de gaz sur des puits en train d'être forés

Où l'on apprend que ces mesures ont été faites à l'aide de l'avion qu'on voit sur la photo

Où l'on apprend que les prélèvements fait dans le ciel sont plus significatifs que ceux faits au sol

Où l'on apprend que les fuites au moment du forage sont 100 à 1000 fois plus importantes que celles prévues… 

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White House Lies to EU about US Gas Supply

White House Lies to EU about US Gas Supply | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.04.14. - The White House and State Department have engaged in brazen lying to EU governments regarding the ability of the US to supply more than enough natural gas to replace Russian gas deliveries. Recent statements by US President Obama and Secretary of State John Kerry are so patently false that it betrays an incredible desperation in Washington over the situation in Ukraine versus Moscow. Or it suggests that Washington is so out of touch with any factual reality she simply doesn’t care what she says. Either way, it suggests an unreliable diplomatic partner for the EU. 

After his recent meeting with EU leaders, Obama issued the incredible statement that the secret Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) that is being secretly negotiated behind closed doors by the major private multinational companies would make it easier for the United States to export gas to Europe and help it reduce its dependency on Russian energy: “Once we have a trade agreement in place, export licenses for projects for liquefied natural gas destined to Europe would be much easier, something that is obviously relevant in today’s geopolitical environment,” Obama stated.

That bit of political opportunism to try to push the stalled TTIP talks by playing on EU fears of Russian gas loss after the US-orchestrated Ukraine coup of February 22, ignores the fact that the problem in getting US shale gas to the EU does not lie in easier LNG licensing procedures in the USA and EU.

In other recent statements, referring to the recent boom in unconventional US shale gas, Obama and Kerry have both stated the US could more than replace all Russian gas to the EU, an outright lie based on physical realities. At his Brussels meeting Obama told EU leaders they should import shale gas from the US to replace Russian. There is a huge problem with that.

Shale revolution a failure

Number one, the “shale gas revolution” in the USA has failed. The dramatic rise in US natural gas production from “fracking” or forcing gas out of shale rock formations is being abandoned by the largest energy companies like Shell and BP as uneconomical. Shell has just announced a huge reduction of its exposure to US shale gas development. Shell is selling its leases on some 700,000 acres of shale gas lands in the major shale gas areas of Texas, Pennsylvania, Colorado and Kansas and says it may have to get rid of more to stop its shale gas losses. Shell’s CEO,Ben van Beurden stated, “Financial performance there is frankly not acceptable … some of our exploration bets have simply not worked out.”

A useful summary of the shale gas illusion comes from a recent analysis of the actual results of several years of shale gas extraction in the USA by veteran energy analyst David Hughes. He notes, “Shale gas production has grown explosively to account for nearly 40 percent of US natural gas production. Nevertheless, production has been on a plateau since December 2011; eighty percent of shale gas production comes from five plays, several of which are in decline. The very high decline rates of shale gas wells require continuous inputs of capital—estimated at $42 billion per year to drill more than 7,000 wells—in order to maintain production. In comparison, the value of shale gas produced in 2012was just $32.5 billion.”

So Obama is either being lied to by his advisers on the true state of US shale gas supplies, or he is willfully lying. The former is most likely.

isa77_Jouarre's insight:

Où l'on apprend que B. Obama mentirait aux dirigeants européens

Où l'on apprend que l'argument de TAFTA a été utilisé pour rassuré les dirigeants européens quant à la fourniture de gaz de schiste en remplacement du gaz russe qui viendrait à manquer

Où l'on apprend que depuis décembre 2011 la production américaine de gaz de schiste plafonne. 80% de la production vient de 5 gisements, certains d'entre eux sont déjà déclinants. 

Où l'on apprend qu'il est nécessaire d'injecter 42 milliards de dollars par an pour forer 7000 nouveaux puis afin de maintenir la production à un volume constant. En 2012, pour produire la même quantité de gaz il avait fallu dépenser 32,5 milliards. 

Il y a une légère inflation semble-t-il… 

Où l'on peut lire que soit on a menti à Obama (qui ne fait que répéter ce qu'on lui a dit) ou bien Obama ment sciemment. à vous de choisir… 

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Divion : plusieurs centaines de personnes manifestent contre le gaz de couche

Divion : plusieurs centaines de personnes manifestent contre le gaz de couche | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

14.04.14. - "On espérait au moins 500 personnes", a déclaré Pierre Rose, membre du collectif Houille Ouille Ouille 59/62, se félicitant de la réussite du mouvement.
Plusieurs manifestants arboraient un t-shirt "Gaz de schiste: non merci !", slogan qui se retrouvait sur une grande banderole. Des badges clamaient "Faut pas me gazer les houilles".

"Eux les canailles, nous les cobayes", était-il écrit sur certaines pancartes, a rapporté M. Rose. Les manifestants ont également chanté "non, non, nous ne sommes pas des moutons" sur l'air des "Corons" de Pierre Bachelet. En fin de manifestation, les participants ont symboliquement enterré le projet
d'exploitation du gaz de couche dans le Nord/Pas-de-Calais, planté un arbre et déposé une gerbe.

Les manifestants se sont donnés rendez-vous "début juillet" à Avion, ville voisine, où devraient commencer l'expérimentation, selon M. Rose. La manifestation se faisait à l'appel de plusieurs organisations de défense de l'environnement, avec le soutien d'Attac, de la Confédération Paysanne ou encore EELV.

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Gaz de schiste -Total ne renouvelle pas sa licence en Pologne

14.04.14. - VARSOVIE, 14 avril (Reuters) - Total n'a pas renouvelé son unique permis d'exploration de gaz de schiste en Pologne, devenant ainsi la cinquième compagnie pétrolière internationale à renoncer, a annoncé le ministère polonais de l'Environnement.

"Total avait un permis d'exploitation dans l'est de la Pologne, près de Chelm, qui a expiré le 1er avril", a déclaré Pawel Mikusek, porte-parole du ministère de l'Environnement. "Ils ne l'ont pas renouvelé."

La Pologne a annoncé il y a trois ans déjà son offensive dans le gaz de schiste, le Premier ministre Donald Tusk promettant à l'époque une exploitation à l'échelle commerciale pour 2014.

Mais la révision en baisse des réserves de gaz, un environnement réglementaire flou et les premiers résultats médiocres des quelques forages effectués ont eu raison de l'engagement des compagnies américaines Marathon Oil, Talisman Energy et Exxon Mobil ainsi que de l'italienne Eni.

Ces défections successives laissent Chevron seul en lice pour explorer le sous-sol polonais à la recherche de gaz de schiste.

isa77_Jouarre's insight:

l'information en français !!!

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participation à l’émission “un temps de Pauchon”

l y a trois ans, des milliers de citoyens découvrent que des permis d’exploration de gaz de schiste ont été accordés dans le plus grand secret. Ce déni de démocratie provoque alors une mobilisation sans précédent qui enflamme le sud-est de la France et fait reculer l’industrie pétrolière. Un rapport de force s’instaure.

Face à la pression du lobby gazier sur le gouvernement, citoyens et élus locaux se préparent à la désobéissance civile. Ils dénoncent l’illusion d’un eldorado financier et les risques sur la santé et l’environnement. Mais de nouveaux forages démarrent.

Cette résistance faite de solidarité, d’imagination et d’intelligence collective sera-t-elle suffisante pour relancer le débat sur la transition énergétique ?

isa77_Jouarre's insight:

Vous qui lisez de temps à autre mes commentaires relatifs aux articles que je rassemble ici, vous pourrez entendre ma voix dans l'emission "un temps de Pauchon". Cette émission a été enregistrée le jour de la première du film “No Gazaran” de Doris Buttignol et Carole Menduni. 

La veille Pauchon a fait parler Doris et Delphine Batho. 

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Total has not renewed its only shale gas exploration licence in Poland

14.04.14. - WARSAW, April 14 (Reuters) - France's Total has not renewed its only shale gas exploration licence in Poland, a spokesman for the company said on Monday, highlighting the problems Warsaw faces in reducing its reliance on Russian energy.

The company said that, despite the presence of gas, it had concluded the area it was exploring in eastern Poland near the Ukraine border was not economically viable.

Poland launched a major push into shale three years ago when Prime Minister Donald Tusk announced it would seek to produce unconventional gas on a commercial scale in 2014 to help the country wean itself off predominately Russian supplies.

Poland has increased its efforts to diversify its energy portfolio following supply shutdowns linked to disputes between Russia and Ukraine, which are now threatening to come to a head following Moscow's annexation of Crimea.

 

In March 2012 a government report cut Poland's estimated shale gas reserves by about 90 percent.

 

That report, plus a lack of a legal framework and some poor initial drilling results prompted Marathon Oil, Talisman Energy and Exxon Mobil to pull out of Poland.

Total said it would consider future shale opportunities in the country.

"Poland remains a promising country for shale gas, but the exploration process is in its infancy and the industry needs more data and time to understand the geology of Polish sedimentary basins," a Total spokesman said, adding that the license had expired on March 31.

Earlier this year, 3Legs Resources chief executive said three new shale test wells to be drilled this year should shed light on Poland's shale gas potential. 3Legs is partnered with Conoco Phillips in Poland.

Chevron is also still operating in Poland.

[…]

isa77_Jouarre's insight:

Après le retrait de Marathon Oil, de Talisman et d'ExxonMobil, c'est au tour de Total de jeter l'éponge en Pologne. Il faut dire que les réserves avaient subitement fondu de 90% après les premiers forages…

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Gaz de schiste : l'Ohio fait un lien entre fracturation hydraulique et activité sismique

11.04.14 - Des géologues de l'État de l'Ohio ont établi pour la première fois un lien entre l'activité sismique dans l'est de l'État et la fracturation hydraulique, confirmant les soupçons de militants dont les appels à une restriction de forage avaient été vains.

Le responsable de la division pétrolière et gazière du département des Ressources naturelles de l'Ohio, Rick Simmers, a affirmé vendredi à l'Associated Press que l'État avait suspendu le forage pour une période indéterminée au site près de Youngstown.

Cinq faibles secousses avaient été enregistrées à cet endroit en mars, et une enquête a conclu à un lien probable avec la fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste.

Un puits d'injection profond pour les eaux usées de la fracturation avait été lié à des séismes dans la région en 2012.

M. Simmers a indiqué que l'Ohio exigera une surveillance de l'activité sismique comme condition à la délivrance de tout nouveau permis de forage dans un périmètre d'environ 4,8 kilomètres d'une faille connue ou d'une activité sismique existante de 2,0 ou plus.

Le forage sera interrompu à des fins d'évaluation à la suite de toute secousse d'une magnitude de 1,0 ou plus, et sera suspendu si un lien de cause à effet est trouvé.

Un sismologue du département de l'Intérieur a indiqué qu'il s'agissait d'un premier lien établi entre l'exploration dans la formation de schiste de Marcellus et l'activité sismique dans le nord-est des États-Unis au cours des dernières années.

 

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Veolia intéressé par les eaux usées dans le gaz de schiste

21.03.14. - Veolia Environnement (VIE 14.53 +0.41%) voit un grand potentiel de croissance dans la collecte, le recyclage et la réutilisation des vastes quantités d'eau utilisées dans la fracturation hydraulique, la technique utilisée pour extraire le gaz et le pétrole de schiste, a déclaré vendredi Antoine Frérot, PDG du groupe de services aux collectivités.

"Les Etats-Unis sont le plus grand marché du gaz de schiste aujourd'hui, c'est là que nous voyons un grand potentiel", a-t-il dit dans le cadre d'un entretien accordé à Reuters.

Veolia fournit déjà ce type de prestations pour le britannique BG Group en Australie.

Les Etats-Unis, avec 1.161 milliards de pieds cubes, possèdent le premier gisement mondial de gaz de schiste, devant la Chine, l'Argentine et l'Algérie.

Antoine Frérot a également dit s'attendre à ce que l'assemblée générale des actionnaires, prévue le 24 avril, avalise la décision du conseil de lui confier un nouveau mandat. […]

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Des oppositions s’élèvent contre le gaz de schiste en Euskadi

Des oppositions s’élèvent contre le gaz de schiste en Euskadi | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.04.14. - Julio Barea, chef de campagne à Greenpeace Espagne, vient d'écrire un courrier au ministère de l'Industrie espagnol, sollicitant la liste des autorisations données à ce jour pour l'exploration de gaz de schiste sur le territoire. Le responsable de l'Organisation non gouvernementale n'attend pas la réponse immédiatement, car selon lui, le ministère est très « hermétique » en la matière. Et pour cause.


Le dossier de la recherche de gaz de schiste devient explosif en Espagne, notamment au Pays basque espagnol, dont le sous-sol recèle d'impressionnantes quantités de gaz non conventionnel, qui pourraient être exploitées selon la technique [du] « fracking »).

Ainsi, les réserves de gaz de schiste sont estimées à 180 milliards de mètres cubes dans la seule province de l'Alava. Une province que la société de prospection américaine Tesla Prospection INC avait quitté en juin 2013 après avoir été victime de sabotages pour un montant de 17 000 euros.

 

400 municipalités « libres »

Car les oppositions se font jour. Le gouvernement Rajoy a accordé les autorisations de prospection avec grande libéralité. Selon Julio Varea, le gouvernement aurait donné 80 autorisations de recherche de gaz de schiste, et une vingtaine au Pays basque espagnol. « À ma connaissance, il n'y a pas de puits de prospection, mais nous pensons que celle-ci pourrait commencer l'année prochaine. Euskadi est considérée comme la perle noire », prévient le membre de Greenpeace. Mais ces brèches trouvent des réponses dans les provinces.

Ainsi, comme l'écrit Julio Barea dans un article (1) à paraître : « Depuis 2011, des dizaines de plateformes citoyennes et d'associations ont vu le jour pour lutter contre la fracturation hydraulique […] Ce mouvement citoyen a permis que plusieurs provinces espagnoles et plus de 400 municipalités se déclarent « libres de fracturation hydraulique » (2).

 

Six communautés autonomes ont légiféré pour se protéger de la fracturation hydraulique : Andalousie, Catalogne, La Rioja, Navarre, Cantabrie et Asturies. Euskadi, où se trouveraient les principales réserves, examine aussi la possibilité de légiférer contre la fracturation hydraulique. »

 

En France, la prospection de gaz de schiste par fracturation hydraulique est interdite par la loi depuis l'été 2011. Mais le Pays basque français n'est pas à l'abri de voir du gaz de schiste dans son sous-sol. En effet, le projet de gazoduc bidirectionnel de TIGF (Gaz de France) Artère de l'Adour, qui reliera Arcangues à Coudures (Landes) via Mouguerre, pourrait transporter du gaz de schiste espagnol.

Emmanuelle Fère

 

(1) Perpectiva ambiental y futura del « fracking » en España.

(2) http://frackingezbizkaia.org

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Roumanie : Chevron prêt à extraire du gaz de schiste « d'ici deux à trois semaines »

Roumanie : Chevron prêt à extraire du gaz de schiste « d'ici deux à trois semaines » | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

08.04.14. - Le géant américain Chevron compte démarrer l'exploration pour les gaz de schiste« d'ici deux à trois semaines » à Pungesti, en Roumanie, a indiqué mardi 8 avril Tom Holst, dirigeant du groupe pour la Roumanie, lors d'une visite du site d'exploration.

Chevron avait dû interrompre à plusieurs reprises ses activités en vue de l'exploration des gaz de schiste à Pungesti en raison de manifestations des habitants de ce village du nord-est de la Roumanie et d'opposants.

Mardi, le groupe américain a organisé une visite de presse du site qui doit accueillir le premier puits d'exploration pour les gaz de schiste en Roumanie. Mais des dizaines d'opposants, étroitement surveillés par des gendarmes, ont malgré tout réussi à s'approcher du site en criant : « Stop Chevron ! », « Non aux gaz de schiste ! »,« Chevron, nous te demandons de rentrer à la maison ! ».

Nombre d'habitants de cette région craignent des effets négatifs sur l'environnement, notamment en raison de la technique d'extraction des gaz de schiste dite fracking ou « fracturation hydraulique ». Autorisée aux Etats-Unis, cette méthode qui prévoit l'injection dans le sol à très haute pression d'eau et de substances chimiques a été interdite en France.

M. Holst a assuré que son groupe respectait les normes environnementales. « Nous n'utiliserons pas la fracturation hydraulique pour l'exploration », a-t-il insisté en estimant que toute décision sur une éventuelle extraction par fracturation ne sera prise que d'ici trois à cinq ans.

 
isa77_Jouarre's insight:

Démarrage de l'exploration maintenant et décision d'effectuer une fracturation prise d'ici 3 à 5 ans. 

Chevron vit une reconversion? C'est quoi le nouveau modèle économique de Chevron???

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