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Les anti-pétrole de schiste mobilisés à La Ferté-sous-Jouarre

Les anti-pétrole de schiste mobilisés à La Ferté-sous-Jouarre | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

« Vous prendrez bien un petit verre de pétrole ! » La coordination nationale des opposants à l’extraction du pétrole de schiste a réservé une petite surprise, hier matin, aux habitants de La Ferté-sous-Jouarre venus faire leur marché. Accueillis par le collectif Stop pétrole de schiste du Pays fertois, des membres venus de toute la France ont créé l’animation.
Un derrick avait été planté devant la mairie, tandis que des militants proposaient aux chalands un petit verre de pétrole. « Nous exigeons dans un premier temps un moratoire et à plus long terme l’abrogation générale de tous les permis en cours destinés à exploiter du pétrole de schiste extrait par fracture hydraulique », explique Jean-Philippe Prévost, du collectif du Pays fertois. Un message plutôt bien perçu. « Je suis d’accord avec eux, confie Claudine, une cliente du marché. C’est très dangereux! Que ferons-nous quand nous n’aurons plus d’eau potable à boire ni d’air pur à respirer? »

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Gaz de schiste et libéralisation de l’énergie au menu du Grand Marché Transatlantique

Gaz de schiste et libéralisation de l’énergie au menu du Grand Marché Transatlantique | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - Les négociateurs européens du Grand Marché Transatlantique prévoient de faciliter l’exploitation des gaz de schistes. 

C’est grâce à un document restreint qui a fuité que nous apprenons que le TTIP comprendra un chapitre particulièrement inquiétant sur l’énergie.

Ce document est daté du 20 septembre 2013. Il émane des services du commerce extérieur de la Commission Européenne. Ce document a servi de base au 2ème round de négociation.

Dans l’article A il est prévu de « renforcer le libre-échange pour les matières premières et l’énergie ». Selon l’article C, on apprend que « l’exportation de biens énergétiques de l’autre partie sera octroyée automatiquement ». L’article H prévoit « l’accès et la licence d’exercice des activités de prospection, d’exploration pour la production d’hydrocarbure ». Cet article prévoit donc la future exploitation du gaz de schiste. Un autre chapitre entend faciliter l’exploitation du pétrole offshore.

Cerise sur le gâteau, l’article N prévoit la mise en place d’une « autorité de régulation ». Cette « autorité de régulation » sera « désigné et employé à réguler le marché de l’énergie sur les territoires respectifs ». Le hic, c’est que cette autorité « devra être légalement distincte et fonctionnellement indépendante de tout autre autorité publique ».

En somme, c’est la fin de la souveraineté populaire énergétique : La fin même d’un droit de regard par les représentants du peuple, et donc le règne des multinationales de l’énergie.

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Gaz de schiste : regardons la réalité en face!

Tribune libre Bernard Accoyer, Laurence Parisot,

Dominique Reynié, Les Arvernes

07.07.14. - Cela fait quatre ans que le sujet de l’exploration et de l’exploitation en France d’hydrocarbures (gaz et pétrole) de schiste est devenu un sujet polémique et politique, jusqu’à devenir un sujet « non-rationnel », ce qui a conduit à des affirmations non étayées et à des décisions prises à la hâte. Il est temps d’en rediscuter de manière sereine, équilibrée et rationnelle car le gaz de schiste est un sujet majeur pour la France.

Depuis 2011, la droite, puis la gauche, se sont accordées sur une loi interdisant l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour explorer ou exploiter des hydrocarbures de schiste. Le terme anxiogène de « fracturation » est sans doute pour beaucoup dans le soutien de l’opinion publique à cette mesure d’interdiction. Néanmoins, elle masque les réels enjeux environnementaux de cette technique.
Tout d’abord, on met derrière ce vocable un ensemble de pratiques qui ont évolué, si bien que les erreurs, qui ont pu être conduites dans certaines régions des Etats-Unis, sont aujourd’hui maîtrisables dès lors qu’une régulation efficace est mise en œuvre.

Certes, l’exploitation de gaz ou de pétrole de schiste n’est pas une pratique anodine. Elle nécessite un nombre de forages important, des quantités d’eau significatives et induit de nombreux déplacements de camions en surface. Aucune de ces externalités n’est toutefois rédhibitoire et ne saurait conduire à écarter une technique aujourd’hui largement éprouvée.
Interdire une technique plutôt qu’en réguler les effets, c’est renoncer à toute évolution positive des pratiques industrielles. C’est tourner le dos au progrès.

Pire, la réglementation actuelle frise l’obscurantisme quand elle interdit l’exploration, c’est-à-dire la quantification des réserves que possède notre sous-sol. Cette étape est pourtant un préalable essentiel. Il est important de noter que la seule découverte de réserves quantifiées, sans perspective d’exploitation immédiate, aurait un impact positif sur la confiance des investisseurs internationaux puisqu’elle nous doterait d’un nouvel actif, source potentielle de revenus futurs, à faire valoir face à notre endettement grandissant.
Une telle perspective d’exploitation future n’est pas contradictoire avec nos objectifs de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous devons réduire drastiquement nos importations de pétrole et de gaz, d’une part en consommant moins d’énergie carbonée, et d’autre part en retrouvant une production nationale. Le mix énergétique de notre pays ne pouvant se passer de pétrole ou de gaz à moyen terme, il y aurait même une certaine forme d’hypocrisie à continuer à consommer ces énergies produites hors de nos frontières, dans des conditions environnementales que nous refusons en France.
Mettre de la rationalité dans ce débat, c’est aussi reconnaître que l’exploitation du gaz de schiste en France et en Europe ne devrait pas conduire au même choc de compétitivité que celui constaté aux Etats-Unis. En effet, nous nous approvisionnons sur un marché plus vaste, moins sensible à la découverte de nouvelles ressources et notre densité de population est plus importante, ce qui ne manquera pas d’induire des surcoûts d’exploitation.

Créer plusieurs milliers d’emplois. Il n’empêche, si l’exploitation de gaz et de pétroles de schiste ne sera pas l’eldorado promis par certains, il s’agira d’une activité industrielle rentable qui créera plusieurs milliers d’emplois et améliorera significativement notre balance commerciale comme notre indépendance énergétique.
Plutôt que de se résigner sur la situation économique de notre pays, il est temps d’affronter la réalité du sujet des hydrocarbures de schiste et de ne plus biaiser avec la réalité au nom de partis pris idéologiques. Cela suppose d’objectiver la question des ressources dont nous disposons en autorisant sans délais l’exploration.
En parallèle, un travail doit être mené concernant l’encadrement réglementaire d’une future exploitation de ces ressources, en tirant profit du retour d’expérience accumulé aux Etats-Unis. Une évolution du code minier, afin de mieux partager les revenus tirés de l’exploitation de ces hydrocarbures, est sans doute également nécessaire, afin d’aller vers une meilleure acceptabilité locale.

Bernard Accoyer (Député de Haute-Savoie, ancien Président de l’Assemblée nationale), Laurence Parisot (Vice-Présidente de l’IFOP, ancienne Présidente du Medef), Dominique Reynié (Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique), Les Arvernes (groupe de hauts fonctionnaires, d’économistes, d’avocats, de professeurs d’universités et de chefs d’entreprise).

isa77_Jouarre's insight:

Et depuis 4 ans, la même ritournelle: les emplois, l'absence de danger, l'amélioration de la balance commerciale, l'indépendance énergétique. 

Et depuis 4 ans, de nombreuses études (cf celle de l'Ohio sortie il y a quelques jours) montrent qu'il n'y a PAS d'emploi créés, il y a des dangers (séïsmes, fuites de méthane, pollution), il ne peut pas y avoir d'indépendance énergétique ni d'amélioration de la balance commerciale puisque le pétrole ou le gaz produit seront vendus sur le marché de Londres et payés, … en dollars ! 

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L'Union Européenne subventionne déjà l'exploitation du gaz de schiste

L'Union Européenne subventionne déjà l'exploitation du gaz de schiste | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

07.07.14. - Euractiv a récemment rapporté que des entreprises qui exploitent le gaz de schiste pourraient recevoir des subventions européennes dans le cadre du programme Horizon, qui prévoit de consacrer 80 milliards d’euros à des technologies innovantes en Europe entre 2014 et 2020.

Ce fonds de recherche a été mis en place pour aider le développement d’énergies à faible émission de carbone. Or, les recherches d’innovations pour évaluer les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste, ainsi que les modélisations de cette exploitation, pourraient se conformer à l’objet de ce fonds.

L’UE aurait déjà attribué 33 millions d’euros de fonds à des entreprises gazières européennes sur 2014.

Antoine Simon, le porte-parole des Amis de la Terre, critique cette allocation, notant qu’elle est contradictoire avec la volonté affichée de l’UE de lutter contre le réchauffement climatique :

C'est particulièrement cynique puisque [l’UE] distribue de l'argent public à une industrie qui est entre les mains de quelques-unes des plus riches sociétés au monde, alors qu'il y a des priorités bien plus importantes en matière d'efficience énergétique et d'énergie renouvelable ».

Selon un eurocrate, l’exploitation du gaz de schiste rejette peu de gaz carbonique, et de ce fait, « elle pourrait contribuer à la transition énergétique vers une économie à faible émission en carbone ». En 2013, David MacKay, l’expert scientifique du gouvernement britannique, a indiqué dans un rapport que ces émissions étaient comparables à celles du gaz naturel liquéfié que le pays importe du Qatar. Cela implique que l’exploitation du gaz de schiste aurait peu d’impact en termes de rejets de dioxyde de carbone, tout en permettant de réduire la dépendance aux importations de gaz hors d’Europe.

Cependant, selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le gaz carbonique émis par l'exploitation du gaz de schiste est plus persistant que celui émis par des sources d’énergie plus durables, le solaire et l’éolien. Pour cette organisation, il permettrait d’assurer une bonne transition vers l’utilisation exclusive de ces sources d’énergie propres. Selon le porte-parole de Shale Gas Europe, Marcus Pepperell, l’exploitation du gaz de schiste apporterait une réponse au problème de la sécurité énergétique :

L'Europe est confrontée en particulier à une question de sécurité énergétique et cependant nous n’avons aucune action sur le continent en vue d'assurer une exploitation commerciale du gaz de schiste ».

Cependant, l’exploitation des gaz non conventionnels pose le problème des rejets de méthane dans l’atmosphère. En effet, la fracturation hydraulique fait remonter de grandes quantités de méthane mêlées aux produits chimiques utilisés lors du processus d’extraction. Ce méthane peut être incinéré, ou récupéré pour être revendu. Mais il peut aussi s’échapper dans l’atmosphère. Or, sur une période de 20 ans, il est 72 fois plus puissant que le dioxyde de carbone pour générer un effet de serre, et sur un siècle, il est encore 20 fois plus puissant que le CO2.

Une étude de 2011 menée par le professeur Robert Howarth de l’université de Cornell a montré que l’exploitation du gaz de schiste pourrait avoir un impact entre 20% et 100% supérieur à celle du charbon sur le climat. Pour ces raisons, la question des rejets de méthane devrait être une question cruciale pour le débat concernant le développement de cette alternative énergétique en Europe.

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Fracking in Carroll County, Ohio: An impact assessment | Policy Matters Ohio

Fracking in Carroll County, Ohio: An impact assessment | Policy Matters Ohio | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it
Case studies examine impacts of shale oil and gas drilling on four active drilling counties — Carroll in Ohio; Greene and Tioga in Pa.; and Wetzel in W. Va.
isa77_Jouarre's insight:

un rapport complet de 23 pages est disponible

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Pologne : le petit village qui a résisté à Chevron

Pologne : le petit village qui a résisté à Chevron | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

08.07.14. - Durant quatre cents jours, les habitants du petit village de Zurawlow, dans l'est du pays, sont parvenus à interdire au pétrolier américain de procéder aux forages pour extraire du gaz de schiste.

C'est une grande victoire des habitants de Zurawlow", affirme le quotidienGazeta Wyborcza, à propos du petit village, près de Zamosc, qui durant quatre cents jours a tenu tête à Chevron en bloquant l'accès à la parcelle où le géant pétrolier américain s'apprêtait à effectuer des forages pour rechercher du gaz de schiste. La nuit dernière [du 7 au 8 juillet], vers 4 heures, les employés de Chevron ont quitté Zurawlow, emmenant avec eux tous les équipements.

Les protestations ont commencé à la suite d'une rencontre avec les représentants de Chevron. "Des habitants de Zurawlow étaient présents, mais aussi des gens venus de toute la Pologne. Ils ont posé des questions gênantes sur la composition des liquides utilisés lors de la fracturation hydraulique de la roche", précise Gazeta Wyborcza. "Et vous savez, ce qu'ils ont répondu ?" raconte un habitant d'un village voisin. "Que c'était de l'acide citrique, du liquide vaisselle ! Nous en avons déduit qu'il s'agissait de substances chimiques dangereuses."

S'inspirant de l'exemple du mouvement Occupy d'outre-Atlantique, les habitants de Zurawlow ont organisé des barrages. Le cinéaste Lech Kowalski a tourné un documentaire sur leur lutte : Holy Field Holy War est sorti en France en mars 2014.

Chevron a porté plainte contre une trentaine d'habitants du village.

isa77_Jouarre's insight:

Sale temps pour Chevron…

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Schiste, l’Allemagne ferme presque la porte jusqu’en 2021

Schiste, l’Allemagne ferme presque la porte jusqu’en 2021 | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - La dépendance au gaz russe interrogeait sur le rôle stratégique que le gaz de schiste pourrait jouer. La ministre de l’Environnement allemande a répondu à cette interrogation en déclarant que la facturation hydraulique serait exclue du pays dans un futur proche.

[…]  
Le doute planait donc sur la position que le gouvernement allemand prendrait dans le domaine. Vendredi 4 juillet, la ministre de l’Environnement, Barbara Hendricks, a tranché en affirmant : « Il n’y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un futur proche. » C’est un signe fort pour les opposants à la fracturation hydraulique, eux qui rassemblent associations et régies municipales. L’exploitation commerciale est donc exclue jusqu’à au moins 2021.
Expérimentation scientifiqueMais dans le domaine du gaz de schiste la porte reste toujours un peu entrouverte. Il n’y aura donc pas de fracturation hydraulique à des fins commerciales, mais le procédé sera utilisé pour mener des expériences scientifiques. Malgré les résultats en demi-teintes aux Etats-Unis, le gaz de schiste représente un potentiel énergétique tellement important que les Etats ne peuvent, pour des raisons uniquement idéologiques, mettre un terme au débat. Malgré l’opposition des associations, les gouvernements se refusent à exclure complètement les gaz non conventionnels de l’équation énergétique. La position actuelle de l’Allemagne ressemble peu ou prou à celle de la France qui exclue l’exploitation du gaz de schiste tant que des solutions alternatives et dont l’impact environnemental est bien maitrisé n’ont pas été développées. Au-delà du dogmatisme, la formule est simple, tant que l’exploitation du gaz de schiste a des conséquences catastrophiques sur l’environnement, il ne sera pas envisagé. 
 
isa77_Jouarre's insight:

Une position qui ressemble furieusement à la loi Jacob.

Pas d'exploitaition, pas d'exploration mais on ne refuse pas l'expérimentation. 

Il faudra donc rester vigilant.

Toutefois on est loin des déclarations tonitruantes faites il y a quelques jours qui prétendaient que l'Allemagne allait autoriser la fracturation et que seule la France s'obstinait dans sont attitude obscurantiste (bonjour messieurs de l'Ufip)

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Le gaz de schiste et les hydrocarbures non conventionnels en 7 Questions – Réponses (3)

Le gaz de schiste et les hydrocarbures non conventionnels en 7 Questions – Réponses (3) | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - 

1. Certaines sources indiqueraient que l’exploitation de ces ressources serait dangereuse pour l’Homme et pour l’environnement. Qu’en est-il au juste?

On a vu que le développement des hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste entre autres), présente beaucoup de similitudes avec celui des hydrocarbures conventionnels, mais de façon plus intense, et plus accélérée. Les risques inhérents à cette activité sont donc connus depuis bien longtemps, et bien maîtrisés, mais ils sont ‘amplifiés’ du fait de cette ‘intensification’, en particulier lors de la fracturation, dite hydraulique. Des mesures plus draconiennes en termes de règlementation, de contrôle et de suivi, doivent donc être prises pour éviter tout risque éventuel.

Il faut aussi que les Sociétés Pétrolières travaillent avec davantage de transparence vis-à-vis de la Société Civile et des Communautés locales, en expliquant clairement les risques éventuels des différentes opérations et des solutions prises pour y faire face, et de publier la liste de tous les produits chimiques qu’il est prévu d’utiliser, en particulier lors de la fracturation.

[…] Passons en revue quelques-uns de ces risques et des solutions pour les maîtriser:

On reproche au développement du gaz de schiste la destruction de l’espace rural agricole, ou urbain, ainsi qu’une nuisance sonore et visuelle. En fait chaque puits nécessite 1 à 2 hectares (ha) d’espace lors de la phase d’exploration ou de développement, et beaucoup moins lors de la phase de production. Ces sites sont choisis non seulement suivant des critères géologiques, mais aussi de surface, de façon à causer le moins de nuisance possible.

En vue de limiter le nombre de sites, on peut maintenant forer jusqu’à 10 ou 15 Puits (ou cluster) à partir du même emplacement de surface. Souvent, les Sociétés Pétrolières contribuent aussi à l’amélioration de l’infrastructure routière dans la région où ils opèrent.

On blâme l’activité ‘gaz de schiste’ pour son utilisation massive de l’eau, au détriment des besoins humains ou ceux de l’agriculture, surtout dans les zones arides. Les besoins en eau pour chaque Puits varient entre 10 000m3 et 15 000m3, ce qui peut paraît relativement élevé, surtout en zones de ‘stress hydrique’ comme certaines régions de la Tunisie. Il faut noter toutefois que 20% à 80% de ce volume est récupéré, traité, et réutilisé pour un autre Puits. D’autre part, il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau douce et buvable ; on peut soit utiliser l’eau domestique déjà utilisée, ou même l’eau de mer.

D’autres méthodes de fracturation, dite ‘sèche’, s’affranchissent de l’eau (et de la plupart des substances chimiques qui l’accompagnent). Il s’agit principalement de la fracturation au Propane, accompagné ou non d’Azote liquide. Cette fracturation est actuellement opérationnelle, principalement au Canada, où plusieurs milliers de Puits ont fait l’objet, avec succès, de ce type de fracturation, mais aussi aux EU.

Il semblerait que les produits chimiques utilisés dans la fracturation hydrauliques sont dangereux pour la santé et l’environnement. De plus, ils pourraient contaminer les nappes phréatiques.

Il faut d’abord relativiser, les produits chimiques utilisés dans le mélange de fracturation, ne représentent que 0.5% au maximum du volume utilisé pour la fracturation. Ces produits sont destinés à constituer un Gel en vue de garder le sable en suspension (ex: Gomme du Guar), à stériliser ce mélange en vue d’éviter l’introduction de bactéries (Biocides, ex: Glutaldehyde), à minimiser le frottement du gel avec les parois des tubages (ex: Polyacrilamide), à dissoudre certains oxydes ou minéraux (ex: acides chlorhydrique ou citrique), etc.

Presque tous ces produits sont utilisés dans la vie courante: nettoyants ménagers, agents de dégivrage, désinfectants, traitement des sols, etc. Il est fort possible que certaines sociétés aient, durant ‘l’Administration Bush’, qui a promulgué «l’Energy Policy Act (2005-2010)», utilisé des produits ‘dangereux’ non contrôlés, surtout que ces sociétés se refusaient à publier la constitution de leur ‘mélange-miracle’ sous prétexte de confidentialité. Ceci n’est plus possible actuellement, et toute Société pétrolière ou de service, est tenue de divulguer la liste de tous les produits chimiques utilisés dans chaque Puits, non seulement aux Autorités de tutelle, mais aussi aux Organisations non gouvernementales (ONGs). Ces données sont maintenant publiées sur internet (ex : http://fracfocus.org/ ou openfrac).

Pour ce qui est de la contamination de l’aquifère, celle-ci est quasi impossible, sauf négligence ou erreur humaine. En effet, les nappes phréatiques (eau douce) sont généralement situées à des profondeurs ne dépassant pas 300 m à 500 m, alors que les roches-mères de gaz ou de pétrole de schiste se situent à des profondeurs dépassant les 2000 m, voire les 4000 m, et séparées de ces nappes par plusieurs couches de roches imperméables!

D’autre part, lors du forage, et en vue de maintenir la stabilité des parois du Puits, au moins 2 ou 3 tubes d’aciers imbriqués l’un dans l’autre, sont cimentés contre la paroi du Puits et jusqu’en surface. Ils permettent d’isoler complètement et de façon efficace ces nappes d’eau douce, du centre du Puits où les hydrocarbures vont cheminer jusqu’à la surface.

Une mesure supplémentaire consiste à analyser tout Puits ou source d’eau à proximité du forage pétrolier, avant, pendant et même après toute activité liée au développement des hydrocarbures de schiste, et de remédier à toute anomalie constatée, voire d’abandonner, le cas échéant, le forage en question, s’il s’avère qu’il est à l’origine d’une fuite quelconque.

isa77_Jouarre's insight:

L'art et la manière de banaliser. Rien sur les fuites de méthane, rien sur les séïsmes induits par l'enfouissement du flowback, rien sur la remontée des métaux lourds, rien sur l'extrême salinité des eaux fossiles, rien sur la porosité du puits dans 20 ans, rien, …

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Le gaz de schiste et les hydrocarbures non conventionnels en 7 Questions–Réponses (1)

Le gaz de schiste et les hydrocarbures non conventionnels en 7 Questions–Réponses (1) | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

07.07.14. - 1. Qu’est-ce que le gaz de schiste et quelle définition pour les hydrocarbures non conventionnels ?

[…]  Le gaz de schiste (ou Shale Gas chez les Anglo-Saxons) est donc un gaz naturel, qui a la particularité d’être emprisonné dans la roche-mère où il a été généré, laquelle roche est généralement argileuse (appelée communément schiste), et a une faible porosité (vides entre les grains de la roche) et surtout une très faible perméabilité (pas de communication entre les pores). Il faut donc intervenir sur cette roche (on dit la stimuler), généralement en la ‘fracturant’ artificiellement, afin de libérer le gaz et le récupérer dans le Puits, puis en surface. Il en est de même du pétrole de schiste (ou shale oil).

Les Hydrocarbures sont dits non conventionnels lorsqu’il faut, soit stimuler la roche qui les contient pour les produire, […]

Par opposition, les Hydrocarbures dits conventionnels sont ceux qui sont piégés dans des roches- réservoirs qui ont de bonnes porosités et perméabilités, et qui ne nécessitent donc pas de stimulation importante telle que la fracturation. Ceci est le cas par exemple des roches gréseuses (sableuses) ou calcaires. Lorsque, sous certaines conditions géologiques, ces roches réservoirs perdent leurs porosités et perméabilités, les hydrocarbures qu’elles contiennent, rentrent aussi dans la catégorie des ‘non conventionnels’. On parle alors de ‘Tight Gas’ ou ‘Tight Oil’.

2. Quelles sont les différences majeures au niveau de l’Exploration et du Développement avec les Hydrocarbures conventionnels ?

Les différences sont effectivement importantes et concernent à la fois l’aspect technique et financier. En effet, les hydrocarbures dits conventionnels sont concentrés dans un piège (ou gisement) ne dépassant pas généralement quelques kilomètres carrés (km2) ou quelques dizaines de km2, sauf pour certains champs géants ou super-géants, tels que ’Ghawar’ en Arabie Saoudite (pétrole sur environ 5200 km2) ou ‘North Dome- Pars’ au Qatar et Iran (Gaz sur 9700 km2)!

Les débits d’hydrocarbures par puits sont élevés, et permettent, moyennant le forage de quelques puits ou dizaines de puits, souvent verticaux, d’atteindre une production commerciale qui peut durer quelques dizaines d’années, généralement sans coûts supplémentaires importants, si ce n’est le coût opératoire ou de maintenance.

Les hydrocarbures non conventionnels par contre, sont diffus dans la roche-mère (ou Schiste) sur de grandes distances pouvant atteindre les 100 km ou plus. Il est nécessaire de forer des puits horizontaux sur 1 ou 2 km afin d’avoir le maximum de contact avec la roche, et de fissurer cette roche tout le long de ce drain horizontal. Les débits par puits sont relativement faibles et diminuent rapidement. Il est donc nécessaire de forer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de Puits horizontaux pour que la production soit rentable et maintenue sur une longue période.

Les coûts d’investissement sont donc nettement plus élevés, et continus durant une grande partie de la vie du champ, auxquels s’ajoutent aussi les coûts opératoires. A titre indicatif, les USA forent environ 10 000 Puits par an dans les divers Bassins géologiques, et le coût par Puits, varie entre 4 millions de Dollars (M$) et 8 M$, ce qui représente un investissement annuel colossal! En Tunisie, du fait de la rareté des appareils de forage, des sociétés de services pétroliers, et des profondeurs des roches-mères, les coûts par puits risquent d’être nettement plus élevés, voire le double de ceux pratiqués aux EU.

isa77_Jouarre's insight:

Trois articles sur le même thème pour tenter d'amadouer les Tunisiens. Il est question de "stimulation". La nécessité de forer tous les kilomètres est présenté de manière banalisée, …

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Fracking Wastewater Injection Wells Blamed for Oklahoma’s Recent String of Earthquakes

Fracking Wastewater Injection Wells Blamed for Oklahoma’s Recent String of Earthquakes | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - Oklahoma has had a whole lot of shaking going on during the last six years. Seismic activity in the state has risen dramatically, from just more than a dozen earthquakes recorded back in 2008 to more than 100 in 2013. And here we are only halfway through 2014, and already the number of Oklahoma quakes with a magnitude of 3.0 or higher has surpassed the number of such earthquakes in California—a state famous for its big temblors.

What on Earth (or under it) could be causing the Sooner State to rumble like this? A new study, published last week in the journal Science, suggests that a common byproduct of oil and gas drilling may be to blame.

In the process of extracting oil and gas, energy companies also end up extracting a lot of undergroundwater: for every quart of oil yielded, in fact, as much as a gallon of water gets sucked up out of the ground. Because this wastewater is salty, drillers can’t simply dump it into the nearest freshwater stream; instead, they typically inject it back into the formation, via deep wells that can extend anywhere from one to three miles below ground. Unfortunately, the study’s authors have found, these wastewater injections can agitate long-dormant faults, causing them to slip—and trigger an earthquake.

A number of previously published studies (you can read a few herehere and here) have shown strong correlations between wastewater injection wells and increased seismic activity. But by synthesizing the most sophisticated hydrological models with the latest seismological data, the authors of this most recent study have arrived at our clearest understanding yet of how, exactly, the act of injecting water into the ground might physically result in an earthquake. 

[…]


isa77_Jouarre's insight:

Où l'on apprend qu'une nouvelle étude concernant l'augmentation des séïsmes dans l'Oklahoma vient d'être publiée;

Où l'on apprend qu'il y a une corrélation entre l'augmentation de ces séïsmes et le nombre de puits de réinjection, puits dans lesquels le liquide de fracturation remontant à la surface est enfoui (selon la technique du Sapeur Camembert)

Où l'on apprend que le mécanisme engendrant les séïsmes semble avoir été mis à jour. 

Où l'on apprend que le but de l'équipe universitaire ayant mené à bien ces travaux était de mettre en place des recommandations concernant l'enfouissement de ce flowback qui éviterait les séïsmes. 

Et si on arrêtait de fracturer, on n'aurait peut-être plus à trouver des méthodes "moins pires" de ré-enfouissement? 

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Gaz de schiste : dialogue entre un député européen et un exploitant américain

Dialogue imaginaire entre un député européen et un exploitant américain de gaz de schiste du Dakota.
isa77_Jouarre's insight:

Quand le lobby pro-schiste essaie de faire dans le pédagogique, voire le démagogique. A lire si vous n'avez pas grand chose d'autre à faire

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Gaz de schiste et fracturation hydraulique : multiplication des fuites de méthane

Gaz de schiste et fracturation hydraulique : multiplication des fuites de méthane | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

02.07.14. - Ruée vers le gaz de schiste en Pennsylvanie : Selon une étude des rapports d’inspection de l’État portant sur 41 000 puits, les nouveaux puits pour le non conventionnel fuient beaucoup plus souvent que les anciens puits traditionnels.

Selon son auteur principal, Anthony Ingraffea, professeur à l’Université Cornell, les résultats de cette étude suggèrent que les fuites de méthane pourraient constituer un problème pour l’ensemble des forages à travers le pays.

La recherche a été critiquée par l’industrie de l’énergie. […]

L’étude a été publiée très récemment (n.d.t. le 23 Juin 2014) dans les Actes de l’Académie nationale des sciences.

Pour ce faire, une équipe de quatre scientifiques a analysé les rapports de plus de 75 000 inspections des puits de gaz effectuées par l’Etat de Pennsylvanie depuis 2000.

Il en ressort que les vieux puits – ceux forés avant 2009 – ont un taux de fuite d’environ 1 pour cent. La plupart étaient des puits traditionnels, forés verticalement. Les puits non conventionnels – ceux forés horizontalement et pour lesquels la technique de la fracturation hydraulique est utilisée – ne sont pas apparus avant 2006 et ont rapidement pris le relais.

Les nouveaux puits traditionnels forés après 2009 ont un taux de fuite d’environ 2 pour cent; et l’étude a révélé que le taux pour les puits non conventionnels est lui d’environ 6 pour cent.

Le taux de fuite a atteint un niveau de près de 10 pour cent pour les puits forés horizontalement aussi bien avant qu’après 2009 dans la partie nord-est de l’état, où les forages sont intensifs.

Les chercheurs n’ont pu établir vers où le méthane fuit – dans l’eau ou l’air ?- alors que ces fuites pourraient constituer une aggravation du problème du réchauffement climatique anthropique.

Les scientifiques n’ont pu établir précisément l’importance des fuites ou même quelles en sont les causes tandis que les responsables de l’industrie nient qu’il y ait des fuites.L’étude se réfère toutefois à une « insuffisance de l’enveloppe et du ciment».

Selon Ingraffea, qui fait partie d’une équipe de chercheurs de Cornell qui a identifié de nombreux problèmes liés à la fracturation hydraulique, « quelque chose qui ne le devrait pas s’échappe, d’un endroit d’où ça ne devrait pas ».

L’étude n’a pas examiné pourquoi le taux de fuite atteint de tels niveaux. Ingraffea évoque plusieurs causes possibles comme la forme des mâts de forage, ou le fait qu’il y ait de meilleurs contrôles ou encore la manière dont le gaz est piégé dans la formation rocheuse.

[…]

Les représentants de l’industrie de l’énergie quant à eux ont attaqué l’étude et Ingraffea.

Pour Chris Tucker, porte-parole de l’industrie les inspecteurs n’ont pas mesuré des fuites mais une accumulation liée à la pression. « Le truc de ces chercheurs, dit-il, c’est de faire l’amalgame entre la pression et les fuites, et de tenter de convaincre les gens que la simple existence du premier est la preuve du second ».

Mais des scientifiques indépendants, même des pro-forage, ont fait l’éloge de l’étude menée par Ingraffea et ses collègues.

Pour Terry Engelder de l’Université d’État de Pennsylvanie et fervent partisan de l’exploitation du Marcellus Shale, ceci montre qu’il y a une très forte marge pour améliorer la sécurité des forages.

Quant à Ira Leifer, professeur de génie à l’Université de Californie à Santa Barbara et expert du méthane, et qui ne faisait pas partie de l’étude, elle déclare « ceci indique clairement qu’il y a un problème avec la production » sur ces puits.

isa77_Jouarre's insight:

Cette dernière étude d'Ingraffea montre une fois encore que le risque majeur de la fracturation hydraulique est un risque à long terme…

Les fuites de méthane déjà très importantes pour des puits forés au cours de ces 10 dernières années risquent de s'accroitre avec le temps… 

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Aux Etats-Unis, les villes peuvent interdire la fracturation hydraulique

Aux Etats-Unis, les villes peuvent interdire la fracturation hydraulique | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

01.07.14. - Le plus haut tribunal de l'État de New York, aux États-Unis, vient de statuer que les municipalités ont le pouvoir d'interdire la fracturation hydraulique sur leur territoire. Ce jugement suscite plusieurs réactions au Québec, puisque de nombreuses villes ont également adopté des règlements pour encadrer cette technique d'extraction du pétrole et du gaz.

Les Villes de Dryden et de Middlefield, dans l'État de New York, ont remporté une importante bataille juridique contre des entreprises gazières qui les avaient traînées en cour. 

En 2011, les deux municipalités avaient adopté des règlements de zonage afin d'interdire la fracturation hydraulique sur leur territoire.

[…] Or, deux entreprises gazières qui avaient acquis des droits d'exploration à Dryden et à Middlefield ont porté l'affaire devant les tribunaux, s'estimant lésées par l'adoption de ces réglementations.

Elles soutenaient que les lois de l'État sur l'exploitation pétrolière et gazière avaient préséance sur la réglementation municipale.

La Cour d'appel de l'État de New York les a déboutées lundi, confirmant ainsi le jugement d'un tribunal inférieur qui avait statué que les municipalités ont le pouvoir d'adopter ce type de réglementation.


Des impacts au Québec?

Au Québec, […] une centaine de municipalités de la province ont d'ailleurs adopté des règlements afin de restreindre les forages pétroliers et gaziers sur leur territoire pour protéger les sources d'eau potable.

[…]

L'industrie pétrolière et gazière du Québec conteste également le pouvoir des Villes d'encadrer les forages.

L'exemple le plus connu est le litige qui oppose Pétrolia à la Ville de Gaspé.

En février dernier, la Cour supérieure a invalidé un règlement de la Ville qui interdit que des forages pétroliers soient effectués trop près des résidences, afin de protéger les sources d'eau potable.

Selon le jugement, il s'agit plutôt d'une compétence du gouvernement provincial.

La décision a toutefois été portée en appel par la Ville de Gaspé.

[…] De son côté, le gouvernement du Québec doit éventuellement adopter un règlement pour protéger les sources d'eau potable de l'exploitation pétrolière sur tout le territoire de la province.

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El Parlament de Catalunya rechaza el fracking de 'manera definitiva'

03.07.14. - [ …]El Parlament de Catalunya ha rechazado "de manera definitiva" la extracción de gas a través de la técnica de la fractura hidráulica o fracking, como parte de las conclusiones aprobadas por la comisión de estudio sobre esta práctica en la comunidad.

isa77_Jouarre's insight:

Le parlement de Catalogne a rejeté de manière définitive la possibilité d'extraire le gaz en ayant recours à la technique de la fracturation hydraulique. 

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La France doit-elle se mettre au gaz de schiste?

La France doit-elle se mettre au gaz de schiste? | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - La France est-elle assise sur un pactole dormant ? Le pays détiendrait parmi les plus importantes réserves de gaz de schiste d'Europe. Sa production est pourtant interdite sur le territoire, car la méthode permettant de l'extraire - la fracturation hydraulique - est jugée dommageable pour l'environnement. Les industriels du secteur crient au gâchis : le gaz de schiste, c'est la promesse de gains économiques formidables et d'une indépendance énergétique accrue, prétendent-ils. Ont-ils raison ? Y a-t-il urgence à trouver une technique d'extraction « propre » ?

[…]

L’Allemagne a tranché : l’exploitation de gaz de schiste, c’est « nein ». Du moins jusqu’en 2021, date à laquelle un rapport fera le point sur « l'état des connaissances et des technologies », a annoncé vendredi 4 juillet Barbara Hendricks, la ministre allemande de l'Environnement.
 
En France, la fracturation hydraulique - seule technique aujourd'hui disponible pour l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste - a été interdite par la loi du 13 juillet 2011, en raison des risques qu’elle fait peser sur l’environnement.
[…]
Produire du gaz de schiste ferait-il baisser la facture de gaz des ménages français ?
 Pour répondre à cette question, il faut au préalable pouvoir évaluer ce que coûterait la production de gaz de schiste par rapport au gaz importé. Thomas Spencer, directeur du programme climat à l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales, lié à Sciences-Po), co-auteur d'une étude « agnostique » sur les gaz de schiste publiée en février, nous donne des estimations : « Le coût de production de gaz de schiste en Europe se situerait autour de 9-11 dollars/Mbtu [million british thermal units, une unité énergétique, ndlr.] (à comparer avec 4-6 dollars/Mbtu aux Etats Unis). Cela est proche du prix du gaz importé en Europe (10,7 dollars/Mbtu en Allemagne, 10,6 dollars/Mbtu au Royaume Uni). ». Le prix du gaz de schiste serait donc un peu moins cher que celui du gaz importé. Bonne nouvelle, donc, pour la facture des consommateurs ? Pas sûr.Car, même si le gaz de schiste est moins cher que le gaz importé, le prix final du gaz sur le marché s’aligne toujours sur le prix le plus élevé, comme l'explique Thomas Porcher, économiste de l’énergie, Professeur à l’ESG Management School, et auteur du « Mirage du gaz de schiste ». « Le tarif réglementé par les pouvoirs publics prend en compte les différents coûts de production et doit permettre de couvrir l’ensemble des coûts (approvisionnement, acheminement, stockage et commercialisation) des gaz les plus chers, faute de quoi la pénurie s’installerait, à moins qu’une partie des distributeurs de gaz n’acceptent de vendre à perte - ce qui est interdit par la loi -, ou à moins que l’Etat n’accepte de subventionner le prix du gaz importé pour l’aligner sur le prix du gaz de schiste supposé moins cher - ce qui est peu probable. » 
 
Dans ces conditions, même avec une production de gaz de schiste moins coûteuse, le tarif imposé par l’Etat sera donc toujours un prix permettant de couvrir les coûts du gaz importé.
[…]
La substitution du gaz importé par celui produit sur le territoire français serait-elle assez importante pour contribuer à réduire de façon notable le déficit commercial national et améliorer les finances publiques par les revenus nouveaux obtenus ?
L’une des rares études détaillées sur le sujet a été produite en 2013 pour l’Association of International Oil and Gas Producers. Jean-Pierre Favennec revient sur ses enseignements : « Cette étude calcule que les revenus fiscaux seront entre 18 et 48 milliards d'euros d'ici 2035, au niveau européen. En supposant que la France aura un quart de la production et donc des revenus fiscaux, ce sera entre 4,5 et 12 milliards en 2035. » 
 
Cela est à mettre en perspective avec un déficit de 88 milliards d'euros en 2013... A noter aussi que c'est le chiffre pour 2035 : la production du gaz de schiste prendra du temps pour prendre une ampleur importante dans les pays qui souhaitent le faire. Par conséquent, pour Jean-Pierre Favennec, « la production de gaz de schiste pourrait réduire, à terme, de quelques pour cents notre facture énergétique. C’est important mais ce n’est pas décisif. »
[…]


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Gaz de schiste : le gouvernement allemand veut interdire le « fracking »

07.07.14. - Le gouvernement allemand veut interdire l'exploitation du gaz de schiste au moins jusqu'à 2021, prenant acte d'une résistance forte dans l'opinion publique à la fracturation hydraulique.

 

« Il n'y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un futur proche », a affirmé vendredi la ministre de l'Environnement Barbara Hendricks. Avec son confrère à l'Economie et l'Energie, Sigmar Gabriel, social-démocrate comme elle, Mme Hendricks a défini les principaux axes de la législation à venir sur ce sujet très épineux, sur lequel le gouvernement précédent s'était cassé les dents.

 

La défiance est très forte en Allemagne à l'égard du « fracking », nom anglais de la fracturation hydraulique. Le procédé consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques, pour permettre l'extraction de gaz capturé dans la roche.

 

Les inquiétudes se focalisent sur la pollution que pourraient causer les substances chimiques utilisées, notamment dans la nappe phréatique.

 

Mais l'industrie milite pour donner sa chance au gaz de schiste. Elle y voit la possibilité, comme aux Etats-Unis, de faire baisser ses coûts énergétiques parmi les plus élevés d'Europe, et de réduire la dépendance aux importations d'énergie, un argument porteur en ces temps de crise ukrainienne.

 

 

Une remise en cause sanitaire

 

Les ministres concernés « prennent les inquiétudes de la population très au sérieux », a affirmé Mme Hendricks, « la protection de la santé et de l'eau potable ont priorité absolue ». Ils veulent donc fermer la porte au « fracking » de gaz de schiste, comme c'est le cas en France.

 

« Les projets de fracking de gaz de schiste au-dessus de 3.000 mètres seront interdits », précise le texte. L'essentiel des réserves de gaz de schiste de l'Allemagne se trouve plus haut que cette limite, selon des estimations.

 

En 2021, un rapport doit faire le point sur « l'état des connaissances et des technologies » et le législateur se pencher à nouveau sur la loi. D'ici là, des tests seront autorisés sous conditions.

 

L'association de protection de l'environnement Bund a qualifié de « petit pas dans la bonne direction » les projets du gouvernement mais aimerait voir explicitement interdits les essais, et le fracking également sous 3.000 mètres.

 

La fracturation hydraulique pour extraire du gaz naturel conventionnel, qui a cours depuis les années 1960 en Allemagne, restera « en principe possible » mais sera assortie de « règles supplémentaires » par exemple sur les caractéristiques des produits utilisés.

 

 

L'Allemagne, pays importateur


Dans les faits, tous les projets de fracking conventionnel sont au point mort, aucune nouvelle autorisation n'ayant été accordée ces dernières années. Et les projets de Berlin sont peu à même de relancer la machine.

 

« Si ces plans étaient concrétisés, il n'y aurait plus de production de gaz naturel, l'Allemagne serait 100 % dépendante des importations » , a déploré vendredi le président de la fédération des explorateurs de gaz et de pétrole WEG, Josef Schmid.

 

L'Allemagne n'est de toute façon pas très bien pourvue en gaz naturel, à l'exception de quelques gisements dans le nord du pays.

 

En revanche, « nous avons du gaz de schiste pour assurer 100 % de l'approvisionnement énergétique de l'Allemagne pendant dix ans, probablement même beaucoup plus », assurait jeudi le patron du géant de la chimie BASF, Kurt Bock, fervent avocat du gaz de schiste.

 

Les propositions présentées vendredi doivent être soumises à l'approbation des conservateurs, l'autre membre de la coalition dirigée par Angela Merkel. Elles doivent ensuite se traduire non pas par une nouvelle loi, mais par un amendement du droit minier et des lois sur l'eau. Mme Hendricks mise sur une adoption des modifications avant la fin de l'année.


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Gaz de schiste en Roumanie: Greenpeace bloque l'accès à un site d'exploration

Gaz de schiste en Roumanie: Greenpeace bloque l'accès à un site d'exploration | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - Pungesti (Roumanie) (AFP) - Une vingtaine de militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont bloqué lundi l'accès à un site d'exploration des gaz de schiste du géant américain de l'énergie Chevron en Roumanie, a rapporté un photographe de l'AFP.

Les manifestants, attachés les uns aux autres, se sont assis devant l'entrée du périmètre où est installée le forage d'exploration, dans le village de Pungesti, dans le nord-est de la Roumanie.

Ils ont brandi des pancartes disant "non à la fracturation hydraulique", la technique très controversée d'extraction des gaz de schiste qui prévoit l'injection à haute pression d'eau mélangée à des substances chimiques dans le sol.

Un camion qui souhaitait entrer sur le site a été bloqué à l'extérieur, a rapporté le photographe de l'AFP.

Chevron a commencé l'exploration des gaz de schiste en mai dans cette région malgré la vive opposition de la population locale qui s'inquiète des conséquences environnementales et sur les ressources en eau dans une région qui dépend de l'agriculture pour sa survie.

"L'exploitation industrielle du gaz de schiste ne peut pas se faire en affectant la vie de centaines de milliers de gens vivant sur les périmètres donnés en concession. Nous demandons la fin de ces initiatives contre l'environnement et la volonté des citoyens", a déclaré Laurentiu Ciocirlan, coordinateur de campagne de Greenpeace.

Chevron qui soutient mener ses opérations d'exploration en respectant les normes de sécurité affirme que toute décision sur une éventuelle extraction des gaz de schiste ne sera prise que d'ici trois à cinq ans.

Le groupe américain a obtenu des permis d'exploration dans d'autres régions de la Roumanie.

Opposé aux gaz de schiste lorsqu'il était dans l'opposition, le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta est devenu un des plus fervents défenseurs de cette source d’énergie controversée dans le monde.

Autorisée aux Etats-Unis ou en Roumanie, la fracturation hydraulique est interdite en France.

isa77_Jouarre's insight:

mauvaise passe pour Chevron, vraiment ! 

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Study Finds More Costs Than Benefits From Fracking

Study Finds More Costs Than Benefits From Fracking | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

Though shale development has changed the county’s fortunes, the transformation from ghost town to boom town

[…] according to a study released in April by nonprofit research organization Policy Matters Ohio. Months after the study was made public, there are still lingering questions about whether the cultural, environmental and public health costs of fracking outweigh the economic benefits.

“This was a region struggling for a long time, so fracking has been a shot in the arm,” said Amanda Woodrum, report author and Policy Matters researcher. 

[…]

Fracking-related employment in Ohio has grown by about 3,000 jobs, less than one-tenth of one percent of the state’s total employment, said Woodrum. This number is far from Ohio Oil and Gas Associations claims that 40,000 new positions would be created by the industry.

In Carroll County, higher paying jobs related to oil and gas drilling, like construction of pipelines and processing plants, have been mostly going to out-of-state workers following their company’s drilling rig as it moves throughout the country. “Oil jobs are almost a new form of migrant labor,” said Woodrum.

The local population has picked up less lucrative jobs made available through the economic activity that fracking created. Truck driving, delivery, waitressing and cleaning positions are among the existing services that received an uptick. While a shale oil processing plant being built in a neighboring county may result in permanent local jobs,the overall demand for this type of work has still been lower than expected.

[…]

isa77_Jouarre's insight:

3.000 emplois au lieu des 40.000 "vendus" par les pétroliers. 

Des emplois non qualifiés (serveuses, livreurs, personnels d'entretien)

moins de 1 pour 1000 des emplois de l'Ohio. 

Et beaucoup de dépenses supplémentaires : augmentation des loyers, destruction des routes, etc

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Chevron quitte la Lituanie

08.07.14. - Le géant américain de l'énergie Chevron a annoncé mardi sur son site internet qu'il avait cédé ses actifs dans un projet d'exploration et d'extraction de gaz de schiste en Lituanie et quittait le pays.

Chevron a fermé ses bureaux à Vilnius (Lituanie). L'entreprise a cédé ses 50% dans le projet LL Investicijos, écrit-il dans un message sur son site internet local, sans davantage de détails, notamment sur le prix de l'opération et l'identité de l'acheteur.

La société Chevron Exploration & Production Lietuva, basée  en Lituanie, visait un champ dans l'ouest du pays, potentiellement riche en gaz et en pétrole de schiste.

Dans ce cadre, elle avait remporté l'année dernière un appel d'offres gouvernemental, mais s'était retiré aussitôt, invoquant un cadre légal incertain.
Des changements significatifs du contexte fiscal, législatif et réglementaire en Lituanie ont modifié substantiellement les bases opérationnelle et commerciale de la décision d'investir, avait alors expliqué le groupe pétrolier américain.
A la suite à des protestations contre la technologie controversée de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste, Vilnius avait renforcé les règles légales de protection de l'environnement.
Certains parlementaires lituaniens proposent désormais d'aller plus loin, notamment d'introduire une hausse des taxes sur l'exploitation du gaz de schiste.
La Lituanie évalue ses réserves de gaz de schiste entre 30 et 50 milliards de mètres cubes.
Cette ancienne république soviétique de 3 millions d'habitants cherche à s'affranchir du monopole détenu par le géant gazier russe Gazprom, actuellement unique fournisseur du pays.

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Gaz de schiste en Allemagne : recul ou débat?

09.07.14. - Le 4 juillet, la ministre de l’Environnement allemande a indiqué qu’elle souhaitait limiter les possibilités de fracturation hydraulique. Recul ou débat ?

Alors que le "Financial Times" du 5 juin 2014, indiquait que l’Allemagne était prête à autoriser en 2015 la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste, son ministre de l'Environnement Barbara Hendricks a déclaré le 4 juillet qu"il n'y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un futur proche".

Avec Sigmar Gabriel, à l'Économie et l'Énergie, Mme Hendricks a défini les principaux axes de la législation à venir : "Les projets de fracking de gaz de schiste au-dessus de 3 000 mètres seront interdits". Selon certaines estimations, la majorité des réserves de gaz de schiste du pays se trouve à un niveau supérieur à cette limite.

Un rapport fera le point en 2021 sur "l'état des connaissances et des technologies" et le législateur se penchera à nouveau sur la loi. D'ici là, des tests seront autorisés sous conditions. En outre, la fracturation hydraulique qui existe depuis les années 1960 devrait rester possible, mais serait accompagnée de "règles supplémentaires" notamment sur les produits utilisés.

[…]

isa77_Jouarre's insight:

Verre à moitié vide, à moitié plein? 


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Le gaz de schiste et les hydrocarbures non conventionnels en 7 Questions – Réponses (2)

Le gaz de schiste et les hydrocarbures non conventionnels en 7 Questions – Réponses (2) | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

08.07.14. - 

1. Pourquoi parle-t-on maintenant du gaz et du pétrole de schiste, et quelles sont les avancées technologiques qui ont permis leur développement ?

On n’a commencé à en parler que récemment, à cause du succès énorme que ceci a eu aux Etats Unis (EU) et au Canada, et la publication par l’Agence Américaine d’Information sur l’Energie (EIA) concernant les Ressources potentielles en gaz et pétrole de schiste dans le Monde.

On parle déjà de « Révolution du gaz de Schiste » et d’une nouvelle « Ruée vers l’Or Noir » au Nord des EU! Cette révolution risque, et en fait, elle est en train de changer toute la Géopolitique énergétique dans le monde! On en parle aussi, à cause des risques potentiels que cette intense activité pourrait occasionner à l’environnement, s’ils ne sont pas bien maîtrisés (voir Q5).

Les progrès technologiques, qui ont permis cet essor du gaz et du pétrole de schiste, sont nombreux et intéressent toute la chaîne pétrolière, depuis l’exploration jusqu’à la production. On peut citer trois techniques majeures. Il s’agit d’abord, du forage horizontal, qui permet de forer la roche contenant le gaz ou le pétrole sur plusieurs centaines de m, voire sur plusieurs km.

Il s’agit ensuite de stimuler la roche en la fissurant, moyennant un fluide de fracturation injecté sous pression. Ce fluide est en général de l’eau (fracturation hydraulique), mais qui peut être aussi du propane, de l’azote ou même du gaz carbonique (fracturation dite sèche), mélangé à du sable (ou billes synthétiques), ainsi qu’à certains produits chimiques. Le sable a pour but de maintenir les fissures ouvertes pour l’écoulement des hydrocarbures, et les produits chimiques à faciliter l’écoulement de ce mélange, à éliminer d’éventuelles bactéries et éviter le dépôt de certains oxydes.

Dans le cas d’une fracturation sèche, les produits chimiques sont minimisés, sinon complètement absents. La 3ème percée technologique est relative à la Sismique 3Dimensions (ou 3D), ainsi qu’à la Micro-sismique.

Ces techniques permettent d’avoir l’architecture du sous-sol en 3 dimensions, et une ‘Radiographie’ ou ‘Echographie’ de la roche-mère, de bien positionner les forages, ainsi que les fissures provoquées dans le ‘Schiste’; en somme de bien savoir ce que l’on fait et de ne pas travailler ‘à l’aveuglette’, même à 4 km de profondeur! Ce sont ces performances technologiques, qui ont permis de réduire les coûts et qui, alliées à la volonté des EU de réaliser leur indépendance énergétique, ont permis cet exploit de développer ces hydrocarbures non conventionnels de manière économique et profitable.

Il faut noter aussi, que ces techniques existent déjà depuis quelques décennies, et ont été utilisées à des degrés divers, pour le développement des hydrocarbures conventionnels, mais elles ont été améliorées, optimisées, et utilisées de façon intensive pour les hydrocarbures non conventionnels.

2. Quelles sont les ressources mondiales en hydrocarbures non conventionnels, et en existe-t-il en Tunisie ?

Les chiffres publiés récemment par l’EIA (Energy Information Agency) ou l’IEA (International Energy Agency) donnent simplement une idée ‘théorique’ sur les volumes du gaz et du pétrole de schiste, ressources techniquement récupérables, dans un certain nombre de pays.

Ces chiffres évoluent avec l’évolution des connaissances géologiques de ces Bassins, et ne peuvent constituer des réserves de gaz ou de pétrole, qu’après l’évaluation de ces Bassins et des Roches-mères ‘schisteuses’ par des forages et diverses analyses physiques, chimiques et mécaniques.

En 2011, les Ressources en gaz de schiste dans le monde, sont estimées à environ 200 Tcm (1Tcm=1000 milliards de m3) et celles du pétrole de schiste à 1313 milliards de barils (Mb), soit environ 43% des ressources conventionnelles en gaz (462 Tcm), et 58% du pétrole conventionnel dans le monde (2245 Mb). Si on y ajoute les ressources des autres hydrocarbures non conventionnels (tight gas, tight oil, sables et schistes bitumineux, etc.), les ressources mondiales en gaz et pétrole peuvent largement doubler !

Ce qui est intéressant, c’est que ces nouvelles ressources ne sont plus concentrées au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Russie comme c’est le cas pour le gaz et pétrole conventionnels, mais de nouveaux pays peu ou pas nantis en ressources conventionnelles, peuvent devenir de nouveaux grands producteurs. C’est le cas de l’Argentine et du Brésil en Amérique du Sud, de l’Afrique du Sud et du Nord, de la Chine et de l’Inde en Asie, ainsi que l’Australie et même certains pays européens tels que la Pologne, la Suède, la Turquie ou la France.

Pour le moment, seuls les EU et le Canada qui disposent aussi d’énormes réserves en gaz et pétrole de schiste, produisent ces nouvelles ressources. Les USA produisent environ 220 milliards de m3 par an de gaz de schiste, et ont récemment dépassé le million de barils par jour de pétrole de schiste, et vont bientôt devenir le 1er producteur mondial de gaz (devant la Russie) et de pétrole (devant l’Arabie Saoudite)!

Les ressources en gaz de la Tunisie, sont bien plus modestes; elles sont estimées par l’EIA à environ 510 milliards de m3, ce qui est quand même équivalent à une dizaine de champs comme Miskar, ou 80 à 100 ans de la consommation nationale actuelle! Il faut noter que cette estimation ne concerne que le gaz des roches-mères du Silurien (Tannezuft) et du Dévonien (Aouinet Aouinine) du Sud tunisien (Tataouine, Kébili, Gabès), lesquelles roches-mères peuvent receler aussi des ressources importantes en pétrole. D’autres roches-mères du Crétacé (Fahdène et/ou Bahloul), qui couvrent la Tunisie Centrale (Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid) ou du nord-ouest (Béja, Jendouba, Siliana), non identifiées par l’étude de l’EIA, peuvent receler des ressources additionnelles, en profondeur, ou même en surface (sables et schistes bitumineux)!

Un article spécifique à ces ressources de surface, qui concernent non seulement les pétroliers, mais aussi les sociétés minières, sera publié prochainement. Il est donc impératif, pour l’équilibre de notre balance énergétique, nettement déficitaire, et notre économie, de bien évaluer ces ressources potentielles importantes, et de voir si elles sont techniquement et économiquement exploitables..

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Sharp increase in central Oklahoma seismicity since 2008 induced by massive wastewater injection

K. M. Keranen1,*M. Weingarten2G. A. Abers3,B. A. Bekins4S. Ge2

1Department of Earth and Atmospheric Sciences, Cornell University, Ithaca, NY, USA.

2Department of Geological Sciences, University of Colorado, Boulder, CO, USA

3Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia University, Palisades, NY, USA

.4U.S. Geological Survey, Menlo Park, CA, USA.


Unconventional oil and gas production provides a rapidly growing energy source; however, high-production states in the United States, such as Oklahoma, face sharply rising numbers of earthquakes. Subsurface pressure data required to unequivocally link earthquakes to injection are rarely accessible. Here we use seismicity and hydrogeological models to show that fluid migration from high-rate disposal wells in Oklahoma is potentially responsible for the largest swarm. Earthquake hypocenters occur within disposal formations and upper-basement, between 2-5 km depth. The modeled fluid pressure perturbation propagates throughout the same depth range and tracks earthquakes to distances of 35 km, with a triggering threshold of ~0.07 MPa. Although thousands of disposal wells operate aseismically, four of the highest-rate wells are capable of inducing 20% of 2008-2013 central US seismicity.


  • Received for publication 8 May 2014.
  • Accepted for publication 24 June 2014.
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L'étude concernant les séïsmes induits par la réinjection du liquide de fracturation a été conduite par une équipe de l'université Cornell. 

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Gaz de schiste : la fausse interdiction allemande

Gaz de schiste : la fausse interdiction allemande | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

09.07.14. - Deux ministres du gouvernement allemand ont annoncé le 4 juillet dernier leur projet de législation sur la question des gaz de schistes et du fracking, la fracturation de la roche, nécessaire pour les extraire. Il a été vendu comme une interdiction de l’exploitation des gaz de schiste. Mais c’est loin d’être si évident.

« Le concept de “fracking” est source d’une grande préoccupation dans toute une partie de la population, également au sein de notre parti », écrivent le ministre de l’Économie Sigmar Gabriel et sa collègue de l’Environnement Barbara Hendricks, tous deux sociaux-démocrates, dans un courrier aux députés de leur parti. « Nous ne pouvons pas encore mesurer les conséquences de exploitation des gaz de schistes et de houille », précisent-ils. Le message est, a priori, clair : ils veulent interdire l’exploitation des gaz de schistes et de charbon en Allemagne.

Forages expérimentauxMais le diable se niche dans les détails. En effet, le document mentionne une interdiction d’exploitation pour les gaz se trouvant « au-dessus de 3 000 mètres de profondeur ». Pourquoi ce chiffre ? « On ne sait pas d’où vient ce chiffre. Il n’y a pas de justification technique. C’est complètement arbitraire », répond Andy Gheorghiu, de la coordination des initiatives citoyennes allemandes contre le fracking, Korbacher Resolution« On a l’impression que c’est le résultat d’un travail de lobbying des industriels. » Par ailleurs, le projet des ministres veut réexaminer l’interdiction en 2021, à la lumière de l’évolution des technologies et des connaissances sur le fracking. « Cette date de 2021 laisse penser que l’idée est de donner le temps aux industriels de présenter une technique de fracking “vert”, sans produits chimiques », craint Andy Gheorghiu. Le texte prévoit en plus d’autoriser les forages expérimentaux.

Pire, les deux ministres excluent de l’interdiction les « tight gas », contenus comme les gaz de schistes dans des roches compactes. « Les opérations de fracking pour exploiter les “tight gas” restent possibles », affirme le projet, en parlant même de« fracking conventionnel »« Le document essaie de créer un concept de fracking conventionnel pour ne pas toucher à l’exploitation des tight gas » décrypte le militant allemand. « Mais les tight gas sont classés comme des gaz non-conventionnels par l’agence fédérale allemande de géologie [1], et même par Exxon [2]. » Les ministres allemands expliquent que les tight gas sont exploités en Allemagne depuis les années soixante sans que des risques pour la santé ou l’eau potable n’aient été établis. Vraiment ?

[…]

Andy Gheorghiu note toutefois un point positif dans ce projet : il élargit l’interdiction totale du fracking des zones de protection de l’eau potable à toute une série de zones naturelles protégées. Quoi qu’il en soit, ce projet de législation n’engage pour l’instant que les deux ministres, du parti social-démocrate (SPD), qui l’ont rédigé. Or, le gouvernement allemand actuel associe le SPD et le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) . « La CDU ne s’est pas prononcée sur ce projet pour l’instant », fait remarquer Andy Gheorghiu. Pas de raison, donc, de baisser la garde du côté des dizaines de groupes citoyens qui s’engagent outre-Rhin contre les gaz de schistes et la fracturation hydraulique.
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Gaz de schiste et fracturation hydraulique : les fluides peuvent polluer les eaux souterraines

Gaz de schiste et fracturation hydraulique : les fluides peuvent polluer les eaux souterraines | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

03.07.14. - Les déversements accidentels et l’épandage délibéré de fluides d’hydrofracking, qui reviennent à la surface pendant la fracturation hydraulique, pourraient provoquer la libération de minuscules particules dans les sols qui, souvent, s’agrègent fortement à des métaux lourds et des polluants, selon des chercheurs de l’Université Cornell.

Des recherches antérieures ont montré que 10 à 40% du mélange de l’eau et de la solution chimique injectée à haute pression dans les couches de roche profonde remonte à la surface au cours d’une opération de fracturation hydraulique. Les chercheurs du département agriculture et sciences de la vie (College of Agriculture and Life Sciences) qui étudient les impacts environnementaux de ce "liquide de reflux" ont constaté que les mêmes propriétés qui la rendent si efficace pour l’extraction du gaz de schiste peuvent aussi provoquer la migration de minuscules particules provenant du sous-sol incluant des polluants comme les métaux lourds

Ils ont décrit ces mécanismes dans un article publié en ligne le 6 Juin dans la revue American Chemical SocietyEnvironmental Science and Technology (voir note[*]).

[…]

[*] Sang, W., Stoof, C, Zhang, W., Morales, V., Gao, B., Kay, R., L. Liu, Zhang, Y., et Steenhuis, T. (2014). Effet des fluides de fracturation hydraulique sur des colloïdes Transport in the Unsaturated Zone Environmental Science & TechnologyDOI: 10.1021/es501441e

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La France pourra exporter du gaz vers l'Allemagne en 2016

02.07.14. - par Michel Rose CREPY-EN-VALOIS Oise (Reuters) - Un gazoduc actuellement en construction au milieu des champs de betteraves de Picardie va relier le terminal méthanier de Dunkerque à l'Allemagne, offrant à ce pays dépendant du gaz russe une alternative d'approvisionnement. 

La France est divisée en deux zones d'approvisionnement de gaz, qui ont récemment expérimenté d'importants écarts de prix. Le sud du pays dépend principalement des prix mondiaux du GNL (gaz naturel liquéfié, transporté dans des méthaniers) tandis que la zone Nord est approvisionnée par gazoduc.

Pour l'opérateur français de distribution GRTgaz, contrôlé par GDF Suez, le nouveau gazoduc doit d'abord recevoir le gaz naturel liquéfié (GNL) du futur terminal méthanier d'EDF et améliorer le transport de gaz en France.

"L'Arc de Dierrey, c'est la première étape d'un grand programme qui permet d'unifier la zone de marché française (...) Par ailleurs il contribue aussi à un autre service d'avenir, c'est que la France soit une porte d'entrée du gaz en Europe", explique Olivier Aubert, directeur de l'offre de GRTgaz.

"Le marché le plus important, qu'on a tous en tête, c'est l'Allemagne, parce que c'est un marché qui est 1,5 fois plus gros que le marché français", ajoute-t-il.

L'Arc de Dierrey, artère longue de 300 km, partira de Picardie vers la Champagne-Ardenne, où il se connectera à un tronçon déjà existant et relié à l'Allemagne.

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Les États-Unis exportateurs de pétrole brut: quelles conséquences?

Les États-Unis exportateurs de pétrole brut: quelles conséquences? | schiste, huile, gaz et fracturation | Scoop.it

03.07.14. - Entretien avec Thomas Porcher, économiste de l’énergie, Professeur à l’ESG Management School, et auteur du « Mirage du gaz de schiste ».
Les États-Unis ont ouvert la voie à l'exportation de pétrole brut en autorisant fin juin deux compagnies texanes, Pioneer Natural Resources et Enterprise Products Partners, à exporter dès le mois d'août du condensat ultra-léger. Une première depuis le choc pétrolier des années 70. Cette inflexion dans la doctrine de la Maison Blanche survient au moment même où le boom des huiles de schiste bouleverse le marché intérieur américain : d’ici 2015, les Etats-Unis seront devenus le premier producteur de pétrole brut au monde, devant la Russie et l’Arabie Saoudite...

JOL Press : Pourquoi Barack Obama a-t-il pris la décision d’autoriser deux sociétés texanes à exporter dès le mois d'août du condensat ultra-léger ?
 Thomas Porcher : La décision d’interdire les exportations de pétrole brut avait été prise dans les années 70, afin que l’économie américaine soit la moins dépendante possible de ses importations de pétrole.Aujourd’hui, avec la production de pétrole de schiste, les Etats-Unis sont de moins en moins dépendants de l’extérieur et les compagnies pétrolières cherchent de nouveaux débouchés pour leur production. Les compagnies ont organisé un lobbying auprès de Washington et ont obtenu un premier succès, même si, a priori, il reste limité à deux entreprises et concernent uniquement le condensat.
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JOL Press : Quel est actuellement le rapport entre la demande interne et la production ? Si les États-Unis exportent, est-ce à dire qu’ils sont autosuffisants ?
 Thomas Porcher : La production de pétrole satisfait 60% de la demande interne. La production dépasse donc les importations, mais les Etats-Unis sont loin d’être autosuffisants et encore plus loin d’être un gros exportateur de pétrole.JOL Press : Quel est le niveau des gisements américains ? En d'autres termes, le boom pétrolier aux Etats-Unis va-t-il s'inscrire dans une certaine durée ?
 Thomas Porcher : L’Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que les Etats-Unis deviendront le premier producteur mondial de pétrole à partir de 2015. Mais il ne faut pas oublier que ce boom énergétique se fait grâce à un forage intensif des zones d’exploitation et que les gisements de pétrole de schiste ont une durée de vie plus courte que le pétrole conventionnel. Enfin, comme je l’ai dit, les Etats-Unis produisent à pleine capacité quand d’autres pays comme l’Arabie Saoudite produisent par quotas et économisent une partie de leurs réserves.

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JOL Press : En 2013, pour la première fois depuis quatorze ans, les États-Unis ont augmenté leur consommation de pétrole plus que la Chine. Qu'est-ce que cela révèle ?Thomas Porcher : Cela révèle que les Etats-Unis sont en retard sur la transition énergétique et sur la question climatique alors même qu’ils sont la première puissance mondiale. Cela envoie un mauvais signal au reste du monde. Nous le voyons bien dans les sommets sur le climat.

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