Réseaux sociaux de santé : un savoir « patient » à prendre en compte | Le Quotidien du Medecin | Santé 2.0 | Health 2.0 | Scoop.it

Un savoir profane de soutien à la vie quotidienne des patients se met en place sur Internet à côté de l’expertise médicale, souligne l’enquête de deux sociologues. Avec un risque anxiogène à ne pas négliger.

 

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Premier constat : les progrès de la médecine ont allongé la durée de vie des malades et des traitements. Tandis que l’institution médicale, de plus en plus « techniciste et probabiliste », ne peut plus répondre aux questions existentielles de ces malades qui le sont parfois « à vie ». Les sites et les forums de discussion répondent à cette attente. « Les échanges qui ont lieu sur les réseaux sociaux de santé témoignent (de la recherche) de moyens adéquats pour soutenir la vitalité des patients » dans leur vie quotidienne. Ainsi s’élabore un savoir profane, tiré de l’expérience, qui intéresse les médecins eux-mêmes et apparaît complémentaire dans le cadre du processus de guérison. « Cela induit une transformation en profondeur de l’institution médicale elle-même. »