Le Claude est mort, c’était la nouvelle rouennaise de la semaine dernière. Ce qui m’a fait connaître le prénom de l’homme qui se tenait régulièrement depuis des années à l’angle de la rue du Bec et de la rue du Gros assis sur un pliant, casque à musique sur les oreilles, chien et lapin à ses pieds, espérant des passants qu’ils lui donnent un peu d’argent. Ce que personnellement je n’ai jamais fait. Certains le pensaient sans logis mais je sais qu’il habitait rive gauche. Je le croisais parfois lorsque j’allais travailler à pied à Saint-Sever, lui allant dans l’autre sens avec son matériel. Quand j’ai appris sa mort, je me suis dis que ça faisait longtemps que je ne le voyais plus à sa place habituelle et que cette absence m’était passée inaperçue. D’autres ont l’air de ne pas pouvoir s’en remettre. Ils ont créé un groupe sur le réseau social Effe Bé où ils vident leur cœur. Comble du ridicule, une marche blanche (comme ils disent) a eu lieu ce samedi pour rendre hommage au Claude et à sa ménagerie.



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