[...]
« Si nous retirons une pièce, quelles seront les conséquences sur l’ensemble » interroge Jean-Pierre Lucas alors qu’il va falloir choisir une des trois options de remise en état : reconstruire intégralement une travée neuve, démonter la travée endommagée et la réparer, ou encore réparer sur place la travée sans la déplacer. « La cinématique de réparation doit tenir compte de la cinématique de construction », explique Jean-Pierre Lucas qui, dès le lendemain de l’incendie, est parti à la recherche des documents, des concepteurs, des ingénieurs qui ont participé à la construction du pont. Car en presque quarante ans, depuis les premières études jusqu’à aujourd’hui, les techniques de construction ont évolué. Même si le pont Mathilde était exceptionnel pour l’époque. C’est en effet la première fois que les éléments étaient assemblés au moyen de soudure pour des portées de plus de 100 mètres. Auparavant, l’assemblage se faisait par rivetage. Les photos personnelles d’ingénieurs aujourd’hui à la retraite, ont été ressorties. Les 700 pages de notes de calcul alors manuscrites ont été totalement reprises sur un programme informatique.



Your new post is loading...

