1976 – André MALRAUX MALRAUX André († Créteil 1976). Homme politique. o 3 novembre 1901. Paris XVIII x Marie Madeleine Jeanne Lioux † 23 novembre 1976. Créteil [†] Panthéon Écrivain, auteur de r...
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Ain Généalogie's curator insight,
June 13, 1:55 PM
Cette victoire in extremis de Marengo fut présentée comme mythique et épique dans un bulletin de l'armée et dans trois « Rapports Officiels » excessivement romancés durant le règne de Napoléon. Des légendes furent inventées concernant la Garde et la 72e demi-brigade, qui avait été sous son commandement personnel. Le général Kellermann se distingua à Marengo. Melas, piégé à Alessandria,ses espoirs de percer à l'est détruits, envoya le soir même àVienne un message dans lequel il expliquait que « la charge de Kellermann avait jeté ses soldats dans la débandade, et ce soudain et terrible renversement de situation s'acheva en annihilant le courage de ses troupes. Le désordre semé par la charge de cavalerie désorganisa notre infanterie et précipita notre retraite ». Au même moment, Murat écrivait à Berthier : « Je me dois d'évoquer Kellermann qui, grâce à une puissante et judicieuse charge, fit pencher la balance en notre faveur ». Cependant, dans le Bulletin de l'Armée publié le jour suivant, Napoléon essaya d'éclipser Kellermann en mettant en avant la charge de Bessières : « Le chef de brigadeBessières se porta à l'avant des terribles Grenadiers de la Garde, et exécuta une charge avec autant de vigueur que de valeur, pénétrant la ligne de cavalerie ennemie ; brisant les rangs ennemis et résultant dans une déroute massive ». Un autre document qui tentait de justifier la manœuvre de retraite en la présentant comme un mouvement à l'importance stratégique fut la Relation de la bataille de Marengo de Berthier, publié en 1804. Berthier suggérait que le déploiement des divisions de Boudet et de Desaix nécessitait du temps, que cette manœuvre sut leur prodiguer : « Le général ennemi interpréta de manière faussée cette manœuvre, pensant que l'armée se repliait massivement, alors qu'en réalité il ne s'agissait que d'un mouvement de conversion ». Cependant, il est certain que l'arrivée de Desaix, bien qu'attendue, ne l'était certainement pas avant la retraite. Le bulletin explique que les forces de Desaix attendaient en réserve avec l'artillerie, ce qui est faux, puisque ce dernier n'arriva que tard dans la journée. Plusieurs participants à la bataille mirent au jour les conditions précaires dans lesquelles fut livrée la bataille, notamment Marmont dans ses Mémoires, ou encore le capitaine Coignet : « Nous étions en train de nous replier en bon ordre mais également près à courir et à nous débander au premier signe de danger », le capitaine Gervais confirmant : « Pendant cette bataille, nous étions plusieurs fois sur le point d'être vaincus. La cavalerie autrichienne, sur un terrain favorable pour maximiser son potentiel destructeur, nous chargea maintes fois. Nous étions souvent obligés de concentrer nos feux ou même de se replier. » Enfin, le général Thévenet concluant : « Il n'y a aucun doute qu'une partie de l'armée française fut repoussée au-delà de la Scrivia. » Delete the scoop?
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Ain Généalogie's curator insight,
June 16, 3:26 PM
L'Assemblée nationale voit le jour dans un contexte d'agitation politique, survenue à la faveur de la convocation des États généraux. Deux questions animent alors les débats : celle de la vérification du pouvoir des députés et celle de la modalité du vote — par tête ou par ordre. À leur ouverture, à Versailles, le 5 mai 1789, les États généraux devaient se composer de 291 députés du clergé, 270 de la noblesse et 578 du tiers état. Le 6 mai, Le Tiers prend le nom d'« Assemblée des communes », et demande la vérification des pouvoirs en commun. La Noblesse et le Clergé refusent de siéger avec le Tiers : le 11 mai, les députés de la Noblesse se réunissent en assemblée d'ordre, autonome. Le Clergé temporise, le Tiers refuse tout compromis, l'absence du roi interdit tout arbitrage. Le 11 juin, une motion est déposée par l'abbé Sieyès, l'auteur de Qu'est-ce que le Tiers État ? ; elle invite Noblesse et Clergé à rejoindre les « députés des Communes » ; deux jours plus tard, trois curés du Poitou, puis, le 16 juin, dix-neuf ecclésiastiques rejoignent les Communes, qui deviennent, sur proposition de Sieyès, « Assemblée des représentants connus et vérifiés de la Nation française », puis « Assemblée légitime des représentants de la majeure partie de la Nation » et, sous la plume deMirabeau, « Assemblée des représentants du peuple français ». Devant l'absence de réaction de la majeure partie des privilégiés, les députés du Tiers se constituent d'eux-mêmes en assemblée délibérante, et, considérant qu'ils représentent « les quatre-vingt-seize centièmes au moins de la nation », ils prennent le nom d'« Assemblée nationale », appellation proposée par le député Legrand le 17 juin. Delete the scoop?
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