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Les Chiens de Navarre ont la niaque

Les Chiens de Navarre ont la niaque | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Le festival des Inaccoutumés, temps fort de la Ménagerie de verre, petit lieu mythique du XIe arrondissement de Paris qui accompagna tous les soubresauts de la danse contemporaine, ne pouvait s’ouvrir mieux qu’avec les Chiens de Navarre . Ce collectif réuni autour de Jean-Christophe Meurisse adore les joutes verbales, les jeux de mots et le jeu tout court. Utilisant les techniques d’improvisation, se laissant porter par les désirs immédiats tout en poursuivant une recherche obstinée sur la forme, il signe avec "Les danseurs ont apprécié la qualité du parquet" une pièce déjantée qui le relie définitivement à l’histoire de la discipline. A sa façon : les acteurs proposent leur«premier objet véritablement chorégraphique… Mais de peur d’être reconnus, ils danseront masqués».

 

"Les danseurs ont apprécié la qualité du parquet" jusqu'au 17 à la Ménagerie de Verre

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Revue de presse théâtre
"LE SEUL BLOG THÉÂTRAL DANS LEQUEL L'AUTEUR N'A PAS ÉCRIT UNE SEULE LIGNE"    L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs. Théâtre, danse, cirque et rue aussi, politique culturelle, les nouvelles : décès, nominations, grèves et mouvements sociaux, polémiques, chantiers, ouvertures, créations et portraits d'artistes. Mis à jour quotidiennement.
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Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre

Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quelques astuces pour tirer profit de tous les services de  la Revue de presse théâtre

 

 

Les publications les plus récentes se trouvent sur la première page, mais en pages suivantes vous retrouverez d’autres posts qui correspondent aussi à l’actualité artistique ou à vos centres d’intérêt. (Navigation vers les pages suivantes au bas de la page)

 

 

 Les auteurs des articles et les publications sont systématiquement indiqués. 

 

Les articles sont parfois repris intégralement, mais le plus souvent sont réduits en longueur par rapport à l’article d'origine.

 

Chaque « post » est un lien vers le site d’où il est extrait. D’où la mention répétée « Cliquez sur le titre ou la photo pour lire l’article entier dans son site d’origine ».  Vous retrouverez la présentation originale de l'article : les titres, les photographies voulues par le site du journal ou l’auteur du blog d’où l’article est cité.

 

 

Pour suivre régulièrement l’activité de la Revue de presse : vous pouvez vous abonner (bouton vert FOLLOW) et, en inscrivant votre adresse e-mail ou votre profil Facebook,  recevoir des nouvelles par mail des publications les plus récentes de la Revue de presse

 

 

Vous pouvez aussi, si vous êtes inscrits sur Facebook, aller sur la page de la revue de presse théâtre à cette adresse : https://www.facebook.com/revuedepressetheatre

et  « liker » cette page pour être tenu à jour des nouvelles publications.

 

Vous pouvez faire une recherche par mot sur trois ans de publications de presse et de blogs théâtre, soit en utilisant la liste affichée ci-dessus des mots-clés les plus récurrents , soit en cliquant sur le signe en forme d’entonnoir - à droite de la barre d’outils - qui est le moteur de recherche de ce blog ("Search in topic") . Cliquer sur l'entonnoir et ensuite taper un mot lié à votre recherche. Exemples : « intermittents » (plus d’une centaine d’articles de presse comportant ce mot) « Olivier Py» ( près de quarante articles ), Jean-Pierre Thibaudat (plus de quatre-vingt articles),  Comédie-Française (plus de cinquante articles), Nicolas Bouchaud (seize articles), etc.

 

Nous ne lisons pas les "Suggestions" (qui sont le plus souvent jusqu'à présent des invitations, des communiqués de presse ou des blogs auto-promotionnels), donc inutile d'en envoyer, merci !

 

Bonne navigation sur la Revue de presse théâtre !

 

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Julie Dupuy's curator insight, January 15, 2015 9:31 AM

Peut être utile au lycée

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Le discours de Fleur Pellerin lors de la passation de pouvoir, le 12 février 2016

Le discours de Fleur Pellerin lors de la passation de pouvoir, le 12 février 2016 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié sur son compte Facebook :


Mon discours de passation de pouvoir - 12 février 2016

 

Mes chers amis,

C’est évidemment avec beaucoup d’émotion et le cœur serré que je quitte ce ministère.
Un ministère où l’on sent battre chaque jour les vibrations de l’histoire en même temps que le pouls de la création… Le ministère des artistes.

 

Parce que la culture est toujours une résistance, contre l’ordre établi, contre les routines et les assignations, contre la reproduction du même et contre la laideur, j’ai voulu en faire un ministère de combat. Et c’est un ministère de combat que je quitte aujourd’hui.

C’est aussi un ministère cher au cœur des Français, car il loge en son sein quelque chose d’intime, à la fois pour chacun et pour tous. Car il a ce pouvoir de subsumer les identités individuelles dans l’Identité de notre pays. Identité avec un grand « I » et pas Nationalisme avec un grand « N ». Une identité qui se nomme aussi « exigence » : la belle exigence de notre culture immortelle, la belle intransigeance de nos valeurs.

 

C’est aussi le gouvernement que je quitte, et c’est pour moi l’occasion de vous dire que je n’ai eu, depuis vingt ans, qu’un seul et unique engagement : l’intérêt général. D’abord dans la fonction publique, à la Cour des comptes, dans la vie associative lorsque je présidais le Club XXIe Siècle, puis au gouvernement. Je voudrais dire aussi que j’ai passionnément aimé servir tous les candidats du parti socialiste depuis 1997, et que les trois campagnes présidentielles auxquelles j’ai participé, auprès de Lionel Jospin, Ségolène Royal et François Hollande, ont été de merveilleuses expériences personnelles et collectives. J’y ai noué des amitiés indéfectibles qui résisteront à tous les mauvais temps.

 

Aujourd’hui, je considère qu’il n’est pas de plus belle manière de servir l’intérêt général que d’être ministre de la République.

Il n’y a pas de plus belle manière d’exercer ses fonctions que de le faire dans les gouvernements de deux premiers ministres, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, pour qui j’éprouve un immense respect et une estime tout aussi immense. Je veux leur dire ma reconnaissance et ma fidélité.

 

Ma fierté, en près de quatre ans passés au service des Français, c’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas voulu de ministères de la parole. J’ai voulu transformer le réel et être digne du mandat politique que nous avaient confié les Français.

 

Au numérique, d’abord. A travers les Assises de l’entrepreneuriat et surtout la FrenchTech, j’ai voulu donner une reconnaissance méritée à l’inventivité et à l’envie d’agir de notre jeunesse, et rendre visible cette énergie bien française à travers le monde. La plus belle consécration, c’est de voir aujourd’hui la créature s’émanciper de ses concepteurs et s’épanouir loin des arcanes de l’Etat.

 

A travers le développement du financement participatif, le crowdfunding, j’ai apporté un cadre d’action concrète pour tous nos concitoyens, pour casser les cloisons et donner à chacun les moyens de prendre part à l’économie réelle.

 

Au commerce extérieur, j’ai eu à cœur de promouvoir l’attractivité et la séduction de la France à travers le monde, de combattre les clichés et les lieux communs et de mettre en valeur nos entreprises et nos savoir-faire.

 

Et puis bien sûr ici au ministère de la Culture, où j’ai travaillé à faire entrer nos politiques publiques dans le XXIème siècle, où nos concitoyens sont encore trop nombreux à se sentir intimidés devant la culture.

 

C’est à eux, à ceux qui en sont les plus éloignés, ceux qui n’ont pas reçu la passion de la culture en héritage, que j’ai voulu ouvrir des portes et consacrer mon action. C’est pour ces enfants d’une ZEP du nord de Paris, que j’avais invités au ministère à écouter une symphonie de Mozart et qui ouvraient des yeux immenses en regardant l’orchestre, que je me suis levée chaque matin. Pour qu’ils aient un jour la gorge nouée en attendant la 8ème mesure du Lacrimosa où Mozart, mourant, a interrompu l’écriture du Requiem. Pour qu’ils soient un jour touchés par la grâce de la Comtesse d’Haussonville et se passionnent pour Ingres. Pour qu’ils découvrent la violence du siècle de leurs grands parents en lisant « Être sans destin » ou bien « Maus ». Pour qu’ils se découvrent rebelles en récitant Antigone, d’Anouilh, et se demandent avec elle : « Quel sera-t-il, mon bonheur ? ».


En somme, pour qu’ils découvrent que la culture est pour eux comme un organe essentiel qui les aide à respirer et à se tenir debout, sans qu’ils en aient toujours la conscience.

 

Dans tous les portefeuilles dont j’ai eu la charge, j’ai toujours eu l’obsession d’écouter ceux qui créent, ceux qui entreprennent, ceux qui innovent, parfois contre les grands courants du monde. Parce que je crois fondamentalement au mouvement, à la jeunesse, à la diversité, à la remise en cause des rentes et de l’ordre établi. C’est-à-dire, finalement, au progrès.

 

Etre de gauche c’est, pour moi, une forme de révolte et de radicalité qui ne connaît aucun répit. La passion de l’égalité, c’est, au-delà de tout, ce que j’ai voulu partager dans mon action.

 

Chemin faisant, j’ai toujours été habitée par un esprit positif et conquérant, face à tous ceux qui abîment la France en ne parlant d’elle qu’avec les mots du déclin.

 

Tout ce qui peut faire la fierté de notre pays, tout ce qui peut lui rendre confiance, tous ces talents immenses méritent d’être portés et entendus.

Tout ce qui peut inspirer notre jeunesse et lui donner des ailes mérite d’être porté et entendu.

 

Ma France est une France des fiertés, une France qui rêve, une France qui prend son envol et porte l’exigence comme étendard. Une France qui se renouvelle et se réinvente sans cesse.

 

Je suis fière d’avoir redonné au ministère de la Culture les attributs d’un ministère de premier rang dans la République ; fière d’avoir redressé le budget du ministère ; fière d’avoir porté à l’Assemblée et, hier matin encore, au Sénat, une grande loi sur la création, l’architecture et le patrimoine.


Les combats que j’ai menés, grâce au talent de mon cabinet et de mes services, et qu’Audrey Azoulay aura à cœur de poursuivre, j’en suis sûre, ont été nombreux.

 

La réforme des aides à la presse, celle de l’indépendance et du pluralisme des medias, ou encore du secret des sources.

La modernisation du droit d’auteur : nous sommes en passe de convaincre la Commission européenne et c’est une de mes grandes fiertés.

Le crédit d’impôt audiovisuel et cinéma, qui va fortement soutenir la production en France.

 

La stratégie nationale pour l’architecture, parce que l’architecte n’est pas qu’un maillon de la chaîne du bâti : il porte une ambition qui transcende le quotidien et donne un sens à notre cadre de vie et à l’environnement.

 

La promotion, toujours, de l’art contemporain et de la jeune création, avec les Assises et l’opération « Un immeuble, une œuvre ».

Le combat pour les artistes : la liberté de création, protégée dans la loi ; la sanctuarisation de l’intermittence, le soutien aux artistes interprètes pour qu’ils soient mieux rémunérés à l’heure ou la musique s’écoute en streaming ; et le combat pour plus de diversité, dans les visages et les pratiques artistiques de notre pays.

 

Mais mon principal combat a été d’essayer de redonner à ce ministère sa vocation première, celle de « rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité », pour reprendre la belle formule d’André Malraux, restée à l’article 1er du décret d’attribution du ministre de la culture depuis lors : avec la fête de la lecture jeunesse « Lire en short », le réengagement de l’Etat dans la conservatoires, le développement des actions « hors les murs » des grandes institutions culturelles, et bien sûr le projet de Villa Médicis à Clichy-Montfermeil.

 

Je l’ai dit après les attentats de janvier et de novembre de l’an dernier, qui m’ont profondément marquée : je suis convaincue que la culture est une arme d’émancipation massive dans la lutte contre l’obscurantisme et la barbarie.

 

J’avais récemment proposé au Premier ministre et au Président de la République un « pacte de culture » à côté du « pacte de sécurité ». J’espère qu’il pourra être mis en œuvre dans les prochains mois.

 

 

Avant de conclure, je voudrais vous dire quelque chose de plus personnel.

 

Il y a peu de pays au monde dans lesquels une enfant trouvée dans un bidonville d’une nation sous-développée, adoptée dans une famille modeste avec une généalogie faite de domestiques et d’ouvriers, pourrait un jour devenir ministre de la culture.

J’en remercie la France. Et j’ai une gratitude immense, indicible, pour le Premier ministre, Manuel Valls, d’avoir proposé mon nom au président de la République en août 2014. Je voudrais le remercier et lui redire ma reconnaissance et ma fidélité.


Je vous remercie du fond du cœur, vous tous, agents de ce ministère, huissiers, officiers de sécurité, chauffeurs, bureau du cabinet, directions, organisation syndicales et bien sûr les membres de mon cabinet, avec qui j’ai partagé un très beau moment de vie.

Je vous sais tous passionnément dévoués à la belle cause de la culture.

 

Audrey, tu as commencé ta carrière à la direction des medias, tu es donc ici chez toi. Je te souhaite un plein succès au ministère de la culture.

 

 

 Fleur Pellerin, le 12 février 2016
 
 
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Richard II, une citation de Shakespeare par Fleur Pellerin

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Le surlendemain de son départ du ministère de la culture et de la communication, Fleur Pellerin publie sur son compte Facebook une citation de Richard II de Shakespeare :

 


Fleur Pellerin : “Relire Richard II et sourire... Bon samedi à tous !“

 

JEAN DE GAND.
Suppose que c’est un voyage que tu fais pour ton plaisir.

 

BOLINGBROKE.
Mon cœur me détrompera par un soupir, 
Lui pour qui ce sera un pèlerinage forcé.

 

JEAN DE GAND.
La sombre procession de tes pas fatigués
Tiens-là pour la monture où tu sertiras
Le précieux joyau de ton retour.

 

BOLINGBROKE.
Non, chaque pénible pas que je ferai
Me rappellera plutôt que l'étendue d'un monde
Me sépare des joyaux que j'aime
Ne dois-je pas longtemps faire l'apprentissage
Des routes étrangères pour à la fin, 
Retrouvant ma liberté, ne pouvoir me vanter
Que d'être un artisan qualifié dans la douleur ?

 

JEAN DE GAND.
Tous les lieux que visite le regard des cieux 
Sont pour le sage autant de ports et de havres heureux.
Apprends à la nécessité où tu te trouves à raisonner ainsi
Il n’y a point de vertu comme la nécessité. 
Ne pense pas que le roi t’a banni, 
Mais que toi tu as banni le roi. Le malheur se fait plus lourd
Quand il sent qu'on le supporte d'un coeur faible. 
Va, dis-toi que je t’ai envoyé acquérir l'honneur, 
Et non que le roi t’a exilé ; ou suppose 
Qu'il plane dans notre air une peste dévorante 
Et que tu fuis vers un climat plus sain
Imagine que tout ce que ton âme chérit
Se trouve là où tu vas, et non là d’où tu viens. 
Prends les oiseaux qui chantent pour des musiciens, 
L'herbe que tu foules pour les roseaux qui jonchent la salle du trône,
Les fleurs, pour de belles dames, et tes pas seulement
Pour une pavane exquise ou une danse.
Car le chagrin hargneux mord moins férocement
Celui qui s'en moquant le traite légèrement.

 

BOLINGBROKE.
Oh, qui peut tenir un tison dans sa main, 
En pensant au Caucase glacé? 
Ou rassasier le vorace tranchant de l'appétit
Par la seule imagination d'un banquet ?
Ou se rouler nu dans la neige de décembre
En se représentant la chaleur de l'été ?
Oh non, la perception du bien 
Fait seulement ressentir plus vivement le mal
La féroce dent du chagrin n'infecte jamais
Que lorsqu'elle mord mais ne vide pas l'abcès.

 

JEAN DE GAND.
Viens, viens, mon fils ; je vais te mettre sur ta route,
Si j'avais ta jeunesse et ta cause, je ne tarderais pas.

 

BOLINGBROKE.
alors, sol d’Angleterre, adieu ; adieu, sol chéri,
Ma mère et ma nourrice me portent encore !` 
Où que j'aille errer, je pourrai me vanter 
D’être, bien que banni, un véritable Anglais.

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION RÉGIONALE DES ARTS DE LA RUE EN BRETAGNE AU SUJET D’ITINÉRAIRE BIS

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION RÉGIONALE DES ARTS DE LA RUE EN BRETAGNE AU SUJET D’ITINÉRAIRE BIS | Revue de presse théâtre | Scoop.it

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION RÉGIONALE DES ARTS DE LA RUE EN BRETAGNE AU SUJET D’ITINÉRAIRE BIS

 

La Fédération régionale des arts de la rue en Bretagne a pris connaissance par voie de presse de l’intention politique du président du Conseil départemental des Cotes d’Armor, Alain Cadec, de se désengager d’Itinéraire Bis et donc de signer la fin de cette aventure qui a tissé au fil des années une histoire culturelle, artistique et humaine, forte ancrée et partagée.

 

A un moment où justement les droits culturels s’inscrivent dans la loi Notre qui précise que « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l’État dans le respect des droits culturels énoncés par la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 », nous sommes extrêmement surpris de cette intention. En effet, Itinéraire Bis fait justement partie des structurelles reconnues pour agir particulièrement pour la mise en œuvre de ces droits culturels en s’adressant àun public très large dans la diversité de ses propositions et de ses collaborations et en irriguant l’ensemble du territoire.

 

L’argument principal qui est avancé est « de ne pouvoir dépenser l’argent qu’on a pas » ; autre surprise, puisqu’il est maintenant largement évalué et reconnu que pour une collectivité territoriale, faire l’économie de la culture peut s’avérer préjudiciable en matière économique justement. Une étude, réalisée en 2013 montre même que les activités culturelles représentent en 2011 une valeur ajoutée de 57,8 Md€, soit 3,2 % de la somme des valeurs ajoutées de l’économie française, ce chiffre représentant l’évaluation la plus proche de ce que l’on pourrait appeler le « PIB culturel ». C’est, en valeur ajoutée, l’équivalent du secteur de l’agriculture et des industries alimentaires (60,4 Md€), deux fois les télécommunications (25,5 Md€), quatre fois l’industrie chimique (14,8 Md€) ou l’assurance (15,5 Md€), sept fois l’industrie automobile (8,6 Md€).

Il nous paraît en tout cas primordial que cette décision soit soumise à la réflexion collective car ses conséquences sont désastreuses à plusieurs échelles et doivent être mesurées et les intentions précisées car c’est un vrai sentiment d’incompréhension et de perplexité qui traverse actuellement l’ensemble des acteurs culturels bretons.

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« Des territoires », chronique de la France d’aujourd’hui

« Des territoires », chronique de la France d’aujourd’hui | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Didier Méreuze dans La Croix :

 

Premier volet d’une trilogie annoncée, Des territoires, au théâtre Ouvert à Paris, offre un regard sur la France et la démocratie, en un temps de montée des extrêmes et du terrorisme.


Les acteurs et l’auteur de la pièce sont complices depuis leurs études d’art dramatique. / Victor Tonelli/ArtComArt

Ils sont quatre, tous peu ou prou enfants des années Mitterrand. L’aînée s’appelle Lyn ; le cadet, Benny ; le benjamin, Samuel. Le dernier, Hafiz, d’origine algérienne, a été adopté quand il était bébé. Ils ont grandi dans un banal pavillon d’une ordinaire banlieue, pavillon témoin acheté à crédit à l’orée des années 1980 par leurs parents. Le décès de ces derniers les réunit à nouveau. À eux d’organiser les obsèques, de choisir des cercueils, de décider du sort réservé aux souvenirs, aux meubles, à la maison – faut-il la vendre ou pas ?

Les retrouvailles sont tendues. D’autant que, avec le temps, les caractères de chacun se sont affirmés – voire durcis. Leurs centres d’intérêt ont changé, de même que leur regard sur le monde, leur quartier… qui, eux aussi, ne sont plus ce qu’ils étaient.

Signée et mise en scène par Baptiste Amann – jeune auteur de 33 ans – Des territoires (1) ne se réduit pas à une simple chronique familiale douce-amère, ponctuée des sempiternelles disputes, rancœurs, jalousies, de tradition au théâtre. Premier volet d’une trilogie annoncée, la pièce relève d’un stupéfiant état des lieux de la société française, plus de trente ans après les espoirs soulevés par la « victoire de la gauche » et ses promesses de jours nouveaux, quand le Front National n’enregistrait « que » 10 % des votes.

Les thèmes s’entremêlent sur fond d’interrogations sur la démocratie

Banlieues et populations abandonnées, racisme et identité, relation à l’autre et solidarité, crise du politique et tentation du terrorisme… Les thèmes s’entremêlent, sur fond d’interrogations sur la démocratie.

Est exemplaire la longue séquence mettant en scène un Condorcet en fuite, dont on aurait retrouvé les ossements enterrés dans le jardin du pavillon de banlieue après qu’il a trouvé mystérieusement la mort, proscrit par Robespierre et les Montagnards.

Au spectateur de trouver sa propre réponse, comme lui revient l’interprétation du sous-titre, volontairement ambigu : « Nous sifflerons La Marseillaise… » – ce « sifflerons », précise Baptiste Amann, pouvant aussi bien évoquer le verbe « siffloter » que les « huées » entendues lors de matchs de football.

Quatre comédiens donnent chair et âme aux personnages

Nulle malsaine nostalgie, ici, d’un âge d’or (celui de l’enfance ?) qui ne fut jamais. Nul manichéisme. Nul discours pompeux et démonstratif. L’écriture, savamment quotidienne, est riche en dialogues drôles, tendres, féroces parfois.

Installés dans un décor de Philippe Casaban et Éric Charbeau – une cuisine ordinaire avec sa vaisselle, ses étagères, sa table couverte d’une nappe vichy en toile cirée… – quatre comédiens donnent chair et âme à ces personnages de leur âge, qui pourraient être leurs frères, leurs sœurs, eux-mêmes : Solal Bouloudnine est Hafiz, l’adopté, « arabe » et « bâtard », maniaque du dictionnaire et du « bon » français ; Olivier Veillon est Benny, « attardé » et, peut-être, le seul libre. Lyn Thibault est Lyn, accrochée à ses principes et à son droit d’« aînée ».

Samuel Réhault est Samuel, aux ambitions politiques avortées. Ces deux derniers acteurs portent leurs propres prénoms sur scène. Tous les quatre sont complices de Baptiste Amann, depuis leurs études à l’Erac (École régionale d’acteurs de Cannes), où ils se sont connus.

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► L’École régionale d’acteurs de Cannes (Erac)

L’Erac appartient au grand réseau des Écoles supérieures de théâtre comme celles de Lyon, Rennes, Lille, Saint-Étienne, Strasbourg, Paris…

Depuis son ouverture, en 1990, elle a accueilli plus d’une vingtaine de promotions d’une quinzaine d’élèves reçus sur concours et formés en trois ans, d’abord à Cannes, puis à Marseille.

Baptiste Amann est issu de celle de 2004-2007, dite « l’Ensemble 15 ». De même que Lyn Thibault, Solal Bouloudnine et Olivier Veillon. Depuis, ces « anciens » se retrouvent régulièrement au sein d’une « plate-forme de production » implantée à Dijon : l’Outil. C’est avec eux et pour eux que Baptiste Amann a écrit Des territoires.

Pour en savoir plus sur l’Erac : www.erac-cannes.fr. Tel : 04.93.38.73.30.

« Des territoires (Nous sifflerons « La Marseillaise »…) », de Baptiste Amann, au Théâtre Ouvert, à Paris 18e. 19 heures ou 20 heures. Jusqu’au 19 février. Rens. : 01.42.55.55.50. www.theatre-ouvert.com. À la Comédie de Reims, du 23 février au 5 mars. Rens. : 03.26.48.49.00.

(1) Éd. Théâtre ouvert, coll. « Tapuscrit », 106 p., 10 €.

Didier Méreuze

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Queen Lear : Glenda Jackson to star as Shakespeare's ageing king

Queen Lear : Glenda Jackson to star as Shakespeare's ageing king | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Glenda Jackson, the Oscar-winning actress latterly known as the Labour MP for Hampstead and Kilburn, is to return to the stage after an absence of almost 25 years. What's more, she'll be taking on the role of King Lear, considered one of the crowning roles in any actor's career, in a piece of intriguing gender-bending casting.

 

The Old Vic production won't go into rehearsals until August, and is set to open in October. The play's director, Deborah Warner, told The Daily Mail that she had already had several meetings with Jackson. "The fact that [she] was excited about doing anything was overwhelmingly exciting," she said.

 

Jackson, 79, retired from politics at last May's General Election. Herinitial return to acting was fairly low-key, lending her voice to a character in Blood Sex and Money, Radio Four's adaptation of Émile Zola's 20-volume Rougon-Macquart cycle.

According to the Mail, Jackson saw the then-79-year-old Núria Espert play Lear in Barcelona last year; the Catalan actress's performance was greeted with glowing reviews.

 

There is something of a history of women playing the part of Lear. The late German actress Marianne Hoppe took on the part in 1990, when she was 80 years old, for a production in Frankfurt directed by Robert Wilson. "When Bob first asked me to do Lear, I laughed. The idea was so outrageous," she said at the time. "But soon its absurdity began to appeal to me." 

 

Kathryn Hunter, one of the early members of Simon McBurney's Theatre de Complicite, took on the role at the Young Vic in 1997, winning mixed reviews for her portrayal of the king as a wheelchair-bound old woman.

Last year Jackson complained about the lack of opportunities for older actresses, citing the dearth of good female parts in classical drama as part of the problem. “Let’s look at Shakespeare," she said to The Observer. "If you’re lucky and you’re talented as a man, you can go through every single male development stage. You can go all the way from … Hamlet to Lear. There’s a part along that path that matches the human development. There is no equivalent for women.”

 
 
 
 
Wikipedia sur Glenda Jackson (en français) https://fr.wikipedia.org/wiki/Glenda_Jackson

 

Le spectateur de Belleville's insight:

Après une absence de près de 25 ans des scènes de théâtre, au cours desquelles elle était députée travailliste au nord-est de Londres (Hampstead and Highgate), Glenda Jackson sort de sa retraite pour interpréter à 79 ans le rôle-titre de King Lear de Shakespeare, sous la direction de Deborah Warner, à l'Old Vic Theater de Londres. Première en octobre prochain.

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Thomas Blanchard, la vérité toute crue

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Par Armelle Héliot le 11 février 2016 pour son blog "Le Grand Théâtre du Monde"


D'un reportage de l'émission Strip Tease, il a fait un spectacle insolite et drôle. Il dirige des comédiens aussi talentueux que lui. Le spectacle vient de naître au Quartz de Brest et part pour une longue tournée qui mènera la bande jusqu'au Rond-Point à la rentrée prochaine.


Au commencement, il y a cette émission épatante et toujours "incroyable mais vraie" que nos amis belges, familiers du surréalisme, ont su si bien concocter depuis des années.

Au commencement il y a une histoire de fumier. Un gros tas de fumier quotidiennement entretenu par une sacrée petite bonne femme, en blouse bleue assez crade, fichu sur la tête parfois, ou chignon retenant ses cheveux gris. Elle a 75 ans dans le reportage qui doit dater de 2008 : les événements ont commencé en 2003...

Tout un village prend fait et cause pour elle. Ses voisins, des "Parisiens", sauf que celle qu'elle appelle méchamment "la blondasse" est sa copine d'enfance (!), ses voisins donc, campagnards de week-ends,  sont légèrement importunés par le tas de fumier.

Il est installé dans une cour partagée entre la ferme et l'arrière de leur maison bien proprette avec ses murs blancs et ses volets bleus.

Regardez le reportage -en deux époques, cela vaut le coup !

Ci-dessous, une partie des comédiens. Il manque Christine Pignet et Thomas Blanchard. Photographie Alain Monot. DR


Les auteurs du "texte" du "spectacle" de Thomas Blanchard sont Florence et Manolo d'Arthuis, les réalisateurs-journalistes des films.

Thomas Blanchard que l'on peut découvrir si on ne le connaît pas, extraordinaire dans le premier long métrage d'Antoine Cuypers, Préjudice  (avec Nathalie Baye, Arno, Eric Caravaca notamment), a été séduit (ou interloqué) par cette histoire à la Clochemerle, mais en un peu plus folle !

Car il y a de la folie dans les caractères des vrais personnages de la réalité et les comédiens réunis par Thomas Blanchard, eux, sont de grands originaux. Des artistes à fortes personnalités, très talentueux. Des artistes que l'on a applaudis dans des registres très différents et c'est cela qui les réunit.

On reparlera de ce spectacle qui va tourner, mûrir, se dessiner plus fermement, trouver un rythme encore plus soutenu et une fluidité : tel quel, il fait rire et dérange, ce qui est sa belle ambition.

Il y a donc un texte. Une scénographie : sur un sol écossais, comme un joli plaid d'autrefois, est posé un tas. En fait, depuis la salle du Quartz de Brest, on dirait une gentille meule de foin. Précisions que Thomas Blanchard n'a pas cherché à faire un spectacle olfactif...

On devine bien une sorte de mini bassin, au pied du tas...Et comment fait-on du purin ?


Ci-dessous une autre photo d'Alain Monot (DR). Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan. Manque toujours Christine Pignet, pourtant bien croquignolette...

C'est tout pour le décor. Et à l'arrière du tas, sorte de divinité à respecter et sur laquelle sont parfois projetées des images qui donnent le sentiment que le tas est un être vivant, une personne et peut-être le "personnage" sinon l'interprète principal...à l'arrière du tas, donc, les comédiens se changent. Car certains jouent plusieurs rôles....

Citons-les ! Outre le metteur en scène, Laure Calamy, Flavien Gaudon, Olivier Martin-Salvan qui, à l'invitation du directeur, Matthieu Banvillet, est artiste associé au Quartz, Scène nationale de Brest, Johanna Nizard, Christine Pignet, Julie Pilod.

Une bande avec énergie, esprit et qui n'a peur de rien, surtout pas du très très mauvais goût. La cauchemardesque scène de partouze est à cet égard exemplaire. Pas de quoi faire rougir les adolescents, mais tout de même....

D'un personnage à l'autre, d'un costume à l'autre, ils composent ou se décomposent. Ils sont très talentueux. Et attachants dans leurs apparitions hallucinantes et leurs dialogues tout ce qu'il y a de plus véridique.

On fera une mention spéciale à Johanna Nizard qui a tout de même la rude tache d'incarner la propriétaire du tas de fumier. Méconnaissable, toute cassée, toute chenue; elle tient sa ligne avec une facilité apparente qui suppose un travail profond et très fin. Vocalement aussi, elle est méconnaissable et tient sans faillir.

Thomas Blanchard, dont on espère que Préjudice lui apportera d'autres grands rôles (lui qui a déjà un très beau parcours au cinéma), a eu raison de s'emparer de cette histoire insensée. On reverra ce spectacle au fil du temps. Il se bonifiera. C'est pas comme le fumier...

Quartz de Brest jusqu'au 13 février, puis 25 et 26 février à Valenciennes, puis à Rennes, du 1er au 5 mars, à Saint-Brieuc les 8 et 9 mars, à Châtillon le 12 mars, à Bourges les 16, 17, 18 mars, à Vannes le 12 mars, à Herblay le 25 mars, à Martigues le 29 mars, à Nice les 1er et 2 avril, à Montluçon les 6 et 7 avril, à Saint-Etienne les 28, 29, 30 avril. Et en septembre au Rond-Point. 

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La Culture change de ministre en plein débat parlementaire sur le projet de loi Création

La Culture change de ministre en plein débat parlementaire sur le projet de loi Création | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Audrey Azoulay a été nommée ministre de la Culture et de la Communication à la faveur du remaniement du gouvernement intervenu le 11 février 2016. L’ancienne conseillère « culture et communication » de François Hollande prend les commandes de la Rue de Valois alors que les sénateurs sont en train d’examiner le projet de loi « liberté de création, architecture et patrimoine », présenté comme le grand texte du quinquennat de François Hollande pour la culture. Le baptême du feu parlementaire s’annonce rude pour la nouvelle locataire de la Rue de Valois. Dès le lendemain de sa nomination, Audrey Azoulay va devoir défendre le projet de loi « liberté de création, architecture et patrimoine » (projet de loi « CAP ») devant les sénateurs. Depuis le 9 février 2016, la Haute-Assemblée examine, en effet, en première lecture le texte adopté par les députés le 16 octobre 2015 et présenté par l’ex-ministre Fleur Pellerin comme le grand texte du quinquennat pour la culture. Certes, étant donné ses anciennes fonctions – conseillère « culture et communication » auprès du Président de la République – Audrey Azoulay connait le texte. Mais la nouvelle ministre, énarque et ex-directrice financière et juridique du CNC, va faire ses premières armes au Palais du Luxembourg au moment où va être abordé le volet « patrimoine », dont une partie suscite un tollé chez les élus locaux. Ces derniers bataillent ferme depuis plusieurs semaines pour aménager les futures « cités historiques » créées par le texte, appellation dans laquelle doivent se fondre les actuels dispositifs de protection du patrimoine bâti (ZPPAUP, AVAP, secteurs sauvegardés). Compromis à trouver avec les sénateurs En commission, les sénateurs ont largement remanié le texte dans le sens souhaité par les maires. Au grand dam de l’ancienne ministre de la Culture, dont le cabinet s’est mobilisé tous azimuts ces derniers jours pour préparer des amendements susceptibles de déboucher sur un compromis avec les sénateurs… avec l’espoir que les députés ne se chargeront pas de détricoter texte voté au Palais du Luxembourg. Au- delà de ce volet controversé, le texte balaie un large spectre du champ culturel (spectacle vivant, enseignements supérieurs artistiques, archéologie, archives, architecture…) et concerne donc de multiples communautés professionnelles qui suivent de près l’évolution du texte. La nouvelle ministre va donc devoir se montrer talentueuse pour éviter qu’un flottement brouille le dialogue entre la Rue de Valois, les parlementaires, les élus locaux et les professionnels, sur un texte lourd de gros enjeux pour les politiques culturelles.

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VIDEO. Au ministère de la Culture, le discours d'adieu émouvant de Fleur Pellerin

VIDEO. Au ministère de la Culture, le discours d'adieu émouvant de Fleur Pellerin | Revue de presse théâtre | Scoop.it

http://www.francetvinfo.fr/politique/remaniement/video-au-ministere-de-la-culture-le-discours-d-adieu-emouvant-de-fleur-pellerin_1311897.html

 

L'émotion était palpable au ministère de Culture et de la Communication, ce vendredi 12 février, dans la voix de la ministre qui quitte ses fonctions après le remaniement du gouvernement de Manuel Valls, Fleur Pellerin. Lors de la passation de pouvoir avec sa remplaçante Audrey Azoulay, l'ex-ministre a confié que c'est avec "émotion" et un "cœur serré" qu'elle quitte le ministère de la Culture, applaudie par de nombreux employés du ministère présent lors de son discours d'adieu.

Des remerciements à Manuel Valls 

Elle quitte "le ministère des artistes", définissant la Culture comme une "résistance contre les ordres établis" : "J'ai voulu en faire un ministère des combats", dit-elle. 
Fleur Pellerin a également remercié Manuel Valls, qui selon elle, est à l'origine de sa nomination au poste de ministre. 

Très émue, l'ex-ministre  s'est confiée : "Je pense qu'il y a peu de pays au monde où une enfant trouvée dans les rues d'un bidonville, dans un pays en développement, et adoptée dans une famille modeste (...) pourrait un jour se retrouver ministre de la Culture."

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Théâtre : l’étoffe des héroïnes

Théâtre : l’étoffe des héroïnes | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Philippe Chevilley dans Les Echos

 


Antigone, Phèdre, Célimène et autres Lucrèce ont la vie dure car les grands rôles féminins sont rares dans le répertoire. Mais, incarnés par des comédiennes battantes et virtuoses, ils font toujours chavirer le public. Comme cette saison le confirme.

Bouleversante Merteuil dans Les Liaisons dangereuses (bientôt au Théâtre de la Ville), Dominique Blanc est très attendue en mai, pour son premier grand rôle à la Comédie-Française où elle revêtira les habits d’Agrippine, l’héroïne de Britannicus. A l’Odéon, actuellement, Audrey Fleurot, donne un nouveau look glamour à Elmire dans le Tartuffe de feu Luc Bondy. Dans le même lieu, en mars, Isabelle Huppert va se mettre dans la peau de plusieurs Phèdre(s) sous la houlette du Polonais iconoclaste Warlikowski. Dominique Valadié triomphe en mégère « in-apprivoisée » dans Qui a peur de Virginia Woolf au Théâtre de l’œuvre… A suivre l’actualité théâtrale, on a l’impression que les grands rôles féminins squattent les affiches et focalisent l’attention.

Cette omniprésence est paradoxale. Car pour Agathe Sanjuan, la conservatrice-archiviste de la Comédie-Française qui veille sur les quelque 3 000 pièces du répertoire, le verdict est sans appel : « Il y a beaucoup plus de rôles d’hommes dans le théâtre… et ils ont beaucoup plus de texte à dire .» La comédienne Françoise Gillard, enfonce le clou. « Il y a moins d’héroïnes que de héros. Et dans l’absolu, nos personnages sont moins valorisants : l’homme agit, la femme est là pour l’aimer, le porter – souvent dans l’ombre. » Elsa Lepoivre, autre talentueuse sociétaire (qui sera la baronne dans Les Damnés monté par Ivo van Hove à Avignon cet été, d’après le film de Luchino Visconti), renchérit : « Dans une pièce pour deux ou trois beaux rôles de femmes, il y en a souvent cinq ou six pour les hommes. »

Pas question pour autant de jouer les victimes. « Certes, le répertoire offre moins de travail pour les actrices que pour les acteurs », reconnaît Brigitte Jaques-Wajeman, qui met actuellement en scène Polyeucte de Corneille aux Abbesses. « Mais il recèle de nombreux beaux rôles féminins. La femme au théâtre, représente le désir, l’interdit… Antigone n’est pas moins intéressante qu’Hamlet. »

 

 

Lire l'article entier : http://www.lesechos.fr/week-end/culture/spectacles/021689205196-theatre-letoffe-des-heroines-1199794.php#xtor=CS1-1

 

Photo : Dominique Valadié dans "Qui a peur de Virginia Woolf", mise en scène Alain Françon

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Et Corneille convoqua Houellebecq 

Et Corneille convoqua Houellebecq  | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Judith Sibony pour son blog du Monde :
Il faut aller voir Polyeucte de Corneille au Théâtre des Abbesses (Paris 18eme), pour bien des raisons. Tout d’abord parce que la pièce parle du terrorisme religieux avec une acuité fascinante. Elle se passe au beau milieu du 3e siècle « après JC », et son héros est un seigneur arménien qui vient de se convertir secrètement au christianisme dans un monde encore gouverné par le polythéisme. Le matin où commence la tragédie de Corneille, ce jeune fou de dieu qui vient d’être baptisé décide de détruire les idoles d’un temple romain. Quand son ami et maitre spirituel Néarque s’inquiète du zèle extrême de sa nouvelle recrue, le jeune Polyeucte lui répond avec dédain : « vous aimez donc à vivre ? », tel un jihadiste contemporain pour qui la mort est le plus beau des horizons. « Si vous pouviez comprendre, et le peu qu’est la vie / Et de quelles douceurs cette mort est suivie », dira-t-il un peu plus tard à Pauline, sa jeune épouse romaine qui veut, en vain, l’empêcher de devenir martyr. On croirait entendre les mots d’adieu d’un jeune français qui s’en va rejoindre Daesh.


Il faut voir ce texte-là sur un plateau, donc, dans la mise en scène comme toujours impeccable de Brigitte Jacques-Wajeman. Car par-delà une élégance formelle un peu lisse (costumes contemporains chics, décors majestueux et abstraits avec juste ce qu’il faut d’aspérités), on doit reconnaître un mérite immense à cette femme de théâtre : elle sait faire confiance aux textes et aux acteurs, qui donnent une vitalité jubilatoire aux alexandrins classiques. Dans la bouche d’Aurore Paris (Pauline), de Clément Bresson (Polyeucte), de Pauline bolcatto (Stratonis) ou encore de Marc Siematycki (Felix), pour ne citer qu’eux, la langue de Corneille reste une musique poétique tout en prenant vie pour de bon, et l’on savoure les rythmes et les rimes en même temps qu’on admire l’efficacité des répliques, drôles et fins traits d’esprit auxquels nos rhéteurs actuels ont beaucoup à envier.

Enfin, et là est sans doute l’effet le plus inattendu du spectacle, il faut voir ce Polyeucte pour mesurer combien le fanatisme religieux, suicidaire et destructeur est une chose non seulement ancienne, universelle, mais encore et surtout une réalité qui peut basculer tout naturellement des marges aux sommets. Dans la pièce de Corneille, le fou de dieu qui préfère la mort à la vie n’est autre qu’un chrétien. Sous l’Empire Romain, le christianisme était en somme un équivalent de l’islamisme actuel. Or dans la France de Corneille, sous une monarchie dite de « droit divin », les tenants de cette « folie » d’antan n’étaient-ils pas devenus les souverains ? Sa pièce témoigne donc à merveille de cette étrange réversibilité du pouvoir et du religieux. Surtout, au fil de son texte, Corneille souligne avec netteté l’irrésistible séduction des martyrs, même quand l’époque leur est hostile. « Je vois le peuple ému pour prendre son parti », constate au milieu de la pièce le gouverneur Romain qui met Polyeucte en prison puis le condamne à mort, mais qui finit ensuite par annoncer lui-même sa propre conversion : « j’en ai fait un martyr, sa mort me fait chrétien », lance-t-il tel un illuminé, au mépris de toute vraisemblance.

Ce deus ex machina laisse penser que Corneille cherchait moins à critiquer l’intégrisme de Polyeucte qu’à témoigner de son efficacité. La pièce s’achève d’ailleurs sur ces mots éloquents : « Allons à nos martyrs donner la sépulture / Baiser les corps sacrés, les mettre en digne lieu / Et faire retentir partout le nom de Dieu ». Profession de foi si claire - et peu compatible avec nos Lumières actuelles - que Brigitte Jacques Wajeman, pour rectifier le tir, a préféré donner le mot de la fin à Nietzsche : « les martyrs furent un grand malheur dans l’histoire : ils séduisirent », fait-elle dire au vaillant soldat romain Sévère.

Mais malgré cette prise de distance de la metteur en scène, l’Histoire parle d’elle-même : les dangereux intégristes de jadis sont bel et bien devenus les dominants des siècles suivants. Rien n’empêche alors d’envisager que les dangereux intégristes d’aujourd’hui deviennent pareillement les dominants des siècles à venir. Ainsi, entre vertige baroque et logique historique, la pièce de Corneille finit par nous rappeler certaines pages de Soumission, ce livre de Houellebecq qui nous avait pourtant laissés si perplexes.

 


Polyeucte, de Corneille, mise en scène Brigitte Jacques-Wajeman, au Théâtre des Abbesses, paris 18e, jusqu’au 20 février, puis en tournée jusqu’au 3 mai à Brive, Alençon, Fontainebleau et Amiens.

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« Mme Cinéma » arrive Rue de Valois

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Par Clarisse Fabre dans Le Monde :

 

De l’Elysée au ministère de la culture, en passant par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) : Audrey Azoulay, 43 ans, conseillère culture et communication de François Hollande depuis juin 2014, succède à Fleur Pellerin. Enarque, issue de la promotion Averroès, la même que Fleur Pellerin, elle est la fille d’André Azoulay, conseiller du roi du Maroc Mohammed VI, et de l’écrivaine Katia Brami.

Affectée au secrétariat général du gouvernement, en 2000, elle a suivi le secteur audiovisuel public à la direction du développement des médias – devenue direction générale des médias et des industries culturelles –, avant d’être détachée à la Cour des comptes, en 2003. Puis elle a rejoint le CNC en 2006 : d’abord directrice adjointe de l’audiovisuel, elle est devenue, à partir de mai 2007, la directrice financière et juridique de l’établissement public.
Poids des experts du cinéma

Le cinéma est sa spécialité : les professionnels du secteur lui reconnaissent une véritable expertise en la matière, un sens de l’écoute et une capacité à aller sur le terrain. Depuis un an et demi, à l’Elysée, elle a dû élargir son champ au spectacle vivant et aux autres dossiers culturels.

Un observateur décrypte sa nomination : « Audrey Azoulay a fait ses preuves au cabinet de François Hollande et a obtenu la confiance du président de la République et de son entourage. C’est un peu le même scénario qui s’est produit avec Emmanuel Macron, qui était secrétaire général adjoint de l’Elysée, avant d’être nommé ministre de l’économie. »

L’arrivée d’Audrey Azoulay renforce encore le poids des experts du cinéma aux postes clés de la culture. En effet, Guillaume Blanchot, conseiller technique médias et industries culturelles de Manuel Valls, est un ancien du CNC. De même, Régine Hatchondo, la nouvelle directrice générale de la création artistique au ministère de la culture, a été directrice générale d’Unifrance, l’organisme chargé d’exporter et de promouvoir dans le monde le cinéma français, avant de devenir conseillère culture du premier ministre.
Mobiliser les milieux culturels

Le cinéma, en tant qu’industrie culturelle, est devenu une clé d’accès au pouvoir. Comme le note un professionnel du cinéma, en forçant un peu le trait, « le premier interlocuteur du ministère de la culture, aujourd’hui, c’est Vincent Bolloré », le PDG du groupe Bolloré, et président des conseils de surveillance de Vivendi et Canal+.

Le poste, dont la durée a été jugée trop éphémère par la journaliste Anne Sinclair, qui l’aurait décliné, est jalonné d’échéances plus ou moins périlleuses. Ministre pour un peu plus d’un an, le temps qu’il reste avant l’élection présidentielle de 2017, Audrey Azoulay devra mobiliser les milieux culturels, traditionnellement acquis à la gauche, autour du candidat socialiste, tout en gérant plusieurs dossiers en souffrance.

Outre le projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine » – qui continue sa navette parlementaire et était encore en discussion au Sénat, le 11 février –, citons, entre autres, la réforme de l’assurance-chômage des artistes et des techniciens du spectacle ou la révision de la classification des œuvres cinématographiques. Audrey Azoulay sera aussi attendue sur les nominations à la tête de deux théâtres nationaux, La Colline et Chaillot, à Paris, et de trois établissements d’envergure, le Musée d’Orsay, la Bibliothèque nationale de France et le Château de Versailles. Le nom de sa devancière, Fleur Pellerin, circule d’ailleurs parmi les candidats possibles à ces postes.


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Passation de pouvoirs entre Fleur Pellerin et Audrey Azoulay - Ministère de la Culture et de la Communication

Passation de pouvoirs entre  Fleur Pellerin et Audrey Azoulay - Ministère de la Culture et de la Communication | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Ministère de la Culture et de la Communication


Passation de pouvoirs entre
Fleur PELLERIN et Audrey AZOULAY
Vendredi 12 février 2016
à 13h30 précises 


dans les salons du Ministère
3, rue de Valois – 75001 Paris 


En raison des contrôles de sécurité, il est nécessaire de vous présenter au plus tard à 13h00 


Accréditations indispensables par courriel :
service-presse@culture.gouv.fr

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Gérard Poumaroux succède à José Pliya à L'Artchipel - scène nationale de Guadeloupe

Gérard Poumaroux succède à José Pliya à L'Artchipel - scène nationale de Guadeloupe | Revue de presse théâtre | Scoop.it
NOMINATION. René Philogène, président du conseil d'administration de L'Art- chipel, l'avait annoncé, mi- octobre, au moment de la démission de José Pliya : « Un nouveau directeur sera nommé au premier trimestre 2016 » . C'est chose faite. Ce vendredi, la nomination de Gérard Poumaroux au poste de directeur général de L'Artchipel a été officialisée. Directeur du centre culturel Sonis, aux Abymes, depuis dix ans, il prendra ses fonctions d'ici quelques jours à Basse-Terre. Bassiste de renommée internationale, Gérard Poumaroux a notamment joué aux côtés du Guinéen Mory Kanté, avant de décider de revenir au pays. Ce Pointois, né en 1962, à L'Assainissement, dirige le centre culturel Sonis depuis 2006. Outre la programmation de cet espace dans lequel cours et spectacles se côtoient, Gérard Pouma- roux a élaboré, avec Jocelyne Daril, la programmation de plusieurs éditions du festival Îlojazz, organisé par Cap Excellence.


Depuis le départ de José Pliya, les décisions étaient prises conjointement par l'administratrice, Murielle Fifi, et le président du conseil d'administration, René Philogène. En octobre, dès que le conseil d'administration a enregistré la démission de José Pliya, pour convenance personnelle, un appel à candidatures a été publié dans divers journaux nationaux.


Sur la trentaine de dossiers reçus, certaines candidatures ne correspondaient pas au profil d'un directeur de scène nationale. Après un premier tri réalisé par une commission ad hoc composée des membres du conseil d'administration, une vingtaine a été sélectionnée. « Nous avons envoyé à ces candidats un cahier des charges et une note d'orientation pour qu'ils établissent leur dossier et leur projet artistique. Au cours d'une seconde réunion, la commission ad hoc a retenu cinq candidats à qui nous avons demandé de peaufiner leur projet.


EN POSTE EN MARS
Le 25 janvier, ils ont passé une audition devant un jury composé de membres du conseil d'administration, d'un administratif du conseil départemental et d'un représentant du ministère de la Culture, explique René Philogène. Nous avons proposé à l'agrément du ministère de la Culture et du conseil départemental la candidature qui avait selon nous le meilleur projet. Il y avait beaucoup de choses intéressantes, mais le projet de Gérard Poumaroux est celui qui se rapprochait le plus de ce qui fait la qualité d'une scène nationale et de la volonté de L'Artchipel de s'inscrire dans le paysage culturel local et d'en assurer le développement. »


René Philogène espère que Gérard Poumaroux sera en mesure de prendre ses fonctions dès le 1er mars.

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ARANCE - écriture et mise en scène Pietro Marullo

ARANCE - écriture et mise en scène Pietro Marullo | Revue de presse théâtre | Scoop.it
De la révolution agricole du Néolithique à l’esclavage moderne, dès révoltes des migrants qui travaillent comme saisonniers aux rêves du XXème siècle, du lien entre l’Europe et l’Afrique à la bidonvillisation du monde. Le point de départ est « l’après Lampedusa ». Que deviennent les migrants qui survivent à la traversée ?

Voir le teaser :http://www.youtube.com/watch?v=QeMDSFOQNyE

 

Pietro Marullo et son équipe sont partis à leur rencontre.  Dans les Pouilles – mais ça pourrait être une autre région du Sud de l’Europe -, la plupart récoltent des fruits au rythme des saisons. Ils sont des « saisonniers », sont sans papiers, et vivent concentrés dans des bidonvilles sans eau ni électricité. Leurs abris sont faits de bouts de plastiques et cartons. Leur travail au noir est très pauvrement payé. Le racisme et la violence se vivent au quotidien.

Une narration non linéaire faites d’images, d’objets, de métaphores. Le spectacle s’évade de la réalité comme une forme errante et discontinue pour remonter à la source, au berceau de l’humanité. Il nous conduit dans un voyage onirique, au pays du subconscient pour questionner, au milieu des lambeaux, des épaves et des beautés de notre humanité, cette violence du continent étoilé de l’Europe à l’encontre du continent africain, alors que l’un et l’autre sont inextricablement liés.

Ecriture et mise en scène Pietro Marullo
Assistante Noémi Knecht
Création sonore Jean-Noël Boissé
Création lumière Marc Lhommel
Scénographie et costumes Pietro Marullo, Bertrand Nodet et Anne Sophie Grac
Avec Paola Di Bella, Noémi Knecht, Adrien Letartre, Hamado Tiemtoré, Baptiste Toulemonde et GUESTS

Coproduction: Théâtre de Liège, Théâtre Varia / Bruxelles, l’asbl Butterfly / Pietro Marullo et l’Association Le Bouc Sur Le Toit (France). Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles / Service Théâtre, et avec la participation artistique de l’ENSATT (France), du JTN (France). Le projet a bénéficié d’une résidence d’écriture au Château Pont d’Oye en Belgique et au Cantieri Teatrali Koreja en Italie.

Info et réservation

DATE 

19 > 25 Avril 2015 – Festival Emulation au Théâtre de Liège

23 Février > 5 Mars 2016 – Théâtre Varia de Bruxelles

 

Site du Varia : http://varia.be/arance-avoid-shooting-blacks/

 

 
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Le défi de l'inaccompli, par Georges Banu

Le défi de l'inaccompli, par Georges Banu | Revue de presse théâtre | Scoop.it

 

Vient de paraître aux Solitaires intempestifs :

 

GEORGES BANU

Le théâtre ou le défi de l'inaccompli

 

  

Tout homme de théâtre se confronte au défi de l'inaccompli, condition pour intégrer une équipe et parvenir au spectacle, somme des inaccomplissements individuels. 

Georges Banu examine ici ce paradoxe fondateur et témoigne également de ses propres inaccomplissements  (...)

 

 
Essayiste et enseignant, Georges Banu a approché le théâtre dans une perspective concrète. Il a consacré un nombre important d'ouvrages et de textes aux figures emblématiques de la scène moderne. Il a reçu le Grand Prix de l'Académie française 2014.
 
Les Solitaires intempestifs, 02/2016, 128p. 15,00 €
 
Autres nouveautés chez le même éditeur :
 
Argument, de Pascal Rambert
 
Les liaisons dangereuses, de Ch. de Laclos, adaptation Christine Letailleur
 
Rendez-vous gare de l'Est, de Guillaume Vincent
 

Nouvelles Vagues  - L'homme du coin - My Brazza, de Ronan Chéneau

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Revue de presse culturelle d'Antoine Guillot : Comment ne pas faire de théâtre...

Revue de presse culturelle d'Antoine Guillot : Comment ne pas faire de théâtre... | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Antoine Guillot pour  La Dispute de France Culture.

 

Ecouter: http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-01.02.2016-ITEMA_20902367-0.mp3

 


Il y a plusieurs façons de ne pas faire de théâtre. La première, c’est de renoncer de soi-même. “Le spectacle "Le Bateau ivre, les poissons détestent les vendredis", dans lequel Jean-Louis Trintignant, Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès (également metteur en scène) devaient converser à trois voix sur les mots d’Arthur Rimbaud est annulé, nous apprend La Croix ce matin. Le comédien de 85 ans était « trop fatigué » pour entamer cette tournée à Chartres le 30 mars prochain, jusqu’à la cour d’honneur du palais des Papes au festival d’Avignon cet été.” 

"Contenu inapproprié"

Une autre bonne façon de ne pas faire de théâtre, toujours très efficace, c’est de se faire censurer. “En Turquie, nous apprend ainsi Le Monde, la censure d'Etat intervient désormais jusque dans les moindres détails, dès lors qu'il s'agit de l'image publique du président Erdogan. C'est ainsi que, début décembre 2015, comme l'a révélé le 16 janvier le journal turc en langue anglaise Today's Zaman, la Direction de l'éducation du district de Çankaya, à Ankara, a interdit une pièce de théâtre pour enfants, "Mes pièces d'échecs", consacrée aux figures du jeu. Le motif invoqué : l'une des chansons proposait « un contenu inapproprié ». C'est celle qui fait dire au roi de l'échiquier : « Ceci est mon palais et je peux faire ce que je veux. » L'auteur du texte, Serap Gültekin, a mis en scène cette création des dizaines de fois dans des écoles primaires et secondaires depuis quatorze ans. Selon lui, la Direction de l'éducation craint que les élèves puissent confondre le roi et le président Erdogan. Or, comme celui-ci s'est installé en 2014 à Ankara dans un somptueux et gigantesque palais présidentiel – ce qui avait soulevé de nombreuses critiques –, ils risquent aussi d'interpréter la phrase comme une critique du chef de l'Etat. L'avocat de l'écrivain, Ahmet Tokoz, a déposé plainte contre cette interdiction. Il a déclaré au journal turc Radikal que lui et son client étaient profondément déçus, ajoutant : « Dans une période où nous espérons une constitution plus démocratique et promouvant la liberté, une œuvre d'art a tout simplement été interdite parce qu'elle est considérée comme gênante. »” 

Débrouille

Mais le must, pour ne pas jouer, c’est de se faire couper les vivres. Prenez, juste un peu plus à l’ouest, la Grèce : “en 2008, raconte Eve Beauvallet dans Libération, les coupes budgétaires ont laissé sur le carreau 90 % des acteurs du spectacle vivant. Une baisse de 65 % du budget entre 2010 et 2013, un budget de la culture de 12 millions d’euros, à l’heure actuelle un des plus faibles de l’Union européenne… La visibilité sur le marché national et international dépend de la capacité à jouer des dernières cartes institutionnelles : sans compter le soutien des structures étrangères (en France, le festival Reims scènes d’Europe ou le Nouveau Théâtre de Montreuil), les seuls interlocuteurs à citer sont les deux théâtres nationaux, le festival de Kalamata, la Fondation Onassis (premier appui des artistes contemporains et courroie de transmission vers la diffusion internationale) et le Festival d’Athènes et d’Epidaure, place forte du théâtre et de la danse mobilisant chaque année 250 000 spectateurs… Mais l’inquiétude monte depuis l’annonce du limogeage de son directeur, Yorgos Loukos. […] Hors institution, le théâtre tient comme il peut. Plus structuré que la danse et les arts visuels, une tradition dramatique ancestrale, une fréquentation stable malgré la crise, des acteurs en surnombre – beaucoup étant revenus sur les plateaux après la fermeture de l’ERT, radiotélévision publique, en 2013 : « Il y a 145 théâtres à Athènes mais la plupart des acteurs jouent à la recette et il faut environ six mois pour éponger les frais de production, explique Christiana Galanopoulou, dramaturge pour la compagnie Vasistas et directrice du Mir Festival. On peut encore survivre avec le théâtre, mais pas avec la danse qui ne reste jamais autant à l’affiche. » L’alternative revient à produire des spectacles en chaîne ou à partager des espaces de travail, à réinventer à la débrouille d’autres modes de production et à cumuler des boulots. « Résultat : en Grèce, on a beaucoup d’activité mais peu de productions suffisamment solides pour intéresser le marché international. » 

Effervescence

Entre underground et institution, pas d’intermédiaires. Dimitris Papaioannou, sorte de Robert Wilson grec récemment passé par le Théâtre de la Ville, à Paris, ne manque d’ailleurs pas de rappeler que les organisateurs des JO d’Athènes (il en a chorégraphié la cérémonie d’ouverture en 2004) sont venus le chercher dans le squat qu’il occupait alors. Et si, aujourd’hui, les bouts de ficelles ne sont plus son affaire, d’autres artistes repérés continuent de jongler avec différents contextes de production : « Des compagnies aussi visibles à l’international que le Blitz Theatre Group ou le Vasistas Theatre Group peuvent être soutenues institutionnellement une année et retourner celle d’après dans l’underground, précise Christiana Galanopoulou. C’est dur, mais paradoxalement, il y a une effervescence que les gens nous envient car la communauté artistique ici est très soudée. » C’est pour chercher cette fluidité entre espaces laboratoires et production institutionnelle que Lenio Kaklea, chorégraphe grecque aujourd’hui installée en France, a accepté, sur invitation du Quartz - Scène nationale de Brest, d’organiser [du 1er au 5 mars] en tant que curatrice invitée un focus « subjectif » sur la création grecque. Dans la programmation du festival DañsFabrik, elle présentera ainsi des artistes locaux, comme les chorégraphes Iris Karayan ou Mariela Nestora mais aussi des figures de la diaspora, comme elle-même ou la Gréco-Suisse Alexandra Bachzetsis, installée à Athènes depuis deux ans. « Ce qui m’intéresse ici, c’est de voir comment on construit politiquement depuis la périphérie, précise Lenio Kaklea. En marge de l’institution, dans la banlieue de l’Europe…» N’attendez pas de sa part un panorama de la création grecque la plus buzzante, prévient Libération. Son projet est de faire passer à Brest quelque chose de l’effervescence athénienne actuelle. Expliquer les modes de production indépendants, tisser des liens. « Prendre conscience que les conditions là-bas sont certes difficiles mais qu’en France pointe aussi une autre forme de violence : des institutions menacées, une injonction à la production… Je suis très attachée au système français, mais en ce moment, à Athènes, on crée différemment parce qu’il y a moins à perdre. »” La Grèce, avenir de la France ?

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Le Théâtre de Sartrouville et ses Odyssées en Yvelines

Le Théâtre de Sartrouville et ses Odyssées en Yvelines | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Dominique Darzacq pour WebThéâtre :

 

Une 10ème édition réussie et droite dans ses objectifs

 

Porter haut la création théâtrale pour l’enfance et la jeunesse et en irriguer le département dans la diversité de sa géographie et de sa sociologie de façon à ce que tous les enfants du département, où qu’ils soient, aient accès au meilleur du théâtre d’aujourd’hui, tel fut et reste le fondement de cette Biennale créée en 1997 et manifestation phare du Théâtre de Sartrouville que dirige aujourd’hui Sylvain Maurice.

C’est donc de lycées en bibliothèques, de quartiers sensibles en villages, de tréteaux en théâtres que se déploient les six créations originales et 200 représentations d’une programmation bien pensée, ouverte à la pluralité des formes et qui mixte théâtre d’objets et excellence du jeu des comédiens. Parmi ceux-ci, léger dans sa forme mais profond dans ses visées « Elle pas princesse, lui pas héros ».
Elle, Leïli, élevée à la campagne et à la dure par une mère fantasque, est astucieuse, débrouillarde, aime chasser, mettre du gel dans ses cheveux, préfère les chaussures de rando aux ballerines. Lui, Nils, timide et taiseux, les cheveux longs, pas très costaud, préfère aller dans les parcs les jours de pluie regarder les escargots sortir leurs cornes que de mettre des coups de pied dans un ballon. Deux têtes de turc assis sur le même banc à l’école et qui de prime abord se détestent mais qui deviendront à jamais inséparables à la faveur d’un jeu de piste où, se révélant l’un à l’autre, ils se découvrent complémentaires.
Pour ce spectacle articulé à partir de deux monologues, les spectateurs sont répartis en deux groupes auxquels séparément et alternativement Leïli (Delphine Léonard) et Nils (Jonathan Heckel) livrent chacun leur version de l’histoire. Deux expériences mises en effet miroir et qui à la manière des contes nous disent que grandir n’est pas forcément de la tarte. Qu’il faut savoir se débrouiller avec le regard des autres et les rêves des parents quand on ne correspond pas tout à fait à leurs normes. Une histoire qui joue et déjoue avec humour et malice les idées reçues, racontée simplement avec juste quelques dessins et objets. Une réussite absolue qui doit tout à l’intelligence et la délicatesse du texte de Magali Mougel, de la mise en œuvre de Johanny Bert et du jeu des comédiens. Imaginé pour les enfants à partir de sept ans, ce spectacle a aussi bien des choses à dire aux parents qui les accompagneront.

Imaginé et conçu par Aurélie Morin pour les enfants de six ans, «  Le Cantique des oiseaux » mêle danse et théâtre d’ombres et raconte comment des milliers d’oiseaux en quête d’un être suprême traversent moult paysages et dangers, risquent de perdre leur âme avant de découvrir que ce qu’ils cherchent n’est autre qu’eux-mêmes. Cette épopée, écrite au XIIème siècle par le poète persan Farid Al-Din Attard, inspira Peter Brook qui, dans une adaptation de Jean-Claude Carrière, en tira la très mémorable Conférence des oiseaux . C’est sur cette trame et pour en faire sourdre toutes les nuances de la poésie qu’Aurélie tisse en mouvements, voix , ombres et lumières, sa propre version d’un conte initiatique dans lequel il est question de la quête de soi et de la liberté.

Pour s’adresser aux ados, Odyssées lance sur la route des collèges « Master  » spectacle mis en scène par Jean-Pierre Baro sur un texte de David Lescot. Joué par deux comédiens rappeurs, Amine Adjina et Rodolphe Blachet et articulé autour d’une interrogation orale sur l’histoire du rap et de la culture Hip-Hop, la pièce met aux prises un professeur et son élève et explore le rapport des élèves à l’autorité et à l’Histoire pour mieux faire affleurer quelques blessures restées vives, du passé colonial à notre fracture sociale en passant par l’immigration. Sans doute un astucieux moyen pour intéresser les ados à ce qui fonde les valeurs de la République, mais non sans danger quand on songe aux différents poisons qu’ aujourd’hui, via You Tube, véhicule le rap.

S’il est un pari audacieux, c’est bien celui de faire circuler la réflexion philosophique entre les pupitres des lycées, d’y mettre sur la sellette les valeurs de la justice et les principes démocratiques par cette vieille lune « en son pensoir » qu’est Socrate. C’est pourtant celui qu’ont fait - et réussi - Olivier Saccomano et Olivier Coulon Jablonka avec « Trois songes ». Ecrits à partir de plusieurs dialogues platoniciens, la pièce met en scène le procès de Socrate, condamné en 399 avant Jésus-Christ à boire la ciguë sous l’inculpation d’impiété et de corruption de la jeunesse. Pendant son procès Socrate est confronté à trois interlocuteurs différents dont il démonte les arguments. Chaque intervention, celle de l’homme politique, du religieux et du juge, éclaire différemment le débat et l’approfondit. Avec pour seul décor et support, deux écrans d’ordinateur où défilent selon, des images, des textes relatifs au sujet , mais qui parfois « bugue » ou affiche « no signal » quand Alcibiade reste coi devant les arguments de Socrate, cette méditation autour de la justice et ce qui fonde la vie se fait d’autant mieux entendre qu’elle est servie par le jeu direct et sans affèterie par Jean-Marc Layer et Guillaume Riant, deux excellents comédiens qui se font tour à tour maître et disciple, Socrate et son double.

C’est également par une excellente distribution qu’est porté « Peer Gynt » mis en scène par Sylvain Maurice qui reprend l’œuvre d’Ibsen pour la troisième fois. En scène, quatre comédiens (dont la belle découverte du jeune acteur Victor Fradet dans le rôle-titre) et deux musiciens dont les sonorités brossent des paysages et accompagnent la folle trajectoire du fieffé menteur qu’est Peer Gynt. Une épopée que le metteur en scène place au cœur d’un cirque et sur une tournette, métaphore tout à la fois du temps qui passe et de la course effrénée de Peer, éternel fuyard qui invente des chimères pour mieux nier la réalité de la vie et échapper à ses vicissitudes.
Remettant sur le chantier l’œuvre où, derrière les forces de l’imaginaire, sont posées les questions de l’engagement et de la responsabilité, Sylvain Maurice éclaire la personnalité et les rouages de l’affabulateur qu’est Peer Gynt en braquant les projecteurs sur la singularité de ses liens avec Äse sa mère (Nadine Berland). Ce faisant, l’épopée se tisse à part égale d’allègre et vertigineuse folie et de sombre mélancolie.
Conçu pour les enfants à partir de 9 ans, le spectacle est à voir par tous les publics comme l’ensemble des créations de cette édition qui se distingue par l’excellence artistique de ses propositions. Plus que jamais elle s’avère un des beaux outils de l’aménagement culturel du territoire, objectif partagé et jusqu’à présent soutenu par les différentes collectivités régionales et départementales. A l’heure des actuels changements politiques et structurels, il serait dommageable que, Odyssées en Yvelines fasse les frais des modifications territoriales et des restrictions budgétaires qui en découlent.

Les deux pièces : « Master » de David Lescot et « Elle pas princesse, lui pas héros » de Magali Mougel sont éditées par Actes Sud-Papiers dans la collection Heyoka jeunesse

Odyssées en Yvelines 6 spectacles créés par le Théâtre de Sartrouville. En tournée dans le département jusqu’au 7 avril www.odyssees-yvelines.com

Photo © Jean-Marc Lobbé

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Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal

Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Alvina Ruprecht pour Théâtre du blog :

 

Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal, mise en scène et adaptation de Laurent Fréchuret


 Un vrombissement inquiétant, un claquement de câbles et l’écho d’une mécanique féroce qui annonce la vie urbaine et le réveil d’un nouveau Métropolis, quelque part dans l’obscurité.  Soudain, une ampoule se balance au bout d’un fil et éclaire à peine le visage d’un homme dégoulinant de sueur et taché d’encre. Puis le corps entier de l’acteur se dégage d’un nuage de poussière épaisse et révèle une créature soumise, prise comme un rat dans la saleté d’un trou noir. On en a presque la nausée!
Hanta a ainsi passé trente-cinq années dans cet endroit sans fenêtre, avec cette presse mécanique vrombissante, un monstre conçu pour broyer des tonnes de papier destiné à être recyclé. Dans cette masse de feuilles imprimées, des œuvres fondatrices des grandes civilisations!
Hanta et cette presse participent à la solution finale de la culture du monde mais il possède une âme de poète, et, curieux, aime lire. La propagande des pouvoirs en place n’a pas réussi à éradiquer sa soif d’apprendre. Toute la différence est là. Les yeux de Thierry Gibault brillent d’une lueur étrange, et son soliloque  ressemble alors d’un délire total.
Hanta accumule en effet toute la poésie et la philosophie, les œuvres de Schiller, Nietzsche, Shakespeare, mais aussi le Talmud, le Coran et la Bible. Cette lecture l’étourdit et l’exalte à la fois. Il sortira de l’ombre et de la solitude de ce lieu souterrain mais  les bruits du monde l’assourdiront.
Hallucinations, fantasmes et véritables perversions de la mémoire familiale surgissent du discours de cet homme solitaire et pitoyable qui tient à peine debout. Hanta devient une figure emblématique de l’abjection  et évoque une victime de la torture, ou le personnage de K poursuivi par les ombres du pouvoir, ou encore l’immigrant de Bernard-Marie Koltès hurlant sa frustration.   
Thierry Gibault assume magnifiquement ce soliloque et incarne un personnage illuminé par sa mission: sauvegarder l’humanité au bord de la destruction et refaire le monde à sa manière. Avec l’expression du comique, du grotesque, et avec la tristesse d’une vision profondément tragique face au totalitarisme de gens  pour qui la modernité possède les clefs de sa propre destruction. Principe de base effrayant mais Thierry Gibault  apporte une grande dignité au personnage et nous emmène très loin.
Laurent Fréchuret a conçu une version scénique de ce roman publié à Prague en 1976 mais aussitôt interdit; le spectacle a quelque chose de fascinant, bien servi par Thierry Gibault qui alterne moments comiques et récits d’un réalisme fulgurant, en passant par le grotesque le plus pur. Il dessine ainsi l’histoire du monde contemporain dans une perspective actuelle et passe d’un monde totalitaire taché de matière fécale, vers une modernité aseptisée, quand on met fin à la contestation ouvrière en transformant les êtres humains en robots obéissants.
Les paradoxes abondent, puisque le metteur en scène a su garder la forme poétique du roman de Bohumil Hrabal. Thierry Gibault, avec envolées mystiques, hallucinations dignes d’un film expressionniste et glissements vers un hyper-réalisme bouleversant, a su capter l’envolée spirituelle de ce Hanta, à la fois poète et esprit délirant, que des tonnes de papier qui n’ont jamais arrêté de l’attirer, finiront par l’engloutir.
 Malgré la présence majestueuse de Thierry Gibault,  la magie de ce monde grotesque perd par moments de son intensité. A cause d’insuffisances provisoires de la mise en scène ? Mais l’ensemble reste envoûtant : un  moment de grand théâtre…
 Alvina Ruprecht 
Théâtre de Belleville, 75011 Paris jusqu’au 29 mars. T : 01-48-06-72-34. 
Théâtre des Halles à Avignon du 7 au 30 juillet. T: 04 32 76 24 51.

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Audrey Azoulay au ministère de la Culture : une grosse année pour tout régler (ou pas)

Audrey Azoulay au ministère de la Culture : une grosse année pour tout régler (ou pas) | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Samuel Douhaire et Sophie Rahal dans Télérama :

 

Audrey Azoulay passera à peine plus d'un an au ministère de la Culture, mais elle n'aura pas le temps de s'ennuyer, entre régime des intermittents, nominations à la tête d'institutions culturelles ou encore indépendance des médias...
Tic tac. Le compteur est déjà enclenché : alors qu'Audrey Azoulay a pris officiellement, vendredi à 13h30, la tête du ministère de la Culture en remplacement de Fleur Pellerin, elle ne disposera que d'à peine un an et deux mois avant l'élection présidentielle. Jusqu'ici conseillère à la culture et à la communication de François Hollande, sa connaissance du monde culturel, et particulièrement des secteurs du cinéma (elle a travaillé huit ans au CNC, dont deux en tant que directrice déléguée) et des médias (sa carrière a démarré à la Direction du développement des médias), ne semble pas faire de doutes. 
Ça tombe bien, elle va avoir pas mal de dossiers importants à gérer, à commencer par la loi Création et patrimoine, en cours de discussion au Sénat, et qui fera l'objet d'un vote solennel mardi 16 février après-midi. Petit passage en revue des autres points chauds inscrits à l'agenda de la nouvelle ministre.


Les liens entre producteurs et chaînes de télévision

La renégociation, entreprise par Fleur Pellerin, des liens entre les chaînes de télévision et les producteurs qui leur fournissent les programmes, est l'un des chantiers qu'Audrey Azoulay devra terminer d'ici l'élection présidentielle.
Depuis vingt-cinq ans, l'audiovisuel français est régi par les décrets Tasca, conçus pour favoriser la diversité et la création de la production nationale. Et depuis des années, les chaînes demandent a minima un assouplissement, sinon une refonte complète de ces textes réglementaires jugés obsolètes dans le contexte actuel avec vingt-cinq chaînes gratuites et un secteur de la production en voie de concentration avancée. Depuis 1991, les chaînes ne peuvent proposer que 25% de programmes produits en interne (une proportion qui tombe même à 5% pour France Télévisions, qui demande, sur ce point, à être alignée sur ses concurrentes privées), les 75% restants devant être confiés à des producteurs indépendants. Or, les diffuseurs ne sont pas propriétaires ni même copropriétaires des droits sur les oeuvres qu'elles financent. « Les producteurs financent peu les projets mais sont propriétaires des droits, alors que les chaînes prennent l'essentiel des risques » soulignait en mai 2013 le sénateur Jean-Pierre Plancade, dans un rapport parlementaire qui préconisait la remise à plat des décrets Tasca.


Longtemps opposés à la réforme de ces quotas, de nombreux producteurs ont assoupli leurs positions en 2015, laissant entendre, via leur principal syndicat, l'Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA), qu'ils étaient prêts à des concessions quant aux « garanties accordées aux diffuseurs ». Des discussions, complexes, ont démarré à l'automne dernier entre les producteurs et le cabinet de Fleur Pellerin. Sa successeure devra terminer le boulot.


La loi sur l'indépendance des médias

Lors de ses ultimes voeux rue de Valois, Fleur Pellerin avait une nouvelle fois plaidé en faveur de l'indépendance des médias. Il faut dire que depuis deux ans, entre les acquisitions tous azimuts de l'industriel Patrick Drahi dans le secteur (BFM-TV, RMC, Libération, L'Express...) et la prise de contrôle musclée de Canal + par Vincent Bolloré, ladite indépendance a du plomb dans l'aile.
La nouvelle ministre de la Culture et de la Communication pourra s'appuyer sur la proposition de loi déposée début février par le député PS Patrick Bloche, président de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale. Un texte – rédigé en collaboration avec le cabinet de Fleur Pellerin – qui vise à renforcer « la liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias ». Son article 1 complète la grande loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en introduisant un nouveau « droit » pour les journalistes victimes de l’interventionnisme de leur actionnaire : celui de « refuser toute pression, de refuser de signer un article, une émission, partie d’émission ou une contribution dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté » – un droit jusqu'alors réservés aux seuls journalistes de l'audiovisuel public. Le texte propose également de généraliser dans les télévisions et radios les « comités relatifs à l'honnêteté, l'indépendance, le pluralisme de l'information et des programmes » ; ces comités pourront s'auto-saisir ou être saisis et travailleront en collaboration avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel, garant du pluralisme dans les médias audiovisuels. L'article 7 précise d'ailleurs le degré « d'indépendance » dont devront faire preuve les personnalités composant ses comités – une allusion à peine voilée à la polémique autour du comité d'éthique de Canal+, dont deux des six membres ont des liens financiers avec Vincent Bolloré. Reste maintenant à trouver un créneau pour débattre du texte dans l'agenda très chargé de l'Assemblée nationale...


La renégociation du régime des intermittents

Fleur Pellerin s'est retrouvée sous le feu des critiques lors des grèves de l'été 2014 et pendant l'automne qui a suivi. Depuis, la question du régime spécifique d'assurance chômage des intermittents, qui s'inscrit dans une renégociation globale des règles de l'assurance chômage, constitue toujours un sujet sensible pour sa nouvelle ministre.


Le régime spécifique pour l'emploi intermittent s'articule autour des annexes VIII et X à la convention relative à l'indemnisation du chômage. Elles fixent le régime dérogatoire d'assurance chômage des salariés intermittents du cinéma, de l'audiovisuel et du spectacle vivant. Dès sa création dans les années 60, le dispositif n'a cessé d'être critiqué et remis en question, avant d'être réformé au forceps après de longs mois d'une crise sans précédent à l'été 2003. Des milliers d'artistes étaient descendus dans les rues aux côtés des techniciens, plusieurs festivals d'été avaient été annulés, et le ministre de la Culture d'alors, Jean-Jacques Aillagon, avait fini par démissionner en 2004. Cette même année, la négociation avait accouché d'un accord, moyennant un durcissement des conditions d'accès aux indemnités et l'augmentation des cotisations.


Aujourd'hui, crise oblige, le système doit à nouveau être remis à plat, dans un contexte d'autant plus compliqué que l'Unédic (l'organisme chargé de la gestion de l'assurance chômage) accuse une dette record de 25 milliards d'euros et que le nombre de bénéficiaires progresse lentement chaque année. Syndicats et patronat s'apprêtent donc, dès le 22 février prochain, à renégocier les règles d'assurance chômage. L'actuelle convention d'assurance chômage, entrée en vigueur le 1er juillet 2014 (et qui arrive à échéance le 30 juin prochain), avait à nouveau provoqué une levée de boucliers des intermittents qui protestaient contre un nouveau durcissement de leurs règles d'indemnisation et contre une mesure phare, le différé d'indemnisation.


Pour calmer la grogne, Manuel Valls avait proposé à Hortense Archambault (ex-codirectrice du Festival d'Avignon), Jean-Denis Combrexel (ancien directeur général du travail), et au député PS Jean-Patrick Gille, de piloter une mission pour redéfinir le statut d'intermittent. Après six mois d'audit et de rencontres avec les principaux protagonistes, le rapport a contribué à relancer les discussions. Cette fois, ce sont les organisations représentatives des intermittents et de leurs employeurs qui négocient elles-mêmes les règles à modifier, tout en respectant le cadre financier qu ileur a été fixé. En l'absence d'accord, les partenaires sociaux interprofessionnels reprendront la main. Là aussi, le risque est énorme pour l'exécutif : en touchant à cette exception sociale française, il pourrait fâcher une nouvelle fois le monde de la culture, plutôt marqué à gauche, à quelques mois de l'élection présidentielle...


Qui va diriger quoi ?

Le grand jeu des chaises musicales à la tête des principales institutions culturelles du pays va se poursuivre en 2016. Le mandat de Fleur Pellerin aura vu la nomination de Sylvie Hubac à la RMN-Grand Palais (en remplacement de Jean-Paul Cluzel), de Serge Lasvignes au centre Pompidou (en remplacement d'Alain Seban).
En 2016, il faudra notamment trouver un successeur à Guy Cogeval, président du musée d'Orsay. Candidat à sa succession, Cogeval, dont la santé fragile n'est plus un secret, pourrait être remplacé, malgré la campagne récemment entamée par ce dernier pour défendre son bilan à la tête de l'institution. Catherine Pégard, ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, quittera cette année aussi la présidence du château de Versailles, et s'est également portée candidate à sa succession. Quant à Laurent Bayle, président de la Philharmonie de Paris, il aspire aspire à un nouveau mandat, mais sa reconduction obligerait les tutelles à transiger sur la limite d'âge, fixée à 65 ans (il les fêtera l'été prochain).


Une douzaine de candidats se sont par ailleurs déclarés à direction du théâtre de Chaillot : l'heureux élu devrait être nommé d'ici peu, pour succéder à Didier Deschamps. Enfin, Stéphane Braunschweig quittera aussi, au mois de juin, la tête du théâtre de la Colline. Il incombera à la nouvelle ministre de « trier » les candidatures, et d'en soumettre un nombre réduit au président de la République, qui a le dernier mot.

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Serge Merlin: "Je suis mal-aimé"

Serge Merlin: "Je suis mal-aimé" | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Ecoutez l'entretien par Laure Adler :

http://www.franceculture.fr/emissions/hors-champs/serge-merlin-je-suis-mal-aime

 

 

Serge Merlin évoque son enfance. « Un cristal de larmes. Je ne sais pas. Je suis mal-aimé. Je n’étais pas attendu, je n’étais pas souhaité. La volonté était plutôt de me détruire avant que je ne sois là ». Il passera une partie de son enfance à Colomb Béchar, en Algérie française. Ville dont il garde un souvenir également pénible : il se souvient d’« une solitude atroce » dans ce désert situé à 80 km à l’est de la frontière marocaine.

"C’est très laid le désert."
« C’est très laid le désert, c’est des cailloux, des choses comme ça. De temps en temps il y a une dune (…) et puis ces palmiers, invraisemblables, tout à coup, (…) au milieu (…) de ce rêve. Mais un rêve atroce. Très douloureux avec une chaleur épouvantable. Tout est hostile, tout est terrible, tout est affreux. Sauf les nuits et les étoiles. »

"J’étais élevé comme un prince de Bavière."
A Colomb Béchar, Serge Merlin a néanmoins joui d’une éducation inhabituelle « J’avais des pères blancs qui me lisaient dans le texte. J’étais élevé comme un prince de Bavière. On me faisait la lecture, on me traduisait les choses, l’arabe, le latin et je ne m’apercevais pas de mon élection. J’étais vraiment choisi et entouré.»

"On ne s’attendait à rien de moi."
Ses premiers pas vers le théâtre, il les fait à l’école : « un jour, ils ont dit qu’il fallait apprendre un texte. Alors, moi, je n’apprenais rien, jamais, je ne répondais à rien. Là j’ai appris Athalie, le songe d’Athalie. On ne s’attendait pas à ce que je récite le songe d’Athalie. On ne s’attendait à rien de moi. On ne me demandait rien. J’étais comme ça, en trop dans la classe. Je me suis levé et je suis rentré en flamme avec ça. Avec un texte. Avec cette matière  et je suis tombé raide mort à la fin. »

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Avec les Dromesko, la vie est une fête

Avec les Dromesko, la vie est une fête | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Frédérique Roussel pour Libération/Next : Au CentQuatre, à Paris, la troupe présente «le Jour du grand jour», un spectacle fait de saynètes poétiques autour des diverses cérémonies qui jalonnent l’existence.


Le Jour du grand jour, de Théâtre Dromesko. Photo Christophe Raynaud de Lage
Le «dernier bazar» des Dromesko, comme Igor et Lily appellent leurs spectacles, stationne au CentQuatre pour la première fois, avec sa baraque et ses caravanes. L’ensemble arrive du terre-plein du théâtre Le Monfort, dans le XVe, où la tribu a déjà joué les quinze derniers jours de janvier. La ménagerie est évidement du voyage : Charles, un marabout splendide hérité de la Volière, leur premier opus après avoir quitté Zingaro en 1990, la truie Carla et quelques chiens. Ce dernier «bazar», créé en mai 2014 aux Haras d’Annecy, s’intitule le Jour du grand jour. Cela aurait pu s’appeler Hamlet Machine, monté avec Matthias Langhoff, un soutien inconditionnel des Dromesko depuis la création de la Volière au Vidy-Lausanne. «Mais le projet a fait peur à tout le monde», raconte Lily en servant le thé dans l’intérieur cosy de sa caravane. Il a même été question d’Avec vue sur public, avec l’ami Jacques Bonnaffé. «Mais tout le monde a trouvé que Dromesko sur un plateau de théâtre, ce n’était pas drôle, enchaîne Igor, casquette vissée sur la tête. Donc deux ploufs.»

Le Jour du grand jour n’est pourtant pas né par dépit. Les Dromesko ne sont pas du genre à se laisser démonter par les événements. «On s’est dit qu’on allait quand même se faire plaisir, ajoute Lily. Et on cassé la tirelire.» Leur fille, Zina, venait de se marier. Une belle fête. «On avait préparé tout le mariage, accueilli quarante personnes, poursuit Igor. C’est comme si on avait fait un mois de répètes. Après, mon père est mort. On a décidé de faire un truc sur les cérémonies, mariages et enterrements.» Comme souvent, le thème est sorti d’une conversation dans la cabine du camion. «Sur la route, on commence à délirer, relate Lily. Après, on ne garde pas tout.» Ainsi de l’opus précédent, Arrêtez le monde je voudrais descendre, qui se déploie sur une structure ronde avec des ouvertures. «On aurait pu tout aussi bien partir sur un carré», gouaille Igor. Ainsi les Dromesko roulent-ils leur bosse depuis 1989, avec sept spectacles au compteur, sur les routes toute la sainte journée, à part quand ils se retrouvent chez eux, à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes.

Pour le Jour du grand jour, ils ont inauguré un dispositif bifrontal, en passant de jardin à cour et de cour à jardin, en sandwich entre deux gradins de spectateurs. Le spectacle se déroule en traversées perpétuelles, à part la scène du discours du maire, morceau de bravoure et de verve signé Guillaume Durieux. De bout en bout, ça circule, ça crie, ça boit. Les animaux sont de la fête. La truie déroule le tapis rouge et un silence solennel se fait quand le marabout fait son auguste apparition, partageant un numéro avec Igor et Lily. Il n’y a pas d’histoire à proprement parler : ici, une série de tableaux poétiques défilent - dansés, rampés, accoudés à la table du banquet qui intrigue d’un côté pour envahir le plateau. C’est un cortège de mariées improbables et drôles qui semble ne jamais finir. Dromesko, c’est quelque chose de rare et d’indescriptiblement vivant.

Dans la cabine du camion, le couple a déjà phosphoré sur le bazar suivant, prévu pour surgir en novembre au TNB à Rennes. Il va «se raccrocher à la queue de celui-là sans être une suite», comme dit Lily. Le titre est déjà tout trouvé, c’est un proverbe tzigane très connu : Après-demain, demain sera hier.

Frédérique Roussel
Le Jour du grand jour par le Théâtre Dromesko CentQuatre, 5, rue Curial, 75019. Du mardi au samedi à 20 heures. Jusqu’au 20 février. Rens. : www.104.fr

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Une trop bruyante solitude,de Bohumil Hrabal, mise en scène Laurent Fréchuret

Une trop bruyante solitude,de Bohumil Hrabal, mise en scène Laurent Fréchuret | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Margaux Daridon pour le site les5pieces.com

 

Une trop bruyante solitude : " Quand j'écrase des livres, j'entends des crânes se briser. "

 

Une presse mécanique, et trente-cinq ans à réduire des livres en poussière.
Hanta, que le savoir a malgré lui enveloppé, raconte des pans de son
existence. Il nous offre un monologue d’une richesse extraordinaire,
poétique et drôle, grave par instants, et plein de majesté.

 

Une toute petite ampoule éclaire progressivement la figure tachée d’encre d’un homme. D'une voix puissante, un éclair de folie dans les yeux, il raconte ses trente-cinq années passées près de sa presse mécanique, à écraser des livres. En écraser et en lire, se nourrir de mots jusqu’à en devenir érudit, presque malgré lui. Il est un poète en devenir, un homme dont les aventures amoureuses nous amusent et nous attendrissent. Dépositaire d’une culture et d’un temps amenés à disparaître, il examine et parle de ces presses monstrueuses, plus grosses, plus rapides, plus efficaces, sans oublier les presseurs, qui n’ont même plus le temps de faire attention aux mots.

L'extrême sobriété de la mise en scène est saisissante : une estrade où se dresse Hanta, une ampoule —dont la lumière fluctue au gré des phrases prononcées —, des musiques qui soutiennent ou renforcent l’intensité du discours. Il est rare de se confronter à un texte qui aborde tous les grands thèmes traités à la fois dans l'art et la littérature. Il est  tout aussi rare de trouver un comédien dont la présence oblige, dès les premiers mots prononcés, à ne plus penser à rien d’autre qu'à ce qui se dit sur scène. En définitive, cette heure de théâtre a quelque chose d'un diamant brut.

Margaux Daridon


Mise en scène Laurent Fréchuret, avec Thierry Gibault

Au Théâtre de Belleville  94, rue du Faubourg du Temple
Paris 11

Jusqu'au 29 mars

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Stéphane Braunschweig : « Parler de l’Europe aujourd’hui »

Stéphane Braunschweig : « Parler de l’Europe aujourd’hui » | Revue de presse théâtre | Scoop.it



LE MONDE | 12.02.2016 Propos recueillis par Brigitte Salino

Stéphane Braunschweig : « Parler de l’Europe aujourd’hui »


Le 15 janvier, le metteur en scène Stéphane Braunschweig a succédé à Luc Bondy, mort le 28 novembre 2015. L’Odéon-Théâtre de l’Europe est le troisième théâtre national qu’il dirige, après le Théâtre national de Strasbourg (2000-2008) et le Théâtre national de la Colline (depuis 2010). Sa nomination a suscité une polémique, certains regrettant que l’Odéon-Théâtre de l’Europe, fondé en 1983 par l’Italien Giorgio Strehler, sous l’impulsion de Jack Lang, ne soit pas confié à une grande figure étrangère, comme l’Allemand Thomas Ostermeier, qui dirige la Schaubühne de Berlin. Stéphane Braunschweig ­répond à cette polémique et annonce les grandes lignes de son programme pour l’Odéon-Théâtre de l’Europe qu’il n’a jamais caché vouloir diriger, et qui lui fut refusé, en 2007, au profit d’Olivier Py.


Pourquoi tenez-vous tant, depuis longtemps, à diriger l’Odéon-Théâtre de l’Europe ?

C’est le plus beau théâtre de Paris, et celui où j’ai fait une grande partie de mon apprentissage de spectateur. J’avais 11 ans la première fois que j’y suis venu, pour voir le Lear, d’Edward Bond, mis en scène par Patrice Chéreau. Mes parents, qui ne sont pas du tout dans ce milieu, avaient été invités par un de leurs amis, administrateur du Théâtre national populaire (TNP). Avant le spectacle, il nous a emmenés voir le décor, un décor industriel, avec du charbon par terre. Ce jour-là, j’ai mis les pieds pour la première fois sur une scène de théâtre. J’en garde un souvenir extraordinaire. C’est ma « madeleine » de l’Odéon, et j’y pense chaque fois que je descends sur le plateau.

Après, il y a eu tous les souvenirs liés à l’Odéon devenu Théâtre de l’Europe. Les spectacles de Giorgio Strehler, La Cerisaie mise en scène par Anatoli Efros, Splendid’s et Amphitryon mis en scène par Klaus Michael Grüber, et tant d’autres artistes, dont Krystian Lupa, que j’ai découvert ici. Tous ces spectacles étrangers que j’ai vus, à l’Odéon et ailleurs, m’ont fait relativiser la notion du jeu quand j’ai commencé à faire des mises en scène. Par ailleurs, j’ai souvent travaillé à l’étranger, avec des acteurs parlant d’autres langues que le français. Cet apprentissage et cette pratique ont façonné le théâtre que je fais. C’est pour ça que, si je suis français, je ne me sens pas vraiment plus français qu’autre chose. Je me sens avant tout faire partie du théâtre européen.

L’annonce de votre nomination, le 16 novembre 2015, a surpris par sa rapidité. Comment l’expliquez-vous ?

J’avais été candidat à l’Odéon-Théâtre de l’Europe en 2007, et la candidature d’Oliver Py m’avait été préférée. Il y a deux ans, j’ai été candidat à la Comédie-Française, et la candidature d’Eric Ruf m’a été préférée. Je ne comptais pas être candidat une seconde fois à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, et j’avais fait savoir à l’Elysée et au ministère que je ne rentrerais pas dans ce jeu. Mais on connaissait mon intérêt pour ce théâtre et on savait qu’on pouvait s’adresser à moi. C’est ce qui s’est passé. D’autres pistes ont été explorées, notamment celles de Thomas ­Ostermeier, qui aurait été un candidat tout à fait légitime. Mais ses exigences, en particulier celle de garder la Schaubühne tout en dirigeant l’Odéon-Théâtre de l’Europe, ont joué en sa défaveur. A partir du moment où les tutelles ont pensé que ça pouvait et devait être moi, elles sont allées très vite.

Que pensez-vous de la polémique suscitée par le fait qu’on vous préfère à un metteur en scène étranger ?

Après Giorgio Strehler et Lluis Pasqual, il y a eu deux Français, Georges Lavaudant et Olivier Py, et il n’y a pas eu de polémique sur leur légitimité. Qu’il y en ait une aujourd’hui est une affaire de circonstances. Et d’ailleurs, est-ce une vraie polémique ? Pour moi, peu importe que le directeur du Théâtre de l’Europe soit français, allemand ou polonais. La seule chose qui compte est qu’il ait un grand projet de théâtre pour l’Europe.

La situation a changé par ­rapport à 1983, avec une Union européenne à 28 membres et des théâtres qui programment régulièrement des spectacles étrangers. Comment faire quand, comme l’Odéon, on porte à son fronton Théâtre de l’Europe ?

C’est une question fondamentale. Il est essentiel qu’il y ait un Théâtre de l’Europe à Paris, qui est une ville-monde avec des populations extrêmement mélangées. La France a toujours développé une politique d’accueil d’artistes étrangers. C’est même une de ses caractéristiques qui l’honore. Elle témoigne d’une ouverture qu’on ne retrouve pas toujours ailleurs en Europe. Les spectacles français joués à l’étranger sont peu nombreux en comparaison des spectacles étrangers joués à Paris. Dans le contexte artistique et politique d’aujourd’hui, le Théâtre de l’Europe ne doit pas seulement présenter des spectacles étrangers. Il doit favoriser la circulation des spectacles étrangers et français au niveau européen. Il faut créer des contacts, des réseaux, pour que le Théâtre de l’Europe continue à avoir un rôle précurseur et militant.

Comment peut-on le faire ?

Giorgio Strehler disait qu’il fallait « produire des spectacles européens pour affirmer l’identité européenne », identité qu’il voyait « comme un fil rouge ». Aujour­d’hui, ce « fil rouge » n’est pas évident. Nous vivons dans une Europe pleine de problèmes, de questions et de contradictions. Il y a des choses qui nous relient, et il y a des pays qui, à l’intérieur du système européen, se mettent en porte-à-faux par rapport à nos valeurs fondamentales. Je pense à la Hongrie et à la Pologne, dont Krystian Lupa me disait l’autre jour : « C’est encore pire que la Hongrie. »

La façon dont les flux des migrants sont accueillis selon les pays montre bien qu’il n’y a pas une réponse européenne homogène. Certains ont des attitudes pratiquement xénophobes, d’au­tres, plus accueillantes, qui n’empêchent pas des mouvements de xénophobie. Le Théâtre de l’Europe doit être sur ce terrain : il doit réaffirmer la liberté de penser et de croire, l’attention à l’autre et à sa culture. Et cela, je veux le faire en invitant une nouvelle génération d‘artistes, à côté d’artistes confirmés. Car je crois que les jeunes, entre 30 et 40 ans, dont l’avenir est vaste, sont particulièrement sensibles et poreux à ce qui se passe dans l’Europe d’aujour­d’hui. On doit regarder l’Europe à travers leur regard, aussi.

A quels jeunes artistes pensez-vous particulièrement ?

J’en ai choisi quatre, deux hommes et deux femmes, deux Français et deux étrangers, à qui j’ai proposé d’être artistes associés. Du côté français, il s’agit de Caroline Guiela Nguyen [née en 1981], qui a été mon élève à Strasbourg et mon assistante avant de commencer un parcours personnel prometteur. L’autre metteur en scène français est Sylvain Creuzevault [né en 1982], qu’on a accompagné à la Colline, où il présentera à la rentrée un spectacle, sur Faust, dans le cadre du Festival d’automne.

Des deux étrangers, l’une est Christiane Jatahy [1968], une artiste brésilienne qui allie le théâtre et le cinéma d’une manière fantastique, et qui sera à la Colline en mars avec une réécriture des Trois sœurs, What if They Went toMoscow ?. L’autre, c’est Simon Stone, qui est né [en 1984] en Suisse et a fait des études en Angleterre avant de partir faire du théâtre et du cinéma en Australie ; puis il est revenu en Europe, où il est demandé partout.

Parmi ces quatre artistes, il n’y a pas d’Européens autres que les Français. J’y tiens beaucoup parce que, pour parler de l’Europe aujourd’hui, il faut qu’on ait aussi des gens extérieurs. Quand on vient d’ailleurs, on relativise et on voit mieux ce qu’est cet ensemble. Une artiste comme Christiane ­Jatahy vient d’un continent où l’on travaille souvent avec peu de moyens. Simon Stone est un homme sans frontières, comme de nombreux artistes de sa génération. Leur expérience et leur pratique vont nourrir notre démarche : questionner l’Europe. C’est le thème que je veux mettre au centre du projet qui va réunir et faire dialoguer ces jeunes artistes associés avec de grands noms de la mise en scène, comme ceux qui sont programmés cette saison, Krzysztof Warlikowski, Thomas Ostermeier, Ivo van Hove…

Quels sont les autres grands axes de votre projet, dans un contexte où la Cour des comptes pointe la gestion « fragile et déséquilibrée » des théâtres nationaux ?

La diversité, la parité et le développement durable. Ce sont des démarches citoyennes qu’il faut avoir, avec celle, essentielle et liée au service public, de la mixité sociale. Si on veut avoir une salle plus mixte, il faut que le plateau soit plus mixte. Je ne suis pas favorable aux quotas, mais le Théâtre de l’Europe doit donner un élan.


Dans le contexte d’aujourd’hui, si on ne réagit pas en proposant des distributions beaucoup plus mélangées, on est complètement à côté de la plaque. Il faut aussi redonner de la mixité sociale en favorisant l’accès au théâtre non seulement aux plus défavorisés, mais aussi aux classes moyennes, qui souffrent de la crise économique. La logique de la politique de l’augmentation tarifaire demandée par la Cour des comptes va à l’encontre de la mission de service public. Il faut que l’Odéon-Théâtre de l’Europe soit plus accessible, plus ouvert, qu’on y voie des spectacles et qu’on y débatte de ce qui nous concerne tous.

En tant que metteur en scène, quelle place vous réservez-vous ?

Je ferai une mise en scène par an.

Brigitte Salino
Journaliste au Monde

 

Photo :  Le metteur en scène Stéphane Braunschweig à Paris, le 10 février 2016.

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André Marcon, acteur patenté de Valère Novarina retrouve "Le discours aux animaux"

André Marcon, acteur patenté de Valère Novarina retrouve "Le discours aux animaux" | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Jean-Pierre Thibaudat pour son blog de Mediapart :

 

C’est par André Marcon que la langue de Valère Novarina est vertigineusement entrée dans mes oreilles et par tous les pores de ma peau et même par les pieds. C’était en 1985, « Le Monologue d’Adramelech » au Théâtre de la Bastille. La sensation d’entrer de plain-pied dans une écriture.

Un texte ami de trente ans

Un an plus tôt, j’avais gardé une impression circonspecte de la mise en scène de« L’Atelier volant » (un des premiers textes de Novarina) par Jean-Pierre Sarrazac. Intrigué par cette écriture qui ne ressemblait à aucune autre, j’avais lu avec un intérêt soutenu le « Le Babil des classes dangereuses » (paru chez Christian Bourgois) et  je me souviens de l’excitation qui accompagna la lecture de son premier grand texte, « le drame de la vie », premier ouvrage à paraître chez POL qui devint, dès lors, son éditeur attitré. Et puis un jour de septembre 1986, au théâtre des Bouffes du Nord, André Marcon créa « Le discours aux animaux » (une des versions pour la scène).

L’impression fut encore plus profonde. C’était un spectacle touché par l’évidence comme si la rencontre entre ce texte et cet acteur allait de soi.  L’un et l’autre ne se sont plus quittés. Cela fait trente ans que cela dure. Un couple inamovible et impérial. « Le discours aux animaux » est à André Marcon ce que la Winnie de « Oh les beaux jours » de Beckett fut à Madeleine Renaud.

Quand j’ouvre « Le discours aux animaux » qui vient de reparaître chez POL en format poche, je ne peux pas lire les premiers mots (« J’ai vécu pour me venger d’être. Je recommencerai toujours le monde avec l’idée d’un ennemi derrière moi. Si on crache toutes les pensées par terre, d’où vient qu’elles tombent rien qu’en paroles ? ») et ceux qui suivront sans avoir dans l’oreille la voix d’André Marcon et pas seulement sa voix. Le texte convoque aussi le souffle de ses poumons, le balancement de ses pieds, son corps tout entier abrité dans un lourd manteau.

Un acteur terrien

Valère Novarina a écrit « Le discours aux animaux », chez lui, du côté du col du Feu au-dessus de Thonon-les bains, un hiver où l’afflux de neige le tînt isolé quinze jours durant. Seul avec ses animaux. « Il y a avait sept chèvres, des poussins, des dindons, des moutons, un porc nommé Nixon. Je poussais la porte de l’écurie et j’avais quarante-quatre yeux fixés sur moi.C’est de là qu’est venu le titre Le Discours aux animaux » a-t-il raconté à Marion Chénetier-Alev (« L’organe du langage, c’est la main », Argol).

André Marcon est venu au monde et au théâtre à Saint Etienne. Un enfant de Jean Dasté et, comme ce père tutélaire, Marcon est un dévoreur de poèmes, un mangeur de langues. C’est un acteur terrien. Ses pieds sont solidement arrimés au sol ce qui n’empêche pas son corps de pratiquer, de façon foudroyante, l’art de la volte-face. Il aime avancer sur un plateau en crabe, en biais, lentement, à l’affût. La parole en lui vient de loin, laissant poindre dans ses tonalités des traces du chemin parcouru, une certaine épaisseur de temps, l’accouchement d’un remugle. Sa voix, au bout de son corps, est l’amie des pierres, elle tutoie les chênes, nous apporte des odeurs de sous-bois, de fauves.  

La dame du zoo et le manteau

Quand Valère Novarina lui a proposé « le discours aux animaux », André Marcon a dit oui, un théâtre a été retenu. Et puis, Marcon a eu un mouvement de recul devant l’énormité de la tâche. Comme il l’a raconté, une fois encore, au micro de Joëlle Gayot  (France Culture), après avoir dit qu’il renonçait, Marcon est allé au zoo de Vincennes. Il a observé une vieille femme qui  lançait du pain aux animaux et leur parlait. Ce fut un premier déclic, une voie d’accès direct au texte de Novarina.

Trente ans après, il reprend donc « Le discours aux animaux » sur la même scène du Théâtre des Bouffes du nord. Entre temps, il l’a joué régulièrement (et dans le monde entier) comme un souffle jeté sur des braises pour qu’elles ne s’éteignent pas. Porte-il le même manteau ? Je n’irai pas vérifier, je veux le croire, je le crois, j’en suis sûr. Il m’a semblé aussi que la voix ne s’adresse plus directement à nous spectateurs, mais d’abord à ce que l’acteur voit, elle nous parvient par ricochet. Il ne nous regarde pas, ni ne nous considère. Ce dont il parle, il le voit d’abord. Il décrit ces peuplements du texte, ce cimetière d’animaux, ces bruissements d’enfance...    

« L’acteur sait bien que la tête marche, que toutes les pensées montent des jambes et se souviennent qu’elles viennent du corps, qu’elles onpassé par l’épreuve des passions, sort sorties des chairs pour nous prendre, nous faire mourir et mouvoir » écrit Novarina (« Pour louis de Funès », repris dans « le théâtre des paroles »). André Marcon est un acteur novarinien. Et « Le discours aux animaux », un texte définitivement écrit pour André Marcon.

Théâtre des Bouffes du Nord, du mar au sam 19h, jusqu’au 20 février

« Le discours aux animaux », POL format poche, 512p, 16,90€

André Marcon  participera avec spectacle à la semaine Valère Novarina du 1er au 7 mars à la scène nationale de Bonlieu à Annecy. L’auteur y mettra en scène son texte récent « Le vivier des noms », « Pour Louis de Funès » sera lu Jean Quentin Châtelain, « Le Monologue d’Adramelech » joué par Leopold Verschuer.  Un repas sera organisé autour de la langue de Novarina et ses peintures seront exposées.

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Audrey Azoulay, l'inattendue à la Culture

Audrey Azoulay, l'inattendue à la Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Julien Gester dans Libération :

 

Ancienne conseillère culturelle de l’Elysée, cette inconnue du public, au profil orienté cinéma, succède à Pellerin.

L’éjection de Fleur Pellerin de son siège a pris de court jusqu’au sein du ministère, malgré l’hostilité qu’elle s’était attirée dans les milieux de la création artistique, tant par son inclination à préférer au mot «œuvre» celui de «contenu» que par sa franchise quant à son déficit de pratique culturelle - cf. l’amusant Modiano-gate. Sa remplaçante, Audrey Azoulay, aurait été la première surprise. A 43 ans, elle présente un profil à la croisée des deux ministres de la Culture du quinquennat, réputée plus familière des logiques du secteur que Pellerin, son ex-camarade de promo à l’ENA, et plus technicienne qu’Aurélie Filippetti, avec un tropisme pour le cinéma et les médias. Passée par la Direction du développement des médias avant de prendre du galon au CNC (Centre national du cinéma), elle avait été nommée conseillère culture de l’Elysée en 2014, repérée, dit-on, par Hollande lors d’un voyage présidentiel. Cette promotion d’une figure peu identifiée de haute fonctionnaire proche de la présidence évoque forcément, non sans grincements, celle d’un Emmanuel Macron. Elle suscite des réactions circonspectes au sein de son ministère, où sa personnalité est pourtant appréciée - «Elle a été la conseillère culture d’un Elysée qui ne s’est engagé dans aucune politique culturelle», souffle-t-on rue de Valois. Même écho du côté des syndicats : Denis Gravouil, secrétaire général de la fédération nationale CGT spectacle, audiovisuel et action culturelle, s’étonne de voir «Hollande déjuger Fleur Pellerin en plein débat sur la loi création et juste avant la négociation du régime de l’intermittence. C’est montrer le peu de cas que fait le Président de ces questions !» Outre ces imposants dossiers, un autre chantier se présente pressément à la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication : la création d’un compte Twitter.

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