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"Dark Spring" continue au Paris-Villette !

"Dark Spring" continue au Paris-Villette ! | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Pour continuer, votre soutien est nécessaire, c'est votre présence chaque soir qui permet que les représentations se poursuivent.
VENEZ VOIR, N'ATTENDEZ PAS :
RÉSERVATION - 01 40 03 72 23 - resa@theatre-paris-villette.com

 

 

La presse en parle :

"La sublime performance de Claude Degliame se donnant corps et voix à la prose sensuelle d’Unica Zürn est une leçon d’élégance qui devrait suffire à faire plier les élus parisiens et faire sortir de leur réserve les grands stratèges du ministère. Mais en attendant ces lendemains qui chantent, votre soutien est nécessaire pour acter
de la présence sans faille du public aux côtés de ces artistes qui n’abandonnent pas, ne lâchent rien et continuent si brillamment de lutter avec pour seule arme leur immense talent."

Patrick Sourd

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Revue de presse théâtre
"LE SEUL BLOG THÉÂTRAL DANS LEQUEL SON AUTEUR N'A PAS ÉCRIT UNE SEULE LIGNE"    L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs. Théâtre, danse, cirque et rue aussi, politique culturelle, les nouvelles : décès, nominations, grèves et mouvements sociaux, polémiques, chantiers, ouvertures, créations et portraits d'artistes. Mis à jour quotidiennement.
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Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre

Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quelques astuces pour tirer profit de tous les services de  la Revue de presse théâtre

 

 

Les publications les plus récentes se trouvent sur la première page, mais en pages suivantes vous retrouverez d’autres posts qui correspondent aussi à l’actualité artistique ou à vos centres d’intérêt. (Navigation vers les pages suivantes au bas de la page)

 

 

 Les auteurs des articles et les publications sont systématiquement indiqués en fin d’article. 

 

Les articles sont parfois repris intégralement, mais le plus souvent sont réduits en longueur par rapport à l’article d'origine.

 

Chaque « post » est un lien vers le site d’où il est extrait. D’où la mention répétée « Cliquez sur le titre ou la photo pour lire l’article entier dans son site d’origine ».  Vous retrouverez la présentation originale de l'article : les titres, les photographies voulues par le site du journal ou l’auteur du blog d’où l’article est cité.

 

 

Pour suivre régulièrement l’activité de la Revue de presse : vous pouvez vous abonner (bouton vert FOLLOW) et, en inscrivant votre adresse e-mail ou votre profil Facebook,  recevoir des nouvelles par mail des publications les plus récentes de la Revue de presse

 

 

Vous pouvez aussi, si vous êtes inscrits sur Facebook, aller sur la page de la revue de presse théâtre à cette adresse : https://www.facebook.com/revuedepressetheatre

et  « liker » cette page pour être tenu à jour des nouvelles publications.

 

Vous pouvez faire une recherche par mot sur trois ans de publications de presse et de blogs théâtre, soit en utilisant la liste affichée ci-dessus des mots-clés les plus récurrents , soit en cliquant sur le signe en forme d’entonnoir - à droite de la barre d’outils - qui est le moteur de recherche de ce blog ("Search in topic") . Cliquer sur l'entonnoir et ensuite taper un mot lié à votre recherche. Exemples : « intermittents » (plus d’une centaine d’articles de presse comportant ce mot) « Olivier Py» ( près de quarante articles ), Jean-Pierre Thibaudat (plus de quatre-vingt articles),  Comédie-Française (plus de cinquante articles), Nicolas Bouchaud (seize articles), etc.

 

Nous ne lisons pas les "Suggestions" (qui sont le plus souvent jusqu'à présent des invitations, des communiqués de presse ou des blogs auto-promotionnels), donc inutile d'en envoyer, merci !

 

Bonne navigation sur la Revue de presse théâtre !

 

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Julie Dupuy's curator insight, January 15, 9:31 AM

Peut être utile au lycée

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Primo Amore, de Letizia Russo - Théâtre ouvert

Primo Amore, de Letizia Russo - Théâtre ouvert | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Primo Amore est le monologue d’un homme, de retour dans sa province natale, qu’il avait quittée pour mieux exister. Il y évoque au fil des lieux qu’il retrouve, son adolescence, la découverte du désir charnel, et son premier amour, celui-là même qui l’avait poussé à partir.

 

Cette rencontre inattendue est la bombe qui permet au personnage de Primo Amore de discerner et découvrir sa profonde solitude.

L’écriture de Letizia Russo donne corps à une déambulation dans la mémoire, une traversée dans ce temps partiellement oublié. Elle donne corps également à des mouvements paradoxalement contraires, et pourtant mêlés, d’un temps qui a passé, et un temps qui, lui, ne passe pas. Elle révèle aussi la difficulté que l’on peut rencontrer parfois face à une réalité intolérable.

 

Cette histoire simple, qui est née lors d'une semaine unique et intense  a été pour moi l'occasion d'expérimenter un langage théâtral différent, où la pensée, l'espoir et le désespoir, sont traduits en images, à la recherche d'une sorte de musique capable de rendre compte de la tempête qui explose lorsque passé et présent se rencontrent. 

Letizia Russo

 

RENCONTRES à l'issue des représentations le 31 mars avec Jean-Paul Manganaro et l'équipe artistique, et le 7 avril avec Letizia Russo et l'équipe artistique.

 

A Théâtre Ouvert, jusqu'au 11 avril

http://www.theatre-ouvert.com/primo-amore-premier-amour-letizia-russo

 

 

La Terrasse, Manuel Piolat-Soleymat :

"Toute la profondeur de ce Primo amore part de [l]a voix [de Mathieu Montanier], de ses yeux, de ses bras, de son buste, des expressions de son visage, d'une manière extrêmement fine d'investir les contrastes de l'écriture de Letizia Russo. [...] On est troublé par ce mélange de légèreté, de gravité et de violence."

 

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Un message de K. Warlikowski pour la Journée Mondiale du Théâtre :

Un message de K. Warlikowski pour la Journée Mondiale du Théâtre : | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Journée Mondiale du Théâtre 2015

 

Les vrais maîtres du théâtre se trouvent généralement loin de la scène. Et ils n’ont souvent que peu d’intérêt pour le théâtre en tant que machine à copier les conventions et à reproduire les clichés. Ils recherchent plutôt la source de l’impulsion, les courants de vie qui ont tendance à éviter les salles de spectacles et les foules promptes à copier un monde ou un autre. Nous copions au lieu de créer des mondes ciblés ou même dépendants de débats avec un public, et d’émotions sous-jacentes. Alors qu’en réalité, il n’y a rien qui révèle mieux les passions cachées que le théâtre.

 

Le plus souvent je me tourne vers la prose pour me guider dans la bonne voie. Chaque jour qui passe, je me rends compte que je pense à des écrivains qui ont décrit il y a plus de cent ans, de façon prophétique mais contenue, le déclin des dieux européens, le crépuscule qui a plongé notre civilisation dans une obscurité qui doit encore être illuminée. Je pense à Franz Kafka, Thomas Mann et Marcel Proust. Aujourd’hui je compte aussi John Maxwell Coetzee parmi ce groupe de prophètes.

 

Leur vision commune de l’inévitable fin du monde - non pas de la planète mais du modèle des relations humaines - et du bouleversement de l’ordre social est d’une actualité poignante pour nous ici et aujourd’hui. Pour nous qui vivons après la fin du monde. Nous qui vivons avec des crimes et des conflits qui éclatent quotidiennement partout, si rapidement que même les médias omniprésents ne peuvent plus suivre. Ces feux deviennent rapidement ennuyeux et disparaissent des rapports de presse, pour ne jamais y revenir. Et nous nous sentons impuissants, horrifiés et coincés. Nous ne sommes plus capables de bâtir des tours, et les murs que nous nous sommes bornés à construire ne nous protègent plus de rien - au contraire, ils demandent une protection et un soin qui consume notre énergie vitale. Nous n’avons plus la force d’essayer d’entrevoir ce qu’il y a derrière cette porte, derrière ce mur. Et cela est exactement la raison d’exister du théâtre, et là où il doit puiser sa force. Pour regarder à l’intérieur, là où c’est interdit.

 

”La légende tente d’expliquer l’inexplicable. Comme elle naît d’un fond de vérité, il lui faut bien retourner à l’inexplicable”- c’est comme cela que Kafka décrit la transformation de la légende de Prométhée. Je crois profondément que les mêmes mots devraient décrire le théâtre. Et c’est ce type de théâtre, basé sur la vérité et finissant par l’inexplicable que je souhaite à tous les acteurs du théâtre, sur scène et dans la salle, et je souhaite cela de tout mon cœur.

 

Krzysztof Warlikowski

Traduction: Zoé Simard 

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Le théâtre de la Colline joue la carte de la diversité

Le théâtre de la Colline joue la carte de la diversité | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Marilyne Baumard pour Le Monde :

 

«Tu ne peux pas jouer Dom Juan… Hein, tu me comprends. » Cette phrase hante Ouissem Kazdar, comédien de 25 ans, d’origine tunisienne. Bien qu’adressée à un de ses copains, elle poursuit ce diplômé avec mention du Cours Florent. Le faisant même douter de sa légitimité à devenir acteur.

En France, non seulement une couleur de peau peut priver d’un premier rôle, mais plus sournoisement, ce motif de relégation est toujours tu. Ce qui l’empêche d’émerger comme sujet de débat et a laissé longtemps croire à Ouissem Kazdar qu’il était « juste un peu parano ». Lundi 30 mars au soir, le débat sera ouvert au cours d’une soirée spéciale organisée au Théâtre national de la Colline, à Paris dans le XXe arrondissement, pour clôturer un programme expérimental baptisé « Ier acte ».

En 2014, la Colline a sélectionné 21 jeunes acteurs talentueux ayant, dans leur parcours artistique ou personnel, fait l’expérience de la discrimination. « Nous souhaitons promouvoir une plus grande diversité dans le recrutement des écoles d’acteurs et sur les plateaux de théâtre », rappelle Stéphane Braunschweig, son directeur. « Ce qui se passe aujourd’hui en France en matière théâtrale est l’équivalent du contrôle au faciès dans la rue, regrette pour sa part le metteur en scène Stanislas Nordey, à la tête du programme. On ne va pas tout changer avec Ier acte, mais nous sommes des “ouvreurs” et souhaitons, par notre action, poser haut et fort cette question honteuse de la couleur de peau au théâtre en 2015 », insiste le nouveau directeur du Théâtre national de Strasbourg.

Contrairement aux scènes britannique ou américaine, la française n’a pas fait sa révolution. Pas courant d’y trouver une peau noire ou basanée dans les rôles d’Antigone ou de Juliette, du Malade imaginaire, de Lorenzaccio ou de Phèdre. Les grandes scènes ne s’y risquent guère, confirmant que le théâtre reste une affaire de Blancs, sur les planches comme dans les écoles. « Au concours d’entrée au Conservatoire, j’ai entendu des membres du jury hésiter à sélectionner un excellent comédien à cause de sa couleur de peau. “Ça va être difficile de le distribuer”, plaidaient-ils », regrette le comédien Nicolas Bouchaud engagé dans Ier acte – avec une longue liste de comédiens et metteurs en scène talentueux.

Paris trop discriminant

Ce raisonnement est ancré même chez les plus progressistes et Stéphane Braunschweig le reconnaît. « J’avoue m’être empêché d’opter pour un acteur de couleur en me demandant quel sens on allait donner à mon choix », confie-t-il, persuadé qu’aujourd’hui, « compte tenu de la montée du Front national, il faut avancer ». « Surtout après Charlie », ajoute Firoz Ladak, le directeur général de la Fondation Rothschild.

L’opération menée par la Colline est cofinancée par la Fondation SNCF et la Fondation Edmond-de-Rothschild qui partagent le sentiment que le théâtre reste un lieu sur lequel la discrimination positive n’a pas encore eu prise. Ils ont financé la session 2014 et vont annoncer lundi leur engagement pour une deuxième session.

« On n’est pas prêts en France à avoir des jeunes Noirs qui savent manier la langue », s’est entendu répondre Souleymane Sylla, 23 ans, lors d’un casting. « C’est comme si nous n’étions pas autorisés à porter le répertoire classique français. Comme si les beaux textes n’étaient pas pour nous, se désole Séphora Pondi, 22 ans. J’ai toujours aimé la littérature. Je suis persuadée qu’elle m’a sauvée de la colère qui gronde en moi », sourit la jeune femme. Un remake du « Si je n’avais pas eu l’art je serais devenue terroriste » de Niki de Saint Phalle qui prend un sens tout particulier au lendemain des événements de janvier. Une troisième recrue avoue avoir pensé plus d’une fois « partir à Londres, tenter ma chance », avant d’être sélectionné dans Ier acte.

Paris reste à leurs yeux trop discriminant. Si Yann Gael, né au Cameroun, semble lancé, si deux comédiens noirs jouent en ce moment le Vladimir et l’Estragon d’En attendant Godot de Samuel Beckett, à Vincennes (Val-de-Marne), ils restent des exceptions. Le trombinoscope des pensionnaires et des sociétaires de la Comédie-Française ne montre qu’un visage noir : Bakary Sangaré. Dans l’histoire de ce lieu mythique, un autre artiste à la peau sombre était entré avant lui. Mais Georges Aminel a jeté l’éponge au bout de cinq ans, s’estimant cantonné à des rôles mineurs. C’était en 1972.

Peu de choses semble avoir changé depuis, si l’on en croit Séphora Pondi. Née en banlieue, la jeune comédienne avoue en « avoir assez de jouer la Noire de service ». « Quand on entend un black, on s’étonne qu’il n’ait pas l’accent africain… Quand on a un comédien “rebeu”, on lui refile les rôles de voyou, résume Stanislas Nordey. Il faut en finir avec ces clichés et choisir un acteur pour son talent. »

Maryline Baumard

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Brigitte Quinton's curator insight, March 28, 6:39 PM

Qui a dit que le théâtre était un art élitiste ? Sûrement pas Molière...

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Reprise : Gisèle Vienne à Nanterre

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Publié par Fabienne Darge pour Le Monde :


La chorégraphe Gisèle Vienne reprend au Théâtre Nanterre-Amandiers, du 31 mars au 5 avril, l'une de ses créations présentées au Festival d'Avignon en juillet 2010, This Is How You Will Disappear.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/07/12/deux-spectacles-hybrides-l-un-enchante-l-autre-non_1386881_3246.html#i7YRscxsLe5KmML4.99

 

 

This Is How You Will Disappear, de Gisèle Vienne. Théâtre Nanterre-Amandiers, 7, avenue Pablo Picasso, 92000 Nanterre. Tél. : 01-46-14-70-70. Du 31 mars au 5 avril. Tous les jours à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30. www.nanterre-amandiers.com

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Avignon 2015 : faire mieux avec moins

Avignon 2015 : faire mieux avec moins | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Une quarantaine de spectacles, 4 expositions, Olivier Py a dévoilé jeudi dans la Cité des Papes le programme de la 69e édition. En ouverture le directeur du festival mettra en scène "Le roi Lear" dans la Cour d'honneur, un spectacle qui sera diffusé sur France 2 et sur Culturebox.

 

 

Lire l'article --->  http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/theatre/avignon-2015-faire-mieux-avec-moins-215193

 

ET aussi : article de Didier Méreuze pour La Croix : http://www.la-croix.com/Culture/Theatre/Avignon-un-festival-plus-court-mais-prometteur-2015-03-27-1296101

 

 

Emmanuelle Bouchez dans Télérama : http://www.telerama.fr/scenes/un-avignon-plus-court-mais-tourbillonnant,124678.php

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Un patron, Sébastien Bazin, pour présider le Théâtre du Châtelet

Un patron, Sébastien Bazin, pour présider le Théâtre du Châtelet | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Clarisse Fabre dans le Monde :

 

Le PDG du groupe Accor va succéder à Jérôme Clément à la tête de l’un des plus gros établissements culturels de Paris.

 

Jeudi 26 mars, vers 13 heures, l’annonce a été confirmée, ainsi que Le Monde l’avait dévoilé dans son édition du 13 mars : Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor, a été élu à l’unanimité président du Théâtre du Châtelet. Il succède à Jérôme Clément, énarque de gauche, personnalité du monde de la culture et des médias, lequel a démissionné de ses fonctions le 19 février, dans un climat houleux sur le devenir du théâtre. Celui-ci, fortement subventionné par la Ville de Paris (à hauteur de 17 millions d’euros), allait-il basculer dans le secteur privé, dans le but de réaliser des économies ? Il n’en est rien, a déclaré au Monde Bruno Julliard, adjoint à la culture de la maire de Paris, Anne Hidalgo : « Je l’ai dit lors du conseil d’administration : le Châtelet sera un théâtre public, avec un statut associatif. Sébastien Bazin va former un tandem efficace avec l’actuel directeur du Châtelet, Jean-Luc Choplin, ce qui n’était plus le cas avec Jérôme Clément ».

Avec cette nomination, la Ville de Paris assume le projet de pousser plus loin encore le partenariat public-privé. « C’est l’une des raisons de notre enthousiasme. Sébastien Bazin et le groupe Accor, qui avait déjà mécéné Un Américain à Paris, va nous aider à développer les fonds privés », souligne Bruno Julliard.

Financement des travaux

Le contexte, bien particulier, et a nourri les inquiétudes. Le Théâtre du Châtelet va fermer ses portes au public, « de janvier 2017 à l’été 2019 », précise l’élu, en vue de réaliser d’importants travaux de rénovation. « La Ville va investir 26,5 millions d’euros pour les installations scéniques, électriques, ainsi que pour la façade, l’accessibilité des publics, et la mise aux normes de sécurité », indique Bruno Julliard. Mais il restera encore, dit-il, « quelques millions d’euros à trouver auprès de partenaires privés pour rénover les parties les plus visibles, comme les espaces de circulation et les salons ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/scenes/article/2015/03/26/un-patron-sebastien-bazin-pour-presider-le-theatre-du-chatelet_4602169_1654999.html#3u8Cg5ci9EoC5aPw.99

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Reine vs reine à Créteil - Critiques - mouvement.net

Reine vs reine à Créteil - Critiques - mouvement.net | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Ouverture du festival Exit par un grandiose Marie Stuart, de Schiller, mis en scène d’Ivo van Hove avec le Toneelgroep Amsterdam.

 

 

Qu’importe l’époque exacte de la condamnation de Marie Stuart – appartient-elle au siècle d’Elisabeth 1e, à celui de Schiller, ou au nôtre ?–, qu’importe l’époque des histoires romaines révisées par Shakespeare ou celle des scènes conjugales revisitées par Bergman, Ivo van Hove les reverse au même présent. Il fait théâtre du présent en faisant présent du théâtre (1). Il est une fois. L’histoire se constitue à vue et à vie (live), sous nos yeux, nos oreilles, et quoiqu’elle soit connue de tous et parce qu’elle est connue de tous, comme dans la Grèce athénienne, elle demeure tapie  dans les circonvolutions du jeu. Chaque instant est un défi à sa destination. Le metteur en scène retarde sans cesse la fin en activant à toute allure les moyens, propres à l’invention de l’acteur, à la densité d’exécution, aux lumières et aux sons. Sur la route familière qui conduit à la décapitation de Marie Stuart, il nous précède en nous déroutant. Oui, nous sommes bien là où nous pensons être, tout en étant ailleurs. Et c’est cet ailleurs qui marque très exactement l’acte théâtral, et nous le rend  indispensable.

Certes, Marie Stuart, de Schiller (1800), n’est pas la pièce la mieux connue du répertoire allemand. Ce n’est pas un hasard si elle n’a été créée qu’un siècle et demi plus tard en France (2). Cet épisode fondateur de l’histoire anglaise vue d’Allemagne, via la révolution française, a suscité peu de vocations de metteurs en scène. Ivo van Hove a taillé largement dans le corps, jetant au cachot les comparses et négociant avec l’histoire au plus juste pour qu’elle apporte son témoignage sans excès de zèle, afin de resituer les deux prétendantes au trône d’Angleterre, Marie la papiste (Halina Reijn) et Elisabeth l’anglicane (Chris Nietvelt). Ce qui l’intéresse, c’est la mécanique de destruction et d’autodestruction mise en branle. Les rapports de force entre les deux femmes. Leur manière de soumettre les hommes et de les enrôler dans leur guerre. Le déferlement de passion qu’elles vivent et suscitent. Un pas de deux entre désir et pouvoir, sanctionné par une mort-spectacle, vers laquelle Marie s’avance royalement.

Ivo van Hove pratique l’épure. Le passage d’une unique enveloppe de mains en mains vaut pour toutes les missives. Répété, le geste est chaque fois neuf. Les personnages sont dégagés d’un fond qui risquerait de les étouffer sous la profusion des signes, comme dans les peintures de Djamel Tatah. Les costumes sombres laissent aux visages le soin de capter les lumières, ouvrant chaque expression au dialogue avec une certaine idée de majesté, dans ce qui oppose et différencie, de bon plaisir et de calcul, de tremblement et d’assurance, de jouissance et de loi, les deux prétendantes au trône unique. Quant aux seigneurs de compagnie, ce sont boys aux corps souples, prompts à servir leurs reines au mieux de leurs propres intérêts, en un ballet – poursuivi jusque dans l’immobilité –, passé par les revues de Broadway. Et lorsque qu’une reine passe robe, c’est à des peintures dûment répertoriées qu’elle le doit. Si pas un pli, pas une agrafe, pas un rubis, pas une ombre du maquillage ne fait défaut, ce n’est pas pour tenter de rejoindre l’histoire réelle, mais l’histoire déjà représentée, celle des manuels et des musées.

 

Lire l'article entier ----> http://www.mouvement.net/critiques/critiques/reine-vs-reine-a-creteil

 

Marie Stuart de Ivo van Hove, du 26 au 28 mars à la MAC Créteil, dans le cadre du festival Exit.  

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Le 69e festival d’Avignon sera-t-il érotique ?

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Publié par Jean-Pierre Thibaudat pour son blog de Mediapart :

 

Le festival d’Avignon sera en tout cas alléchant et fourni avec 56 propositions dont 38 spectacles pour la plupart des créations. 21 spectacles de théâtre  12 « indisciplinés » comme le dit joliment Olivier Py,  le directeur du festival, 7 spectacles de danse, 5 de musique. Avec un équilibre entre les artistes étrangers et les artistes français.

"Je suis un autre"

Après Avignon, avant de détailler ce programme à Paris au 104 (coproducteur ou partenaire d’un certain nombre de spectacles), Olivier Py a tenu à  montrer sur un grand écran une carte de France des festivals et lieux culturels récemment fermées par dizaines. A part l’extrême pointe de la Bretagne et une partie de l’Auvergne, aucune région, n’est épargnée. Une hérésie quand on sait que la culture est génératrice d’emplois et qu’elle ouvre plutôt qu’elle ne ferme les esprits, n’a pas manqué de rappeler Olivier Py (qui a vu la subvention de la ville d’Avignon amputée de 5%).

Il a titré son édito : « Je suis un autre ».Entre Charlie et Rimbaud. Et de commenter : « l’autre c’est le sens même du festival. L’artiste c’est d’abord l’autre, l’altérité, souvent c’est la figure de l’étranger, de la femme, du voyageur, du proscrit, de l’oublié. Et quelquefois c’est moi-même. 

 

Lire l'article entier ------>  http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-thibaudat/270315/le-69e-festival-d-avignon-sera-t-il-erotique

 

L'avant-programme du Festival, par artiste : http://www.festival-avignon.com/fr/la-programmation-par-artiste

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A Béziers, le Théâtre sortieOuest cerné par le FN

A Béziers, le Théâtre sortieOuest cerné par le FN | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Clarisse Fabre pour Le Monde :

 

Le Théâtre sortieOuest, situé sur le canton 1 de Béziers, est au cœur d’un combat politique et culturel. Jean-Michel Du Plaa, candidat socialiste aux élections départementales dans ce canton, affrontera en duel, dimanche 29 mars, l’élu du Front national, Henri Bec. Au soir du premier tour, le 22 mars, le FN a totalisé plus de 44 % des voix sur ce canton, devant le PS (25 %) et l’UMP (19 %). Précisons, pour compléter le tableau, que Jean-Michel Du Plaa, vice-président du conseil général, est aussi le président de l’association qui gère le Théâtre sortieOuest – une scène conventionnée avec le département, l’Etat et la région, installée sur le domaine de Bayssan, au milieu d’un parc.

Les phrases de l’entre deux-tours ont le mérite d’être claires, dans la ville dirigée par Robert Ménard depuis mars 2014, sous l’étiquette Rassemblement Bleu Marine. Voici ce qu’a déclaré, jeudi 26 mars, dans le quotidien La Marseillaise/L’Hérault du Jour, l’élu FN Henri Bec. Interrogé sur le devenir du Théâtre sortieOuest, fortement soutenu par le conseil général (PS), à hauteur d’un million d’euros, l’élu qui se dit monarchiste, tendance « orléaniste », a répondu avec détachement : « Cela ne me dérangerait pas que ce site ferme. On dépense trop pour la culture, on pourrait réduire les impôts en dépensant moins. » Dès avant le premier tour, la divers droite Fatima Allaoui, candidate sur le canton 3, ancienne de l’UMP évincée pour son appartenance au Siel, proche du FN, avait inscrit « la suppression » de sortieOuest dans ses promesses électorales – « un site qui coûte trop cher » – proposant son rapatriement dans le centre-ville avec une programmation comprenant « 50 % d’artistes locaux ». Depuis le 22 mars, elle a appelé à voter pour le candidat FN.

« Eviter un désert culturel à Béziers »

Pour Jean Varela, directeur de sortieOuest, ce sont les valeurs véhiculées par la scène contemporaine qui indisposent l’extrême-droite. « On nous attaque pour ce que nous sommes : un lieu de programmation exigeante, où la parole circule librement. Il y a d’autres scènes qui coûtent de l’argent sur le territoire, et qui font du divertissement. Elles ne sont pas du tout inquiétées », dit-il. Il rappelle l’histoire de ce théâtre, et l’enjeu pour le territoire. « C’est le conseil général qui a pris l’initiative de créer cette scène conventionnée, en 2006, pour éviter un désert culturel à Béziers, qui autrefois était un foyer artistique. Le président de notre association, Jean-Michel Du Plaa, est un homme de culture, très apprécié ici », poursuit Jean Varela, qui dirige par ailleurs le Printemps des Comédiens.

Lors des précédentes élections, en 2011 (les anciennes cantonales), le combat avait été ardu : Jean-Michel Duplaa l’avait emporté avec 170 voix d’avance, face au frontiste Guillaume Vouzellaud. Le scrutin du 29 mars s’annonce serré. Sur les deux autres cantons de Béziers, l’avance du FN est encore plus nette, tout particulièrement dans le canton 3 où il a totalisé 46,86 % des voix. Pour la presse locale, l’affaire semble ici pliée.

Une programmation « à caractère militant »

Jean Varela tire la sonnette d’alarme : « Ce n’est pas possible que Béziers soit représenté au conseil général uniquement par des élus Front national », s’inquiète-t-il. Il dit avoir reçu du soutien de certains élus de droite, mais d’autres à l’UMP ne cachent pas leur aversion pour la politique culturelle du département, sortieOuest compris. Ainsi, le député UMP Elie Aboud a abrité sur sa page d’accueil la lettre d’un auteur bitterrois, Jean-Pierre Pelaez, s’indignant de ne pas être programmé à sortieOuest, théâtre « grassement » financé par le département, écrit-il, et « engloutissant des budgets énormes » pour mener une programmation « à caractère militant ».

Jean-Pierre Pelaez a déjà été reçu au cabinet du président du conseil général, le socialiste André Vézinhet. « Nous lui avons dit deux choses : un, Jean Varela a une liberté de programmation, selon ses choix esthétiques, et l’on ne peut en aucune sorte imposer une préférence nationale en direction d’artistes locaux. Deux, le conseil général n'est pas du tout indifférent au sort des artistes locaux, puisqu’il soutient entre soixante et quatre-vingts compagnies sur son territoire », indique-t-on dans l’entourage d’André Vézinhet.

Une campagne sur les réseaux sociaux

Jean Varela défend sa programmation : « Les spectacles ont lieu sous un chapiteau, pour abolir la barrière symbolique entre la scène et le public. Nous menons une programmation hors-les-murs, appelée Le Grand Tour ; nous organisons une manifestation littéraire (Chapiteaux du livre), nous touchons un public de 35 000 personnes, dont 7 000 scolaires et étudiants. »

La campagne s’organise à présent sur les réseaux sociaux. Alors que la ville de Béziers accueille depuis le 24 février, et jusqu’au 23 août, l’exposition intitulée Gaulois : une expo renversante, conçue par la Cité des sciences, les partisans du candidat PS, lequel fait alliance avec la communiste Roselyne Pesteil, ont réalisé une affiche dans l’esprit gaulois. Jean-Michel Du Plaa est dans la peau d’Obélix – il en a la corpulence –, et porte sur son dos un dolmen coiffé du visage de la candidate PCF. Avec ce slogan : « La République contre-attaque ». Dans le journal municipal, Robert Ménard, lui, communique à sa façon sur l’exposition dédiée aux Gaulois : « C’est l’éternel retour du grand blond », indique le titre de l’article, complété par ce bandeau : « Comment nos élites réécrivent le passé ».

 

 

 Clarisse Fabre 
Reporter culture et cinéma


Lire l'article sur le site du Monde :   http://www.lemonde.fr/scenes/article/2015/03/27/a-beziers-le-theatre-sortie-ouest-cerne-par-le-fn_4602920_1654999.html#D54OBLxgsfUJCOaD.99

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Un message de Samuel Churin : Modification de la convention d’assurance chômage du 25/3/2015

Un message de Samuel Churin  : Modification de la convention d’assurance chômage du 25/3/2015 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

INFO IMPORTANTE
Modification de la convention d’assurance chômage du 25/3/2015

 

Trois avenants ont été signés pour modifier la convention d’assurance chômage hier 25/03 au Medef par les mêmes signataires que l’originale (CFDT, FO et CFTC pour les salariés). Le premier avenant est un avenant général obligatoire pour préciser quelle est la partie de la convention concernée par ces modifs. 
Le deuxième avenant concerne le régime général, le troisième avenant concerne les intermittents du spectacle.


Ont donc été modifié les règles concernant l’activité réduite et les droits rechargeables. Pour rappel, bon nombre de chômeurs (intermittents inclus) se trouvaient bloqués avec des petits droits sans pouvoir ouvrir de nouveaux droits plus favorables tant que ces droits de misère n’étaient pas épuisés. Pour « corriger » cette catastrophe, Il a été décidé hier d’un droit d’option. Mais ce droit d’option ne concernera pas hélas tous les chômeurs, c’est un droit d’option sous condition. En effet, cela ne concernera que les allocataires percevant une indemnité journalière en cours inférieure à 20 euros OU les allocataires qui auraient plus de 30 % d’écart entre l’indemnité journalière en cours et celle qu’il pourrait percevoir en faisant jouer ce droit d'option. Autrement dit si un chômeur a une ij de 30 euros et que sa nouvelle ij suite à son activité reprise est de 40 euros (on dépasse les 30% d’écart), le chômeur pourra faire valoir ses nouveaux droits. 


Pour les deux avenants qui suivent, ces règles de droit d’option sous condition s’appliquent.
Avenant du régime général : 


Si un chômeur a des droits ouverts en cours, qu’il retravaille minimum 610h ou 4 mois de contrat (condition d’ouverture de droits au régime général), il pourra aller voir son agent pôle emploi pour lui demander d’arrêter ses droits en cours et d’ouvrir de nouveaux droits sur la base de son dernier emploi. Il perdra le reliquat de ses droits en cours mais aura tout intérêt à faire jouer ce droit d’option si sa dernière activité était beaucoup mieux rémunérée. 


Avenant pour les annexes 8 et 10 : 
a/ Si un intermittent a des droits ouverts au régime général, qu’il a fait minimum 507 heures aux annexes 8 et 10, il pourra demander l’arrêt des droits au régime général en cours pour ouvrir des droits immédiatement dans les annexes. En contrepartie, il perdra son reliquat de droits au régime général.


b/ Si un intermittent à l’épuisement de ses droits ouverts au régime général a fait entre 150 heures et 506 heures aux annexes 8 et 10, il ouvre des droits rechargeables au régime général. MAIS à tout moment, s’il réussit à faire ses 507 heures, il pourra ouvrir des droits aux annexes 8 et 10. On lui déduira alors les droits rechargeables déjà versés.
Il est à noter que ce paragraphe b ne concerne que les intermittents et qu’il n’a hélas pas été obtenu pour les chômeurs du régime général.
Pour finir cette communication rapide, le plus scandaleux est que l’unedic compte encore faire des économies sur tous ceux qui ne seront pas informés de ce droit d’option et qui n’iront pas réclamer ce qu’on leur doit. 


Dans tous les cas, ce droit d’option ne rattrapera pas tout le monde puisqu’il est sous condition, il sera à faire valoir dans un délai de 21 jours à compter de la date de notification ET la demande devra être faite par écrit. Nous conseillons à tous ceux qui sont bloqués avec des IJ de misère et qui peuvent ouvrir de meilleurs droits parce qu’ils ont fait leur 507 heures par exemple d’aller à votre pôle emploi à partir du 1er Avril 2015 pour faire votre demande écrite.


Pour rappel cette rectification avait été demandée par Valls sous notre très forte pression lors de la remise du rapport des tables de concertation. La demande conjointe et insistante de la CIP et de la CGT pour régler le problème de manière urgente n’a pas été totalement entendue puisque la réponse n’est que partielle. Elle permettra tout de même à tous ceux qui étaient bloqués avec des indemnités de misère de faire valoir leurs nouveaux droits.

 

Publié le 26/03 sur la page Facebook de Samuel Churin

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Ivo van Hove, le théâtre comme un combat de fauves

Ivo van Hove, le théâtre comme un combat de fauves | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Fabienne Darge dans Le Monde

 

Londres, Bruxelles


Pendant quelques jours, on suit Ivo van Hove. Il est à Londres, à Bruxelles, repart à Amsterdam, où il dirige le Toneelgroep, le théâtre le plus en vue aux Pays-Bas. Encore a-t-on de la chance : il aurait pu être à New York. Ivo van Hove est très demandé. L’homme semble être aussi mobile que le lui permet sa silhouette d’une minceur extrême, le pas rapide, tout entier tendu vers le travail. En France, on le connaît mal, malgré ses escales régulières à la Maison des arts (MAC) de Créteil, et une étape avignonnaise très remarquée, en 2008, avec ses Tragédies romaines inspirées de Shakespeare.

Aujourd’hui, on dirait que son heure est venue. Son spectacle The Fountainhead, superbe réflexion sur la création et la singularité de l’artiste, a emballé le dernier Festival d’Avignon (Le Monde du 14 juillet 2014). Le voilà de nouveau à Créteil, où il ouvre le festival Exit avec une mise en scène puissante, au cordeau, de Mary Stuart, le drame de Schiller. Du 22 avril au 14 mai, il sera au Théâtre de la Ville, à Paris, avec son Antigone déjà passée par Luxembourg et Londres, jouée (en anglais) par Juliette Binoche.

Plusieurs autres de ses spectacles sont à l’affiche à travers l’Europe. Mais pourquoi la reconnaissance arrive-t-elle si tard, pour un artiste né dans un petit village du Limbourg en 1958, et qui fait partie intégrante de cette fracassante génération flamande qui a révolutionné les arts de la scène, au tournant des années 1980 ?

Secrets de la vie

Petit rembobinage arrière. Ivo van Hove, fils de pharmacien, quitte à 11 ans son village pour partir dans un pensionnat de garçons catholique du nord de la Belgique. Là, il a « tout vécu : la douleur, l’angoisse, la cruauté, la sexualité, mais aussi, magnifiquement, la découverte du théâtre, dans le groupe amateur qui était un monde à l’intérieur du monde de la pension, laquelle était elle-même un univers clos dans le vaste monde ». Dans ce pensionnat qui aurait pu être « dans un film de Michael Haneke », Ivo van Hove a été heureux. Grâce au théâtre, qu’il n’a plus quitté, malgré la tentative de ses parents pour lui faire étudier le droit. Il s’est donc retrouvé à Anvers à la fin des années 1970 : creuset où tout s’est inventé, où les Jan Fabre, Jan Lauwers, Anne Teresa De Keersmaeker, Guy Cassiers, Alain Platel, etc., ont fourbi leurs armes pour réinventer complètement la scène.

Ivo van Hove est dans le mouvement. Le théâtre belge lui apparaît « affreusement conservateur, d’une médiocrité inimaginable », et il va chercher les secrets de la vie et de l’intensité dans le rock et dans la performance. Avec trois icônes majeures : David Bowie, Joseph Beuys et Marina Abramovic. « Dans la performance, ce qu’on voit est vrai. Quand Marina Abramovic s’assied en face de toi sur une chaise, c’est vraiment elle, et elle te regarde vraiment [il s’agit de l’œuvre The Artist Is Present, de la performeuse serbe]. »

Ivo van Hove noue surtout un dialogue direct avec Joseph Beuys, qu’il va voir dans sa maison de Kleve, en Allemagne. « Il a eu une importance énorme pour moi, dans le choix des matériaux bruts et organiques, dans sa performance [I Like America and America Likes Me] au cours de laquelle il s’enferme pendant des heures avec un coyote… Ramener dans l’espace de l’art un élément sauvage, un élément de réalité pure, c’est ce que j’essaie de faire encore maintenant. »

Comme pour tous ses camarades, la performance sera la matrice à partir de laquelle revivifier le théâtre, au-delà des différences et des rivalités – « avec Jan Fabre, on s’est longtemps détestés, avec Guy Cassiers, on a toujours été proches », s’amuse Ivo van Hove. Pas de coyote, mais un tigre (en cage) dans le premier spectacle qu’il signe en 1981, Geruchten (« Rumeurs »).

Comment expliquer, alors, qu’Ivo van Hove soit longtemps resté dans l’ombre ? Tout simplement parce que le metteur en scène est revenu rapidement à une forme de théâtre plus classique, quand ses camarades faisaient péter la scène et affirmaient leur statut d’auteurs. Mais comme son confrère allemand Thomas Ostermeier, dont il est proche, Ivo van Hove a redonné un sacré coup de jeune et de modernité au « vieux » théâtre. S’il est revenu aux textes canoniques, c’est parce qu’il a découvert « qu’ils [lui] permettaient de dire des choses plus personnelles qu’avec [ses] propres textes ».

Contemporains ou classiques

A partir de là, il a patiemment construit une œuvre passionnante, avec des lignes de force très nettes, situant son travail à la croisée des interrogations intimes et existentielles et des questions politiques. Ivo van Hove travaille sur tous les matériaux possibles. Textes contemporains (il aime Duras) ou classiques (Shakespeare first). Il a été un des premiers à réhabiliter ces auteurs américains que la modernité théâtrale avait condamnés comme trop réalistes et trop psychologisants – Eugene O’Neill, Tennessee Williams, Arthur Miller, Lillian Hellman… Et à signer autant de spectacles (marquants) inspirés par des scénarios de grands cinéastes, Ingmar Bergman et John Cassavetes en tête.

Mary Stuart est emblématique de ce que peut offrir Ivo van Hove aujourd’hui, c’est-à-dire redonner à un drame assez classique et rhétorique une urgence, une intensité, dans le bel espace sobre conçu par son scénographe de toujours, Jan Versweyveld, qui est aussi son compagnon. L’histoire du combat entre la reine d’Ecosse et Elisabeth Ire y prend la férocité, chargée d’amour et d’énergie sexuelle, d’un combat de fauves, aux résonances politiques troublantes. Et ce, notamment, grâce aux merveilleux (ses) comédien (ne) s réunis par Ivo van Hove au Toneelgroep d’Amsterdam, qu’il sait diriger en maître : Chris Nietvelt (Elisabeth), fine et émouvante, Hans Kesting (Leicester), un des comédiens les plus puissants d’aujourd’hui, et Halina Reijn (Mary Stuart), une reine de la scène, sensuelle et libre.

 

On n’en dira malheureusement pas autant de Juliette Binoche, dont l’Antigone manque de force tragique, malgré l’humanité cherchée par l’actrice. C’est d’autant plus dommage que le travail effectué sur la complexité politique de la pièce est remarquable. Mais l’ensemble demeure un peu lisse, comme peut rester lisse le visage d’Ivo van Hove quand on discute avec lui. Sûr qu’il y a une bête sauvage tapie au cœur de cet homme-là, mais il ne la lâche que dans la cage du théâtre.

 

Fabienne Darge

 

Mary Stuart, de Friedrich von Schiller. Mise en scène d’Ivo van Hove. A 20 heures, du 26 au 28 mars. De 12 à 24 €. En néerlandais surtitré. Dans le cadre du festival Exit : spectacles, performances, exposition « Home Cinéma ». Du 26 mars au 5 avril. Maison des arts, 1, place Salvador-Allende, Créteil. Tél. : 01-45-13-19-19. .maccreteil.com. Exposition : 3 €, spectacles de 8 à 20 €, soirées spéciales.



En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/scenes/article/2015/03/26/ivo-van-hove-le-theatre-comme-un-combat-de-fauves_4601749_1654999.html#UUDwLSVjDp9lipVP.99

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Stanislas Nordey, locataire de la parole - Éditions Les Solitaires Intempestifs

Stanislas Nordey, locataire de la parole - Éditions Les Solitaires Intempestifs | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Qui est Stanislas Nordey ? Il semblait bien urgent de tenter la rédaction d’un livre qui puisse faire la lumière sur un artiste aussi singulier, polémique, radical, démesuré et inclassable. Difficile de nier tout cela au regard de son esthétique, de son parcours, de ses choix de carrière et de textes, du nombre de spectacles créés dans une saison, de sa méthode et de ses engagements. Paysage à découvrir, à traverser et à explorer sur les traces de l’homme de théâtre, ce livre est une tentative de reconstitution et de témoignage pour brosser une identité narrative et raconter une vie de théâtre, une vie publique, donc forcément politique.

 

Sommaire :

1.partie: 200 pages d'entretiens avec Stanislas Nordey

2.partie: Entretiens avec les proches et les collaborateurs de Stanislas Nordey

3.partie: "Pour un Théâtre de parole", un essai de Frédéric Vossier sur le travail de Stanislas nordey

 

Stanislas Nordey artiste associé au 67e Festival d'Avignon 2013. Il dirige désormais  le Théâtre national de Strasbourg

 

La critique :

Ce livre est passionnant parce qu’il donne des éléments de construction, de fabrication des créations qui ont jalonné son parcours. Pour autant il faut le lire lentement, sans se presser, il est si dense !


Djalila Dechache - Un Fauteuil pour l'Orchestre, 17/09/13

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Décès de Ezzeddine Gannoun : Le théâtre tunisien en deuil

Décès de Ezzeddine Gannoun : Le théâtre tunisien en deuil | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Ezzeddine Gannoun, auteur, metteur en scène et formateur de théâtre, vient de nous quitter, dans la nuit du samedi à dimanche 29 mars 2015.

 

Cette triste nouvelle a été annoncée, ce matin, par la chaîne Al-Hiwar Ettounsi. Fondateur de la troupe du Théâtre Organique et directeur du théâtre El-Hamra, à Tunis, qu’il a fondé en 1985, Ezzeddine Gannoun est l’une des grandes figures du théâtre en Tunisie et dans le monde arabe.


Il a écrit (et co-écrit avec la comédienne Leila Toubel) de nombreuses pièces de théâtre, qui ont marqué de leur empreinte l’évolution de la scène tunisienne et arabe. Sa dernière pièce, qui s’intitule ‘‘Ghilan - Monstranum's’’, sur les monstres enfantés par la Tunisie postrévolutionnaire, a été présentée, le 23 juillet 2013, dans le cadre du 49e Festival international de Carthage et a bénéficié d’une très bonne critique.

Grand pédagogue et formateur, le regretté a fondé, en 2001, le Centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales (CAAFRT), qui organise, chaque année, des ateliers de formation d’acteur et de dramaturge.

Ces ateliers ont permis de former des dizaines d’acteurs et d’auteurs de théâtre dans le monde arabe et en Afrique.


En cette douloureuse circonstance, l'équipe de Kapitalis présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt et à la famille du théâtre tunisien dans son ensemble.  

 

 


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..."je les fais se regarder, se toucher..."

..."je les fais se regarder, se toucher..." | Revue de presse théâtre | Scoop.it

"Il y a chez Nordey un attachement à accueillir de nouveaux arrivants, à mélanger les différentes bandes. Il y a un goût pour la mêlée. Enfin, on sait qu'il n'aime pas les textes avec des rôles principaux, secondaires, et des figurants. Il aime les textes de multitude où chacun dans le groupe est présent à part entière. D'où l'orientation chorale de ses mises en scène. (...) Partage de la scène, donc, partage des voix, partage de la parution. Nordey fait en sorte que tous les acteurs comparaissent sur la scène, à égalité."

 

 

Frédéric Vossier,
Stanislas Nordey, locataire de la parole,
Editions Les Solitaires Intempestifs,
extraits des pages 416 à 418

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Lundi 30 mars à la Colline : Soirée « 1er Acte ou comment interroger l'absence de diversité sur les plateaux de théâtre »

Lundi 30 mars à la Colline :  Soirée « 1er Acte ou comment interroger l'absence de diversité sur les plateaux de théâtre » | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Soirée « Ier Acte ou comment interroger l'absence de diversité sur les plateaux de théâtre »
lundi 30 mars à 18h00



PROGRAMME DE LA SOIREE
accueil à partir de 17h30

18h-19h30 Table ronde
Introduction par Stéphane Braunschweig
Débat animé par Laure Adler journaliste, écrivain
Quelles difficultés rencontrent les artistes issus de la diversité ?
Comment le public perçoit-il l’homogénéité des équipes artistiques sur les plateaux de théâtre ?
Quelles initiatives développer pour une plus grande mixité ?
Existe-t-il des modèles à l’étranger d'une meilleure représentativité de la diversité sur les plateaux de théâtre?

intervenants de la soirée :
Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg et de l'Ecole, metteur en scène
Jean-Baptiste Anoumon, comédien
Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation SNCF
Éric Fassin, sociologue, professeur à l'Université Paris 8, chercheur au LEGS (Laboratoires d'études de genre et de sexualité)
Frédéric Hocquard, directeur d’ARCADI
Firoz Ladak, directeur général des Fondations Edmond de Rothschild
Zinedine Soualem, comédien (théâtre et cinéma)
(liste des invités non exhaustive)

 

En présence des jeunes acteurs du programme IerActe, des intervenants, des parrains, de nombreux représentants des écoles, d’institutions culturelles, de structures publiques…

20h Lectures de textes par les jeunes acteurs du programme Ier Acte,
mise en voix Stanislas Nordey




 

Le programme Ier Acte, initié par La Colline, les Fondations Edmond de Rothschild et la Fondation SNCF s’adressent à des jeunes acteurs ayant, dans leur parcours artistique, professionnel ou personnel, fait l’expérience de la discrimination. Ces ateliers, dirigés par Stanislas Nordey, ont pour objectif de promouvoir une plus grande diversité dans le recrutement des écoles de formation d’acteurs et sur les plateaux de théâtre.
Retrouvez les acteurs des ateliers Ier Acte sur http://ateliers-1er-acte.tumblr.com/

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Martine Schambacher, Anne Cantineau, Sarah-Jane Sauvegrain : trois désirs d’actrice

Martine Schambacher, Anne Cantineau, Sarah-Jane Sauvegrain : trois désirs d’actrice | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Martine Schambacher, détonante Dorine

 

Metteur en scène d’une toute autre envergure, Benoît Lambert dirige à Dijon le théâtre de Bourgogne. Il monte « Tartuffe », quelques mois après celui, passionnant, proposé par Luc Bondy à l’Odéon. La pièce se prête à bien des interprétations et celle de Lambert tient tout autant la route. Lambert se détache du temps de Molière et de l’hypocrisie religieuse que l’auteur dénonçait. Transposé dans une époque plus contemporaine, son Tartuffe est un malfrat, un affairiste, là pour piquer le pognon des riches (en l’occurrence celui d’Orgon, genre industriel ou banquier), un « voyou sympathique » ose dire Benoit Lambert. N’exagérons rien. Cependant il est assez piquant et même réjouissant de voir cette mise en scène après avoir lu dans la presse les comptes rendus d’audience croquignolets du procès autour du fric de madame Bettencourt.    

Dans « Tartuffe », il y a un personnage qui joue un rôle particulier, c’est Dorine, la suivante de Marianne, la fille d’Orgon qui aime Valère mais que le père veut marier à Tartuffe. Bien plus qu’une suivante, c’est un démiurge, une meneuse de revue, c’est elle qui, sans la ramener,  manigance tout en prenant soin de tout le monde. Toute la sympathie de Molière va à cette ingénieuse servante. Et tout cela, dans la proposition de Lambert, est porté au pinacle par l’actrice Martine Schambacher. Il faut la voir veiller aux grains, servir des petits verres, inventer des petits gestes de vie et offrir un brouet d’humanité à son personnage. Benoit Lambert avait déjà travaillé avec elle en la mettant en scène dans le formidable « Que faire ? » qu’elle jouait en tandem avec François Chattot. Il savait ce qu’il faisait en la choisissant, et c’est avec sa complicité que l’actrice, mine de rien, infléchit le spectacle, et fait de Dorine, plus qu’ailleurs, le pivot de la pièce.

 

Publié par Jean-Pierre Thibaudat pour son blog de Mediapart :

 

Il arrive que des spectacles soient infléchis par l’amour qu’un metteur en scène porte à une actrice, à un acteur, ou à un couple formé par un acteur et une actrice (toutes les combinaisons sont possibles), il arrive que le spectateur reçoive cet amour comme une offrande et l’honore de ses feux. Trois spectacles récents déploient les ailes de ce désir.

Sarah-Jane Sauvegraiin, belle Marianne

Pourquoi Frédéric Bélier-Garcia qui dirige le nouveau théâtre d’Angers a-t-il  mis en scène  « La caprices de Marianne » d’Alfred de Musset ? Pour une jeune actrice, qui apparaît tout de blanc vêtue, au centre de la scène quand le rideau se lève, Sarah-Jane Sauvegrain l'interprète de Marianne. Elle sort du Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique, c’est probablement son premier grand rôle. Un beau rôle.

L’obéissante Marianne a fait un mariage de raison avec un homme plus âgée qu’elle. Le timide Célio en pince pour elle, il délègue auprès de la belle, Octave, un cousin de Marianne laquelle va tomber amoureuse de ce cousin noceur et buveur. Un amour non payé de retour. Vilar avait exhumé cette pièce parfaitement romantique avec Gérard Philipe dans le rôle d’Octave et Geneviève Page dans celui de Marianne. Après la mort de Gérard Philipe, un coffret réunissant plusieurs 33 tours  donnait de larges extraits sonores de plusieurs spectacles du TNP, le coffret figurait dans la discothèque de mes parents et j’entends encore la voix de l’acteur se casser sur le final « Je ne vous aime pas Marianne, c’était Célio qui vous aimait ».

 

Lire l'article entier ---> http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-thibaudat/260315/martine-schambacher-anne-cantineau-sarah-jane-sauvegrain-trois-desirs-d-actrice

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Metier Technicien Spectacle

Metier Technicien Spectacle | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Une initiative lorraine pour sécuriser les parcours professionnels et améliorer la qualité de vie au travail des techniciens du spectacle vivant.

 

L’Aract Lorraine, Artéca et l’association Réditec Lorraine ont accompagné 9 entreprises du spectacle vivant autour d’un projet faisant le lien entre conditions de travail et sécurisation des parcours des techniciens. Ces 2 ans de travail ont abouti à la rédaction de 19 recommandations et à la réalisation d’un web documentaire dans lequel, face à la caméra, techniciennes et techniciens reviennent sur la réalité de leur métier.


http://www.metier-technicien-spectacle.net/#/home


L’organisation du travail, un levier d’action essentiel

Sécuriser les parcours professionnels et préserver la santé des techniciens sont étroitement liés à la façon dont le travail est organisé. Avec l’appui de l'Aassociation professionnelle des responsables techniques du spectacle vivant (Réditec Lorraine), et en partenariat avec Artéca, l’Aract Lorraine a accompagné 9 entreprises du spectacle vivant lors d’une étude portant sur le métier de technicien. Si le secteur est attractif, chacun constate les difficultés rencontrées dans la construction des itinéraires professionnels des techniciens (permanents et intermittents) : accès inégale à la formation, santé fragilisée, intensification du travail et difficulté plus grande à concilier vie privée et vie professionnelle. Tous précisent qu’organiser le travail dans le spectacle vivant c’est mixer contraintes et impératifs entre l’artistique, l’administratif et la technique, avec un objectif unique : l’oeuvre artistique. Cette étude montre comment les conditions de travail, définies par cette organisation atypique, peut être un levier pour la construction des carrières.

Des ateliers collectifs aux 19 recommandations

Directeurs et techniciens se sont exprimés et ont échangé à l’occasion d’ateliers collectifs sur l’impact des conditions de travail sur la qualité, la santé, le développement des compétences des techniciens et de fait, sur les carrières.
De ce travail collectif, 19 recommandations sont élaborées et se déclinent sur 3 thèmes d’actions :

la formation et les carrières,la santé et la prévention des risques,l’organisation du travail et les conditions de réalisation.

Un webdocumentaire est réalisé autour de témoignages de techniciens, de directeurs et de professionnels de la santé, de la formation et de l’organisation. Son objectif est de permettre à chaque technicien de trouver, des réponses appropriées à sa situation. Il est possible de télécharger ces recommandations inclues dans un livre blanc ainsi que des fiches pratiques donnant des réponses concrètes et des méthodes simples d’action.

Une réussite relayée au niveau national

La grande réussite de ce projet se situe sur l’appropriation immédiate des résultats par la profession représentée par Réditec Lorraine qui a largement relayé ces résultats dans son réseau national. En Lorraine, plusieurs entreprises en collaboration avec les partenaires de l’emploi et de la formation mettent en œuvre l’action proposée autour d’une formation en inter-entreprises.
Soulignons que l’ensemble de se travail est la réussite d’un travail de partenariat entre différentes institutions et professionnels de terrain.

Micheline Tribbia


 

http://www.metier-technicien-spectacle.net/#/home

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Simon Stone monte Thyestes au présent

Simon Stone monte Thyestes au présent | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Christophe Candoni pour toutelaculture.com

 

 

En adaptant très librement Thyestes de Sénèque, Simon Stone que l’on découvre en France livre une version sidérante de la tragédie antique qu’il rend terriblement actuelle et familière.

 

Né en Suisse, le jeune auteur et metteur en scène australien Simon Stone fait sa première apparition en France aux Amandiers de Nanterre. Sa découverte est capitale car stimulante comme rarement tant elle paraît une leçon de mise en scène pour le très sage théâtre français, toujours tellement inhibé dans sa pratique du répertoire. Tout juste trentenaire, Simon Stone a déjà monté et bousculé bon nombre de classiques d’Ibsen, Brecht ou Tchekhov. Il a créé en octobre 2010 à Melbourne ce Thyestes d’après Sénèque qui depuis tourne et fait sensation en Australie et sur les scènes européennes. Plus récemment Simon Stone s’est emparé d’autres mythes antiques : il a donné cette saison Médée à Amsterdam où il confie le rôle-titre à la merveilleuse Marieke Heebink, actrice phare du Toneelgroep et une Orestie montée à Oberhausen en Allemagne. A chaque fois, ses revisites détonantes, radicalement contemporaines et concernantes de textes fondateurs ont donné lieu à des représentations chocs, sensuelles et brutales, chargées d’images et d’émotions fortes.

En T-shirt, jean skinny et sweat à capuche, accrochés à leur Smartphone et ponctuant leurs répliques d’intempestifs « fucking… », les personnages mythiques adoptent l’allure et la langue des jeunes gens d’aujourd’hui mis en scène dans des situations quotidiennes telles qu’une soirée entre potes autour d’une bouteille de vin rouge ou une partie de ping-pong qui passeraient pour anecdotiques si derrière leur aspect faussement décontracté ne s’entrevoyait pas la sourde menace d’une monstruosité latente.

Ainsi, les deux frères ennemis que sont Thyestes (Thomas Henning) et Atrée (Mark Winter), dont le second, par vengeance et ultime perfidie, abat et sert à manger ses enfants en souper au premier, pourraient aussi bien être nos semblables, amis, voisins ou amants. Un troisième acteur, Chris Ryan, joue tous les autres rôles de la pièce, y compris féminins. Cette transgression sexuelle renforce l’ambigüité sulfureuse de l’interprétation proposée de la névrose d’Atrée, à savoir son homosexualité refoulée. Leurs histoires archaïques flirtent soudain avec le monde d’une Sarah Kane ou d’un Mark Ravenhill. Elles sont évidemment les nôtres. Cette proximité spatio-temporelle se trouve matérialisée par la scénographie qui place les spectateurs dans un rapport voyeur de part et d’autre d’une très étroite boîte blanche et cloisonnée dans laquelle jouent les acteurs. A même pas quelques mètres de distance avec la salle, ils sont simplement époustouflants dans des rapports inouïs d’attraction et de destruction de l’Autre.

Douze scènes retracent dans ses grandes lignes l’intrigue de la tragédie à laquelle sont ajoutées quelques extrapolations. Nourri de trivialité, de perversité, de suspense, de scandale, le théâtre viscéral de Simon Stone est assurément captivant et perturbant. Il se fait impitoyable dans sa manière d’analyser voire disséquer les relations humaines et d’en amplifier la violence et les passions. Il va très loin dans leur représentation sans pour autant choisir de tout donner à voir. Ultrasensible et hypertrophié, c’est cela le style, le geste de ce jeune et électrisant metteur en scène qui n’a pas froid aux yeux.

Thyestes © Jeff Busby

 

à Nanterre-Amandiers jusqu'au 3 avril

site de Nanterre : http://www.nanterre-amandiers.com/2014-2015/thyestes/

 

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« Marie Stuart » d'après Schiller par Ivo van Hove : une leçon de théâtre

« Marie Stuart » d'après Schiller par Ivo van Hove : une leçon de théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Jean-Pierre Thibaudat pour son blog

 

 

Une fois encore Ivo van Hove, le grand maître de la formidable troupe du Toneelhroep d’Amsterdam revient au festival Exit à la Maison des arts de Créteil. Une fois encore il nous éblouit et nous étonne avec sa mise en scène de « Mary Stuart »  une adaptation de la pièce de Schiller. Une leçon de théâtre à travers une méditation sur la lutte pour le pouvoir, son exercice pour les vainqueur (et ce qui va avec : responsabilité, légitimité, solitude), la haine et la peur de nuisance des vaincus et les affres de ces derniers.

Le président Hollande qui ne va jamais au théâtre devrait inviter la chancelière Merkel à ce spectacle d’une grande pièce allemande dite en néerlandais et présentée avec des sous-titres français. Ils auraient beaucoup de choses à se dire et à méditer à la sortie après avoir salué la troupe du Toneelgroep renforcée par des acteurs du Toneelhuis d’Anvers, une distribution parfaite emmenée par les deux actrices, compagnes de route du metteur en scène, Chris Nietvelt (Elizabeth Ier) et Halina Reijn (Mary Stuart).lls pourraient féliciter, chaleureusement comme il se doit, Ivo Van Hove, un grand monsieur.

 

 

Lire l'article entier --->  http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-thibaudat/270315/marie-stuart-dapres-schiller-par-ivo-van-hove-une-lecon-de-theatre

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Le théâtre pour « jeunes » est prié d’être stylé

Le théâtre pour « jeunes » est prié d’être stylé | Revue de presse théâtre | Scoop.it

 

Publié par Judith Sibony pour son blog du Monde :

 

De peur d’avoir l’air ringard, beaucoup de compagnies ont décidé d’en finir avec l’écriture. Parfois elles voudraient même en finir avec ceux qui font du théâtre d'auteurs, comme en témoigne cette blague d’un goût douteux, vers la fin des Armoires Normandes (dernier spectacle des Chiens de Navarre), où un acteur s’étonne que tel ou tel grand metteur en scène ne soit pas mort. « Dommage », lance-t-il, en s’en prenant tantôt à Daniel Mesguich, Stephane Braunschweig, Philippe Adrien et quelques autres, selon les soirs. 

 

Aux antipodes de cette « tendance » qui se croit "jeune", certains spectacles justement dédiés à la  « jeunesse » apportent une pierre très précieuse à cet édifice en crise qu’on appelle l’écriture théâtrale. Infiniment plus drôles et incisifs que les  super branchés Chiens de Navarre, deux spectacles pour ados et pré-ados démontrent que le renouvellement de l’art se joue non pas en montrant son derrière à ceux dont on hérite, mais en regardant droit dans les yeux ceux qui font l’avenir. J’ai trop peur, de David Lescot (au théâtre de la Ville jusqu’au 1e avril), et Days of Nothing, de Fabrice Melquiot, mis en scène par Mathieu Roy. Quand on écrit pour donner la parole et se faire entendre des « jeunes », il faut faire des efforts : trouver un style, une voix, une mélodie, bref : se poser pour de bon des questions d’écriture. Dans J’ai trop peur, David Lescot fait parler un garçon de 10 ans, un rebelle de 14, et une fillette de 2 ans. Outre le prodigieux exercice de jeu que nous offrent, à cette occasion, trois actrices époustouflantes (Suzanne Aubert, Elise Marie et Lyn Thibault), ce spectacle témoigne d’un travail de style passionnant. Invention d’une langue à part entière pour la fillette dont le « niveau de langage », comme dit son frère, laisse à désirer. Composition quasi musicale d’une partition pour l’enfant de dix ans dont les notes favorites sont les adverbes courts (« là », « ça ») et dont la nuance préférée est, précisément, l’absence de nuance. « Tout le monde s’amuse bien, tout le monde s’amuse énormément, tout le monde est au paradis. Y’a que moi qui suis en enfer ». 

 

Lire l'article entier sur le blog "Coup de théâtre" ---->  http://theatre.blog.lemonde.fr/2015/03/27/le-theatre-pour-jeunes-est-prie-detre-style/

J’ai trop peur, texte et mise en scène de David Lescot, au Théâtre de la Ville (café de Oeillets) jusqu’au 1e avril.Days of Nothing, de Fabrice Melquiot, mise en scène Mathieu Roy, en tournée jusqu’au 12 mai à Châtellerault les 1er et 2 avril, puis Biarritz, Orléans, Lunel, Uzès, Pantin, Aix en Province…
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Dossier de presse du projet de Stanislas Nordey pour le TNS

Le projet que Stanislas Nordey a conçu pour le TNS s’est nourri à la fois de ses expériences d’artiste associé au Théâtre Nanterre-Amandiers, de directeur du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis avec Valérie Lang, de responsable pédagogique de l’École du Théâtre national de Bretagne, mais aussi de nombreux échanges avec des artistes français et étrangers.

 

Au cours de ces échanges fut notamment et régulièrement évoquée la place omniprésente des metteurs en scène au sein des institutions. C’est pourquoi le nouveau directeur du TNS a tenu à ce que son projet soit ouvert de façon équitable et paritaire aux trois artisans indispensables d’une création théâtrale : l’acteur, l’auteur et le metteur en scène. Ensemble, ils oeuvreront à créer un véritable théâtre-école.

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Mort de deux chanteurs lyriques dans le crash de l’A320

Mort de deux chanteurs lyriques dans le crash de l’A320 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Marie-Aude Roux dans Le Monde :

 

Le baryton-basse Oleg Bryjak et la contralto Maria Radner revenaient de Barcelone où ils interprétaient « Siegfried », de Wagner.

 

Parmi les 150 victimes du crash de l’Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings tombé dans les Alpes françaises le 24 mars, deux artistes lyriques de renom : la contralto allemande Maria Radner (34 ans), disparue avec son mari et son bébé, et le baryton-basse d’origine kazakhe, Oleg Bryjak (54 ans). Tous deux, attachés à Düsseldorf (Allemagne), rentraient de Barcelone, où ils se produisaient dans Siegfried, de Wagner, donné du 11 au 23 mars au Gran Theatre del Liceu dans la mise en scène de Robert Carsen sous la direction de Josep Pons. Oleg Bryjak y tenait le rôle du nain Alberich (en alternance avec Jochen Schmeckenbecher), Maria Radner celui de la déesse Erda (en alternance avec Eva Podles).

Deux wagnériens donc. Maria Radner avait notamment incarné une des trois Nornes dans le très médiatique « Ring » haute technologie (le plus cher de l’histoire lyrique américaine) mis en scène par Robert Lepage au Metropolitan Opera de New York en 2012, dont témoigne un DVD paru chez Deutsche Grammophon. Le public du Festival d’Aix-en-Provence avait pu l’entendre trois ans auparavant : la blonde jeune femme aux yeux bleus interprétait la première Norne et Flosshilde dans Le Crépuscule des dieux, dernier volet de la Tétralogie montée par Stéphane Braunschweig avec Simon Rattle à la tête de la Philharmonie de Berlin, avant une reprise au Festival de Salzbourg en 2010.

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/scenes/article/2015/03/25/mort-de-deux-chanteurs-lyriques-dans-le-crash-de-l-a320_4601247_1654999.html#B1FU2T3XAyxKV8yD.99

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Avignon 2015 : Py, Ostermeier et Shakespeare

Avignon 2015 : Py, Ostermeier et Shakespeare | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Philippe Chevilley et Philippe Noisette pour les Echos


Le 69e édition du festival d’Avignon, raccourcie de deux jours, s’annonce riche et bien équilibrée. Du 4 au 25 juillet, on verra dans la Cour d’honneur du Palais des papes « Le Roi Lear » monté par Olivier Py, « Retour à Berratham » un ballet d’Angelin Preljocaj d’après Mauvignier, et Sade lu par Isabelle Huppert. Au menu aussi dans d’autres lieux : « Richard III » monté par Thomas Ostermeier, Thomas Bernhard par Krystian Lupa, et une expo dédiée à Patrice Chéreau.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/culture/0204256753534-avignon-2015-py-ostermeier-et-shakesperare-1105740.php?3oEX3Mw3g6IXXpY4.99#xtor=CS1-31

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Festival d'Avignon 2015: la programmation | Sceneweb

Festival d'Avignon 2015: la programmation | Sceneweb | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Stéphane Capron pour son blog Sceneweb.fr

 

Spolectacles annoncés lors de la conférence de presse à Avignon le 26 mars

 

 

Le Roi Lear de Shakespeare par Olivier Py du 4 au 13 juillet dans la Cour d’honneur

Tombouctou déjà-vu chorégraphie de Emmanuelle Vo-Dinh du 4 au 8 juillet à Benoît XII

NO51 ma femme m’a fait une scène de Ene-Liis Semper et Tiit Ojasoo du 6 au 9 au Lycée Aubanel

Andreas, d’après la pièce de Strindberg : Le Chemin de Damas par Jonathan Châtel du 4 au 11 juillet aux Célestins

Une exposition autour de Patrice Chéreau à la Collection Lambert

Jamais assez de Fabrice Lambert du 13 au 17 juillet dans le gymnase du Lycée Aubanel

A mon seul désir de Gaëlle Bourges du 14 au 21 juillet dans le gymnase du lycée Saint-Joseph

Hacia la Alegria de Olivier Py avec Pedro Casablanca à Vedène du 7 au 14 juillet

Forbidden di sporgersi de Pierre Meunier du 15 au 24 juillet à la Chartreuse

Monument O de Eztzer Salamon du 15 au 22 juillet dans la cour du Lycée Saint-Joseph

Fugue de Samuel Achache du 15 au 22 juillet dans le cloître des Célestins

Dinamo de Claudio Tolcachir du 16 au 23 juillet au Lycée Mistral

La République de Platon d’Alain Badiou avec Valérie Dréville, Didier Galas et Grégoire Ingold du 4 au 25 juillet dans le jardin Ceccano

« Wycinka Holzfällen » Des arbres à abattre de Thomas Bernhard par Kristian Lupa du 4 au 8 à la FabricA

Riquet d’après Charles Perrault par Laurent Brethome du 4 au 8 juillet à la Chapelle des Pénitents blancs

Ubu sur la Butte d’après Jarry par Olivier Martin-Salvan du 4 au 25, un spectacle itinérant

Soudain la nuit d’Olivier Saccomano par Nathalie Garraud du 5 au 12 au gymnase du lycée mistral

No world / FPLL par la Winter Family à la Chartreuse du 5 au 12 juillet

Le vivier des noms de Valère Novarina aux Carmes du 5 au 12

Richard III par Thomas Ostermeier à l’Opéra Théâtre du 6 au 18 juillet

Les idiots par Kirill Serebrennikov du 8 au 11 juillet dans la cour du Lycée Saint-Joseph

El Syndrome de Sergio Boris au Lycée Saint-Joseph du 8 au 11 juillet

Isabelle Huppert dans une lecture de Sade le 9 juillet dans la Cour d’honneur

Notallwhowanderarelost de Benjamin Verdonck du 12 au 16 jullet aux Pénitents Blancs

Antonio et Cleoaptra d’après Shakespeare par Tigo Rodriguez du 12 au 18 juillet à Benoît XII

Barbarians de Hofesh Shechter du 12 au 15 juillet à la FabricA

Le bal du cercle de Fatou Cissé du 16 au 23 juillet aux Carmes

Retour à Berratham par Angelin Preljocaj du 17 au 25 juillet dans la Cour

Cuando vuelva a casa voy a ser ostro de Mariano Pensotti du 18 au 25 juillet à la FabricA

The last Supper de Ahmed Al Attar du 18 au 24 juillet à Vedène

Dark Cirkus par Stereoptik du 19 au 23 juillet aux Pénitents blancs

L’amour et les forêts de la musique et de la littérature par Eric Reinhardt et Feu!Chartterton le 19 juillet au musée Calvet

Barabara-Fairouz de Dorsaf Hamdani le 20 juillet au Musée Calvet

Meursaults d’après Kamel Daoud par Philippe Berling du 21 au 25 juillet à Benoît XII

Trilogie du revoir de Botho Strauss par Benjamin Porée du 21 au 25 juillet à Aubanel

Cassandre par Fanny Ardant à l’Opéra d’Avignon le 22 juillet

Homériade par Robin Renucci et l’orchestre régional Avignon-Provence le 25 jullet en clôture à l’Opéra

 

L'avant-programme sur le site du Festival :

http://www.festival-avignon.com/fr/

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Tête d'or de Paul Claudel, mise en scène de Jean-Claude Fall à la Tempête (Cartoucherie)

Tête d'or de Paul Claudel, mise en scène de Jean-Claude Fall à la Tempête (Cartoucherie) | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Martine Horovitz Silber sur son blog marsupilamima :


Quand Paul Claudel écrit Tête d'or, c'est encore un tout jeune homme de la fin du XIXe siècle, désespéré par le matérialisme et la perversion du monde. La pièce a tout d'un roman d'aventures, d'une épopée, avec un héros totalement abattu dans la première partie de la pièce qui dans la seconde partie devient un chef de guerre triomphant puis se perd dans la dernière.


 Seul, ayant perdu sa femme puis son ami le plus cher, il explose d'orgueil et de violence. Il domine, élimine ceux qui sont en travers de sa route, se débarrasse de ses ennemis aussi bien que  des simples gêneurs, se voit en semi-Dieu, oubliant sa propre humanité. Mais le vent tourne, l'armée essuie une défaite et Tête d'Or est mortellement blessé.

Jean-Claude Fall y voit un desperado, un kamikaze, un possible terroriste révolutionnaire. Et surtout, il transpose l'oeuvre en Afrique, avec une  troupe de comédiens maliens, lui donnant ainsi un espace, un temps vastes et décalés, à la frontière de l'imaginaire. La Princesse ici, est bien une princesse, enfant gâtée par naissance, fragile et résistante mais dont on devine les 

 puissances occultes assez loin de l'idée que l'on peut se faire de la Vierge Marie...


Pour ces trois parties, le metteur en scène dirige non seulement les comédiens mais aussi les spectateurs. La première partie les serre lesuns contre les autres, chacun s'asseoit  au pied presqu'au pied de l'arbre magnifique, immense, qui domine le plateau,   qui prend presque tout l'espace et dissimule au début la présence des comédiens. Pas de lever de rideau, il n'y en a bien sûr pas mais la magie de la flûte de Cheick Diallo qui va accompagner tout le spectacle et que l'on suivra comme les enfants accompagnent le joueur de flûte de Hamelin.


La deuxième partie s'organise en cercle, les bancs sont posés  sur du sable. Les comédiens et les deux chanteuses (magnifiques) qui constituent une sorte de choeur antique, frôlent les spectateurs ou même s'asseoient parmi eux.

Mais la troisième en replaçant comédiens et public chacun à sa place,  les uns sur la scène, les autres   bien rangés sur leurs fauteuils, fait revenir la distance entre le public et la pièce pour la mise à mort finale.

Et tout cela converge vers la sensation forte d'avoir rêvé, d'avoir tremblé, d'avoir été surpris, ballotés, écrasés, avec la lancinante beauté de la musique et des chants qui perdure en arrière plan.

Photos Antonia Bozzi



Lire l'article sur son site d'origine http://marsupilamima.blogspot.fr/2015/03/tete-dor-de-paul-claudel-mise-en-scene.html



http://www.la-tempete.fr/index.php5?menu=5&saison=saison+2014+2015&fiche_spectacle=2364&presentation=1&diaporama=1

 



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