Revue de presse théâtre
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"Dark spring" d'Unica Zurn

Le metteur en scène Bruno Geslin a l'art de faire fraterniser comédiens et musiciens. Il a, cette fois, réunis Claude Degliame, dont le talent pour faire briller les mots fait jubiler, et Coming soon, un groupe de jeunes rockers anglophiles dont la richesse de l'invention mélodique ferait frémir une bûche.
Ce spectacle, qui avait été vigoureusement applaudi la saison dernière, se donne au Paris-Villette que la mairie de Paris et le ministère de la culture ont lâché sous des prétextes indignes et donc condamné à la fermeture.

 

Jusqu'au 24 novembre Paris Villette tel 01 43 38 83 45 tarif unique 12 euros

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Revue de presse théâtre
"LE SEUL BLOG THÉÂTRAL DANS LEQUEL L'AUTEUR N'A PAS ÉCRIT UNE SEULE LIGNE"    L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs. Théâtre, danse, cirque et rue aussi, politique culturelle, les nouvelles : décès, nominations, grèves et mouvements sociaux, polémiques, chantiers, ouvertures, créations et portraits d'artistes. Mis à jour quotidiennement.
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Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre

Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quelques astuces pour tirer profit de tous les services de  la Revue de presse théâtre

 

 

Les publications les plus récentes se trouvent sur la première page, mais en pages suivantes vous retrouverez d’autres posts qui correspondent aussi à l’actualité artistique ou à vos centres d’intérêt. (Navigation vers les pages suivantes au bas de la page)

 

 

 Les auteurs des articles et les publications sont systématiquement indiqués. 

 

Les articles sont parfois repris intégralement, mais le plus souvent sont réduits en longueur par rapport à l’article d'origine.

 

Chaque « post » est un lien vers le site d’où il est extrait. D’où la mention répétée « Cliquez sur le titre ou la photo pour lire l’article entier dans son site d’origine ».  Vous retrouverez la présentation originale de l'article : les titres, les photographies voulues par le site du journal ou l’auteur du blog d’où l’article est cité.

 

 

Pour suivre régulièrement l’activité de la Revue de presse : vous pouvez vous abonner (bouton vert FOLLOW) et, en inscrivant votre adresse e-mail ou votre profil Facebook,  recevoir des nouvelles par mail des publications les plus récentes de la Revue de presse

 

 

Vous pouvez aussi, si vous êtes inscrits sur Facebook, aller sur la page de la revue de presse théâtre à cette adresse : https://www.facebook.com/revuedepressetheatre

et  « liker » cette page pour être tenu à jour des nouvelles publications.

 

Vous pouvez faire une recherche par mot sur trois ans de publications de presse et de blogs théâtre, soit en utilisant la liste affichée ci-dessus des mots-clés les plus récurrents , soit en cliquant sur le signe en forme d’entonnoir - à droite de la barre d’outils - qui est le moteur de recherche de ce blog ("Search in topic") . Cliquer sur l'entonnoir et ensuite taper un mot lié à votre recherche. Exemples : « intermittents » (plus d’une centaine d’articles de presse comportant ce mot) « Olivier Py» ( près de quarante articles ), Jean-Pierre Thibaudat (plus de quatre-vingt articles),  Comédie-Française (plus de cinquante articles), Nicolas Bouchaud (seize articles), etc.

 

Nous ne lisons pas les "Suggestions" (qui sont le plus souvent jusqu'à présent des invitations, des communiqués de presse ou des blogs auto-promotionnels), donc inutile d'en envoyer, merci !

 

Bonne navigation sur la Revue de presse théâtre !

 

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Julie Dupuy's curator insight, January 15, 2015 9:31 AM

Peut être utile au lycée

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L’Opéra national de Paris met en vente une imposante collection de costumes

L’Opéra national de Paris met en vente une imposante collection de costumes | Revue de presse théâtre | Scoop.it


par Naomi Clément pour Kobini

L’Opéra national de Paris met en vente une imposante collection de costumes

Cette vente exceptionnelle de costumes aura lieu le 4 juin prochain, dans le ventre des ateliers Berthier.



Le succès d’un spectacle de l’Opéra de Paris dépend d’innombrables facteurs. Parmi eux, les artistes lyriques et les danseurs bien sûr, placés sous le feu des projecteurs, l’orchestre, véritable pilier de la représentation, mais aussi les nombreux costumes conçus sur-mesure. Ces derniers, confectionnés par la direction des costumes de l’Opéra ou par les plus grands noms de la mode française (à l’instar de Karl Lagerfeld ou de Christian Lacroix), contribuent à planter le décor, et à transporter les spectateurs dans un monde lointain, onirique.

L’Opéra national de Paris a décidé d'offrir la possibilité de nous imprégner davantage de son univers féerique en organisant, le 4 juin prochain aux ateliers Berthier (dans le 17e arrondissement de la capitale), une imposante vente privée de costumes et d’accessoires issus de ses productions. Au programme ? Une large sélection de manteaux, robes, chemises, gilets et autres chapeaux, proposée dans une gamme de prix allant de 25 euros à 820 euros. Les billets d’entrée, vendus 10 euros, sont d’ores et déjà disponibles sur le site de l’institution. http://konbini.digidip.net/visit?url=https%3A%2F%2Fwww.operadeparis.fr%2Factualites%2Fvente-exceptionnelle-costumes


© Christophe Pelé/OnP

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Kirill Serebrennikov, remis en liberté, sera entendu comme témoin

Kirill Serebrennikov, remis en liberté, sera entendu comme témoin | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par  EKATERINA SINELCHTCHIKOVA 


Le directeur artistique du théâtre moscovite Centre Gogol, Kirill Serebrennikov, a pu repartir après avoir répondu aux questions des enquêteurs, mais il figure toujours comme témoin dans une affaire de détournement de fonds. Entre-temps, les personnalités de la culture se sont adressées au président Vladimir Poutine qui a commenté la situation.


Pourquoi la police a-t-elle débarqué dans un célèbre théâtre russe?
La vie du Centre Gogol, principal théâtre d’avant-garde de Russie
Kirill Serebrennikov prendra part au projet One Life/Live Them

Kirill Serebrennikov, réalisateur, directeur artistique du théâtre Centre Gogol et lauréat du prix François Chalais décerné lors du festival de Cannes, est reparti après avoir répondu aux questions du Comité d’enquête de Russie dans le cadre d’une affaire pénale ouverte pour détournement de fonds. Le Comité d’enquête a précisé que le réalisateur était toujours cité en qualité de témoin, et qu’il avait obligation de comparaître devant le juge d’instruction.

Dans la matinée du 23 mai, des perquisitions ont été réalisées au domicile de Kirill Serebrennikov. Le Comité d’enquête a précisé le même jour qu’elles avaient été menées dans le cadre d’une affaire pénale ouverte en 2014 suite au détournement de 200 millions de roubles (plus de 3 millions d’euros) débloqués par l’État pour la promotion de l’art. Des hommes en cagoules ont également débarqué au Centre Gogol, où se trouve le bureau de Serebrennikov, et à une dizaine d’autres adresses.

Pourquoi la police a-t-elle débarqué dans un célèbre théâtre russe?
Dans l’après-midi, les personnalités de la culture ont pris la défense du réalisateur et ont signé une lettre ouverte au président Vladimir Poutine en exprimant l’espoir que « l’instruction serait objective et honnête, qu’elle ne ferait pas preuve de cruauté envers les personnes concernées et qu’elle n’entraverait pas les activités créatrices du théâtre, de la troupe ou de Kirill Serebrennikov ».

La lettre a été lue devant le théâtre par Tchoulpan Khamatova, co-fondatrice de la fondation caritative Podari Jizn (Offre la vie). En 2012, l’actrice avait tourné un clip pour la campagne présidentielle officielle de Vladimir Poutine intitulé Pourquoi je vote Poutine ?.

Dès le lendemain, le 24 mai, à l’issue de la cérémonie d’attribution de décorations au Kremlin, la lettre a été remise au président par Evgueni Mironov, directeur du Théâtre des Nations. Le directeur du Bolchoï, Vladimir Ourine, et l’Association des critiques du théâtre ont également apporté leur soutien à Kirill Serebrennikov.


L’envoyé spécial du journal Kommersant, Andreï Kolesnikov, a décrit dans un article le dialogue « vif, voire ardent » entre Vladimir Poutine et Evgueni Mironov. « Vous le saviez ? Vous étiez au courant ?! », a demandé Evgueni Mironov, ce à quoi Vladimir Poutine a dit qu’il avait « appris la nouvelle hier » (le jour des perquisitions). Selon le journaliste, il se peut que le président ait appris les faits par les médias. « Pourquoi ? Mais pourquoi avoir fait ça ? Vous partez lundi pour la France (pour une rencontre avec le nouveau président Emmanuel Macron, RBTH). Pourquoi vous aviez besoin de ça ? », a encore demandé Evgueni Mironov. « Ce sont des idiots », a soudain répondu Vladimir Poutine.


Photo  Le célèbre metteur en scène devra témoigner dans une affaire de détournement de fonds. Crédit : Valery Melnikov / RIA Novosti

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Intense saison 17-18 à Nanterre-Amandiers

Intense saison 17-18 à Nanterre-Amandiers | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Sonia Bos-Jucquin dans Theatoile


Intense saison 17-18 à Nanterre-Amandiers

A seulement quatre stations de RER du centre de Paris, Nanterre s’impose au fil des ans comme le lieu incontournable des découvertes culturelles. Le directeur de Nanterre-Amandiers, Philippe Quesne, a concocté une programmation de rêve qui laisse présager d’une intense saison 17-18 avec des noms d’habitués mais aussi d’artistes à découvrir, que beaucoup de spectateurs ne connaissent pas encore mais qu’il faudra suivre de près, dès le lancement le 22 septembre prochain.


Il y a les directeurs de théâtre qui sont actuellement la tête dans le guidon pour préparer la présentation de la prochaine saison au public et puis il y a les autres. Parmi eux, Philippe Quesne fait figure de précurseur. Exit les soirées où professionnels et amateurs se retrouvent des heures durant pour voir se succéder sur la scène les artistes qui viendront faire découvrir leur travail dans les semaines qui suivent. Cette année, le directeur de Nanterre-Amandiers a décidé de célébrer la fin de la saison qui vient de s’écouler en faisant une grande fête le 17 juin prochain dans le Théâtre de Verdure, faisant du même coup l’impasse sur une présentation officielle. Cela pourrait donner des idées à ses camarades qui constatent au fil du temps un désintéressement du public pour ce type d’évènement qui a tendance à s’éterniser et à ennuyer les habitués. En attendant de se réunir pour fêter tous ensemble une saison fabuleuse, nous nous sommes penchés sur ce qui nous attend dès le 22 septembre 2017.

Ce qui est certain à la première lecture de la programmation de Philippe Quesne, c’est que la saison 2017-2018 sera intense et riche en belles découvertes. Mixant les artistes habitués des lieux et les nouveaux noms de la création contemporaine, le centre dramatique national coproduira la moitié de des spectacles annoncés. Avec pas moins de quarante artistes, français et internationaux, Nanterre-Amandiers s’ouvre sur le monde et la culture au-delà des frontières. Tout commencera le 22 septembre avec trois spectacles de grande qualité. Une hache pour briser la mer gelée en nous par Grégoire Strecker est une adaptation de la comédie Occupe-toi d’Amélie de Georges Feydeau tandis qu’Endgame par Tania Bruguera puisera dans les mots de Samuel Beckett. Le Théâtre du Radeau concevra Soubresaut, mis en scène par François Tanguy. En novembre, Milo Rau nous connectera avec la Schaubühne de Berlin pour approfondir sa réflexion sur le réalisme au théâtre grâce à Assemblée Générale. Pour le centenaire de la Révolution d’Octobre, le spectacle s’annonce comme un coup de poing politique et culturel de grande envergure. Théo Mercier viendra présenter sa dernière création La fille du collectionneur pendant que Clédat et Petitpierre plongeront les spectateurs dans un rêve plastique avec Ermitologie et son adaptation pour enfants, Les songes d’Antoine. Jonathan Capdevielle reviendra cette saison pour A nous deux maintenant d’après le roman Un crime de Georges Bernanos alors que Jacques Osinski se confrontera au Lenz de Georg Büchner. Très attendu après sa dernière création En manque, Vincent Macaigne, en partenariat avec le Festival d’Automne à Paris, sera présent avec deux nouveaux spectacles. Je suis un pays trouvera sa source dans un drame écrit par le trublion du théâtre, au sortir de l’adolescence, entre monde onirique et cauchemar mythique. En parallèle, Voila ce que jamais je ne te dirai se penchera sur le berceau d’une question fondamentale : l’art peut-il sauver le monde ? C’est alors que Gisèle Vienne fera également son retour au Festival d’Automne à Paris avec Crowd qui s’interrogera sur les fantasmes humains en réinventant la réalité du spectacle vivant. Pour terminer l’année civile, Lond Malmborg fera venir à Nanterre-Amandiers le centenaire de l’Estonie. 99 words for void sera là pour défendre nos valeurs fondamentales en remettant la parole au cœur de toute chose.

Markus Öhrn fera l’ouverture du mois de janvier avec Sonata Widm [La sonate des spectres], texte controversé d’August Strindberg. Nul doute que ce sera un nouveau choc scénique à ne pas rater. Pour la première fois en France, Susanne Kennedy s’associera avec la Münchner Kammerspiele pour monter le scénario de Rainer Werner Fassbinder et Michael Fengler avec Warum Läuft Herr R. Amok ? dénonçant notre monde ordonné à l’excès. Né en mai 68, le plasticien Martin Le Chevallier, en écho aux dix ans de l’Effet de Serge et de la Mélancolie des Dragons, projettera deux moyens métrages (Le jardin d’Attila et Münster), un court métrage (L’an 2008) et diffusera une installation sonore en continu dans le Théâtre de Verdure (La terre sans mal). Tandis que Babarman vient d’enchanter petits et grands, le jeune public ne sera pas laissé pour compte la saison prochaine avec quatre spectacles qui lui sera destinés : Les Songes d’Antoine de Clédat et Petitpierre sera une version d’Ermitology présenté en parallèle ; Milieu de Renaud Herbin ; Le voyager record de Daniela Labbé Cabrera et Anne-Elodie Sorlin et enfin Ça dada d’Alice Laloy.

La programmation s’achèvera par deux temps forts. Le premier aura lieu en mars et réunira des artistes autour de la question de l’envol, de son échec et de son désir. Sous la dénomination Quitter la gravité, titre emprunté à un ouvrage de l’Association des astronautes autonomes, les spectacles se succèderont, aussi bien à destination des jeunes que des adultes. L’occasion d’y voir notamment Le bout de la langue de Pieter de Buysser et Robin, créé le 6 mai 2017 dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts de Bruxelles, Ballroom, chorégraphié par Begüm Erciyas ou encore La démangeaison des ailes, première création de Philippe Quesne en 2003 avec la compagnie Vivarium Studio qui fêtera comme il se doit en février 2018 les dix ans de deux de ses créations phares : L’effet de Serge et La mélancolie des dragons. Le second temps fort sera celui qui couvrira les mois d’avril et de mai au rythme d’une temporalité digne d’un festival. Sous la bannière Mondes possibles, Nanterre-Amandiers affranchira les frontières entre l’intérieur et l’extérieur, investira tous les lieux du théâtre et s’interrogera sur comment faire monde ensemble grâce à deux diptyques qui se répondront comme un écho nécessaire : Extra Ball sera une carte blanche du Centre Culturel Suisse et Mai 18 autour des événements de mai 68. Durant cette période, nous retrouverons les Frères Chapuisat (Installation), Gwenaël Morin (Re-Paradise), Sanja Mitrović que nous avons découvert au dernier festival Reims Scènes d’Europe (My revolution is better than yours), Kom. Post (La fabrique du commun), Pascale Murtin (Eparpiller), Sarah Vandee et Campo (What Darkness is made of), Léa Drouet (Boundary Games), Massimo Furlan qui revient après son excellent travail de restitution dans Hospitalités (Les héros de la pensée), Bruno Latou, Frédérique Aït-Touati et Philippe Quesne (Occupy Earth) ou encore Théo Mercier et Steven Michel (Affordable solution for better living).

S’il fallait sélectionner quelques spectacles qui seraient réunis autour de l’étiquette des immanquables de la saison, voici des conseils très personnels mais qui pourraient en éclairer certains et les pousser à franchir le périphérique pour venir voir ce qui se passe du côté de Nanterre-Amandiers. C’est toujours difficile de trancher car la programmation est très l’une des plus belles de celles déjà dévoilées mais nous allons tenter de nous risquer à cet exercice. Nous vous recommandons toute la saison mais en particulier General Assembly de Milo Rau qui nous a bouleversés cette année avec Empire et Five Easy Pieces. Je suis un pays et Voilà ce que jamais je ne te dirai de Vincent Macaigne devraient également marquer les esprits avec la création En manque, véritable coup de cœur de la rédaction. Vue le travail impressionnant de Markus Öhrn, il est fort à parier que Sonata Widm suivra le même chemin. Du côté des découvertes, nous irons vers le Endgame de Tania Bruguera et vers Warum Läuft Herr R. Amok ? pour la première venue en France de Susanne Kennedy. Concernant le temps fort d’avril-mai 2018, restons sur des valeurs sûres avec Gwenaël Morin qui avait ouvert la saison 16-17 à l’aube avec ses trois tragédies de Sophocle et qui revient avec Re-Paradise. My revolution is better than yours de Sanja Mitrović et Les héros de la pensée de Massimo Furlan (après son sublime Hospitalités) attirent également notre attention. Et s’il vous reste du temps, n’hésitez pas à suivre votre propre instinct.

La programmation 17-18 en un coup d’œil :

Feydeau / Une hache pour briser la mer gelée en nous
mis en scène de Grégoire Stecker
du 22 septembre au 1er octobre 2017
Grande salle

Endgame [fin de partie]
mis en scène de Tania Bruguera
du 22 septembre au 1er octobre 2017
Atelier décor

Soubresaut
conception du Théâtre du radeau
du 22 septembre au 8 octobre 2017
Salle transformable

General assembly / Generalversammlung / Assemblée générale
conception de Milo Rau / IIPM
du 3 au 5 novembre 2017
Grande salle

La fille du collectionneur
conception et mise en scène de Théo Mercier
du 14 au 19 novembre 2017
Salle transformable

Ermitologie
conception, mise en scène et sculptures de Clédat et Petitpierre
du 15 au 19 novembre 2017
Plateau de la grande salle

Les songes d’Antoine
conception, mise en scène et sculptures de Clédat et Petitpierre
le 14, 15 et 19 novembre 2017
Plateau de la grande salle

A nous deux maintenant
conception, adaptation et mise en scène de Jonathan Capdevielle
du 23 novembre au 3 décembre 2017
Salle transformable

Lenz
mise en scène de Jacques Osinski
du 23 novembre au 3 décembre 2017
Planétarium

Je suis un pays comédie burlesque et tragique de notre jeunesse passée
écriture, mise en scène, conception visuelle et scénographie de Vincent Macaigne

du 25 novembre au 8 décembre 2017
Grande Salle

Voilà ce que jamais je ne te dirai
écriture, mise en scène, conception visuelle et scénographie de Vincent Macaigne

du 25 novembre au 8 décembre 2017
Plateau de la grande Salle

Crowd
conception, chorégraphie et scénographie de Gisèle Vienne
du 7 au 16 décembre
Salle transformable

99 words for void
conception et mise en scène de Lond Malmborg

du 15 au 16 décembre 2017
Plateau de la grande salle

Sonata Widm [La sonate des spectres]
mise en scène, scénographie et son de Markus öhrn et Nowy Teatr
du 19 au 22 janvier 2018
Plateau de la grande salle

Warum Läuft Herr R. Amok ? [Pourquoi M. R est-il attaint de folie meurtrière ?]
mise en scène de Susanne Kennedy avec la Münchner Kammerspiele
du 25 au 28 janvier 2018
Salle transformable

L’effet de Serge
conception, mise en scène et scénographie de Philippe Quesne et du Vivarium Studio
du 6 au 11 février 2018
Salle transformable

La mélancolie des dragons
conception, mise en scène et scénographie de Philippe Quesne et du Vivarium Studio
du 6 au 11 février 2018
Grande salle

La terre sans mal
Martin Le Chevallier
du 6 au 11 février 2018
Théâtre de verdure (en continu)

L’an 2008
Martin Le Chevallier
du 6 au 11 février 2018
SAS blanc (en continu)

Le jardin d’Attila
Martin Le Chevallier
du 6 au 11 février 2018
Grande salle

Münster
Martin Le Chevallier
du 6 au 11 février 2018
Grande salle

Mars 2018 (Quitter la gravité) :

Milieu
conception et jeu de Renaud Herbin
du 6 au 11 mars 2018
Plateau de la grande salle

Le bout de la langue [pièce pour planétarium]
conception et jeu de Pieter de Buysser et Robin
du 7 au 18 mars 2018
Planétarium

En attendant Mars
film de Bertrand Dezoteux
du 7 au 18 mars 2018
Grande salle

Ballroom
chorégraphie de Begüm Erciyas
du 9 au 11 mars 2018
Salle transformable

La démangeaison des ailes
conception et scénographie de Philippe Quesne
du 15 au 18 mars 2018
Salle transformable

Le voyager record
spectacle de Daniela Labbé Cabrera et Anne-Elodie Sorlin
du 17 au 18 mars 2018
Grande salle

Ça dada
écriture et mise en scène d’Alice Laloy
du 28 au 31 mars 2018
Salle transformable

Avril – Mai 2018 (Mondes Possibles) :

Installation des Frères Chapuisat

Re-Paradise de Gwenaël Morin

My revolution is better than yours de Sanja Mitrović

La fabrique du commun de Kom. Post

Eparpiller (concert dispersé) de Pascale Murtin

What darkness is made of de Sarah Vanhee et Campo

Boundary games de Léa Drouet

Les héros de la pensée de Massimo Furlan

Occupy Earth de Bruno Latour, Frédérique Aït-Touati et Philippe Quesne

Affordable solution for better living de Théo Mercier et Steven Michel

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La Volksbühne, scène mythique de Berlin, change d’ère et d’air

La Volksbühne, scène mythique de Berlin, change d’ère et d’air | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Thomas Wieder (Berlin, correspondant) pour Le Monde



Chris Dercon, dont la nomination avait été contestée, a annoncé un programme qui met l’accent sur les arts vidéo et le multimédia.


Une page de l’histoire culturelle de Berlin est en train de se tourner. Qui aurait pu imaginer que le programme de la Volksbühne, scène mythique de la capitale allemande, édifiée par l’architecte Oskar Kaufmann en 1914 et située à l’est du Mur pendant la guerre froide, serait un jour dévoilé dans l’ancien aéroport de Tempelhof, devenu l’un des lieux de mémoire de Berlin-Ouest depuis le fameux pont aérien de 1948-1949, mais d’où plus aucun avion ne décolle depuis 2008 ?

Lire le reportage :   La force d’un pacte à la Volksbühne de Berlin http://www.lemonde.fr/scenes/article/2017/03/29/la-force-d-un-pacte-a-la-volksbuhne-de-berlin_5102399_1654999.html

C’est à cette petite révolution qu’une centaine de journalistes ont assisté, mardi 16 mai, dans le restaurant désaffecté de cet aéroport qui n’en est plus un. Face à eux, la nouvelle équipe de la Volksbühne, à commencer par son nouveau directeur, Chris Dercon, qui était depuis 2011 le patron de la Tate Modern, à Londres, et dont la première production en tant que nouvel intendant se jouera à quelques mètres de là, le 10 septembre, sur l’ancien tarmac : Fous de danse – Ganz Berlin tanzt auf Tempelhof (Tout Berlin danse à Tempelhof), un spectacle de dix heures réalisé par le chorégraphe français Boris Charmatz et auquel le public sera appelé lui-même à participer.

Lire le compte-rendu :   Violente controverse autour de l’avenir des théâtres berlinois  http://www.lemonde.fr/scenes/article/2015/04/06/violente-controverse-autour-de-l-avenir-des-theatres-berlinois_4610472_1654999.html

LE CHOIX DE NOMMER POUR LA PREMIÈRE FOIS UN CURATEUR ET NON UN METTEUR EN SCÈNE POUR DIRIGER LA VOLKSBÜHNE AVAIT PROVOQUÉ UNE ÂPRE CONTROVERSE



C’est peu dire que cette première rencontre avec la presse était attendue. Au printemps 2015, le choix du gouvernement de Berlin de nommer pour la première fois un curateur et non un metteur en scène pour diriger la Volksbühne avait provoqué une âpre controverse. Beaucoup y ont vu la fin d’une époque, pas seulement parce que cette nomination mettait un terme au mandat de Frank Castorf, nommé en 1992 à la tête de l’institution, mais aussi parce que le parcours de son successeur, sa volonté d’internationaliser la programmation et son credo en faveur de l’interdisciplinarité ont été vus par ses détracteurs comme l’entrée dans une nouvelle ère moins exigeante d’un point de vue artistique, plus préoccupée par la rentabilité financière.



Lire l’entretien :   Pour Frank Castorf, « l’artiste doit se sentir étranger »  http://www.lemonde.fr/culture/article/2016/09/10/theatre-pour-frank-castorf-l-artiste-doit-se-sentir-etranger_4995520_3246.html


Pour ce premier contact avec la presse, Chris Dercon avait soigné ses effets, commençant par une forme d’autocritique : « J’ai sous-estimé la situation politique et l’état de l’opinion dans la ville, et cela m’a amené à avoir des mots malheureux ». Il a poursuivi par une ode enflammée à la Volksbühne, « laboratoire de l’avant-garde » : « quand on m’a appelé pour la diriger, je ne pouvais pas dire non ». Pour finalement se mettre assez judicieusement en retrait en comprenant, en fin politique, qu’il avait tout intérêt à laisser ses nouveaux collaborateurs présenter eux-mêmes le programme de la nouvelle saison afin d’alimenter le moins possible le débat sur sa propre personne. A commencer par Marietta Piekenbrock, sa directrice de la programmation, venue de la direction de la Ruhrtriennale.

Lire le portrait :   De Londres à Berlin, l’envol de Chris Dercon  http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/04/27/de-londres-a-berlin-l-envol-de-chris-dercon_4623166_3246.html

Exercice de charme

Dans cet exercice de charme, la nouvelle équipe de la Volksbühne s’est surtout efforcée de trouver un équilibre entre la nouveauté et la continuité. La nouveauté, avec notamment l’investissement du Hangar n°5 de l’aéroport de Tempelhof, où la danse aura la première place. La nouveauté, encore, avec l’accent mis sur les arts vidéo et multimédia, auquel un nouvel espace sera dédié. Mais aussi une forme de continuité, marquée par le fait que 206 employés sur 227 resteront à leur poste, que la direction musicale sera toujours assurée par Christian Morin et que la programmation du « Salon Rouge », consacrée aux événéments littéraires, restera pilotée par Sabine Zielke.

Lire le reportage :   Le nouveau paysage du théâtre allemand : http://www.lemonde.fr/scenes/article/2016/02/29/le-nouveau-paysage-du-theatre-allemand_4873528_1654999.html

Pour cette première rencontre, la presse s’est montrée assez partagée. « Dercon voit grand », a titré la Süddeutsche Zeitung, mettant l’accent sur la « nervosité » palpable de la nouvelle équipe. « Sur le plan artistique, Dercon a annoncé peu de surprises », a constaté le Tagesspiegel. Assez emblématique de cette ambivalence est le commentaire très personnel publié par Katrin Bettina Müller dans le Tageszeitung. Dans cet article, la critique théâtrale salue d’un côté les artistes mis en avant dans la nouvelle Volksbühne, parmi lesquels Boris Charmatz, Susanne Kennedy, Mette Ingvartsen, Romuald Karmakar, Jérôme Bel et Tino Sehgal, qui ouvrira la saison avec des pièces en un acte de Samuel Beckett, dans la salle historique de la place Rosa-Luxemburg. Katrin Bettina Müller n’en déplore pas moins le départ des metteurs en scène qui ont marqué l’institution ces dernières années (René Pollesch, Herbert Fritsch, Christoph Marthaler, Frank Castorf). Surtout, elle dit son malaise à l’égard des « grands mots » employés par Chris Dercon et Marietta Piekenbrock pour « habiller leurs projets », un « vocabulaire aux accents missionnaires qui donnent l’impression que le public berlinois va devoir venir accompagné d’un ABC du théâtre »...

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Pour une nouvelle génération à l’opéra

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Tribune du compositeur Roland Auzet dans Libération :


Moins de 1 % de compositeurs vivants français travaillent au sein des maisons de musique et d’opéra. Pourquoi l’Etat reste-t-il sourd au renouvellement des générations et des œuvres jouées ?

Pour une nouvelle génération à l’opéra


Ces dernières années, le ministère de la Culture a rajeuni et féminisé les directions des centres dramatiques et chorégraphiques nationaux. Dans le même temps, le renouvellement de quelques directions de maisons de musique et d’opéras s’est organisé malheureusement sans nouveauté, hormis à l’Opéra-Comique. Alors que metteurs en scène et chorégraphes ont su convaincre que leurs centres puissent se réformer et se développer, des compositeurs - porteurs de projets - constatent aujourd’hui leur impossibilité à s’insérer dans ces maisons qui sont aussi les leurs. Pourquoi maintient-on les compositeurs - porteurs de projet -, hors de la relation avec ces établissements ?

Quel avenir pour les maisons qui souhaitent se développer si les compositeurs vivants et créateurs de leur art en sont absents ? Au niveau national, moins de 1 % de compositeurs vivants français travaillent au sein des maisons de musique et d’opéras. Il y a aujourd’hui plusieurs dizaines de compositeurs sortant chaque année des conservatoires et établissements spécialisés. Pourquoi l’Etat reste-t-il sourd au renouvellement des générations, à la question du vieillissement et de la mutation des publics ? Aux évolutions démographiques ? A la transformation des pratiques culturelles ? N’est-il pas temps d’installer des équipes renouvelées, des binômes articulant la présence artistique et le développement culturel ? Les metteurs en scènes l’ont fait à partir des années 60, les chorégraphes, dans les années 80.

Aujourd’hui, à travers de nombreux rassemblements (notamment le Collectif 4 102), les compositeurs s’engagent. Débats, échanges, réflexions et expériences diverses nourrissent des programmes concrets porteurs d’avenir. Sur la base de missions de service public, respectant le travail engagé par les générations antérieures, ils souhaitent la mise en place de projets d’établissements à la croisée des spécificités territoriales, des répertoires les plus anciens jusqu’aux créations les plus représentatives de notre monde en relation avec la totalité des publics.

La création à l’opéra ne peut être constituée que du renouvellement de mises en scène d’ouvrages du répertoire. Le phénomène culturel le plus significatif des dernières années a consisté en l’introduction de l’art vivant et contemporain dans toutes les institutions publiques, quelle que soit leur spécialité. Ce mélange des genres et surtout des époques, d’abord apparu comme une mode, s’est avéré bénéfique. La musique s’organise encore en «musiques de patrimoine et musiques de création». Cette division ne nourrit aucune perspective. Les deux sont indissociables.

Le métier de compositeur et de musicien n’est plus le même qu’aux siècles précédents et s’est développé avec le créateur scénique et médiateur au service des œuvres et des publics. La pratique est devenue multiple. Nous devons nous en réjouir. L’opéra occupe aujourd’hui une place privilégiée dans l’expression culturelle de notre époque mais avec des manques qui peuvent lui être fatals. Il se doit d’être un lieu vivant de la création artistique, l’émetteur par excellence d’une production de sens actualisée et également, de par sa fonction patrimoniale, être projeté vers l’avenir, à la fois lieu d’émergence et de consécration de la création de son temps. Espace d’interprétation, il peut être l’agent actif d’une relecture d’un passé proche, qui reste partie prenante du présent. L’opéra doit contenir la mémoire du passé, mais aussi être le témoin de son temps et le lieu de son questionnement.

Aujourd’hui, un nouveau projet politique s’ouvre pour notre pays. L’élan de réforme du théâtre et de la danse constaté depuis plusieurs années doit pouvoir se penser pour nos opéras et maisons de musique : c’est une question de responsabilité posée à notre génération.

Par Roland Auzet Compositeur, membre du Collectif 4 102 (Compositeurs, musiciens et créateurs scéniques)

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Quand art, théâtre et politique font bon ménage avec les élèves-comédiens du Français

Quand art, théâtre et politique font bon ménage avec les élèves-comédiens du Français | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Thomas Ngo-Hong Roche pour son blog "Hier au théâtre"

En 2011, un scandale secoue le microcosme théâtral : Olivier Py est remercié de ses fonctions de directeur de l’Odéon après un premier mandat. Cinq ans plus tard, le jeune Hugues Duchêne met en scène Le Roi sur sa couleur, une comédie du pouvoir à partir de ce canevas ultra médiatisé. Avec ses camarades, élèves-comédiens du Français, il mêle la fiction au théâtre-documentaire avec un sens très fin de la caricature politique. Ce jeu d’échecs impitoyable prend forme sous les yeux épatés du public qui assiste médusé à un combat de coq d’egos démesurés. Hilarant et salutaire à la fois.

Un tourbillon solaire dans la langue de Dante illumine l’ouverture de la pièce : deux femmes, en grande conversation, échangent avec entrain. Les non-italophones sont un peu laissés sur le bas-côté mais rien de bien méchant. Des accents si riants ravissent les oreilles. Un certain Luc est rapidement mis sur le tapis : c’est un metteur en scène suisse reconnu par la profession. Il faut qu’il parvienne à séduire Nicolas. Qui sait s’il n’aurait pas un poste sympathique à lui offrir ? Après, Catherine annonce à Olivier qu’il ne sera pas reconduit à l’Odéon : coup dur. Frédéric entre en scène : le ministre de la Culture, sur les conseils de Catherine, appuie sa décision d’éjecter le pauvre Olivier. S’ensuit alors un lutte de longue haleine pour le pouvoir. Il va y avoir de la casse…

Crise d’egos
Habitué à écrire sur la politique, Hugues Duchêne a perçu dans cette affaire la contamination du pouvoir sur l’art ou comment la politique consume les appétences culturelles. En choississant sciemment de gommer les noms de famille de ses personnages, le dramaturge s’inscrit dans une veine de l’intime et transforme le fait divers en saga haletante à la Dallas. Les arcanes des puissants se retrouvent donc ainsi démontées sous l’angle de l’exagération comique : on sait bien que sous la caricature se dissimule toujours une part plus ou moins criante de vérité. Comment ne pas rire face à l’ignorance crasse de Sarkozy, joué à la perfection par le metteur en scène himself (avec tous ses tics, sa gestuelle et même sa voix) ; on éprouve presque de la compassion pour Mittérand, toujours plongé dans des situations délicates, incarné par Théo Comby-Lemaître. On découvre une Catherine Pégard absolument effrayante de machiavélisme et brillamment interprétée par Pénélope Avril. Ses airs hypocrites et pourtant très cassants de manipulatrice font mouche. Laurent Robert se moule avec aise dans le costume fantasque et maniéré d’Olivier Py (et de Michel Fau en Carla Bruni !). La volcanique Marianna Granci apporte de la fougue à Carla Bruni tandis que les mimiques mielleuses de Vanessa Bile-Audouard en Valéria Bruni-Tedeschi enchantent.

Aucun artifice ici, les comédiens changent de rôle à vue et attendent de prononcer leurs répliques, assis sur leurs chaises. Le dispositif scénique est très simple, artisanal. Tant mieux. Pas besoin d’une grosse machinerie, tout repose sur le savoir-faire de la jeune troupe et leur capacité à se fondre dans leurs personnages. C’est incontestablement réussi ! On passe une excellente soirée en s’instruisant tout en s’amusant. La pièce se dévore comme un épisode de sitcom avec son lot de trahisons et de personnages hauts en couleur. S’y ajoutent en outre des extraits de journaux (avec toute la crème des critiques dramatiques !), de comptes-rendus épiques à l’Assemblée-Nationale, des extraits de mémoires de Frédéric Mitterrand et une interview corsée de celui-ci par une Laure Adler déchaînée. On peut donc concilier art, politique et théâtre sur scène sans pousser un roupillon. Quoi de mieux ?

LE ROI SUR SA COULEUR de Hugues Duchêne. M.E.S de l’auteur. 1h10. ♥  ♥  ♥  ♥

© Simon Gosselin

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Amphitryon de Molière, mise en scène de Christophe Rauck avec les comédiens de L’Atelier -Théâtre Piotr Fomenko de Moscou.

Amphitryon de Molière, mise en scène de Christophe Rauck avec les comédiens de L’Atelier -Théâtre Piotr Fomenko de Moscou. | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Véronique Hotte pour son blog Hottello


Crédit Photo : Larissa Guerassimtchouk



Amphitryon de Molière, mise en scène de Christophe Rauck avec les comédiens de L’Atelier -Théâtre Piotr Fomenko de Moscou – spectacle en russe surtitré en français.

Le dieu Jupiter, amoureux de la belle Alcmène, profite de l’absence de son jeune mari Amphitryon, général des Thébains parti à la guerre, pour prendre sa place.

Ainsi devenu Amphitryon trait pour trait, le dieu descend sur terre, accompagné du fidèle Mercure qui, de son côté, prend l’apparence de Sosie, le valet d’Amphitryon.

L’épouse vertueuse, surprise du retour inattendu de son mari, « s’offre une longue nuit d’amour avec l’imposteur », selon les termes mêmes de Christophe Rauck.

Le directeur du Théâtre du Nord à Lille crée à Moscou avec la troupe emblématique du grand metteur en scène Piotr Fomenko, disparu en 2012, Amphitryon de Molière, en russe, avant sa tournée à Lille puis au Théâtre Gérard-Philippe de Saint-Denis.

Pour Christophe Rauck, la pièce du grand classique et comique français est plutôt inventive et poétique à travers sa forme stylistique et dramaturgique aérienne, dont l’alternance ludique entre un alexandrin souverain et un octosyllabe plus léger.

La forme est libre pour un sujet plus viril qu’il n’y paraît puisque la pièce met à nu, non pas la question de l’amour et des sentiments que l’imaginaire russe est enclin à privilégier, mais la question mâle du pouvoir avec ses fracas qui brisent les êtres.

Le désir jupitérien – et non l’amour à proprement parler – prend le pouvoir à la fois sur la vertueuse Alcmène et sur son époux conquérant, le militaire Amphitryon, qui par la force des choses, la trahison divine bien orchestrée, perd la main sur sa belle.

Pour effets, la jalousie qui pique celui qui a été « dérobé », mais surtout l’humiliation.

Et dans toute comédie respectable, le jeu des maîtres est un miroir où se regardent les valets – reflet, réverbération, écho et glissement symbolique des existences comparables. Sosie, valet d’Amphitryon, vit une aventure similaire à celle de son maître puisque Mercure, au service de Jupiter, revêt la mine de ce valet ordinaire. Or, Mercure, affairé, rejette désobligeamment Cléanthis, la femme de Sosie, vexée.

Via la scénographie d’Aurélie Thomas, Christophe Rauck propose un voyage onirique dans les rêves et les peintures des dieux antiques célestes. Bleu firmament que des nuages blancs – des éléments vaporeux de fumigènes viennent troubler les paysages et obscurcir encore les consciences égarées et confuses.

Passerelle maritime, à moins que d’être coursive de navire céleste, l’appareillage descend des cintres, tel un canot au pied d’un paquebot, avec à son bord le panache blanc des officiers de marine vainqueurs, accompagnés de leur dame radieuse.

Jupiter quitte les hauteurs divines pour appareiller sur la terre des hommes.

Un immense miroir – galerie de glaces installée pour le songe ébloui du spectateur – accomplit le dédoublement attendu du monde qui est à l’œuvre dans la pièce.

D’abord, les portraits vivants et en pied de Mercure et de la Nuit sont reflétés grandeur nature par le miroir – magie des apparences. La vie est si ineffable qu’on ne distingue plus le vrai du faux. Et quant à soi-même, n’est-on pas double encore ?

Le reflet de soi – tangible ou irréel – se fait l’objet d’une mise en abyme savante : soi face à un autre qui n’est pas soi, ou bien soi en face de soi qui ne se reconnaît pas.

De même, Sosie – valet subtil – est surpris par cet autre lui-même qui ne peut le désigner. Et Alcmène ne fait pas de différence entre l’époux et l’amant d’un soir.

Mercure, quelque peu suffisant, se laisse aller à ses humeurs et maltraite son double terrestre – on ne saurait mêler les catégories sociales des dieux et des hommes.

La délicatesse, la profondeur et la musicalité du jeu des acteurs russes – la marque de fabrique caractéristique de l’atelier-théâtre Piotr Fomenko – emporte la mise.

Les comédiens vont et viennent depuis le ciel jusqu’à fouler la scène, et du plateau aux gradins de la salle, s’invectivant et interpellant le public, des figures terriennes et oniriques, graves et moqueuses, cyniques et amusées, pleinement vivantes enfin.

Véronique Hotte

TGP –Théâtre Gérard Philipe – CDN Saint-Denis, du 20 au 24 mai.

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L’Hôtel du libre échange : Nanty met du Tchekhov dans son Feydeau

L’Hôtel du libre échange : Nanty met du Tchekhov dans son Feydeau | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Hadrien Volle dans Sceneweb
Photo © Brigitte Enguérand, coll. Comédie-Française.

L’ultime nouvelle production de la saison 16-17 à la Comédie-Française est L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau. Isabelle Nanty, qui signe la mise en scène de cette entrée au répertoire, en souligne les aspects sombres et néanmoins burlesques. Une réussite. 




L’histoire commence comme ce qu’elle est, un Feydeau : le mari se plaint de sa femme ; la voisine de son époux. Les deux mécontents sont bien décidés à punir leurs indignes conjoints en commettant l’adultère le jour même. Pour cela, ils se rendront à « L’Hôtel du Libre-Échange » où, bien évidemment, ils croiseront une flopée de connaissances qu’ils voulaient à tout prix éviter !

Cette pièce laisse une place immense aux situations et aux personnages. Chaque scène est propice au burlesque et à l’explosion. Isabelle Nanty ne se prive pas d’orchestrer de main de maître chaque porte qui s’ouvre, chaque geste inattendu, chaque bégaiement. La précision est souvent si juste qu’il arrive que certains comédiens jouent ensemble sans se voir : il y a beaucoup de chambres dans l’Hôtel du Libre-Échange et le spectateur-voyeur est le seul à toutes les apercevoir simultanément.

Chaque caractère est individuel, porteur d’un bagage. Les personnages ne sont pas de simples caricatures de ce qu’ils sont, ici chacun a une histoire et elle est bouleversée en une seule nuit où tout est possible, surtout ce qu’on pense ne pas l’être. Christian Hecq est au sommet de son art dans le rôle de Mathieu, Laurent Lafitte est un Bastien aux airs patibulaires ayant l’âme d’un clown blanc. Anne Kessler et Florence Viala sont des épouses incroyables de névroses et d’ironie.

Derrière ce verni de rire et de tendresse se cache une évidente gravité portée par des êtres qui savent leur monde en chute. Isabelle Nanty n’hésite pas à comparer Feydeau à Tchekhov et, bien que cela puisse être surprenant, sous sa baguette, on comprend pourquoi.

L’Hôtel du Libre-Échange
de Georges Feydeau
Mise en scène Isabelle Nanty
Scénographie et costumes : Christian Lacroix
Lumières : Laurent Béal
Arrangements musicaux : Vincent Leterme
Travail chorégraphique : Xavier Legrand
Assistanat à la mise en scène : Stéphanie Leclercq
Assistanat à la scénographie : Philippine Ordinaire
Anne Kessler : Angélique, femme de Pinglet
Bruno Raffaelli : Chervet et le Commissaire
Alain Lenglet : Ernest
Florence Viala : Marcelle, femme de Paillardin
Jérôme Pouly : Paillardin
Michel Vuillermoz : Pinglet
Bakary Sangaré : Boulot
Christian Hecq : Mathieu
Laurent Lafitte : Bastien
Rebecca Marder : Violette, fille de Mathieu
Pauline Clément : Victoire, femme de chambre de Pinglet
Julien Frison : Maxime, neveu de Paillardin
Comédiens de l’Académie :
Fille de Mathieu : Marina Cappe
Commissionnaire : Tristan Cottin
Fille de Mathieu : Ji Su Jeong
Fille de Mathieu : Amaranta Kun
Commissionnaire : Pierre Ostoya Magnin
Commissionnaire : Axel Mandron
Durée : 2h30

Nouvelle production
Comédie Française
Salle Richelieu
Du 20 mai 2017 au 25 juillet 2017

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Une pléiade de nouveaux auteurs associés pour la saison 2017/2018 du Théâtre du Rond-Point

Une pléiade de nouveaux auteurs associés pour la saison 2017/2018 du Théâtre du Rond-Point | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Stéphane Capron dans Sceneweb



Le Théâtre du Rond-Point est le premier théâtre à ouvrir la fonction « d’auteur associé » à tous les styles d’écriture: du rap à la danse en passant par la magie. Au fidèle Pierre Notte qui ouvrira la saison avec sa nouvelle pièce La Nostalgie des blattes écrite pour Catherine Hiegel et Tania Tossens se joint Kery James qui a triomphé cette année avec A vif (qui sera repris en septembre). Le rappeur aura une carte blanche en mars avec deux soirées. L’iconoclaste Pierre Guillois, auteur des pièces à succès Le Gros, la vache et le mainate et Bigre, présentera en mars son Opéraporno (réservé aux adultes), un opéra sexe débridé avec Jean-Paul Muel et Flannan Obé. Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta, également auteur associé va créer My Ladies Rock, version féminine de My Rock, gros succès de l’année 2015, avec quatorze chansons emblématiques de le scène rock, réinterprétées par le groupe Emile Dubois, de Patti Smith à Tina Turner. Et parmi les auteurs associés on trouve un groupe de magiciens : Clément Debailleul, Yann Frisch, Valentine Losseau, Raphaël Navarro et Étienne Saglio, ils présenteront à la fin de la saison en mai un festival de magie.

En novembre, Jean-Michel Ribes (renouvelé pour cinq ans) présentera sa nouvelle création Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes. Des dialogues désopilants interprétés par Romain Cottard et Damien Zanoly. Deux ans après les attentats du 13 novembre, le livre poignant de notre confère Antoine Leiris, Vous n’aurez pas ma haine, en hommage à sa femme Hélène, tombée au Bataclan sous les balles du terrorisme, sera interprété par Raphaël Personnaz.

Nicolas Bouchaud reprend l’intégrale des trois monologues créés ces dernières saisons, La loi du marcheur, Un métier idéal, Le Méridien. Parmi les reprises, on risque de se bousculer en septembre pour applaudir We love arabs, succès du Off 2016, repris cette fois ci sur la longueur (dépêchez-vous d’acheter vos places). La rentrée de janvier s’ouvrira avec un autre succès du Off, Toute ma vie j’ai fait des choses que je savais pas faire de Rémi De Vos avec la formidable Juliette Plumecoq-Mech.

La saison s’ouvre avec Novecento, et un André Dussollier totalement remis de sa fracture au pied. Elle sera en revanche écourtée, car en juin 2018 la salle Renaud-Barrault doit subir des travaux de mise aux normes techniques dont la durée ne devrait pas excéder l’été 2018, pour une réouverture en septembre 2018.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

Présentation de la saison 2017-2018 lundi 29 mai à partir de 19h en live sur Dailymotion et Facebook

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Aide à la création – Palmarès de la session de mai 2017 – Artcena

Aide à la création – Palmarès de la session de mai 2017 – Artcena | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Aide à la création – Palmarès de la session de mai 2017

La Commission nationale d’Aide à la création de textes dramatiques s’est réunie à ARTCENA les 15 et 16 mai derniers. Elle a sélectionné les textes suivants :



Textes de littérature dramatiques


– Des territoires (…D’une prison l’autre…) de Baptiste Amann
– A la trace d’Alexandra Badea
– Moule Robert de Martin Bellemare
– Le plus beau cadeau du monde de Nathalie Bensard
– Rouge neige de Jean-Pierre Cannet
– Personne ne bouge d’Enzo Cormann
– Isadora comme elle est belle et quand elle se promène de Milena Csergo
– Le vent souffle sur Erzebeth de Céline Delbecq
– Enterrer les chiens (prophéties pour temps obscurs) de Jérémie Fabre
– J’empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte de Violaine Schwartz
– Le Parlement des forêts de Marc-Emmanuel Soriano
– Fartlek de Anne-Christine Tinel

Traductions


– Puissent nos voix résonner de Adnan Lugonić, traduit du bosniaque par Karine Samardzija

Dramaturgies plurielles


– 5 semaines en R.F.A. / 1952 d’Adeline Caron
– Vies de Papier de Benoit Faivre, Tommy Laszlo et Kathleen Fortin
– Saigon de Caroline Guiela Nguyen
– La Vase de Pierre Meunier et Marguerite Bordat

Encouragement
– Babylone 1 – Les Murs d’argile d’Antonin Fadinard
– Inoxydables de Julie Ménard
– Tunnel Boring Machine de Yuval Rozma

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Au cœur des ramifications de «By Heart» de Tiago Rodrigues

Au cœur des ramifications de «By Heart» de Tiago Rodrigues | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Ève Beauvallet dans Libération

Comment Tiago Rodrigues relie Pasternak à sa grand-mère

L’histoire se déroule en 1937, en URSS, à l’issue des trois jours que dure le Congrès soviétique des écrivains. Les poèmes de Boris Pasternak sont jugés «à l’écart de la réalité socialiste». Ses amis lui déconseillent de prendre la parole au micro, au risque d’être arrêté. Pourtant, Pasternak se lève et lance simplement un chiffre, un défi : «30». Alors, deux mille personnes se lèvent dans l’amphithéâtre et récitent, de mémoire, le sonnet 30 de Shakespeare, un sonnet sur la mémoire, traduit en russe par Pasternak. Le philosophe et critique littéraire George Steiner dira de cet épisode : «Ça voulait tout dire. Ça voulait dire : "Vous ne pouvez pas nous toucher, vous ne pouvez pas détruire la langue russe, vous ne pouvez pas détruire Shakespeare."» C’est aussi l’histoire de Nadejda Mandelstam qui réunit dans sa cuisine dix personnes pour apprendre par cœur les poèmes de son mari Ossip Mandelstam, persécuté, exilé - lesquels les transmettront à leur tour à dix personnes, et dix autres encore. C’est encore l’histoire d’un bibliothécaire, qui dans le camp de Birkenau, invitait les déportés à écouter les livres qu’il avait mémorisés. C’est enfin l’histoire, au début du XXIe siècle, de Candida, une cuisinière portugaise qui, âgée de 93 ans, alors qu’elle se sait devenir aveugle, demande à son petit-fils de lui choisir le dernier livre, le livre «définitif», celui qu’elle apprendra par cœur avant de perdre la vue.

«Anachronisme».


Le petit-fils de Candida s’appelle Tiago Rodrigues. Il est auteur, acteur, metteur en scène, aujourd’hui directeur du Théâtre national de Lisbonne. Un amoureux de Flaubert, qui considère la lecture comme une activité sauvage, indisciplinée, antiscientifique et qui défend l’apprentissage par cœur de la sorte : «L’anachronisme, l’inutilité du geste le rend en core plus puissant et nécessaire aujourd’hui, nous dit-il. Le fait que ce ne soit même plus un outil pédagogique le charge de romantisme, de philosophie.» Lorsque Candida lui a confié la terrible tâche de choisir pour elle le livre qu’elle emportera en mémoire, il a d’abord pensé : «Je dois faire une pièce.» C’était l’espoir qu’en créant une pièce, il trouverait peu à peu l’objet de sa quête, le livre. Dans cette pièce, une performance théâtrale qui s’intitule aujourd’hui By Heart et qui circule depuis 2013 dans le monde entier, Tiago Rodrigues invite sur le plateau dix personnes à apprendre un sonnet par cœur (1). Ce qui ressemble au départ à un jeu d’écoliers se charge progressivement d’une puissante responsabilité collective. Durant une heure, au fil de la mémorisation du sonnet, s’entrelacent toutes ces histoires : Boris Pasternak, Nadejda Mandelstam, Birkenau… Celle aussi des autodafés de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Des histoires que Tiago Rodrigues a un jour entendues lors d’une conférence (qu’il a depuis apprise par cœur) donnée par Georges Steiner, intitulée «De la beauté et de la consolation» et qui prenait pour sujet l’apprentissage par cœur comme acte de résistance. De résistance aux dictatures. Ou de résistance inutile, à la mort et à l’oubli. Au micro de France Culture, évoquant le projet de sa grand-mère Candida, Tiago Rodrigues lançait : «Vieillir, perdre la vue, c’est totalitaire aussi, non ?»

En pleine quête du livre à choisir pour sa grand-mère, le petit-fils avait envoyé une lettre à George Steiner, dans l’espoir d’être aidé. La réponse ne vint jamais. Mais quelques années plus tard, en 2015, par l’entremise de Laure Adler, Tiago Rodrigues s’est finalement rendu à Cambridge, dans le bureau du philosophe. La lettre n’était jamais arrivée à destination. «Il m’a dit que, de toute façon, il n’aurait jamais pris la responsabilité de choisir un texte à ma place, se rappelle-t-il. Et pendant que je lui parlais de Candida, la petite cuisinière portugaise devenue aveugle, Steiner m’a fait réaliser que j’étais assis dans le même fauteuil que celui dans lequel s’asseyait Borges lorsqu’il venait à Cambridge. Borges, devenu aveugle, et qui savait les livres par cœur.»

Dix chaises.


Le texte que Tiago Rodrigues donne à mémoriser au fil de la pièce By Heart est le sonnet 30 de Shakespeare, celui de Pasternak, celui qui figure dans le recueil de poèmes que le petit-fils a finalement choisi pour sa grand-mère. «Elle n’a jamais pu voir By Heart, mais j’ai joué la pièce dans son village, à 20 mètres de son lit, pendant qu’elle était alitée, reprend-il - lui qui pense aujourd’hui inventorier le nombre étonnant d’anecdotes et de ramifications nées de By Heart : «Des vidéos de spectateurs qui ont appris le sonnet par cœur à leurs proches, une rencontre avec une vieille femme russe qui était dans la cuisine de Nadejda Mandelstam, une autre avec un ancien collaborateur de Bradbury qui a vu la pièce à Seattle, liste-t-il. Lors d’une représentation de By Heart à la Comédie de Genève, la régisseure générale m’avait confié que les dix chaises de spectateurs installées par elle sur le plateau n’étaient pas n’importe quelles chaises : elles provenaient toutes de précédents spectacles, d’Heiner Müller ou autres, parfois joués il y a trente ans dans le théâtre. Une jolie façon de s’approprier le geste de transmission, non ?»

(1) By Heart est édité par Les Solitaires intempestifs (64 pp., 9 € ).

Ève Beauvallet



Tiago Rodrigues
By Heart le 17 juin à Porto (Portugal), en septembre aux Etats-Unis, en octobre à Poitiers, en janvier 2018 à Cherbourg, en mars 2018 à Tarbes et à Bruxelles. En écoute dans l’Atelier fiction de France Culture.

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L’ombre de Stella de Pierre Barillet

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Par Philippe du Vignal dans Théâtre du blog



L’ombre de Stella de Pierre Barillet, mise en scène de Thierry Harcourt
 
Son nom ne dira sans doute pas grand-chose aux jeunes gens mais Pierre Barillet (93 ans) et  Jean-Pierre Grédy (96 ans) sont les auteurs depuis 1950, de très grand succès avec, toujours pour personnage central, une vedette féminine de théâtre ou de cinéma: Le Don d’Adèle qu’aima beaucoup Louis Aragon! Fleur de Cactus avec Sophie Desmarets d’abord, puis Lauren Bacall, Ingrid Bergman (si, si c’est vrai !), puis récemment Catherine Frot. Jacqueline Maillan créa aussi Lily et Lily, Line Renaud Folle Amanda, une pièce reprise il y a quelque mois et ou encore Catherine Deneuve dans Potiche de François Ozon. Et L’Or et la Paille, intelligemment remis en scène il y a deux ans ce même théâtre par Jeanne Herry (voir Le Théâtre du blog pour ces pièces).
Mais Pierre Barillet a aussi écrit mais seul, deux monologues/portraits intimes de vedettes : l’un imaginaire, celui de Stella Marco,  et l’autre de Nadine Picard, une comédienne que Pierre Barillet avait bien connue. Il dresse ici, en positif comme en négatif, le portrait d’une star dans cette période plus que trouble que fut l’Occupation allemande. Telle que la vit Mylène, une petite actrice, sans cachets, qui a dû accepter, pour vivre, d’être la secrétaire particulière/nounou et grande amie de Stella. Mais soumise à ses caprices, elle est aussi devenue son souffre-douleur. Abonnée aux seconds rôles, et amère de n’avoir pas eu la carrière qu’elle aurait bien méritée, elle, la fille de concierge…
Partagée entre l’admiration, l’amour persistant malgré tout, sous un vieux fond de haine et de jalousie pour sa copine qui a, elle, admirablement réussi… On lui propose d’écrire ses Mémoires contre une belle somme: “J’ai rigolé. Quels Mémoires ? Les Mémoires d’une ombre ? Parce que c’est ce que je suis : une ombre. L’ombre de Stella.  (…)  J’ai essayé de le calmer : « Mais je ne sais pas écrire!» Alors, lui: «Justement. Faut surtout pas que ce soit écrit. Vous parlez dans le magnétophone. Vous racontez tout ce qui vous passe par la tête, au fur et à mesure que les souvenirs vous reviennent… vous me donnez les cassettes, et vous ne vous occupez plus de rien !”

En une heure quinze, Denis d’Arcangelo, le créateur travesti de Madame Raymonde, est ici Mylène, une dame en tailleur-pantalon et talons hauts noirs, d’un certain âge mais très classe, qui raconte cette époque. Médusant de vérité-diction et gestuelle impeccables-il  nous dit, entre deux verres de champagne, ce que fut la vie de Stella et la sienne: l’avant-guerre, la déroute des années 44 (mais pas pour  la vedette qui n’a pas craint les petites compromissions avec l’Occupant!) jusqu’à la Libération où elle fut dénoncée par …On vous laisse deviner.


Vie souvent luxueuse avec chez Maxim’s et autres boîtes branchées de l’époque que fréquentaient aussi de jeunes et sympathiques officiers allemands. Elle tourne Typhon à Macao, joue Phèdre… Bref, elle ne souffre pas trop des restrictions qui accablaient les Français (pénurie de tout: vêtements, nourriture, tickets de rationnement obligatoires pour aliments souvent douteux, voire trafiqués, etc.). C’est une époque que le jeune Pierre Barillet a bien connue: celle aussi d’actrices célèbres et aujourd’hui oubliées comme Marie Bell, Alice Cocéa, Jany Holt… dont il s’est sans doute inspirées, bref, toute une époque dans une France bouleversée, sans repères, dont il parle aussi dans Quatre années sans relâche.
Loin des intrigues bien ficelées mais parfois faciles, et des mots d’auteur qui caractérisent les pièces citées plus haut, il y a dans ce récit souvent cruel, quelque chose de juste et vrai qui touche le public, curieux de connaître ces années d’avant, et pendant, la guerre (voir le succès populaire de La Bicyclette bleue de Régine Desforges). 


Et pour une fois, pas mal de jeunes gens dans la salle! Très attentifs et qui découvrent ce que leurs grands-parents ont dû subir: vies dures dans les villes, voire atroces pour beaucoup, étoile jaune pour les Juifs, exactions de la Gestapo, familles dispersées lors de la débâcle, bombardements, alertes et descentes rapides dans les caves, mais passionnantes et souvent plus compliquées que celle qu’a pu délivrer jusqu’ici l’Histoire officielle.


Ici cette sorte de fresque du milieu théâtral et artistique qui touche à l’intime comme au collectif, au tragique comme à la comédie, est finement dirigée et avec une grande intelligence scénique par Thierry Harcourt qui va à l’essentiel. Un plateau nu avec des pendrillons noirs, un bizarre pupitre-magnétophone (pas très crédible mais bon!), un fauteuil tournant et une petite table pour  la bouteille de champagne et une flûte à portée de main. C’est tout…
On a souvent usé et abusé des monologues ces derniers temps, mais celui-ci, écrit avec soin par Pierre Barillet est  bien mis en scène par Thierry Harcourt, même si il aurait pu faire une économie d’une dizaine de minutes. Et  Denis d’Arcangelo mène seul le bal sans vidéos, sans voix amplifiée! pendant soixante-quinze minutes. Chapeau! C’est aussi une belle performance d’acteur qui mérite vraiment le détour.


Philippe du Vignal

Théâtre du Rond-Point, 2bis avenue Franklin Roosevelt, Paris VIIIème, jusqu’au 11juin.
A lire : le très bon livre d’Alain Riding sur  cette époque:  Et la fête continue. aux éditions Flammarion


Photo  (C)Giovanni Cittadini Cesi
 

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Ismaël Saïdi, scènes de crimes

Ismaël Saïdi, scènes de crimes | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Kim Hullot-Guiot  /  Photo Frédéric Stucin pour Libération

Ce dramaturge et ancien policier belge monte des pièces de théâtre sur le terrorisme.

Lorsqu’il entre dans une église, Ismaël Saïdi ne pense pas à l’Ave Maria de Mozart. Il se remémore un air de Nana Mouskouri qu’il y chanta enfant. Il ne se rappelle pas le titre, ce n’est pas faute de l’avoir fredonné. En Belgique, les écoles n’étant pas laïques mais «neutres», le gamin musulman de Schaerbeek, le quartier de Bruxelles où il a grandi à l’ère pré-bobos, a suivi des cours de caté. Version yé-yé, donc. Il rit : «C’est ça qui a rendu les gens athées !»

Ces jours-ci à Paris, Ismaël Saïdi joue sa pièce Géhenne, le deuxième volet de Djihad, sorti en 2015. Le premier mettait en scène le voyage d’aspirants jihadistes, Reda, Ismaël et Ben (d’après les prénoms de leurs interprètes), et leurs interrogations autour de la religion, des interdits, de l’autre. Des conversations qui semblent anodines voire naïves. Un ressort emprunté à Molière. «Sous un air simple, ses personnages se balancent des trucs énormes !» s’enthousiasme Saïdi, attablé à la Bonne Bière, bistrot devenu malheureusement célèbre un 13 novembre et situé en face du Palais des glaces où il se produit. Le deuxième volet reprend le personnage d’Ismaël, qui, après avoir commis un attentat, rencontre une femme juive laïque apparemment timbrée et un prêtre catho porté sur le bédo. Que le public soit prévenu : Géhenne comporte beaucoup de bruits de fusillade. Pénible.

Son auteur assume : « J’utilise les coups de feu pour rappeler que le personnage n’est pas sympathique.» Pourrait-on l’oublier ? Dans Géhenne, c’est à un questionnement qu’on assiste, plus qu’à des actes dont le souvenir flotte dans l’air. C’est le (dé)raisonnement d’Ismaël (le terroriste) que Saïdi (l’auteur) explore.

 «L'oeil de Moscou»
Les fausses évidences, la confrontation avec les autres protagonistes donnent lieu à des saillies souvent assez drôles. Peut-on tourner les attentats en comédie ? Le producteur du spectacle, Hicham Fassi-Fihri, renverse la question : «Peut-on en parler autrement ?» Avant d’écrire des pièces comiques sur des sujets qui ne le sont pas, Ismaël Saïdi a été policier, près de quinze ans. Ce n’était pas par vocation : l’étudiant en sciences sociales avait «vu une annonce». Mais il assure avoir passé «un très bon moment».

Il regrette que l’on sous-estime l’importance des policiers de proximité, dits «agents de quartier» outre-Quiévrain. Entre contact avec la population et enquêtes de quartier, «t’es l’œil de Moscou, tu sais avant tout le monde si un mec se radicalise». S’il a trouvé «horrible» l’affaire Théo, il estime que chez les policiers, il y a «une majorité de gens biens». Comme il remarque que parmi les «jeunes de banlieue», c’est toujours «une minorité qui fait du bruit».

S’il répète souvent qu’il n’est «ni sociologue ni islamologue, mais artiste» (et conseille de se référer aux écrits de Tareq Oubrou et de Rachid Benzine), il réfute l’explication «sociale» du basculement de Belges et de Français dans les sphères jihadistes. Et de citer en contre-exemple «les Italiens, les Roumains, les Sénégalais» arrivés dans la pauvreté en France et en Belgique sans pour autant y commettre d’attentat.

Convergence des luttes


«Le problème, ce n’est pas l’islam, c’est la manière dont on l’apprend aux gens, estime-t-il. Quand on dit : "Tu vas aller en enfer car tu n’es pas musulman ou parce que tu manges du porc", on crée un fossé.» Un souvenir d’enfance : son père s’était vu offrir une bouteille de champagne. Il avait remercié et n’y avait pas touché. C’est tout. Maintenant, «t’as des mecs, ils se sentent insultés qu’on leur offre une bouteille ! Avant, tu ne buvais pas d’alcool, maintenant tu refuses de t’asseoir à la même table !»

Dans Géhenne, son personnage terroriste fait mine d’être dégoûté quand le prêtre boit du vin à son côté, «alors qu’il a tué des enfants !» Dans Djihad, les deux autres se rendent compte que ce sont les leurs qui les ont empêchés, pour l’un d’être amoureux d’une non-musulmane, pour l’autre de dessiner, un prétendu pêché. Des choses dont Saïdi, «fan absolu de Cabu à cause de Dorothée», a été témoin : «La discrimination, c’est une autoroute à deux voies.»

Pour vivre ensemble, il prône la convergence des luttes, estime que la reconnaissance des transgenres, de la liberté des femmes ou de celle de pratiquer ou non une religion revient au même (combat). Le dramaturge rigole des «seuls moment où les extrémistes sont d’accord» : quand ils tapent sur les femmes ou les homos. Il regrette «le marché des luttes» : «Si une femme noire lesbienne et voilée se fait cracher dessus, qui on appelle?»

«On a tous ensemble foiré la création d’une identité commune, insiste le comédien. Ce qui me fait enrager, c’est le manque d’empathie.» Dans le livre où il se raconte, Moi, Ismaël, un musulman d’ici, réédité en France le 31 mai, il la force d’ailleurs un peu. A coups de plaisanteries potaches, il n’hésite pas à s’autovanner, comme s’il craignait que le lecteur manque d’affection à son égard. Peut-être est-ce aussi un reste de sa jeunesse, où le rêveur qui écrivait des poèmes et ne se trouvait pas attirant s’identifiait au Cyrano de Bergerac de Rostand, «pas beau mais avec du talent». Il lui donnait l’impression que «même pour [lui], c’était jouable». Toujours ce «pouvoir des mots», qu’il convoque sans cesse.

Au Panthéon de ses idoles littéraires, Alexandre Dumas décroche la première place. Côté grand écran, son père affectionnait le cinéma égyptien, lui s’est nourri des comédies de Louis de Funès et de Pierre Richard, «les seules qu’on pouvait regarder en famille, sans scène de flirt». En 2004, son premier court métrage sera une histoire d’amour. Comme il préfère partir du réel, il met en scène l’histoire d’une femme noire et d’un homme arabe rejetés tous deux par les leurs lorsqu’ils tombent amoureux. En 2012, après des années passées à concilier travail et passion, il quitte le service public : «Je commençais à avoir épuisé mes congés…»

La police lui aura permis de rencontrer sa femme, qui est toujours en fonction. Ils ont trois fils, âgés de 9 à 17 ans. Saïdi se voit comme le «trait d’union» entre son père et ses fils : «Je suis fils d’immigré, eux ne le sont pas.» Il comprend que ses parents lui aient causé arabe, lui ne le parle pas à la maison. Musulman pratiquant, il ne mange pas hallal («un business») mais remplace la gélatine de porc des bavarois aux fraises qu’il confectionne par de l’agar-agar. Il s’efforce de consommer local (par «protectionnisme», dit-il, lui qui ne croit pas au clivage gauche-droite) et de réduire sa consommation de viande («pour le cholestérol, pour l’environnement»). «Cette peur de diluer l’identité» l’interroge. Lui la définirait «comme les lasagnes» : «C’est plein de couches et, quand c’est bien fait, vous ne pouvez plus les séparer.»

 En cinq dates
2 septembre 1976 Naissance à Bruxelles.
Février 1996-2012 Devient policier.
2014 Première de Djihad.
15 janvier 2017 Première de Géhenne.
31 mai 2017 Sortie française de la nouvelle édition de Moi, Ismaël, un musulman d’ici.

Kim Hullot-Guiot 

Photo Frédéric Stucin pour Libération

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La vie du Centre Gogol, principal théâtre d’avant-garde de Russie

La vie du Centre Gogol, principal théâtre d’avant-garde de Russie | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Oleg Krasnov, Polina Kortina pour le site Russia beyond the Headlines


La vie du Centre Gogol, principal théâtre d’avant-garde de Russie
En 2017, le théâtre Centre Gogol de Moscou célébrera ses cinq ans. Son directeur artistique est le célèbre metteur en scène Kirill Serebrennikov, qui parvient à trouver l’énergie de lancer une douzaine de premières chaque année, d’organiser des spectacles sur d’autres scènes de Russie (y compris celle du Bolchoï) et à l’étranger (la dernière représentation en date est le Barbier de Séville au Komische Oper de Berlin), de participer à des festivals (parmi lesquels le Festival d’Avignon en 2015-2016) et de tourner des films (Le Disciple a été présenté à Cannes l’année dernière).


Voir le portfolio en suivant le lien : https://fr.rbth.com/art/culture/2017/05/03/la-vie-du-centre-gogol-principal-theatre-davant-garde-de-russie_755286

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Il Bugiardo, une farce italienne façon Alfredo Arias

Il Bugiardo, une farce italienne façon Alfredo Arias | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Olivier Fregaville-Gratian d'Amore dans son blog l'oeil d'Olivier



 Au théâtre de l’Epée de bois, Alfredo Arias nous invite à Venise pour rencontre Il Bugiardo .

Dans la pure tradition de la Commedia dell’arte, Alfredo Arias ressuscite avec virtuosité le théâtre de Goldoni. Dépoussiéré de sa rigidité classique, l’ensemble retrouve sa puissance comique, son souffle burlesque. Emporté dans un tourbillon où pantalonnades et pantomimes se succèdent à un rythme effréné, le public conquis, hilare se régale et déguste avec un malin plaisir cette farce ubuesque.

Afin de retrouver le goût d’antan de cette bouffonnerie goldonienne, Alfredo Arias s’est débarrassé du superflu. Alors qu’en fon de scène, un immense panneau, rappelant quelques canaux vénitiens peints par Canaletto, nous plonge au cœur de la Sérénissime, quelques bois de palissade servent d’unique décor. Dans cet espace dénudé de tout objet, hommes et femmes se croisent, s’observent, se cherchent et se séduisent sous le regard vigilant de leur parentèle.

Le timide Florindo (introverti Lucchino Giordana) qui rêve de conquérir la belle Rosaura (flamboyante Marianella Bargilli), se fait damer le pion par Lélio (épatant Geppy Glejeses). Jeune patricien revenant d’exil, il est prêt à tous les mensonges, à toutes les contradictions, quitte à s’emparer des mérites d’un autre pour arriver à ses fins. Véritable affabulateur atteint d’une mythomanie démesurée, il s’invente une vie dorée de marquis. Se noyant dans ses propres mensonges, il finira dindon de sa propre farce.





Respectant morale et bonnes mœurs, cette tragi-comédie, qui relève surtout du divertissement, vaut surtout pour le jeu pantomimique des comédiens et ses répliques ciselées. Joué en italien respectant ainsi le texte satirique de Goldoni, le spectacle nous entraîne dans une Italie baroque où les sixties, âge d’or de la Cinecittà, côtoie et embrasse le flamboyant XVIIIe siècle du dramaturge. Mariant les époques et les styles, n’hésitant pas à brocarder les errances d’un monde contemporain à la dérive dans un intermède railleur, l’espiègle Alfredo Arias ménage les effets et séduit un public hilare.

Porté par une troupe maniant à ravir la volubilité, l‘exubérance de la langue italienne, ce Il Bugiardo est une savoureuse gourmandise, une sfogliatelle des plus onctueuses à ne pas rater.


Rosaura et son père ( Luciano d’Amico) © Tommaso LePera

Il Bugiardo de Carlo Goldoni
Théâtre de l’Epée de bois
La Cartourcherie
Jusqu’au 21 mai 2017
Du mercredi au samedi à 20h30 et le samedi et dimanche à 16h00
Durée 1h45

Mise en scène d’Alfredo Arias
Adaptation d’Alfredo Arias et Geppy Gleijeses
Avec Geppy Gleijeses, Marianella Bargilli, Andrea Giordana Lorenzo Gleijeses, Antonio Interlandi, Luciano d’Amico, Luchino Giordana, Valentina Valsania
Scénographie et costumes de Chloé Obolensky
Lumières de Luigi Ascione
Musique originale de Mauro Gioia
Production Teatro Quirino – 

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Sous les projecteurs. Entre cinéma et théâtre, Vincent Macaigne choisit de ne pas choisir

Sous les projecteurs. Entre cinéma et théâtre, Vincent Macaigne choisit de ne pas choisir | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Yann Bertrand pour France Info


C'est désormais un visage connu du cinéma français. Après avoir fait ses armes au théâtre, Vincent Macaigne est à Cannes pour présenter son tout premier film, "Pour le réconfort", dans la sélection des cinéastes indépendants.


Après avoir été acteur et metteur en scène, Vincent Macaigne propose son premier long-métrage cette année au festival de Cannes. (LOIC VENANCE / AFP)



Il a franchi le pas. Vincent Macaigne est passé derrière la caméra pour un premier long-métrage, après avoir prêté sa vraie gueule d’acteur à de nombreuses reprises. Après avoir aussi suscité la controverse en tant que metteur en scène au théâtre, notamment avec son adaptation d'Hamlet, la pièce Au moins j'aurai laissé un beau cadavre, présentée en 2011 au festival d'Avignon. Pour le réconfort est né de l’envie féroce de filmer ses acteurs de théâtre, qu'il met en scène depuis bientôt 13 ans. 

Défendre son acte

Mais débarquer sur la Croisette en tant que réalisateur, même dans le cadre de la sélection beaucoup moins exposée de l’ACID, celle des cinéastes indépendants, est une nouvelle expérience : "C’est une énorme différence car c’est mon acte, je ne défends pas celui de quelqu’un d’autre."


La dernière fois qu’il était venu à Cannes, c’était avec le premier film de son ami Louis Garrel, Les Deux Amis, il y a deux ans. Mais son nom est encore beaucoup associé aux planches, en tant qu’acteur ou metteur en scène. Entre les deux arts, Vincent Macaigne a décidé de ne pas choisir.


 
Réalisé en famille, toujours, avec sa troupe de comédiens, Pour le réconfort est une opposition théâtrale entre deux mondes : les riches « bobos » et les provinciaux. Les premiers, revenant sur les terres de leur enfance dans le château familial qu’ils avaient abandonné pour courir le monde. Fidèle à sa ligne, Vincent Macaigne veut avant tout susciter une réaction : "J'ai monté le film en me disant que j'aimerais que les gens se demandent ce que leur voisin pense."

Images en quatre tiers, plans serrés, jeux de lumière et musique à fond, Vincent Macaigne signe un premier film qui lui ressemble : technique, inclassable, dramatique et drôle à la fois. Du vrai spectacle vivant.


Voir la vidéo associée à cet article  :  http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/sous-les-projecteurs/sous-les-projecteurs-entre-cinema-et-theatre-vincent-macaigne-choisit-de-ne-pas-choisir_2203782.html

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Des hommes en devenir, mise en scène Emmanuel Meirieu

Des hommes en devenir, mise en scène Emmanuel Meirieu | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Emmanuel Meirieu adapte et met en scène le roman de Bruce Machart et offre, avec l’équipe artistique et les comédiens de cet exceptionnel spectacle, une époustouflante analyse de la condition humaine.

Xavier Gallais dans Des hommes en devenir. Crédit photo : Emmanuel Meirieu
Pour que les hommes ne soient pas tentés par la gloire héroïque, le théâtre a inventé la tragédie, qui les console de leur misérable condition. Aux pitoyables humains, reste le drame d’une existence ordinaire promise à la mort, mais exempte des affres réservées aux êtres supérieurs, seuls capables de les affronter. Le fait divers est notre lot. Perte d’un enfant, d’un amour, d’une jambe ou d’un bras : autant de malheurs sordides à force d’être communs… Emmanuel Meirieu relève la gageure d’affronter cette banalité quotidienne, qui remplit les couloirs d’hôpital, les allées des cimetières et les soirs de débine alcoolique de plaintes tristement communes. Mais sa brillante mise en scène sait éviter les pièges du pathos attendu et de l’empathie forcée. Derrière un tulle sur lequel sont projetés des images illustratives et les visages en gros plan des comédiens, se tiennent Stéphane Balmino, Jérôme Derre, Xavier Gallais, Jérôme Kircher et Loïc Varraut. A distance du public, fichés derrière un micro sur un vaste plateau en pente au sol plissé, ils disent les mots sans fard et pourtant pleins de pudeur d’hommes qui ont tout perdu, sauf la vie…

Passe, impair et manque…

Apparaît alors ce qu’est le bonheur : avoir quelqu’un à perdre. Et le malheur gît dans cette capacité à survivre à la perte. Faire avec, autrement dit, faire sans… Sans le cri de l’enfant mort-né, sans la peau à l’odeur de jasmin de l’amoureuse enfuie, sans le babil incessant de la compagne que la mort a fait taire, sans l’insouciance joyeuse du temps où l’on ignorait qu’on avait tout. Les personnages de Bruce Machart ne se plaignent ni ne geignent. Ils racontent. Emmanuel Meirieu les fait murmurer quand ils pourraient hurler, et on entend pourtant leurs cris à l’intérieur de soi, échos des sanglots enfouis au fond de son âme. Le théâtre se fait le lieu d’une parole incandescente, éblouissante d’authenticité, jamais obscène, jamais pompeuse, évitant avec un talent sidérant la prise d’otage de la sensiblerie. Les cinq comédiens sont les instruments parfaitement accordés et exceptionnellement justes d’un blues métaphysique aux accents déchirants. La rage et la tendresse mêlées de ces êtres terriblement humains les haussent alors à la hauteur de héros tragiques, qui transcendent leur condition en ayant le courage d’en faire le récit. Si notre besoin de consolation est insatiable, ce spectacle en est l’impeccable et hypnotique rappel.

 

Catherine Robert
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Les Inrocks - “Médée-Matériau” de Heiner Müller : Anatoli Vassiliev et Valérie Dréville entretiennent le feu sacré

Les Inrocks - “Médée-Matériau” de Heiner Müller : Anatoli Vassiliev et Valérie Dréville entretiennent le feu sacré | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Patrick Sourd dans Les Inrocks


Dans Médée-Matériau, Valérie Dréville ose l’expérience de la transe pour témoigner sous la direction d’Anatoli Vassiliev d’un destin légendaire porté à l’incandescence par la poésie d’Heiner Müller.


A l’arrière-plan, la toile blanche d’un écran tendu entre les membrures d’un cadre métallique. Juste devant, un petit trône en bois clair placé sur une estrade. A côté et au sol, une bassine en fer blanc. Occupant le vaste volume de la cage de scène, cet autel encore désert est celui du cérémonial à venir.


A l’avant-scène, deux minuscules poupées assises sur un tabouret semblent observer l’étrange installation en se conformant à l’attitude des spectateurs qui ont pris place dans la salle. Le prologue est silencieux.


Les mots se cognent les uns contre les autres


Le texte intégral de Médée-Matériau défile sur l’écran. Avec ses allures de poème fulgurant, la courte pièce d’Heiner Müller nous est simplement donnée à lire. Sept pages où les mots se cognent les uns contre les autres pour dire la violence de la légende de Médée la barbare.


Rappeler son histoire, c’est dire qu’elle a trahi les siens et fut responsable de la mort de son frère. Une indignité choisie par amour, pour faire la fortune de Jason et lui permettre de s’emparer de la Toison d’or. Devenue sa femme, elle lui donne deux fils.
Au fil d’une écriture hallucinée, Heiner Müller nous raconte Médée au moment où celle qui est la petite-fille du Soleil connaît l’outrage de se voir répudiée par un époux ingrat qui a décidé d’en marier une plus jeune.


L’histoire de cette performance tient, elle aussi, de la légende
Si l’on se réfère aux spectacles qui font date, l’histoire de cette performance dirigée par Anatoli Vassiliev et dont Valérie Dréville est l’unique interprète tient, elle aussi, de la légende. La rencontre entre les deux artistes remonte à l’année 1992, quand le maître du théâtre russe met en scène Bal masqué de Mikhaïl Lermontov à la Comédie-Française. L’actrice y est fascinante, le couple qu’elle forme aux côtés du regretté Jean-Luc Boutté demeure inoubliable.
S’ensuivent de nombreux voyages à Moscou, où Valérie Dréville s’initie aux pratiques théâtrales d’Anatoli Vassiliev jusqu’à obtenir une bourse de la Villa Médicis hors les murs pour y travailler un an durant. C’est en 2002, après ce dernier séjour, qu’ils créent Médée-Matériau au festival L’Olympiade théâtrale de Moscou.


Au Festival d’Avignon, la performance fait scandale


Présentée au Festival d’Avignon la même année, la performance fait scandale, avant d’être reprise et de triompher en tournée durant cinq ans. Aujourd’hui, Valérie Dréville est artiste associée du Théâtre national de Strasbourg. Elle était libre d’envisager une création de son choix. Elle a choisi de retrouver la complicité artistique d’Anatoli Vassiliev pour remettre, quinze ans après, Médée-Matériau sur le métier.


La fin de notre lecture est le signal du début du plus étrange des rituels. Portée par une divine colère, Valérie Dréville est cette Médée qui, après avoir tenté de vivre en femme, redevient la sorcière aux infinis pouvoirs pour accomplir sa vengeance.
Seule la transe peut rendre compte de la folie qui se matérialise
Des mouettes annoncent la tempête que l’on présageait, elles tourbillonnent dans le sillage d’un navire. Projetées sur les murs de la cage de scène, ces images filmées en pleine mer font tanguer le théâtre dans un puissant mouvement de roulis.


La voici sur son trône alors que le monde chavire. Mains agrippées sur les genoux, ses jambes sont largement écartées. Elle porte la fine robe de lin qu’elle avait pour ses noces et qu’elle revendique comme une seconde peau. Elle a convaincu Jason que ce serait son présent pour honorer la nouvelle épousée. Seule la transe peut maintenant rendre compte de la folie qui se matérialise.


Pour Vassiliev, le son peut devenir un objet capable de trancher l’espace jusqu’à la ligne d’horizon. Naissant du plus profond du corps de la comédienne, voici donc les mots d’Heiner Müller qui trouvent la puissance de cette incroyable autonomie. “Puisque le mot est un contenant, on fait comme avec un verre rempli d’eau, on le vide, précise l’actrice. On vide le contenu narratif, et le verre vidé peut se remplir d’un autre contenu.”


Médée jubile de l’accomplissement de sa malédiction


Retirant sa robe qu’elle jette dans la bassine, la voici totalement nue, mais c’est un être hybride qui est face à nous. Verticalité triomphante plantée entre ses cuisses offertes, elle arbore la représentation translucide d’un sexe d’homme en érection. Brisant ce phallus magique de ses mains, c’est avec le liquide séminal qu’il contient qu’elle va mettre le feu à la robe. Fin de la virilité de Jason, fin de sa nouvelle épouse transformée en torche.


Sous les yeux des pantins auxquels elle s’adresse comme à ses enfants, voilà Médée qui jubile de l’accomplissement de sa malédiction. Mais tout est loin d’être dit tandis qu’elle tire sur les ficelles qui la relient aux effigies représentant sa progéniture. Ses comptes ne sauraient se régler sans le sacrifice des deux innocents. Chair de sa chair, les poupées éventrées rejoignent le brasero.


En osant le plus scandaleux des théâtres, Valérie Dréville et Anatoli Vassiliev s’affranchissent des tabous pour dire quel était l’ancestral pouvoir de Médée. La violence métaphorique de la performance rejoint l’insoutenable qui avait été reproché en son temps au sacrifice filmé par Jean Rouch dans Les Maîtres fous (1955)… Sa grandeur est de faire le lien avec ce sacré des sorciers d’où le théâtre est né.


 Patrick Sourd


Médée-Matériau de Heiner Müller, mise en scène Anatoli Vassiliev, avec Valérie Dréville, du 24 mai au 3 juin au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris Xe

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Isabelle Nanty ou le vaudeville dans le sang

Isabelle Nanty ou le vaudeville dans le sang | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Thomas Ngo-Hong Roche pour son blog Hier au théâtre :


Après Un Fil à la patte et Un Chapeau de paille d’Italie, la Comédie-Française termine sa saison sur un feu d’artifice vaudevillesque. La pétillante Isabelle Nanty s’empare de L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau en explorant les variations de la fidélité conjugale avec la gouaille qu’on lui connaît. Malgré des longueurs, cette réunion alambiquée des désirs se suit avec un plaisir certain au rythme des imprévus en tout genre.

Un vaudeville sans lieu pour s’ébattre, cela n’existe pas. Pour éviter de se faire prendre la main dans le sac, il s’agit de trouver un lieu interlope, à l’abri des regards indiscrets. L’Hôtel du Libre-Échange, au nom tout indiqué, conviendrai très bien à Pinglet. L’architecte, castré par sa mégère de femme, souhaite batifoler avec la femme de son associé Paillardin, qui elle, n’en peut plus de passer pour la plante verte de service. Ces deux âmes esseulées décident de s’acoquiner… C’était sans compter la présence de Maxime, neveu de Paillardin venu se détendre avec Victoire, la bonne des Pinglet et Mathieu, un ami des Pinglet qui débarquer avec ses quatre insupportabls filles.

Rencontres en pagaille
Ces rencontres importunes sont évidemment à l’origine de tout le sel de cette comédie. Le crampon Christian Hecq qui arrive toujours comme un cheveu sur la soupe conquiert un public ravi. Ses bégaiements et ses airs ahuris sont tordants. Michel Vuillermoz joue de malchance avec une piquante contrariété tandis qu’Anne Kessler épate en dragonne-tragédienne sans concession. Florence Viala apporte une touchante humanité dans le rôle de la femme délaissée. Laurent Lafitte, lui, effraie en tenancier pervers aux gros chicots et aux talents certains de cabaretier. La fraîcheur ravissante de Julien Frison en philosophe coincé s’ouvrant aux plaisirs de la chair est à relever : son allure de grande liane montée sur ressorts lui promet une rapide ascension dans les rôles comiques.

L’élégant décor de Christian Lacroix joue sur nos perceptions : ses airs de maison hantée chic et insalubres à la fois renvoient à la réconforte étiquette bourgeoise sapée par des pensées immorales bien moins glorieuses…. L’idée d’une juxtaposition d’étages reliés par un escalier en colimaçon est bienvenue : elle permet une simultanéité et un agrandissement de l’espace qui accentue la démesure des situations.

Point noir cependant : Feydeau, gourmand, tire trop ses effets. L’ajout d’un troisième acte, qui laisse les personnages mal en point après leur nuit de folie, n’a pas d’intérêt dramatique et offre des rebondissements à rallonge qui sont autant de pétards mouillés. Le spectacle dure tout de même deux heures trente sans entracte. Beaucoup trop long pour une comédie : Nanty aurait du expédier l’affaire avec moins de ménagement et procéder à des coupes.

L’HÔTEL DU LIBRE-ÉCHANGE de Georges Feydeau.  M.E.S d’Isabelle Nanty. Comédie-Française. 01 44 58 15 15. 2h30.

© Brigitte Enguérand

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CASTING Enfant pour jouer dans un spectacle au CDN de Besançon



Le CDN de Besançon recherche deux enfants : deux filles entre 9 et 11 ans  pour jouer dans le spectacle

La Passion de Félicité Barette
D'après Trois contes de Gustave Flaubert,
mise en scène Guillaume Delaveau 


Les enfants joueront à Besançon et en tournée à Thionville et Châtillon.

Le casting aura lieu le 31 mai après-midi


voir le détail de l'annonce http://mailchi.mp/cdn-besancon/casting-enfant-pour-jouer-dans-un-spectacle-au-cdn?e=a784ded6cd

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Le Théâtre National de la Colline annonce sa saison jusqu’en décembre 2018 !

Le Théâtre National de la Colline annonce sa saison jusqu’en décembre 2018 ! | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Stéphane Capron dans Sceneweb


Traditionnellement à ce moment de l’année, les théâtres présentent leur saison de septembre à juin. Wajdi Mouawad a présenté hier soir sa saison au-delà jusqu’en décembre 2018. Une saison découpée en saison qui l’on peut retrouver dans un almanach. Il a également dévoilé la nouvelle identité visuelle du théâtre dessinée par Pierre di Sciullo.

C’est Valère Novarina qui ouvrira la saison automnale 2017 avec une nouvelle création, L’Homme hors de lui avec Dominique Pinon, puis la Colline se transformera en Stadium grâce à la pièce de Mohamed El Khatib avec des supporters du RC Lens (dans le cadre du Festival d’Automne). Sébastien Barrier revient avec son spectacle sur le vin en décembre et une nouvelle création, Gus avec ses deux compères Nicolas Lafourest et Benoît Bonnemaison-Fitte. Les auteures sont à l’honneur avec les pièces d’Alexandra Badea – À la trace par Anne Théron en mai 2018, de Claudine Galea –Au Bois en mai 2018 dans une mise en scène de Benoît Bradel, de Christine Angot – Dîner en ville par Richard Brunel avec Emmanuel Bercot en mars (qui sera créé en juin 2017 dans le cadre du festival Ambivalence(s) ), de la québécoise Annick Lefebvre – Les Barbelés par Alexia Bürger en novembre 2017, d’Anaïs Allais – Au milieu de l’hiver, j’ai découvert un invincible été en mai 2018.

Vincent Macaigne sera présent au printemps 2018 avec deux spectacles: Je suis un pays et Voilà ce que jamais je ne te dirai. Et donc on connaît déjà le spectacle qui fera l’ouverture en septembre 2018, ce sera le japonais Satoshi Miyagi avec Révélation de Léonora Miano.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

Automne
L’Homme hors de lui
texte, mise en scène et peintures
Valère Novarina
du 20 Septembre au 15 Octobre 2017
Petit Théâtre

Stadium
texte Mohamed El Khatib
conception, réalisation
Mohamed El Khatib et Fred Hocké
du 27 Septembre au 7 Octobre 2017
Grand Théâtre

Le Poète aveugle
texte, mise en scène, images
Jan Lauwers & Needcompany
du 11 au 22 Octobre 2017
Grand Théâtre

Les Barbelés
texte Annick Lefebvre
mise en scène
Alexia Bürger
du 8 Novembre
au 2 Décembre 2017
Petit Théâtre

Le Chant de l’oiseau amphibie
texte et mise en scène
Wajdi Mouawad
du 17 Novembre au 16 Décembre 2017
Grand Théâtre

Hiver
Gus
parole Sébastien Barrier
musique, dessins
Nicolas Lafourest, Benoît Bonnemaison-Fitte
du 6 au 29 Décembre 2017
Petit Théâtre

Savoir enfin qui nous buvons
de Sébastien Barrier
du 23 au 30 Décembre 2017
Grand Théâtre

La Maison
de Julien Gaillard
mise en scène et scénographie
Simon Delétang
du 17 Janvier
au 11 février 2018
Petit Théâtre

Schatten (Eurydike sagt)
[Ombre (Eurydice parle)]
d’ Elfriede Jelinek
mise en scène
Katie Mitchell
du 19 au 28 Janvier 2018
Grand Théâtre

Quills
de Doug Wright
mise en scène et espace scénique
Jean-Pierre Cloutier, Robert Lepage
du 6 au 18 février 2018
Grand Théâtre

Dîner en ville
de Christine Angot
mise en scène
Richard Brunel
du 6 Mars au 1er Avril 2018
Petit Théâtre

Printemps
Victoires
texte et mise en scène
Wajdi Mouawad
du 14 Mars
au 11 Avril 2018
Grand Théâtre

À la trace
d’ Alexandra Badea
mise en scène
Anne Théron
du 2 au 26 Mai 2018
Grand Théâtre

Au Bois
texte Claudine Galea
mise en scène
Benoît Bradel
du 3 au 19 Mai 2018
Petit Théâtre

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert un invincible été
[titre provisoire]
texte et mise en scène
Anaïs Allais
du 23 Mai au 17 Juin 2018
Petit Théâtre

Je suis un pays
texte, mise en scène, conception visuelle et scénographique
Vincent Macaigne
du 31 Mai
au 14 Juin 2018
Grand Théâtre

Voilà ce que jamais je ne te dirai
conception et texte
Vincent Macaigne
du 31 Mai au 14 Juin 2018
Grand Théâtre

Automne
Points de non-retour
texte et mise en scène
Alexandra Badea
du 19 Septembre au 14 Octobre 2018
Petit Théâtre

Révélation
de Léonora Miano
mise en scène
Satoshi Miyagi
du 20 Septembre au 20 Octobre 2018
Grand Théâtre

Uso umano di esseri umani
[Usage humain d’êtres humains]
de Romeo Castellucci
du 13 Novembre au 2 Décembre 2018
Petit Théâtre

Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge
texte et mise en scène
Wajdi Mouawad
du 14 Novembre au 16 Décembre 2018
Grand Théâtre

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A Bobigny, renaissance de la «MC 93»

A Bobigny, renaissance de la «MC 93» | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Eve Beauvallet dans Libération


Pour beaucoup, la Maison de la culture de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, est avant tout une icône de la décentralisation culturelle, connue pour avoir invité les plus grands artistes internationaux (Peter Sellars, Robert Wilson) sur un des territoires les plus délaissés de France. Pour d’autres, cette «MC 93», créée en 1980 sous l’impulsion d’une mairie communiste, ne déroge pas à l’image qui colle aux grandes institutions du spectacle vivant : celle d’un grand paquebot inhospitalier, symbole d’entre-soi culturel, trop peu ouvert sur une ville dont une majorité d’habitants affiche des pratiques peu tournées vers le théâtre et la danse contemporaine. Il faut dire que l’architecture du lieu n’aidait pas : difficile, avec ce type de hall d’accueil glacial commun à la majorité des Maisons de la culture de s’imposer comme alternative crédible au gigantesque centre commercial Bobigny 2 planté juste en face, de renouveler le public local en rompant avec l’image soporifique, anachronique et excluante du théâtre.

Cette image pourrait changer. Après trois ans de fermeture pour rénovation, la MC 93 fête la fin des travaux ce mardi, en programmant Nicht Schlafen, pièce du sérénissime chorégraphe belge Alain Platel. L’occasion de prendre la mesure de ce chantier évalué à 18,6 millions d’euros et confié à l’architecte Vincent Brossy : une grande salle de 800 à 1 000 places au top de l’outillage technique, une nouvelle «black box» modulable de 240 places sur le toit, un petit studio ouvert sur le rez-de-chaussée… Et aussi, et surtout, un hall tout en transparence agrandi à 720 m2 et conçu, en dialogue avec les habitants de Bobigny, comme un espace modulable non plus destiné à recevoir uniquement des spectateurs en amont des représentations, mais envisagé comme un «lieu de vie», avec un restaurant ouvert le midi, un café avec connexion wi-fi, une librairie, et des surfaces d’entraînement et de répétition pour tous. La reconfiguration de ce hall n’a rien d’anecdotique. Dans une interview à lire sur Libération.fr, Hortense Archambault, ancienne codirectrice du Festival d’Avignon, nommée à la direction de la MC 93 en 2015, l’envisage même comme «la matérialisation du projet de la nouvelle MC 93, qui est de créer davantage de porosité entre la salle et la ville, physiquement et symboliquement. Il s’agit bien d’inventer d’autres usages de nos maisons, qui ne soient plus uniquement articulés autour des représentations de spectacles.» L’emblème d’un renouvellement nécessaire, donc, pour des institutions culturelles en pleine psychanalyse collective.

ève Beauvallet

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Le pays de Nod : un déluge grandiose et délicieusement absurde au musée d’Anvers

Le pays de Nod : un déluge grandiose et délicieusement absurde au musée d’Anvers | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par M.A pour le blog l'Etoffe des songes


Hommage à la démesure ! Pour Le pays de Nod, la compagnie FC Bergman n’hésite pas à recréer grandeur nature la salle Rubens du musée des Beaux-Arts d’Anvers, ni à malmener ce décor pendant la représentation. Le collectif anversois habitué des installations grandioses (ils avaient reconstitué un village entier dans leur précédente création el x 50 el x 30 el) a fait sensation au Festival d’Avignon 2016. Sans parole, ou presque, ils provoquent le rire et interrogent. Un spectacle original, marquant, aussi splendide qu’ambitieux.

La salle Rubens est vide, hormis une œuvre, Le coup de lance, visiblement trop grande pour franchir la porte d’entrée. Le musée est plus vrai que nature, avec gardiens en uniformes, directeur, machine pour laver le sol, et encore poste radio qui diffuse Céline Dion. L’ultra-réalisme surprend d’autant plus que les personnages qui défilent sont étranges et solitaires, avec un comportement déplacé par rapport aux lieux. D’un côté le responsable du musée qui s’acharne à maladroitement vouloir déplacer le tableau en digne comique de film muet, de l’autre des visiteurs incongrus. L’absence de texte rend le spectateur actif, à la recherche des motivations des uns et des autres. Qu’est-ce qui a pu se passer, quelle est l’origine de la bagarre, que représentent les déchets apportés par l’homme mûr, d’où vient le déluge qui s’abat sur le musée ? La Terre de Nod est le pays où Caïn fuit après tué Abel. L’absurdité est de mise mais tout semble obéir à une logique cachée. Les images sont splendides, comme le radeau de couvertures qui envahit la scène, la table du diner au pied du tableau.

Difficile d’en dire plus sur un spectacle qui se vit intensément par les images qu’il suscite et qui résonne longtemps après. La réalisation est extraordinaire et mérite amplement le détour, en espérant que la pièce sera reprise bientôt.

Le pays de Nod (Het land Nod) de FC Bergman à La Villette du 16 au 20 mai 2017.

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Voyez des géants envahir les rues de Montréal

Voyez des géants envahir les rues de Montréal | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié sur le site de Radio  Canada :


Jusqu'à dimanche, les Géants, des marionnettes qui peuvent atteindre une hauteur de cinq étages, parcourront Montréal, dans le cadre du 375e anniversaire de la ville.

Après avoir fait le tour du monde, ces œuvres créées par la compagnie française de théâtre de rue Royal de Luxe, s’arrêtent pour la première fois au Canada.

Les marionnettes géantes ont émerveillé vendredi des milliers de spectateurs qui ont suivi le déplacement de ces géants, d'abord sur l'avenue du Parc, puis au centre-ville et dans le Vieux-Montréal. La Petite Géante, le Scaphandrier et le chien Xolo sont contrôlés par des dizaines de personnes et soulevés par des grues.


Les Géants, qui se déplacent à une vitesse moyenne de 2,25 km/h, s’arrêteront à nouveau samedi et dimanche à des endroits précis du centre-ville et du Vieux-Montréal, dont Radio-Canada, la Place d’Armes, la gare Viger, le Centre des sciences de Montréal, la Place des arts et la place des Festivals.

Le public peut suivre le parcours de La Petite Géante, qui danse et enfourche la bicyclette, du Scaphandrier, qui fait 11 mètres de haut et pèse plus de 3 tonnes, et du chien Xolo sur l’application 375mtl pour téléphones intelligents.


« C'est pour toutes les générations, et c'est ce qui fait la force de ce projet, explique Jean-Louis Bonnin, porte-parole de la compagnie Royal de Luxe. Vous pouvez être au milieu de milliers de personnes et tout d'un coup, dans le regard du géant, vous avez l'impression qu'il ne s'adresse qu'à vous. »

Les Géants sont nés dans la tête du metteur en scène français Jean-Luc Courcoult.

 
« C'est un peu l'idée de Gulliver; un géant qui s'introduit dans une ville bouscule notre quotidien et nos habitudes », poursuit le porte-parole de la compagnie fondée en 1979 à Aix-en-Provence.

La compagnie aujourd'hui installée à Nantes, en France, a créé spécialement ce spectacle pour Montréal. Depuis ses débuts, elle a présenté des spectacles partout dans le monde.

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Nathalie Béasse : le chœur, la meute et l’enfant

Nathalie Béasse : le chœur, la meute et l’enfant | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Par Jean-Pierre Thibaudat pour son blog Balagan



Le Théâtre de la Bastille continue d’interroger le chœur en invitant une fidèle du lieu : Nathalie Béasse. « La Meute », créé pour l’occasion, réunit seize individus volontaires et disparates. Ils mettent tout leur c(h)œur à l’ouvrage pour suivre les pistes sensibles, pour tous et pour chacun, de la mise en scène.


Le Théâtre de la Bastille poursuit son focus autour de la notion de chœur (lire ici) en invitant Nathalie Béasse. Rien de plus logique. D’une part, Nathalie Béasse est venue régulièrement de l’ouest de la France (sa compagnie est basée à Angers et elle a été artiste associée à la scène nationale de Saint-Nazaire) présenter ses spectacles au Théâtre de la Bastille (quatre depuis 2009) où sera accueillie sa prochaine création fin septembre, Le bruit des arbres qui tombent. D’autre part, les notions de groupe, de bande, de fratrie sont au cœur de son travail, autant de déclinaisons possibles de la notion de chœur.

Cependant, Nathalie Béasse préfère parler de meute. Laquelle est plus sauvage, plus imprévisible, plus instinctive, plus animale. Le chœur est plutôt du côté du semblable, la meute convoque volontiers le dissemblable. C’est ce qui fonde la démarche de Béasse : « comment un individu peut-il se fondre dans un groupe tout en se distinguant ? » se demande-t-elle dans le programme et dans chacun de ses spectacles.

Pour La Meute créé pour le Théâtre de la Bastille, elle n’était pas entourée par les acteurs qui, autour d’elle, forment une fratrie fidèle, mais devait diriger  seize comédiens amateurs ou spectateurs volontaires (dans la mouvance de « L’occupation de la Bastille » l’an dernier) avec lesquels elle a travaillé trois week-ends. Soit six séances de travail. Le résultat n’est pas à proprement parler un spectacle, mais un jeu de pistes (dans les forêts et les vallons, les chiens de la meute suivent des pistes). Des pistes possibles, amorcées. Des variations, des esquisses, des propositions. Rumeurs, grondements, courses effrénées, moments d’écartèlement individuels ou petits groupes explorant le couple intégration/exclusion.

En utilisant ces mots trop abstraits, je trahis malgré moi la démarche de Nathalie Béasse qui part et revient toujours au concret, qui est mue par des corps, des lumières, des couleurs, des souffles bien avant les mots. Ainsi cette séquence où les seize recomposent à la diable la façon dont ils sont habillés et chaussés. L’unisson y est une domestication tacite et une organisation tactile de la dissonance. Alors, dans un moment d’accalmie au cœur du cyclone, dans un moment de deuil ou de perte, dans un moment de regroupement avant l’abîme, l’assaut ou la nuit solitaire, le chant devient possible : « Besame » bouches fermées, ou « Dis, quand reviendras tu » de Barbara où une voix contamine peu à peu les autres. C’est beau et fragile comme un château de cartes,  réconfortant comme un brasero qui apparaît dans la brume un soir de perdition, c'est, pour chacun, un capteur de secrets. Le théâtre est le dernier lieu de la veille et de la veillée, nous dit Nathalie Béasse.

Et puis, il y a dans La Meute comme un miracle de bonté et de beauté, une chose que l’on voit rarement sur une scène et encore moins dans un groupe qui se dépense sans compter sur un plateau : une femme enceinte (l’accouchement est relativement proche) dont la robe noire ne dissimule en rien le ventre rond comme un ballon. Elle ne peut pas courir aussi vite que les autres, marteler le sol avec autant de vigueur, et même si elle est très volontaire, au soir du premier jour de travail elle avait failli renoncer. Nathalie Béasse a su la convaincre de rester. Et c’est tant mieux. Et c’est juste. Car de l’écart, du pas de côté, de la différence porte en elle, jusqu’aux rêveries que son état suscite chez le spectateur, tout est constitutif de la démarche de Nathalie Béasse. Cet enfant qui n’est pas encore né, cet enfant qui va naître, c’est aussi moi, toi, nous, naissant, renaissant chaque soir au théâtre.

La Meute, au Théâtre de la Bastille, 21h, dim 17h, jusqu’au 21 mai.

Quatre spectacles de Nathalie Béasse seront à l’affiche de la Biennale de Venise à la fin juillet.

Photo : Séance de répétition de "La meute" © dr

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