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La fête à Labiche

La fête à Labiche | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Deux versions d'"Un chapeau de paille d'Italie" sont à l'affiche, l'une délirante, l'autre plus véridique, toutes deux remarquables.

 

 

 

Gilles Costaz pour Le point

 

CLIQUER SUR LE TITRE  OU LA PHOTO POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER DANS SON SITE D'ORIGINE

 

 

A propos de la mise en scène de G. B. Corsetti à la Comédie-Française, critique de Jean-Pierre Han, pour son blog de Frictions

http://revue-frictions.net/enligne/index.php?post/2012/11/22/Une-repr%C3%A9sentation-paradoxale

 

 

Un chapeau de paille d'Italie, mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti. Comédie-Française, Théâtre éphémère, jardin du Palais-Royal, tél. : 08 25 10 16 80, en alternance, jusqu'au 7 janvier.

 

 

Un chapeau de paille d'Italie, mise en scène de Gilles Bouillon. Théâtre de La Tempête, Cartoucherie de Vincennes, tél. : 01 43 28 36 36, du 14 novembre au 16 décembre.

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Revue de presse théâtre
L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs
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Très rapide et très clair, trois minutes pour tout expliquer à ceux qui n'ont rien suivi.

Retrouvez #DATAGUEULE, le programme qui vous explique tout en moins de 3 minutes . Et sinon, France 4 c'est aussi : http://www.france4.fr/ https://www.facebo...
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A Avignon, l'engageant théâtre de l'engagement

A Avignon, l'engageant théâtre de l'engagement | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Venu d'Israël, Arkadi Zaides place la danse en état de choc. Venu du Brésil, Antonio Araujo tombe dans le piège de la leçon. Venue de Roubaix, la compagnie du Zieu actualise habilement “Othello”.



Etre au cœur du public, de tous les publics, c'est la volonté affichée de la compagnie du Zieu fondée en 2006 par Nathalie Garraud et Olivier Saccomano. Pour preuve, leur Variation sur Othello est présentée chaque jour jusqu'au 15 juillet sur un site différent de la région d'Avignon, de salle des fêtes en... concession automobile ! Ce sont les spectateurs disposés en rond qui délimitent la scène où trois axes d'entrée et sortie ont été prévus pour le chemin des acteurs. Le trio de comédiens incarnant tous les personnages les utilisent à plein, en profitant de leurs sorties pour changer rapidement d'accessoire. Le moment le plus spectaculaire étant celui où Cédric Michel, passant du lieutenant Cassio à Othello, « le Maure de Venise », se remaquille rapidement le visage en noir...

 

Leur vision d'Othello est radicale, pas romantique du tout. Elle réactive les critères du matérialisme chers à Marx pour ne voir dans cette pièce que l'exercice du pouvoir économique de la République de Venise, « première puissance capitaliste ». Othello, le chef de guerre étranger formé en son sein, n'étant qu'un instrument entre ses mains. La démonstration fonctionne dans cette adaptation appuyée, mais assez maligne, car tout est déjà dans Shakespeare (la différence sociale, l'appât du gain, la sujétion...), même si certains effets sont un peu lourdingues tel ce drapeau européen servant de tapis aux assassinats de la fin. Le plus intéressant dans ce théâtre militant est sans doute d'avoir remplacé parfois le mot « maure » par celui d'« arabe ». Les positions d'Othello comme de Desdémone, sa jeune épouse qui a bravé son milieu d'origine pour vivre son amour, s'en trouvent alors vivement réactualisées. Que les trois interprètes lâchent du lest, quittent un peu leur posture souvent trop affirmatives et le spectacle, sans perdre de sa vitalité, gagnera en finesse !

 

Emmanuelle Bouchez pour Telerama.fr du 11/07

 

 


En savoir plus sur http://www.telerama.fr/scenes/a-avignon-l-engageant-theatre-de-l-engagement,114803.php#zzt5phRCFrEW0ejP.99

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les Inrocks - A Avignon, les lumières d'“Hypérion"

Les Inrocks - A Avignon, les lumières d'“Hypérion" | Revue de presse théâtre | Scoop.it
"Hypérion" mis en scène par Marie-José Malis réveille, par sa croyance absolue dans le théâtre, l'utopie théâtrale et politique avignonnaise.

 

Plutôt que de se lancer dans l’inventaire de la boîte à outils des idées poétiques et politiques qui nous avaient pourtant permis de tenir la barque du monde à flot durant le siècle dernier, Marie-José Malis revient avecHypérion sur le bilan critique écrit à chaud (de 1797 à 1799) par le poète allemand Friedrich Hölderlin et son témoignage sur la flambée des espoirs et les premières déconvenues nées de la révolution française.

Abordant le roman par son versant dialogué, chaque parole saisie devient une adresse au public et renvoie à l’interrogation contemporaine de notre incapacité à rétablir le règne de l’utopie sur nos temps moribonds. Avec un décor qui inscrit son action entre le Printemps arabe et la mise en coupe réglée de la Grèce, la scénographie allonge le plateau jusqu’aux premiers rangs du public et cadre le cadavre exquis du collage architectural d’un café grec désert et d’une rue vide du Caire à l’heure du retour de bâton.

C’est là que le petit groupe d’une dizaine d’acteurs (où elle mélange à sa troupe quelques jeunes amateurs), deviennent les porteurs de l’éclairante parole du poète pour nous aider à relancer la machine des justes combats qui s’avère aujourd’hui grippés. “La pensée qui devait guérir les souffrances tombe malade à son tour”, note Hölderlin et sa lucidité ne laisse aucun doute quand son tutoiement nous rappelle : “Le fantôme des jours dorés qui reviendrait t’appartient.” Ainsi, comme on taperait à la porte de nos consciences, chacune de ces apostrophes travaille à redonner l’espoir, à désigner les tenants d’une réaction qui crie victoire comme autant de tigres de papier… et affirme que la liberté est une invention du peuple et que l’avenir réside dans sa jeunesse.

 

La liberté est une invention du peuple et l’avenir réside dans sa jeunesse. Avec une croyance absolue dans la force de son théâtre qui ménage au fil des cinq heures du spectacle la magie de ses lumières sans jamais se résoudre à faire le noir dans la salle, Marie-José Malis propose l’aventure au long cours d’une rencontre intime avec la parole du poète. A force de constater l’habileté des politiques à retourner les mots comme des vieilles chaussettes, on se croit immunisés face aux discours… Mais dans le martèlement des adresses directes qui, sans cesse, nous sont faites, on sent bientôt la cuirasse se fendiller et la simple évocation d’un “Nous voulons grandir” porte bientôt l’estoc à notre résistance. Lorsque les larmes coulent, on sait qu’on est vaincu et, en même temps, qu’on a gagné une première bataille contre nous-mêmes. Marie-José Malis et sa troupe viennent, quant à eux, de gagner leur pari, celui de transformer cette représentation en un premier pas contre la résignation.

Hypérion, d’après Friedrich Hölderlin, mise en scène Marie-José Malis. Jusqu’au 16 juillet au théâtre Benoît-XII, festival d’Avignon.

 

Patrick Sourd pour les Inrocks, paru le 11 juillet

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Avignon: le jet de vitriol d’Olivier Py

Avignon: le jet de vitriol d’Olivier Py | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Au sol, une glaise gris cendre collante, au dessus un cadre de néons qui s’allument et s’éteignent dans un fracas d’orage, au milieu des comédiens irradiés par l’horreur du monde… La pièce du grec Yannis Mavritsakis mérite bien son nom : « Vitrioli » est un des pièces les plus noires et violentes qu’il nous ait été donné de voir depuis longtemps _et pas seulement à Avignon. Quand à la mise en scène d’Olivier Py, c’est l’une des plus cinglantes et âpres qu’il ait jamais signé. Tel un jet de vitriol lancé sur des fils électriques.

Le héros de cette nouvelle tragédie grecque est moins ce jeune homme perdu et sans espoir harcelé par ses proches, que sa part d’ombre. L’ombre ou le dieu noir qui prend possession de son corps et de son âme. Une métaphore de l’inexorable dépression économique et morale qui gangrène la Grèce. La mère femme de ménage, le beau père, patron d’un abattoir, la petite amie hystérique… tous sont atteints par ce même mal noir. Le pope déchainé et le psy dépassé n’y peuvent rien.

Les mots fusent obscènes et poétiques : suicides, mère incestueuse et pousse au crime, aveuglée à la fin par le désespoir… On tutoie « Médée », « Œdipe ». Sauf qu’on est en 2014, que la Grèce n’est plus gouvernée par les dieux. Les dieux sont morts et la tragédie de Mavritsakis se nourrit du vide sidéral de notre époque. Comme dans les pièces d’Edward Bond, il n’y a aucun espoir. Mais Bond raconte plutôt les jours d’après la fin du monde ; avec l’auteur grec on a l’impression de vivre en « live » les jours d’avant _où tout s’effondre.

Olivier Py n’a pas cherché à rendre la potion moins amère. Le combat du garçon avec son ombre est terrible, brutal, charnel. L’inceste a des allures de viol. Et l’image du corps du garçon debout, momifié avec du scotch d’emballage (noir), est à la limite du supportable. C’est un théâtre de rage et d’horreur qu’il nous offre, servi par des comédiens impressionnants d’engagement. Comme le dispositif scénique est bi-frontal, on aperçoit par delà le carré de glaise, nos doubles-spectateurs tétanisés par l’angoisse. Vous qui entrez ce soir au Gymnase Paul Géria, abandonnez tout espoir : « Vitrioli » est la tragédie sans appel du temps défiguré.

VITRIOLI de Yannis Mavritsakis, mise en scène d’Olivier Py. Gymnase Paul Giéra, Festival d’Avignon (04 90 14 14 14) jusqu’au 19 juillet à 22h. Durée : 1h30. Spectacle en grec surtitré en français.

 Philippe Chevilley pour les Echos, le 11 juillet
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Intermittents: les festivals sous la menace d’une grève samedi

Intermittents: les festivals sous la menace d’une grève samedi | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Les grands festivals de l'été, qui battent leur plein après des débuts difficiles en raison d’un premier mouvement de grève des intermittents du spectacle, pourraient être de nouveau affectés par un appel national de la CGT Spectacle et des coordinations à cesser le travail samedi.

 

AFP, Paru dans Libération.fr le vendredi 11 juillet.

 

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Au Théâtre de l’Union de Limoges, le capitaine Jean Lambert-wild prend son tour de garde

Au Théâtre de l’Union de Limoges, le capitaine Jean Lambert-wild prend son tour de garde | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Son navire caennais laissé à d’autres, le metteur en scène âgé de 42 ans prend la direction du CDN de Limoges et de son école. Il amène dans ses soutes des performances à foison, interprétées par un clown en pyjama, des textes à la poésie singulière, tout cela en dialogue avec la technologie et ses fantômes, et le stoïcisme… Immergé dans la nuit agitée de ce curieux veilleur, on n’est plus sûr de rien. Tant mieux. Plongeons.


Quelle embarcation que le Théâtre de l’Unionde Limoges : bâti en 1908, il était au départ une salle des fêtes. Construite à l’initiative de l’Union de Limoges, une coopérative ouvrière… Voici qu’il accueille aujourd’hui, comme par hasard, Jean Lambert-wild et sa « Coopérative 326 », ensemble d’artistes contemporains travaillant à forger des rêves. Arrivée qui fait suite aux douze années de service de Pierre Pradinas, qui développa le Centre dramatique national et l’école présente en ses murs, en ouvrant celle-ci sur l’extérieur tout en conservant son caractère concentré. Au fil des ans, grâce à des manifestations comme les Francophonies en Limousin, la ville de Limoges est devenue un espace où la langue conte. Et compte donc beaucoup.

 

Quelle chance : notre nouveau directeur possède, pour s’exprimer, une grammaire extrêmement étendue, qui lui est propre (lisez notre interview). S’y mêlent textes de théâtre à la poésie organique (La Mort d’Adam), tirée des sols de La Réunion, où il est né en 1972 ; décors aux couleurs chatoyantes ; dialogues incessants avec la technologie, dans des pièces avec scaphandre autonome (Crise de nerfs), ou jeu vidéo dans lequel notre artiste s’intègre… ; transcription de mythes anciens de toutes origines (Mue, L’Ombelle du trépassé) ; invention permanente: se remplir de confiture, se faire enterrer avant l’heure, ou… monter, tout simplement, En attendant Godot (lisez notre critique) ; et réserve inépuisable de contes. Ou, comme il nomme lui-même ses performances, de « calentures » (délire saisissant les marins sous les Tropiques, et leur donnant envie de se jeter à la mer). Après deux mandats de directeur effectués à Caen, au CDN également, le capitaine Lambert-wild est rompu à l’exercice. Une nouvelle épopée peut donc commencer. Et son Hypogée* de continuer à se constituer dans des lieux institutionnalisés, jusqu’à l’acte final… Tant mieux: cette œuvre, c’est également le public qui l’a fait.

Pour l’accompagner, le metteur en scène David Gauchard, à l’intérêt marqué, lui aussi, pour les nouvelles technologies et leur capacité à raconter des histoires ; Lucie Berelowitsch, metteuse en scène portée sur les écritures russes dont on a pu voir la Lucrèce Borgiadernièrement, à l’Athénée ; Nathalie Fillion, dramaturge, montée notamment au Rond-Point avec, en 2012, A l’Ouest ; et un grand comédien, Marcel Bozonnet. On souhaite la création d’un espace de rêve, qui fasse de la ville, épisodiquement, une île mystérieuse. Avec un directeur protéiforme, une aussi vaste réunion d’artistes et des élèves-comédiens – parmi les anciens de l’Académie, on compte le collectif Jakart et Mugiscué, ainsi qu’une partie de l’équipe actuelle du Fracas de Montluçon – ça semble bien parti pour que Limoges devienne une terre de rêve(s).

*le descriptif des spectacles qui composent l’Hypogée est visible ici

 

Geoffrey Nabavian pour le blog "Toute la culture"

 
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Avignon : Satoshi Miyagi magnifie la carrière Boulbon avec son « Mahabharata »

Avignon : Satoshi Miyagi magnifie la carrière Boulbon avec son « Mahabharata » | Revue de presse théâtre | Scoop.it

C’est la troisième fois que « Nalacharitam », une mise en scène d’un épisode du « Mahabharata » par le talentueux japonais Satoshi Miyagi, vient en France. Mais cette fois, c’est comme une recréation en plein air dans la carrière Boulbon (à une vingtaine de kilomètres d’Avignon). En tutoyant les ombres des falaises, la nuit, le ciel et en conjurant l’orage et la foudre, le spectacle a trouvé un juste lieu.

C’est dans cette même carrière, habitée alors pour la première fois par les dieux du théâtre, qu’il y a trente ans, Peter Brook présentait son « Mahabharata ». Le spectacle commençait au soleil couchant et s’achevait au soleil levant, il racontait la naissance de l’épopée puis son cheminement, les combats, les guerres entre les Pandava et les Kaurava qui structurent sa grande histoire. Le « Mahabharata » de Satoshi Miyagi commence un peu après 22 heures et s’achève du côté de minuit. Une version en accélérée ? Nullement.

 

Jean-Pierre Thibaudat pour son blog Théâtre et Balagan sue Rue 89

 

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Et toi, tu vas voir quoi ? - Scène nationale de Cavaillon

Question cruciale du festivalier, apeuré par la foultitude des propositions et/ou par l’éventualité de manquer LE spectacle qui fera le buzz cet été. Aussi, et pour patienter dans cette inter-saison, le blog et les réseaux sociaux de la Scène nationale seront une nouvelle fois le moyen de garder le contact et de partager nos/vos attentes, nos/vos coups de cœur et nos/vos bons plans pour cet Avignon 2014. 
Partagez, avec nous, et entre vous !

David, par exemple, vous conseille chaleureusement 3 spectacles :
 L’idéal Club des 26000 couverts (vous vous souvenez peut-être de Jacques et Mylène, en 2012) à Villeneuve en Scène.
 Retour à Reims, texte de Didier Eribon mis en scène par la cie Anima Motrix, à la Manufacture
 et au Festival Théâtr’Enfants, Venavi ou pourquoi ma sœur ne va pas bien, d’Olivier Letellier, metteur en scène de Oh Boy !, avant de découvrir en janvier 2015 Un chien dans la tête à la Scène nationale.

Lutxi a noté 2 concerts à l’AJMI, Renaud Garcia-Fons Solo (du 8 au 10 juillet) et Pulcinella (du 12 au 14). Mais aussi Inoffensif [titre provisoire] de Jérôme Rouger au Girasole, Moussu T e lei Jovents à Kabarouf et La Brique de Guy Alloucherie (La Veillée, en 2010 à Cavaillon) à Présence Pasteur.

 

Cliquer sur le titre ou la photo pour lire le blog du Théâtre de Cavaillon, Scène nationale

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Avignon off : la rage de Yann Collette dans le nouveau drame de Peter Handke - Rue89

Avignon off : la rage de Yann Collette dans le nouveau drame de Peter Handke - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Sa nouvelle pièce, « Souterrains blues », est sans doute la plus cinématographique de Peter Handke. « Un drame en vingt stations » (de métro). Les gens montent, descendent. Un homme reste, apostrophe, insulte, éructe. Personne ne moufte.Ça démarre raide et fortL’homme monologue. Un « homme sauvage » comme l’appelle Handke. Quand Yann  Collette a lu cette pièce, tout de suite il a voulu la jouer. Il avait raison : seul un acteur volcanique de sa taille pouvait s’en saisir.

 

Xavier Bazin l’a mis en scène pour cette version avignonnaise sans inventer midi à quatorze heures. On ne tergiverse pas avec un acteur bestial et un texte sidérant. On ne prend pas de chemin de traverse. On affronte la bête de face.

 

Après avoir boxé latéralement les ombres pendant l’accueil du public, Yann Collette se le prend bille en tête, adossé ou pas à un panneau métallique maculé de vie (sperme, merde, sang) qui tient du miroir (aux alouettes). « Et encore vous », commence l’homme sauvage en s’adressant au public. Ça démarre raide et fort.

 

Jean-Pierre Thibaudat pour son blog Théâtre et Balagan sur Rue89

 

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 "Souterrain blues", une pièce de Peter HandkeAvec Yann ColletteFestival d'Avignon off, Collège de la salle, 11h45, jusqu'au 27 juillet, 04 32 76 20 33.La pièce «  Souterrains blues  » traduite de l'allemand par Anne Weber est publiée chez Gallimard, collection le Manteau d'Arlequin, 86p, 11€.
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La Mahabharata-Nalacharitam à la Carrière Boulbon

La Mahabharata-Nalacharitam à la Carrière Boulbon | Revue de presse théâtre | Scoop.it
« Mahabharata-Nalacharitam », mis en scène par le Japonais Satoshi Miyagi, a envoûté les spectateurs d'Avignon.

 

A Avignon, réjouissons-nous, la paix est enfin là

LE MONDE |  09.07.2014 à 13h51 |Par Brigitte Salino

 

Enfin, la beauté a été au rendez-vous d'un soir. C'était mardi 8 juillet, à la Carrière de Boulbon, avec Mahabharata-Nalacharitam, dont la première représentation, prévue la veille, lundi 7 juillet, avait dû être annulée à cause de l'orage. Un orage si violent qu'il a endommagé une des tours du Palais des papes et rendu impraticable la piste menant à la Carrière de Boulbon, à une douzaine de kilomètres d'Avignon.

Cet endroit magnifique, ovale, minéral et sauvage, qui ouvre sur le ciel de la garrigue, ne serait jamais devenu un lieu de spectacles si, en 1985, Peter Brook ne l'avait choisi pour créer… Le Mahabharata, précisément. Le spectacle durait douze heures, c'était une inoubliable traversée de la nuit. Cette année, il dure à peine deux heures, et c'est un bonheur, signé par le Japonais Satoshi Miyagi.

SORT MISÉRABLE D'HOMME

Avignon découvre ce metteur en scène de 55 ans qui a fait un choix très particulier. Contrairement à Peter Brook, qui suivait le fil du livre sacré de l'Inde, retraçant les guerres entre les familles royales des Pandava et des Kaurava, Satoshi Miyagi se concentre sur un épisode du Mahabharata où l'on ne se bat pas. C'est l'histoire d'une princesse au charme inégalé, Damayanti, que les dieux du paradis auraient aimé voir s'unir à l'un d'entre eux, mais qui choisit d'épouser un mortel, le roi Nala. Douze ans durant, le couple est heureux et le royaume prospère. Mais, un jour, Nala reçoit la visite de son frère, qui vient d'un royaume voisin, et lui inculque le vice du jeu. Nala perd tout, jusqu'à son épouse aimée, à qui il ne veut pas faire partager son sort misérable d'homme jeté sur les routes.

Ainsi va le Nalacharitam, qui verra le couple se retrouver après de multiples aventures que Satoshi Miyagi aborde en puisant aux sources de la tradition du kabuki, du nô et du bunraku. Il y a, dans son art, des subtilités multiples qui échappent à un esprit occidental. Mais cela n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est ce que l'on voit à la Carrière de Boulbon, où les spectateurs sont enserrés dans un cercle offrant aux vingt comédiens et dix musiciens une céleste aire de jeu.

Les musiciens sont aux percussions (gamelan, djembé…), les comédiens pratiquent la division du travail, en somme : certains s'expriment par la parole, d'autres par le corps. C'est à la fois très simple, et très sophistiqué. Et surtout très beau, non pas de cette beauté qui coupe le souffle, mais de celle qui libère de la pesanteur, comme un envol vers un monde où tout n'est que présence légère de l'instant.

INSPIRÉE PAR L'OPÉRA DE MOZART ET DE DA PONTE

Quelle merveille que ces costumes, dont certains sont en papier ! Quelle merveille que ces interprètes, unis comme les doigts de la main, experts et facétieux ! On n'est pas près d'oublier Kazunori Abe, le narrateur, qui parfois s'exprime en français (et chante même Sur le pont d'Avignon), ni Micari, l'interprète de Damayanti, éblouissante de bout en bout. Quand, à la fin, elle tend son bras nu vers le ciel, dans un geste parfait, on pense autant aux dieux du théâtre qu'à ceux du Mahabharata. Bref, on est heureux, et prêt à croire à la chute du Nalacharitam : « Réjouissez-vous, la paix est là ! »

 

Brigitte Salino pour Le Monde du 9 juillet

 

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Avignon : 10 trucs à savoir pour se déplacer pendant le festival

Avignon : 10 trucs à savoir pour se déplacer pendant le festival | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Avignon : 10 trucs à savoir pour se déplacer pendant le festival

 

Faut-il reporter sa visite au festival d'Avignon à l'année prochaine ou profiter au contraire d'une moindre affluence pour s'y rendre? Quoi qu'il en soit, il faudra organiser ses déplacements. "Le plus rapide, c'est à pied", crient en chœur les habitués. Certes, pour se rendre d'une représentation à l'autre, d'une cour de lycée transformée en théâtre à ciel ouvert à une salle de spectacle située dans un ancien garage, d'une terrasse ombragée à la cour du palais des Papes, et à condition de rester "intramuros", à l’intérieur de l’enceinte médiévale qui enserre la ville, les festivaliers marchent. "Tout se passe à l'intérieur des remparts ; les pieds sont largement suffisants. On peut ainsi profiter des spectacles de rue et des ‘parades’ que les comédiens du festival Off effectuent pour donner envie d’assister à leur spectacle", témoigne Éric Hamelin, urbaniste, qui compte "deux festivals à son actif".

Avignon, 90000 habitants, accueille pendant la durée du festival (qui est donc maintenu comme l'a décidé le mouvement des intermittents du spectacle mais devrait connaître quelques perturbations) entre un million et un million et demi de visiteurs : des amateurs de théâtre, mais aussi des comédiens, techniciens, producteurs, journalistes, dont certains passent un mois entier dans la cité. Les festivals et autres événements ponctuels sont un casse-tête pour les aménageurs, comme le montre cette interview du directeur général des services techniques de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où se déroulent chaque été des "fêtes" populaires attirant un million de personnes en cinq jours.

 

 

Olivier Razemon, dans son blog sur le Monde

 

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A Avignon, le théâtre est politique mais policé

A Avignon, le théâtre est politique mais policé | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Questionné par Mediapart sur ce que pourrait être ce « festival militant », Olivier Py précise : « Nous devons consacrer trois semaines à faire que la parole soit libre, puissante et capable de changer le monde. » À l’œil nu et après certes seulement quatre jours d'un festival dont plusieurs représentations furent annulées en raison des orages, les spécificités de cette édition, comparée aux précédentes, ne sautent pourtant pas aux yeux.

La seule variation importante s'exprime au début de chaque spectacle. Une prise de parole inscrit en effet chacun d’entre eux dans la lutte en cours, sous des formes variées : message pré-enregistré réaffirmant que les intermittents ne demandent ni privilèges ni effort du contribuable avant Coup Fatal au lycée Saint Joseph ; prise de parole collective liminaire quasiment intégrée au spectacle pour le Prince de Hombourgdans la cour d'honneur du Palais des Papes ; ou encore écoute d'un discours de Victor Hugo avant Orlando ou l'impatience à la FabricA.

Dans ce texte incroyable d'actualité, prononcé devant l'Assemblée nationale en 1848, Hugo explique que « bien que pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget », il juge que « les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue ».


Ces moments liminaires réussissent à éviter toute routine par leur gravité, non seulement du fait du message qu'ils délivrent, mais surtout parce qu'ils réunissent sur scène les artistes et les techniciens. Ils sortent ainsi ces derniers de l'invisibilité à laquelle ils sont le plus souvent tenus, pour affirmer en actes le combat commun de différents corps de métier se retrouvant dans un rapport discontinu à l'emploi.

Toutefois, cette parole solennelle et inquiète ne déborde pas des théâtres vers la cité et ne porte guère au-delà du public relativement homogène des spectateurs du In, en dépit des efforts tarifaires effectués cette année en direction des jeunes. Et Avignon 2014 ne semble pas se préparer à devenir une inédite agora.

 

 

Joseph Confavreux, envoyé spécial à Avignon pour Mediapart

Paru le 8 juillet


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Japon. Au pays du théâtre levant

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A Shizuoka, au pied du mont Fuji, les artistes japonais et français ont entamé un fructueux dialogue. Reportage.

 

« LE MAHABHARATA » DE SATOSHI MIYAGI 

Ce dernier revisite l’épopée indienne pleine de rois et de dieux en s’inspirant du théâtre traditionnel japonais. Avec ses trouvailles visuelles, la lisibilité de son intrigue, son humour aussi, le triomphe à Avignon est assuré. Une consécration pour les équipes locales d’une vingtaine d’acteurs qui sont aussi régisseurs ou en charge des tâches administratives. On comprend pourquoi les journées au Spac sont longues. Pour cette édition 2014 du Festival, un autre Français, Jean Lambert-wild, directeur du Centre dramatique national de Normandie à Caen, était invité à créer sur place. Il a donné une version nipponne de son texte « Splendeur et lassitude du capitaine Marion Déperrier » que lui inspira un de ses oncles, « un fou de guerre ». Devenu le capitaine Iwatani Izumi pour l’occasion, passant de la Première Guerre mondiale en Europe à celle du Japon, ce solo d’une grande force poétique a ému aux larmes le public du théâtre Daendo. « Je suis tombé “amoureux” de Keita Mishima, cet acteur du Spac, dès que je l’ai vu en scène », raconte Jean Lambert-wild. Et de s’embarquer dans une aventure sans frontières avec Mishima endossant le costume du soldat abandonné à lui-même. « Je me souviens d’avoir dit à Satoshi Miyagi : “Si vous m’interdisez de travailler avec Mishima, je vous mords !” Il a ri. »

 

 

Philippe Noisette Pour Match

 

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Avignon, une deuxième grève et après ?

Avignon, une deuxième grève et après ? | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le festival joue, puis s'arrête. Comme ce samedi 12 juillet où la moitié des spectacles ont été annulés. Depuis son lancement, Avignon navigue...
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Deux spectacles sur trois annulés au Festival de Marseille

Deux spectacles sur trois annulés au Festival de Marseille | Revue de presse théâtre | Scoop.it
En raison du conflit des intermittents, la 19e édition du festival a été «la plus mouvementée depuis sa création en 1996», selon sa direction.
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"Huis", par Josse De Pauw, extraits vidéo

"Huis", par Josse De Pauw, extraits vidéo | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Réunissant en un spectacle deux courtes pièces de Michel de Ghelderode, Josse De Pauw s'engage dans une réflexion pleine d'humour, pleine « d'absurdisme » belge, sur la mort qui s'annonce dans Le Cavalier bizarre, ou sur la mort qui a déjà fait son oeuvre dans Les Femmes au tombeau. En passant d'une salle d'hospice, où six vieux attendent qu'un guetteur leur dise ce qu'il voit, à la maison de Marie, mère du Christ, où sont réunies, le lendemain de la crucifixion, les femmes qui ont accompagné Jésus, Josse De Pauw veut faire entendre l'écriture de Michel de Ghelderode avec laquelle il entretient un lien très fort. En association avec le musicien-compositeur Jan Kuijken, ils poursuivent l'aventure du théâtre musical qui tresse les mots et les notes. Une musique qui doit offrir « une expérience quasiment physique au public ». Musique symphonique enregistrée pour accompagner les vieillards attendant la visite de la mort, musique pour choeur de femmes dans la maison de Marie, mais toujours en complicité, en écoute, en association avec la langue de l'auteur. Il y a de la farce, du burlesque et du grotesque dans cette écriture intimement liée à la culture flamande, de la tragédie aussi lorsque les personnages nous tendent un miroir, reflet de nos inquiétudes face au vieillissement et de notre relative indifférence aux drames qui nous entourent.

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Toni M. de Gaëtan Vassart | Sceneweb

Toni M. de Gaëtan Vassart | Sceneweb | Revue de presse théâtre | Scoop.it

En novembre 2009, Toni Musulin, convoyeur de fonds lyonnais, disparaît après un chargement important à la Banque de France.

Le fourgon est retrouvé vide par la police qui annonce un vol s’élevant à 11,6 millions d’euros. Après trois semaines de cavale, Toni Musulin se rend finalement à la police monégasque.

Fiction librement inspirée de ce fait divers, Toni M. raconte la fuite rocambolesque de cet Arsène Lupin des temps modernes qui a enthousiasmé la France entière. Avec en toile de fond sa portée symbolique, poétique et humaniste. Cette histoire est à l’image du mythe d’Icare, l’aspiration d’un homme à une vie meilleure. Son envie de toucher le soleil et sa chute en plein vol. Mais n’est-ce pas le prix à payer pour goûter un instant au sentiment de l’absolue liberté ?

 

Note d’intention de Gaëtan Vassart

 

Avignon Off 2014

Théâtre des Halles

du 5 au 27 juillet

(relâche le 16)

18h30 – salle de la Chapelle

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Critique: Quelques beaux arbres, dans la forêt du Off

Critique: Quelques beaux arbres, dans la forêt du Off | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Dans la forêt du Off, on peut déjà remarquer le beau travail d’Alain Timar au théâtre des Halles avec sa mise en scène dynamique et déjantée de la pièce de Ionesco Le Roi se meurt par la jeune troupe de l’Académie du Théâtre de Shangaï. Ne cherchez pas un écho de la version poignante de Michel Bouquet. Les artistes sont jeunes, impétueux, jouent de la parodie du pouvoir, de l’angoisse de la mort avec une distanciation ironique vivifiante. Pas de demi-mesure, on se glisse dans les costumes, sans jamais les endosser complètement, on rit, on jubile, on danse, on est cruel avec délectation, on dépoussière, on hurle au mégaphone, on donne une dimension Tian’anmen avec une belle fraîcheur, dans la grâce juvénile d’une fausse innocence. Dans le même théâtre on se délecte du foisonnement verbal de la création de la Compagnie Art.27. À titre provisoire de Catherine Monin vaut beaucoup mieux que sa fiche de présentation ! Cela commence par un cours de «sport métaphysique» délirant, suivi d’une série d’arrêts sur image où les personnages se lancent dans de longues discussions sur la vie, la mort, l’après la mort, la mise en perspective de l’existence. C’est joué avec humour, légèreté, dans les lumières de Julien Rousselot, l’ingénieux et symbolique décor de Christian Eysseric et l’espace sonore dessiné par Éric Dubos. On y parodie les «groupes de paroles», les clichés, les «pensées mises en boîte», on passe du coq à l’âne, on arpente avec délectation les cheminements du langage, on infuse les mots de leur richesse polysémique. Un pur régal, fin, intelligent, écrit, avec un parfum de Big Fish détourné en hareng inquiétant et qui hante l’obscurité de la scène. Au théâtre du Chien qui fume, on retrouve la saveur de l’écriture de Jeanne Béziers dans une adaptation du roman de Bram Stoker, Dracula, avec laCompagnie Théâtre Le Cabestan. Un personnage inattendu mène le jeu, le Diable, remarquable Fabien Duprat, meneur de jeu, manipulateur des marionnettes que sont les humains, artisan des rencontres, machiavélique metteur en scène. Les trois autres comédiens endossent tous les rôles avec panache dans une scénographie inventive, décalée de David Teysseyre, qui met en scène ce bal où table, chaise, instrument à rayon hypnotiseur, s’extirpent du décor comme par magie. Le Diable est vaincu, bien sûr, et l’amour vainqueur, mais la troublante ambivalence de chaque être empêche de tomber dans une vision manichéenne. Enfin, au théâtre du Balcon, on applaudit la nouvelle pièce de Régis Vlakos, Little Boy, inspirée de la correspondance qu’entretinrent pendant deux ans le philosophe autrichien, Günther Anders, et Claude Eatherly, le pilote qui fit le repérage météo au-dessus d’Hiroshima pour déterminer le moment idéal du largage de la bombe (Little boy). Poussé par le sentiment de culpabilité, ce dernier commet des délits pour être jugé, pour que le crime de guerre soit reconnu. La scène les réunit dans l’asile de fous dans lequel C. Eatherly est interné. Le philosophe conseille, soutient, encourage l’ancien pilote à écrire un livre pour témoigner, soutenir la cause pacifiste. Christophe Luthringer met en scène cette pièce remarquablement équilibrée, avec un rythme soutenu, les dialogues entre le pilote et le philosophe alternent avec des intermèdes rondement menés par Charlotte Zotto dans le rôle de l’ouvreuse qui vous propose des bonbons à l’iode, explique, documents vidéo à la clé, les principes de l’énergie nucléaire, ou présente certains mensonges électoraux. On rit beaucoup, sans oublier la gravité du sujet, qui évoque non seulement le mensonge d’état, le crime de guerre, mais porte aussi sur le langage, l’impossibilité de communiquer, que ce soit le pilote, trop frustre, englué dans sa folie (étonnantChristophe Alévêque) ou le philosophe (Régis Vlakos) qui ne sait pas dire bonjour sans circonvolutions jargonneuses. Cette pièce forte, magnifiquement interprétée dans un cadre dépouillé, sait à la fois nous titiller les zygomatiques et nous bouleverser.

MARYVONNE COLOMBANI
Juillet 2014

Journal Zibeline

 

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Le spectateur de Belleville's insight:

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Shakespeare sur l'herbe, c'est simplement bien

Shakespeare sur l'herbe, c'est simplement bien | Revue de presse théâtre | Scoop.it
« Othello, variation pour trois acteurs », par Olivier Saccomano, est présenté en itinérance dans le cadre du « in » à Avignon.

 

Othello a quitté Venise. Jusqu'au 25 juillet, il est à Villeneuve-lès-Avignon (Gard), où on peut le voir dans un champ clos par les murs de la Chartreuse. C'est là, sur l'herbe et entre les vieux murs de pierre blanche, qu'il raconte son histoire à des gens assis sur des chaises disposées en cercle. Il fait jour quand il arrive, vers 20 heures, habillé comme un homme d'aujourd'hui, en chemise et pantalon noirs. Sur son visage, il étend une crème foncée, pour qu'on voie bien qu'il est un « Maure », ou plutôt un « Arabe ».

Car cet Othello-là doit autant à Shakespeare, qui l'a fait naître en 1604, qu'à Olivier Saccomano, qui le fait renaître en 2014 dans une pièce publiée par Les Solitaires intempestifs (Othello, variation pour trois acteurs, 112 p., 10 euros), et jouée par trois comédiens mis en scène par Nathalie Garraud : Cédric Michel, Mitsou Doudeau et Conchita Paz. Les deux filles portent elles aussi une chemise et un pantalon noirs. Il leur suffit de mettre des lunettes, une parka verte ou une perruque blonde pour devenir Iago, Cassio ou Desdémone…

 

CYNISME À L'ŒUVRE AUTOUR DE LA MÉDITERRANÉE

Comme il se doit, ils nous parlent de Venise et de Chypre, de pouvoir, de guerre et d'argent, et ils vont au bout du drame de la jalousie. Ils le font en recentrant le propos sur notre Europe, dont Othello est le révélateur : admis quand il sert ses enjeux économiques et stratégiques, renvoyé à sa condition d'étranger quand il devient inutile, cet homme, cet « Arabe », cristallise le cynisme à l'œuvre autour de la Méditerranée.

Cet Othello présenté par le « in » pourrait être naïf et bien-pensant. Il ne l'est pas parce qu'Olivier Saccomano sait démonter simplement les ressorts de Shakespeare, et les réactualiser tout aussi simplement. L'écriture naît d'un travail collectif, qui s'appuie sur la recherche d'une approche du public, simple elle aussi, comme en témoigne le spectacle, qui tournera dans la région, quand il aura quitté l'herbe de la Chartreuse.

 

Othello, variation pour trois acteurs, spectacle itinérant (Lieux et réservation ici). Durée 1 h 25. De 10 à 17 €. Jusqu'au 25 juillet.

 

 

Brigitte Salino (Envoyée spéciale) 
Journaliste au Monde
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"Don Giovanni, letzte party", par Antu Romero Nunes

"Don Giovanni, letzte party", par Antu Romero Nunes | Revue de presse théâtre | Scoop.it

"....Mais, en ce 8 juillet, cette paix s'est méritée. Elle est arrivée après la première d'un autre spectacle, Don Giovanni. Letzte Party (« Don Giovanni. Dernière fête »), donné à l'Opéra-Théâtre en fin d'après-midi, qui récusait toute tranquillité, d'une manière intempestive. Selon les dires mêmes de son metteur en scène, Antu Romero Nunes, né en 1983 en Allemagne, de parents chiliens, c'est une « putain de comédie » inspirée par l'opéra de Mozart et de Da Ponte. Elle vient du Thalia Theater de Hambourg, où l'argent ne manque pas. Il y a plus de vingt interprètes sur le plateau, dont sept musiciennes (piano, percussions, basse, saxophone, flûte, trompette…) habillées de noir néo-punk, et furieusement efficaces. Johannes Hofmann leur a composé des airs qui détournent ceux de Mozart et accentuent la débandade voulue par la mise en scène.

Car il s'agit, une fois de plus en Allemagne, de déconstruire une oeuvre, en la mettant cul par-dessus chemise et en la modernisant jusqu'à l'outrance. Cela commence par une scène où Leporello, portant une méchante robe de chambre sur son costume d'époque, invite le public à se livrer à des exercices de mise en voix. Puis descend des cintres une sorte de vaisseau spatial, constitué de trois cercles avec des projecteurs, dont émerge, sous des fumigènes, un Don Giovanni décadent, avec une perruque en forme de choucroute, qui, lui aussi, s'adresse aux spectateurs : « Mesdames, sachez que je suis à votre entière disposition. Messieurs, sachez que je suis ouvert, pardon, que je suis aussi à votre disposition. »

 

RÉVOLTE ET DÉSIR DE VIVRE

Le ton est donné. Ce sera celui de l'appel au sexe, parce qu'il n'y a rien de mieux à faire pour contrer la mort. Vieille rengaine, direz-vous. Oui, mais Antu Romero Nunes (qu'Avignon découvre, lui aussi), est encore jeune : il a besoin de s'en servir pour faire passer sa révolte et son désir de vivre. A certains moments, son texte a des accents à la Rodrigo Garcia : ce sont les meilleurs, ceux où l'on sent une vraie mélancolie. A d'autres, il fait et dit n'importe quoi. Mais il a du talent, il invente des images furieuses avec le vaisseau spatial de lumières, et il laisse les comédiens aller au bout de leurs délires, qui ne manquent pas de sel, ni d'ironie.

Du coup, le public suit. On voit des dizaines de femmes passer de la salle à la scène, où elles sont invitées à danser pendant l'entracte. Quand le spectacle reprend, Don Giovanni, totalement ivre, marche entre les femmes qui chantent comme il le ferait entre des tombes. La mort, incarnée par une comédienne, le prend par la main. La fête est finie. « Continuez à chanter », dit-il. Il s'en va. Les spectateurs aussi.

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Don Giovanni. Letzte Party, d’après Mozart et da Ponte. Mise en scène par Antu Romero Nunes. Opéra-Théâtre, à 18 heures, jusqu’au 11. Durée : 2 h 30 (en allemand surtitré). De 10 à 28 . 
Tél : 04-90-14-14-14.

Brigitte Salino 
Journaliste au Monde

 

Paru le 9 juillet

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Le Festival d’Avignon mord la poussière.

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Pascal Bély pour son blog le Tadorne rend compte des déceptions de sa première semaine de Festival

 

«Ce qui nous dépasse nous rassemble. 68ème édition, un festival politique » est le slogan qui s’affiche sur internet. Après quatre journées, je ne ressens aucune pensée en mouvement, juste une vision passéiste teintée de discours éculés.

À ce jour, jeudi 10 juillet 2014, je n’ai toujours rien écrit sur Avignon. Car rien ne vient. Rien…Vraiment ?

Par quels processus, la création «The Humans» d’Alexandre Singh a-t-elle trouvé sa place dans le festival ? Comment le thème de l’origine de l’humanité et de sa condition sociale a-t-il pu se perdre dans une esthétique aussi vieillotte ?

«Dire ce qu’on ne pense pas dans des langues qu’on ne parle pas» d’Antonio Araujo promettait une pensée énergisante. Le public est invité à l’Hôtel des Monnaies dont l’architecture rappelle le lieu du pouvoir qu’il a été. De la rue au dernier étage, le public doit se déplacer pour s’immerger dans la crise orchestrée par les bruns au pouvoir. Tous les effets «spéciaux» au service d’une esthétique de la dictature sont là. La mise en espace rend visible ce que produit la violence d’un fascisme moderne, mais fait totalement l’impasse sur ce qui ne se voit pas…Il est probablement plus aisé de mettre en performance un lieu que de faire confiance à l’intelligence des spectateurs pour éviter de leur faire subir physiquement ce que majoritairement nous refusons.

 

Pascal Bély - Sylvie Lefrère, blog du Tadorne le 10 juillet

 

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Sergi Lopez, l'homme est un drôle d'animal

Sergi Lopez, l'homme est un drôle d'animal | Revue de presse théâtre | Scoop.it
La pièce « 30/40 Livingstone » présentée dans le « off » d'Avignon est résolument surprenante, délicieusement absurde.

 

Chaque édition du « off » d'Avignon recèle des pépites. Gageons que 30/40 Livingstone deviendra l'un des spectacles les plus courus cette année. Derrière ce titre en apparence énigmatique se cache la performance de Sergi Lopez et de son compère Jorge Pico. L'acteur catalan préféré du cinéma français (Harry, un ami qui vous veut du bien, Une liaison pornographique…) et le comédien et metteur en scène valencien livrent un réjouissant face-à-face entre un homme mal dans sa peau parce qu'en mal d'aventure (Sergi Lopez) et une créature à tête de cerf, muette, craintive et joueuse de tennis (Jorge Pico). Surprenant ? Résolument. Absurde ? Délicieusement.

Ecrite, mise en scène et interprétée par les deux artistes et amis espagnols, cette pièce drolatique a des allures de fable anthropologique et humaniste. Dans sa quête d'émancipation et d'exploration, Sergi Lopez, avec son accent chaleureux et familier, se donne sans compter. Il danse comme un gamin, s'amuse de son ventre grassouillet (« le corps, c'est juste une carcasse, un outil »), se déshabille, se rhabille, geint, s'emballe et se moque, dans une scène inoubliable, du village VIP des tournois tennistiques. Il s'éclate, et son plaisir est communicatif.

 

JORGE PICO, BOIS DRESSÉS SUR LA TÊTE

L'homme est un drôle d'animal, à la fois insatisfait et sûr de lui, en quête de liberté mais sans cesse rattrapé par ses habitudes et son éducation ; qui tue le père avant de finir par lui ressembler. Sergi Lopez confronte chacun d'entre nous à notre capacité bien fragile de résistance. Jorge Pico, bois dressés sur la tête, n'a pas besoin de mots pour mettre cet explorateur à la petite semaine face à ses contradictions terriblement humaines. Ses gestes et ses regards disent tout. Le plus civilisé des deux n'est pas celui qu'on croit.

30/40 Livingstone fait partie des cinq spectacles soutenus par l'Institut public catalan Ramon-Llull dans le cadre de la troisième édition d'« Avignon à la catalane ». Après 80 représentations en Espagne et quelques dates sur les scènes de Montbéliard (Doubs) et de Perpignan, ce pas de deux devrait connaître un bel avenir.

30/40 Livingstone, Théâtre La Luna, 1, rue Séverine. Jusqu'au 27 juillet, tous les jours à 19 h 25. Réservations : 04-90-86-96-28

 

 

Sandrine Blanchard 
Journaliste au Monde
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La lutte au corps de Nadia Beugré

La lutte au corps de Nadia Beugré | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Invitée des Sujets à vif, la danseuse et chorégraphe ivoirienne nourrit son travail des combats citoyens.

 

Lorsque la danseuse et chorégraphe ivoirienne arrive à l’Agora, où se déroule une partie du festival Montpellier Danse, ville où elle s’est installée après avoir suivi une formation au centre chorégraphique, les grands gaillards que sont les lutteurs sénégalais réunis pour le spectacle de Salia Sanou s’écartent respectueusement avant de lui tomber dans les bras. Elle n’a rien des reines classiques qui marquèrent l’histoire de l’Afrique et auxquelles elle entend bientôt rendre hommage dans Legacy,un prochain spectacle, mais elle en impose.


Marie-Christine Vernay pour Libération du 9 juillet


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Intermittents : ciels variables sur les festivals

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Les premières manifestations estivales ont pâti du mouvement.

«Non merci», cette expression tirée de l’intervention enregistrée d’une intermittente à la voix plutôt charmante rythme de nombreuses ouvertures de spectacles. Elle résume une situation complexe qui met en jeu l’avenir de la création pour lequel les intermittents du spectacle luttent, en rappelant à chaque prise de parole qu’ils ne sont pas les seuls précaires. Cela n’est pas sans nous rappeler un certain Yes, We Can’t,titre d’un spectacle de William Forsythe prémonitoire et qui, chacun l’espère, n’est pas encore joué.


Les festivals qui ont démarré l’été tirent leurs premiers bilans. Le modeste mais pertinent Uzès Danse, proposé par le Centre de développement chorégraphique, a été annulé après une ouverture azimutée. Sur la scène, neuf personnes dansaient alors que, devant elle, quatre expliquaient pourquoi elles étaient en grève. Ce fut le spectacle de Fabrice Ramalingom, après qu’il eut joué une autre représentation, résultat d’un travail de fond avec des malades de l’hôpital psychiatrique de la ville.

De la même façon, le seul spectacle donné au Printemps des comédiens, bastion de la résistance dont l’équipe se mit en grève après un vote quotidien, fut un travail avec des handicapés mentaux mis en place depuis de nombreuses années, pour ne pas en rajouter dans la maladie.

Très touché, comme son équipe, le Festival de Marseille n’a pu à ce jour présenter que trois spectacles : celui de la compagnie israélienne Vertigo, celui du Japonais Saburo Teshigawara (sous surveillance policière) et celui du Nederlands Dans Theater 2. On ne sait si, le 12 juillet, date du nouvel appel national lancé par la CGT, la prestation finale de la manifestation, confiée à la renversante danseuse et chorégraphe flamenco Rocio Molina, aura lieu ou pas. Mais le tablao de la contestation devrait lui servir de scène improvisée. La 19e et avant-dernière édition sous la direction d’Apolline Quintrand tire déjà un bilan humain éprouvant.

   Marie-Christine Vernay pour Libération du 9 juillet CLIQUER SUR LE TITRE OU LA PHOTO POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER DANS SON SITE D'ORIGINE


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LE FIL DU "IN"

LE FIL DU "IN" | Revue de presse théâtre | Scoop.it

La page du 68e FESTIVAL D'AVIGNON : le fil critique du Festival d'Avignon, ce qu'il faut aller voir, ce qu'il faut éviter... En partenariat avec INFERNO Magazine, le magazine des scènes contemporaines

 

Le Bruit du off commente les spectacles vus.

 

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Avignon off : une ode à la brique et les bijoux de Baudelaire - Rue89

Avignon off : une ode à la brique et les bijoux de Baudelaire - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quand vient le Festival d’Avignon, Yves-Noël Genod aime venir prendre ses quartiers d’été dans la région. Ni « in » ni « off », il est « off limits » comme disait Adamov. On le retrouve sur les marches qui conduisent au puits de pierres (ou de briques ?) du théâtre de la Condition des soies, un lieu dont personne n’a encore percé le secret de son étrange acoustique.

 

Genod y a déjà une fois établi sa résidence d’été, le temps d’y fourvoyer un spectacle, bricolé et répété dans une urgence venant secouer son apparente nonchalance.

C’est à nouveau le cas avec « Rester vivant », heure délicate et pleine d’odeurs légères, passée à susurrer une brassée de poèmes puisés dans « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Ce recueil est comme un diamant gros comme le Ritz dont chaque éclat est un poème.

 

Jean-Pierre Thibaudat pour son blog "Théâtre et Balagan" sur Rue89

Paru le  8 juillet

 

 

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