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Revue de presse théâtre
"LE SEUL BLOG THÉÂTRAL DANS LEQUEL SON AUTEUR N'A PAS ÉCRIT UNE SEULE LIGNE"    L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs. Théâtre, danse, cirque et rue aussi, politique culturelle, les nouvelles : décès, nominations, grèves et mouvements sociaux, polémiques, chantiers, ouvertures, créations et portraits d'artistes. Mis à jour quotidiennement.
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Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre

Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quelques astuces pour tirer profit de tous les services de  la Revue de presse théâtre

 

 

Les publications les plus récentes se trouvent sur la première page, mais en pages suivantes vous retrouverez d’autres posts qui correspondent aussi à l’actualité artistique ou à vos centres d’intérêt. (Navigation vers les pages suivantes au bas de la page)

 

 

 Les auteurs des articles et les publications sont systématiquement indiqués en fin d’article. 

 

Les articles sont parfois repris intégralement, mais le plus souvent sont réduits en longueur par rapport à l’article d'origine.

 

Chaque « post » est un lien vers le site d’où il est extrait. D’où la mention répétée « Cliquez sur le titre ou la photo pour lire l’article entier dans son site d’origine ».  Vous retrouverez la présentation originale de l'article : les titres, les photographies voulues par le site du journal ou l’auteur du blog d’où l’article est cité.

 

 

Pour suivre régulièrement l’activité de la Revue de presse : vous pouvez vous abonner (bouton vert FOLLOW) et, en inscrivant votre adresse e-mail ou votre profil Facebook,  recevoir des nouvelles par mail des publications les plus récentes de la Revue de presse

 

 

Vous pouvez aussi, si vous êtes inscrits sur Facebook, aller sur la page de la revue de presse théâtre à cette adresse : https://www.facebook.com/revuedepressetheatre

et  « liker » cette page pour être tenu à jour des nouvelles publications.

 

Vous pouvez faire une recherche par mot sur trois ans de publications de presse et de blogs théâtre, soit en utilisant la liste affichée ci-dessus des mots-clés les plus récurrents , soit en cliquant sur le signe en forme d’entonnoir - à droite de la barre d’outils - qui est le moteur de recherche de ce blog ("Search in topic") . Cliquer sur l'entonnoir et ensuite taper un mot lié à votre recherche. Exemples : « intermittents » (plus d’une centaines d’articles de presse comportant ce mot) « Olivier Py» ( près de quarante articles ), Jean-Pierre Thibaudat (plus de quatre-vingt articles),  Comédie-Française (plus de cinquante articles), Nicolas Bouchaud (seize articles), etc.

 

Nous ne lisons pas les "Suggestions" (qui sont le plus souvent jusqu'à présent des invitations, des communiqués de presse ou des blogs auto-promotionnels), donc inutile d'en envoyer, merci !

 

Bonne navigation sur la Revue de presse théâtre !

 

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"Rester vivant" d'Yves-Noël Genod au Théâtre du Rond-Point - Spectacle sans images

"Rester vivant" d'Yves-Noël Genod au Théâtre du Rond-Point - Spectacle sans images | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié dans le blog Le Parafe :

 

Comme l’année, l’édition 2014 du Festival d’Automne touche à sa fin, et s’achève au théâtre avec une œuvre marquante d’Yves-Noël Genod, un spectacle singulier repris au Théâtre du Rond-Point après avoir été présenté sous une première forme au Off d’Avignon, à la Condition des Soies. Ce « distributeur » de poésie et de lumières comme il se désigne, disciple d’Antoine Vitez, Claude Régy et François Tanguy, propose avec Rester vivant un dispositif de mise en écoute de Baudelaire, de poèmes extraits des Fleurs du mal et du Spleen de Paris, comme découverts pour la première fois grâce à un travail sur la perception envoûtant.

 

Pour ne pas laisser le spectateur passer de la rêverie au rêve, pour ne pas que le noir de la salle se confonde pour de bon avec celui des paupières fermées, identique, des éclairs de lumières créés par Philippe Gladieux transpercent toutes les couches d’obscurité après un long moment, une fois installés durablement dans le dispositif. Plus ou moins longs et nombreux, ces flashs rétablissent l’espace, ramènent au cadre réel du spectacle, avant que le noir ne revienne, toujours aussi mat et impénétrable. Ces percées laissent quelquefois entrevoir un homme, spectre de Baudelaire, apparition fantomatique qui nourrit encore le sentiment de partager une expérience onirique. Nu ou muni d’une feuille luminescente qu’il présente, enveloppé dans cette matière noire sans volume, il déambule lentement, prudemment. Entre de longues périodes de nuit sans étoiles, ces visions trop stéréotypées ne sont qu’anecdotiques comparées à la puissance de l’état d’attention aigüe dans lequel on est placés par ailleurs. La sensation d’être brutalement ramené au réel par ces irruptions est nourrie par les sons qui accompagnent les voix de Genod, qui font voir des paysages, exotiques ou urbains, lointains ou familiers.

 

Toute cette matière devient charnelle là où précisément il n’y a plus de corps, plus d’image ou presque, où le corps n’est réduit qu’à l’essentiel, une bouche et des oreilles, intimement liés par le texte. L’incarnation, la mise en chair, prend ainsi un tout autre sens dans cet espace qui ne s’apparente même plus à une scène, un sens bien plus littéral, qui unit le corps de l’artiste à celui du spectateur. Le rond rouge qui indique la mi-temps permet lui aussi de rétablir un repère dans cette traversée, dans ce voyage fait de mots. Le temps s’étire indéfiniment, et les deux heures trente de spectacle deviennent une nuit entière, une échappée hors du temps, comme peuvent en offrir les rêves d’une nuit dense. L’issue de l’expérience est impossible à anticiper dans ce vagabondage sans structure, et il n’y a que le retour des lumières et de l’artiste, le micro à la main pour prendre le relais et répéter doucement une dernière fois « Que l’amour vous soit un calmant », qui peuvent déposer un point final sur ce spectacle.

 

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jusqu'au 31 décembre au Théâtre du Rond-Point 

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Rodrigo Garcia trouve ses marques à la tête du CDN de Montpellier

Rodrigo Garcia trouve ses marques à la tête du CDN de Montpellier | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Premier bilan et présentation de la seconde partie de la saison du Centre dramatique national de Montpellier rebaptisé Humain trop humain. Rodgrigo Garcia a fini par rencontrer le...
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Apollo, par Bruno Meyssat

Apollo, par Bruno Meyssat | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Agoravox : 

 

Le programme Apollo est une forme d'épopée moderne, un peu oubliée, puisqu'elle n'a plus d'actualité et peu de suites visibles. Elle a marqué la jeunesse de l'époque, elle avait l'allure d'une conquête, la conquête d'un monde nouveau, un monde extrême, glacial et immense. Le petit pas de l'homme ne fut pas un grand pas pour l'humanité, enfin, il ne semble pas.

Bruno Meyssat et les théâtres du chaman proposent leur vision de cette aventure. L'élan vital de conquête, et aussi, le quotidien de l'aventure, avec ses objets épars et hétéroclites les espaces restreints des véhicules inter-spatiaux...

Le théâtre de cette équipe s'apparente à ce qu'on appelle l'écriture de plateau : on ne fera pas passer un texte d'une mise en scène à une autre réalisée plus tard, et par d'autres. Tout est là entre eux d'abord, entre eux et nous ensuite. Ils bâtissent ensemble par des improvisations sur les objets, beaucoup sur les objets. Ils lisent aussi et se rendent sur place. Pas sur la lune. A Cap Kennedy. Ils sont allés rencontrer les « vétérans », on pourrait dire. L'imprégnation de chacun des participants-créateurs par le sujet est une des essences du spectacle. On ne saurait dire où cette unité dans la perception se lit dans le spectacle, ils ne sauraient le dire eux-mêmes. Il leur est fondamental d'avoir affaire au plus près des originaux disponibles et de ne pas seulement se servir de copies, de traductions. Ils lisent les récits, les analyses certes, ils consultent les archives, les nombreuses images actuellement disponibles sur l'Internet, mais ils vont voir et toucher aussi.

 

Créer un spectacle à propos du programme Apollo était, semble-t-il, un vieux rêve de Bruno Meyssat. L'idée de l'élan vital, de l'expansion de l'humanité, du caractère génial de la technique... il n'y a rien dur terre qui corresponde à ce voyage sur la lune (je veux dire que s'il est difficile de faire voler des avions, les hommes voient voler les oiseaux depuis qu'ils sont sur terre) ; là, pas d'antécédent, rien qui fasse envisager la présence de l'homme hors de l'atmosphère.

 

Orélien Péréol pour AgoraVox

 

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Quimper Critique du spectacle de Théâtre à tout âge : Ludovic Jolivet persiste et signe

Quimper Critique du spectacle de Théâtre à tout âge : Ludovic Jolivet persiste et signe | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Ludovic Jolivet, maire de Quimper, réagit aux réactions suscitées par ses commentaires à propos d'un spectacle du festival. « La langue de bois n’est pas mon fort », dit-il.

 

Dans un communiqué, Ludovic Jolivet a réagi à la polémique suscitée par ses critiques à l’encontre d’un spectacle proposé par Théâtre à tout âge, samedi dernier.

Il avait notamment déclaré vouloir « un spectacle populaire, accessible, compréhensible par tous. (…) Ce sont les consignes que je donne. »

Dans son texte, il « revendique le droit de dire ce (qu’il) pense ».

Voici le communiqué dans son intégralité :

 

 

« Mes commentaires à l’issue du spectacle proposé par le « Théâtre à tout âge » samedi dernier ont suscité bien des réactions, dont certaines n’ont pas fait dans la mesure puisqu’on n’a pas hésité à me qualifier de « grossier », « violent ». Excusez du peu !

Je revendique d’abord le droit de dire ce que je pense. La langue de bois n’est pas mon fort.

Ensuite, je considère que les réactions outragées – et outrancières – que je rapporte ici posent la question de la capacité des acteurs de la vie culturelle très largement subventionnés à accepter ne serait-ce qu’un avis négatif de la part de ceux- là mêmes qui les financent.

Je connais et respecte trop le monde associatif, dont je suis un pur produit et auquel je dois tant, pour mettre en cause l’un de ses principes fondamentaux : la liberté d’action. Toutefois, il me paraît légitime que les associations qui agissent dans le cadre d’une convention avec la ville de Quimper, avec des aides financières importantes à la clef, aient à rendre des comptes à ceux qui les financent. Comment peut-il en être autrement ? Car, dans les faits, la ville confie à ces associations le soin de mettre en œuvre une politique publique.

 

Je souhaite que notre ville donne toute la place qu’elle mérite à une culture populaire, accessible et compréhensible par tous. Qualité ne rime pas forcément avec élitisme. C’est une orientation que je donne. Nul ne devrait s’en étonner ou s’en offusquer. C’était écrit noir sur blanc dans mon programme.

L’exécutif étudie, tranche et assume. Le conseil municipal vote des délibérations, fixe un cap, détermine des priorités. Ses choix puisent leur légitimité dans le suffrage universel.

 

Faudrait-il comprendre que certaines associations qui agissent pour le compte de la collectivité s’affranchissent de toute expression démocratique ? Qu’elles soient à ce point satisfaites d’elles même qu’elles refusent toute critique.

Ce serait infiniment regrettable, car elles se montreraient alors, au grand jour, irrespectueuses du rôle prépondérant des élus lié au caractère sacré de la souveraineté… populaire. »

 

 

Ludovic Jolivet

Maire de Quimper

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« Rester Vivant », m.e.s. Yves-Noël Genod

« Rester Vivant », m.e.s. Yves-Noël Genod | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Alban Orsini sur le blog Culturopoing :

 

« C’est très compliqué, maintenant, de pouvoir travailler dans le noir complet, à cause des normes de sécurité. Pourtant le théâtre, c’est, par définition, la boîte noire. Il n’y a pas d’autre définition. Et je me souviens d’un entretien de Pierre Soulages avec André Malraux où ces deux-là parlaient des noirs de théâtre comme des noirs les plus profonds qui soient, les noirs velours. J’ai donné plusieurs spectacles dans le noir total dont celui qui a fait ma réputation : Le Dispariteur, à la Ménagerie de Verre, en novembre 2005. Le noir permet au spectateur un accès direct à son monde intérieur. C’est un temps de communion physique, comme ce qui s’est passé aux Bouffes du Nord, par exemple, avec 1er Avril (mon dernier spectacle). Mon travail avec les lumières et le noir est aussi un moyen de mettre les lieux en valeurs, de mettre en avant la sensualité des murs, des espaces, de donner vie au lieu même du théâtre. J’aime que le théâtre devienne, en fait, le seul et unique personnage de la représentation. C’était en tout cas le projet avec le spectacle des Bouffes du Nord. Le théâtre même. Le lieu. Le temple. « La Nature », dit Charles Baudelaire. Il y a les longs échos — dans un espace mental — des parfums, des couleurs et des sons« , Yves-Noël Genod sur Rester Vivant, propos recueillis par Agathe de Taillandier.

 

Peu à peu l' »auditeur » lâche prise et se laisse porter par les vers magnifiques de Baudelaire empruntés aux Fleurs du Mal et au Spleen de Paris. C’est une véritable expérience que de se laisser ainsi faire. Au sol, on voit parfois Yves-Noël Genod lui-aussi se laisser aller à l’épreuve, coucher qu’il est à même le parquet. Nous aurions aimé d’ailleurs nous aussi nous laisser aller à la position horizontale et nous mettre à voguer… Note pour plus tard : installer des transats…

Au milieu des images mentales, le rêve magnifique, celui d’un corps nu féminin fantomatique qui déambule au milieu de tous, érigé et érotique autant qu’inquiétant. Le temps s’arrête, tout se coupe : la peau capte l’obscurité et la place cède à tout sous ses pas phosphorescents. C’est impressionnant.

 

On l’aura compris, Rester Vivant d’Yves-Noël Genod est une expérience éreintante tout à la fois difficile et fascinante, qui révèle l’extrême sensibilité d’un artiste singulier à l’univers particulier.


Alban Orsini pour Culturopoing



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A découvrir jusqu’au 31 décembre au Théâtre du Rond-Point dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.

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Un demi-milliard d’euros investi par Paris pour la culture et le patrimoine

Un demi-milliard d’euros investi par Paris pour la culture et le patrimoine | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Communiqué de presse de la Mairie de Paris:

 

Un demi-milliard d’euros investi par Paris pour la culture et le patrimoine

 

Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris, salue la place centrale accordée au dynamisme culturel et à la préservation du patrimoine dans le Programme d’Investissement de la Mandature. Un demi-milliard d’euros sera investi dans ces secteurs d’ici 2020.

 

L’Exécutif parisien souhaite rendre la culture accessible à tous les Parisiens et mettre l’accent sur l’éducation artistique et culturelle. D’ici 2020, il investira 100M€ pour la construction et la rénovation de ses équipements de proximité dont 65M€ pour les bibliothèques et 23M€ pour les conservatoires municipaux. Les habitants bénéficieront ainsi d’une offre culturelle exceptionnelle sur l’ensemble du territoire.
 
Bruno Julliard amplifiera le soutien à la création artistique, par l’investissement de 175M€. « Ce montant permettra la rénovation des théâtres du Châtelet et de la Ville, ainsi que le financement de la Philharmonie, trois équipements d’envergure internationale », souligne le premier adjoint. Un effort considérable sera également réalisé en faveur des lieux intermédiaires et des artistes puisque 10M€ seront consacrés aux ateliers d’artistes, 2,5M€ aux lieux de fabrique et 1M€ à l’acquisition d’œuvres par le Fonds municipal d’art contemporain.
 
La préservation du patrimoine sera au cœur des priorités de la mandature. Plus de 80M€ seront investis d’ici 2020 pour la rénovation des édifices cultuels parisiens. La Ville fera de cet investissement un levier d’encouragement au mécénat privé. Près de 90M€ seront par ailleurs consacrés aux musées, dont 45M€ destinés à la rénovation totale du musée Carnavalet et 10M€ au déménagement du musée de la Libération. Ces investissements, sans précédent, permettront de valoriser à son juste niveau le patrimoine culturel de la Ville, véritable mémoire commune des Parisiens.
 
L’accompagnement des entreprises culturelles et des artisans d’art sera lui aussi renforcé : il s’élèvera à plus de 40M€, dont près de 12M€ pour les écoles d’art, 6M€ pour les libraires, disquaires et commerces culturels et plus de 20M€ pour la rénovation et la création d’espaces de travail destinés aux créateurs.

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Alerte sur la culture, menacée par les coupes budgétaires en région

Alerte sur la culture, menacée par les coupes budgétaires en région | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Libération (AFP)

 

Appel solennel des artistes, manifestation vendredi sous les fenêtres du ministère de la Culture, coupes budgétaires de Grenoble à Caen en passant par Avignon et Montpellier: l’angoisse monte dans le monde culturel.

Les collectivités locales, qui assurent les deux tiers du financement de la culture, se débattent face à la baisse des dotations versées par l’Etat (11 milliards sur trois ans) et traquent les économies.

A Grenoble, la municipalité a annoncé la suppression de sa subvention aux Musiciens du Louvre, à Caen la ville remet en cause sa convention avec les Arts Florissants de William Christie, en résidence depuis 25 ans.

En Lorraine, le Centre Pompidou-Metz, ouvert en 2010, rabote son budget de toutes parts après la baisse de 4 à 3 millions de la subvention de la Région, tandis que les autres collectivités rechignent à augmenter leur part.

A Montpellier, un plan d’austérité prévoit le départ de 25 salariés de l’Opéra en 2015, selon l’Union nationale des syndicats d’artistes musiciens. L’Orchestre d’Avignon fait aussi face à des baisses de subventions (ville, région).

La Ville de Bordeaux, «face à une réduction des dotations de l’Etat de 13 millions d’euros», a baissé la dotation de l’Opéra de près d’un million d’euros et réduit de 3% sa subvention aux enseignements artistiques et culturels. «Nous avons fait le choix de baisses ciblées», indique l’adjoint à la culture, Fabien Robert.

Le Conseil régional d’Aquitaine a maintenu pour 2015 un budget à la culture équivalent à celui de 2014. Cette enveloppe ne prend pas en compte les dépenses prévues pour la construction d’une salle de spectacle dans l’agglomération bordelaise, courant 2017.

Le Festival d’Avignon joue la montre: confronté au gel de 8% des crédits d’intervention du ministère de la Culture, il a dû présenter un budget rogné d’autant et envisage de réduire sa programmation. Les crédits sont généralement «dégelés» au printemps mais le festival boucle sa programmation fin février.

Les festivals français «ont peur» , a indiqué à l’AFP Jean-Paul Roland, directeur des Eurockéennes et co-président de l’association Deconcert qui regroupe une trentaine de festivals de musiques actuelles. «Ils sont dans des situations économiques fragiles» et les collectivités «prédisent des années 2016-2017 catastrophiques», dit-il.

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, reconnaît «un risque de fragilisation de la création» mais assure que «le maintien du budget de la culture pour les trois ans à venir» permettra d’y faire face. Elle souligne qu'«il y a des villes, comme Rennes, qui ont fait le choix de maintenir leurs crédits d’intervention en 2015» et leur propose «un pacte»: «si vous vous engagez sur trois ans, l’Etat s’engagera à vos côtés sur trois ans».

- 'Populismes' -

Le Syndeac, qui regroupe les entreprises du secteur culturel, demande des précisions sur ce «pacte». Le syndicat craint un «effritement» du tissu artistique construit depuis 70 ans grâce à la décentralisation. Sa présidente, Madeleine Louarn, remarque que «beaucoup d’élus d’une nouvelle génération s’intéressent peu à la culture et la voient comme un divertissement, un pansement social, ou un élément d’attractivité plus ou moins commerciale».

«Ils n’hésitent plus à intervenir dans les programmations, relayant parfois les populismes les plus rances, croyant répondre aux supposées demandes du public», s’indigne-t-elle.

Dans plusieurs villes, l’alternance politique a conduit des élus fraîchement arrivés aux commandes à baisser les budgets culturels, voire à retirer leur confiance aux équipes qui géraient les lieux de spectacle.

A Romans, dans la Drôme, la maire Divers droite Marie-Hélène Thoraval, élue en mars dernier après 37 ans de règne socialiste, a supprimé 40% des aides aux MJC et maisons de quartier. Ces réductions drastiques ont été confirmées en dépit d’une manifestation le 6 décembre de plus de 600 personnes devant la mairie.

Au Blanc-Mesnil, en région parisienne, le nouveau maire UMP Thierry Meignen qui a ravi ce bastion communiste, a supprimé la subvention de la ville au théâtre le Forum, dont la programmation était jugée «trop Avignon» et «élitiste». La salle a perdu son conventionnement avec l’Etat, lié au financement croisé avec la ville, et va devenir une salle municipale.

Le ministère assiste impuissant à certaines décisions, comme au Blanc Mesnil, où il n’a pu que «déplorer» après coup la «décision unilatérale de la ville» et a été contraint de retirer son conventionnement de scène nationale au théâtre.

 

AFP


Photo : Le musicien William Christie, qui perd le soutien financier de la ville de Caen, photographié le 27 janvier 2010 à Paris (Photo Lionel Bonaventure. AFP)

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Opérer un rééquilibrage en faveur de la danse

Opérer un rééquilibrage en faveur de la danse | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Un entretien avec Emmanuel Serafini, à lire dans le magazine La Scène

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Discours de Fleur Pellerin prononcé devant le Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS), à Paris - Ministère de la Culture et de la Communication

Discours de Fleur Pellerin prononcé devant le Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS), à Paris - Ministère de la Culture et de la Communication | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Extraits du discours :

 

Monsieur le Président, Cher Patrick Bloche,

Messieurs les Présidents, Directeurs, Secrétaires généraux,

Chers amis,

C’est la première fois que je me trouve parmi vous au sein du Conseil National des Professions du Spectacle et je tiens tout d’abord à vous saluer : organisations professionnelles et syndicales, parlementaires réunis autour de cette table.

Je vous remercie d’avoir répondu présent à mon invitation aujourd'hui malgré le décalage de dernière minute lié à l'agenda parlementaire qui m'a conduit à siéger à l'Assemblée nationale hier matin sur la proposition de loi portant diverses dispositions tendant à la modernisation du secteur de la presse.

Les sujets qui vous préoccupent, j’en ai pris conscience dès mon arrivée. J‘ai reçu un grand nombre d’entre vous, j’ai appris à vous connaître, j’ai été à votre écoute, je me suis engagée à vos côtés.

Il faut que cette écoute soit réciproque. Les enjeux sont nombreux, ils sont le reflet d’une inquiétude que je partage, je l’ai dit. C’est pour cela que je me réjouis que nous soyons réunis aujourd’hui pour débattre et travailler ensemble avec sérieux et pragmatisme.

Au-delà des actions concrètes que je veux vous présenter aujourd’hui et du programme de travail que je vous propose de partager, je voudrais d’abord rappeler certains principes forts qui fondent mon engagement :

Je me battrai aux côtés des artistes, des créateurs et des professionnels de la culture pour affirmer la place de la culture au cœur de notre ambition politique. (...)

 

 

Notre modèle s’est bâti sur le soutien aux artistes et sur les principes de démocratisation culturelle pour que cette création soit accessible au plus grand nombre. Cette politique s’est construite sur une volonté de l’Etat, partagée et amplifiée par les collectivités : elle a permis de mailler notre territoire d’établissements de création et de diffusion mais aussi de dispositifs de soutien aux compagnies et aux artistes, d’aides et de financements. C’est un investissement, un héritage, fruit de longues années d’un travail patient. J’ai dit que je le laisserai pas démanteler.

Sur notre territoire tout d’abord  et je veux rappeler que la culture est toujours affaire de choix et de priorité politiques :

- les choix budgétaires sont des choix politiques qui doivent êtres assumés comme tels (...)

 

J’ai souhaité que cette loi s’intitule Liberté de création : je l’ai dit, dans le contexte que nous connaissons, alors que des atteintes inadmissibles sont faites à ce principe fondamental, il est essentiel que la représentation nationale débatte précisément de ces enjeux pour l’avenir de notre modèle culturel comme de notre démocratie. Notre pays s’est toujours enorgueilli d’être une terre de création et de liberté artistique, nous devons nous montrer dignes de l’engagement de tous ceux qui se sont battus au nom de cette liberté. (...)

 

 

 

CLIQUER SUR LE TITRE OU LE LOGO POUR LE LIRE LE DISCOURS ENTIER SUR LE SITE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE

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Monnaie : Larbi Cherkaoui est "très triste"

Monnaie : Larbi Cherkaoui est "très triste" | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié dans La libre Belgique :

 

La chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui réagit à son tour à l’annonce de la fin de la danse à la Monnaie.

 

Le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui est sollicité partout dans le monde, il réussit le miracle de fédérer tous les publics autour de ses spectacles. Lui aussi est frappé par la décision annoncée par la Monnaie d’arrêter la danse (lire nos éditions précédentes). Il nous l’explique depuis Tokyo où il prépare activement une nouvelle mise en scène, de théâtre cette fois, qui aura sa première le 10 janvier.

« Je ressens une énorme tristesse, nous dit-il. Cela faisait sept ans que je travaillais en étroite collaboration avec la Monnaie. A son arrivée à la tête de la Monnaie, Peter De Caluwe voulait donner toute sa place à la danse avec Anne Teresa De Keersmaeker, Akram Khan et moi. Tous mes spectacles ont été montrés à Bruxelles avec la Monnaie, que ce soit à la Monnaie même ou dans d’autres salles mais avec l’appui de la Monnaie. Si cet appui cesse, je perdrai non seulement des moyens de coproduction mais aussi le lieu où je pouvais présenter mon travail à un public bruxellois. Je ne sais pas où j’irai demain. Nous avions discuté Peter et moi d’un nouveau projet, un trio, pour l’année prochaine. Cela ne pourra plus se faire du tout.»

« Je comprends, ajoute-t-il, que Peter n’a pas eu, sans doute, le choix avec les contraintes budgétaires qu’on lui a imposées. En montant l’opéra « Shell Shock », j’ai côtoyé le choeur et l’orchestre de la Monnaie et je comprends que Peter veuille leur donner la priorité mais je ne peux aussi m’empêcher d’être très triste. »

N’est-ce pas paradoxal qu’un gouvernement qui veut soutenir les entreprises (une grande compagnie de danse est une entreprise) et valoriser l’image de la Belgique se prive de la vitrine mondiale que sont les spectacles d’Anne Teresa De Keersmaeker et de Sidi Larbi Cherkaoui qui font le tour du monde?

« Quand j’ai montré Shell Shock, il y avait à la première à la Monnaie, des gens venus des quatre coins du monde voir ce qu’on avait fait : d’Australie, de New York, de toute l’Europe bien sûr. Il est clair que si de tels projets ne peuvent plus se faire à Bruxelles, celle-ci va perdre un peu de son importance pour le reste du monde et que je devrai sans doute réorienter l’axe de gravité de mon travail et que je devrai plutôt me concentrer sur Londres, Paris ou Tokyo. »

Incrédulité

« L’annonce de la direction de la Monnaie de supprimer toute sa programmation danse me frappe d’incrédulité, a expliqué Anne Teresa de Keersmaeker hier dans un communiqué. La danse fait historiquement partie de la mission de la Monnaie. Après l’époque glorieuse du duo Béjart/Huisman, le budget de la danse a été systématiquement réduit. La Monnaie, d’abord sous la direction de Gerard Mortier puis sous celle de Bernard Foccroulle, n’a cessé de diminuer ses investissements dans la danse. À présent, Peter De Caluwe supprime tout. Cette évolution oppose un contraste criant au statut de capitale internationale de la danse de Bruxelles.

 

Depuis trente ans déjà, Rosas donne ses spectacles de danse dans de métropoles comme Paris, Londres, Berlin, Amsterdam, New York, et, en Belgique, à Anvers, Gand et Bruxelles. La décision de Peter De Caluwe implique que Rosas n’aura désormais plus de « maison » pour l’accueillir à Bruxelles. Cherche-t-on à me faire passer le message que je dois chercher un autre lieu/une autre ville ? »


 

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Lettre ouverte à Ludovic Jolivet, Maire de Quimper

Lettre ouverte à Ludovic Jolivet, Maire de Quimper | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par le Syndéac, une lettre ouverte de sa présidente, Madeleine Louarn :

 


Monsieur le Maire,


Ce samedi 13 décembre 2014, à l’occasion de l’inauguration de la treizième édition du festival de création jeune public Théâtre à tout Âge organisé par l’association Très Tôt Théâtre, à Quimper et dans nombre de communes finistériennes, vous avez, lors de votre prise de parole
introductive, signifié sans détour votre déplaisir après avoir vu le spectacle La maison, chorégraphié par Nathalie Pernette. Si nous respectons votre ressenti personnel, nous en dénonçons la forme et les termes que vous avez employés, proches d’une mise en garde  adressée aux organisateurs de l’une des principales manifestations de La Belle Saison dédiée au jeune public sur l’ensemble du territoire national.


Menaçantes, « Je vous demande de faire attention », intrusives, « Je veux qu’on ait un spectacle populaire, accessible, compréhensible par tous », directives, « C’est les consignes que je donne », vos paroles nous choquent car elles n’honorent pas votre fonction, elles constituent un déni du travail de fond mené par l’association Très Tôt Théâtre en direction des jeunes spectateurs et de leurs parents depuis quinze ans, à Quimper et dans tout le département du Finistère. Un travail reconnu par l’ensemble des collectivités territoriales et l’État, soutenu par une cinquantaine de structures finistériennes, un vrai travail d’émancipation
et de formation des publics, populaire, exigeant et accessible. Tout ce qui fonde une politique artistique et culturelle respectueuse des diversités dont l’objectif est de contribuer activement à l’éducation citoyenne. Une recherche d’un mieux vivre ensemble qui intègre et ne stigmatise pas. La diversité des formes artistiques est la garantie d’une pluralité des points de vue, un aspect démocratique que vos mots ont totalement ignoré. Or votre parole d’élu de la République compte. Elle n’est jamais anodine.


Nous voudrions croire que ces mots vous ont échappé, nous l’espérons encore et attendons en retour une autre parole qui témoignerait d’une hauteur de vue digne de la fonction que vous exercez aujourd’hui. Pour l’heure, nous retenons une vindicte qui, au motif d’être une réaction à chaud, vous a conduit à balayer d’un revers de main la dimension hautement symbolique de ce moment de rassemblement autour d’un événement salué en France et au-delà. Et nous n’évoquerons pas la stupeur, à l’écoute de votre jugement, des quelques 450 spectateurs quimpérois présents lors de cette représentation de La maison à laquelle vous avez assisté, et les quelques milliers d’autres spectateurs qui ont vu ce spectacle créé au Théâtre national de  Chaillot, en janvier 2009, et qui, depuis cette date, tourne dans la France entière.

Monsieur le Maire, nous ne pouvons que dénoncer de telles admonestations qui contredisent le sens des responsabilités d’un élu qui attache une importance toute particulière à l’image de sa ville dont la dimension culturelle est l’un des atouts majeurs. Ce manque de confiance affiché envers une équipe qui a su fédérer autour d’elle de nombreuses énergies locales et régionales nous inquiète fortement. De nombreux professionnels et artistes français et étrangers, en sus du public finistérien, convergent cette semaine vers Quimper pour participer à cet événement, gageons que la dimension artistique de ce rendez-vous en sera le sujet principal.
Nous vous invitons à les rencontrer afin de prendre la mesure de ce qui se joue dans votre cité, de prendre conscience de leur sérieux et de leur attention aux publics jeunes.
Le respect et la responsabilité sont les socles de leur engagement qui jamais ne renonce à ce qui concourt à la qualité d’un festival – de celui-ci en particulier –, à savoir un esprit de fête et de partage. Cet esprit que vous appelez de vos vœux, est celui qui anime Théâtre à Tout Âge : une fête résolument… populaire.
Monsieur le Maire, nous souhaitons en reparler avec vous.
Nous espérons que la liberté des artistes et des programmateurs vous importe autant qu’à nous.

 


Madeleine Louarn,
Présidente


Copie : Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication

 

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Politique culturelle et création artistique, 
la bourse ou la vie ?

Politique culturelle et création artistique, 
la bourse ou la vie ? | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par L'Humanité :

 

Par Maguy Marin, chorégraphe et directrice artistique, Benoît Lambert, metteur en scène et Hélène Cancel, directrice de la Scène nationale le Bateau feu de Dunkerque.

 

Trois textes à lire

 

Extrait (Maguy Marin) : 

 

Nous ne trouvons pas les mots. Il nous faut pourtant les trouver… Devant le démantèlement méthodique et rationnel de tout un réseau professionnel constitué d’une multiplicité d’artistes avec des axes de travail variés, divers et complémentaires, devant le désarroi des équipes artistiques et l’hécatombe de très nombreux artistes considérés comme des surnuméraires, on peut se poser des questions. Réfléchir ensemble à ce qui est en train de mourir… Des mots qui puissent aussi exprimer les énergies, les échanges, les efforts qui se déploient encore dans plusieurs lieux qui résistent courageusement à cette déferlante des intérêts d’ordre économique et de partis pris idéologiques qui, mesure après mesure et insidieusement depuis de nombreuses années, efface tout ce qui fait naturellement le terreau, la trame sur laquelle pourtant se compose le bouillonnement sans lequel aucune vie ne surgit pleinement, pour que dans ce pays des liens essentiels continuent à se tisser entre une population et son juste désir de rencontrer l’art et la poésie près de chez eux auprès des artistes. Au prétexte d’une crise appelée économique mais qui est principalement une crise de la répartition des richesses, la suppression des budgets spécifiques pour l’action culturelle, le travail de l’art et les projets de l’art dans l’école prive les enfants de la nécessité vitale du côtoiement avec la création artistique dans les lieux mêmes où se construit une conscience capable de donner à tous les outils de compréhension du monde ici et maintenant, réduisant du même coup le champ d’activité des artistes menant un travail de sensibilisation dans les établissements scolaires. La situation de plus en plus précaire des compagnies indépendantes, l’intermittence remise en question, la diffusion de plus en plus difficile pour tous les arts vivants, une vision comptable des choses entraînent la suppression des diversités interprétées comme peu rentables… mais dans quelle logique ? Chacun est invité à devenir un auto-entrepreneur à l’affût des opportunités dans un contexte où chacun est le concurrent d’un autre. Les équipes, contraintes, pour survivre, à multiplier les projets alimentaires tous azimuts, « communication » et « visuels » occupant un terrain de plus en plus tentaculaire, le temps passé au travail artistique réduit par rapport à celui passé à solliciter auprès des quelques programmateurs, encore habités par la curiosité et le risque, une visibilité pour obtenir des subventions qui ne permettent pas une économie propice à une recherche et des réalisations artistiques à la mesure du monde actuel. 

 

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"Rester vivant", par Yves-Noël Genod

"Rester vivant", par Yves-Noël Genod | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Jean-Marc Adolphe dans Mouvement :

 

« Au début, on croit reconnaître la voix de Barbara, mais non, c'est Jeanne (Jeanne Balibar) qui chante, « Naviguer c'est précis, vivre c'est pas précis » (forcément, il y a là un zeste de Pessoa) et cette voix-là, petite musique de nuit, va vous bercer toute la nuit encore, et celles à venir, même en plein jour. Au début, on croit reconnaître la voix de Jankélévitch, mais non, c'est Yves-Noël Genod (en lui chantent toutes les voix de la philosophie, plus celles de la poésie), et cette musique-là vous embarque dans un voyage aux confins. Au début, vous croyez reconnaître des vers de Baudelaire, et c'est bien Baudelaire, mais comme traversé par Artaud, Georges Bataille, René Crével (entre autres), et Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Damien Saez (entre autres). Au début, vous vous dites : ça va être long, deux heures et demie dans le noir, à la fin vous vous dites : c'est donc si court, deux heures et demie ? Au début, on vous dit que tout le spectacle sera dans le noir, et qu'il n'y aura donc, à proprement parler, rien à voir. C'est absolument faux. Il y a des éclairements qui se font en vous, des étoiles dont vous aviez oublié l'existence et qui se réveillent, des pages qui deviennent lucioles, et une momie phosphorescente. « Mais les ténèbres sont elles-mêmes des toiles Où vivent, jaillissent de mon œil par milliers, Des êtres disparus aux regards familiers. » Rester vivant, de Yves-Noël Genod est, de très loin, l'expérience la plus lumineuse (et ténébreuse, tout autant) qu'il m'ait été donné de vivre dans une salle de « spectacle »... »

 

Jean-Marc Adolphe (directeur de la revue « Mouvement »)

Théâtre du Rond-Point / Festival d'Automne, jusqu'au 31 décembre

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Quel Pouvoir pour le Ministère de la Culture ? - Idées - France Culture

A première vue, il faut être un peu masochiste pour vouloir s'installer rue de Valois et occuper la fonction de Ministre de la Culture. Si les locaux sont agréables, et que l'on a souvent l'occasion d'aller voir des spectacles et des expositions en avant-première, être aujourd'hui ministre de la Culture ne relève pas vraiment de la sinécure. D'abord, le siège est large et de très prestigieux prédécesseurs ont marqué de leur empreinte l'histoire du ministère. On pense immédiatement à deux d'entre eux, André Malraux et Jack Lang, qui continuent d'exercer dans l'imaginaire collectif un pouvoir tutélaire parfois embarrassant pour un nouvel arrivant. On se souvient du mot de Frédéric Mitterrand couronné d'un prix de l'humour politique en 2010 : « Quand on m'appelle Monsieur le Ministre, j'ai toujours l'impression que Jack Lang va surgir derrière moi ! » Autre contrainte de la fonction : endosser malgré soi la responsabilité d'accompagner le déclin progressif d'un ministère dont l'action a pu autrefois être au centre de la vie politique, mais qui aujourd'hui, occupe un pan restreint des politiques publiques, et dont les ors prestigieux dissimulent mal les béances. Force est de le constater : pour une multitude de raisons, la Culture est sortie du champ des priorités politiques. Alors qu'elle a pu représenter un pouvoir quasi-régalien du Président de la République sous la Cinquième République jusqu'à Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande n'ont jamais, malgré leurs dénégations, investi le champ culturel. CLIQUER SUR LE TITRE OU LA PHOTO POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION SUR LE SITE DE FRANCE-CULTURE

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Fleur Pellerin propose « un pacte » pour sauver les financements de la culture

Fleur Pellerin propose « un pacte » pour sauver les financements de la culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Le Monde :

 

Ça craque de toutes parts. Pas une semaine sans qu’un théâtre, un centre d’art ou un orchestre n’annonce une baisse des financements, un changement brutal de programmation, voire sa prochaine fermeture. Le contexte est largement défavorable à la création, avec les difficultés budgétaires des collectivités locales, l’arrivée de nouveaux maires dénonçant des choix « élitistes », etc. Communiquer sur « la liberté de la création », slogan du projet de loi de Fleur Pellerin, lequel devrait être présenté au Parlement au deuxième trimestre 2015, ne suffit plus.

Vendredi 19 décembre, la ministre de la culture et de la communication a fait une annonce symbolique devant les partenaires sociaux réunis lors du Conseil national des professions du spectacle (CNPS). Elle a proposé « un pacte » aux villes et aux agglomérations – là où les tensions sont les plus sensibles – afin de préserver les financements. Il s’agit, pour l’Etat, d’accompagner sur une durée de trois ans, de 2015 à 2017, des collectivités confrontées à des arbitrages difficiles, mais qui s’engagent à ne pas sacrifier leurs équipements culturels. Ce peut être un Centre dramatique national, un orchestre ou une scène de musiques actuelles, des lieux par ailleurs subventionnés par l’Etat, par le biais de financements croisés. « Je soutiendrai avec force les nombreuses collectivités qui font le choix courageux de la culture », a déclaré la ministre. Une telle annonce est possible du fait que le budget de la culture sera préservé jusqu’en 2017 – après avoir été réduit de 2012 à 2014.

Stopper une hémorragie
 

Il y a urgence… Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ont été chargées d’identifier « avant la fin de l’année » les villes ou les collectivités « pour lesquelles un conventionnement serait pertinent ». Jérôme Bouët, inspecteur général des affaires culturelles, va « coordonner » les travaux. Il ne s’agit pas, pour l’Etat, de mettre de l’argent supplémentaire. Mais de stopper une hémorragie.

« C’est un signal fort, car les financements sont sécurisés. L’Etat n’est pas là pour donner des leçons mais cela peut dissuader certains maires de faire des choix regrettables », explique-t-on dans l’entourage de la ministre. Il s’agit d’éviter que le scénario du Forum du Blanc-Mesnil se reproduise, ajoute-t-on au cabinet de Fleur Pellerin, lequel a assisté, impuissant, à la reprise en main de cette scène artistique par le nouveau maire UMP : le lieu était conventionné depuis 2000, avec le soutien de l’Etat, du département et de la région, en plus de la ville. En six mois, quinze ans de travail ont été liquidés.

Lire aussi : Le Forum du Blanc-Mesnil, entre démocratie et démagogie http://www.lemonde.fr/scenes/article/2014/12/01/le-forum-du-blanc-mesnil-entre-democratie-et-demagogie_4531953_165499.html

Cependant, la ministre peine encore à convaincre tous ses interlocuteurs. « La sanctuarisation n’est pas parfaite, et les choix budgétaires ne sont pas bons », souligne Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle. La baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales entraîne, de fait, des coupes dans la culture. D’où l’illisibilité. Dernier exemple en date, les conservatoires départementaux et régionaux se retrouvent dans la tourmente, l’Etat ayant décidé de se recentrer sur les conservatoires nationaux. A la veille du CNPS, la Sacem a fait paraître un communiqué dénonçant le lâchage de l’Etat. La loi de décentralisation de 2004 prévoyait un transfert des crédits des enseignements spécialisés de musique, « ce qui n’a jamais été mis en œuvre ».

« La responsabilité incombe désormais aux collectivités qui se retrouvent seules et sans le moindre transfert pour porter le réseau national d’enseignement spécialisé », lit-on. Le cabinet de Fleur Pellerin nuance : les conservatoires régionaux « ayant développé un cycle d’enseignement supérieur » seront soutenus, ainsi que « ceux engagés dans un programme d’éducation artistique et culturelle ».

Est-ce à dire que les missions classiques du conservatoire n’assurent pas cette démocratisation ? Laurent Petitgirard, président du conseil d’administration de la Sacem et directeur musical de l’orchestre Colonne, s’insurge et voit dans ce choix « l’ignorance de nos élites » : « La musique classique est un vecteur d’éveil et de paix sociale », dit-il. Le discours sur l’élitisme des conservatoires, nourri aussi par la gauche, irrite. Lorraine Villermaux, présidente du bureau du Profedim, Syndicat des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs de musique, dénonce « une idéologie extrêmement préoccupante ». « L’Etat réduit la voilure, et la hauteur du chapiteau. » Encore un effort pour reconquérir les artistes.

Clarisse Fabre
Reporter culture et cinéma 

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Un Béziers «pour l’exemple»

Un Béziers «pour l’exemple» | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Extrait de l'article de Pascale Nivelle dans Libération :

 

(...) Sa révolution est d’abord culturelle. Bruno Deschamps, directeur des théâtres, a été limogé en juillet, un licenciement aujourd’hui porté devant les tribunaux. L’écrivain Renaud Camus, père de la théorie du «grand remplacement», supposé complot visant à remplacer les Français par les immigrés, est chargé, pour la somme de 25 000 euros, de réécrire l’histoire de Béziers. Un cycle de conférences, Béziers libère la parole, a été lancé. Premier invité aux frais des contribuables, Eric Zemmour - «C’est mon copain». Suivi par Philippe de Villiers et, redoutent certains, Soral et Dieudonné : «Ménard est bien plus à droite que le FN», juge le communiste Aimé Couquet, qui appelle l’opposition à s’unir dans un Front populaire Biterrois et dénonce «l’esbroufe et l’arrogance» de ce maire, «infatué de lui-même». Il ajoute: «Le problème, c’est qu’il a libéré la parole. Le racisme n’est plus un tabou.» Atterré aussi, l’ancien ami de Ménard au temps de RSF, le socialiste Jean-Michel Du Plââ : «Il est frénétique, et caractériel. Mais efficace: les gens sont contents bien qu’il ne se passe pas grand-chose.» Dans le quartier populaire de la Devèze, il a entendu une mère menacer son fils, avec un accent d’Afrique du Nord : «Si tu n’es pas sage, j’appelle le maire.» Ménard n’est pas au bout de sa révolution. Mais la bataille des esprits est déjà en partie gagnée.

 

De notre envoyée spéciale à Béziers, Pascale Nivelle


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Meaux : Copé annule les Muzik’elles pour cause de « choc budgétaire gouvernemental »

Meaux : Copé annule les Muzik’elles pour cause de « choc budgétaire gouvernemental » | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié dans Le Parisien :

 

 

« C’est un grand sacrifice pour moi. Je prends cette décision avec regret », a déclaré Jean-François Copé en annonçant ce jeudi soir au conseil municipal l’annulation de l’édition 2015 du festival de musiques actuelles Les Muzik’elles pour cause de « choc budgétaire gouvernemental ».

« Je refuse d’augmenter les impôts locaux », a martelé le maire UMP de Meaux alors que le débat d’orientations budgétaires aura lieu en janvier 2015. « « Je ne ferai pas payer aux Meldois l’addition gouvernementale ». Selon l’ancien président de l’UMP, « Meaux perdra 11 M€ de dotations de l’Etat sur trois années », soit 10 % de son budget annuel. L’économie réalisée par la ville sur les Muzik’elles, qui coûtent à Meaux entre 700 000 et 800 000 € par édition, compensera le coût de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires évalué à 780 000 €. Des représentants de l'opposition municipale se sont dits indignés par cette décision prise par le maire seul et en l'absence de débat au conseil.

Créé en 2005, le festival des Muzik’elles présente chaque année fin septembre des artistes français et internationaux attirant plusieurs générations. La 10e édition, qui présentait entre autres Cats on trees, Hollysiz, Bernard Lavilliers, Ayo, Tal et Génération Goldman, a attiré 12 000 festivaliers en deux jours.

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Nomination : Marianne Clévy directrice d'Arts 276

Nomination : Marianne Clévy directrice d'Arts 276 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Le conseil d’administration d’Arts 276 a nommé Marianne Clévy, directrice de l’EPCC qui organise les Festivals Automne en Normandie et Terres de Paroles.

 

Marianne Clévy devient directrice d’Arts 276 en remplacement de Robert Lacombe, parti en juin dernier. Elle a été nommée pour trois ans vendredi 12 décembre par le conseil d’administration de l’établissement public de coopération culturelle, présidé par Nicolas Rouly, président du conseil général.

Marianne Clévy n’est pas une inconnue dans la région puisqu’elle a travaillé pendant huit ans aux côtés d’Alain Bézu, alors directeur du centre dramatique régional au théâtre des 2 Rives à Rouen. Conseillère au développement artistique, elle a notamment coordonné un rendez-vous annuel, Corps de textes qui était consacré aux écritures contemporaines. Ce temps fort est devenu ensuite un festival européen et nomade, en Belgique, en France, en Bulgarie, au Portugal et en Suisse.

Marianne Clévy a suivi des études théâtrales, puis un parcours théâtral en tant que metteur en scène et co-directrice d’une compagnie de 1989 à 1997. Elle a préféré s’investir dans l’accompagnement, la production et la programmation du théâtre contemporain en France et en Europe. Marianne Clévy, aujourd’hui secrétaire générale de la Maison Antoine-Vitez, centre international de la traduction théâtrale, a pour mission d’élaborer le futur festival d’Arts 276, associant la littérature, le théâtre, la danse et les arts plastiques qui fusionne Automne en Normandie et Terres de Paroles. Elle prendra ses fonctions le 1er janvier 2015.

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L'Idéal Club : un music-hall follement foutraque à l'humour variable

L'Idéal Club : un music-hall follement foutraque à l'humour variable | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié dans le blog "Hier au théâtre" :

 

Les 26 000 Couverts, portés par Philippe Nicolle, vous invitent à un cabaret sacrément déjanté au Monfort. Cette troupe d’artistes de rue se démène trois heures durant pour le plus grand bonheur d’un public en furie, enchaînant une foule de numéros plus ou moins réussis, en tout cas interprétés avec une belle alchimie de groupe. Plutôt imperméables à ce genre d’humour un peu ready-made, de bric et de broc, nous avouons avoir été dans l’ensemble dubitatifs face cette proposition malgré plusieurs sketchs à tomber par terre. La scène pleine à craquer, au contraire, a accueilli le collectif dans un esprit d’adhésion total et festif. À découvrir tout de même pour ces metteurs d’ambiance de folie !

Pourquoi L’Idéal Club ? Tout simplement pour permettre à une dizaine d’artistes d’exprimer leurs désirs les plus audacieux en terme de numéros. Oser, cartonner, déclencher l’hilarité générale et vite car la première est dans moins d’un moins ! Philippe, le metteur en scène du music-hall, crée (pour de faux bien sûr) au fur et mesure de la représentation sa revue mêlant chant, cirque, magie et musique. Et voit défiler des idées toutes plus extravagantes les unes que les autres…

Spatialisant le show dans une configuration de vrai cabaret, Philippe Nicolle parvient à imprégner le Monfort de cette ambiance si caractéristique avec des coussins près de la scène circulaire. On s’y croirait presque ! Très dynamique, cette curiosité protéiforme bénéficie de la variété inhérente au genre mais du coup, les sketchs s’avèrent très inégaux. L’humour constitue définitivement une affaire de goût et dans le cas présent, soit nous avons trouvé l’ensemble un peu léger niveau recherche soit nous n’avons carrément pas compris les numéros…

Néanmoins, citons pêle-mêle plusieurs pépites comme ce ventriloque amateur de pétards, une tente vivante, un débat sur la réincarnation animale, la parodie d’un one man show fumeux, des cow-boys qui jouent du pipeau.. Bref, un aperçu non exhaustif des loufoqueries qui vous attendent. En outre, les dix dernières minutes de comédie musicale en mode auto-dérision clôturent la soirée en beauté.

Ainsi, bien que l’humour de L’Idéal Club nous ait globalement laissés de marbre, force est de constater leur incroyable capacité fédératrice. Des bambins aux personnes âges, la salle entière a continuellement manifesté son plaisir à partager ce moment en famille et entre amis dans la convivialité d’un cabaret authentique et malicieux. Alors pourquoi pas ! ♥ ♥ ♥

 

 

Jusqu'au 10 janvier au Monfort.

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Concertation sur l’intermittence : l’expertise chiffrée nous donne raison !

Concertation sur l’intermittence : l’expertise chiffrée nous donne raison ! | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Communiqué du Comité de suivi de la réforme de l'intermittence - 19 décembre 2014

Le Comité de suivi, constitué d'organisations de salariés, d'employeurs du spectacle et de parlementaires, s'est réuni à l'Assemblée Nationale le mercredi 17 décembre 2014.

 

CLIQUER SUR LE TITRE OU LE LOGO POUR LIRE LE TEXTE COMPLET DU COMMUNIQUÉ SUR LE SITE DU SYNDEAC

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Enfin un théâtre sans acteurs - LA RIBOT - Critiques - mouvement.net

Enfin un théâtre sans acteurs -  LA RIBOT - Critiques - mouvement.net | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Gérard Mayen dans Mouvement :

 

Seule la lecture de prompteurs est offerte aux spectateurs d'El triunfo de la libertad, pour immersion dans une expérience qui reste pourtant indubitablement théâtrale. 

 

Au théâtre, le problème serait-il l'acteur ? Non pas sa personne, sa présence, mais son jeu. Le jeu d'acteur, comme entrant le plus souvent en contradiction avec les attentes d'un spectateur qui aurait opté pour les écritures de la danse et de la performance, et privilégierait le hic et nunc d'une action effectivement en train de se produire. Au regard de quoi, le principe même du jeu d'acteur, traînerait avec lui le boulet de l'artifice et des manipulations. Toujours déjà soupçonnable d'annoncer son surjeu.

Conçue par les danseurs, performeurs et comédien La Ribot, Juan Dominguez et Juan Loriente, la pièce El triunfo de la libertadrépond à sa façon à ces préoccupations. Il ne manque pas d'artistes de théâtre pour avoir déplacé le genre au prix d'une minoration bienvenue de la place du texte antiquement sanctifié ; tout comme il ne manque pas de chorégraphes pour convoquer le texte à l'entour de leurs pas.

Or El triunfo procède tout autrement, en offrant à ses spectateurs une expérience de toute rareté – et sans doute d'immense liberté. Et liberté du texte, par la même occasion. Le texte original d'El triunfo y est traité en mode majeur absolu, donné seul, débarrassé de jeu, à lire sur quatre prompteurs deux en anglais, deux en français, laissés au choix, suspendus à des emplacements et hauteurs divers de l'immense cage de scène.

Laquelle entretient tout entier son potentiel de mise en scène. Cela va de la délicate et puissante création lumières d'Éric Wurtz, à la suggestion, par ce biais, d'un arrière scène et d'un accès afférant ; de la découpe orchestrée des durées et vitesses de déroulé du texte donné à lire, à la sensation de vaste espace collectivement investi par le regard spectateur, et ses projections imaginaires. À la longue, un trouble léger s'installe, qui parfois procure l'illusion que les supports de prompteurs sont en train de voyager doucement par la voie des airs, que les parois reflètent ; et c'est une douce chorégraphie.

À rebours de certains commentaires, il n'est absolument pas possible de rabattre les paramètres qu'on vient de décrire sur une réduction de la situation à on ne sait quelle activité de lecture solitaire sur un canapé, ou de focalisation sur un écran d'ordinateur. El triunfo de la libertad ne renvoie pas plus aux pratiques de la poésie sonore, des performances orales, ou autres expériences cinétiques et d'activations scénographiques autonomisées, vidées de performeurs. Il ne s'y passe rien d'autre que l'activation d'un texte offert à l'attention active de la puissance fictionnaire du regard spectateur. Pour l'heure, on ne saura mieux le définir que pour théâtre sans acteur. Voire « enfin sans acteur », au moins à titre expérimental.

Or El triunfo en fait partager énormément, dans le registre des ordres de la représentation. Deux personnages principaux y évoluent : Paco et Agueda, deux jeunes mariés partant vivre leur lune de miel dans un hôtel-usine de bord de mer en République dominicaine. Il ne leur arrive rien que le commun du farniente consommateur du touriste occidental dans les Caraïbes, piqué par l'absurde rencontre d'un artiste de cabaret dont le numéro consiste à casser des noix avec son pénis.

Blague à part, il n'est pas vain de considérer les dispositifs mondialisés du tourisme comme l'un des espaces les plus lourdement problématiques de la reproduction, et diffusion à échelle de masse, des ordres de la représentation, capturant l'altérité dans les systèmes de domination intrinsèques aux rapports nord-sud postcoloniaux. On vient de le dire d'une phrase peut-être un peu lourde, mais qui pèse du poids de ce processus de délabrement des imaginaires partagés.

Paco et Agueda reviendront sur les mêmes lieux, cinquante ans après, pour leurs noces d'or, vivre exactement les mêmes instants de non-vie. Et alors, le texte d'El triunfo paraît plus bâclé, rapide, désinvolte. Délabré, à l'image de son régime imaginaire malmené.

Si l'humour l'emporte dans la peinture des péripéties rapportées, l'acuité du propos ne s'en aiguise pas moins à l'écoute de brefs inserts traitant de tout autre chose, mais qu'on peut entendre comme autant de variation dans l'exposé critique des grandes machineries collectives des représentations à l'œuvre. Cela va d'une évocation de la corrida, à une description du Paris révolutionnaire de 1792, ou encore récits de dé-vie d'habitants laminés en Syrie (ou à Gaza, on ne sait trop).

L'étrangeté de ces développements, le caractère inédit de leur mode d'activation, font d'El triunfo de la libertad un excitant moment d'éveil de l'esprit, strictement contraire à la moindre notion d'ennui. Lequel semble pourtant affecter sévèrement un nombre non négligeable de spectateurs, qui préfèrent partir, déçus dans leurs attentes, voire protester haut et fort.

Il est vrai que quelques mots du texte donnent à lire cette phrase : « Pourquoi viens-tu au théâtre ce soir ? ». Scandaleux !

                                                                                            

El triunfo de la libertad a eu lieu du 10 au 14 décembre 2014 au Centre Pompidou, Paris, dans le cadre du Festival d'Automne.

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Le régime des intermittents peut être réformé à moindre coût, selon de nouvelles estimations

Le régime des intermittents peut être réformé à moindre coût, selon de nouvelles estimations | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par l"Entreprise-L'Express, par l'AFP :

 

Paris, 17 déc 2014 - Le régime d'indemnisation des intermittents du spectacle peut être réformé à moindre coût, selon les estimations réalisées par l'Unedic à partir des propositions des représentants des intermittents et présentées mercredi lors de la dernière réunion de la mission de concertation sur leur statut.

 

Cette réunion cruciale devait faire le point chiffré sur les trois scénarios de réforme proposés par la CGT Spectacle, la Coordination des intermittents et le Syndeac (employeurs). La mission de concertation, mise en place par le gouvernement après le conflit des intermittents cet été, doit remettre son rapport au Premier ministre fin décembre ou début janvier. 

"On peut arriver à un système plus juste sans surcoût", a estimé Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, interrogé par l'AFP. 

"C'est une réunion historique. Pour la première fois, l'Unedic a passé à la moulinette nos propositions de réforme et a conclu que les modèles alternatifs sont peu coûteux, voire moins coûteux que le système actuel", a souligné Samuel Churin, porte-parole de la Coordination des intermittents. "Cela fait 11 ans (depuis la dernière grande crise des intermittents en 2003) que nous disons qu'il y a une alternative". 

Les trois scénarios de réforme prévoient une indemnisation sur la base de base de 507 heures de travail sur douze mois, à partir d'une date anniversaire (au lieu de 10 mois pour les techniciens et 10 mois et demi pour les artistes). 

Cette mesure permettrait de réintégrer 2% d'allocataires aujourd'hui exclus du système d'indemnisation, soit 2 à 3.000 personnes par an pour un coût réduit, estimé entre 35 et 40 millions d'euros, selon les estimations de l'Unedic. D'autres mesures pourraient compenser ce coût. 

La CGT appelle à la "vigilance" sur la suite: "Que va faire le gouvernement' Prendre en compte nos propositions ou nous oublier'" 

Manuel Valls avait confié en juin à trois personnalités une mission de concertation pour "remettre à plat" le régime, alors que les intermittents étaient vent debout contre la nouvelle convention chômage du 22 mars, qui durcissait leurs conditions d'indemnisation. 

Les préconisations de cette mission devraient idéalement être examinées par les partenaires sociaux gestionnaires de l'Unedic. Mais le Medef et la CFDT, principaux piliers de l'assurance chômage, ont manifesté leur réticence à rouvrir le dossier avant l'échéance normale de négociation de la prochaine convention de 2016. 

Si les partenaires sociaux ne rouvrent pas la négociation, une proposition de loi pourrait être introduite, par exemple par un parlementaire du Comité de suivi sur l'intermittence, qui rassemble une dizaine de parlementaires de gauche.


En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/le-regime-des-intermittents-peut-etre-reforme-a-moindre-cout-selon-de-nouvelles-estimations_1633659.html#YEgawLgkTk9Xemd3.99

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La poésie de Jérôme Thomas pour la 26ème promotion du CNAC | Sceneweb

La poésie de Jérôme Thomas pour la 26ème promotion du CNAC | Sceneweb | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié sur Sceneweb par Stéphane Capron :

 

Jérôme Thomas est le metteur en scène du spectacle de la 26ème promotion du CNAC – le Centre National des Arts du Cirque de Chalon en Champagne. Il emmène les 11 artistes au dessus les nuages dans un spectacle rempli de poésie qui mêle la chorégraphie et le cirque.

Des petits lampions sont disposés tout autour de la piste. Les onze élèves entament une procession torse nu dans l’obscurité. On devine sur leurs visages des masques et des perruques sur leurs têtes. Il y a un petit côté « Eyes Wide Shut ».  Cette entrée est magique, d’une belle sérénité, le temps s’arrête, et l’on goûte à la quiétude. Puis ils se regroupent au centre. La notion de collectif est la base du spectacle de Jérôme Thomas. Les jeunes circassiens ne sont jamais seuls, ils ne quittent jamais la piste.

Les solos ou duos s’enchaînent allégrement, ils ne durent pas plus de deux minutes. Parfois on ne sait plus où donner de la tête car il se passe toujours quelque chose sur la piste. Les étudiants courent partout. Plus que la recherche de l’exploit, Jérôme Thomas a travaillé la justesse et l’esthétique afin que ces jeunes apprivoisent autant leurs corps que les agrès. Les roues Cyr sont manipulées avec les pieds, une corde lisse s’affole seule, le jonglage s’effectue en groupe et au centre de la piste.

Le final est de toute beauté. Des bâches plastiques tombent du ciel et recouvrent la piste et  les agrès. C’est d’une grande poésie. Les puristes diront certainement qu’il n’y a pas assez de cirque et d’exploit sur scène dans ce spectacle. Mais Jérôme Thomas a donné à cette promotion tous les outils pour développer leur art à la croisée des chemins du spectacle vivant. Ils savent se déplacer dans l’espace, ils sont gracieux. C’est aussi ce que l’on demande à un circassien aujourd’hui.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

 

Création au Cnac du 10 au 18 décembre 2014
dans le Cirque de Châlons-en-Champagne
A Paris (75) Parc de la Villette
Du 28 janvier au 22 février 2015
Reims (51) le Manège, Scène nationale
4, 5 et 6 mars 2015
Charleville-Mézières (08) Théâtre municipal
1er, 2 et 3 avril 2015
sous le chapiteau du Cnac
A Nexon (87) Pôle national des arts du cirque Nexon Limouisin
Festival La Route du Sirque
21 et 22 août 2015

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Les 3 coups c'est elle - Chantal Albo - mouvement.net

Les 3 coups c'est elle - Chantal Albo - mouvement.net | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Vingt-deux ans que sa voix fait accueil au théâtre Paris-Villette. Nous avons rencontré celle qui, par « une histoire un peu insensée dans le bus 68 » a débarqué tout droit de la sphère commerciale pour se retrouver secrétaire d’un théâtre municipal dédié à la création contemporaine. Portrait de l'almodovarienne Chantal Albo, ouvreuse, chargée de l’accueil du public et des compagnies.



A lire dans la Revue Mouvement n°75, actuellement en kiosque.

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Samuel Churin : Un jour historique (à partager sans modération)

Samuel Churin : Un jour historique  (à partager sans modération) | Revue de presse théâtre | Scoop.it

UN JOUR HISTORIQUE


Le combat pour les droits sociaux est constitué d’étapes. Certaines sont décourageantes et d’autres ouvrent des perspectives possibles. La dernière journée des tables de concertation du 17 décembre a été consacrée au chiffrage par l’Unedic des propositions alternatives de la CGT, du Syndeac et de la CIP. Pour rappel c’est la première fois que nous avons la possibilité de faire chiffrer nos modèles d’indemnisation. Jusqu’à présent, nous avancions que ces alternatives étaient crédibles. Mais les chiffrages que nous avions étaient tous réalisés à partir des données de la caisse des congés spectacle, et étaient pour le moins contestés par nos « adversaires ». Aujourd’hui, ce débat est clos. L’Unedic admet que nos propositions ne sont pas plus couteuses que la réforme imposée depuis 2003. Le retour à la date anniversaire sur 12 mois évaluée à 35 millions d’euros supplémentaires est largement compensé par un plafonnement des hauts revenus. Il augmenterait le nombre d’allocataires de 3000 personnes jusqu’à présent exclues. Et il éviterait beaucoup de ruptures de droits temporaires chez les actuels ayant droits. Cela conduirait à une bien plus grande continuité de revenu. Ainsi, tout ce que nous disons depuis 11 ans a été confirmé : une réforme juste est possible sans aucun surcoût. Oui ce jour est historique parce que cette affirmation est maintenant incontestable. Plus personne ne pourra nous répondre « prouvez le nous » : C’EST FAIT. Certes, nous avons manqué de temps pour affiner les paramètres et nos propositions pourront être encore améliorées. Il ne s’agit pas de revanche, encore moins d’esprit triomphant. Il s’agit de mettre en avant ceci : la preuve est faite que le choix est bel et bien politique et pas économique. Quel modèle de société voulons-nous ? Le conseil national de la résistance avait pensé des droits sociaux solidaires : les actifs cotisent pour les retraités, les bien-portants pour les malades. La solidarité et la redistributivité sont les bases de toute la protection sociale. L’enjeu est là : celui du choix entre un modèle assuranciel, celui dont les exclus du régime financent les assedics versés aux salariés à haut revenus, ou un modèle redistributif, solidaire et juste. 

A partir du cas particulier des intermittents du spectacle et notre démonstration maintenant actée et partagée, nous pouvons affirmer que tous les choix sont politiques et qu’il est possible de penser le monde autrement. Toute la convention d’assurance chômage est à revoir. A l’heure où 86% des embauches se font en CDD, où le nombre de chômeurs à activités réduites explose, il est urgent d’adapter la protection sociale en générale et l’assurance chômage en particulier à la discontinuité. Le dossier des matermittentes a mis en avant un fait : toutes les règles sont pensées pour l’emploi stable et sont inadaptées à l’emploi discontinu. A droit ouvert égal, être enceinte un jour de l’année plutôt qu’un autre a des conséquences énormes : dans un cas le congé sera couvert par la sécurité sociale, dans l’autre non. Comment continuer de supporter cette injustice ?

Oui nous le rappelons sans cesse : 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. Cela peut paraître un slogan. C’est une réalité terrible pour ces millions de pauvres dont on ne parle pas. Face à cette situation, on nous vend des recettes de plein emploi toutes aussi mensongères et farfelues les unes que les autres. Nous pouvons faire autrement, il y a des solutions possibles. Ces réformes aussi ne sont pas économiques mais politiques : imposer la précarité généralisée afin d’avoir une main d’œuvre à pas chère, des petits boulots de misère, et des droits sociaux inexistants. 

Enfin, il faut rendre hommage à la lutte. Grâce à la mobilisation, ces tables de concertations auront pour la première fois permis de prouver de manière incontestable ce que nous affirmons depuis le début. La balle est maintenant dans le camp de ceux qui décident. Nous avons maintenant tous les arguments pour les faire changer de cap. Le mouvement devra être à la hauteur si nous voulons transformer ce jour historique en jour de justice pour tous.


Publié par Samuel Churin sur Facebook le 18 décembre 2014

 

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