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Revue de presse théâtre
L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs
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Très rapide et très clair, trois minutes pour tout expliquer à ceux qui n'ont rien suivi.

Retrouvez #DATAGUEULE, le programme qui vous explique tout en moins de 3 minutes . Et sinon, France 4 c'est aussi : http://www.france4.fr/ https://www.facebo...
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Et toi, tu vas voir quoi ? - Scène nationale de Cavaillon

Question cruciale du festivalier, apeuré par la foultitude des propositions et/ou par l’éventualité de manquer LE spectacle qui fera le buzz cet été. Aussi, et pour patienter dans cette inter-saison, le blog et les réseaux sociaux de la Scène nationale seront une nouvelle fois le moyen de garder le contact et de partager nos/vos attentes, nos/vos coups de cœur et nos/vos bons plans pour cet Avignon 2014. 
Partagez, avec nous, et entre vous !

David, par exemple, vous conseille chaleureusement 3 spectacles :
 L’idéal Club des 26000 couverts (vous vous souvenez peut-être de Jacques et Mylène, en 2012) à Villeneuve en Scène.
 Retour à Reims, texte de Didier Eribon mis en scène par la cie Anima Motrix, à la Manufacture
 et au Festival Théâtr’Enfants, Venavi ou pourquoi ma sœur ne va pas bien, d’Olivier Letellier, metteur en scène de Oh Boy !, avant de découvrir en janvier 2015 Un chien dans la tête à la Scène nationale.

Lutxi a noté 2 concerts à l’AJMI, Renaud Garcia-Fons Solo (du 8 au 10 juillet) et Pulcinella (du 12 au 14). Mais aussi Inoffensif [titre provisoire] de Jérôme Rouger au Girasole, Moussu T e lei Jovents à Kabarouf et La Brique de Guy Alloucherie (La Veillée, en 2010 à Cavaillon) à Présence Pasteur.

 

Cliquer sur le titre ou la photo pour lire le blog du Théâtre de Cavaillon, Scène nationale

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Avignon off : la rage de Yann Collette dans le nouveau drame de Peter Handke - Rue89

Avignon off : la rage de Yann Collette dans le nouveau drame de Peter Handke - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Sa nouvelle pièce, « Souterrains blues », est sans doute la plus cinématographique de Peter Handke. « Un drame en vingt stations » (de métro). Les gens montent, descendent. Un homme reste, apostrophe, insulte, éructe. Personne ne moufte.Ça démarre raide et fortL’homme monologue. Un « homme sauvage » comme l’appelle Handke. Quand Yann  Collette a lu cette pièce, tout de suite il a voulu la jouer. Il avait raison : seul un acteur volcanique de sa taille pouvait s’en saisir.

 

Xavier Bazin l’a mis en scène pour cette version avignonnaise sans inventer midi à quatorze heures. On ne tergiverse pas avec un acteur bestial et un texte sidérant. On ne prend pas de chemin de traverse. On affronte la bête de face.

 

Après avoir boxé latéralement les ombres pendant l’accueil du public, Yann Collette se le prend bille en tête, adossé ou pas à un panneau métallique maculé de vie (sperme, merde, sang) qui tient du miroir (aux alouettes). « Et encore vous », commence l’homme sauvage en s’adressant au public. Ça démarre raide et fort.

 

Jean-Pierre Thibaudat pour son blog Théâtre et Balagan sur Rue89

 

CLIQUER SUR LE TITRE OU LA PHOTO POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER DANS SON SITE D'ORIGINE

 

 "Souterrain blues", une pièce de Peter HandkeAvec Yann ColletteFestival d'Avignon off, Collège de la salle, 11h45, jusqu'au 27 juillet, 04 32 76 20 33.La pièce «  Souterrains blues  » traduite de l'allemand par Anne Weber est publiée chez Gallimard, collection le Manteau d'Arlequin, 86p, 11€.
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La Mahabharata-Nalacharitam à la Carrière Boulbon

La Mahabharata-Nalacharitam à la Carrière Boulbon | Revue de presse théâtre | Scoop.it
« Mahabharata-Nalacharitam », mis en scène par le Japonais Satoshi Miyagi, a envoûté les spectateurs d'Avignon.

 

A Avignon, réjouissons-nous, la paix est enfin là

LE MONDE |  09.07.2014 à 13h51 |Par Brigitte Salino

 

Enfin, la beauté a été au rendez-vous d'un soir. C'était mardi 8 juillet, à la Carrière de Boulbon, avec Mahabharata-Nalacharitam, dont la première représentation, prévue la veille, lundi 7 juillet, avait dû être annulée à cause de l'orage. Un orage si violent qu'il a endommagé une des tours du Palais des papes et rendu impraticable la piste menant à la Carrière de Boulbon, à une douzaine de kilomètres d'Avignon.

Cet endroit magnifique, ovale, minéral et sauvage, qui ouvre sur le ciel de la garrigue, ne serait jamais devenu un lieu de spectacles si, en 1985, Peter Brook ne l'avait choisi pour créer… Le Mahabharata, précisément. Le spectacle durait douze heures, c'était une inoubliable traversée de la nuit. Cette année, il dure à peine deux heures, et c'est un bonheur, signé par le Japonais Satoshi Miyagi.

SORT MISÉRABLE D'HOMME

Avignon découvre ce metteur en scène de 55 ans qui a fait un choix très particulier. Contrairement à Peter Brook, qui suivait le fil du livre sacré de l'Inde, retraçant les guerres entre les familles royales des Pandava et des Kaurava, Satoshi Miyagi se concentre sur un épisode du Mahabharata où l'on ne se bat pas. C'est l'histoire d'une princesse au charme inégalé, Damayanti, que les dieux du paradis auraient aimé voir s'unir à l'un d'entre eux, mais qui choisit d'épouser un mortel, le roi Nala. Douze ans durant, le couple est heureux et le royaume prospère. Mais, un jour, Nala reçoit la visite de son frère, qui vient d'un royaume voisin, et lui inculque le vice du jeu. Nala perd tout, jusqu'à son épouse aimée, à qui il ne veut pas faire partager son sort misérable d'homme jeté sur les routes.

Ainsi va le Nalacharitam, qui verra le couple se retrouver après de multiples aventures que Satoshi Miyagi aborde en puisant aux sources de la tradition du kabuki, du nô et du bunraku. Il y a, dans son art, des subtilités multiples qui échappent à un esprit occidental. Mais cela n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est ce que l'on voit à la Carrière de Boulbon, où les spectateurs sont enserrés dans un cercle offrant aux vingt comédiens et dix musiciens une céleste aire de jeu.

Les musiciens sont aux percussions (gamelan, djembé…), les comédiens pratiquent la division du travail, en somme : certains s'expriment par la parole, d'autres par le corps. C'est à la fois très simple, et très sophistiqué. Et surtout très beau, non pas de cette beauté qui coupe le souffle, mais de celle qui libère de la pesanteur, comme un envol vers un monde où tout n'est que présence légère de l'instant.

INSPIRÉE PAR L'OPÉRA DE MOZART ET DE DA PONTE

Quelle merveille que ces costumes, dont certains sont en papier ! Quelle merveille que ces interprètes, unis comme les doigts de la main, experts et facétieux ! On n'est pas près d'oublier Kazunori Abe, le narrateur, qui parfois s'exprime en français (et chante même Sur le pont d'Avignon), ni Micari, l'interprète de Damayanti, éblouissante de bout en bout. Quand, à la fin, elle tend son bras nu vers le ciel, dans un geste parfait, on pense autant aux dieux du théâtre qu'à ceux du Mahabharata. Bref, on est heureux, et prêt à croire à la chute du Nalacharitam : « Réjouissez-vous, la paix est là ! »

 

Brigitte Salino pour Le Monde du 9 juillet

 

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Avignon : 10 trucs à savoir pour se déplacer pendant le festival

Avignon : 10 trucs à savoir pour se déplacer pendant le festival | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Avignon : 10 trucs à savoir pour se déplacer pendant le festival

 

Faut-il reporter sa visite au festival d'Avignon à l'année prochaine ou profiter au contraire d'une moindre affluence pour s'y rendre? Quoi qu'il en soit, il faudra organiser ses déplacements. "Le plus rapide, c'est à pied", crient en chœur les habitués. Certes, pour se rendre d'une représentation à l'autre, d'une cour de lycée transformée en théâtre à ciel ouvert à une salle de spectacle située dans un ancien garage, d'une terrasse ombragée à la cour du palais des Papes, et à condition de rester "intramuros", à l’intérieur de l’enceinte médiévale qui enserre la ville, les festivaliers marchent. "Tout se passe à l'intérieur des remparts ; les pieds sont largement suffisants. On peut ainsi profiter des spectacles de rue et des ‘parades’ que les comédiens du festival Off effectuent pour donner envie d’assister à leur spectacle", témoigne Éric Hamelin, urbaniste, qui compte "deux festivals à son actif".

Avignon, 90000 habitants, accueille pendant la durée du festival (qui est donc maintenu comme l'a décidé le mouvement des intermittents du spectacle mais devrait connaître quelques perturbations) entre un million et un million et demi de visiteurs : des amateurs de théâtre, mais aussi des comédiens, techniciens, producteurs, journalistes, dont certains passent un mois entier dans la cité. Les festivals et autres événements ponctuels sont un casse-tête pour les aménageurs, comme le montre cette interview du directeur général des services techniques de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) où se déroulent chaque été des "fêtes" populaires attirant un million de personnes en cinq jours.

 

 

Olivier Razemon, dans son blog sur le Monde

 

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A Avignon, le théâtre est politique mais policé

A Avignon, le théâtre est politique mais policé | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Questionné par Mediapart sur ce que pourrait être ce « festival militant », Olivier Py précise : « Nous devons consacrer trois semaines à faire que la parole soit libre, puissante et capable de changer le monde. » À l’œil nu et après certes seulement quatre jours d'un festival dont plusieurs représentations furent annulées en raison des orages, les spécificités de cette édition, comparée aux précédentes, ne sautent pourtant pas aux yeux.

La seule variation importante s'exprime au début de chaque spectacle. Une prise de parole inscrit en effet chacun d’entre eux dans la lutte en cours, sous des formes variées : message pré-enregistré réaffirmant que les intermittents ne demandent ni privilèges ni effort du contribuable avant Coup Fatal au lycée Saint Joseph ; prise de parole collective liminaire quasiment intégrée au spectacle pour le Prince de Hombourgdans la cour d'honneur du Palais des Papes ; ou encore écoute d'un discours de Victor Hugo avant Orlando ou l'impatience à la FabricA.

Dans ce texte incroyable d'actualité, prononcé devant l'Assemblée nationale en 1848, Hugo explique que « bien que pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget », il juge que « les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue ».


Ces moments liminaires réussissent à éviter toute routine par leur gravité, non seulement du fait du message qu'ils délivrent, mais surtout parce qu'ils réunissent sur scène les artistes et les techniciens. Ils sortent ainsi ces derniers de l'invisibilité à laquelle ils sont le plus souvent tenus, pour affirmer en actes le combat commun de différents corps de métier se retrouvant dans un rapport discontinu à l'emploi.

Toutefois, cette parole solennelle et inquiète ne déborde pas des théâtres vers la cité et ne porte guère au-delà du public relativement homogène des spectateurs du In, en dépit des efforts tarifaires effectués cette année en direction des jeunes. Et Avignon 2014 ne semble pas se préparer à devenir une inédite agora.

 

 

Joseph Confavreux, envoyé spécial à Avignon pour Mediapart

Paru le 8 juillet


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Japon. Au pays du théâtre levant

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A Shizuoka, au pied du mont Fuji, les artistes japonais et français ont entamé un fructueux dialogue. Reportage.

 

« LE MAHABHARATA » DE SATOSHI MIYAGI 

Ce dernier revisite l’épopée indienne pleine de rois et de dieux en s’inspirant du théâtre traditionnel japonais. Avec ses trouvailles visuelles, la lisibilité de son intrigue, son humour aussi, le triomphe à Avignon est assuré. Une consécration pour les équipes locales d’une vingtaine d’acteurs qui sont aussi régisseurs ou en charge des tâches administratives. On comprend pourquoi les journées au Spac sont longues. Pour cette édition 2014 du Festival, un autre Français, Jean Lambert-wild, directeur du Centre dramatique national de Normandie à Caen, était invité à créer sur place. Il a donné une version nipponne de son texte « Splendeur et lassitude du capitaine Marion Déperrier » que lui inspira un de ses oncles, « un fou de guerre ». Devenu le capitaine Iwatani Izumi pour l’occasion, passant de la Première Guerre mondiale en Europe à celle du Japon, ce solo d’une grande force poétique a ému aux larmes le public du théâtre Daendo. « Je suis tombé “amoureux” de Keita Mishima, cet acteur du Spac, dès que je l’ai vu en scène », raconte Jean Lambert-wild. Et de s’embarquer dans une aventure sans frontières avec Mishima endossant le costume du soldat abandonné à lui-même. « Je me souviens d’avoir dit à Satoshi Miyagi : “Si vous m’interdisez de travailler avec Mishima, je vous mords !” Il a ri. »

 

 

Philippe Noisette Pour Match

 

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CIP-IDF > Les Cies Belges en lutte à Avignon

CIP-IDF > Les Cies Belges en lutte à Avignon | Revue de presse théâtre | Scoop.it

7 juillet : mobilisation de la plupart des Cies Belges qui se produisent à Avignon. Le Zoo théâtre, cie Belge qui se produit à La Manufacture, était en grève en solidarité avec les intermittents Français. Elle a assuré l’accueil du public avec explication du pourquoi de la grève et donné beaucoup d’information sur le catastrophique nouveau statut d’artiste en Belgique.

Au Théâtre des Doms, nous avions aussi aujourd’hui la visite de la ministre de la Culture Fadila Laanan. A l’issue de la représentation de « Blackbird » à laquelle elle assistait, il y eut envahissement du plateau par les intermittents Belges et lecture d’un texte de solidarité avec les intermittents Français qui met en perspective les similitudes entre notre nouveau statut d’artiste et l’accord agréé par Rebsamen le 26 juin.

Le soir à 18h, en présence de la presse et avant le drink et l’allocution de la ministre, lecture d’un texte des intermittents Belges se terminant par « Nous, travailleurs Belges de la Culture sommes venus vous dire que nous n’avons pas le cœur à trinquer avec vous ce soir ! » suivi d’une sortie silencieuse de tous les artistes mobilisés (une douzaine de Cies) qui a laissé la ministre interloquée et un malaise palpable dans l’assemblée des officiels présents.

 

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On trouve de tout dans « The Humans » d'Alexandre Singh

On trouve de tout dans « The Humans » d'Alexandre Singh | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Pour sa première mise en scène, l'artiste, qui par ailleurs signe l'affiche du festival d'Avignon, conjugue trop et ne démontre rien.

 

Le décor à vue du spectacle The Humans, écrit et mis en scène par Alexandre Singh, ne ment malheureusement pas. Naïf, grandiloquent et carton-pâte, entre des toilettes en bois à la campagne et un laboratoire d'humains revu en salle de sculptures grecques, il est raccord avec le pot-pourri théâtral et musical qu'est le spectacle.

Pour sa première pièce et mise en scène, le propos d'Alexandre Singh, connu comme plasticien et qui signe par ailleurs l'affiche du Festival d'Avignon, est ambitieux. Ecrire la genèse du monde et de l'humain en deux heures quarante-cinq exige un paquet de munitions. Ce dont M. Singh ne manque visiblement pas, au risque de faire ressembler son spectacle à un défilé boursouflé de références – évidemment à prendre au millième degré sous la patte d'un jeune artiste contemporain ! –, mais qui finissent par obstruer les conduits de The Humans. Heureusement, ils ont découvert l'usage des… toilettes et le plaisir de s'y vider.

 

COUSU DE FIL BLANC

Dans le sac de M. Singh, qui conjugue par ailleurs humour et grotesque avec habileté, on trouve de tout. Le texte, complexe et bien ficelé, ainsi que les images télescopent la tragédie grecque, la commedia dell'arte, Shakespeare, Molière, Bob Wilson, Disney… La musique, plutôt réussie, signée par Gerry Arling et Touki Delphine, se souvient par exemple des comédies musicales de Stephen Sondheim et des gargarismes « supercalifragilisti… » de Mary Poppins.

Ce qui vaut à ce spectacle quelques séquences réjouissantes au sein d'un déroulé bien pesant. Car The Humans, lesté d'une partition spectaculaire aussi riche, fait du théâtre comme il faut s'y attendre. Un théâtre frontal, qui s'adresse aux spectateurs au gré d'un jeu d'acteur volontairement exagéré et cousu de fil blanc. Là encore, le penchant de M. Singh à la citation et au recyclage a fait son office. Mais à quoi bon ces effets-clichés, cette stylisation du geste à la façon d'un dessin animé, sans parler de la chorégraphie proche de séances d'improvisations amateurs. Chapeau néanmoins aux acteurs-chanteurs qui assument et portent avec précision cette esthétique.

 

Rosita Boisseau pour Le Monde du 8 juillet

 

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Apologie de l’intermittence

Apologie de l’intermittence | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Chronique de Michael Foessel, professeur de philosophie à l'Ecole polytechnique, parue dans Libération du 5 juillet.

 

La division du travail instaurée au XIXe siècle passait par une opposition entre le travail et la création qui semble passée de mode. A écouter le discours managérial dominant, l’affaire est entendue : le travailleur du futur ressemblera à un artiste. Depuis quelques décennies déjà, le risque et l’incertitude ont cessé d’être l’apanage des créateurs pour devenir le lot commun des agents économiques. Que demande-t-on au salarié d’aujourd’hui, sinon d’être provocateur, insoumis et mobile à la manière d’un artiste sans attache ni tabou ? La valorisation sociale de l’insécurité a franchi les frontières de l’art pour devenir un mot d’ordre pour le travail ordinaire.

A juste titre, les sociologues ont insisté sur le caractère idéologique de cette description du travailleur en artiste. De la condition d’artiste, le management retient seulement ce qui favorise la dérégulation du temps de travail : absence d’horaires fixes, mobilisation infinie, investissement sans borne. Collectionneuse d’art, Laurence Parisot avait vendu la mèche en posant une question rhétorique devenue célèbre :«La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?» Comme souvent, les arguments en faveur de la tyrannie du travail se fondent sur une ontologie hasardeuse. Si la précarité est la «loi» de l’existence et l’insécurité l’essence de toutes choses humaines, il n’y a aucune raison d’offrir des garanties sociales aux travailleurs. La référence à l’art permet de rapprocher le travail et la vie, ce qui est encore le meilleur moyen de transformer la vie en temps de travail.

 

CLIQUER SUR LE TITRE OU LE DESSIN POUR LIRE LE TEXTE COMPLET SUR LE SITE DE LIBÉRATION

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Olivier Py, Directeur du Festival d'Avignon 2014 - Arts & Spectacles - France Culture

Olivier Py, Directeur du Festival d'Avignon 2014 - Arts & Spectacles - France Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it

30 mn d'entretien avec le nouveau directeur du Festival d'Avignon. 

Changement de décor  reçoit Olivier Py à l'occasion de l'ouverture du Festival d'Avignon.

C'est l'occasion de faire avec lui le point sur le conflit des intermittents qui est parti pour s'installer dans la durée mais d'évoquer également les grandes lignes de  cette édition concoctée par le  tout nouveau directeur du festival.

Une émission enregistrée depuis l'Ecole des Ortolans à Avignon.

 


 

Les 3 spectacles d'Olivier Py que l'on peut voir au Festival d'Avignon :

- Orlando ou l'impatience (Texte et mise en scène d'Olivier Py) à la Fabrica du 5 au 16 juillet à 18 h.

- Vitriol Texte de Yannis Mavritsakis - Mise en scène d'Olivier Py, au Gymnase Paul Géria (du 10 au 19 juillet à 22 heures)

- La jeune fille, le diable et le moulin, d'après un conte de Grimm - Mise en scène d'Olivier Py, à la Chapelle des Pénitents Blancs (du 23 au 27 juillet à 15 heures) - Spectacle de 50' pour les enfants à partir de 7 ans.

 

- Le texte "Orlando ou l'Impatience" est édité chez Actes Sud papiers (4 juin 2014)

- La parution du Roman d'Olivier Py "Excelsior" est prévue pour le 20 août 2014 (Editions Actes Sud)

 

CLIQUER SUR LA PHOTO, ET APUYER SUR LE BOUTON ROUGE DE LA PAGE DU SITE POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION

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Marie-José Malis: «Comment rester fidèle à l’idée de la révolution ?»

Marie-José Malis: «Comment rester fidèle à l’idée de la révolution ?» | Revue de presse théâtre | Scoop.it
La directrice du théâtre d’Aubervilliers actualise le message politique de Hölderlin.

 

Directrice depuis janvier du théâtre de la commune d’Aubervilliers, Marie-José Malis travaille depuis plusieurs mois à la création d’Hypérion, son nouveau spectacle, programmé à Avignon. Le 18 juin, elle a publié sur le site de son théâtre un communiqué de soutien aux intermittents aux accents enflammés : «Un accord qui aggrave le sol pourri de l’accord de 2003 menace d’être agréé par le gouvernement. Et tout le monde sait que c’est lamentable, et aussi, tout simplement, bête. […] Nous irons à la grève, à la rage, nous verrons les plus petits qui n’ont rien à perdre se sacrifier parce que c’est encore au moins un acte.»

 

Marie-José Malis n’est pourtant pas candidate au rôle de pasionaria. Quelques jours après la publication de ce texte, largement repris et commenté, elle s’excusait presque d’avoir autant fait parler d’elle. «Je ne pensais pas du tout que cela serait aussi largement diffusé.» Et bien qu’engagée dans le mouvement, elle l’était tout autant dans son travail en cours sur le texte de Hölderlin. Cela tombe bien,Hypérion parle de l’engagement, du choix des armes, du risque de l’échec, des rapports entre art et révolution…

 

Par René Solis, pour Libération du 3 juillet
CLIQUER SUR LE TITRE OU LA PHOTO POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER DANS SON SITE D'ORIGINE, LIBÉRATION

 

Du 8 au 16 juillet, Salle Benoît XII, Festival d'Avignon

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Critique: Beckett forever, sur la plage à Marseille avec l’atelier du Petit Matin

Critique: Beckett forever, sur la plage à Marseille avec l’atelier du Petit Matin | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quoi ? Où ? Qui ? Douze assis sur le sable ; un debout dans l’eau ; ils regardent quelque part parce que quand on a les yeux ouverts on ne regarde pas nulle part et ils sont vêtus de blanc ; il est 7 heures etl’atelier du Petit Matin fait prendre l’air aux mots de Beckett en plein sur le motif : la plage du Colombet sort peu à peu de l’ombre tandis que l’horizon recule pour l’éternité . Nous sommes une trentaine de présents ou de témoins plutôt à ajuster l’oreille contre la volonté joyeuse du ressac et à fixer l’œil sur ce que fait l’acteur de cette parole qui circule dans l’œuvre, guidés par les clochettes un brin ritualisantes de Nicole Yanni. Formidable idée que ce rendez-vous matinal avec l’auteur qui a donné une forme si mouvante et si définitive à la souffrance de vivre . « Hors sens, hors sexe, hors âge » dit fort justement la note d’intention : les rôles tiennent par l’incarnation de l’extrait choisi dans un moment donné et chacun va chercher en soi mais « en compagnie » –on le sent bien- de quoi le porter au delà des talents divers ; Winnie dialogue avec l’absence en trois actrices chapeautées ; Pozzo fait claquer son fouet ; Hamm avec ses lunettes noires tyrannise Clov ; les signaux fonctionnent simplement à plein et le travail  en commun donne la liberté des gestes singuliers ( trainer des paquets d’algues, empiler des cailloux, se jeter dans les vagues ou faire baver l’innommable ) . Il s’agit bien de quelque chose qui tourne autour du temps palpable avec la lumière qui avance ; quand la plage est au soleil, ils disent que « c’est le crépuscule de chez nous » et disparaissent tous dans la mer ; ils reviendront demain et Godot sera sûrement là !

 

MARIE JO DHO
Juillet 2014


« Qu’est-ce qu’on fait maintenant… en attendant ? »  Beckett forever, spectacle proposé par l’atelier du Théâtre du Petit Matin dans divers lieux à Marseille, dont la Plage du Colombet le samedi 28 juin.

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"Don Giovanni, letzte party", par Antu Romero Nunes

"Don Giovanni, letzte party", par Antu Romero Nunes | Revue de presse théâtre | Scoop.it

"....Mais, en ce 8 juillet, cette paix s'est méritée. Elle est arrivée après la première d'un autre spectacle, Don Giovanni. Letzte Party (« Don Giovanni. Dernière fête »), donné à l'Opéra-Théâtre en fin d'après-midi, qui récusait toute tranquillité, d'une manière intempestive. Selon les dires mêmes de son metteur en scène, Antu Romero Nunes, né en 1983 en Allemagne, de parents chiliens, c'est une « putain de comédie » inspirée par l'opéra de Mozart et de Da Ponte. Elle vient du Thalia Theater de Hambourg, où l'argent ne manque pas. Il y a plus de vingt interprètes sur le plateau, dont sept musiciennes (piano, percussions, basse, saxophone, flûte, trompette…) habillées de noir néo-punk, et furieusement efficaces. Johannes Hofmann leur a composé des airs qui détournent ceux de Mozart et accentuent la débandade voulue par la mise en scène.

Car il s'agit, une fois de plus en Allemagne, de déconstruire une oeuvre, en la mettant cul par-dessus chemise et en la modernisant jusqu'à l'outrance. Cela commence par une scène où Leporello, portant une méchante robe de chambre sur son costume d'époque, invite le public à se livrer à des exercices de mise en voix. Puis descend des cintres une sorte de vaisseau spatial, constitué de trois cercles avec des projecteurs, dont émerge, sous des fumigènes, un Don Giovanni décadent, avec une perruque en forme de choucroute, qui, lui aussi, s'adresse aux spectateurs : « Mesdames, sachez que je suis à votre entière disposition. Messieurs, sachez que je suis ouvert, pardon, que je suis aussi à votre disposition. »

 

RÉVOLTE ET DÉSIR DE VIVRE

Le ton est donné. Ce sera celui de l'appel au sexe, parce qu'il n'y a rien de mieux à faire pour contrer la mort. Vieille rengaine, direz-vous. Oui, mais Antu Romero Nunes (qu'Avignon découvre, lui aussi), est encore jeune : il a besoin de s'en servir pour faire passer sa révolte et son désir de vivre. A certains moments, son texte a des accents à la Rodrigo Garcia : ce sont les meilleurs, ceux où l'on sent une vraie mélancolie. A d'autres, il fait et dit n'importe quoi. Mais il a du talent, il invente des images furieuses avec le vaisseau spatial de lumières, et il laisse les comédiens aller au bout de leurs délires, qui ne manquent pas de sel, ni d'ironie.

Du coup, le public suit. On voit des dizaines de femmes passer de la salle à la scène, où elles sont invitées à danser pendant l'entracte. Quand le spectacle reprend, Don Giovanni, totalement ivre, marche entre les femmes qui chantent comme il le ferait entre des tombes. La mort, incarnée par une comédienne, le prend par la main. La fête est finie. « Continuez à chanter », dit-il. Il s'en va. Les spectateurs aussi.

.
Don Giovanni. Letzte Party, d’après Mozart et da Ponte. Mise en scène par Antu Romero Nunes. Opéra-Théâtre, à 18 heures, jusqu’au 11. Durée : 2 h 30 (en allemand surtitré). De 10 à 28 . 
Tél : 04-90-14-14-14.

Brigitte Salino 
Journaliste au Monde

 

Paru le 9 juillet

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Le Festival d’Avignon mord la poussière.

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Pascal Bély pour son blog le Tadorne rend compte des déceptions de sa première semaine de Festival

 

«Ce qui nous dépasse nous rassemble. 68ème édition, un festival politique » est le slogan qui s’affiche sur internet. Après quatre journées, je ne ressens aucune pensée en mouvement, juste une vision passéiste teintée de discours éculés.

À ce jour, jeudi 10 juillet 2014, je n’ai toujours rien écrit sur Avignon. Car rien ne vient. Rien…Vraiment ?

Par quels processus, la création «The Humans» d’Alexandre Singh a-t-elle trouvé sa place dans le festival ? Comment le thème de l’origine de l’humanité et de sa condition sociale a-t-il pu se perdre dans une esthétique aussi vieillotte ?

«Dire ce qu’on ne pense pas dans des langues qu’on ne parle pas» d’Antonio Araujo promettait une pensée énergisante. Le public est invité à l’Hôtel des Monnaies dont l’architecture rappelle le lieu du pouvoir qu’il a été. De la rue au dernier étage, le public doit se déplacer pour s’immerger dans la crise orchestrée par les bruns au pouvoir. Tous les effets «spéciaux» au service d’une esthétique de la dictature sont là. La mise en espace rend visible ce que produit la violence d’un fascisme moderne, mais fait totalement l’impasse sur ce qui ne se voit pas…Il est probablement plus aisé de mettre en performance un lieu que de faire confiance à l’intelligence des spectateurs pour éviter de leur faire subir physiquement ce que majoritairement nous refusons.

 

Pascal Bély - Sylvie Lefrère, blog du Tadorne le 10 juillet

 

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Sergi Lopez, l'homme est un drôle d'animal

Sergi Lopez, l'homme est un drôle d'animal | Revue de presse théâtre | Scoop.it
La pièce « 30/40 Livingstone » présentée dans le « off » d'Avignon est résolument surprenante, délicieusement absurde.

 

Chaque édition du « off » d'Avignon recèle des pépites. Gageons que 30/40 Livingstone deviendra l'un des spectacles les plus courus cette année. Derrière ce titre en apparence énigmatique se cache la performance de Sergi Lopez et de son compère Jorge Pico. L'acteur catalan préféré du cinéma français (Harry, un ami qui vous veut du bien, Une liaison pornographique…) et le comédien et metteur en scène valencien livrent un réjouissant face-à-face entre un homme mal dans sa peau parce qu'en mal d'aventure (Sergi Lopez) et une créature à tête de cerf, muette, craintive et joueuse de tennis (Jorge Pico). Surprenant ? Résolument. Absurde ? Délicieusement.

Ecrite, mise en scène et interprétée par les deux artistes et amis espagnols, cette pièce drolatique a des allures de fable anthropologique et humaniste. Dans sa quête d'émancipation et d'exploration, Sergi Lopez, avec son accent chaleureux et familier, se donne sans compter. Il danse comme un gamin, s'amuse de son ventre grassouillet (« le corps, c'est juste une carcasse, un outil »), se déshabille, se rhabille, geint, s'emballe et se moque, dans une scène inoubliable, du village VIP des tournois tennistiques. Il s'éclate, et son plaisir est communicatif.

 

JORGE PICO, BOIS DRESSÉS SUR LA TÊTE

L'homme est un drôle d'animal, à la fois insatisfait et sûr de lui, en quête de liberté mais sans cesse rattrapé par ses habitudes et son éducation ; qui tue le père avant de finir par lui ressembler. Sergi Lopez confronte chacun d'entre nous à notre capacité bien fragile de résistance. Jorge Pico, bois dressés sur la tête, n'a pas besoin de mots pour mettre cet explorateur à la petite semaine face à ses contradictions terriblement humaines. Ses gestes et ses regards disent tout. Le plus civilisé des deux n'est pas celui qu'on croit.

30/40 Livingstone fait partie des cinq spectacles soutenus par l'Institut public catalan Ramon-Llull dans le cadre de la troisième édition d'« Avignon à la catalane ». Après 80 représentations en Espagne et quelques dates sur les scènes de Montbéliard (Doubs) et de Perpignan, ce pas de deux devrait connaître un bel avenir.

30/40 Livingstone, Théâtre La Luna, 1, rue Séverine. Jusqu'au 27 juillet, tous les jours à 19 h 25. Réservations : 04-90-86-96-28

 

 

Sandrine Blanchard 
Journaliste au Monde
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La lutte au corps de Nadia Beugré

La lutte au corps de Nadia Beugré | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Invitée des Sujets à vif, la danseuse et chorégraphe ivoirienne nourrit son travail des combats citoyens.

 

Lorsque la danseuse et chorégraphe ivoirienne arrive à l’Agora, où se déroule une partie du festival Montpellier Danse, ville où elle s’est installée après avoir suivi une formation au centre chorégraphique, les grands gaillards que sont les lutteurs sénégalais réunis pour le spectacle de Salia Sanou s’écartent respectueusement avant de lui tomber dans les bras. Elle n’a rien des reines classiques qui marquèrent l’histoire de l’Afrique et auxquelles elle entend bientôt rendre hommage dans Legacy,un prochain spectacle, mais elle en impose.


Marie-Christine Vernay pour Libération du 9 juillet


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Intermittents : ciels variables sur les festivals

Intermittents : ciels variables sur les festivals | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Les premières manifestations estivales ont pâti du mouvement.

«Non merci», cette expression tirée de l’intervention enregistrée d’une intermittente à la voix plutôt charmante rythme de nombreuses ouvertures de spectacles. Elle résume une situation complexe qui met en jeu l’avenir de la création pour lequel les intermittents du spectacle luttent, en rappelant à chaque prise de parole qu’ils ne sont pas les seuls précaires. Cela n’est pas sans nous rappeler un certain Yes, We Can’t,titre d’un spectacle de William Forsythe prémonitoire et qui, chacun l’espère, n’est pas encore joué.


Les festivals qui ont démarré l’été tirent leurs premiers bilans. Le modeste mais pertinent Uzès Danse, proposé par le Centre de développement chorégraphique, a été annulé après une ouverture azimutée. Sur la scène, neuf personnes dansaient alors que, devant elle, quatre expliquaient pourquoi elles étaient en grève. Ce fut le spectacle de Fabrice Ramalingom, après qu’il eut joué une autre représentation, résultat d’un travail de fond avec des malades de l’hôpital psychiatrique de la ville.

De la même façon, le seul spectacle donné au Printemps des comédiens, bastion de la résistance dont l’équipe se mit en grève après un vote quotidien, fut un travail avec des handicapés mentaux mis en place depuis de nombreuses années, pour ne pas en rajouter dans la maladie.

Très touché, comme son équipe, le Festival de Marseille n’a pu à ce jour présenter que trois spectacles : celui de la compagnie israélienne Vertigo, celui du Japonais Saburo Teshigawara (sous surveillance policière) et celui du Nederlands Dans Theater 2. On ne sait si, le 12 juillet, date du nouvel appel national lancé par la CGT, la prestation finale de la manifestation, confiée à la renversante danseuse et chorégraphe flamenco Rocio Molina, aura lieu ou pas. Mais le tablao de la contestation devrait lui servir de scène improvisée. La 19e et avant-dernière édition sous la direction d’Apolline Quintrand tire déjà un bilan humain éprouvant.

   Marie-Christine Vernay pour Libération du 9 juillet CLIQUER SUR LE TITRE OU LA PHOTO POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER DANS SON SITE D'ORIGINE


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LE FIL DU "IN"

LE FIL DU "IN" | Revue de presse théâtre | Scoop.it

La page du 68e FESTIVAL D'AVIGNON : le fil critique du Festival d'Avignon, ce qu'il faut aller voir, ce qu'il faut éviter... En partenariat avec INFERNO Magazine, le magazine des scènes contemporaines

 

Le Bruit du off commente les spectacles vus.

 

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Avignon off : une ode à la brique et les bijoux de Baudelaire - Rue89

Avignon off : une ode à la brique et les bijoux de Baudelaire - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quand vient le Festival d’Avignon, Yves-Noël Genod aime venir prendre ses quartiers d’été dans la région. Ni « in » ni « off », il est « off limits » comme disait Adamov. On le retrouve sur les marches qui conduisent au puits de pierres (ou de briques ?) du théâtre de la Condition des soies, un lieu dont personne n’a encore percé le secret de son étrange acoustique.

 

Genod y a déjà une fois établi sa résidence d’été, le temps d’y fourvoyer un spectacle, bricolé et répété dans une urgence venant secouer son apparente nonchalance.

C’est à nouveau le cas avec « Rester vivant », heure délicate et pleine d’odeurs légères, passée à susurrer une brassée de poèmes puisés dans « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Ce recueil est comme un diamant gros comme le Ritz dont chaque éclat est un poème.

 

Jean-Pierre Thibaudat pour son blog "Théâtre et Balagan" sur Rue89

Paru le  8 juillet

 

 

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« Le Sorelle Macaluso », une vérité de chair et de sang

« Le Sorelle Macaluso », une vérité de chair et de sang | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Les femmes font leur entrée à Avignon, sept sœurs aux corps imparfaits, dans une pièce écrite et mise en scène par Emma Dante.

 

Dans ce Festival d'Avignon qui a commencé exclusivement avec des histoires d'hommes (hommes aux manettes, et sur les plateaux : Le Prince de Hombourg, Orlando, Coup fatal…), voilà une pièce où ce sont les femmes qui dansent la vie et la mort. On doit ce Sorelle Macaluso, qui se joue du 7 au 15 juillet, à Emma Dante, la « teatrante » de Palerme qui, depuis quinze ans, enfante son théâtre dans les enfers de sa ville, dans ces marges d'une Europe de plus en plus nettoyée de son sentiment vital. Palerme la lépreuse, dont Emma Dante estime que « sa désespérance fait partie du Patrimoine mondial de l'humanité ».

Il était une fois sept sœurs, comme dans un conte qui raconterait la misère sociale si peu montrée sur nos scènes, sans misérabilisme et sans pathos. « Les familles pauvres sont comme condamnées à vivre suspendues dans un entre-deux, dans des limbes », dit Emma Dante, dont le théâtre est tout sauf naturaliste. C'est un théâtre qui s'écrit dans les corps, dans une poésie simple et forte, dans le chaudron du dialecte palermitain.

 

Fabienne Darge pour le Monde du 8 juillet

 

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Et aussi : Critique parue dans Libération : http://www.liberation.fr/theatre/2014/07/08/sept-soeurs-et-un-enterrement_1059950

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A Avignon, le « Off » solidaire des intermittents mais peu gréviste

A Avignon, le « Off » solidaire des intermittents mais peu gréviste | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Malgré l’appel de la Coordination des intermittents et précaires, à peine 10 % des compagnies du festival non officiel ont annulé leur spectacle lundi.

 

Difficile de savoir qui dit vrai sur le nombre de compagnies du festival « Off » d’Avignon qui étaient en grève lundi 7 juillet. « Une centaine », selon la Coordination des intermittents et précaires (CIP) ; « une cinquantaine à tout casser », d’après Greg Germain, président de l’association Avignon festival et compagnies (AF&C), qui coordonne ce vaste rassemblement théâtral, parallèle au festival officiel (le « In »). Quel que soit le chiffre exact, la mobilisation paraît faible au regard des 1 083 compagnies qui participent au « Off ».

Si l’immense majorité des troupes s’affichent solidaires du mouvement contre la nouvelle convention d’assurance-chômage des intermittents, beaucoup d’entre elles ne peuvent se résoudre à la grève. « Faire Avignon, c’est une chance mais c’est aussi un coût. Ne pas jouer, ce serait s’ouvrir le ventre », résume Solal Forte, un jeune comédien de la compagnie des Divins animaux, qui fait son premier festival à la Manufacture.

Dans ce lieu, onze des quinze spectacles présentés tout au long de la journée ont été annulés. « Nous voulions marquer le coup dès le début du festival et montrer à quel point ce conflit nous tient à cœur, explique Laurent Hatat, metteur en scène de la compagnie Anima motrix. Nous n’avons pas calculé les conséquences financières car l’enjeu est au-delà de ça. » Mais force est de constater que rares étaient les salles du « Off » où plusieurs compagnies ont répondu à l’appel lancé par la CIP. 

 

Sandrine Blanchard pour Le Monde du 8 juillet

 

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Rendez-vous Gare de l’Est : la maladie mentale mise à nu.

Rendez-vous Gare de l’Est : la maladie mentale mise à nu. | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Dans le Festival Off d’Avignon, un spectacle documentaire de Guillaume Vincent porté par la comédienne Emilie Incerti-Formentini. Joué tous les jours à la Condition des Soies, Rendez-vous Gare de l’Est fait le portrait d’une jeune femme atteinte de maniaco-dépression.


Assise sur une chaise, les cheveux relevés en queue de cheval, vêtue d’une robe stricte et de bottines noires, une jeune femme se raconte. Arrimée à cet improbable radeau, cette trentenaire va pendant une heure faire son autoportrait en malade mentale et emmener les spectateurs dans les creux et les vagues de la maniaco-dépression. Une vie intranquille, nécessairement précaire, dans laquelle chaque geste quotidien, chaque rapport humain est conditionné par la maladie. Pendant six mois, l’auteur et metteur en scène Guillaume Vincent a écouté et enregistré une jeune femme maniaco-dépressive qui lui donnait rendez-vous Gare de l’Est. Nourri de cette exceptionnelle matière documentaire, il a écrit un texte proche d’un scénario en conservant volontairement les maladresses propres au langage parlé. Se référant à l’ouvrage de Raymond Depardon Paroles prisonnières, qui restitue des paroles d’accusés devant les juges, il a inventé un personnage de fiction en travaillant avec son actrice, Emilie Incerti Formentini, qui n’a jamais vu ni entendu la personne qui a témoigné.


Sophie Joubert pour son blog de Mediapart


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Rendez-vous Gare de l’Est, de Guillaume Vincent, avec Emilie Incerti-Formentini, à la Condition des Soies (Avignon), tous les jours à 14H25 jusqu’au 27 juillet. 

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Henri VI, une pièce de 18 heures

Henri VI, une pièce de 18 heures | Revue de presse théâtre | Scoop.it
La durée d'Henri VI d'après Shakespeare et mis en scène par le Rennais Thomas Jolly sera présentée au festival d'Avignon. Sa durée ? 18 heures.
reportage de :
R. Bendayan, S. Lenauld et C. Deunf

 

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De Montpellier vers Avignon… Hyperion de Hölderlin, atelier dirigé par Marie-José Malis avant sa création à Avignon

De Montpellier vers Avignon… Hyperion de Hölderlin, atelier dirigé par Marie-José Malis avant sa création à Avignon | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Ils sont 21. 21…comme autant de siècles. Des jeunes personnes, vêtues d'une grande simplicité. Ils nous regardent, calmement, sérieusement. Ils sont un troupeau de biches dans une clairière, avec la grâce et la concentration, face à une tempête annoncée. Oui, la jeunesse peut être sérieuse. Nous allons les suivre pendant 4H15 vers une voie inconnue, celle qui nous fait frôler l'utopie. Nous quittons le sombre du quotidien pour entrevoir un ailleurs, lumineux, à reconstruire. Le décor plante le monde méditerranéen, sa lumière, clin d'oeil aux révolutions arabes. Mais ces devantures fermées annoncent le désastre économique d’une région où le Front National s’apprête à les ouvrir avec la force de leur pensée fragmentée… «Hypérion» du poète allemand Friedrich Hölderlin est ce soir mis en scène par Marie-José Malis avec les étudiants de l’Université de Montpellier au Théâtre de la Vignette. Ils inaugurent ce travail qui trouvera son apogée au prochain festival d’Avignon avec la troupe de Marie-José Malis. Ce roman de 1797 nous renvoie à la grandeur d’Athènes et de toutes ces sociétés brillantes qui se sont effondrées, mais qui ont réussi à renaitre de leurs cendres. 

 

Marie José Malis réussit à faire vivre à une poignée de spectateurs résistants, une soirée digne du Festival d’Avignon! On y souffre, on y pleure, on est ébloui par ces comédiens-étudiants. La durée dans la diction nous offre l’espace nécessaire pour intégrer le texte et se laisser emporter par notre propre imaginaire. Nous prenons de l’altitude. De ce recul, nous trouvons la bonne distance pour avoir la vision sur cette condition humaine et chercher comment interagir différemment dans le monde d’aujourd’hui. Ce soir, l’Europe apparait dans ses paradoxes de beautés et de violences.

 

Sylvie Lefrère, pour le blog du Tadorne, mars 2014

 

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Festival d'Avignon du 8 au 16 juillet 2014, salle Benoît XII

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"Le Sorelle Macaluso": les jeux d'Emma Dante avec la mort à Avignon

"Le Sorelle Macaluso": les jeux d'Emma Dante avec la mort à Avignon | Revue de presse théâtre | Scoop.it
"Le Sorelle Macaluso": les jeux d'Emma Dante avec la mort à Avignon

Publié le 04.07.2014, 21h07

Représentation de la pièce "Les sours Macaluso" d'Emma Dante, à Rome le 5 février 2014   Tiziana Fabi Figure de proue du théâtre contemporain italien, Emma Dante joue avec la mort, la misère de Palerme et les relations familiales compliquées dans "Les s?urs Macaluso", présenté en principe à Avignon lundi après une création à Rome en février, à moins que le conflit des intermittents ne s'en mêle pas.
Des silhouettes sombres se croisent à l'aveuglette avant de s'unir en une procession macabre, crucifix dressé.  De cet enterrement part une succession de saynettes tragi-comiques où les temps s'entremêlent: les morts cohabitent avec les vivants, une enfant mal-aimée règle ses comptes avec une s?ur disparue, un père dialogue avec l'une de ses filles plus âgée que lui...
"J'ai voulu raconter cet inceste entre la vie et la mort", avait expliqué à l'AFP la metteuse en scène sicilienne, ses longs cheveux châtains dénoués et barrés d'une unique mèche blanche. "La mort n'existe pas. C'est une condition qui nous est inconnue, donc ce qui reste est plus important que ce qui s'en va".
Ici, les personnages qui meurent ne disparaissent pas de la scène. Au contraire, les voilà en arrière-plan, en train de se noyer ou de jouer au foot, tels qu'ils restent dans le souvenir des vivants. Jusqu'à "l'héroïne" qui danse, allègre, sans savoir que c'est elle qu'on enterre.
L'idée du spectacle est née d'une anecdote racontée à Emma Dante par un ami. Une femme en train d'agoniser appelle sa fille à son chevet et demande si elle est vivante ou morte. "Maman, tu es bien vivante", répond la fille. Mais la mère, narquoise, rétorque avec un sourire : "Ce n'est pas vrai, je suis morte depuis un bon bout de temps et vous ne me le dites pas pour ne pas m'inquiéter".
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