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Revue de presse théâtre
"LE SEUL BLOG THÉÂTRAL DANS LEQUEL SON AUTEUR N'A PAS ÉCRIT UNE SEULE LIGNE"    L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs. Théâtre, danse, cirque et rue aussi, politique culturelle, les nouvelles : décès, nominations, grèves et mouvements sociaux, polémiques, chantiers, ouvertures, créations et portraits d'artistes. Mis à jour quotidiennement.
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"Bella Figura" de Yasmina Reza, mise en scène Thomas Ostermeier

"Bella Figura" de Yasmina Reza, mise en scène Thomas Ostermeier | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Frédéric Lemaître pour Le Monde :

 

Le théâtre de Shakespeare a peu de points communs avec celui de Yasmina Reza. Cela n’a pourtant pas empêché Thomas Ostermeier, le directeur artistique de la Schaubühne à Berlin, de mettre en scène Richard III, puis, trois mois plus tard, Bella Figura, la dernière pièce de Yasmina Reza, présentée en création mondiale à Berlin le 16 mai.

 

 

 Sur scène, cinq personnages. Andrea et son amant Boris retrouvent, accidentellement, sur le parking d’un restaurant, Françoise et Eric accompagnés d’Yvonne, la mère d’Eric qui fête son anniversaire. Françoise étant une amie d’enfance de la femme de Boris, la rencontre – tout comme l’anniversaire d’Yvonne – tourne à la catastrophe. Alors que Boris n’a qu’une envie – quitter cet enfer au plus vite –, Andrea prend un malin plaisir à faire du charme à Eric entre deux coupes de champagne. Et, grâce à ses connaissances d’employée de pharmacie, à jouer la belle-fille idéale auprès d’Yvonne, addictée aux médicaments.

 

PERVERSE ET POMPETTE

 

C’est souvent drôle, toujours cruel. Personne n’en sort indemne. Surtout pas Boris, chef d’entreprise au bord de la faillite qui n’a rien trouvé de mieux qu’emmener sa maîtresse dans un restaurant recommandé par sa femme. La pièce est surtout portée par deux actrices : la star, Nina Hoss, qui incarne à merveille une Andrea à la fois subtile, perverse et pompette et Lore Stefanek qui interprète une Yvonne pathétique mais redoutable. Les autres acteurs, Mark Waschke (Boris), Stephanie Eidt (Françoise) et Renato Schuch (Eric) s’en sortent honorablement mais sans totalement convaincre. Dans le petit livret remis à la presse avant la représentation, Yasmina Reza fait appel à d’illustres parrains pour présenter sa pièce. Comme si la légèreté était insoutenable. On y lit des extraits de textes de Dante Aligheri (L’enfer), d’Ovide (les Métamorphoses), de Victor Cousin (Madame de Longueville), de Karl Hoffmann (Bella Figura-Brutta Figura) , de Borges (Les deux rois et les deux labyrinthes), de Jean-Henri Fabre (Souvenirs entomologiques) et de…Yasmina Reza : le chapitre « Chantal Audouin » d’Heureux les heureux. (Flammarion).

 

DES PROJECTIONS D’INSECTES ET DE CRUSTACÉS

 

« Les sentiments sont changeants et mortels. Comme toutes les choses sur terre. Les bêtes meurent. Les plantes. D’une année à l’autre, les cours d’eau ne sont plus les mêmes. Rien ne dure. Les gens veulent croire le contraire. Ils passent leur vie à recoller les morceaux et ils appellent ça mariage, fidélité ou je ne sais quoi. Moi, je ne m’embarrasse plus avec ses bêtises. Je tente ma chance avec qui me plaît. De toute façon je n’ai rien à perdre »: voilà sans doute le passage qui résume le moins mal la pièce. Thomas Ostermeier, lui, semble avoir été surtout inspiré par Jean-Henri Fabre. Sur un grand écran placé en fond de décor, des projections d’insectes ou de crustacés nous ramènent à notre triste condition animale. Avec un texte pareil, on aurait pu s’attendre à plus trash. On se souvient d’un Misanthrope dans lequel Ostermeier n’hésitait pas à déverser sur scène le contenu de poubelles qui entouraient la Schaubühne. Rien de tel cette fois-ci, comme si Thomas Ostermeier s’était retenu face à ce texte écrit pour lui.

 

 

VERSION ALLEMANDE

 

Ce n’est pas la première fois que Yasmina Reza crée une pièce à l’étranger. En 2007, les Zurichois puis les Berlinois avaient pu découvrir Le dieu du carnage avant les Parisiens. En 2012, c’est à Berlin qu’a été présentée Comment vous racontez la partie. En revanche, c’est la première fois que Thomas Ostermeier monte une pièce de cette auteure. « Nous nous ressemblons. Elle semble davantage appréciée en Allemagne qu’en France alors que moi je suis souvent mieux considéré en France qu’en Allemagne » nous confie-t-il. Avant même la Première, les douze représentations de Bella Figura à Berlin affichaient complet. Pari commercialement audacieux : c’est cette version allemande de la pièce qui va être jouée en France. Avec des surtitres en français. Dans un premier temps, en novembre, au théâtre Les Gémeaux, à Sceaux (Hauts-de-Seine). Contrairement à Boris, Andrea, Françoise, Eric et Yvonne, les spectateurs devraient passer une bonne soirée. Même si Yasmina Reza n’est pas Shakespeare.

 

Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant)

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Denis Podalydès estourbit « La mort de Tintagiles »

Denis Podalydès estourbit « La mort de Tintagiles » | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Jean-Pierre Thibaudat pour son blog de Mediapart :

 

Boulimie, c’est la première excuse que l’on trouve à Denis Podalydès après avoir assisté au massacre de « La mort de Tintagiles » de Maurice Maeterlinck au Théâtre des Bouffes du Nord.

Denis Podalydès est un remarquable bourreau de travail d’un genre assez étonnant puisqu’il a l’air de tout faire du bout des doigts quasi en sifflotant. Un touche à tout, un  doué en tout.  Il ne sait plus où donner de la tête tant le champ de ses amours et curiosités est vaste, alors elle a peut-être un peu le tournis, sa tête. Il joue tant et plus au théâtre et au cinéma, il écrit des livres avec moult finesses sur son métier et sa vie, il est l’un des voix familières des émissions de France Culture, il enregistre des CDs de livres entiers, il est un Sociétaire de la Comédie Française omniprésent (comme acteur et comme metteur en scène de classiques) tout en ne quittant pas l’affiche de nos cinémas, de surcroît, en interview c’est un bon client qui parle bien et tient des propos plutôt finauds. Bref il a tout pour plaire, il plait, on l’aime, ON T’AIME DENIS !

 

Lire l'article entier ---> http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-thibaudat/220515/denis-podalydes-estourbit-la-mort-de-tintagiles

 

 

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Ode à la ligne 29 des autobus parisiens,de Jacques Roubaud - Bertrand Bossard

Ode à la ligne 29 des autobus parisiens,de Jacques Roubaud - Bertrand Bossard | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Dans la littérature grecque, une ode est un poème lyrique en strophes, accompagné de musique. Ode à la ligne 29 des autobus parisiens, de Jacques Roubaud, est une idée en mouvement, une rêverie qui avance. La meilleure musique qui soit pour ce poème, c’est le moteur d’un bus et le rythme des arrêts tout au long de la ligne 29 à Paris.


Les 13 acteurs de l’ERAC et Bertrand Bossard invitent le public à parcourir la ligne 29 à bord d’un bus, en journée, sous la forme d’impromptus et, le soir, sous la forme de représentation. Les acteurs qui monteront régulièrement sur le parcours seront les messagers de cette Ode.


Au Centquatre - Paris

 ven.22mai20h sam.23mai20h dim.24mai15h30 ven.29mai20h sam.30mai20h dim.31mai15h30


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Marc Lavoine fera ses premiers pas au théâtre à la rentrée 2015

Marc Lavoine fera ses premiers pas au théâtre à la rentrée 2015 | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Après la musique, la télévision et le cinéma, Marc Lavoine ajoute une corde à son arc en annonçant qu'il fera ses premiers pas sur les planche d'un théâtre parisien à la rentrée.

 

L'interprète de "Toi mon amour" fera ses premiers pas sur les planches d'un théâtre à la rentrée 2015. Il campera Grand Monsieur dans "Le poisson belge" de Léonore Confino d'après SceneWeb.fr. Il est attendu au Théâtre de la Pépinière à Paris, à partir du 20 septembre. Face à lui : Géraldine Martineau, qui continuera d'incarner Petite Fille. La comédienne avait effectivement déjà joué dans cette pièce, avec Lambert Wilson en partenaire. "Le poisson belge" raconte l'histoire d'une rencontre entre un homme et une inconnue pleine d'insolence et de culot qui va bouleverser sa vie.



En savoir plus sur http://www.chartsinfrance.net/Marc-Lavoine/news-96066.html#EvyGXTMALDxCpvoO.99

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Les Optimistes, mis en scène de Ido Shaked

Les Optimistes, mis en scène de Ido Shaked | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Elsa Pereira dans TimeOut :

 

Quelle place reste-t-il à l’optimisme lorsque les roquettes volent dans le ciel ? A l’heure où nous écrivons, le feu a repris son travail mortuaire à Gaza. Pourtant, en ce soir de novembre, dans le très chaleureux théâtre du Soleil, l’ambiance n’est pas à la désolation. La douce odeur du couscous flotte dans le vestibule, et chacun s’attable un verre de thé à la menthe au coin des lèvres. Une ambiance conviviale, préambule idyllique à une magnifique histoire de familles. Aussi belle que bouleversante, ancrée dans une mémoire collective rapiécée de toute part. C’est dans une maison, celle d’un grand-père inconnu, que le spectacle commence. Venu à Jaffa pour revendre la demeure de ses ancêtres, Samuel en découvre le passé composite. Derrière des montagnes de dossiers, entre des murs jusqu’alors étrangers, il se lance dans une démarche archéologique. Un récit qui remonte le temps jusqu’à 1948. Refugiés de guerre, exilés vers la Terre des nouvelles promesses, Beno et Malka se voient alors attribuer une maison vidée de ses habitants. Quitté par Malka, Beno va devoir affronter seul les fantômes d’un village quitté sous la force et dont il ignorait tout.

Habilement mis en scène par Ido Shaked et subliment interprété, ‘Les Optimistes’ superpose avec souplesse deux espaces-temps ; celui de Samuel plongé dans les affaires de son grand-père et celui de Beno détruit par les mensonges. Tous deux confrontés à une réalité impossible à admettre. Par un jeu de lumière et de scénographie, le spectateur saute d’une culpabilité à l’autre. Petit à petit, dans cet espace rempli d’objets d’autrefois, le conte se tisse et déploie : une bicyclette traverse la scène, on s’assoit à l’avant-scène pour boire le thé, on tape à la machine... Avec humour, poésie et intelligence, sans jamais céder aux sirènes du mélodrame, Ido Shaked évoque l’une des périodes les plus troubles de notre histoire. On s’attache aux personnages, on comprend leurs blessures, on soupire avec eux. A la manière d’un Wajdi Mouawad, mais sans le goût tragique. Un moment de théâtre comme on les aime.

PAR ELSA PEREIRA

 

Au TGP de Saint-Denis jusqu'au 31 mai

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Top 34 des petits signes que tu es intermittent, tu as fait tes heures ?

Top 34 des petits signes que tu es intermittent, tu as fait tes heures ? | Revue de presse théâtre | Scoop.it

L'intermittent c'est un sale profiteur de la société qui fait que la France se ruine jour après jour. Ça, c'est que vous entendez jour après jour dans la bouche du MEDEF et d'autres organisations politiques. Pourtant la vie d'intermittent n'est pas une vie de profiteur qui roule en Ferrari payée par Pole Emploi. Non, être intermittent ça a des avantages, oui, mais c'est un statut plus subi que voulu. La vie serait belle si tous les intermittents du spectacle étaient en CDI... malheureusement c'est pas demain la veille.

 

 

Lire l'article : http://www.topito.com/top-signes-intermittent-507-chiffre-du-diable

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Aubervilliers : les comédiens sans papiers rejoueront en octobre

Aubervilliers : les comédiens sans papiers rejoueront en octobre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié dans Le Parisien :


Vous n’avez pas pu avoir de place pour voir « 81, avenue Victor-Hugo » la semaine dernière à Aubervilliers ? Pas d’inquiétude, vous pourrez revoir cette pièce, cet automne. Celle-ci met en scène huit hommes sans papiers, qui racontent leur lutte quotidienne avec émotion et humour. Une prestation bluffante, en témoignent les nombreux rappels, ce dimanche pour la dernière.


Face au succès de cette création née au Théâtre de la Commune, la pièce est reprogrammée, à partir du 6 octobre et pour une dizaine de jours, à l’Embarcadère, une salle municipale voisine.


81, avenue Victor-Hugo, pièce d'actualité n°3, mise en scène Olivier Coulon-Jablonka

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Un Kunsten intelligent, drôle et inventif

Un Kunsten intelligent, drôle et inventif | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Avec Jan Lauwers et Halory Goerger, le Kunsten fait réfléchir même quand il est décalé, plein d’humour.

 

Après un début très prometteur, le Kunsten continue à charmer avec les créations fort attendues de Jan Lauwers et Halory Goerger.

Ce dernier avait enthousiasmé en 2013 quand il présenta au Kunsten « Germinal » avec Antoine Defoort, un spectacle hilarant, avec l’ambition folle de nous faire rire tout en recréant toute l’histoire du langage. « Corps diplomatique » ne provoque pas le même choc mais cela reste drôle et singulier tout en nous faisant réfléchir, mine de rien, sur des enjeux essentiels.

 

Cinq personnes ont accepté de participer à une expérience spatiale de la Nasa : s’enfermer dans une vaste vaisseau qui dérivera pendant des millénaires vers l’infini, à la rencontre d’éventuelles formes de vie. Ils se reproduiront « in vitro » dans le vaisseau. Pour « parler » à des « aliens », ils doivent imaginer une pièce de théâtre. Sur scène, on est plongé dans un vaisseau plus vrai que nature et on assiste à cette vie en commun des cinq cobayes, petit Français moyens.

A l’image d’Halory Goerger, sorte de Jacques Tati de l’espace, les acteurs donnent vie à cette fable un peu BD. Celle-ci n’est pas que très amusante et inventive. On y voit comment la vie en commun se délite. On s’interroge sur la manière avec laquelle une pièce de théâtre peut toucher un public a priori étranger à tout. Quel est le rôle du théâtre dans la représentation des hommes ? Et nos dérives techniques ? Après des millénaires de dérives, il ne reste(ra), montre Halory Goerger que le rituel religieux et absurde, pour seul viatique .

Nos identités croisées

Jan Lauwers et sa Needcompany se sont attaqués dans « The blind poet » à un sujet à la fois énorme et souvent rebattu : la mixité de nos identités. Un thème toujours aussi actuel à l’heure où l’Europe se fait forteresse, où dans tous les pays, les poussées identitaires se font radicales.

 

Lire l'article entier : http://www.lalibre.be/culture/scenes/un-kunsten-intelligent-drole-et-inventif-5554792935704bb01c48cb67

 

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Saison 2015-2016 | Odéon Théâtre de l'Europe, Paris

Saison 2015-2016 | Odéon Théâtre de l'Europe, Paris | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Chers amis de l'Odéon, cher public,Voici donc notre nouveau programme de saison.«Programme», quel triste mot, quand on y pense. Il semble annoncer que tout est écrit d'avance.
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Aurélie Dupont : les photos souvenirs d'une étoile magnétique

Aurélie Dupont : les photos souvenirs d'une étoile magnétique | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Elle a ce petit quelque chose en plus qui vous reste gravé au fond des yeux, Aurélie Dupont fait ses adieux lundi 18 mai sur la scène de l’Opéra Garnier, dans une chorégraphie de Kenneth MacMillan, "L’Histoire de Manon". En 17 ans d’une éblouissante carrière, l'étoile a alterné grands ballets classiques et contemporains. Retour sur ses rôles les plus marquants, éclairés par ses propres mots.
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Nomination d'Alban Richard au CCN de Caen Basse-Normandie

Nomination d'Alban Richard au CCN de Caen Basse-Normandie | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Communiqué de presse :   Nomination d’Alban Richard à la direction du Centre Chorégraphique National (CCN) de Caen Basse-Normandie

 

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en accord avec Joël Bruneau, Maire de Caen, Laurent Beauvais, Président de la Région Basse Normandie, et Jean-Léonce Dupont, Président du Conseil départemental du Calvados, Philippe Bas, Président du Conseil départemental de la Manche, Alain Lambert, Président du Conseil départemental de l’Orne, a donné son agrément à la nomination d’Alban Richard à la direction du Centre Chorégraphique national (CCN) de Caen Basse Normandie, à compter du 1er septembre 2015, pour succéder à Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, récemment nommés à la direction du CCN Franche Comté à Belfort.

 

Avec son projet "Plates-Formes ", Alban Richard propose un centre chorégraphique en réseau pour la création, la production et la diffusion d'œuvres chorégraphiques. Il veut en développer la dimension de pôle ressource de formation et de recherche et en faire un espace ouvert à tous. Au delà de l'accueil en résidence de compagnies, il envisage, dans le cadre de l'accueil-studio, de s'entourer d'artistes "compagnons", chorégraphes, artistes-auteurs, compositeurs, avec lesquels il veut partager son projet pour son premier mandat. Ces compagnons pourront démultiplier les propositions artistiques sur le territoire et seront accompagnés par le CCN pour la réalisation de leurs créations.

 

Le projet d’Alban Richard ouvre de multiples perspectives de dialogue avec les acteurs culturels régionaux et envisage un axe fort de travail entre le CCN de Caen/Basse Normandie et celui du Havre Haute- Normandie, dans la perspective de la constitution de la nouvelle région Normandie . Alban Richard développe au fil de ses pièces un dialogue étroit entre danse et musique. Engagé auprès des publics les plus divers, il est attaché à prendre en compte le besoin de partage d’expériences humaines et sensibles des citoyens par des projets collectifs. Ce projet a été choisi parmi cinq propositions dont le jury a salué unanimement l’engagement et la qualité des dossiers présentés.

 

 

Paris, le 18 mai 2015 ----------------------------------------------------------------------------- Service Presse Délégation à l'information et à la communication Ministère de la Culture et de la Communication 01.40.15.82.05 service-presse@culture.gouv.fr www.culturecommunication.gouv.fr

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Le second procès de Socrate-pièce inédite d'Alain Badiou - Fiction France Culture

Le second procès de Socrate-pièce inédite d'Alain Badiou - Fiction France Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le second procès de Socrate-pièce inédite - une fiction Théâtre de France Culture

 

Enregistrement en public le 29 avril 2015 à 20h avec la Comédie-Française au studio 104 de la maison de la radio


Lecture dirigée par Christian Schiaretti, metteur en scène, directeur du TNP 

Réalisation Blandine Masson 

 

France Culture et le Théâtre National Populaire se sont associés pour une commande d’écriture à Alain Badiou, dans la perspective d’une création radiophonique interprétée par les Comédiens-Français.

Cette commande d’écriture, initiée en 2013, a donné naissance à la pièceLe Second Procès de Socrate qui sera publiée aux Editions Actes Sud-Papiers. 

 

‪Le second procès de Socrate imagine que Socrate a fait appel de son fameux procès, à l’issue duquel il a été condamné à mort, il y a plus de deux mille ans. A la suite de péripéties historiques, le procès en appel n’a pu avoir lieu que maintenant à Athènes. La loi athénienne interdisant à un condamné à mort de mourir entre le procès en première instance et le procès en appel, Socrate est toujours là, ainsi que ses trois avocats : Platon, Xénophon, Aristophane et le procureur Calliclès. Nous allons assister au procès, suivi de bout en bout par le journaliste Kevin Rouletabille, envoyé spécial du journal Révolution. Procès complexe, houleux, plein d'incidents, mais aussi d'envolées sublimes. Alain Badiou



Avec :

Alain Badiou, (Socrate et le marchand de fromages)

 

Et la troupe de la Comédie-Française

Michel Favory  ( le juge Paulos)

Christian Blanc  (le gendarme)

Denis Podalydès  ( Maître Aristophane, avocat de Socrate)

Alexandre Pavloff, (Maître Xenophon, avocat de Socrate)

Julie Sicard   (Beatricia, jugesse)

Loïc Corbery  ( Kevin Rouletabille)

Stéphane Varupenne  ( Calliclès, procureur )

Laurent Lafitte, Ivano  ( juge)

Noam Morgensztern  ( le récitant)

Didier Sandre  ( Maître Platon, avocat de Socrate)

 

Musique originale : Quentin Sirjacq

 

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Semaine spéciale PASOLINI (4/5) : L'oeuvre théâtrale revisitée - Arts & Spectacles - France Culture

C’est à la suite d’une longue maladie qui l’immobilise que Pier Paolo Pasolini a ressenti le besoin d’écrire de la poésie sous une autre forme, une forme dialoguée : le théâtre. Car le théâtre de Pasolini est avant tout poésie, un théâtre fait non pas pour être compris mais ressenti. Sa langue est construite, ciselée, élaborée, elle établit un lien direct avec le spectateur : « Au début d’Affabulazione,raconte Stanislas Nordey, il y a une adresse au public pour indiquer que le spectacle peut être difficile à comprendre mais que l’oreille doit s’y habituer. » Il faut sans doute faire un effort pour entrer dans son théâtre, mais c’est un art qui veut inclure tout le monde.

 

Le théâtre pasolinien est donc un théâtre de parole, « de prolifération de la parole », précise Nordey. C’est pourquoi la question de la représentation n’est pas importante pour lui ; ce qui compte, c’est l’écriture. En 1968, Pasolini met en scène une de ses pièces, Orgie, au Teatro Stabile de Milan, mais cette expérience est loin de l’enthousiasmer. Nordey évoque Laura Betti qui a joué dans cette version : « Elle a ensuite raconté qu’il n’était pas du tout fait pour mettre en scène ses pièces ; pendant les répétitions, il s’ennuyait, il allait même jouer au football pendant les pauses. Le fait que ses pièces de théâtre soient représentées n’était pas sa priorité. » Plus que cela, Pasolini ne tenait pas particulièrement à son théâtre, qui était une forme de geste spontanée ; il n’est pas un auteur dramatique qui fait œuvre.

 

Pourtant, l’art dramatique de Pasolini est loin d’être superficiel. Pour lui, le théâtre est un lien avec le passé, et il est lui-même très attaché au passé. Il a cette « nécessité de se relier à la tragédie grecque qui est un théâtre qui s’adresse à tous », précise Nordey. Ses pièces sont écrites en vers libres et s’inspirent du théâtre de Sophocle ou d’Eschyle, prenant ainsi racine dans les sources mêmes du théâtre. « L’agora athénienne est au cœur de son écriture », estime Arnaud Meunier. Sur cette agora, Pasolini cherche à comprendre le monde qui l’entoure, cette société italienne de l’après-68.

 

Si le théâtre pasolinien est profondément poétique, il est surtout politique. Pasolini explore l’intime – évoquant des sujets comme l’homosexualité, la marginalité ou la différence – et veut aussi faire agora, cherchant une forme de transcendance politique. Son théâtre parle de la démocratie et de l’intime « mais cherche à explorer cet immense gâchis », soit l’abandon par l’art des gens du peuples. Il forme cette idée que la bourgeoisie moyenne, « loin d’être une classe sociale, est une maladie contagieuse qui contamine le monde », continue Meunier.

 

Pasolini, bien qu’écrivant du théâtre comme poète, avait aussi une véritable vision politique de l’acte de faire théâtre, proposant par exemple que les tarifs des spectacles soient très bas pour les jeunes, très hauts pour les « dames à vison », et qu’on laisse les jeunes fascistes entrer pour que le pouvoir des mots et de l’art leur fasse quitter la chemise noire. Arnaud Meunier cite ainsi la vision qu’avait Pasolini du théâtre : « Le théâtre difficile est objectivement bourgeois, le théâtre difficile est réservé à une élite pratiquante, seul le théâtre très difficile est véritablement démocratique… »

 

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Décès de la chorégraphe Yano Iatrides

Décès de la chorégraphe Yano Iatrides | Revue de presse théâtre | Scoop.it

(Le carnet de Libération du 23 mai 2015 annonce le décès de Yano Iatridès, en date du 20 mai. La cérémonie est prévue le 26 mai à 11h30 au cimetière du Père-Lachaise à Paris)

 

 

 Danseuse, chorégraphe, comédienne, Yano Iatrides enseigne la danse aux comédiens et aux danseurs après son obtention du Ca en 1991. Elle se nourrit, dès le début de sa carrière, de son enfance africaine et de ce sens aigu que le peuple donne à la danse.

Après une formation en danse contemporaine avec Michel Nourkil, François Guilbard et Jean Gaudin, elle est interprète pour les chorégraphes Michèle Dhallu, Marco Berretini, Caroline Marcadé, Christian Bourigault, Pierre Doussaint, Pedro Pauwels, Mic Guillaumes... et soliste pour François Guilbard, Agnes Desfosses et Anne-Marie Rainaud pour un opéra avec Benat Achiary, et un cours produit par Arte « Les amants d'un jour »

Très vite elle ouvre son champ de la danse au théâtre en se confrontant à l'improvisation avec Michel Lopez. Le besoin de quitter la « ballerine » pour retrouver l'homme ou la femme qui danse se confirme.

Elle crée le «Groupe Ecarlate », association d'artistes comédiens, danseurs, musiciens, auteurs. En parallele, elle travaille en étroite collaboration avec Paul Desveaux (depuis 2000) en tant que chorégraphe et comédienne. Elle enseigne aux danseurs (préparation au D.E), aux comédiens (école de Chaillot, école d'Asnières, conservatoire de Cergy-pontoise, école de l'EPSAD...). Elle joue dans « l'orage » d'Ostrovsky au Th. De la Ville en 2007, dans une fable de J.G.Nordman avec marie-isabelle Heck

Depuis sa rencontre avec Paul, elle continue de collaborer avec d'autres auteurs, metteurs en scène, musiciens (Stuart Seide, la Cie de rue Acidu, Eugène Durif, Gilles Bouillon, Pierre Vial, , Juan Solanas, Michel Lopez, les musiciens TAG, la fanfare de rue « les grooms », Violaine de Carné, Olivier Cruvellier, Nathalie Akoun, Christian François, Bolag Gera, Auguste Saîd et son ensemble de percussions contemporaines...)

Elle chorégraphie et met en scène 2 pièces pour la Cie GérardGérard : « H2O » et « coups de foudre »

Elle est régulièrement appelée pour re-mette en scène ou reécrire des spectacles existants mais « bancaux » ( « Irma la douce », la Cie de danse Sabdag, la Cie de théâtre « le tyr et la lyre »...).

Elle est appelée aussi pour le coaching de comédiens ou chorégraphier des scènes de cinéma ( Vincent Perez pour « fanfan la tulipe », Stephane Freiss pour « Albert Camus », Gérard Darmon pour un long métrage « même pas mort », chorégraphie pour « l'homme sans tête » de Juan Solanas qui reçoit le César du meilleur court et le prix du jury à Cannes en 2003,...)

Régulièrement, elle participe assidument à des gros évènements: Spectacle avec « Les Métallos » pour Culture Commune, le festival Banlieues'Arts, programmatrice et metteur-en-scène pour 5 magasins Carrefour dont le siège social pour l'opération « Festimagic », spectacle pour toutes les associations de la ville de Grigny après un an de travail de terrain.

Le cours de danse contemporaine vu par Yano Iatrides

"J'estime que le corps ne doit jamais être un obstacle au travail de l'interprète : même les arythmiques, les manches à balais, les coincés des hanches, les écraseurs d'arpions dansent. Un simple slow devient une valse une fois que l'on maîtrise le ternaire et l'ivresse que donnent les tours!"

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La gauche a-t-elle trahi la culture ? - Idées - France Culture

La gauche a-t-elle trahi la culture ? - Idées - France Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Cette question n'est pas nouvelle, mais depuis quelques mois elle se fait de plus en plus lancinante et récurrente : quelle place pour la culture en 2015 ? La réponse ne semble pas joyeuse au regard de la "cartocrise" des manifestations culturelles en difficultés qui circule depuis janvier sur internet sous le titre "Culture tu te meurs". Rencontre et prise de recul avec deux grands connaisseurs du sujet.

 

Avec :

Jean-Pierre Vincent, comédien et metteur en scène, ancien directeur du Théâtre national de Strasbourg (1975 à 1983) et du Théâtre Nanterre-Amandiers (de 1990 à 2001), ancien administrateur de la Comédie Française (de 1983 à 1986). Il avait signé en 2014 une tribune dans Le Monde intitulée« Fin de l’exception culturelle française ? ».

Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française, ancien président et fondateur d’ARTE, ancien président du conseil d’administration du Théâtre du Châtelet (2010 à 2015).

 

Ecouter l'émission (35mn) : http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-la-gauche-a-t-elle-trahi-la-culture-2015-05-21

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« L’essence d’une école, c’est d’être à l’intérieur d’un théâtre » Stanislas Nordey

« L’essence d’une école, c’est d’être à l’intérieur d’un théâtre » Stanislas Nordey | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié sur le site du ministère de la culture :

 

Nommé par Fleur Pellerin à la tête du Théâtre national de Strasbourg, le metteur en scène Stanislas Nordey, 48 ans, revient sur son projet : adosser l’école au théâtre. Entretien.

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Bestiaire d’amour | Odéon Théâtre de l'Europe, Paris

Bestiaire d’amour | Odéon Théâtre de l'Europe, Paris | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Texte Isabella Rossellini et Jean Claude Carrière d’après la série Green Porno Complicité artistique Muriel Mayette Conception lumière et vidéo Antoine Manichon Qui a inventé le sexe ? Pourquoi ? Comment ? Isabella Rossellini et Jean-Claude Carrière tentent de répondre à ces questions, en interrogeant le monde animal, des pachydermes aux moucherons. J’ai toujours aimé les animaux, toujours été fascinée parla diversité de la nature. Ma famille en sait quelque chose. Dans ma plus tendre enfance, je ramenais à la maison des chiens et chats errants, mais aussi des vers de terre, grenouilles, insectes... J’ai beaucoup lu sur le sujet et suivi des cours de biologie à l’université. Parce que ce sont mes carrières de mannequin puis d’actrice qui ont pris le devant, cet intérêt est resté longtemps inconnu du grand public. Mais lorsque j’ai commencé à écrire et réaliser des films, l’étude de la nature est devenue mon inspiration principale. Encouragée par l’acteur-réalisateur Robert Redford qui soutient avec beaucoup d’enthousiasme les films expérimentaux et indépendants et est également très concerné par l’environnement, j’ai réalisé quelques courts-métrages comiques sur les animaux : GreenPorno sur leur reproduction, Seduce Me sur leurs techniques de séduction et Mammas sur leurs différents comportements maternels. Comme dit Robert Redford à propos de mes films : «Nous autres, les artistes, racontons des choses sérieuses sous la forme la plus accessible et divertissante possible». Jean-Claude Carrière qui a créé la version scénique de mon travail sur les animaux, dit à propos de mon émerveillement face à la nature : «Comment peut-on se lasser ? La biologie est en effet le plus grand spectacle sur Terre». Isabella Rossellini Dates et heures 29 juin / 20h00 30 juin / 20h00 Lieu Odéon 6e Détails Tarifs de 6€ à 38€
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Henry VI // blogs, une revue de presse web du spectacle mis en scène par Thomas Jolly

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Allegro Théâtre: Touchée par les fées de Marie Desplechin

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Publié par Joshka Schidlow sur son blog Allegro Théâtre


Seule sur scène, Ariane Ascaride raconte ses premières années. Récit qu'elle fit au départ à l'amie écrivain Marie Desplechin. Laquelle a mis ses mots sur les souvenirs de la comédienne. Et l'on a la jubilante surprise de voir l'interprète des films de Robert Guédigian et de quelques autres cinéastes dire, chanter et danser les jours anciens. La figure majeure de son enfance est - qui s'en étonnera? - son père : un coiffeur marseillais d'origine napolitaine qui jouait et mettait en scène avec une troupe d'amateurs issus de la résistance des joyaux du répertoire. Sa fille fit ses débuts en cette chaleureuse compagnie. Ignorant évidement les dessous sanglants du stalinisme, le paternel était un chaud partisan du petit père du peuple.La tendresse pour les gens du quotidien d'Ariane Ascaride devenue une interprète à succès trouve, on peut le supposer, son origine dans l'éducation donnée par ce père militant. Une autre personnalité qui marqua sa jeunesse fut Rudolph Nouréev. Une photo montre cet être hors norme qui ne serrait jamais les mains mais offrait des fleurs à tous ceux que son apparition mettaient en joie. A l'extrême bord gauche du cliché une menotte se tend. Celle de la petite Ariane à qui cette découverte fait pousser des cris de ravissement. Il est piquant que ce soit Thierry Thieû Niang, un autre danseur et chorégraphe, qui assure la mise en scène du spectacle. Ceux qui connaissent le travail de cet artiste sans frontière - qui collabora à des mises en scène de Patrice Chéreau, de François Rancillac, de Pier Lamandé, de tant d'autres - connaissent son talent à pousser chanteurs, acteurs et non professionnels au meilleur d'eux mêmes. On quitte cette "petite ode au théâtre et à la vie" comme l'écrit Marie Desplechin littéralement charmé.



Jusqu'au 17 Mai Théâtre de l'Aquarium,du 27 au 30 mai Théâtre du Gymnase Marseille

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Humeur du jour et infos sur la situation, par Samuel Churin

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La loi du marché

Aujourd’hui sort au cinéma "La loi du marché", film où Vincent Lindon interprète un chômeur de longue durée obligé d’accepter n’importe quel boulot à n’importe quel prix. Le film a ému la Croisette et a été longuement applaudi. Dans la vraie vie, les chômeurs ne sont pas applaudis, ils sont humiliés. Nous le voyons toutes les semaines lors de nos permanences. Ils sont d’autant plus humiliés que les plus faibles subissent des contrôles qu’ils ne comprennent pas, des ruptures de droit abusives de Pôle Emploi entraînant des drames dont on ne parle jamais. Oui Pôle Emploi est une zone de non droit qui ne remplit même pas sa mission première : celle d’informer et d’orienter. Au lieu de cela, suite aux déclarations de Rebsamen sur les chômeurs fraudeurs, 130 agents vont être recrutés pour ne s’occuper que des contrôles, faisant suite au programme pilote mis en place en région Poitou Charente. Nous savons bien ce que cela signifie : des camarades de cette région avec des dossiers bloqués pendant plusieurs années, obligés de quitter leur logement, pris dans un tourbillon infernal. En vérité, tout est fait pour répondre aux exigences du Medef : trouver de la main d’œuvre à pas chère faite de petits boulots à temps partiel. Cet intérêt est partagé par le gouvernement : tout est bon pour baisser les statistiques des chômeurs de catégorie A (chômage total). Ainsi, dès qu’un chômeur accepte 1 heure de travail par semaine, il fait baisser le taux de chômage. On comprend mieux aussi cet acharnement contre des personnes fragilisées et sans défense : une radiation signifie un chômeur en moins.

 

Nous l’avions dit à M Rebsamen lors de la dernière table de concertation : il est obscène d’essayer de faire des économies sur le dos des chômeurs, de surfer sur les sondages allant dans ce sens, d’alimenter la bonne vieille communication des pauvres contre les pauvres opposant le smicard qui se lève tôt au chômeur parasite. A propos de communication, Manuel Valls est le champion. Ses déclarations au festival de Cannes relèvent de la pure fiction. Il commence par dire que la baisse du budget de la culture a été une erreur : effectivement le budget a baissé de 6% pendant les deux premières années, même Sarkozy n’avait pas osé. Pour le reste Manuel Valls est un menteur, et il ment avec conviction. Il ose affirmer que le budget de la culture sera maintenu voire augmenté. Il oublie simplement de rappeler que les baisses drastiques de 3,9 milliards d’euros aux collectivités locales provoquent l’annulation de 150 festivals. Tout le monde sait qu’un budget n’est jamais composé exclusivement de l’aide du ministère de la culture, la baisse de 5% du budget de l’état aux collectivités locales entraine des annulations de projets partout. Mensonge encore lorsqu’il ose dire que le régime des intermittents du spectacle est préservé et garanti par la loi. Nous ne le répèterons jamais assez : cette loi est dangereuse. Elle pérennise le titre « annexes 8 et 10 » mais c’est une coquille vide. Ainsi, il est vrai que le Medef ne pourra plus déclarer comme fin 2013 sa volonté de supprimer les annexes 8 et 10, mais il pourra faire pire : les vider de leur contenu sans l’annoncer ! Avec cette loi, rien n’empêchera de passer de 507h 10 mois à 600h 10 mois par exemple. De plus, pour la première fois dans l’histoire de l’Unedic, le Medef et la Cfdt fixeront en amont un budget pour une catégorie de chômeurs, celle des intermittents du spectacle. On peut y voir une sortie partielle de la solidarité interprofessionnelle et le début d’une caisse autonome, les négociations prévues avec les syndicats du secteur seront rendues impossible avec un budget trop bas. Oui M. Valls, nous l’affirmons : rien n’est garanti par la loi, si ce n’est un bel enfumage qui vous permet d’affirmer que les intermittents sont sauvés. Pour rappel, nos propositions ont été chiffrées, elles sont considérées comme crédibles, nous attendons qu’elles soient enfin mises en place. 
Les allocataires du RSA ou les chômeurs (dont 6 sur 10 ne sont pas indemnisés) ne réclament pas une standing ovation dans le palais des festivals, ils veulent simplement manger à leur faim, payer leur loyer, et cesser d’être considérés comme des fraudeurs et des salauds de profiteurs. Ce gouvernement participe à la « droitisation » de la France dont tout le monde parle, et ça, ce n’est pas du cinéma.


Samuel Churin

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Serge Merlin, le possédé du théâtre

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Publié dans Le Point par Marie-Pierre Ferey pour AFP

 

Regard fiévreux, mains voletant autour du visage émacié, Serge Merlin fait irrésistiblement penser à Samuel Beckett ou Antonin Artaud.

A 82 ans, il s'apprête à jouer "Extinction" de Thomas Bernhard mis en scène par Blandine Masson et Alain Françon au Théâtre de l'Oeuvre.

"Je suis aliéné au théâtre", dit-il, "étant donné que je ne sais rien faire d'autre". Pourtant, il "déteste jouer, tout est problème, la voix, la journée est une épouvante, il faut qu'aucun bipède humain ne vienne déranger cette respiration singulière".

Serge Merlin "respire" depuis toujours le théâtre. Il l'absorbe et le rend "au plus haut, dans une altitude très haute d'un air raréfié", dans cet endroit où Thomas Bernhard a enfin pu arriver "au point focal, où on ne comprend plus ce que ça veut dire, nazisme, on le ressent".

Dans son dernier roman, l'écrivain autrichien mort en 1989 décrit le retour de Franz-Josef Murau au domaine familial à la mort de ses parents et de son frère. A partir du télégramme annonçant "Parents et frère morts dans un accident", Thomas Bernhard entreprend un récit de "la détestation" qui décrit impitoyablement la destruction de la pensée opérée par les esprits mercantiles de la mère et du père, leur haine de la culture, leur complaisance vis à vis du nazisme.

Pour Serge Merlin, dans cette ultime confession, l'écrivain autrichien "donne tout. Il est investi par une rage, comme ces fous sur une place publique qui arriveraient à une extase du chant des mots".

 

Lire l'article entier : http://www.lepoint.fr/culture/serge-merlin-le-possede-du-theatre-18-05-2015-1929116_3.php#xtref=acc_dir

 

 

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les spectacles 2015/2016 - Théâtre du Rond-Point, Paris

les spectacles 2015/2016 - Théâtre du Rond-Point, Paris | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le Théâtre du Rond-Point est dédié aux auteurs vivants et propose une trentaine de spectacles par an. Découvrez la programmation 2015/2016 intitulée «Théâtre et musique ou l'inverse mais pas le contraire».

 

 

Voir les spectacles de la saison 15-16 du Rond-Point : http://2015-2016.theatredurondpoint.fr/saison/programmation.cfm

 

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Anne Alvaro, Audrey Bonnet : deux héros de Koltès

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Publié par Armelle Héliot pour son blog "Le Grand Théâtre du monde"

 

Au coeur du centre commercial de La Part-Dieu, Roland Auzet met en scène deux comédiennes exceptionnelles dans un des plus grands textes de l'écrivain : "Dans la solitude des champs de coton". Casque sur les oreilles, le public écoute, fasciné, ce face-à-face étrange, tandis que passent les promeneurs...


C'était un dimanche. C'était hier. En plein après-midi. A Lyon Part-Dieu. A deux heures de Paris. On traverse le boulevard, et on s'enfonce dans la galerie marchande désormais nommée : "Centre de shopping".

Franchement, on se demandait ce que cela pouvait donner : deux femmes dans les partitions du Dealer (Anne Alvaro) et du Client (Audrey Bonnet). C'est Koltès qui avait mis des majuscules car il savait bien qu'il ne traitait pas d'anecdotique mais de métaphysique.

On se demandait ce que cela pouvait donner : un centre commercial, un espace ingrat pour le théâtre quand il s'agit avec Dans la solitude des champs de coton d'un des plus grands textes de la littérature dramatique de la fin du XXème siècle.

 

Lire l'article entier : http://blog.lefigaro.fr/theatre/2015/05/anne-alvaro-audrey-bonnet-deux.html

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La baisse du budget de la Culture était "une erreur", reconnaît Valls | Site mobile Le Point

La baisse du budget de la Culture était "une erreur", reconnaît Valls | Site mobile Le Point | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Lisez l'article : La baisse du budget de la Culture était "une erreur", reconnaît Valls (Cliquez sur le titre ou la photo pour lire l'article sur le site du Point)
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