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Revue de presse théâtre
L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs
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De levers de Soleil en levers de rideau, cinquante ans d'« Ariane »

De levers de Soleil en levers de rideau, cinquante ans d'« Ariane » | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Fondé en 1964 par Ariane Mnouchkine, le Théâtre du Soleil célèbre son anniversaire en créant « Macbeth » dans son antre de la Cartoucherie de Vincennes.

 

 

Cinquante ans, eh oui. Traversés par des spectacles mythiques, de 1789 àL'Age d'or, des Shakespeare aux Atrides, de Sihanouk à L'Indiade, duDernier Caravansérail aux Ephémères, des Naufragés du fol espoir à ceMacbeth qu'elle monte aujourd'hui avec la troupe. Mais nul voile de nostalgie chez Ariane Mnouchkine, à qui ce sentiment semble totalement« mortifère ». « Bien sûr je m'émerveille, je trouve incroyable que nous ayons tenu tout ce temps. Mais dans le fond… je ne dirais pas que cet anniversaire ne m'intéresse pas, mais ce qui m'intéresse bien davantage, c'est ce qui s'est passé à la répétition d'hier soir », dit-elle au milieu de son royaume en chantier, à trois semaines de la création de Macbeth.

 

 

UNE SORTE D'IMAGE D'EPINAL

 

Ainsi est-elle, Ariane la flamboyante, dont l'icône, le visage auréolé de sa crinière blanche, déchirant les billets des spectateurs à l'entrée de son théâtre, est désormais une sorte d'image d'Epinal. Ses emportements sont célèbres, sa capacité d'enthousiasme et son énergie inépuisables, sa passion intacte, alors qu'elle fête, en même temps que les cinquante ans de sa troupe, ses 75 ans. Aller de l'avant, toujours et toujours, ne pas regarder en arrière. Tous le disent, de Jean-Jacques Lemêtre, le fidèle compagnon, créateur des musiques du Soleil depuis 1979, aux comédiens, anciens et nouveaux : « Si la troupe a tenu, c'est grâce à Ariane. » Personne, jamais, ne l'appelle autrement qu'« Ariane ».

« Elle a toujours eu ce côté aventurière », se souvient Jean-Claude Penchenat, qui a fondé la troupe avec elle et est parti après L'Age d'or, en 1975, pour vivre d'autres aventures, et notamment créer Le Bal, spectacle (et film) de belle mémoire.

A la fin des années 1950, boucles brunes, visage fin et ardent, « Ariane » part à Oxford, pour apprendre l'anglais. Premier voyage – il y en aura beaucoup d'autres. Parce qu'elle s'ennuie, elle entre dans la troupe de théâtre universitaire de la célèbre institution anglaise, où elle travaille notamment comme assistante aux costumes, et côtoie le (futur) cinéaste Ken Loach. « Et puis un soir, en sortant d'une répétition de Coriolan, je suis montée dans le bus et je me suis dit : “C'est ça, ma vie''. Cela m'est tombé dessus comme un vrai coup de foudre, c'était physique. »

 

Fabienne Darge pour Le Monde

 

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Autre article Théâtre du Soleil, utopie durable et flamboyante : www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/23/le-theatre-du-soleil-utopie-durable-et-flamboyante_4405719_3246.html

 

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La Qualité du pardon, réflexions sur Shakespeare 1/5 - Création Radiophonique - France Culture

La Qualité du pardon, réflexions sur Shakespeare 1/5 - Création Radiophonique - France Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it

A l’occasion du 450ième anniversaire de la naissance de Shakespeare, France Culture s’est associée aux événements organisés tout au long de l’année 2014 par la Société Française Shakespeare (SFS) en partenariat avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe. A l’occasion de la semaine d’ouverture de cette année Shakespeare et au moment où le congrès international « Shakespeare 450 » se déroule à Paris pendant toute une semaine et débute ce lundi 21 avril à L’Odéon-Théâtre de l’Europe, France Culture vous propose d’écouter des extraits du livre que Peter Brook vient de consacrer au grand dramaturge anglais.

Voilà près de 70 ans que Peter Brook fréquente Shakespeare. Un compagnonnage entamé au sortir de la seconde Guerre Mondiale avec la mise en scène de King John, puis de Peines d’amour perdues à Stratford, la ville natale de Shakespeare. Depuis, Peter Brook n’a jamais cessé de revisiter les pièces de ce monument de la culture occidentale, des plus populaires aux moins estimées. Dans La Qualité du pardon- publié aux éditions du Seuil dans une traduction de Jean-Claude Carrière-, il se penche sur cette aventure au long cours, explore son rapport à Shakespeare à travers ses différentes expériences de lecteur, de metteur en scène débutant puis de maître aguerri et internationalement reconnu. Au fil de chapitres aussi pénétrants que primesautiers, Peter Brook nous guide à travers l’œuvre du grand dramaturge en s’interrogeant sur ce qui fait la force unique de son théâtre : mélange explosif des registres, intense acuité psychologique, entrelacement constant du poétique avec le politique… La preuve, s’il en était besoin, que Shakespeare a encore bien des choses à nous dire.

 

« Je confie la parole de Peter Brook à un jeune acteur-auteur-metteur en scène, Godefroy Ségal, qui, dans la lignée de David Lescot, Gérard Watkins ou Stanislas Nordey, dirige le travail théâtral du point de vue de l’acteur qu’il ne cesse d’être et dans la foi des textes seuls dont il expérimente sans cesse la puissance poétique. Cette vive voix du théâtre d’aujourd’hui a déjà marqué les esprits avec son spectacle Les chiens nous dresserons. Grand admirateur de Peter Brook, lecteur assidu de son enseignement, pratiquant l’art de la scène d’après L’espace vide, le grand livre du metteur en scène anglais, il est pour moi le résonateur idéal des pages de La qualité du pardon, le livre de réflexions de Peter Brook sur Shakespeare que publie les éditions du Seuil et que France Culture a souhaité faire entendre à ses auditeurs. »

Claude Guerre, réalisateur

 

 

 

Pour écouter l'émission en ligne, cliquer sur le titre ou la photo, puis  sur la page de France-Culture qui s'ouvre, l'écoute se commande avec le bouton rouge

 

5 émissions de 24 minutes

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Ariane Mnouchkine pour "Macbeth", le Théâtre du soleil à "l’école" de Shakespeare ?

Ariane Mnouchkine pour "Macbeth", le Théâtre du soleil à "l’école" de Shakespeare ? | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Shakespeare occupe une place importante dans l’histoire du théâtre du Soleil (Richard II, Henry IV, La Nuit des rois) qui engendrèrent, si l’on peut dire, l’Histoire terrible et inachevée de Norodom Sihanouk et l’Indiade (tu parlais alors d’Ecole, que le théâtre du Soleil se mettait à l’école de Shakespeare). Cette exploration de Macbeth apporte–t-elle de nouveaux enseignements au théâtre du Soleil ? ...
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Ariane Mnouchkine raconte la naissance du projet "Macbeth"

Ariane Mnouchkine raconte la naissance du projet "Macbeth" | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Après Les Naufragés du Fol Espoir qui nous plongeait dans l’univers de Jules Verne et des pionniers du cinéma éducatif, comment est né le projet de monter Macbeth ? ...
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"Le Misanthrope" de Molière, nouvelle mise en scène de Clément Hervieu-Léger à la Comédie Française

"Le Misanthrope" de Molière, nouvelle mise en scène de Clément Hervieu-Léger  à la Comédie Française | Revue de presse théâtre | Scoop.it

On a tous en mémoire le Misanthrope de Molière. Depuis quelques jours, la Comédie Française nous invite à redécouvrir ce texte dans ce qu'il a peut-être de plus douloureux : un homme qui refuse le mensonge face à un autre qui accepte le compromis.

 

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La nouvelle jeunesse du Théâtre Paris-Villette

La nouvelle jeunesse du Théâtre Paris-Villette | Revue de presse théâtre | Scoop.it
L'établissement municipal, qui a rouvert il y a cinq mois, renaît en misant sur les spectacles intergénérationnels.

 

Le chiffre est inattendu : depuis sa réouverture, le 13 décembre 2013, le Théâtre Paris-Villette (TPV) a accueilli plus de huit mille spectateurs payants. Avant sa fermeture, en décembre 2012, cet établissement municipal avait vu sa fréquentation annuelle chuter à 4 000 entrées. Valérie Dassonville et Adrien de Van, le nouveau duo nommé à la tête du théâtre en juin 2013 par l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, se gardent de crier victoire trop tôt. Ils savent qu'ils ont bénéficié de l'élan médiatique lié au renouveau de cette scène contemporaine et de la période des vacances de Noël propice aux sorties. Mais ils ne cachent pas un certain soulagement après un redémarrage qu'ils qualifient de « rock and roll ». « Malgré les cicatrices du passé, ça s'est fait, et ce fut même joyeux : voilà la bonne surprise », résument les directeurs.

 

Aude Dassonville pour Le Monde

 

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"Femme non rééducable" : Anne Alvaro dans les pas d'Anna Politkovskaïa

"Femme non rééducable" : Anne Alvaro dans les pas d'Anna Politkovskaïa | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Au Théâtre de l' Atelier, Arnaud Meunier met en scène la comédienne dans un texte de l'Italien Stefano Massini traduit par Pietro Pizzuti. Accompagnée de Régis Royer et du violoniste Régis Huby, elle incarne une parole, un destin, dans un environnement sophistiqué.



On connaît Anna Politkovskaïa, modèle pour tout journaliste par son courage intellectuel, physique, moral, sa passion du témoignage.On la connaît pour son destin tragique. Russe, fille de diplomate née en 1959 à New York, elle fut assassinée le 7 octobre 2006, à Moscou. Elle avait fait de la deuxième guerre de Tchétchénie son dossier prioritaire à partir de 1999. Elle avait connu la prison, participé aux négociations lors de la prise d'otages du théâtre de la rue Melnikov à Moscou, en 2002. Deux ans plus tard, lors de la tragédie de l'école de Beslan, elle est empoisonnée durant son voyage, alors qu'elle allait participer à nouveau aux négociations.

Menacée de mort, haïe par le pouvoir, admirée par ses confrères et consoeurs, se posant à chaque pas la question de son rôle, inquiète pour sa famille et en particulier ses deux enfants, elle a écrit des livres qui demeurent comme les analyses lucides et puissantes de son pays et de la politique de Vladimir Poutine. 
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Yves Bonnefoy : « Il faudrait jouer Shakespeare dans le noir »

Yves Bonnefoy : « Il faudrait jouer Shakespeare dans le noir » | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Depuis plus de cinquante ans, le poète a donné de lumineuses traductions de l'œuvre du dramaturge élisabéthain accompagnées d'essais aujourd'hui réunis en recueil. Il revient sur son parcours.

 

"C’est au lycée que j’ai pris conscience de l’œuvre et de la personne de Shakespeare. Il y avait dans mon livre d’exercices de langue anglaise une bonne part de la grande scène, dans Jules César, où Antoine dresse la plèbe contre Brutus. Enthousiasmé par le passage – « Vous connaissez ce manteau… » – où il montre à la foule le corps de César assassiné, j’ai commencé à traduire cette harangue. Ce fut ma première expérience de ce théâtre, disons plus précisément de la parole dans ce théâtre. Mais de longues années passèrent avant que je ne retrouve Shakespeare sur une scène, ce qui d’ailleurs ne me priva nullement de l’œuvre. Shakespeare, pour moi, c’étaient alors tout comme aujourd’hui ces mots qui par eux-mêmes mènent l’action, sans besoin de décors ni même d’acteurs. Et j’avais aussi et surtout à me frayer un chemin dans des textes que leur difficulté n’était pas sans me refuser de bien des façons. Je n’étais ni anglophone ni angliciste.

 

Qu’avez-vous éprouvé, alors, au moment où vous avez abordé la traduction de ses pièces, au début des années 1950 ? Quels personnages, quelles pièces, quels passages vous touchaient particulièrement ?

Ce que j’ai éprouvé, quand Pierre Leyris voulut bien me confier la traduction de Jules César et d’Hamlet, pour les Œuvres complètes dont il entreprenait l’édition ? D’abord l’immense plaisir de pouvoir me donner le temps d’approfondir les connaissances linguistiques, philologiques et historiques sans lesquelles le texte de Shakespeare ne livrerait qu’une part bien trop faible de son extrême richesse. Donnant priorité à ce travail sur d’autres que j’avais alors en chantier, j’allais pouvoir me plonger dans les éditions critiques et les glossaires qui restituent au lecteur de notre siècle une grande part de la polyphonie de pensées et de sentiments qu’embrassent beaucoup des pièces de Shakespeare.

J’allais pouvoir le rencontrer véritablement, et ma chance, ce fut que la générosité de Pierre Leyris fut telle, à mon égard, que je me retrouvai, après le petit examen qu’il me fit subir, chargé des deux pièces qu’à cette époque je souhaitais le plus tenter de comprendre. Hamlet, bien sûr, parce que tout dans cette œuvre parle à notre siècle aussi out of joint [« hors de ses gonds »] que le sien ; Jules César, que j’avais gardé en esprit depuis mon premier grand étonnement ; et même l’une sous le regard de l’autre parce que le drame romain, qui semble au premier abord une réflexion surtout politique, est en fait, et de façon étonnante, la préfiguration de la tragédie où accèdent à la conscience des intuitions et un souci qu’on peut dire la poésie. Grâce au travail que j’avais à faire, je pus réfléchir tout de suite à deux personnages, Brutus, Hamlet, qui à mes yeux décident ensemble de tout le théâtre de Shakespeare et, à travers lui, parlent fort à notre modernité. Et cela me permit d’aller plus droit et plus vite vers la pièce-sœur d’Hamlet dans la pensée shakespearienne, le Conte d’hiver, que Pierre Leyris m’accorda aussi, bientôt après, de traduire.

 

Comment avez-vous abordé la traduction ? Quelles ont été les difficultés ? Les enjeux, pour vous ? Les traducteurs parlent souvent de « fidélité ». Mais fidélité à quoi ?

L’enjeu, pour moi, c’était de sauver dans la traduction cette voix qui monte chez Shakespeare des situations les plus diverses qu’il met en scène. Une voix qui est expérience de l’être même, découverte des catégories de pensée et des valeurs qui inscrivent la conscience de soi dans l’universel. La voix, dans Antoine et Cléopâtre, de la reine d’Egypte revendiquant au moment de sa mort, et même manifestant, dans des vers sublimes, cette« nobleness » que Shakespeare, et c’est un de ses grands mérites, a su reconnaître dans l’être au monde des femmes. Etre fidèle à cette accession à soi de Cléopâtre, ou de Desdémone, mais aussi de Lear, même d’Hamlet en dépit de ses hésitations si tragiques, oui, ce fut d’emblée mon grand désir.

Mais ce qui porte cette voix, ce qui la permet, ce qui lui assure sa vérité, dans la langue anglaise, c’est ce vers extraordinaire dont cette langue dispose, le pentamètre iambique. L’iambe est la poésie même, puisqu’il va d’un accent faible à un accent fort comme par l’effet d’un profond ressaisissement que la personne fait de soi-même, mais ce vers nous est refusé, à nous Français, puisque nous n’avons pas dans nos mots d’accent tonique.

 

Yves Bonnefoy, propos recueillis par Fabienne Darge pour Le Monde

 

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Théâtre : « L'Aide-mémoire », c'est « la barbe »

Théâtre : « L'Aide-mémoire », c'est « la barbe » | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Sandrine Bonnaire et Pascal Greggory flottent dans leurs rôles, dans la pièce de Jean-Claude Carrière mise en scène par Ladislas Chollat à L'Atelier.

 

Brigitte Salino pour Le Monde

 

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Et aussi : Gilles Costaz pour Le Point : http://www.lepoint.fr/culture/coups-de-coeur/sandrine-bonnaire-et-pascal-greggory-a-la-recherche-de-fantaisie-12-04-2014-1812434_792.php

 

 

Au théâtre de l'Atelier

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"Fratrie" Marc-Antoine Cyr / Didier Girauldon

"Fratrie"  Marc-Antoine Cyr / Didier Girauldon | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Dans ce jeu si tenu, où chacun est à l’écoute de l’autre, de sorte que l’organicité de ces quatre-corps-en-un est rendue tangible jusqu’à leur éclatement en autant de mondes particuliers, les échappées sont mémorables – comme cette grande envolée de la cape de Colomb dans sa fuite dansée –, peut-être trop comptées. Les virées dans les terres sauvages de l’être, où la chaleur du familier se transforme soudain en effroi et en étrangeté, Colomb s’y est exposé. Didier Girauldon et ses comédiens peuvent désormais sans crainte nous y emmener.

 

 

Marion Alev pour le blog "Au poulailler"

 

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Fratrie
Texte de Marc-Antoine Cyr, mise en scène de Didier Girauldon
Du 26 au 27 mars 2014

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Dialogue unique à Budapest entre l’écrivain norvégien Jon Fosse et Claude Régy - Rue89

Dialogue unique à Budapest entre l’écrivain norvégien Jon Fosse et Claude Régy - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Une exceptionnelle rencontre entre l’écrivain norvégien Jon Fosse et le metteur en scène Claude Régy s’est tenue cette semaine à Budapest dans une des salles du théâtre national, orgueilleuse bâtisse en forme de casque gaulois.

C’est son traducteur, Terje Sinding, qui avait donné à lire à Régy le texte de la première pièce de l’écrivain norvégien, « Quelqu’un va venir ». Trois spectacles allaient suivre.

Dans le cadre d’un festival organisé dans la capitale hongroise, la troupe du théâtre tatar de Kazan (Russie) donnait en langue tatar « Une journée en été » de Jon Fosse. Et Alexandre Barry présentait le film qu’il a réalisé d’après le spectacle « Brume de Dieu » mis en scène par Claude Régy à partir d’un texte extrait d’un roman de Targei Vesaas, un écrivain norvégien important pour Jon Fosse.

L’occasion était trop belle de pouvoir réunir Fosse et Régy. Une première. Au début d’un de ses livres (« Dans le désordre », Actes sud), Claude Régy écrit : « Jon Fosse et moi nous communiquons par le silence ».

Les textes de l’un et les spectacles de l’autre le prouvent. Cet après-midi-là à Budapest le silence a parlé. Morceaux choisis.

  Jean-Pierre Thibaudat pour le blog "Théâtre et Balagan" CLIQUER SUR LE TITRE OU LA PHOTO POUR LIRE L'ARTICLE ENTIER DANS SON SITE D'ORIGINE
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1er avril par Yves-Noël Genod aux Bouffes du Nord

1er avril  par Yves-Noël Genod aux Bouffes du Nord | Revue de presse théâtre | Scoop.it

“Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste.”  C’est par ces mots qu’Yves-Noël Genod nous fournit l’antidote, le soir de la première de 1er avril aux Bouffes du Nord (jusqu’au 12 avril), à son exposé sur l’insignifiance de l’existence rapportée à l’incommensurable éternité, sur le mode qu’il affectionne tant de la digression appliquée aux penseurs, Cioran en l’occurrence. Pour finir par danser, toutes lumières allumées, insouciant et splendide, sur Emmanuelle de François Valéry.

Avant et après son intervention, 1er avril a la beauté et l’étrangeté des rêves, magnifiant et faisant résonner le théâtre des Bouffes du Nord comme rarement on l’a vu dans une succession de tableaux peuplés d’êtres à la voix d’ange – la soprano Jeanne Monteilhet et le contre-ténor Bertrand Dazin –, de performers, danseurs ou musiciens qui s’appliquent à habiter l’instant, s’en remettant, purement et simplement, à ce qu’évoquent leurs silhouettes, à ce qu’elles irradient de présence troublante. Se croiseront ainsi, sous les lumières étourdissantes de volupté et de sombres éclipses orchestrées par Philippe Gladieux, ces “guests, apparitions, fantômes et séraphins” qui ont pour nom “la femme en robe de couleur chair, l’acteur de casting, le maître des anges rebelles, l’hoplite ou la femme camping”.

Ce “son et lumière”, ainsi qu’il qualifie ce 1er avril, aura débuté par une dédicace d’Yves-Noël Genod à tous ceux qui se sont abstenus de voter aux dernières élections  – “Un ouvrier sur deux, un jeune sur quatre et tous les étrangers qui n’en ont pas le droit, tous ceux qui ne viennent jamais au théâtre.” Un geste qui se fait l’écho de sa conception du théâtre : “Pour moi, je le dirais d’une manière presque provocante, c’est l’espace où – presque – la démocratie se tait… Vous savez, les défauts… (je ne reviens pas là-dessus…) de la démocratie… Une autre chose qui se tait au théâtre, se calme, s’apaise souvent – je ne sais par quel miracle – c’est tout entière la société du spectacle. Dans mon théâtre tout au moins – mais beaucoup de mes collègues se retrouvent dans ce que je dis – nous évidons le ‘spectacle’ que la société produit à flux continu. Nous déconstruisons, nous ‘disparaissons’ le Spectacle permanent pénible et indolore de la société.”


Fabienne Arvers pour Les Inrocks

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A Gaza non plus, on ne badine pas avec l’amour - Mohamed Kacimi raconte son atelier de théâtre.

A Gaza non plus, on ne badine pas avec l’amour - Mohamed Kacimi raconte son atelier de théâtre. | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Dans la bande de Gaza, "les F16, on a l'habitude, mais un baiser"... L'écrivain Mohamed Kacimi a animé des ateliers de théâtre avec des étudiants palestiniens. Amour, religion et drones : il raconte.

 

Mohamed Kacimi pour Rue 89

 

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The Valley of Astonishment, nouveau spectacle de Peter Brook

The Valley of Astonishment, nouveau spectacle de Peter Brook | Revue de presse théâtre | Scoop.it

2014 est décidément de tous les anniversaires. Entre autres événements incontournables, les 40 ans de la réouverture des Bouffes du Nord. En réhabilitant ce lieu chargé d’un passé artistique flamboyant, Peter Brook en a fait un espace de création à la hauteur de son talent. Avec ses matières brutes, ses peintures écaillées et ses murs tordus, c’est toute une histoire du théâtre qui vous contemple quand vous prenez place sur ses sièges à la solidité toute relative.

 

Avec 'The Valley of Astonishment', Peter Brook fait flotter dans son théâtre une vague de questionnement philosophique. Cette création tourne autour de la thématique du cerveau, explore ses méandres et ses contradictions : que percevons-nous réellement ? Sommes-nous vraiment égaux dans notre façon d’appréhender le monde ? En décrivant l’homme dans sa relation à son milieu, le metteur en scène anglais interroge les sensations, les ressentis. Il s’intéresse plus particulièrement aux personnes (« des fous », dit-on) pour qui il est si difficile de recevoir sereinement des sensations sans les rejeter violemment à la face de la terre.

Sans jamais quitter sa profonde sensibilité, Peter Brook nous accueille dans son lieu légendaire pour une réflexion scientifique mais toujours déraisonnable.

 

Aux Bouffes du Nord, du 29 avril au 31 mai

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"Le Misanthrope" de Molière, mise en scène de Clément Hervieu-Léger - YouTube

On a tous en mémoire le Misanthrope de Molière. Depuis quelques jour, la Comédie Française nous invite à redécouvrir ce texte dans ce qu'il a peut-être de plus douloureux : un homme qui refuse le mensonge face à un autre qui accepte le compromis.

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"Tempête sous un crâne" d'après "Les Misérables" de Victor Hugo, mise en scène Jean Bellorini

"Tempête sous un crâne" d'après "Les Misérables" de Victor Hugo, mise en scène Jean Bellorini | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Plateau nu : un arbre, un lit, une guirlande de lumière, un piano, une batterie. Deux jeunes comédiennes, cache-nez et bonnet, comme des enfants, nous racontent une histoire. Ils n'ont pas froid aux yeux, tous ceux de la compagnie Air de Lune, qui, autour du metteur en scène Jean Bellorini, se lancent dans l'adaptation des Misérables. Un théâtre-récit formidable de poésie, d'énergie, d'invention et de force. A travers Jean Valjean, Fantine, Cosette, Eponine, Gavroche, ils donnent à entendre, sans compassion ni angélisme, leur misère et leur dignité, la charge dénonciatrice mais aussi la part épique et héroïque d'un Hugo tout neuf. Sans peur du sentiment et de l'utopie révolutionnaires. D'abord, Camille de La Guillonnière et Clara Mayer, magnifiques, puis sept comédiens et deux musiciens qui racontent, jouent, chantent, rappent et slament. Enthousiasmant.

 

Sylviane Bernard-Gresh pour Télérama

 


En savoir plus sur http://sortir.telerama.fr/evenements/spectacles/tempete-sous-un-crane,10025.php#Aw2dTCKDBZvzV5Su.99


Théâtre Antoine-Vitez 1, rue Simon-Dereure 94200 Ivry-sur-Seine

  Mairie d'Ivry - Ligne 7 

  

Du 28 au 30 avril 2014 - 19h00

 

Du 2 au 3 mai 2014 - 19h00

 

Le 4 mai 2014 - 15h00

 

Du 6 au 10 mai 2014 - 19h00

 

Le 11 mai 2014 - 15h00 Site du Théâtre des Quartiers d'Ivry : http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/la-saison/spectacles/tempete_sous_un_crane ;

 

 

 

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«Golgota» La procession de foi

«Golgota» La procession de foi | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Danse . A Paris, Bartabas s’associe au chorégraphe espagnol Andrés Marín pour un mano a mano pénitent entre théâtre équestre et flamenco. 

Que les deux se soient rencontrés n’a rien d’étonnant. Bartabas a fondé Zingaro en Espagne en 1985, «du temps, dit-il, où le cheval faisait encore partie du quotidien des Espagnols. D’ailleurs, dans toutes les cultures, les premiers rythmes sont ceux donnés par les animaux», et a des liens très forts avec la culture ibérique. Andrés Marín, de par ses attaches (il enseigne dans son studio à Séville), est un pur produit de la culture andalouse, bien qu’il sache manier habilement l’impur. «Dans ma culture, rappelle-t-il, le cheval et le flamenco sont indissociables et occupent une large place. Dans la danse flamenca, il existe des gestes que l’on peut rapprocher de ceux des chevaux, je les ai exagérés encore plus pour une des chorégraphies du spectacle, mais c’est tout.» Car le spectacle tient à distance les clichés du genre pour mieux proposer un rituel où le sacré se mêle au profane, comme dans une procession sévillane pour la sortie de la Vierge noire. «La messe, raconte Bartabas, qui précise qu’il est athée tout et respecte les religions, fut mon premier théâtre avec sa mise en scène, ses officiants, son odeur. J’aime ces rituels, c’est profond.»

La musique, et surtout ses silences, y joue un rôle essentiel. Le choix des Motets pour voix seule de Tomás Luis de Victoria, le sable gris anthracite, les lumières à la bougie, la présence inquiétante de pénitents noirs, le crâne d’un équidé pour une vanité : tout est mis en scène pour que le flamenco et le théâtre équestre trouvent un cheminement commun. Bartabas et Andrés Marín y jouent tout à la fois en duo ou dans des partitions solitaires. Parfois pieds nus dans le sable, le danseur est aussi à l’écoute d’un rythme qui le transporte malgré lui, comme les chevaux et leur écuyer.Golgota se veut «une prière, une assomption gitane». Où le rythme, la cadence mènent la danse.

 

Par Marie-Christine Vernay pour Libération

 

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Golgota de Bartabas Théâtre du Rond-Point 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, 75008. Jusqu’au 11 mai. Rens. : 01 44 95 98 21 ou www.theatredurondpoint.fr

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Vincent Macaigne, passé l’orage

Vincent Macaigne, passé l’orage | Revue de presse théâtre | Scoop.it
On ne parlait que de lui, acteur et réalisateur, l’an dernier : il a été la star indie du Festival de Cannes, le type un peu branque que les gens s’arrachaient. Des mois plus tard, on a été à la rencontre de Vincent Macaigne. Suractif et toujours dingue, il nous en a raconté de belles.
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Joël Pommerat retrouve la jeunesse de Catherine Anne

Joël Pommerat retrouve la jeunesse de Catherine Anne | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Aux Ateliers Berthier, le metteur en scène fait travailler de très jeunes comédiens. Il a choisi avec beaucoup d'intelligence la première pièce d'une artiste qui avait alors l'âge des interprètes. Emouvant moment.Il y a quelque chose d'immédiatement émouvant dans ce nouveau spectacle de Joël Pommerat : la jeunesse des visages, la jeunesse des interprètes.C'est particulièrement frappant pour le personnage de Gérard. Un visage plein, qui prend les lumières, une jeunesse qui est celle de Franck Laisné, mais aussi celle de ses camarades, Laure Lefort, Louisette, Carole Labouze, Mademoiselle Point, Garance Rivoal qui prend si bien l'accent allemand d'Anna -une répétitrice spéciale Bettina Kühlke l'a aidée. Jeunesse aussi de Rodolphe Martin qui joue Auguste Dupré.Ce premier texte de Catherine Anne, donné si on s'en souvient bien au Théâtre de la Bastille, mis en scène et joué par elle, revit étrangement aux Ateliers Berthier.L'univers de Joël Pommerat s'accorde à merveille à celui de Catherine Anne et luiajoute du mystère et une grâce très particulière.C'est la première fois que Joël Pommerat met en scène un texte qui n'est pas écrit par lui. Car, on le sait, lorsqu'il aborde les contes, Le Petit chaperon rouge ou Cendrillon, il les travaille, les transfigure par l'écriture aussi.

 

 

 Armelle Héliot pour son blog "Le Grand Théâtre du Monde" 

 

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 Et aussi : Critique parue dans Sceneweb : http://www.sceneweb.fr/2013/12/joel-pommerat-met-en-scene-une-annee-sans-ete-de-catherine-anne/

 

Trois questions posées à Joël Pommerat, entretien par Clémentine Gallot, paru dans Le Monde :  http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/04/11/trois-questions-a-joel-pommerat_4399038_1616923.html

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Ateliers Berthier, Odéon-Théâtre de l'Europe, à 20h00 du mardi au samedi, en matinée le dimanche. Jusqu'au 4 mai. Le 13 mai à Draguignan, le 16 mai à Istres.Durée : 1h15.

 

Texte publié par Actes Sud-Papiers.  

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La compagnie Le Dahu montre ses « Muscles » - Rue89

La compagnie Le Dahu montre ses « Muscles » - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it
La jeune compagnie Le Dahu a l’habitude de travailler le corps au corps et son dernier spectacle, « Muscles », ne manque pas de biceps.

 

Ne cherchez pas la queue du dahu

 

On le sait depuis plusieurs siècles, le dahu est un animal étrange qui enflamme l’imagination. Il vole comme un oiseau, court comme un cabri, fait peur comme un sanglier quand, écumant, on l'entend piétiner un sous-bois à la tombée du soir. Tous les chasseurs qui arpentent les montagnes ont vu le dahu mais personne ne l’a encore attrapé.

Chaque spectacle de la compagnie fondée en 2007 par David Costé et Maëlle Faucheur est comme une chasse au dahu : on poursuit une chimère, on l’attrape, on la tient, mais tôt ou tard elle prend la poudre d’escampette.

Restent des traces, bien palpables cependant, on appelle ça un spectacle. Bref ne cherchez pas dans « Muscles » la queue d’une seule histoire – d’ailleurs personne n’a encore vu la queue d’un dahu.

 

 

Jean-Pierre Thibaudat pour son blog "Théâtre et Balagan" sur Rue89

 

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"Muscles"Le Dahu

Mains d'œuvres, mar, mer, ven, sam 19h, jeu 20h, dim 17h, jusqu'au 20 avril.

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Luc Bondy déplace le champ du regard avec son « Tartuffe »

Luc Bondy déplace le champ du regard avec son « Tartuffe » | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Ce spectacle n'était pas prévu. Patrice Chéreau devait mettre en scène « Comme il vous plaira », de Shakespeare. Sa mort, le 7 octobre 2013, a laissé un vide.

 

Cet intrus pourrit la vie de la maisonnée, où personne ne croit à sa foi, à part Madame Pernelle, campée par Françoise Fabian clouée dans un fauteuil roulant, et Orgon, à qui Gilles Cohen donne très bien un relief inattendu : ce n'est pas un homme sévère mais un tyran domestique par défaut, plein d'une rondeur assurée, comme quelqu'un pour qui porter une petite bedaine sous un costume trois pièces va de soi.

Voilà la première surprise de la pièce. Elle va de pair avec la seconde : Tartuffe par Micha Lescot. Avec ses lunettes, ses cheveux plaqués, son visage mal rasé et ses pieds nus sous le pantalon noir, il ressemble à un de ces idéologues frelatés qui savent qu'ils peuvent avoir une emprise sur plus faible qu'eux, et en jouent avec un cynisme désabusé.

Dans ce registre, Micha Lescot fait merveille. D'emblée, il nous fait comprendre qu'il ne croit en rien. Mais Orgon croit en lui. Pas parce qu'il aurait une attirance homosexuelle. Pas parce que lui-même croirait en Dieu. Il l'a dans la tête, sans raison. C'est comme ça. Le voilà, l'éclairage nouveau de Tartuffe vu par Luc Bondy : ce « c'est comme ça » qui resserre les enjeux sur une famille perturbée par une intrusion inopportune, et impatiente d'un retour à la normale. A la fin, on les verra comme au début, autour de la table, mais chantonnant Plaisir d'amour. Sauf Orgon, abattu, ne comprenant pas ce qui lui est arrivé. Entre-temps, tous nous auront offert de la vie, dans l'intelligence de l'instant du théâtre. Et cela, grâce aux acteurs, qui nous pardonneront de n'être pas tous cités. Mais vous les verrez, et vous verrez comme ils font aimer ce Tartuffe.


Brigitte Salino pour Le Monde


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Viviane Théophilidès retrouve l'Homme atlantique de Marguerite Duras

Viviane Théophilidès retrouve l'Homme atlantique de Marguerite Duras | Revue de presse théâtre | Scoop.it

La comédienne avait interprété ce texte il y a deux étés à Avignon. Elle a repris et la mise en scène et l'interprétation. Un moment bref qui déploie avec subtilité l'écriture de Marguerite Duras.

Seule. Elle a travaillé seule. Ce n'est pas simple. Dire un texte très particulier, non écrit pour le théâtre. Se mettre en scène.

Mais Viviane Théophilidès possède les qualités nécessaires à ce style de travail : metteur en scène, comédienne, pédagogue très sensible, lectrice éminente, femme intelligente et intuitive, elle a su être sévère avec elle-même et trouver une juste distance.


Armelle Héliot pour son blog "Le Grand théâtre du Monde"


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Théâtre Artistic Athévains, mardi et vendredi à 19h, mercredi et jeudi à 21h, samedi à 18h, dimanche à 17h.
Relâches les lundis.
Durée : 1h00
Texte : Editions de Minuit 
Tél : 01 43 56 38 32
www.artistic-athevains.com

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Le « 1er avril » d’Yves-Noël Genod : ne dites à personne que c’est une drogue dure - Rue89

Le « 1er avril » d’Yves-Noël Genod : ne dites à personne que c’est une drogue dure - Rue89 | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quand on lui a offert pour quelques soirs le théâtre des Bouffes du nord, il est devenu comme fou. Ces murs si chargés d’histoire(s) – même la Commune est passée par là comme le rappelle Didier Daeninckx en racontant l’histoire de Maxime Lisbonne dans « Le Banquet des Affamés » (Folio) –, il lui suffisait de les lécher, de les toucher pour être pétrifié de bonheur.

Il a voulu nous le faire partager : « 1er avril », c’est le comble d’un théâtre qui commence dans les combles des Bouffes du Nord et ne peut que combler la meute des drogués.

Ce spectacle est une offrande faite à ce lieu aux ombres, aux couleurs, aux silences magnifiques, à ce théâtre dont les dieux ont ordonné que l’on brûle les accessoires (rideaux rouges, moulures dorés, fauteuils faisandés), de telle sorte que se manifeste, de façon à la fois concrète et impalpable, son esprit – son âme, si l’on veut.

Dès lors, YNG n’avait plus qu’à jeter ses fantômes (certains disent acteurs) sur ce plateau qui n’en est pas un, sur cette scène qui, telle une mer, vient s’échouer aux pieds des spectateurs. Et, assis dans la salle ou furetant à leur côté, regarder ces êtres aimés, marcher, se frôler, se caresser, se mettre à nu dans ce nid d’amour.

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Balzac, faiseur de théâtre aux Abbesses

Balzac, faiseur de théâtre aux Abbesses | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Mise en scène par Emmanuel Demarcy-Motta, cette comédie financière et humaine de Balzac, il y a presque deux siècles, résonne avec une sidérante actualité. ...

 

Il court, il court, il court, Mercadet. Il se démène en allers et retours permanents entre la bourse et son appartement. Toujours en quête de spéculations nouvelles, toujours en mal d’argent. Endetté jusqu’au cou, il se bat obstinément pour « se refaire ».

 

BALZAC, AUTEUR DE THÉÂTRE

C’est le « faiseur », « celui qui fait des affaires peu honorables », précise Littré dans son Dictionnaire ; « homme d’affaires peu scrupuleux, véreux, habile à faire des dupes et à leur extorquer de l’argent », renchérit Le Robert. Héros, surtout, de la pièce au titre éponyme écrite entre les années 1840 et 1848 par un écrivain que l’on découvre (ou redécouvre) dramaturge : Balzac.

Certes, ce n’était pas la première incursion de l’auteur de La Comédie Humaine dans le monde du théâtre. On lui doit une demi-douzaine de pièces. Cependant la plupart se sont soldées par des échecs, et toutes sont tombées dans l’oubli. Seul, Le Faiseur a résisté au temps.

 

UNE COMÉDIE DE MŒURS ET D’ARGENT

Cela tient, sans doute, au fait qu’à travers le personnage de Mercadet, Balzac s’y est peint lui-même, homme d’affaires malheureux se ruinant dans une imprimerie, acquérant des parts d’un navire qui n’a jamais pris l’eau, achetant une mine d’argent… déjà vendue à un autre.

Cependant, son Faiseur ne saurait se réduire à un exercice biographique. Drôle, caustique, féroce en diable, il relève de la comédie de mœurs et d’argent entraînant au plus profond des eaux troubles de la finance et de la banque, du capitalisme libéral à outrance, dans une société qui, dure aux faibles et aux pauvres, n’a d’autre but que le profit. Hier comme aujourd’hui.

 

Didier Méreuze pour La Croix

 

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Jusqu’au 12 avril. Rens. 01.42.74.22.77.. Puis en tournée à Rennes, Sète, La Rochelle… en 2015

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Infinita, par le collectif Familie Flöz

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À Paris, le collectif Familie Flöz porte Haut les masques


Ils sont allemands, ils portent des masques. Ils sont tantôt drôles, tantôt touchants. Ils incarnent des bébés ou des vieillards. Le collectif Familie Flöz - mimes, acrobates, musiciens - nous livre, en une heure et demie, départ arrêté, rien de moins que l’histoire de la vie vue à chacune de ses extrémités, quand l’être humain est près du sol. Après avoir fait forte impression dans le «off» d’Avignon l’été dernier, voilà les Flöz pour la première fois à Paris avec un autre spectacle, Infinita (photo), où le trivial côtoie la finesse. On y découvre, ahuri, que l’expression figée d’un masque peut prendre autant de nuances qu’un visage, selon les situations, l’attitude des corps et le mouvement des mains. Rien que cela mérite le déplacement.


«Infinita», de la Familie Flöz. Le Monfort, 106, rue Brancion, 75015. Jusqu’au 13 avril. Rens. : www.lemonfort.fr

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