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Revue de presse théâtre
"LE SEUL BLOG THÉÂTRAL DANS LEQUEL SON AUTEUR N'A PAS ÉCRIT UNE SEULE LIGNE"    L'actualité théâtrale, une sélection de critiques et d'articles parus dans la presse et les blogs. Théâtre, danse, cirque et rue aussi, politique culturelle, les nouvelles : décès, nominations, grèves et mouvements sociaux, polémiques, chantiers, ouvertures, créations et portraits d'artistes. Mis à jour quotidiennement.
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Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre

Comment utiliser au mieux la Revue de presse Théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Quelques astuces pour tirer profit de tous les services de  la Revue de presse théâtre

 

 

Les publications les plus récentes se trouvent sur la première page, mais en pages suivantes vous retrouverez d’autres posts qui correspondent aussi à l’actualité artistique ou à vos centres d’intérêt. (Navigation vers les pages suivantes au bas de la page)

 

 

 Les auteurs des articles et les publications sont systématiquement indiqués. 

 

Les articles sont parfois repris intégralement, mais le plus souvent sont réduits en longueur par rapport à l’article d'origine.

 

Chaque « post » est un lien vers le site d’où il est extrait. D’où la mention répétée « Cliquez sur le titre ou la photo pour lire l’article entier dans son site d’origine ».  Vous retrouverez la présentation originale de l'article : les titres, les photographies voulues par le site du journal ou l’auteur du blog d’où l’article est cité.

 

 

Pour suivre régulièrement l’activité de la Revue de presse : vous pouvez vous abonner (bouton vert FOLLOW) et, en inscrivant votre adresse e-mail ou votre profil Facebook,  recevoir des nouvelles par mail des publications les plus récentes de la Revue de presse

 

 

Vous pouvez aussi, si vous êtes inscrits sur Facebook, aller sur la page de la revue de presse théâtre à cette adresse : https://www.facebook.com/revuedepressetheatre

et  « liker » cette page pour être tenu à jour des nouvelles publications.

 

Vous pouvez faire une recherche par mot sur trois ans de publications de presse et de blogs théâtre, soit en utilisant la liste affichée ci-dessus des mots-clés les plus récurrents , soit en cliquant sur le signe en forme d’entonnoir - à droite de la barre d’outils - qui est le moteur de recherche de ce blog ("Search in topic") . Cliquer sur l'entonnoir et ensuite taper un mot lié à votre recherche. Exemples : « intermittents » (plus d’une centaine d’articles de presse comportant ce mot) « Olivier Py» ( près de quarante articles ), Jean-Pierre Thibaudat (plus de quatre-vingt articles),  Comédie-Française (plus de cinquante articles), Nicolas Bouchaud (seize articles), etc.

 

Nous ne lisons pas les "Suggestions" (qui sont le plus souvent jusqu'à présent des invitations, des communiqués de presse ou des blogs auto-promotionnels), donc inutile d'en envoyer, merci !

 

Bonne navigation sur la Revue de presse théâtre !

 

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Julie Dupuy's curator insight, January 15, 9:31 AM

Peut être utile au lycée

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Julien Gosselin, invité de Laure Adler pour Hors-Champs France Culture

Julien Gosselin, invité de Laure Adler pour Hors-Champs France Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le metteur en scène des "Particules élémentaires", d'après Houellebecq, au micro de Laure Adler, pour l'émission Hors-Champs (45 min.) Cliquez sur le titre ou la photo pour accéder au site de France Culture (écoute de l'émission par le bouton rouge)
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Chambéry : L’Espace Malraux va supprimer 15 spectacles

Chambéry : L’Espace Malraux va supprimer 15 spectacles | Revue de presse théâtre | Scoop.it
L’Espace Malraux termine la saison la plus difficile depuis son ouverture, en 1987. Encore quelques spectacles et le principal établissement culturel de Savoie fermera de fin juin à début novembre. La décision a été confirmée mardi, lors d’un conseil d’administration extraordinaire. L’ensemble des mesures d’économie étaient présentées hier au personnel. Elles sont dues à la baisse de la subvention décidée par la Ville de Chambéry lors du dernier conseil municipal (moins 320 000 €). Lire l'article du Dauphiné : http://www.ledauphine.com/defense/2015/04/29/l-espace-malraux-va-supprimer-15-spectacles
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Festivals annulés : Un suicide culturel partout en France, affirme Olivier Py

Festivals annulés : Un suicide culturel partout en France, affirme Olivier Py | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le directeur du Festival d'Avignon, Olivier Py, était l'invité de LCI. Ce dernier est revenu sur la carte de France des festivals annulés, cet été. C'est "une attaque sans précédent sur les budgets de la culture", a-t-il déclaré.
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Un nouveau directeur au Théâtre des Doms, à Avignon

Un nouveau directeur au Théâtre des Doms, à Avignon | Revue de presse théâtre | Scoop.it

C’est un auteur qui dirigera le théâtre des Doms à partir de septembre 2015. Félicitations à Alain Cofino Gomez !

 

Communiqué de presse

 

Alain Cofino Gomez dirigera le Théâtre des Doms à Avignon (vitrine sud de la création contemporaine de Wallonie-Bruxelles) dès le 1er septembre 2015. Isabelle Jans avait exprimé son souhait de quitter les fonctions de directrice qu’elle occupe depuis le 1er septembre 2011, ayant précédemment et, dès la création du théâtre en 2002, travaillé en qualité de directrice adjointe. Appel à candidatures a été lancé en décembre 2014 pour pourvoir à sa succession. Le Conseil d’administration de l’asbl (association sans but lucratif Théâtre de l’Escalier des Doms) a reçu neuf dossiers et a en a retenu trois pour audition. Le choix du Conseil s’est porté sur la candidature d’Alain Cofino Gomez et a été communiqué au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui a entériné la décision de l’association ce mercredi 29 avril 2015. Conformément à ce qui est précisé dans l’appel à candidatures, le nouveau directeur est invité à développer son projet avec l’équipe en place. Il le fera dans le respect de l’accord-programme contractuellement signé par le Président de l’association et le Ministre-Président, chargé des relations extérieures, de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il veillera également à respecter les accords passés avec les partenaires existants.

 

 

Alain Cofino Gomez est né en 1967 à Bruxelles de parents espagnols. Il a étudié la mise en scène à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle – Bruxelles). Cela l’a amené à faire de la scénographie et de l’écriture deux des axes de sa vie professionnelle qui l’ont amené à travailler et réfléchir avec des compagnies, des acteurs, metteurs en scène, institutions et élus de Belgique, France et villes européennes. Des prises de contact et un travail qui cherchent leur traduction dans un esprit ouvert sur le monde et toutes les formes artistiques et culturelles, mais aussi dans une implication citoyenne de l’art. Considérant que le travail effectué depuis la création du théâtre dans les domaines de mise en réseau, partenariats et échanges cordiaux avec les institutions françaises et le marché culturel hexagonal constituent un socle précieux, le nouveau directeur exprime sa volonté de les prolonger et de les étendre, comme, selon son expression, « on entreprend une tâche de fond quotidienne, comme on constitue les fondations essentielles à une vitrine d’artistes belges à l’étranger. »

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Le comédien Jean Lescot est mort

Le comédien Jean Lescot est mort | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Brigitte Salino dans Le Monde :

 

C’était le père de David et Micha, auteur et comédien : Jean Lescot est mort. Né Jean Wajbrot, fils d’un juif polonais émigré à Paris, où il est né, le 30 août 1938, il a commencé à jouer dès l’âge de 20 ans et n’a jamais cessé depuis, pratiquant son art au théâtre, au cinéma, et dans le doublage, où la liste des acteurs et personnages à qui il a prêté sa voix est impressionnante : le lieutenant William Kinderman dans L'Exorciste, Yoda dans La Guerre des étoiles, ou Morty Flickman dans la série « Desperate Housewises ». Il a plusieurs fois doublé Ben Kingsley, Seymour Cassel, Mel Brooks ou Per Oscarsson.

Au cinéma, il apparaît dans de nombreux films, dont Les Gauloises bleues, de Michel Cournot (1967), L'Affiche rouge, de Frank Cassenti (1975), Mon oncle d'Amérique, d'Alain Resnais (1979). Au théâtre, Jean Lescot a tenu une belle ligne, jouant sous la direction de Gabriel Monnet, Roger Planchon, Armand Gatti, Gabriel Garran, ou Jean-Claude Grumberg, son ami.

Il a été un touchant Sorine, dans La Mouette, mise en scène par Christian Benedetti, qui a connu un grand succès, au Théâtre de l’Athénée, à Paris. C’était en 2012 et ce fut le dernier rôle de Jean Lescot, un comédien qui a su transmettre son amour de l’art de la scène à ses fils, et laisse le souvenir d’une belle personne, très aimée dans le milieu.

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Des migrants au plateau - Journal La Terrasse

Des migrants au plateau - Journal La Terrasse | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Olivier Coulon-Jablonka, metteur en scène de la compagnie Moukden Théâtre, a été invité à créer la troisième Pièce d’actualité de la Commune pour cette saison.

 

81 Avenue Victor Hugo met en scène un collectif d’immigrés d’Aubervilliers, qui après quatre mois passés dans la rue, s’est installé dans un bâtiment à l’adresse éponyme. « A travers ces Pièces d’actualité, la proposition de Marie-José Malis et Frédéric Sacard est d’expérimenter autrement le théâtre documentaire, en travaillant sur le territoire d’Aubervilliers. Nous avons beaucoup marché dans la ville. Nous avons commencé à nous intéresser aux Data Centers qui parsèment la ville, puis au milieu de l’import export. Puis nous avons rencontré le collectif du 81 Avenue Victor Hugo. Ils étaient en pleine lutte avec l’association Droit Au Logement pour ne pas être expulsés du bâtiment qu’ils avaient réquisitionné. Depuis, ils ont acquis l’assurance de pouvoir rester là jusqu’en mai 2016.

 

Lire l'article d'Eric Demey dans le Journal La Terrasse : http://www.journal-laterrasse.fr/des-migrants-au-plateau/

 

DES MIGRANTS AU PLATEAU du 5 mai 2015 au 17 mai 2015 Théâtre de la Commune 2 Rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers, France mardi et mercredi 19h30, jeudi et vendredi 20h30, samedi 18h et dimanche 16h. Tél : 01 48 33 16 16.

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La photographie de spectacle de l'après-guerre à nos jours | Gallica

La photographie de spectacle de l'après-guerre à nos jours | Gallica | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Gallica vous invite à vous plonger dans les riches collections de photographies de spectacle de la Bibliothèque nationale de France. La figure du photographe de spectacle s’affirme après la Deuxième Guerre mondiale lorsque les perfectionnements techniques permettent enfin de dépasser la photographie posée et de capturer la représentation. Découvrez plus d’un demi-siècle de théâtre, d’opéra, de cirque, de danse, de marionnettes, de mime, à travers le regard d’Étienne Bertrand Weill, Roger Pic, Fernand Michaud, Daniel Cande, Christian Martinez, Brigitte Pougeoise et Joël Verhoustraeten. Longtemps, la photographie de spectacle s’est résumée au portrait. Dans les ateliers des Nadar, de Carjat ou Disdéri, des comédiens comme Frédérick Lemaître, Sarah Bernhardt et Mounet-Sully se mettent en scène, revêtus de leur costume, entourés de quelques accessoires, tentant d’incarner, en une pose, l’essence de leur personnage. La démocratisation de la presse participe de ce culte de la vedette, comme en témoignent encore durant l’entre-deux-guerres les célèbres portraits du studio Harcourt. Si les photographes commencent à poser leurs appareils dans les salles, la composition reste de mise. La rupture se produit après le second conflit mondial. Les évolutions techniques permettent désormais aux photographes de travailler durant la représentation, sous un faible éclairage. Il devient possible de saisir le mouvement, l’instantané et donc la mise en scène, mais aussi l’éclairage scénique masqué autrefois par le flash. Le photographe va jusqu’à devenir un collaborateur du metteur en scène, à l’image de l’illustre Roger Pic, employé par le Théâtre national populaire, qui s’attache avec son appareil à archiver les spectacles. D’autres photographes, tels Étienne Bertrand Weill ou Fernand Michaud, n’hésitent pas à affirmer leur subjectivité et à faire de la photographie de spectacle un élément de leur recherche artistique. La numérisation s’est faite dans une optique patrimoniale et aucune correction n’a été apportée, même dans les cas d’altération de couleurs.
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Quand le spectacle vivant s’adapte aux handicaps

Quand le spectacle vivant s’adapte aux handicaps | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Pauline Sauthier dans Le Monde :

 

Lors d’un spectacle de danse, des ballons de baudruche ont été distribués à des enfants sourds pour qu’ils ressentent les vibrations de la musique. Des compagnies théâtrales permettent à un public aveugle de toucher, pour les imaginer, les décors et costumes. Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, c’est parfois un orchestre qui vient…

L’accès à la culture est, pour les handicapés, un droit, inscrit dans la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle concerne les établissements culturels qui remplissent une mission de service public, mais n’est pas toujours facile à concrétiser, surtout dans le spectacle vivant.

Adaptation pour les handicapés sensoriels

Jouée depuis le 15 avril à la Comédie-Française, la pièce de théâtre Les Enfants du silence a rappelé l’importance de ces problématiques : sur scène, des comédiens entendants interprètent des personnages sourds qui s’expriment en langue des signes. Des acteurs sourds, estimant qu’il aurait été légitime de leur confier ces rôles, ont protesté contre ce qu’ils considèrent être une discrimination.

La pièce est surtitrée, certains jours, pour un public sourd ou malentendant. Des écrans, placés au-dessus de la scène, indiquent des ambiances sonores, les noms des personnages, les dialogues, parfois simplifiés pour la lecture. L’association qui s’est chargée de cette tâche, Accès Culture, est spécialisée dans l’adaptation de spectacles pour les handicapés sensoriels.

Cette année, elle a permis à des enfants sourds de profiter au mieux du spectacle de danse Tel Quel !, de Thomas Lebrun. Sur scène, une comédienne interprétait des chansons en « chantsigne » (traduite en langue des signes). Pour recevoir la musique, des casques amplificateurs ou des boucles magnétiques permettaient aux malentendants de percevoir la musique, sans les bruits parasites de la salle.

Ne pas changer le texte

Ne pas changer le texte, le sens, le rythme fait partie des défis de l’acccessibilité. Les comédiens s’exprimant en langue des signes, placés souvent sur les côtés du plateau, doivent être bien éclairés, obligeant à modifier la mise en scène.

Audio-descriptrice, Juliette Soulat se voit comme une narratrice, qui accompagne le texte sans l’interpréter. Elle fait le récit, en temps réel, de ce qui se passe sur le plateau pendant un spectacle à un public de non-voyants. Ses paroles leur sont retransmises par l’intermédiaire d’un casque. Elle leur parle des lumières, des déplacements ou des matières. L’audio-description ne se fait pas toujours en direct mais Juliette Soulat insiste pour être présente pendant le spectacle : même si elle s’appuie sur un texte préparé, il arrive qu’un acteur oublie ses répliques et improvise, qu’un événement inattendu fasse rire la salle ou que le metteur en scène propose des changements.

« Il y a aussi quelque chose de très intime, ma voix arrive directement dans l’oreille des gens », explique-t-elle. Elle veut également être là avant et après les représentations, pour une visite tactile des décors où elle donne déjà des éléments de description, puis pour discuter de la pièce et du ressenti des spectateurs non-voyants.

Jusqu’à 30 heures d’« aide humaine » par an

Mais il y a aussi tous ceux que leur handicap empêche de se rendre dans les lieux de spectacle, et pour lesquels beaucoup reste encore à faire. « Aujourd’hui, il n’y a quasiment pas de questionnement sur les personnes qui ne peuvent pas sortir de leur lieu de vie », regrette André Fertier, président de l’association Cemaforre, qui promeut l’accès aux loisirs et à la culture pour tous.

Il cite néanmoins quelques exceptions, comme l’Ensemble orchestral de Paris qui joue dans des appartements, ou le Centre national chorégraphique de Haute-Normandie dont les spectacles sont présentés dans des maisons de retraite et des hôpitaux. Souvent, explique-t-il, les personnes handicapées ne sont pas au courant qu’elles ont droit jusqu’à 30 heures d’« aide humaine » par an, qu’elles peuvent utiliser pour des sorties culturelles.

Pauline Sauthier

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Les Molières saupoudrent leurs prix, dont 2 pour «La Vénus à la Fourrure»

Les Molières saupoudrent leurs prix, dont 2 pour «La Vénus à la Fourrure» | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Les Molières, qui avaient massivement récompensé l’an dernier la jeune génération, ont réparti cette année leur moisson de récompenses entre une myriade de pièces et de talents plutôt confirmés, lors d’une cérémonie diffusée à 22H30 sur France 2, du théâtre des Folies Bergère.

Seule «La Vénus à la Fourrure» et ses 2 Molières (meilleure pièce et meilleure comédienne) avec la belge Marie Gillain dans le rôle d’une actrice hyper-sexy, totalise plus d’une récompense.

 

L’an dernier avait vu triompher Alexis Michalik, 32 ans avec 3 récompenses et Jean Bellorini, 33 ans, avec deux prix. La cérémonie, menée pour la deuxième année consécutive par l’humoriste Nicolas Bedos a préféré cette année le saupoudrage, au risque de manquer d’audace.

 

Marie Gillain, 39 ans, emporte sans conteste le trophée de meilleure comédienne pour le théâtre privé, pour son rôle de séductrice dans «La Vénus à la Fourrure», une pièce portée au cinéma par Roman Polanski en 2013. «La Vénus à la Fourrure» de l’Américain David Ives d’après le roman de 1870 de Sacher-Masoch, l’auteur du fameux masochisme, emporte aussi le Molière de meilleure pièce du théâtre privé, dans la mise en scène de Jérémie Lippmann au Théâtre Tristan Bernard.

 

Le Molière du théâtre public a créé la surprise, en récompensant une saga familiale pendant la guerre de 14-18, «Les Coquelicots des Tranchées», de Georges-Marie Jolidon.

 

La pièce «Les particules élémentaires» d’après Michel Houellebecq, mise en scène par Julien Gosselin et nommée 5 fois, repart les mains vides.

 

Thomas Jolly, le jeune metteur en scène (33 ans) de «Henry VI», saga haletante de 18 heures nommée deux fois, est distingué par le Molière du metteur en scène, récompense méritée pour 4 ans de travail avec une troupe éblouissante.

 

- Premier Molière pour Emmanuelle Devos et André Dussollier -

 

Emmanuelle Devos décroche son premier Molière à 50 ans pour son rôle dans «Platonov» d’après Tchekhov, mise en scène par Rodolphe Dana et le collectif «Les possédés» (théâtre public).Elle y déploie la grâce et la complexité des héroïnes tchékhoviennes, en femme amoureuse avide de brûler sa jeunesse alors qu’elle se sent dépérir dans un trou perdu.


André Dussollier, 69 ans, immense acteur tant au cinéma qu’au théâtre, décroche aussi étonnamment son premier Molière (théâtre public) pour son rôle dans «Novecento». Son humour pince-sans-rire a fait merveille lundi soir lors de la cérémonie.

 

Maxime d’Aboville emporte le trophée du meilleur comédien dans un spectacle privé pour «The Servant», de Robin Maugham, mis en scène par Thierry Harcourt.

 

Comme toujours, certains choix prêtent le flanc à la critique, comme le Molière de l’auteur francophone vivant décerné à Eric Assous contre ... Michel Houellebecq.

 

D’autres réuniront tous les suffrages, comme le Molière du théâtre musical décerné aux 4 filles et 8 garçons bourrés d’énergie des «Franglaises» impayable transposition en français des grands tubes anglo-saxons.

 

Les Molières, qui avaient connu une éclipse de trois ans après une brouille au sein du théâtre privé, ont repris de plus belle l’an dernier sous la houlette de Jean-Marc Dumontet (Le Point Virgule, Bobino, Le Théâtre Antoine etc.).

 

Toute la famille du théâtre était là lundi soir, de Pierre Arditi à Denis Podalydès et Guillaume Gallienne, en passant par l’humoriste François Morel, au fil de sketches menés sous l’oeil amusé de la ministre de la Culture Fleur Pellerin. L’émission avait réuni l’an dernier 1,1 million de téléspectateurs.

 

AFP

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Livre : Scènes de la critique, sous la direction d’Emmanuel Wallon

Livre : Scènes de la critique, sous la direction d’Emmanuel Wallon | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Myrto Reiss pour le blog Au poulailler :

 

La littérature sur la critique dramatique, à défaut d’être abondante, s’est intensifiée ces dernières années(1), et trahit ainsi l’urgence des préoccupations qui sont les siennes. La diminution de l’espace qui lui est alloué dans la presse papier, couplée à l’injonction de faire la promotion des spectacles ; la perte de son influence sur la fréquentation des salles ; la remise en question des outils d’analyse face à un paysage théâtral éclaté ; enfin, et surtout, le conflit d’intérêt entre l’esprit critique d’une part et l’obsession de rentabiliser les spectacles, y compris leur médiatisation, d’autre part, sont quelques unes des raisons qui ont profondément déstabilisé les représentants du métier, sans compter bien sûr l’avènement d’Internet et la prolifération de plumes de toutes sortes.

Les critiques franchissent dès lors les frontières qui opposaient jadis critique journalistique et critique universitaire, et se penchent ensemble sur le corps malade de la profession. Scènes de la critique est le dernier ouvrage où théoriciens et praticiens de la critique tentent d’analyser leur propre activité pour faire un point sur son objet. Après un chapitre passionnant sur l’histoire du genre (l’inénarrable Syndicat de la critique, les revues qui ont changé la vision même de la notion), arrive une série d’articles(2) qui dressent un état des lieux témoignant de la diversité du champ de référence. Cet ensemble d’articles déçoit pourtant par son manque de problématisation.

Certes, la critique de presse est un sport de combat ; le web est un fourre-tout ; la performance ou les arts de la rue posent la question de l’unicité de chaque représentation ; et le cirque reste un genre peu considéré par la critique. Mais tout cela manque un peu la question centrale : pourquoi notre société fait-elle si peu de place à la critique ? Elle est, tout d’abord, de plus en plus confondue avec un vague discours promotionnel qui, croit-on, attirera les masses vers des salles délaissées. On fait peser sur elle la mission de devoir attirer le non-public vers des produits culturels censés réparer les divisions sociales autour d’un beau divertissement fédérateur. En outre, et les premiers mots de Diane Scott lançant la revue Incise nous éclairent là dessus : « Le discours de la crise de la culture est précisément l’alibi d’appels plus ou moins masqués à la censure, intellectuelle et artistique : ne décourageons pas la participation, à la consommation sans doute, mais plus sûrement au sentiment de la fête et de l’appartenance. » Le discours du « serrons-nous les coudes » que l’on entend souvent dans un contexte de crise et de réductions budgétaires musèle la critique, l’attirant vers un consensus établi et regardant d’un œil méfiant tout discours contradictoire, subversif, qui tendrait à créer des points de ruptures dans le monde culturel.

 

 

Lire l'article entier dans son site d'origine : http://www.aupoulailler.com/livre-scenes-de-la-critique-emmanuel-wallon/

 

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Un chapeau de paille d'Italie de Labiche à la Comédie Française

Un chapeau de paille d'Italie de Labiche à la Comédie Française | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Comment un simple chapeau change-t-il le cours d'une vie ? Une production qui décoiffe, avec Pierre Niney !
Amateurs de drôlerie, de scènes de mariage qui dérapent, de tensions fragiles, de musique... C'est par ici ! Avec une troupe exceptionnelle, incluant Pierre Niney, Véronique Vella, Coraly Zahonero, Jérôme Pouly et dans une première mise en scène à la Comédie-Française pour Giorgio Barberio Corsetti.

Un chapeau de paille d’Italie
Quoi de mieux que de partir à la recherche d'un chapeau de paille pour prendre l'air avant son mariage ? C'est le choix embarrassant que le jeune rentier Fadinard est contraint de faire. En effet, le matin même, son cheval rétif a mangé le chapeau de madame Anaïs Beauperthuis. Celle-ci étant en compagnie de son amant, il faut remplacer le chapeau à tout prix et à l'identique. Pour Fadinard, c'est une course folle qui commence et l'occasion de (re)voir une modiste, une baronne et... le mari de la dame volage.

Eugène Labiche
Le maître de la comédie et du vaudeville au XIXème siècle, avant que le flambeau ne soit repris par Georges Feydeau, écrit déjà pour la Comédie-Française de son temps. 

Extrait de l'Acte I, scène III
« FADINARD : Mon cabriolet avait disparu… Je questionne, j'interroge… On me dit qu'il y en a un d'arrêté au coin du bois… J'y cours, et qu'est-ce que je trouve?... Mon cheval en train de mâchonner une espèce de bouchon de paille, orné de coquelicots… Je m'approche… aussitôt une voix de femme part de l'allée voisine, et s'écrie : "Ciel !... mon chapeau!..." Le bouchon de paille était un chapeau!... Elle l'avait suspendu à un arbre, tout en causant avec un militaire…. FÉLIX, à part : ah! ah! c'est cocasse! FADINARD, à Vézinet : Entre nous, je crois que c'est une gaillarde… » 

La distribution
Fadinard est joué par le jeune Pierre Niney qui était encore à la Comédie-Française. il est entouré, en autres, de Véronique Vella (madame Anaïs Beauperthuis), Coraly Zahonero (Clara, modiste et ancienne connaissance de Fadinard...), Jérôme Pouly (monsieur Beauperthuis) : un casting et une troupe exceptionnels. 
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Le théâtre public face à la crise et à l’inculture

Le théâtre public face à la crise et à l’inculture | Revue de presse théâtre | Scoop.it
« Décideurs » et politiques semblent n’avoir plus aucune notion de ce que le service public de la culture signifie.
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Ambassadeur de la Jeune Création : Cyril Teste

6 groupes de travail recoupant les thématiques suivantes : Diversités / Formation / Repérage / Mobilité / Insertion / Solidarité & Transversalité, animés par les ambassadeurs de la Jeune Création, se dérouleront du 9 avril au 12 juin 2015 dans toute la France.
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Thomas Jolly : "Shakespeare a inventé le mainstream"

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Publié dans Les Inrocks :

Le jeune metteur en scène a été récompensé hier par le Molière du meilleur metteur en scène d’un spectacle de théâtre public pour son “Henry VI” d’une durée de dix-huit heures. Il revient sur son projet pharaonique et sur les enjeux du théâtre shakespearien aujourd’hui.
Vous repartirez en tournée à l’automne avec Henry VI, cela fait plus de deux ans et demi que vous tournez avec cette pièce, vous attendiez-vous à un tel succès ?

Thomas Jolly – C’était imprévisible que la pièce soit plébiscitée à ce point. J’en suis très, très, très heureux. Cela fait cinq ans que je travaille sur cette pièce et il y a déjà eu environ une centaine de levers de rideau sur Henry VI. Au début, le scepticisme a été le premier rempart au projet, la première digue à franchir, parce qu’il est complètement hors normes à tous les niveaux. La politique culturelle française est très bien conçue mais elle met de côté un tas d’œuvres comme celle-ci, il y en a d’autres : Cromwell de Victor Hugo, Empereur et galiléen d’Ibsen, Le soulier de satin de Claudel, l’Odyssée, l’Iliade, Belle du seigneur… Tous ces objets sont mis de côté, pas parce qu’ils sont ratés, mais parce qu’économiquement, logistiquement, en terme de production et de présentation au public aussi, ces objets ne sont pas prévus dans la politique culturelle française.

Donc la première chose que l’on m’a dite c’est : “Fais des coupes, fais une version de trois-quatre heures. Je ne voulais pas faire ça, pas par insolence ou par volonté de performance mais parce que si on coupe dans Henry VI on retire toute la substance qui me semble bien plus intéressante que cette histoire de surface qu’est la course à la couronne et la volonté de pouvoir. Pour moi, Henry VI est l’histoire d’un monde, d’un pays, qui se meurt. C’est cette réflexion-là que je voulais mettre à jour parce que c’est rare d’avoir l’histoire d’un pays entier dans une pièce, d’avoir cinquante ans d’histoire qui se déroulent devant nous en dix-huit heures. Si on coupe, si on retire des scènes qui n’ont l’air de rien, des scènes du petit peuple ou de personnages plus secondaires, on perd cet éclairage sur une société dégénérée.

 

 

Lire l'article entier de Bruno Deruisseau pour les Inrocks : http://www.lesinrocks.com/2015/04/28/arts-scenes/scenes/thomas-jolly-shakespeare-a-invente-le-mainstream-11744809/

 

 

Henry VI se jouera à l’Odéon du 2 au 17 mai, puis le 20 juin à l’Opéra de Rouen avant de poursuivre à la rentrée à Caen, Châteauroux, Dunkerque et Angers.

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Théâtre/Public n° 216 – Scènes contemporaines : comment pense le théâtre

Théâtre/Public n° 216 – Scènes contemporaines : comment pense le théâtre | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Scènes contemporaines :
comment pense le théâtre

 

Coordination
Christophe Bident et Christophe Triau

 

Depuis les années 1970, «l’ère de la mise en scène» a pris un nouveau virage. De nombreuses esthétiques scéniques, rompant avec les fidélités à Stanislavski, à Meyerhold, à Brecht ou encore à Artaud, ont entrepris de créer de nouvelles images, de nouveaux effets, un rapport inédit au public, bref, de concevoir autrement, radicalement, la création d’un spectacle. Comment les interroger dans leur puissance de pensée esthétique ? Ouvrent-elles de nouveaux paradigmes ou plus simplement de nouvelles manières de penser ?

Dans ce numéro, il s’agit d’interroger le(s) théâtre(s) contemporain(s) comme production de pensée. Comment pense(nt)-il(s) les questions érotiques et politiques ainsi que les révolutions contemporaines de la présence, de l’image, de la présentation, de la représentation, de la performance ? Comment modifie(nt)-il(s) nos capacités de perception ?

 

Sommaire

Christophe Bident et Christophe Triau – Avant-propos

Yannick Butel – Les assis de la pensée. Mon « voisin » préfère le théâtre énergétique au rideau idéologique…

Olivier Neveux – « Une politique de pur soleil ». Sur Hypérion, de Hölderlin, mis en scène par Marie-José Malis

José Da Costa – Agencements politiques

José Da Costa et Christiane Jatahy – Entretien : Une toile sur le quotidien

Guillaume Pinçon – Le théâtre en dehors : (re)/(dé)penser le territoire

Christophe Bident et Guy Cassiers – Entretien : Un travail en contrepoint

Christophe Triau – « Inquiéter le voir ». Esthétiques et pensées scéniques de la perception

Chloé Larmet – Le visage vocal

Jérémie Majorel – Les « archi-théâtres » de Philippe Lacoue-Labarthe

Christophe Bident – Un savoir aveugle. Derrida avec et sans Decroux, une lecture mimologique

Arnaud Maïsetti – En délivrance du sens

Miscellanées
Geneviève Brun – De l’« Intérieur ». Maurice Maeterlinck, mis en scène par Claude Régy

Thibault Fayner – Les ateliers d’écriture théâtrale. Méthodes et exercices

Olivier Neveux – Révolutions précaires. Essai sur l’avenir de l’émancipation, de Patrick Cingolani

Jonas Hassen Khemiri – J’appelle mes frères (extrait de la pièce)

Samuel Gallet – Théâtre public = teatro publico. Une expérience chilienne, 2013-2014

 

 

 

Site de la revue Théâtre/Public, son actualité, son catalogue, les infos
pratiques.Commander et s'abonner en ligne.  http://theatrepublic.fr/theatrepublic-n-216-scenes-contemporaines-comment-pense-le-theatre/

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La Volksbühne de Berlin fait une drôle de tête

La Volksbühne de Berlin fait une drôle de tête | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le Belge Chris Dercon, qui dirige la Tate Moderne de Londres, va remplacer Frank Castorf.

 

Le théâtre berlinois est en pleine ébullition. Frank Castorf, le légendaire metteur en scène de la Volksbühne, quittera en 2017 la tête de l’une des scènes les plus réputées d’Europe qu’il dirigeait depuis vingt-cinq ans. Son contrat, qui expire en 2016, n’a été prolongé que d’un an. Il laissera la place au Belge Chris Dercon, l’intendant de la Tate Modern de Londres. Cette succession au profit d’un homme de musées fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le petit monde du théâtre allemand, alors que la politique culturelle de la municipalité berlinoise est déjà très controversée.

 

(…) Le choix de la municipalité pour la succession de Castorf a d’abord été perçu comme une provocation. La plupart des critiques voyaient déjà la Volksbühne se muer en une scène sans âme, vouée à l’événementiel, mais les esprits se sont quelque peu calmés depuis que l’intéressé a présenté son projet. Le théâtre conservera sa troupe de 11 acteurs, ses 232 salariés et son répertoire. Mais la scène, qui reçoit 17 millions d’euros de subventions municipales par an, s’ouvrira à la danse, aux performances, aux concerts, au cinéma, aux arts plastiques et aux cultures numériques. Dercon, 57 ans, sera assisté d’une équipe de six artistes professionnels issus du cinéma, de la danse ou du théâtre (Alexander Kluge, Boris Charmatz…), presque tous trentenaires et d’expérience multiculturelle. Le futur chef entend également étendre le domaine géographique de la Volksbühne, avec la conquête de nouveaux espaces comme un des hangars de l’aéroport désaffecté de Tempelhof ou le cinéma historique Babylon, proche du théâtre.

 

Nathalie Versieux, correspondant de Libération à Berlin

 

 

Lire l'article entier sur le site de Libération : http://www.liberation.fr/theatre/2015/04/29/la-volksbuhne-de-berlin-fait-une-drole-de-tete_1277342

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"Ostermeier backstage", un livre d'entretiens avec le metteur en scène

"Ostermeier backstage", un livre d'entretiens avec le metteur en scène | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Brigitte Salino dans Le Monde :

 

Le grand metteur en scène allemand, directeur de la Schau­bühne de Berlin et habitué du Festival d’Avignon, publie un passionnant livre d’entretiens.

 

 

Dès le début, le ton est donné : « Je suis parfaitement capable de m’évaluer tout seul », dit Thomas Ostermeier à Gerhard Jörder, le jour­naliste avec qui il converse dans ­Ostermeier backstage, livre d’entretiens, menés entre août 2013 et janvier 2014 à Berlin. A son habitude, le metteur en scène et directeur de la Schau­bühne va droit au but. Il sait ce qu’il vaut, mais il est lucide, polémique, engagé dans le débat. En France, on a l’habitude de l’entendre. Il vient chaque année, il sera d’ailleurs au Festival d’Avignon, avec sa mise en scène de Richard III, de Shakespeare. Mais on en a une image très différente de celle que renvoie ce livre. Autant il est aimé de ce côté du Rhin, autant il est rejeté de l’autre, en tout cas par la critique, qu’il dit ne plus lire, pour se protéger.

Le cas n’est pas nouveau, en théâtre. Ce qui est passionnant, c’est la façon dont Thomas Ostermeier analyse ce hiatus entre l’Allemagne et le reste du monde, où il est partout invité. On le comprend en suivant le fil alerte du ­livre, qui retrace l’itinéraire d’un fils de militaire né en 1968 et sauvé par la révolte contre son père, l’autorité, l’étouffoir de la ­Bavière catholique. Fuyant tôt une famille conflictuelle, il fut un squatteur d’extrême gauche rêvant d’une gloire de rocker avant d’entrer dans le théâtre et de faire une carrière fracassante : Thomas Ostermeier avait 30 ans quand il a été nommé à la Schaubühne, une des plus grandes scènes d’Europe.

Aujourd’hui, il en a 46, il est social-démocrate et ne cherche plus à décrocher la lune. Sans renier son passé, il revendique son évolution. Quand Gerhard Jörder lui fait remarquer qu’il accepte des fonctions officielles, comme celle de président du Haut Conseil ­culturel franco-allemand, Thomas Ostermeier répond vertement : « Je vois d’un œil vraiment très critique la façon qu’a ma génération de se soustraire à la responsabilité. Cela fait chic d’être contre les ins­titutions – mais ce faisant, on renonce, à quelques louables exceptions près, à toute forme de par­ticipation. » Ses mots sont durs envers sa génération, jugée corruptible par l’argent, le succès et la sécurité. Thomas Ostermeier va même plus loin : il prend la défense des soixante-huitards, tant décriés par beaucoup d’autres.

Choix esthétiques

De la même façon, il défend ses choix à la Schaubühne où, là aussi, il assume sa responsabilité, tout en analysant les raisons de l’échec du projet de cogestion initial (en particulier sur l’égalité des salaires). Thomas Ostermeier ne cache pas la tristesse que lui inspire cet échec. Il dresse un ­parallèle avec la Schaubühne de ­Peter Stein, dans les années 1970, qui elle aussi s’est essayée à la cogestion. Pour le lecteur français, cette vision de l’intérieur est particulièrement intéressante. Elle permet, dans un autre registre, de mieux appréhender les choix esthétiques de Thomas Ostermeier, qui revient sur ses années de formation et ses débuts à la Baracke – des conteneurs placés dans le ­jardin du prestigieux Deutsches Theater de Berlin –, où il a développé le style de jeu qu’il continue de revendiquer : ne pas dé­construire, mais construire. Raconter des histoires au théâtre, tel est le credo du directeur de la Schaubühne.

 (...)

 

Brigitte Salino 


Lire l'article entier sur le site du Monde :  http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/04/29/ostermeier-sans-fard_4624899_3260.html#ClAI9QeUBdDOC6QJ.99

 

Ostermeier backstage, entretiens entre Thomas Ostermeier et Gerhard Jörger, traduit de l’allemand par Laurent Muhleisen et Frank Weigand, L’Arche, 144 p., 22 € (en librairie le 13 mai).

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Thomas Jolly reçoit le Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Public - Les Molières - France 2

Thomas Jolly reçoit le Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Public - Les Molières - France 2 | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Le Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre Public est remis à Thomas Jolly pour Henry VI Revivez les meilleurs moments des Molières sur : http://culturebox.francetvinfo.fr/emissions/france-2/les-molieres/
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Touchée par les fées, par Ariane Ascaride, au Théâtre de l'Aquarium

Touchée par les fées, par Ariane Ascaride, au Théâtre de l'Aquarium | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Entretien avec Ariane Ascaride, par Manuel Piolat Soleymat pour La Terrasse : Créé par Ariane Ascaride (en intimité avec Marie Desplechin et Thierry Thieû Niang) dans le cadre des Sujets à vif du Festival d’Avignon 2010, Touchée par les fées est aujourd’hui repris dans une nouvelle version au Théâtre de l’Aquarium. Une échappée autobiographique au sein des souvenirs d’une comédienne qui rêve de voler… Comment est né ce monologue de Marie Desplechin qui raconte certains épisodes de votre vie ? Ariane Ascaride : Tout est parti d’une demande de la SACD* qui souhaitait que je participe aux Sujets à vif du Festival d’Avignon, en 2010. Le principe était de faire quelque chose que je ne faisais pas habituellement. Je leur ai donc dit que je voulais voler, la phrase exacte étant : « Je suis la fille de Peter Pan, donc je veux voler ! ». Tout cela est en fait lié à mon désir de jouer le rôle de Puck dans Le Songe d’une nuit d’été. Et comme je connais très bien Marie Desplechin – avec qui Robert Gédiguian et moi-même avons coécrit le scénario du film Le Voyage en Arménie – j’ai immédiatement pensé à elle pour le texte de ce projet. Ensuite, la SACD m’a proposé de travailler l’idée du vol à travers la danse, en collaboration avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang. Lorsque nous nous sommes retrouvés tous les trois pour notre première séance de travail, j’ai expliqué pourquoi je me sens la mieux placée pour jouer le rôle de Puck. Ce qui m’a amené à raconter des choses sur moi, sur mon enfance, sur ma famille, sur ma vie… Lire l'article entier sur le site de La Terrasse : http://www.journal-laterrasse.fr/touchee-par-les-fees/ TOUCHÉE PAR LES FÉES du 7 mai 2015 au 17 mai 2015 CARTOUCHERIE 75012 Paris, France Du jeudi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h. Durée : 1h15. Tél. : 01 43 74 99 61. www.theatredelaquarium.com Egalement du 28 au 30 mai 2015, au Théâtre du Gymnase à Marseille.
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"Juste la fin du monde", le prochain film de Xavier Dolan adapté de la pièce de Lagarce

"Juste la fin du monde", le prochain film de Xavier Dolan adapté de la pièce de Lagarce | Revue de presse théâtre | Scoop.it

 

Publié dans Paris-Match :

 

Pour son prochain film, "Juste la fin du monde", le cinéaste québécois Xavier Dolan travaillera avec Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Nathalie Baye et Gaspard Ulliel. Un casting français de folie pour le nouveau film du cinéaste canadien Xavier Dolan («Mommy»). Le prodige québécois filmera Marion Cotillard («Deux jours, une nuit»), Léa Seydoux («La vie d’Adèle»), Vincent Cassel («Black Swan»), Nathalie Baye (qu'il retrouve après «Laurence Anyways») et Gaspard Ulliel («Saint Laurent») dans «Juste la fin du monde», son nouveau long métrage, produit par Les Films Séville et MK2. «La perspective de travailler avec ces acteurs m’enchante, bien évidemment. (...) Rassembler tous les acteurs dans la même pièce fut un casse-tête chinois de qualification olympique, mais tous les sacrifices paraissent futiles quand je pense que je vais me retrouver dans le même espace artistique que ces cinq individus si extraordinaires, si créatifs», explique-t-il dans le communiqué d'annonce.

 

L'ADAPTATION D'UNE PIÈCE DE THÉÂTRE

 

«Juste la fin du monde» sera l'adaptation d'une pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce. Le synopsis : après douze ans d'absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine. Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l'on se dit l'amour que l'on se porte à travers les éternelles querelles, et où l'on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude. Un scénario qui évoque «Tom à la ferme», un des précédents films du réalisateur, déjà adapté d'une oeuvre théâtrale. «J’adore les adaptations ; elles représentent un défi différent pour moi. C’est intimidant de porter à l’écran l’univers, l’intimité, le regard d’une autre personne. C’est une grande responsabilité, et qui implique un risque. Mais c’est précisément ce qui rend l’exercice très, très inspirant», souligne encore Xavier Dolan.

 

Le tournage de «Juste la fin du monde» débutera d’ici la fin mai 2015. Le futur juré du Festival de Cannes enchaînera ensuite avec la pré-production d’un 7e film très attendu, «The Death and Life of John F. Donovan», qu'il devrait tourner à l'automne avec Jessica Chastain dans le rôle principal.

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François Chattot / La Veillée des grands gourmands - Journal La Terrasse

François Chattot / La Veillée des grands gourmands - Journal La Terrasse | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Catherine Robert dans La Terrasse :

 

La compagnie Service Public, ainsi nommée en référence à la phrase de Vilar réclamant les conditions d’un théâtre pour tous, conduit son camion d’alimentation générale pour le corps et l’esprit sur la scène du Théâtre National de Strasbourg.

 

Ce spectacle arrive à Strasbourg après avoir tourné dans la campagne…

 

François Chattot : Nous l’avons créé à Quincerot et nous avons tourné en toute légèreté dans des bourgs de Bourgogne où il n’y a rien, même pas de salle des fêtes. Une fois quitté le Théâtre Dijon Bourgogne, j’ai voulu continuer à travailler avec ces gens que j’aime : Lise Visinand, qui fêtera en mai le soixantième anniversaire de son entrée à l’école du TNS, des musiciens et des chanteurs, Daniel Fernandez, compositeur et interprète bourguignon, chef musical de la troupe, deux des Tortues Jeanines, Chloé Bosc et Fanny Miroy (avec qui j’avais fait un spectacle que nous avions tourné à mobylette dans toute la Bourgogne !), un violoncelliste, Olivier Fernandez, qui remplace Aline Dumont, la troisième tortue, pendant qu’elle s’occupe de son petit. Il y a aussi Hervé Faisandaz et Simon Guillaumeau, les deux régisseurs qui nous accompagnent et disent un texte de Louis Jouvet, hommage à la machinerie extrait de la préface qu’il avait écrite lors de la réédition du grand bouquin de Sabbattini. Et il y a aussi nos deux chefs cuisiniers, Céline Bourgeois et Hubert Anceau qui, en alternance, préparent le risotto !

 

Que se passe-t-il dans ce spectacle ?

 

F. C. : Le camion arrive et on commence à fabriquer le risotto. Je donne tout de suite aux spectateurs les carottes, les champignons, et les oignons à éplucher, et en même temps on dit nos textes et on chante des chansons. Le haut-parleur du camion annonce la couleur avec un petit texte de Michaux, qui rappelle qu’on est là pour préserver plutôt que pour construire, et dès que le hayon du camion s’ouvre, on chante un texte mis en musique par Thierry Caens et adapté de La Promesse du pire, de Viviane Forrester. Nous sommes des colporteurs de la beauté et de l’horreur du monde : notre métier consiste à conjurer la malédiction politique du temps en dansant le malheur du monde, pour donner non pas des leçons de morale mais de l’énergie. C’est ce que disait Meyerhold de notre métier : il donne de l’énergie aux spectateurs pour repartir à bloc ! Nous avons pris aussi des bouts de Tchekhov, des textes de Vaneigem, un texte de Valéry sur la fin de la civilisation, l’histoire du bonhomme misère, un conte populaire bourguignon qui raconte comment est née la misère, un texte de Strehler, le grand texte de Hugo : « Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. » Voilà : contre la puissance du totalitarisme financier qui enveloppe la planète comme un gaz incapacitant, l’argent fétichisé à l’extrême, se tient l’acteur de théâtre, nécessaire comme la parole et la vie, dans son « costume d’inquiétude et le masque d’une joie possible ».

 

Lire l'article entier : http://www.journal-laterrasse.fr/francois-chattot-la-veillee-des-grands-gourmands/

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Godot, la ballade des sans-temps

Godot, la ballade des sans-temps | Revue de presse théâtre | Scoop.it

Publié par Hugues Le Tanneur pour Libération :

 

(Extrait) : On ne voit pas si souvent des mises en scène réussies d’En attendant Godot. Aussi faut-il saluer le travail minutieux de Jean-Pierre Vincent, qui construit avec l’aide des comédiens, Charlie Nelson (Vladimir), Abbes Zahmani (Estragon) Alain Rimoux (Pozzo), Frédéric Leidgens (Lucky) et Gaël Kamilindi (un jeune garçon), tous excellents, une partition à la fois dense et fluide qui donne tout son éclat au texte de Beckett. Si les théories sur ce que l’on a jadis appelé «le théâtre de l’absurde» se sont fanées, le théâtre de Beckett en revanche n’a pas pris une ride. Sans doute parce que, dès son origine, il était, à sa façon, inactuel. D’ailleurs dans une certaine mesure, ce théâtre ne parle que de ça, du temps. Et ce tout particulièrement dans En attendant Godot. Du temps qu’il fait, comme du temps qui passe, ou qui ne passe pas. Surtout quand on attend sans savoir vraiment ce que l’on est censé attendre, comme c’est le cas dans la pièce - s’il y a un point commun entre Godot et Dieu, c’est que de l’un comme de l’autre on ne sait absolument rien. Jean-Pierre Vincent a parfaitement saisi cette question de la temporalité. Il y a dans le spectacle un sens du rythme proche du swing tel qu’on peut le trouver dans le jazz. La mise en scène nerveuse, épidermique, électrique presque, s’appuie sur une gestion diabolique des accélérations et des moments de latence. (...)

 

 

Lire l'article entier sur le site de Libération http://www.liberation.fr/theatre/2015/04/27/godot-la-ballade-des-sans-temps_1271932 ;   (réservé aux abonnés)

 

En attendant Godot de Samuel Beckett ms Jean-Pierre Vincent du 28 au 30 avril à la Comédie de Clermont-Ferrand, les 12 et 13 mai à Chalon-sur-Saône, du 22 au 24 mai à Dijon dans le cadre du festival Théâtre en mai.

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Klaus Michael Grüber : de l’atelier à la scène, évocation d’un poète… - Création Radiophonique - France Culture

Klaus Michael Grüber : de l’atelier à la scène, évocation d’un poète… - Création Radiophonique - France Culture | Revue de presse théâtre | Scoop.it

A écouter le 29.04.2015 à 23:00 - en réécoute en ligne après cette date.

 

Un Atelier de création de Mark Blezinger et Gaëlle Maidon Réalisation Véronique Lamendour Mixage Eric Boisset

 

Klaus Michael Grüber (1941-2008) fut un metteur en scène européen majeur de théâtre et d’opéra. Une heure d’émission radio ne suffirait pas à raconter scrupuleusement cette grande traversée créative d’une vie, qui a tant inspiré ceux qui, de près ou de loin, ont croisé cet artiste unique, si grand et si modeste. Mais dans l’intensité d’une seule heure, nous tenons qu’il est possible de faire entendre et de faire résonner sa présence en une épiphanie sonore, en proposant un libre récit de son voyage dans le théâtre, récit prenant appui sur une trame narratrice à deux voix, celles des réalisateurs, se répondant l’une l’autre, échanges de paroles, appels aux évocations — et invocations… laissant libre cours aux associations d’idées et de souvenirs. Nous évoquerons le mouvement de Klaus Michael Grüber, de l’atelier à la scène, son travail avec ceux qui furent ses plus proches collaborateurs, le travail de répétition avec les comédiens, connus et moins connus, nous évoquerons le silence de Grüber dans le temps de ses créations, la parole, le verbe poétique de Grüber en ses paroles de répétitions: « Oublie donc Shakespeare, tu le trouves par toi-même. Chez les grands écrivains, les grands artistes, on a souvent le sentiment de trouver les choses par soi-même… » (K.M.G., Le Roi Lear).

 

Les auteurs Mark Blezinger et Gaëlle Maidon : Mark Blezinger, photographe et réalisateur, fut assistant à la mise en scène auprès de Klaus Michael Grüber de 1985 à 1990. Il nota et conserva les paroles du metteur en scène lors des répétitions et a réalisé par la suite de nombreux entretiens avec des comédiens et des collaborateurs artistiques. Ces documents sont en partie édités dans l’ouvrage Klaus Michael Grüber… il faut que le théâtre passe à travers les larmes… Gaëlle Maidon, architecte et docteur en études théâtrales, a « découvert » l’existence de Klaus Michael Grüber à travers la lecture d’un article de Bernard Dort « Le Mystère Grüber », qui l’inspira dans l’écriture de plusieurs textes et de sa thèse intitulée Le dépassement de la mise en scène et la question de la théâtralité dans l’itinéraire de Klaus Michael Grüber.

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Privés du Théâtre Prémol, de jeunes artistes investissent la Maison de la Culture de Grenoble – - France 3 Alpes

Privés du Théâtre Prémol, de jeunes artistes investissent la Maison de la Culture de Grenoble – - France 3 Alpes | Revue de presse théâtre | Scoop.it
Six jours après l'incendie criminel qui a ravagé le théâtre Prémol le 18 avril à Grenoble, rencontre avec des jeunes Grenoblois orphelins d'un théâtre qui les accompagne dans de belles aventures artistiques. 
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