Strasbourg : « La misère au quotidien » | Revue de presse "AutreMent" | Scoop.it
Social Les associations se mobilisent pour lutter contre la précarité...

Sur la piste cyclable qui longe les voies ferrées de la gare SNCF, on presse le pas pour être sûr d'avoir une table. Il est midi, rue du Rempart, et c'est l'heure du coup de feu au restaurant La Fringale. Tenu par les bénévoles des Restos du cœur, il sert quelque 500 repas par jour aux plus défavorisés. « Sans eux, on ne mangerait pas à notre faim, avouent Agnès, 50 ans, et son compagnon Fouad, 45 ans. Nos revenus sont insuffisants. Après avoir payé le loyer et les factures, on n'a plus grand-chose pour se nourrir. On fait donc nos courses en Allemagne parce que c'est moins cher, mais c'est quand même dur. »...