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Violences scolaires: une rentrée chahutée

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INFOGRAPHIE - Alors que la liste des agressions de professeurs s'allonge, il est urgent de faire le point sur les causes réelles de ces incidents...

 

Un adolescent est jugé lundi devant le tribunal pour enfants de Toulouse pour avoir poignardé sa professeur de mathématiques en mai 2009. Celle-ci l'avait puni la veille pour un devoir non fait. Âgé de 13 ans à l'époque, il est poursuivi pour «tentative d'homicide».

Un jugement qui ne devrait pas passer inaperçu alors que depuis la rentrée scolaire, pas moins de dix agressions physiques de personnels de l'éducation nationale ont été rapportées par les médias. Deux professeurs giflés pour le seul collège Jules-Verne, près de Poitiers, une proviseur adjointe victime d'une tentative d'étranglement à Paris, une enseignante frappée à la mâchoire par une collégienne dans le Var… Dans la plupart des cas, les élèves ont refusé de se plier aux injonctions. Remontrances, demande du carnet de correspondance et renvoi du cours ont été à l'origine de ces agressions.

Le 13 septembre, le ministre de l'Éducation, Vincent Peillon, dénonçait des agressions «inacceptables», n'hésitant pas à parler de «dégénérescence des mœurs». Peut-on parler aujourd'hui de flambée de violence à l'école?...


Via Vincent DUBOIS
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A l'école des bureaucrates

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Comment enseigner face à l'obsession de l'évaluation? Avec humour, une professeure, Maya Goyet, se demande de quelle manière donner le goût de la culture aux enfants du Net.

 

Les ministres successifs de l'éducation endossent, sur le modèle des Village People, période YMCA, des costumes aussi voyants que séduisants. Subtils et soucieux d'à-propos, ils ont cependant renoncé au motard, à l'ouvrier ou au cow-boy. Ils leur ont préféré le hussard lunetté d'écaille qui parle en patois de la IIIe République, le directeur des ressources humaines à cravate moche qui cache sa joie de tout casser sous un pragmatisme erratique, l'artiste qui sauve les banlieues en subventionnant un échange avec une chorale moldave.

Faute de croire qu'ils peuvent faire grand-chose dans une situation qu'ils savent, sinon désespérée, du moins extrêmement préoccupante, ils nous font rêver ou pleurer. Mais pas évoluer. Ni avancer.

Les enseignants, il n'y a pas si longtemps, aimaient aussi prendre la pose : l'un se voulait pédago, s'habillait et parlait en conséquence ; l'autre s'aimait républicain, il en avait les lectures et les regrets. D'autres s'en fichaient : après tout, enseigner, c'est aussi un travail. Au milieu des gobelets à moitié vides, des éclairs de la photocopieuse, la salle des professeurs avait ses joutes, certes convenues, mais stimulantes et structurantes. Cela a bien changé.

Si ces débats existent toujours ils semblent aujourd'hui animés par des combattants qui ne sont pas sans ressemblance avec ces messieurs qui se déguisent en soldats napoléoniens pour aller rejouer, le dimanche matin, dans la gadoue périurbaine, la bataille de Wagram entre deux supermarchés. La conviction et la vraisemblance ne sont plus vraiment là...

 

Le professeur, dans cette perspective, ne doit plus se contenter d'enseigner. Il doit aussi, et surtout, renseigner. A tout bout de champ : cahier de textes, notes en lignes, validation des items. Le bon enseignant, c'est celui qui fait des diagrammes, des progressions, remplit des fiches, monte des projets, se lance dans le tout-numérique, remplit des cases, fait des synthèses, des appels d'offres, fait remonter l'info, connaît les protocoles, obéit aux chefs...

Il devient, avant tout, l'administrateur de son enseignement. L'air de rien, la bureaucratie que l'on croyait terrassée revient hanter le quotidien des professeurs sous la forme d'un contrôle a posteriori. Après tout, cela débarrasse le corps enseignant d'un sentiment de culpabilité qui le taraude et dont il ne sait que faire : le niveau des élèves, c'est à la fois de notre ressort et hors de notre portée. La technocratisation contribue à dissimuler l'état des classes...


Via Vincent DUBOIS
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