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« Être un bon communicant, c’est avoir le goût de rester dans l’ombre »

« Être un bon communicant, c’est avoir le goût de rester dans l’ombre » | Relations presse | Scoop.it

Dominique Wood est directrice de la communication du groupe Transdev, l’un des principaux opérateurs de transport au monde. Avant de plonger dans le bain de l’annonceur il y a 3 ans, elle en a passé 20 en agence de communication. Comment passe-t-on d’un univers à l’autre ? Comment concilier et/ou réconcilier ces deux mondes ? Elle a accepté de se confier à la team We Are COM.


Bonjour Dominique. Merci de vous prêter au jeu de l’interview avec nous. Nous aimons démarrer par à une question toute simple : quelle est votre définition de la communication corporate ?


La communication corporate est avant tout un moyen d’exprimer une stratégie. Elle a pour sujet de rendre visible et lisible la stratégie d’un groupe ou d’une entreprise. En fonction du contexte dans lequel elle se trouve, la communication corporate est aussi un levier que l’on peut utiliser pour transformer une image, une organisation, embarquer l’interne, etc.

Je pense que c’est une passerelle, un lien entre trois choses : la stratégie de l’entreprise, l’interne et l’externe. Cela dit, le temps des frontières est révolu entre la COM corporate et la COM non-corporate puisqu’aujourd’hui tout le monde voit tout. 


Vous avez passé une tout autre frontière… Vous étiez précédemment en agence de COM et aujourd’hui directrice de la communication chez un grand annonceur, quelles grandes différences voyez-vous entre ces 2 environnements de travail si proches mais pourtant souvent opposés ?


Il y a moins de différences que ce que l’on s’imagine. Ce qui est sûr, c’est qu’il existe un décalage : le principal est le rapport au temps. Lorsque l’on travaille en agence, on a le sentiment que les décisions peuvent se prendre très vite, et que tout traîne chez le client. Le temps et la réalité du monde de l’entreprise sont bien plus compliqués que dans une agence de communication. Non, les annonceurs ne font pas exprès de prendre de mauvaises décisions, ou de ne pas en prendre ! Un projet est bon s’il a pris du temps, s’il a été co-construit, s’il a été partagé. Je ne crois qu’aux projets qui se font petit à petit, dans la durée. Ceci est valable pour une stratégie de communication comme pour tout le reste. Je ne crois qu’à ce que l’on fait ensemble, à plusieurs. Quand on passe du « monde des agences » à celui d’un annonceur, il faut apprendre à accepter de prendre un peu plus de temps pour faire mûrir un projet. Et ça ne veut pas dire que l’entreprise est lente. Il faut laisser à l’organisation le temps de se l’approprier, d’y contribuer, d’y ajouter sa patte. Il y a aussi – et surtout – de nombreux points communs. Notamment le fait que la communication est un métier de service. On se retrouve tous là-dedans.

C’est parce que l’expérience est riche des deux côtés qu’à mon sens un « bon communicant » est un professionnel qui a connu ces deux univers. C’est un vrai plus de développer cette culture du service, cette culture de la solution qui est vraiment omniprésente en agence. A cela s’ajoute la nécessaire compréhension des processus de décision, de la culture d’entreprise (formelle et informelle), des modes de management pour réaliser en co-construction de beaux projets qui seront en cohérence avec la « marque » de fabrique d’une entreprise.


Avant de faire le tour de ces deux mondes, il faut bien en choisir un. Quels conseils donneriez-vous aux étudiants en communication qui lisent ces lignes ? Comment peuvent-ils faire la différence face à un recruteur en COM ?


Mon conseil #1 : faites un maximum de stages. C’est toujours utile et ça fait la différence. Les stages vous permettent à la fois d’acquérir de l’expérience, de découvrir la réalité du business et ses enjeux. En agence de communication dans un premier temps – certes la pression y est peut-être plus forte mais on apprend plus et plus rapidement du fait des multiples cas clients à traiter -, puis chez l’annonceur (pas forcément dans des services communication d’ailleurs) idéalement dans un secteur en plein développement ou en plein virage.

Après, je pense qu’il y a certaines choses qui relèvent de traits de personnalité comme une grande humilité ou un certain recul à acquérir. Pour être un bon communicant il faut développer l’envie et le goût de rester dans l’ombre. Le bon communicant est celui qu’on ne voit pas mais dont on voit les bénéfices et les résultats. Et puis et surtout… être doter d’une insatiable curiosité pour toujours vous renouveler et avoir une vraie franchise car vous ne donnerez de bons conseils que s’ils sont désintéressés et sincères.


En parlant de sincérité, quel a été le plus grand défi de votre vie de communicante jusqu’à présent ?


J’ai eu deux grands défis dans ma vie professionnelle. Le premier est mon arrivée chez Transdev avec le challenge d’imposer dans un monde rationnel d’ingénieur l’idée que la communication est aujourd’hui un capital stratégique qui peut apporter beaucoup à l’entreprise. La concrétisation est ma double casquette dans la gouvernance d’entreprise : la responsabilité de la communication et la responsabilité du projet stratégique d’entreprise. C’est peu fréquent parce que les directions générales ont souvent peur du message qu’elles pourraient véhiculer en nommant leurs Dircom patrons du déploiement de la stratégie. A l’opposé, mon intime conviction est que l’un des rôles des Dircom est de créer du lien, de fédérer, de donner du sens autour de la stratégie de l’entreprise et sa réalisation opérationnelle. C’est ce qui rend cette double casquette pertinente.

Le second défi – source lui aussi de fierté – concerne ma « vie d’avant » en agence. C’est d’avoir aidé à lever le tabou du harcèlement à l‘école, et de créer une campagne pérenne autour du sujet. Aujourd’hui encore le hashtag #NonAuHarcelementAlEcole est toujours utilisé. Les gouvernements successifs continuent de faire vivre la campagne. C’était un sujet tellement d’intérêt général, que tout le monde se l’est approprié.


Nous savons que l’intérêt général vous tient à cœur et que vous avez travaillé sur la « marque France ». Quel regard portez-vous sur l’évolution de ce « concept » ? Comment un annonceur peut-il l’utiliser sans tomber dans une forme de chauvinisme ?


Les Français sont les champions du monde de l’autodénigrement. Pourtant, dans plein de secteurs d’activité, les entreprises françaises sont des références au premier rang mondial ! C’est vrai dans les secteurs du luxe et du tourisme ; mais aussi du transport, de l’hôtellerie par exemple. La France a su et sait construire de vrais champions, dont le savoir-faire est connu dans le monde entier alors que paradoxalement nous Français continuons de penser que nous sommes les derniers de la classe. Travailler sur la marque France, c’était travailler sur cette fierté d’être Français et de faire reconnaitre le savoir-faire français.

Dans ce projet, nous voulions que les entreprises françaises soient elles-aussi fières de revendiquer leur dimension française. Qu’elles soient capables de mettre des mots sur ce qu’est une entreprise française. L’idée était d’avoir un mouvement, ou un label, qui fédère le « club » des grandes ou moins grandes entreprises qui dirait « Je suis fière d’être française », et de porter une part du rayonnement de la France quand elles interviennent à l’international. Ce que font par ailleurs très bien les Allemands ou les Américains. Cela ne viendrait pas à l’esprit des Américains de penser que leurs produits ne sont pas les meilleurs du monde…

En revanche, il faut faire attention à une incompréhension qui existe et est parfois utilisée : celle d’associer la Marque France avec le « made in France ». La Marque France, ce n’est pas spécialement le fait de fabriquer en France. C’est plutôt cette espèce de génie immatériel français qui réside dans le savoir-faire, l’éducation ou encore la culture.

Le secteur dans lequel la Marque France s’est imposée, c’est celui des nouvelles technologies. Et imposer la French Tech du côté de la Silicon Valley ou en Israël, ce n’était pas gagné. Il y a une « french touch » dans la tech et elle est reconnue. C’est aujourd’hui plus facile de se revendiquer Français et d’entrer sans complexe dans le premier cercle des grands innovateurs dans les nouvelles technologies, qu’il y a quelques années. Il faudrait faire la même chose dans le monde du sport, du tourisme, etc.


La France a aussi des champions des médias et de la communication � Que sera selon vous la communication dans 10 ans : radicalement différente ou étrangement identique ?


Dans dix ans ni la communication ni les entreprises ne seront les mêmes. La communication sera toujours être là pour créer du lien, c’est certain. Mais je ne pense pas qu’elle sera le seul apanage des directions de la communication. Chaque manager aura en partie le rôle de directeur de la communication : celui qui consiste à faire rayonner l’image de son entreprise, des produits sur lesquels il travaille. Aussi partager et faire comprendre en interne la stratégie, les grandes orientations de l’entreprise et leurs concrétisations dans son périmètre. Si la communication doit radicalement se transformer, c’est en devenant une espèce de bien commun : elle sera la marque de fabrique de tout le monde, et non plus d’une équipe.

Etre un « bon communicant » ne serait être juste un bon orateur, ce sera être capable d’intégrer pleinement tous les enjeux de la communication et son importance stratégique. On tend à une véritable porosité des fonctions où la communication se rapproche du business et le business de la communication.


Pour finir, quel est LE secret pour devenir Dircom selon vous ?


L’essentiel est de développer sa capacité à écouter et à créer du lien. Un bon Dircom est quelqu’un qui sait écouter, se mettre dans l’ombre, composer avec de petits bouts d’histoire pour en écrire une grande. Après, il faut garder la tête froide et rester humble. Vous voulez avoir beaucoup de pouvoir ? Ne soyez pas Dircom. Vous voulez avoir de l’influence ? Ce job peut vous amuser.


3 choses à savoir sur Dominique Wood

> Elle ne fait partie d’aucun club de communicants et préfère rencontrer des gens qui ne font pas la même profession qu’elle,

> Sa campagne préférée est Evian. Oui, celle avec les bébés surfeurs. « J’aime quand l’on raconte la même histoire, quand l’on embarque les foules dans une histoire. La promesse d’Evian est magnifique. S’y ajoute cette capacité de la réinventer à chaque fois, de la détourner, de faire rire, de faire sourire ».

> A noter : la campagne « Agir contre le harcèlement à l’école » a obtenu le Grand Prix Communication & Entreprise 2012.

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Pourquoi les relations presse ont tout faux ?

Il suffit d’effectuer la recherche « erreur relation presse » dans Google pour voir que les « RP » ont un problème à surmonter. Avec cette requête, ce n’est pas moins de 795 000 résultats que nous propose le moteur de recherche ! Allant de termes pédagogiques à des expressions très négatives (« ces erreurs qui ruinent… ») en passant par des contenus type « boîte à outils / liste », cela laisserait supposer que les relations presse ont tout faux ! Sous plusieurs façettes, oui…

Le paradoxe de la transformation digitale des RP.

De nombreux marchés et industries peinent à activer ou rattraper un retard dans leur transformation digitale… Une expression « buzzword », mais pourtant ô combien vraie en 2017. Mais c’est là que rentre le paradoxe des relations presse. En regardant plusieurs études réalisées auprès des journalistes français et l’usage des réseaux sociaux, on note que 91% de ces derniers ont intégré le social media dans le cadre de leur travail. Les outils d’analytiques et les webmails se développent, les données personnelles via les réseaux sociaux sont « accessibles », la culture digitale fait partie intégrante du monde professionnel sur l’ensemble des marchés.

En somme les relations presse sont « connectées », mais les notions de culture, sous- culture ou encore de codes propre à tel ou tel support font défaut. Un exemple avec la surenchère à l’information : toujours trop et toujours plus. Ce qui conduit à des titres et des objets « clickbait » (littéralement piège à clics) dévalorisant le métier de la relation presse.

Tout comme l’élaboration de sites Internet et d’applications mobile, les RP devraient être « user centric ».

Changer les comportements pour re-valoriser les relations presse.

En se référant au glossaire de emarketing.fr, les relations presse signifient :
« Ensemble des actions et des activités ayant pour objectif de créer puis entretenir des relations avec différents journalistes (et influenceurs – ndlr) dont les supports paraissent potentiellement favorables en terme d’audience (volume et/ou qualité). »

Créer ou entretenir des relations, c’est bien là où le bât blesse pour de nombreux et nombreuses agences RP et attaché(e) de presse. La dimension humaine a été occultée au profit du volume, la qualité au profit de la quantité… Indéniablement, cela a fortement contribué à la dévalorisation du métier des relations presse auprès des journalistes et des influenceurs. Alors comment remédier à cette empreinte négative ? En renouvelant les comportements liés aux usages des outils des principaux outils du métier :

Le social media.

Derniers service ajouté sur les plaquettes : les RP 2.0. Malheureusement, elles ne sont pas toujours « interactives » comme voudrait signifier le chiffre. L’aspect social du canal a souvent été supplanté par le potentiel de portée et des données personnelles que recueillent les différentes plateformes sociales comme Facebook/Instagram, LinkedIn ou encore Twitter.

Le communiqué de presse par email.

L’envoi massif d’un communiqué de presse par email est repéré au premier coup d’œil par le récepteur : erreur dans le prénom/nom, l’affichage cci, le corps de texte non personnalisé ou encore les objets d’email qui font fuir : « communiqué sous embargo » … Ces emailings sont de véritables spams car la pratique est largement utilisée par les agences RP.

Les bases de données.

Nerf de la guerre pour une opération de relation presse, ces dernières sont extrêmement performante si elles sont bien utilisées. Malheureusement, c’est rarement le cas par manque (comprendre rentabilité) de temps. Pourtant il est préférable d’attirer l’attention, considérer quelques contacts qualifiés plutôt que d’atteindre des milliers de personnes. Ces derniers considéreront cela comme du spam donc négatif.

« Nous mettons tout en œuvre pour éduquer nos clients aux bonnes pratiques RP et restreignons la possibilité de mass mailing sur nos bases », disait Cyndie Bettant, Responsable Communication chez Cision, propriétaire des fichiers presse Datapresse et Hors-Antenne. « Ces pratiques sont utilisées par une minorité de nos clients mais font malheureusement très mal à la profession. De plus, à l’ère du marketing de contenu et du marketing d’influence, nos solutions sont de plus en plus plébiscitées par les professionnels du marketing qui connaissent moins les codes des médias et sont friands des envois massifs… »

Les logiciels analytiques.

Ils sont plus qu’utiles pour commenter, analyser et prendre du recul sur les performances, mais également pour certain dans la gestion quotidienne du travail, mais ces outils ne sont forcément le mieux utilisés. Et cela souvent par manque de pédagogie de la part de certains éditeurs, mais aussi par manque de temps et avec un frein aux changements. Les habitudes sont parfois dures à changer.

Pour conclure…

Si cette analyse met en porte-à-faux le métier des relations presse quant aux comportements, il ne faut pas pour autant remettre en question la valeur ajoutée de cette activité. De nombreuses actions de marketing ont pu être uniquement positives et enrichissantes à travers ce levier. Il s’agit de trouver le juste milieu entre quantité et qualité, performance et intelligence.
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Respecter la mise en page d'un communiqué de presse -

Respecter la mise en page d'un communiqué de presse - | Relations presse | Scoop.it
Je vous ai déjà parlé du sondage du groupe Cision réalisé auprès de 290 réponses de journalistes français entre le 1er mars et le 15 avril 2016*, les résultats étaient sans équivoque : le meilleur moyen pour contacter les journalistes et leur moyen préféré est le communiqué de presse. Il est fréquemment utilisé pour transmettre ses actualités aux journalistes. Il vous permet de les informer d’une nouveauté, d’une actualité ou d’un fait marquant, En effet, à l’inverse des réseaux sociaux, un email permet aux journalistes de choisir de le traiter ou pas, de le traiter immédiatement ou de le garder pour plus tard. Avec les réseaux sociaux et la vitesse d’information, si le journaliste passe à côté du post, de la photo ou du tweet, il ne verra jamais votre information.

De plus, le communiqué de presse a un très bon rapport qualité/prix, c’est de la visibilité gratuite. Alors pour optimiser vos chances d’être lu et d’obtenir des retombées, il faut envoyer un document complet et clair. Il y a donc quelques règles de mise en page d’un communiqué de presse très simples à respecter. Vous avez 8 codes à respecter pour obtenir un communiqué de presse complet.

Code n°1 : Mention communiqué de presse. 

Précisez dans votre document qu’il s’agit d’un communiqué de presse mais pas dans l’objet de l’email. 

Code n°2 : Logo. 

Affichez clairement votre logo, le journaliste pourra ainsi immédiatement savoir qui est l’émetteur de l’information. 

Code n°3 : Date. 

Datez votre communiqué de presse. Si vous êtes sous embargo, précisez-le aux journalistes à cet endroit. 

Code n°4 : Titre. 

Prenez le temps de trouver un titre qui va accrocher l’oeil du journaliste. il sera à réutiliser dans votre objet de l’email. 

Code n°5 : Chapô.

Vous devez présenter l’information principale en 5 lignes maximum pour 2 raisons. Pensez à la règle des 5 W (who, what, when, where, why + how soit qui?, quoi?, quand?, où? et le petit dernier comment?). Raison n°1 : un journaliste qui a peu de temps, ne lira que ce paragraphe. Raison n°2 : si cela aiguise son intérêt, il lira le reste de votre communiqué. 

Code n°6 : Corps du communiqué. 

Vous pouvez détailler votre information dans cette partie de l’information la plus importante à la moins importante (information clé puis illustration par l’exemple puis détail de la problématique, de l’explication). 

Code n°7 : A propos. 

Présentez votre entreprise ou votre organisation en quelques lignes ainsi qu’un lien vers votre site internet 

Code n°8 : Contacts presse. 

Donnez vos prénom, nom, fonction, téléphone, email. Les journalistes auront ainsi facilement accès à vos coordonnées pour vous contacter rapidement. 

Vous avez désormais toutes les clés pour respecter la mise en page d’un communiqué de presse et envoyer une information complète aux journalistes. Le communiqué de presse va vous servir à construire une relation sur le long terme avec les journalistes. Votre information doit être intéressante pour le journaliste et de qualité si vous souhaitez être crédible. Il ne vous reste plus qu’à le diffuser aux journalistes de votre secteur d’activité et qui sont actifs sur vos thématiques.
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JFMarty Relations Presse's curator insight, February 20, 10:53 AM
Régles d'écritures #journalistique de base d'un #communiqué de presse
UCM's curator insight, February 21, 1:00 AM
Rappel utile des éléments-clés d'un communiqué de presse
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Comment intégrer les influenceurs à votre stratégie marketing?

Comment intégrer les influenceurs à votre stratégie marketing? | Relations presse | Scoop.it
La manière de promouvoir sa marque sur les réseaux sociaux a considérablement évolué ces dernières années. Si d’un côté la montée en puissance des réseaux sociaux a totalement transformé les stratégies marketing, de l’autre le consommateur est plus indépendant et ne croit plus autant en la publicité traditionnelle. En effet, les consommateurs préfèrent plutôt faire confiance aux recommandations d’un tiers qui leur paraissent davantage authentiques et personnalisées.

Le consommateur moderne est autonome, il veut découvrir une marque par lui-même ou en entendre parler de la bouche de quelqu’un en qui il a confiance. C’est pourquoi le marketing d’influence est devenu l’un des moyens les plus efficaces d’attirer les clients et de promouvoir sa marque. Un influenceur ne va pas seulement vous faire bénéficier de son audience, mais également des réseaux de sa communauté. Grâce à un public fidèle, il a la capacité de générer du trafic vers votre site, d’augmenter votre visibilité sur les médias sociaux et de faire acheter votre produit à travers ses recommandations ou son expérience.

#1 – Qu’est ce qu’un influenceur?

Un influenceur (ou influencer) est un individu qui par son statut ou son exposition médiatique peut influencer les comportements de consommation dans un univers donné. Son rôle est moins direct en termes de recommandation que celui d’un prescripteur, mais son influence peut être plus étendue. La notion d’influencer est surtout utilisée sur Internet car ce média est un vecteur d’influence pour de nombreux individus (blogueurs par exemple), on parle alors d’e-influencer. (source)

Un influenceur est une personne active sur les réseaux sociaux qui a la particularité d’avoir un réseau important – et donc la capacité de toucher un grand nombre d’internautes. Ils ne seront pas les mêmes selon l’industrie dans laquelle vous vous trouvez.

Un influenceur est quelqu’un qui peut influencer la décision d’achat d’un prospect grâce a son réseau de contact et sa notoriété. Que ce soit un blogger, une star, un Youtuber ou un expert dans votre industrie, il est considéré comme un expert dans son domaine. Il peut devenir un ambassadeur ou un promoteur dans un environnement où les recommandations et les critiques se répandent rapidement par le bouche-à-oreille.

#2 – Pourquoi adopter une stratégie marketing d’influence?

Tout l’intérêt de ce type de stratégie est de pouvoir toucher de manière extrêmement ciblée une audience en particulier. Ainsi, la difficulté majeure sera d’identifier un influenceur qui sera en mesure de relayer votre message (ou promouvra votre marque) auprès de la communauté la plus pertinente pour vous (votre coeur de cible). Si un influenceur avec des millions de followers fait l’éloge de votre marque, vous ne générerez que très peu de ventes ou de leads si le contexte n’a rien à voir avec votre marque ou si la personne n’est pas crédible. Au contraire, si la stratégie est efficace, ce sont vos leads, ventes et notoriété que vous augmenterez.

#3 – Comment trouver des influenceurs?

Afin d’identifier le parfait influenceur pour votre domaine d’activité, trois facteurs doivent être pris en compte: la pertinence, la portée et la résonance.

- La pertinence signifie si le contenu partagé est pertinent ou non pour votre entreprise.
- La portée (ou Reach) représente le nombre de personnes que vous pourriez potentiellement toucher grâce à la communauté de l’influenceur.
- La résonance est définie par le niveau d’engagement généré par un contenu pertinent auprès d’une audience de qualité.

Tous les influenceurs ne sont pas égaux, certains ont plus d’influence que d’autres et un classement est nécessaire pour faire la distinction entre les influenceurs clés et les personnes ayant moins d’influence. Une liste des facteurs clés permettant de classer les influenceurs a été développée par Influencer50:

- La portée: le nombre de personnes avec lesquelles un individu peut se connecter.
- Indépendance: si un influenceur a un intérêt à promouvoir un point de vue particulier.
- La fréquence de l’impact: le nombre d’opportunités qu’une personne a d’influencer les décisions d’achat.
- Expertise: à quel point un influenceur est expert dans un domaine donné.
- Persuasion: les conséquences si on ignore les conseils d’un influenceur.
- L’ampleur: la mesure dans laquelle une recommandation d’influenceur a un impact sur le processus de décision finale de l’acheteur.

Quel outils pour repérer un influenceur?

1) Klout
Cet outil qui mesure l’influence d’un internaute en analysant son activité sur les réseaux sociaux. L’influence est calculée selon un certain nombre de facteurs (l’algorithme se compose de 12 indicateurs sociaux et de plus de 400 facteurs). Chaque internaute obtient un score compris entre 1 et 100 représentant l’influence. Plus une personne est influente, et plus le score sera haut.

2) Vos médias sociaux en général
Communiquer et garder un oeil sur vos différents médias sociaux vous permettra de déterminer qui est particulièrement actif et engagé. Il est important non seulement de regarder le nombre de likes et de commentaires sur la page de l’utilisateur, mais aussi le type de conversations qu’il entretient. Vous voulez vous assurer que la personne que vous considérez comme un influenceur est aussi quelqu’un qui est en accord avec votre image de marque et vos valeurs. Utilisez des hashtags propres à votre industrie ou vos campagnes pour vous faire repérer et être identifié par ces hashtags.

3) Twitter
Créez des recherches sur Twitter grâce à Hootsuite par exemple. Identifiez des Hashtags que votre industrie et vos influenceurs utilisent. En monitorant les conversations, vous repérerez non seulement des personnes influentes mais aussi des sujets et des blogs qui peuvent vous intéresser. Une fois que vous avez trouvé des porte-paroles potentiels sur Twitter, créez des listes (publiques ou privées).

4) Linkedin
Linkedin n’est pas un réseau social à oublier, en particulier en B2B. Vous pouvez vous servir de la barre de recherche pour chercher des mots-clés ou des expressions propres à votre industrie pour trouver des connexions au premier ou au second degré directement liées à votre domaine d’activité.

5) Social listening sur Hootsuite
En étant actif sur vos différents réseaux sociaux et en gardant un oeil sur les commentaires, mentions, billets de blogs, vous trouverez des influenceurs et des ambassadeurs que vous ne pensiez pas avoir. Lire à ce sujet: 10 façons de prouver la valeur ajoutée de la veille des médias sociaux

6) Social Mention
Social Mention vous permet de chercher le nom de votre entreprise pour découvrir vos mentions sur différents médias sociaux tels que YouTube, Twitter, Facebook etc.
Vous pouvez également utiliser des outils de veille comme TalkWalker, Hootsuite Insights ou Brandwatch…

7) Moteurs de recherche
Google Alertes: Mettez en place des alertes, en utilisant des mot clés relatifs à votre domaine d’activité pour identifier les personnes qui écrivent activement sur le sujet. Vous pouvez également créer différentes alertes contenant votre nom de marque pour trouver des messages et des articles vous mentionnant et identifier les influenceurs qui font deja votre promotion.
Vous pouvez également faire des recherches Google et partir du principe que si le page rank est élevé dans les résultats de recherche (SERP), ce sont des influenceurs.

8) Buzzsumo
Recherchez les influenceurs en filtrant par mots clés, sujet ou emplacement.
Trouvez du contenu, des influenceurs et créez des alertes. L’outil vous permet de filtrer les influenceurs selon la portée, l’autorité , l’influence et l’engagement et de voir les sujets qu’ils partagent le plus souvent et dans quel domaine. Vous pouvez suivre des personnes ou les ajouter à vos listes Twitter directement depuis Buzzsumo.

9) Followerwonk
Cet outil trouvera des profils et vous permettra de les comparer en fonction d’un thème spécifique, d’un hashtag, du nombre de followers ou de la zone géographique.

10) Alexa.com
Si vous avez identifié des blogs intéressants, vous pouvez vous servir d’Alexa.com pour savoir s’ils sont influents. L’outil classe les sites web du monde entier de 1 à 30 000 000. Par exemple, Facebook a un rang Alexa de 1, c’est le site ayant le plus de trafic au monde.

#4 – Engager

Une fois que vous avez trouvé des personnes influentes, le but premier est de communiquer et d’entrer en connexion. Quand vous vous connectez avec des influenceurs, donnez-leur ce qu’ils veulent (de l’engagement), interagissez avec le contenu qu’ils partagent et participez à des conversations qu’ils lancent ou dont ils font partie. S’ils ont un blog, commentez sur leurs billets de blog pour montrer que vous lisez leur contenu et que vous êtes intéressé. Répondez et réagissez aux publications des influenceurs en les identifiant sur Facebook,Twitter etc.

1) Sur les réseaux sociaux

Facebook vous permet d’obtenir un public ciblé pour votre entreprise. Une fois que vous avez trouvé de potentiels influenceurs, likez leur page et envoyez leur des messages. Commentez et partagez leur contenu, likez des publications. Postez sur leur page (ne spammez pas et ne postez pas de contenu promotionnel). Vous pouvez également rejoindre des groupes dont ils font partie et engager la conversation avec eux.

Sur Twitter, suivez les internautes qui vous intéressent, cherchez les profils personnels et des entreprises. S’ils vous suivent en retour, remerciez les publiquement en mentionnant leur compte. Créez des listes Twitter privées ou publiques. Les chats Twitter sont un bon outil pour communiquer avec votre influenceur. Si vous savez que votre influenceur compte organiser une conversation Twitter, assurez-vous de noter la date afin d’y participer.

Sur Linkedin, une fois que vous avez repéré les personnes influentes, vous pouvez les ajouter à votre liste de contacts. Vous pouvez également suivre leur page Entreprise s’ils en ont une, liker et partager leurs publications. Vous pouvez enfin rejoindre des groupes auxquels ils appartiennent. Une fois que votre demande de connexion a été acceptée, vous pouvez leur envoyer un message privé. Avec un compte Premium, vous pouvez envoyer des messages privés aux personnes qui ne sont pas connectées avec vous. Surtout, ne spammez pas ! Pensez à une stratégie avant de vous lancer.

2) Par une compensation

Il y a d’autres manières d’établir des relations avec les influenceurs. Vous pouvez les inviter à des événements spéciaux comme une ouverture de magasin, une soirée de lancement, un défilé. La personne publiera très certainement des photos et autres publications de votre évènement sur ses réseaux. Le Gifting peut être une stratégie efficace si une marque peut se le permettre. Les cadeaux doivent être personnalisés le plus possible, afin de montrer à la personne qu’elle a de la valeur. En retour, l’inflenceur publiera probablement sur ses réseaux sociaux en citant votre nom de marque pour vous remercier.
Cadeaux exclusifs, codes de réduction ou bons d’achat sont encore d’autres options.

3) Par des collaborations

Mettez en place des collaborations. Pour la plupart, les influenceurs qui deviennent promoteurs de marques ne le font pas gratuitement. Outre la notoriété et la visibilité gagnées à s’associer avec une marque connue, ils reçoivent en général de nombreux avantages materiels comme des produits, des invitations à des évènements, des voyages etc. Mais il faut aussi penser qu’ils ne vont pas mettre en jeu leur réputation et qu’ils ne promouvront pas des produits ou des services qui ne les intéressent pas ou qui n’intéresseront pas leur propre communauté. Ils protègent avant tout leur e-reputation. Voici une liste pour vous donner des idées de collaborations possibles:

- Demandez à votre influencer de partager une offre promotionnelle.
- Mettez en place un jeu concours en partenariat avec l’influenceur: l’enseigne de grande distribution Intermarché a désigné la blogueuse Natacha Birds comme ambassadrice et a lancé un jeu concours à cette occasion.
- Faites d’un influenceur un partenaire à long terme: vous avez trouvé quelqu’un qui correspond aux valeurs de votre marque et votre audience cible? Pourquoi ne pas leur proposer un contrat d’ambassadeur à long terme ! L’avantage d’avoir ce type de partenariat est que le public identifiera cet ambassadeur à votre marque. D’autre part, pendant la période contractuelle, il ne fera pas la promotion d’un concurrent. (Il faudra bien sûr dans ce cas de figure mettre en place des guidelines et un contrat avantageux pour les deux parties.)
- Laissez un influenceur prendre le contrôle de l’un ou de plusieurs de vos réseaux sociaux durant une période donnée. Vous allez bénéficier de son image et de sa notoriété et c’est également un bon moyen pour générer du contenu créatif. Vous pouvez utiliser cette méthode lors de la promotion d’un événement – telle qu’une soirée de lancement d’un produit.
- Lancez de nouveaux produits ou gamme de produits en collaboration avec une personne influente. Minelli a par exemple lancé une collection en collaboration avec Georgia May Jagger, de renommé internationale.
- Faites un partenariat pour la promotion d’une bonne cause: Le groupe Coldplay et le chanteur Ed Sheeran ont ainsi créé un t-shirt pour H&M l’an dernier afin de célébrer le partenariat entre la marque et l’association Global Citizen. Il ont également organisé un jeu concours cette année pour gagner des places de concert.
- Demandez à des bloggers de faire une sélection de leurs produits préférés et de les partager. Zalando a par exemple demandé “aux meilleures blogueuses” de faire une sélection de tenues de festivals.
- Demandez à vos experts de participer à votre blog d’entreprise, des conférences ou des webinars: chez Hootsuite, Isabelle Mathieu (Consultante, conférencière et formatrice sénior en médias sociaux) ou Yann Gourvennec (fondateur et CEO de Visionary Marketing) participent régulièrement à nos webinars et à nos contenus. Par exemple, une rubrique Parole d’Expert vient d’être lancée sur notre blog avec un interview de Yann Gourvennec pour notre premier article. Quand à Isabelle Matthieu, nous organisation ensemble – et en collaboration avec Talkwalker – un webinar jeudi 16 juin à 11h portant sur…. le marketing d’influence !

Pour entretenir la relation, vous pouvez vous servir de vos différents flux de recherche sur Hootsuite pour continuer à entretenir la conversation. Hootsuite Syndicator vous permet également de créer un flux de recherche à partir du flux RSS de différents blogs ou sites web. Ainsi, vous gardez un oeil sur les publications et les billets de blogs de vos influenceurs, vous pouvez aussi commenter et partager les articles intéressants en mentionnant le handle de la personne.

#5 – Comment mesurer les retombées

- Créez un hashtag pour la campagne ou la collaboration que vous lancez avec l’influenceur, monitorez ce hashtag et créez des rapports.
- Créez des recherches incluant votre nom de marque et celui de l’influenceur, pour trouver les mentions et analyser les retombées. Vous pouvez créer ces rapports avec des outils de gestion ou de veille.
- Vous pouvez bien sur créer des rapports d’engagement ou d’audiences sur la période de la collaboration nativement ou depuis votre outil de gestion ou grâce à Google analytics. Lire à ce sujet: Comment mesurer vos réseaux sociaux sur Google Analytics en 6 étapes.
- Si vous re-dirigez les personnes vers votre blog ou votre site web, vous pouvez calculer le nombres de vues, de temps passé sur un article et le taux de rebond. Le taux de rebond permet de mesurer le pourcentage de personnes de passage sur un site web et qui l’ont quitté peu de temps après, sans consulter d’autres pages. Ils n’ont donc vu qu’une seule page du site. S’il est proche de 100%, c’est que les internautes arrivent sur votre site, et repartent tout de suite après avoir vu la première page sur laquelle ils arrivent. S’il est proche de 0% c’est que les visiteurs poursuivent la navigation sur votre site.
- Mesurer le sentiment est également un bon indicateur pour savoir de quelle manière est perçue votre marque avant, pendant et après la collaboration avec un influenceur. Pour ce faire vous pouvez analyser les mentions ou vous servir d’un outil d’écoute qui vous donnera le sentiment et des nuages de conversations pour savoir quels termes sont associés à votre marque. Lire à ce sujet: L’analyse du sentiment sur les réseaux sociaux: qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?
- Si votre but est de générer des ventes, vous pouvez calculer le panier moyen grâce à un logiciel de commerce.

La clé du marketing d’influenceurs est le bouche-à-oreille grâce aux réseaux de connaissances de nos promoteurs et nos ambassadeurs. Même si l’on comprend son intérêt, le défi est d’identifier les bonnes personnes, d’engager la conversation et de mesurer le succès et la portée. Nous vous avons donné quelques conseils et des outils pour vous lancer: cette stratégie demande un peu d’investissement mais vous donne l’occasion d’élargir votre audience de manière ciblée.

Et vous, voyez-vous d’autres étapes ou conseils importants dans une stratégie d’influenceurs ? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience en commentaires ci-dessous.
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Journalistes : qu’attendez-vous des attachés de presse ?

Journalistes : qu’attendez-vous des attachés de presse ? | Relations presse | Scoop.it
Débat Press Club du 8 décembre 2016.

Invités : · Olivier MARTOCQ – Journaliste chez Radio France et Dirigeant d’ « Agenda Journalistes » · Olivier de LAGARDE, rédacteur en chef adjoint à France Info, animateur d’ »A vos marques » · Robert KASSOUS, Directeur de la rédaction de la Quotidienne.fr · Cyndie BETTANT, responsable marketing et communication Cision France

En moins de 6 ans, le métier de journaliste et les médias en général ont subi des transformations en profondeur. Irruption du web et des réseaux sociaux, nouveaux métiers, nouveaux business model, polyvalence, réorganisations…nombreux sont les facteurs qui poussent les journalistes à réinventer leur métier, leurs valeurs, leurs médias.

Par effet miroir, cette remise en question a forcément des répercussions sur la façon dont les communicants et les attachés de presse en 1ère ligne, doivent appréhender leur métier et coller au plus près des attentes des journalistes.

Qu’attendent les journalistes des communicants ? Y-a-t-il des changements à opérer en matière de forme comme de fond ? Comment être relayé dans les médias ? Comment doit évoluer le métier d’attaché de presse ?

1) Des informations pertinentes

600 communiqués de presse par email par jour, une boîte vocale constamment saturée … C’est le quotidien d’Olivier de Lagarde.

Je pourrais passer 10h par jour à lire tous mes emails et à écouter mes messages .

Malheureusement, aucun journaliste n’a le temps de le faire, et très peu de journalistes ont des secrétaires, des assistants, pour filtrer toutes ces données. De plus, neuf communiqués de presse sur dix n’ont aucun lien avec les sujets dont il traite. Il donne l’exemple d’une attachée de presse qui le relance par téléphone, car il n’a pas donné de réponse suite à son communiqué. Le journaliste lui demande de lui en repréciser les grandes lignes et surtout laquelle de ses émissions est concernée... 

« Et là, en général, il y a un blanc. Savoir dans quel media et sur quels sujets travaille le journaliste est pour moi la base du métier d’attaché de presse ! Je n’ai rien contre les attachés de presse, la preuve, j’en ai épousé une, plaisante Olivier de Lagarde, mais en tant que professionnel, l’AP doit savoir précisément quelle est la valeur ajoutée de son information pour tel ou tel média, sinon sa relance téléphonique est une perte de temps pour les 2 parties…

Heureusement, tous ses échanges avec les professionnels des RP ne se déroulent pas ainsi. Il y a quelques temps, Olivier de Lagarde présentait l’émission Un monde d’idées sur France Infos, dans laquelle il s’entretenait notamment avec des philosophes. Un attaché de presse le relance quant à un communiqué de presse sur deux livres parus récemment dont il pourrait être intéressant de traiter dans son émission. Il reçoit les livres deux jours plus tard, interviewe les auteurs dans son émission … Et l’émission rencontre un grand succès.

« Aujourd’hui, j’ai reçu 247 communiqués de presse par email dont 148 qui ne me concernent absolument pas » - Robert Kassous

Mal cibler ses journalistes est une perte de temps pour les journalistes mais aussi pour les communicants. Ainsi, submergé d’informations, le journaliste se protège, refuse de donner ses coordonnées, change d’adresse email.

Mais on peut se demander d’où vient ce mauvais ciblage : vient-il des fichiers presse que les attachés de presse achètent ? Lors du débat, nous avons parlé de nos propres fichiers presse Cision.

Quelle est la place des fichiers presse Cision ?

Cision propose dans sa suite logicielle des fichiers presse France et Monde répertoriant journalistes et blogueurs. En France, ces fichiers sont mis à jour quotidiennement par 20 documentalistes. Le logiciel regroupe l’historique du travail du journaliste, ses comptes réseaux sociaux, ses calendriers rédactionnels … 

Les journalistes s’accordent tous trois sur la qualité des données présentes dans la base de données Cision. Ils confirment qu’ils reçoivent régulièrement des appels du service documentation Cision pour connaitre d’éventuels mouvements de leur situation professionnelle ou autres changements de coordonnées. Cependant, un outil est une aide, il ne remplace pas l’expertise de l’attaché de presse. Construire une liste de presse sur Cision fait gagner beaucoup de temps aux professionnels des RP, mais leur travail ne s’arrête pas là.

En effet, la valeur ajoutée des attachés de presse est vraiment le relationnel qu’ils entretiennent avec les journalistes. Bien évidemment, les professionnels des RP ne peuvent pas connaître personnellement tous les journalistes, mais ils oublient souvent de plus s’intéresser à leurs travaux. Robert Kassous insiste sur le fait qu’avec toute la Data disponible aujourd’hui notamment à travers les outils comme Cision, mais aussi les réseaux sociaux, ou tout simplement Internet, il est relativement simple de savoir à quoi s’intéresse le journaliste, de quels sujets il traite. Le logiciel Cision répertorie le journaliste dans la catégorie « économie ». Mais ce secteur est large ! Parle-t-il d’économie dans un secteur particulier ? Sous un angle particulier ?

Ce travail est souvent négligé par manque de temps par les professionnels des RP, et pourtant, il est indispensable. Il permet d’envoyer son communiqué de presse à la bonne personne et au bon moment.

2) Une autre gestion du temps

Les attachés de presse ne sont pas les seuls à manquer de temps.

Isabelle Bourdet, directrice du Pressclub de France et journaliste, confiait que le plus gros bouleversement qu’a connu le journaliste est la totale réorganisation de son temps de travail. Des rédactions allégées, une quasi disparition des assistantes … Mais une productivité et une réactivité demandée toujours plus élevée. Les attachés de presse doivent donc eux aussi se réorganiser en conséquence.

Il faut que les attachés de presse comprennent que nous sommes en stress à cause de la productivité accrue qui nous est demandée. En général, les attachés de presse tombent malheureusement sur nous au mauvais moment au téléphone. - Olivier de Lagarde

Ce qu’il faudrait, c’est que les attachés de presse soient aussi disponibles de leur côté quand on essaie de les rappeler car souvent, ils sont déjà passés à autre chose. - Olivier Martocq

Y a-t-il encore un intérêt pour les conférences de presse ?

Par manque de temps, les journalistes ne peuvent malheureusement pas assister à toutes les conférences de presse, cependant, ils les apprécient toujours autant. En effet, ces conférences leur permettent souvent de rencontrer directement les directeurs des entreprises qui sont eux aussi très difficiles à joindre.

De plus en plus d’entreprises et d’organisations mettent en place un système de streaming afin que les journalistes puissent assister en live aux conférences de presse depuis leur bureau, et poser des questions par écrit. Les trois journalistes s’accordent sur le fait que ces systèmes sont une bonne alternative.

Le recours aux nouvelles technologies comme levier d’efficacité de ses RP semble être indispensable : changeons nos habitudes et soyons créatifs pour mieux répondre aux problématiques de temps des journalistes !

3) Une chose est sûre : les journalistes ont toujours autant besoin des RP, même avec les réseaux sociaux

Dans une récente étude Cision, 37% des journalistes français affirmaient qu’ils étaient moins dépendants des attachés de presse depuis les réseaux sociaux. Comparé à l’Allemagne, le Royaume-Uni, Le Canada, La Suède et la Finlande, c’est même le plus fort taux.

Qu’en pensent les journalistes ?

Les trois journalistes ne sont pas forcément d’accord. Sur les réseaux sociaux, ils partagent leurs articles et développent leur personal branding, mais ils recherchent également des informations en suivant attachés de presse et sociétés.

Les journalistes ont toujours autant besoin des attachés de presse. Il faut savoir que 30% des informations proviennent des communiqués de presse des attachés de presse. Les 70% restants sont déjà prévus dans le calendrier rédactionnel. Par exemple, pour le procès Cahuzac, les journalistes connaissaient déjà la date du procès.

Le communiqué de presse reste selon les trois journalistes le meilleur moyen de transmettre une information. Leur boîte mail étant saturée, ils aimeraient des objets de mail qui contiennent bien les 5W (What, When, Where, Who,Why) pour pouvoir directement voir si l’information les intéresse ou non.

Quoi qu’il en soit, face aux grandes mutations de ces métiers médias, à la course à l’audience que se livrent les professionnels des médias, attachés de presse et journalistes doivent se serrer les coudes et construire une véritable stratégie gagnant-gagnant. Ils insistent sur le fait que le métier d’attaché de presse ne s’arrête pas à la retombée. En effet, leur métier s’est élargi et faire briller le travail du journaliste, notamment en partageant leurs articles sur leurs réseaux sociaux pour en accroître la visibilité rentre aujourd’hui pleinement dans leur mission. 
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Emilie Geoffroy-Ponson's curator insight, January 11, 7:42 AM
Eh bien ils attendent une info pertinente, bien ciblée en cohérence avec leur ligne éditoriale et...l'actu !
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Améliorer le référencement de son site web - Coulisses.co -

Améliorer le référencement de son site web - Coulisses.co - | Relations presse | Scoop.it
Chargé de communication d’un festival ou d’un lieu de spectacle, vous savez combien il est important d’être présent sur le web, au-delà des seuls réseaux sociaux. Vous savez également qu’un site absent des premières pages de Google est comme invisible des internautes. Pour monter dans les réponses des moteurs de recherches, il est certes possible d’avoir recours au référencement payant (SEA) . Mais avant cela, il est pertinent de tirer le meilleur parti possible du référencement naturel (SEO). Voici 8 conseils pour optimiser la visibilité de votre site.

1 - Ecrire des contenus uniques et informatifs

Avant toute chose, vous devez avoir une règle en tête : ce qui plaît aux internautes, plaît à Google. En effet, la mise à jour de Google Panda, le dernier algorithme du moteur de recherche, favorise les sites qui produisent des contenus pertinents pour les internautes.

Dans cet esprit de satisfaire l’utilisateur, les moteurs de recherche, et notamment Google, refusent les copier/coller. Vous obligeant ainsi à asseoir votre statut de référent, ils incitent à la création de contenus originaux, informatifs et qui intéressent votre cible. Dans le cadre d’un festival par exemple, n’hésitez pas à enrichir votre site d’interviews d’artistes, de metteurs en scène ou de montrer ce qui se passe en coulisses…comme le fait par exemple le Théâtre des Champs-Elysées via le blog du TCE.

Avoir du contenu intéressant est une bonne chose, mais ce que les moteurs de recherche aiment également, c’est la nouveauté et la régularité. C’est pourquoi, il vous faudra programmer vos publications à dates régulières : vous pouvez ainsi décider d’alimenter votre site (ou blog) deux fois par mois, une fois par semaine ou plus régulièrement. L’important est de conserver, dans le temps, cette régularité de publication.

2 – Personnaliser les adresses (URLs) des pages

Vous l’avez sans doute remarqué, certaines URLs sont difficilement compréhensibles pour les internautes et donc difficilement mémorisables. Or, une URL claire sera mieux référencée par les moteurs de recherche. De plus, une URL bien pensée, avec des mots mémorables, apparaîtra clairement dans les moteurs de recherche. Insérez dans ces URLs des mots-clés afin d’optimiser votre référencement est un vrai plus. Pour ce faire, plongez-vous dans chacune des URLs de votre site ou optez pour un outil qui vous aidera à simplifier ou à raccourcir vos URLs.

Ainsi, au lieu de : http://www.monfestival.fr/page12.html, créez http://www.monfestival.fr/edition-2016.html. C’est aussi plus simple à partager, non ?

3 – Multiplier les formes de contenus

Certes, seuls les textes ont un intérêt pour l’analyse automatique effectuée par les robots des moteurs de recherche. Toutefois, Google et bien d’autres apprécient la diversité des contenus : textes, images, vidéos… Pourquoi ? Parce qu’ils servent l’intérêt des internautes. Plus incitatifs, plus engageants, les images et les vidéos accroissent aussi le temps passé sur votre site. Vous pouvez ainsi agrémenter une interview d’une ou plusieurs photos, puis annoncer la prochaine édition par un teaser vidéo comme sur le blog de Musica. Ce blog est d’ailleurs un bon exemple puisqu’il présente des photos, des reportages, une vue dans les coulisses…

La mesure dans toute chose étant préférable, attention toutefois à ne pas surcharger votre site d’images trop lourdes ou de vidéos trop longues. Si vous disposez de vidéos en grande quantité, il serait plus intéressant de créer une chaîne YouTube.

4 – Optimiser les balises <title> et <meta>-description

« Ce qui s’énonce clairement, se conçoit aisément. » Cette sentence est aussi vraie pour les pages de votre site. L’idéal est de travailler une balise <title> pour chacune des pages de votre site : le sujet de la page doit être résumé dans le titre. Ce dernier se doit donc d’être unique, pertinent (c’est-à-dire correspondre au sujet traité par la page) et court.

De même, la méta-description, ce court texte présent sous la balise <title> , doit être soignée. Elle contient une ou deux phrases, reprenant un ou deux mots-clés, qui décrivent parfaitement le contenu de la page. Cela est utile à la fois pour l’internaute – pour lesquels une description plus claire de votre page apparaîtra dans les résultats de recherche - et les moteurs de recherche qui indexeront vos pages de manière plus pertinente.

5 - Hiérarchiser le contenu

Lorsque l’internaute recherche une information, il veut la trouver rapidement et facilement. Pour gagner en lisibilité, vos articles doivent respecter un certain nombre de règles spécifiques à l’écriture web. Ajoutons que vos informations doivent suivre une écriture pyramidale : les informations essentielles doivent être écrites en début d’article.

C’est pourquoi il est important de hiérarchiser les informations de votre article dans une structure claire. Organisez vos articles en y insérant des titres … A l’intérieur des paragraphes, soulignez les termes importants en utilisant le gras ou la couleur.

6 - Insérer des liens internes et externes pertinents

Les liens internes permettent de renvoyer à un contenu traité dans une autre page de votre site. Ce qui signifie aussi que l’internaute va potentiellement rester plus longtemps sur votre site. Les liens externes renvoient vers d’autres sites proches et dont le contenu apporte une vraie information à l’internaute. Les moteurs de recherche apprécient ces renvois car ils servent l’expérience utilisateur. C’est aussi, pour vous, la possibilité que le site cité vous rende la pareille et renvoie un lien vers votre site.

Toutefois, il est totalement inutile d’en faire « trop ». En effet, il est essentiel de respecter certaines règles et notamment celle d’insérer un voire deux liens pour 100 mots environ. De même, ces liens doivent obligatoirement renvoyer à un contenu en relation avec le thème abordé. C’est pourquoi, il est nécessaire de travailler en amont les liens internes : dans l’intérêt de l’internaute, quelles pages doivent être liées ? Ce lien lui permet-il d’aller plus loin ? d’y voir plus clair ?

Enfin, sachez que les mots que vous choisirez pour composer votre lien doivent servir à la fois votre référencement et l’expérience utilisateur. En effet, un lien nommé “cliquez ici” est totalement inutile en termes de référencement mais aussi au regard des visiteurs puisque qu’il ne sait pas où ce lien le renvoie. Or, un internaute non informé est un internaute perdu. L’internaute veut aller vite, être efficace. C’est pourquoi vous devez écrire ce que l’utilisateur verra dans la page suivante.

7 – S’assurer que son site est optimisé pour les mobiles et les tablettes

Depuis quelques années, Internet n’est plus l’apanage des ordinateurs. Smartphones, tablettes… Les internautes naviguent depuis leurs outils mobiles : en mars 2015, près de 35% des visites de sites s’effectuaient depuis un mobile, soit une progression de 2,9 points en 3 mois. La tablette, quant à elle, totalise 9,5% de part de visites, toujours selon les chiffres de Médiamétrie (mars 2015). C’est pourquoi Google favorise les sites optimisés pour les sites mobiles et les tablettes, des sites dits “responsive design”, c’est-à-dire conçus pour s’adapter à différents supports. Il est évident qu’aujourd’hui, les sites ne peuvent plus se passer de ce critère.

8 – Travailler les liens entrants

Les liens entrants, ou backlinks, sont autant de gages de sérieux aux yeux des moteurs de recherche. Si vous pouvez compter sur le renvoi de liens vers votre site de la part d’internautes ou d’autres chargés de communication ou web rédacteurs, vous ne pouvez pas vous en contenter. C’est pourquoi, il est nécessaire de travailler ces liens via le référencement de votre site dans des sites spécialisés… Ainsi, chargé de communication pour un festival, vous chercherez à référencer votre site dans les guides culturels, les informations touristiques (office de tourisme par exemple)… Vous pouvez aussi imaginer des partenariats avec les hôtels et restaurants autour de votre festival ou votre lieu de spectacle pour faire des échanges de liens.

Bien que non exhaustifs, ces conseils sont essentiels. N’oubliez pas la règle d’or : le meilleur moyen d’améliorer le référencement de votre site web est d’apporter régulièrement du contenu nouveau intéressant à vos visiteurs internautes.
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Culture RP » Avant d’ajuster vos budgets, calculez le coût pour mille de vos RP. Vous serez certainement étonné de leur efficacité.

Culture RP » Avant d’ajuster vos budgets, calculez le coût pour mille de vos RP. Vous serez certainement étonné de leur efficacité. | Relations presse | Scoop.it
C’est désormais un triste classique annoncé aux consultants en relations publics en fin d’année, lors des arbitrages budgétaires : « Nous avions des économies à faire dans nos budgets marketing- communication. Nous avons étudié les résultats obtenus via nos investissements publicitaires, en marketing direct, nos actions de SEO et les RP. Je suis vraiment désolé, mais je dois vous annoncer que nous avons dû couper essentiellement dans le budget RP. Vous faites un sacré job, mais nous n’avons pas réussi à démontrer l’efficacité des actions PR et le retour sur investissement ».

Pourtant, les RP génèrent bien des résultats business – ou plus largement contribuent à influencer les comportements – selon des objectifs définis en amont des campagnes, que ce soit générer des actes d’achat, susciter l’évolution des gestes écoresponsables, réussir des levées de fonds, augmenter le trafic sur un site web marchand ou en magasin… Mais ces résultats ne sont pas mis en corrélation.

Pourquoi ? Soit par ce qu’ils sont enregistrés par d’autres départements, soit tout simplement parce que l’objectif final de contribuer au succès de l’activité a été oublié au profit d’un objectif « intermédiaire » : obtenir une médiatisation.

La nouvelle édition du référentiel de la mesure RP vient démontrer le rôle et l’importance des stratégies d’influence. Comment ? En alignant simplement les indicateurs utilisés par la profession RP sur le « Customer Journey » et en s’inspirant des pratiques ayant fait leur preuve en marketing.

• Votre stratégie consiste à gagner en notoriété dans les médias ? La matrice du référentiel vous propose les indicateurs pertinents.
• Votre prochaine annonce vise à associer les valeurs d’innovation à votre marque auprès d’un public clé ? Jetez une œil à la matrice, vous trouverez les KPI’s à utiliser.
• Vous souhaitez démontrer que les moyens engagés génèrent des résultats business ? La matrice vous apporte la méthode pour le calculer

Rien de nouveau ? Pas si sûr.

D’abord jamais auparavant autant de groupements de communicants ne s’étaient ralliés, unanimement, derrière une seule méthode et des indicateurs communs couvrant toutes les pratiques RP, y compris sur le digital. Le document réunit les signatures de SyntecConseil en relations publics, l’Union des annonceurs, Communication & Entreprises, Communication Publique, Information Presse & Communication, le Synap, AMEC, Argus de la presse, Kantar Media, Occurrence, LaunchMetrics, Cision…

Jamais auparavant les acteurs français ne s’étaient dotésd’un cadre parfaitement compatible avec les meilleures pratiques à l’international et notamment l’incontestable « Intergrated Evaluation Framework » de l’AMEC faisant autorité sur les marchés de par le monde.

Enfin, aucun document n’a jamais été autant abouti sur la praticité de sa prise en main. Une seule slide (la matrice) suffit pour mettre en avant le parcours de l’influence, et démontrer l’apport des RP au succès d’une marque ou d’une institution.

Si le premier référentiel lancé en 2014 avait le mérite de souligner le rôle joué par la mesure RP sur l’intérêt des stratégies d’influence en France, la nouvelle édition du référentiel, fort de sa méthode unique, simple, pédagogique et largement validée vient clairement renforcer le crédit de la profession et permettra aux RP d’être toujours mieux compris par les décideurs.

La nouvelle impulsion « #WeArePRoud » lancée par Pascale Azria, nouvelle présidente du Syntec Conseil en relations publics, est visiblement déjà bien en marche.
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Culture RP » Le Référentiel de la mesure, une affirmation de l’efficacité des Relations Publics

Culture RP » Le Référentiel de la mesure, une affirmation de l’efficacité des Relations Publics | Relations presse | Scoop.it
Pourquoi la valorisation du conseil en relations publics et la mesure de son impact sont-ils importants dans votre profession ? 

La valorisation du conseil est un sujet majeur pour la profession. 
L’avènement du digital et la relation plus directe des organisations avec leurs publics ont renforcé notre expertise, élargi notre champ d’action. 
Notre métier prend ainsi tout son potentiel avec cette nouvelle donne. 
Et pour inscrire les relations publics dans une réflexion globale de communication, il est indispensable de mesurer de manière probante et incontestable les PR. 
Nous avons ainsi travaillé avec l’ensemble des acteurs de la profession* à une version enrichie du référentiel des relations publics lancé en 2014. 
Cette nouvelle version du Référentiel de la Mesure a été présentée au Syntec RP il y a peu. 

Quelles sont les raisons de cette version 2 ? 

Nous avons lancé la 1ère version en sachant déjà, et en l’annonçant d’ailleurs, qu’il y aurait une V2. 
Cette V1 avait pour objectif de : 
- Dresser une liste d’une trentaine d’indicateurs démontrant que l’équivalence publicitaire n’était pas une fatalité 
- Proposer une méthodologie pour accompagner les professionnels dans la formalisation de la mesure des relations publics 
- Inciter au dialogue sur les objectifs, entre agences et clients ou entre département RP/Communication/Marketing et direction générale en amont de la mise en place des dispositifs 

Nous avons ensuite écouté pendant 1 an 1/2 les professionnels dans leur usage et relevé les points d’optimisation afin de proposer finalement un outil qui soit totalement adapté aux besoins et aux pratiques. 

Quels sont ses nouveaux outils de mesure mis en œuvre pour démontrer l’efficacité des stratégies et dispositifs RP ?

La V2 que nous venons de présenter est le fruit d’une réflexion collective qui bénéficie de : 
- la mobilisation de l’ensemble des acteurs, affirmant ainsi une reconnaissance unanime et incontestable 
- la compatibilité internationale 
- la décomposition du cycle de l’influence permettant de connecter l’impact des actions à la stratégie et aux efforts engagés 
- l’intégration du customer journey 

Ces 4 évolutions sont majeures dans la compréhension de la valeur des PR et dans leur efficacité. 
Elle comprend également 3 outils clés qui rend la mesure accessible à tous : 
- La matrice encadrant la démarche et permettant une praticité à l’usage - Les indicateurs intégrés à celle-ci et expliqués 
- Des cas pratiques pour projeter directement les professionnels dans son utilisation 

Ce référentiel a une importance stratégique pour de nombreux acteurs. Comment comptez-vous le faire adopter par les agences et les clients ? 

L’adoption est le point clé qui a animé notre réflexion sur cette V2. Celle-ci passe par la connaissance de cet outil et par la mise en pratique de la matrice.
Plus les professionnels entendront parler de celle-ci, plus ils auront envie de l’utiliser, car elle répond à une très forte attente. En effet, selon un sondage réalisé très récemment par Cision pour l’AMEC auprès des professionnels, un des principaux freins à la mesure est le manque de normes et de points de référence (pour 50% des interrogés !). 
Et plus la mise en pratique sera facilitée, plus la matrice sera adoptée, tant son bénéfice est probant. 
Ainsi, suite au lancement, nous nous attelons à un audacieux programme d’information auquel prennent part tous les contributeurs au référentiel : plus d’une dizaine de présentations sont prévues à Paris sur les 4 prochains mois auprès des agences et des professionnels en entreprise et autant dans différentes villes de France dont Lyon, Nantes, Bordeaux. Et des ateliers sont déjà programmés afin de que les consultants s’approprient totalement l’outil.
Vous le voyez, tout est mis en place pour son adoption rapide et pour positionner la France à la pointe dans ce domaine.
Vous l’aurez compris, avec notre nouveau CA et ses administrateurs, et globalement avec l’implication de l’ensemble des agences de Syntec Conseil en Relations Publics, une dynamique est en marche afin de projeter notre métier dans l’avenir des organisations.

Pascale Azria, Présidente de Syntec Conseil en Relations Publics Directrice Générale Associée de Kingcom

*Syntec Conseil en Relations Publics, AMEC, Argus de la presse, Cision, Communication et Entreprise, ICCO, Kantar Media, Information Presse & Communication, Launchmetrics, Occurrence, PRCA, Synap et l’Union des Annonceurs.
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La facturation aux résultats aux antipodes de notre profession | SYNAP

La facturation aux résultats aux antipodes de notre profession | SYNAP | Relations presse | Scoop.it
Nous sommes tous de plus en plus confrontés à des agences qui proposent à leurs clients des prestations facturées aux résultats. Fini les honoraires mensuels calculés selon le temps passé ! Bonjour la facturation à l’article de presse !

Eh oui ! L’un des challenges de notre métier est d’arriver à valoriser notre travail et nos résultats. Le SYNAP avait d’ailleurs travaillé en collaboration avec d’autres organisations professionnelles pour proposer un Référentiel des Mesures des Relations Publics permettant de démontrer à nos clients la valeur dégagée par des actions de relations presse.

Oui, mais alors, « pourquoi ne pas proposer une facturation aux résultats ? » me demanderez-vous ?

Montesquieu disait : « il faut respecter la Loi avec la Pensée de derrière que c’est parce que c’est la Loi ». Pour le paraphraser, je répondrai donc : « on ne facture pas aux résultats, parce que notre éthique nous l’interdit ».

L’article 11 (chap. 3) du Code de Lisbonne (l’un des textes fondateurs de notre profession) précise :
« Pour ses services, le professionnel de relations publiques ne peut accepter de rémunérations que sous la forme de salaires ou d'honoraires ; il lui est interdit d'accepter tous paiements ou autres compensations matérielles, qui seraient automatiquement liés à des résultats professionnels quantitatifs. »

Mais laissons de côté ce petit point d’éthique. Facturer aux résultats soulève les problèmes suivants :
- Nos clients nous payent avant tout pour du conseil sur la meilleure façon pour eux d’être visibles dans les média. Et une prestation de conseil ne se traduit pas forcément en couverture presse ; une facturation aux résultats n’en tient donc pas compte.
- Il existe quelques publications qui reprennent toutes les informations qu’elles reçoivent sans les vérifier ni les filtrer. Aussi, une agence qui facture aux résultats pourra aisément faire paraître autant d’articles qu’elle le souhaite dans ce type de publications et ensuite facturer ses clients au prorata de ces publications. Mais concrètement, un article dans La Correspondance de la Basse Lozère ne permettra pas à un éditeur de logiciels de CRM de vendre le moindre produit. Or, notre mission est bel et bien d’aider l’entreprise à vendre ses produits et services.
- Quelques journalistes accusent les attachés de presse de vivre sur leur dos. Que diraient-ils s’ils apprenaient que l’article qu’ils ont écrit librement et en y apportant leur caution était refacturé à l’un de nos clients ? Nous perdrions de fait la confiance qui doit s’installer entre nos professions.
- Une stratégie de relations publics se réfléchit, se construit, et se met en œuvre. Le mode de rémunération aux honoraires permet ainsi de faire correctement notre travail en nous laissant le temps de réfléchir, d’analyser et d’établir la meilleure stratégie. À l’inverse, une rémunération aux résultats place l’agence dans la situation de produire le plus rapidement possible... Cette situation ampute de fait la campagne de RP de son préalable stratégique nécessaire, au risque de la rendre moins efficace. Une politique de « coups » et non une stratégie construite.

En conclusion, je vous dirai que tout nous interdit la facturation aux résultats : notre éthique mais aussi l’exigence que nous avons pour nos activités. Et puis, entre nous, un client qui ne voudrait payer qu’aux résultats ne serait pas un bon client… Car ce client est par nature impatient, en attente de retour sur investissement rapide et impératif… bref, un client qui va nous pourrir la vie sans reconnaître notre réelle valeur ajoutée.

Bruno SANVOISIN - BS Conseil & Communication 
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7 bonnes pratiques pour mesurer l'impact des Relations Presse

7 bonnes pratiques pour mesurer l'impact des Relations Presse | Relations presse | Scoop.it
Mesurer l'impact d'une campagne de relations presse est depuis toujours sujet à controverse. Comment analyser la couverture médiatique d'une entreprise de façon à prouver, ou non, l'efficacité des actions menées ?

1. Déterminer les enjeux du bilan

Une fois la campagne de relations presse terminée, il convient d'analyser les résultats en fonction des objectifs de départ. L'intérêt est d'évaluer l'efficacité des actions menées pour en tirer les améliorations pour l'éventuelle future campagne. Mener en équipe une réflexion stratégique avec les résultats de parts de voix et les analyses du positionnement des concurrents, des tendances, des pratiques du marché, est indispensable à la réussite d'une campagne de relations presse.

2. Fixer le périmètre à étudier

Effectuer un bilan média post campagne est une bonne chose, à la condition d'analyser un paramètre défini de manière intelligente. L'impact d'une campagne peut se mesurer d'après plusieurs critères : la médiatisation obtenue, la notoriété acquise sur la période, la réputation online, le business généré, etc. Cependant, lorsque la campagne est étendue aussi bien dans le temps que sur le plan des des sujets traités, il faut effectuer plusieurs bilans en choisissant un sujet sur une période donnée.

3. Prendre en compte l’impact online

La digitalisation des relations presse accentue l'importance de l'impact online.
Au niveau social, analyser l'intérêt des internautes, l'interaction avec eux (likes, abonnés...) ou encore le partage de votre contenu, est un moyen de mesure concret et efficace. De plus, l'évolution du référencement de l'entreprise depuis le début de la campagne est un excellent indicateur de l'efficacité de vos actions.

4. Utiliser des outils de mesure pérennes, fiables et pertinents

Une fois le paramètre déterminé, il importe de choisir des méthodologies de mesure cohérentes pour gagner la confiance de votre interlocuteur. Les résultats obtenus doivent, d'une part, être calculés avec une méthode pertinente, objective et pérenne, et, d'autre part, être compréhensibles par tous, de façon simple et transparente dans le bilan. Enfin, pour répondre aux mieux aux objectifs de la campagne de relations presse, il faut bien sûr choisir les indicateurs de mesure y répondant directement.

5. Choisir des outils mesurant l'impact au niveau qualitatif et quantitatif

Sans trop multiplier les indicateurs, il est important de distinguer la mesure quantitative de la mesure qualitative. Une page dans Les Échos n'équivaut pas à une page dans un mensuel local, tandis que le nombre d'articles parus joue sur l'étendue de la visibilité presse et donc sur le nombre de lecteurs visés.
Au-delà des indicateurs disponibles habituellement, les actions RP peuvent avoir des répercussions sur le business de l'entreprise. Si la campagne de relations presse a contribué à l'acte d'achat et donc à l'augmentation du résultat, il faut en tenir compte dans le bilan média post campagne.

6. Maintenir les objectifs des actions RP

Mesurer l'impact des relations presse, c'est aussi garder en ligne de mire les objectifs généraux des actions de relations presse : augmenter la notoriété, installer une nouvelle image, intégrer des valeurs clés à l'entreprise. Les relations presse c'est se faire connaître, se dévoiler ou dévoiler son expertise, pour modifier les comportements et devenir l'entreprise à choisir parmi d'autres.

7. Auditer les journalistes

Une stratégie de relations presse est souvent mise en place suite à d'un audit des journalistes ou / et influenceurs.
Cette analyse nous dira comment l'entreprise est perçue par les media, quels messages spécifiques ils retiennent pour mieux répondre à leurs attentes vis-à-vis de la marque, des speakers qu'ils ont régulièrement au téléphone, etc.

En bref, il n'y a pas un indicateur de mesure universel pour analyser l'impact d'une campagne de relations presse. Établir une valeur précise d'une campagne semble difficile face à la multitude d'enjeux. C'est une problématique délicate où chaque agence utilise sa propre méthode et ses propres indicateurs.
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JFMarty Relations Presse's curator insight, September 17, 2016 2:51 AM
Comment prouver l'#efficacité d'une campagne de #relationspresse
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Les Relations Publics pour les nuls (et les philosophes)

Les Relations Publics pour les nuls (et les philosophes) | Relations presse | Scoop.it
25. C’est le nombre d’années qu’il m’aura fallu pour comprendre ce qui fait des Relations Publics une discipline aussi mal comprise dans le mix marketing et communication.

Un long parcours plein de complexités

De longues années à trouver des chemins de traverse usant de toutes les variations autour de l’influence, de la réputation, des leaders d’opinion, du bouche à oreille, du story telling, de plateformes de contenus narratifs pour expliquer qu’il ne s’agit pas (que) de relations avec la presse.

Un véritable parcours du combattant à défendre la « magie » des RP qui repose pourtant sur une technicité : abandonner une partie du contrôle de son message tout en défendant son relais par d’autres par la pertinence de ses mécaniques créatives, éditoriales et relationnelles, qui doivent suivre des règles spécifiques.

Plus de deux décennies à nous abriter derrière des codes d’Athènes (1965) et de Lisbonne (1978) aussi peu considérés que la charte de Stockholm (2003) pour justifier l’incongruité de s’appuyer sur l’équivalence média des retombées pour fixer des objectifs RP.

Une éternité à rappeler que non, définitivement, les RP n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais une façon de « faire de la pub pour pas cher ».

Force est de constater que nous avons largement échoué alors même que les RP sont devenus un buzz word souvent mal employé. Partout dans le monde.

C’est en préparant un cours pour de futurs philosophes, très loin de nos problématiques de marketeux que j’ai réalisé que nous avions oublié trop longtemps d’expliquer le sujet simplement.

Les RP résumées en 5 règles simples

Les RP consistent à créer et mettre en œuvre les meilleurs dispositifs pour que des relais d’opinions reprennent à leur compte et diffusent en toute indépendance les messages d’une marque, d’une entreprise ou d’une personnalité.

Cette définition qui reprend les bases des RP s’accompagne de quelques règles immuables pour assurer la puissance des programmes RP. Elles sont pour la plupart en contradiction avec les idées reçues qu’il ne faut plus passer de temps à combattre pour préférer se concentrer sur l’efficacité.

Il s’agit de s’intéresser en premier lieu aux relais d’opinion. Ils ne sont pas les cibles finales mais sont suivis par elles. Les dispositifs RP sont créés pour eux, ils en constituent donc le point de départ, pas le dernier maillon de la pensée stratégique.

Qui sont ces leaders d’opinion ? Ils sont influents donc légitimes sur le sujet, crédibles auprès de leur public et indépendants donc non rémunérés. Ils peuvent être journalistes, parlementaires, experts, influenceurs digitaux entre autres sur Instagram, Twitter ou YouTube, ambassadeurs internes de l’entreprise, célébrités, intellectuels…, ils ont donc des attentes et des moyens d’expression très différents qui doivent être pris en compte. Connaître les influenceurs, lire leur production, observer leurs centres d’intérêt est un passage obligé passionnant, pas une corvée.

Règle #1 : La liste des influenceurs prioritaires est déterminée avant toute réflexion stratégique et créative

Le contexte de l’opinion publique compte au moins autant que celui de la marque qui communique. Parler aux influenceurs des sujets qu’ils ont en tête au moment où l’on s’adresse à eux est un incontournable. Les sujets dans l’air du temps peuvent être anticipés et doivent être pris en compte. D’autant plus si c’est pour mieux rebondir sur les sujets qui ne s’anticipent pas. Il ne s’agit pas que de lire le journal tous les jours, il s’agit de s’assurer qu’aucun des sujets qui mobilisent vos cibles ne vous est étranger, même s’il n’entre pas exactement dans vos centres d’intérêts premiers. A l’inverse, ignorer le contexte peut mener tout droit vers la genèse d’une situation de crise.

Règle #2 : L’idée centrale RP exprimera clairement en quoi elle traversera la tendance
… Que cette dernière soit émergente, ponctuelle ou durable.

Lorsque l’idée centrale, tellement simple qu’elle se résume en une phrase, est établie, il s’agit de l’activer. Qui penserait à déclencher une action sans anticiper très exactement ce qu’on en attend ? Pourtant, de trop nombreux plans d’activation RP font l’économie de cette formalisation probablement perçue comme anecdotique. Pourtant, challenger une idée d’activation RP poursuit en général un seul objectif : mieux maîtriser ce que les influenceurs pourront en faire, ce qu’on souhaite qu’ils produisent idéalement sur cette base.

Règle #3 : Formaliser l’action attendue des influenceurs à la suite d’une activation proposée pour s’assurer qu’elle est optimisée au mieux

Face à des objectifs ambitieux, le dispositif RP peut parfois compter sur une idée « maligne et pas cher », dans l’esprit d’un coup de poker. Parfois ça marche. Mais comme son nom l’indique, ça ne marche pas à tous les coups. Pour un engagement plus fiable, l’ambition du dispositif sera proportionnel l’ambition stratégique. Le véhicule RP créé pourra devenir une machine à produire du contenu, embarquer des leaders d’opinion et marquer les esprits. Il aura une vocation à s’installer dans la durée et anticipera la mesure régulière de son impact.

Règle #4 : Un dispositif RP est un investissement proportionnel à l’enjeu stratégique qu’il poursuit, il intègre d’ailleurs systématiquement le coût de la mesure de l’objectif final

Une stratégie RP responsable ne pourra en aucun cas s’engager sur un impact final, d’image ou business, puisque cet impact est soumis à l’action de tierces personnes dont on respectera l’indépendance absolue. Elle exprimera des objectifs finaux mesurables même si la mesure de son succès se fera sur des indicateurs intermédiaires de performance des actions menées. Dans ce cadre, s’engager sur une équivalence publicitaire n’est pas acceptable et même condamnable. Il s’agira plutôt de viser un nombre quantifié de cibles finales touchées avec les messages pré-établis en établissant les moyens qui sont stratégiquement justes (et mesurés) pour y parvenir.

Règle #5 : fixer les KPIs d’une campagne RP fait partie de la démarche stratégique, pas d’une négociation juste avant d’activer une campagne

Mes étudiants philosophes ont trouvé tout ça très évident, même si ce n’est pas ce qu’ils imaginaient des RP. Ça a ressemblé à une victoire. Reste maintenant à embarquer tous les professionnels de la com et du marketing.

Auteur : Eric Maillard, Ogilvy Public Relations, Managing Director
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Le journaliste français reçoit un communiqué de presse toutes les 8 minutes !

Le journaliste français reçoit un communiqué de presse toutes les 8 minutes ! | Relations presse | Scoop.it
Gootenberg, agence conseil en Relations Publics, publie les résultats d’un sondage[1] portant sur l’intérêt des communiqués de presse reçus par la communauté des journalistes français.

Combien en reçoivent-ils quotidiennement, et pour quelle utilité ? A l’heure des réseaux sociaux, les journalistes jugent-ils cet outil encore pertinent - ou bien envisagent-ils des alternatives ? Au final, cette enquête vise à vérifier si ce mode de communication traditionnel avec les médias a encore sa place dans la palette des communicants.

Un communiqué toutes les 8 minutes

Sans surprise, le premier constat est que les boites mail des rédactions sont soumises à un incessant bombardement. Avec une moyenne de 60 communiqués par jour, le journaliste français est sollicité toutes les 8 minutes par une info requérant son attention ! Si 42% d’entre eux, les plus chanceux, se contentent d’en recevoir moins de 30 par jour, on note que 10% des journalistes déclarent en recevoir plus de 200.

Une utilité marginale

Pour autant, ce déluge d’information ne leur rend pas de grands services : Pour près de 80% d’entre eux, moins de 10% de ces communiqués leur sont utiles. Et la majorité des journalistes estime ainsi à moins de 5% le volume de l’information utile. Au total, ce sont plus de 93% des communiqués qui ne présentent pas d’intérêt pour leurs destinataires.

Les solutions ?

Existe-t-il un remède à cette fantastique déperdition d’information ? Questionnés sur les alternatives au communiqué de presse, les journalistes ébauchent, sans grande conviction, quelques pistes pour obtenir une information plus qualifiée. Parmi les moyens envisageables (plusieurs réponses possibles), figurent ainsi :

- Les contacts directs pour 28% des répondants (appels téléphoniques et rencontres en face à face)
- Les réseaux sociaux pour 32% des répondants (message privé ou communiqué posté)

Mais ils sont 40% à espérer en d’autres voies, sans pouvoir les préciser davantage…

Et 42% d’entre eux rêvent d’un quotidien où la disparition du communiqué leur laisserait toute latitude pour librement enquêter.

Pour François Ramaget, Président de Gootenberg : « Le flux de communiqués est perçu comme un mal nécessaire par la profession. Et aucun consensus ne se dégage en faveur d’une alternative réelle, avec près de 30% de journalistes qui souhaitent plus de contacts physiques et autant qui penchent pour le virtuel des réseaux sociaux. La solution, tous canaux confondus, ne réside donc pas dans le choix de méthodes d’approche, mais dans la qualité du ciblage. La vraie solution est du côté des agences. » 
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Emilie Geoffroy-Ponson's curator insight, September 9, 2016 6:01 AM
Je suis 100% d'accord la réponse se situe dans le super ciblage. Il n'y a pas de bonne solution pour joindre un journaliste débordé mais le simple envoi d'un communique de presse par mail me semble être la pire. Il faut persévérer dans la manière de le joindre (téléphone, twitter...) car c'est la phase la plus dure. enfin, il faut absolument avoir identifié le bon journaliste pour votre sujet. C'est la condition indispensable pour obtenir une retombée et devenir un interlocuteur fiable et intéressant pour le journaliste. 
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Culture RP » Les RP, un métier qui ne s’improvise pas!

Culture RP » Les RP, un métier qui ne s’improvise pas! | Relations presse | Scoop.it
Tribune de Marie-Laure Laville, General Manager au sein de l’agence internationale LEWIS France.

« Une carrière ne s’improvise pas, elle se construit » Emmeline Raymond

Le Consultant RP est un acteur de plus en plus reconnu dans la stratégie de l’entreprise et joue un rôle important auprès du Directeur Marketing. Il participe activement à la valorisation de l’entreprise par son rôle relationnel avec les différents publics.

Pour certains, le travail de Relations Presse semble facile, voire un peu « fleur bleue ». Il ne suffit pas d’être gentil, agréable et diplomate pour réussir dans ce métier. Tout au contraire, le rôle du consultant presse aujourd’hui est un exercice structuré, rigoureux et délicat faisant appel à plusieurs notions, compétences, outils et habiletés.

Le métier ne se résume pas à écrire des communiqués de presse et à faire des relances. Il demande une vraie réflexion, un esprit stratégique, une approche conseil à 360° : il faut être capable d’aborder une problématique sous toutes ses facettes. Le challenge du métier est de réussir à toucher une cible identifiée sur différents types de supports (ex : les médias traditionnels et numériques, les réseaux sociaux, les blogs…) en racontant une histoire qui crée du lien et une relation qui engage la conversation.

Et oui, les RP, c’est bien un métier ! On pourrait croire qu’attachée de presse est à la portée de tous, mais il n’en est rien. Il s’agit plutôt d’une activité spécialisée. Etre consultant presse est bien plus qu’une simple activité de relation, c’est un métier qui demande de véritables compétences et un esprit d’analyse. De nombreuses aptitudes sont donc nécessaires pour réussir dans ce domaine. Certains les ont naturellement, d’autres doivent travailler davantage. La motivation, la rigueur et l’audace font partie des éléments indispensables à développer.

Les Relations Presse sont au cœur de la transformation digitale des entreprises et de la société. Plus que jamais elles jouent un rôle dans cette mutation numérique.

Le métier est en mutation et demande des compétences de plus en plus expertes pour manager la digitalisation des marques et leur e-réputation. Les enjeux du digital réinventent le métier et font apparaître de nouvelles pratiques et tactiques de communication ainsi que de nouveaux acteurs : bloggeurs, influenceurs, ambassadeurs. Plus de cibles, plus de canaux de diffusion, plus de tactiques pour communiquer et diffuser ses messages à la bonne cible.

Il devient ainsi indispensable de bien connaitre les objectifs de son client et les attentes de sa cible. Le contenu d’excellence devient le cœur des marques et la clé du succès pour se différencier. Cela implique de se tenir informé en permanence sur les sujets qu’on est amené à traiter. L’enjeu d’une rédaction réussie réside dans la production de contenus attractifs, percutants, actifs et engageants qui auront vocation à être partagés. En offrant des contenus qualitatifs, la crédibilité et l’expertise de la marque augmentent et développent un attachement auprès du lecteur. Savoir écrire est un premier gage de réussite pour le consultant presse.

L’excellence ne s’improvise pas, cela devient tout un art de faire des RP aujourd’hui ! Le diplôme ne fait pas l’artiste mais complète la vocation. Aucun professeur n’enseigne tous les secrets du métier, mais des écoles publiques et privées sont là pour apporter les fondamentaux. Des diplômes sont délivrés pour les personnes souhaitant se former et acquérir les bases pour exercer ce métier des RP (ISCOM (Ecole Supérieure de Communication et Publicité), ESP (Ecole Supérieure de Publicité), EFAP (l’école des nouveaux métiers de la communication), IICP (Ecole de communication de Paris), Sup de Pub, Celsa, Sciences Po, DUT Information-communication option communication des organisations …).

L’avantage, c’est que vous pouvez faire des RP partout, dans n’importe quel secteur, car les bases restent les mêmes. L’univers choisi par le consultant dépendra de ses affinités et de sa personnalité. Il est en tous cas possible de distinguer deux grandes tendances globales : le B2B (business to business) et le B2C (business to consumer).

Voici la liste (non exhaustive) des principales aptitudes que requiert le métier de Consultant Presse.

Les 10 points essentiels du métier de consultant presse :

1- Etre audacieux 
2- Etre multitâche 
3- Etre convaincant : savoir transmettre un message 
4- Maîtriser l’écriture 
5- Etre passionné, curieux, ouvert et malin. 
6- Ecouter et se tenir au courant des évolutions liées au marché du secteur dans lequel on évolue 
7- Etre organisé 
8- Savoir se constituer un carnet d’adresses en multipliant les opportunités, en partageant des intérêts communs avec les bonnes personnes et rester ouvert 
9- Avoir le sens du contact 
10- Ne jamais baisser les bras ! Les échecs et déceptions font partie du métier, mais les défaites doivent être perçues comme constructives et bénéfiques pour la suite.

Enfin, il ne faut pas oublier que l’expérience est essentielle pour devenir un excellent consultant presse. Il faut donner du temps au temps.

La bonne nouvelle, c’est que les opportunités professionnelles ne manquent pas, avec actuellement une forte demande en talents dans les agences de communication.
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Cithé Médias - Les 10 commandements pour une newsletter réussie

Cithé Médias - Les 10 commandements pour une newsletter réussie | Relations presse | Scoop.it

La newsletter est un outil e-marketing incontournable dans votre stratégie de communication digitale.

Pour qu’elle soit lue par le plus grand nombre de personnes, la newsletter doit être visuellement attractive, structurée et pertinente. Dans cette optique, voici plusieurs conseils permettant de créer un emailing efficace. 


1 – Tes envois, tu cibleras 


Si vous avez beaucoup de choses à dire et peur de harceler vos abonnés, une seule solution : créer plusieurs listes d’envoi. 

La segmentation pourra être géographique, thématique, contextuel (façon dont les mails ont été collectés)…


2 – Un objet percutant, tu utiliseras


Dans un monde ultra connecté, les décisions se prennent désormais en quelques secondes. Vous devez, en un instant, susciter la curiosité de votre lecteur. Comment ? En proposant d’emblée un objet accrocheur qui permettra d’augmenter votre taux d’ouverture.

Il est préférable qu’il n’excède pas les 45 caractères.


3 – La rédaction, tu soigneras


Adopter le langage de vos destinataires constitue le meilleur moyen de les inciter à cliquer. Une centaine de mots sont largement suffisants.

En effet, peu de personnes prennent le temps de lire l’intégralité du contenu.

L’objectif est de résumer les points essentiels d’une information, puis de rediriger les internautes vers votre site, votre blog, une landing page, une page de réservation, vos réseaux sociaux…


4 – D’images optimisées, tu illustreras


Si les images haute définition sont tentantes pour leur rendu final, ce n’est pas la meilleure solution à adopter : souvent très longues à charger, elles peuvent, dans certains cas, complètement bloquer la messagerie de l’utilisateur.

Utiliser des images légères et toujours fournir un texte alternatif.


5 – Le responsive design, tu choisiras


Aujourd’hui, la majorité des emails sont lus sur smartphone.

Il faut donc veiller à ce que la newsletter puisse s’adapter à tous les appareils, sans que l’internaute rencontre des difficultés de lisibilité du contenu.


6 – A l’action, tu encourageras


Outre les informations transmises par le biais de votre newsletter, vous devez également encourager les destinataires à engager une action le plus souvent sous forme de bouton.

Gardez à l’esprit qu’un internaute n’entreprend jamais d’actions s’il n’y est pas invité.


7 – Des liens, tu redirigeras


N’oubliez jamais d’intégrer la mention de vos réseaux sociaux et de votre site web sur votre newsletter.

Même si ce n’est pas le sujet principal de votre emailing, profitez de cette communication pour tenter d’augmenter le trafic de votre site web et d’obtenir de nouveaux abonnés sur vos réseaux sociaux.


8 – Aucune mention légale, tu ne négligeras


Selon la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, il est obligatoire d’ajouter, en bas de page, un lien permettant à l’internaute de se désabonner.

Par ailleurs, si la newsletter est destinée à des particuliers, il est impératif d’obtenir leur accord au moment de la collecte de l’adresse électronique. C’est ce que l’on appelle l’Opt In.


9 – De l’A/B teasting, tu profiteras


Format, nom, horaire, objet, fréquence… Tous ces éléments ont une influence sur le succès de votre newsletter. Alors plutôt que de les fixer de façon arbitraire, prenez le temps de tester différentes options et d’étudier leurs résultats.

La technique d’A/B Testing vous permet de diviser votre liste en deux et d’adresser 2 newsletters avec des paramètres différents (horaire, contenu, objet).


10 – Les résultats, tu suivras


Suite à votre envoi, il est primordial d’analyser les statistiques pour optimiser vos prochains emailing.

Généralement 48h sont suffisants pour avoir des chiffres fiables.

Les chiffres à suivre en priorité sont le taux d’ouverture, le taux de clic, les éléments cliqués et le taux de désabonnement.


Toutes ces indications sont précieuses. Utilisez-les pour analyser vos différentes campagnes, distinguer ce qui marche de ce qui fonctionne moins bien (titre, contenus, sujets abordés…). Vous appendrez ainsi de vos erreurs mais aussi de vos réussites. Ainsi, au fur et à mesure, vous pourrez adapter vos newsletters à vos lecteurs et maximiser votre impact auprès d’eux. 


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UCM's curator insight, February 28, 2:43 AM
Tout est dit ! :-)
Noemie Jacquet's curator insight, March 27, 9:11 AM
Un article assez drôle et intéressant. Les newsletters peuvent s'avérer barbantes et redondantes entre elles, voilà pourquoi il semble important d'être inventif et original lors de leur rédaction.
Quelques astuces présentes dans ce texte m"étaient jusque là inconnue, j'ai donc découvert quelques "trucs" en le lisant.
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RP, le casse-tête de la mesure

RP, le casse-tête de la mesure | Relations presse | Scoop.it
Sous la double pression de la complexification du métier et de l’exigence client, les RP se convertissent à la mesure de leur efficacité

Tous les professionnels vous le diront : les relations publiques sont un travail global de longue haleine. Mais avec le web, les réseaux sociaux, les e-influenceurs, bref l’explosion des canaux de transmission, les clients, qu’il s’agisse de jeunes entrepreneurs à la tête de start-up, de PME ou de grands groupes, demandent des retours sur investissement de plus en plus serrés. C’est pourquoi la profession, tout en expliquant que construire une image se fait sur le long terme, se convertit à la mesure de sa propre efficacité.

Depuis dix ans, les relations publiques, relations presse, ou RP, ont bien évolué. Comme tous les secteurs de l’économie, la transformation digitale est passée par là. Mais là n’est pas la seule raison. Les relations avec les journalistes ont changé, car cette profession s’est elle-même transformée. “Depuis dix ans, le nombre de journalistes a baissé, ils sont moins nombreux dans les rédactions, et donc ils ont moins de temps pour traiter les sujets”, analyse Tygénia Saustier, fondatrice de Kalima RP. Parallèlement, le champ d’action des agences RP s’est considérablement élargi. Si bien que désormais, elles ne peuvent plus se contenter de parler de leurs clients à quelques journalistes amis afin de décrocher une retombée dans la presse écrite, radio ou télévisuelle. “Désormais, les RP recouvrent l’événementiel, la presse au sens large, le conseil pour l’achat d’espace publicitaire, mais aussi l’aspect digital et l’e-réputation”, explique Éric Touchat, associé chez Vizioz Communication. “Plus rien n’est cloisonné, nous faisons un travail d’image global”, renchérit son associée Laurène Bigeau.

“Plus rien n’est cloisonné, nous faisons un travail d’image global”

Une campagne de relation presse se fait actuellement sur le mode “360°”, celui d’une campagne multicanale qui se joue à la fois dans la presse écrite, à la radio, à la télévision, mais aussi sur les murs des villes comme sur les écrans d’ordinateurs, smartphones et autres tablettes des clients potentiels. Il faut dire que les médias traditionnels ont eux aussi bien changé. “Avec le digital, il n’y a plus de canaux exclusifs, les médias traditionnels diffusent leurs contenus partout et notamment sur les réseaux sociaux, explique Sonia Metché, directrice études chez Kantar Media. Par exemple, un article du Monde sera disponible online, en lien sur Twitter, décliné en vidéo sur Instagram…” Cette explosion des canaux des RP rend la mesure de leur efficacité d’autant plus complexe que les prescripteurs, celles et ceux qui servent d’intermédiaires entre les marques et les consommateurs, sont eux aussi de plus en plus divers.

Tous des influenceurs ?

Les prescripteurs ont eux aussi évolué. Si les journalistes sont toujours une cible des campagnes lancées par les agences, notamment pour leur capacité à délivrer une information vérifiée et indépendante, ils ne sont plus les seuls. “Par exemple, dans le secteur du vin, nous allons viser les grands dégustateurs bien entendu, mais aussi des prescripteurs professionnels comme des cavistes médiatiques tels Lavinia ou la Grande Épicerie, des sommeliers de grands restaurants ou des acheteurs de la grande distribution”, explique Laurène Bigeau. “Sans oublier des prescripteurs non professionnels comme des blogueurs, ou même des consommateurs lambda qui possèdent une forte audience”, poursuit Éric Touchat. Car la promesse d’Internet, c’est que chacun d’entre nous peut désormais être un prescripteur. Avec le digital, le citoyen devient lui-même un média. Tout le monde est potentiellement producteur de contenu, chacun d’entre nous peut être ambassadeur d’une marque. Chacun d’entre nous, vraiment ? “Tout le monde est potentiellement un influenceur, même si tout le monde n’est pas influent”, corrige Sonia Metché. Désormais, les réseaux sociaux permettent de sélectionner des gens comme vous et moi, mais qui ont une audience, et qui sont capables de la mobiliser via les réseaux sociaux. Encore une fois, cette diversification des prescripteurs rend la mesure des actions menées par les agences plus complexe. Une véritable relation de long terme est alors nécessaire entre ces dernières et leurs clients.

Le temps de construire une image

Cette transformation est une formidable opportunité, mais aussi un véritable casse-tête pour les agences et leurs clients. Car comment désormais mesurer l’efficacité d’une campagne de relation presse ? Ici, c’est la relation entre le client et l’agence de relation publique qui a évolué. “La relation avec un client débute par la réalisation d’un audit de ses attentes et des objectifs qu’il se fixe, puis nous procédons au benchmark de son univers concurrentiel et à la mise en exergue de ses points différentiels ; vient enfin la phase d’identification des journalistes et des prescripteurs clés”, explique Laurène Bigeau.

“Cette transformation est une formidable opportunité, mais aussi un véritable casse-tête pour les agences et leurs clients. Car comment désormais mesurer l’efficacité d’une campagne de relation presse ? ”

La plupart des agences proposent, sous une forme ou sous une autre, les mêmes étapes, avant de mettre en place un plan média en tant que tel. Cette phase servira aussi à expliquer au client ce que sont les relations publiques. Car très souvent, ces derniers arrivent avec des idées préconçues. Ils veulent un article dans tel journal, ou faire telle émission de télévision. “Par exemple, certains clients vont demander à faire un 20 heures de TF1 alors qu’ils sont positionnés en BtoB, prévient Thibault Peulen directeur général corporate chez Cap&cime PR. Ça fait plaisir en interne mais ça n’a pas de sens du point de vue de la communication.” Les RP sont avant tout la construction d’une image sur le moyen ou le long terme. “Le retour sur investissement n’est pas immédiat avec les RP, les clients doivent comprendre qu’il s’agit d’un investissement en argent et en temps, explique Tygénia Saustier, dont l’agence travaille notamment avec des start-up. Car il faut expliquer leur projet aux journalistes et aux blogueurs, les rencontrer…”. Ensuite les pratiques varient selon les agences et les clients. Certains demanderont des rapports toutes les semaines, d’autres tous les mois, d’autres enfin en fin de projet.

Croiser les différents modes de mesure

La question de la mesure de l’efficacité d’un plan RP, et donc d’un retour pour le client, dépend encore à bien des égards des pratiques des agences et du secteur concerné. “Le premier ROI, dans le secteur du vin, c’est de faire référencer un client chez un grand restaurant, un caviste prestigieux ou un acheteur influent, raconte Éric Touchat. Ce n’est pas notre cœur de métier et ça ne se voit pas, mais c’est très important, car palpable.” Lorsque le plan média prévoit un événement ouvert à la presse, (petit-déjeuner, déjeuner au restaurant, présentation en amphithéâtre…), le nombre de journalistes présents, mais surtout la qualité de leur média et son adéquation avec les attentes du client sont à prendre en compte.

“Lorsque le plan média prévoit un événement ouvert à la presse,le nombre de journalistes présents, mais surtout la qualité de leur média et son adéquation avec les attentes du client sont à prendre en compte”

Pour ce qui est de la presse traditionnelle, il suffit à une agence de comptabiliser le nombre d’articles écrits ou de passage télé et radio, suite à son action en direction des journalistes. Rien n’oblige en effet un journaliste à se faire écho d’une nouveauté, d’un lancement de produit, ou d’une nomination, ni même d’en parler en bien. Certaines agences utilisent encore la contre-valeur publicitaire, ou CVP, mais cette méthode qui consiste à montrer au client ce qu’il aurait payé avec l’achat d’un espace publicitaire est de plus en plus décriée. “D’autres vont utiliser le coût pour mille, c’est-à-dire la somme dépensée pour toucher mille personnes, explique Thibault Peulen, ou encore les occasions de voir (ODV), soit le nombre de personnes qui sont susceptibles d’avoir eu accès au message envoyé par la marque sur l’ensemble des médias.” Au final, les agences utilisent souvent tous ces modes de mesure à la fois pour justifier leur travail auprès des clients. Mais cela reste souvent compliqué à expliquer.

Un référentiel commun de la mesure des RP

Conscient de la nécessité de mettre en place un système de mesure qui s’appliquerait à l’ensemble de la profession, le Syntec RP a mis en place, avec la participation active de Kantar Media, un référentiel de la mesure des RP. Ce dernier est segmenté en sept étapes : d’abord, la définition des objectifs, puis la définition des publics cibles et de la stratégie, puis la mesure des indicateurs du niveau d’activité de l’équipe en charge des relations avec les publics et d’“effort engagé”, celle des indicateurs médias, témoignant des effets “intermédiaires” obtenus, la mesure d’impact sur l’opinion, et enfin la mesure de l’effet sur les comportements. Pour finir est recommandée une septième étape de conclusion et recommandations dans une démarche de plan de progrès.

Prendre la mesure du Web

S’il a rendu le travail des agences plus complexe et plus foisonnant, l’apparition du Web a aussi apporté une culture de la mesure et du retour sur investissement. Des outils spécifiques ont donc été forgés pour permettre aux agences RP de mesurer l’influence des prescripteurs, ainsi que les retombées de leurs posts et articles. “Il est désormais possible de mesurer très précisément l’audience d’un blog, le nombre de clics sur un site, le nombre de fois qu’un message a été partagé sur Facebook ou sur Twitter”, confirme Thibault Peulen, directeur général corporate chez Cap&cime PR.

Mais les clients sont-ils demandeurs de publications sur le web et les réseaux sociaux, ou préfèrent-ils encore le bon vieux papier ? “Les clients sont de plus en plus demandeurs et nous les y encourageons vivement, même si la visibilité sur les supports papiers reste primordiale, explique Laurène Bigeau, directrice associée chez Vizioz Communication. Mais attention : on peut abîmer une image si on ne maîtrise pas les outils du web.” Facebook, Twitter et Instagram ont chacun leurs spécificités, et ce ne seront pas les mêmes messages qui y seront diffusés. Ni les mêmes publics visés.

Si certaines marques maîtrisent ce contact direct avec leurs clients, d’autres préfèrent encore passer par des prescripteurs. Pendant longtemps, les rois du web étaient les blogueurs. Si leur influence est encore forte, elle tend à décroître. D’abord sous l’effet d’un trop-plein. Il est difficile de connaître le nombre de blogs ne serait-ce qu’en France, mais il se monterait à plusieurs dizaines de millions ! “Les blogueurs sont secoués par l’arrivée d’autres médias, comme les réseaux sociaux et les e-influenceurs”, raconte Tygénia Saustier, fondatrice de Kalima RP. Ces derniers n’écrivent plus de billets d’humeur comme peuvent le faire des blogueurs, mais se contentent de poster une photo sur Instagram lors de l’avant-première d’un spectacle ou de l’ouverture d’un restaurant, et expliquent parfois par quelques mots pourquoi ils aiment tel ou tel produit. Leur force ? Être de simples consommateurs comme vous et moi, mais que suivent de nombreuses personnes qui se reconnaissent dans leurs goûts.

Les RP font-elles vendre ?

Tous les professionnels des relations publiques ont déjà eu affaire à des clients qui font appel à eux pour booster leurs ventes. Mais est-ce bien là leur rôle ? Nombre de clients considèrent qu’un passage à la télévision à une heure de grande écoute, ou qu’un papier dans un grand journal du soir, doit avoir pour répercussion directe une augmentation des ventes. La montée en puissance des instruments de mesure de l’efficacité des RP, ainsi que leur rapprochement avec les branches marketing des entreprises, plaide plutôt en faveur de cette thèse. Dans certaines branches spécialisées, comme le vin ou la gastronomie, les RP peuvent effectivement avoir un effet dopant, par exemple lorsque des professionnels, cavistes, sommeliers, restaurateurs et acheteurs sont invités, aux côtés de journalistes, aux dégustations et autres testing. Avec comme objectif que les invités référencent ensuite le produit dans leur officine, l’effet sera donc direct sur les ventes de la puissance invitante.

Par contre, il est difficile de dire avec certitude qu’une production journalistique aura automatiquement cet effet. “C’est une question traditionnelle des clients, analyse Thibault Peulen, directeur général corporate chez Cap&cime PR. Les RP ne sont pas un outil commercial, mais un outil de notoriété, de crédibilité, de création de préférence et donc un outil de vente indirect.” Les voilà prévenus. Si les RP peuvent jouer sur les ventes, ce sera plutôt de façon diffuse au fur et à mesure que l’image de la marque aura été construite. Et sur le web, qu’en est-il ? “Outre l’audience de certains blogueurs reconnus, celles des e-influenceurs est telle que s’ils se photographient à la table d’un restaurant et qu’ils indiquent qu’ils ont aimé, l’établissement recevra d’avantage de réservations dans les jours qui suivent”, raconte Laurène Bigeau, directrice associée chez Vizioz Communication.

Sur les 7,4 milliards d’habitants de la planète, 3,42 milliards sont Internautes (46 %) et 2,31 milliards sont actifs sur les réseaux sociaux (31 % de la population mondiale). Temps passé sur les réseaux sociaux : 1 h 20 par jour en France. Source : We Are Social Singapore
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6 règles d’or pour réussir votre blog professionnel

6 règles d’or pour réussir votre blog professionnel | Relations presse | Scoop.it

Rien de tel qu’un bon blog professionnel pour mettre en avant vos compétences, attirer de nouveaux clients et les fidéliser. À condition de susciter l’intérêt de vos lecteurs, de les tenir en haleine jusqu’au bout et de les faire revenir!

Réussissez cet exploit grâce à ces 6 règles simples, à appliquer scrupuleusement.


1 – N’utilisez pas votre blog comme un outil promotionnel.

2 – Répondez aux questions et aux besoins de vos clients.

3 – Soyez attractif!

4 – Préférez des publications régulières à de très longs articles.

5 – Soignez votre rédaction.

6 – Relayez vos articles sur les réseaux sociaux.


Plus d'informations en allant directement sur le site de Laurence Despins

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7 conseils d’experts pour améliorer votre stratégie influenceur

7 conseils d’experts pour améliorer votre stratégie influenceur | Relations presse | Scoop.it

Le marketing d’influence n’est plus une option pour les professionnels des médias sociaux. Pourtant, nombre sont les marques qui commettent des erreurs basiques dans leurs relations avec leurs influenceurs. Mais quelles sont les caractéristiques d’un bon influenceur pour une marque? Comment les aborder ? Et surtout, comment mesurer leur performance ?


Nous avons répondu à toutes ces questions lors de notre webinar du 16 juin en partenariat avec Yann Dirheimer, Marketing Manager chez Hootsuite, Isabelle Mathieu, consultante, formatrice, experte en stratégie social media et fondatrice du blog emarketinglicious.fr et Charlotte Clemens, Marker Manager France chez Talkwalker. Au cas où vous l’auriez manqué, voici sept conseils pour améliorer votre stratégie influenceur sur base des éléments apportés par les trois intervenants au cours de cette conférence.


COMMENT IDENTIFIER LES BONS INFLUENCEURS POUR VOTRE MARQUE?


La France compte à elle seule plus de 48 millions d’internautes - comment identifier les personnes qui seront les plus pertinentes pour vos campagnes? C’est le défi principal rencontré par les marques lors de la mise en place d’une stratégie de relation influenceurs!


1. AVANT DE COMMENCER VOTRE RECHERCHE, ÉTABLISSEZ DE BONS CRITÈRES DE SÉLECTION


Il est tout d’abord important de définir vos objectifs pour votre progamme influenceur. Par exemple, savez-vous quelle audience vous visez exactement (ex: les parisiennes entre 25 et 35 ans intéressées par le monde de la mode) ? Des objectifs précis vous permettront de sélectionner le meilleur influenceur en fonction de la plateforme où il est le plus efficace, de la composition de sa communauté, de l’étendue de sa portée, et de la pertinence de l’ensemble de son profil.


2. CHOISISSEZ DES OUTILS PERFORMANTS


Non, cela ne veut pas (forcément) dire Talkwalker! On peut trouver de nouveaux influenceurs pour sa marque à l’aide de différents types d’outils:

- L’approche « Do It Yourself » : vous recherchez vous-même sur base de vos connaissances et de recommandations les meilleurs influenceurs pour votre marque

- Les bases de données: certaines entreprises, telles que Cision par exemple, vendent des listes d’influenceurs avec les informations nécessaires pour les contacter

- Les logiciels de social listening: ces outils de veille scannent le web (réseaux sociaux, blogs, forums, et parfois bien plus) pour trouver les influenceurs les plus pertinents en fonction de votre requête

- Les places de marché influenceurs : elles n’existent pas encore beaucoup en Europe, mais aux USA se sont crées de véritables plateformes de rencontre entre marques et créateurs de contenus


COMMENT DÉVELOPPER UNE RELATION DURABLE AVEC VOS INFLUENCEURS?


3. AVANT LA CAMPAGNE: UNE PRISE DE CONTACT PERSONNALISÉE ET EN AMONT


Pour qu’on parle d’une campagne, il ne suffit plus d’envoyer un communiqué de presse aux journalistes le jour du lancement. Pour attirer l’attention d’un influenceur, il vous faudra prendre contact avec lui ou avec elle en amont de votre requête à travers un message réellement personnalisé, avec des détails qui montrent que vous connaissez et respectez son travail.


4. PENDANT LA CAMPAGNE: UN PARTENARIAT ATTRACTIF POUR L’INFLUENCEUR


Qu’est-ce qui fait qu’un influenceur va vouloir travailler avec vous ? Pour Isabelle Mathieu, on retrouve trois différentes catégories de bénéfices qui peuvent faire la différence (« trigger points »):

- Le contenu: quand une marque donne un accès exclusif et/ou en avant-première à certaines informations à un influenceur.

- La visibilité: un partenariat qui leur permettra d’augmenter leur visibilité ou leur notoriété.

- La rémunération: de nombreux influenceurs ont fait de leur activité un métier et cherchent donc à monétiser leur audience, leurs recommandations.


Autre catégorie mentionnée, mais plus débatue pendant le webinar: une offre de produits ou de services (échantillons, beta-testing,etc).


5. APRÈS LA CAMPAGNE: COMMUNIQUEZ VOS RÉSULTATS


Une fois qu’une campagne est finie, de nombreuses marques ont tendance à rompre toute communication avec leurs influenceurs, du moins jusqu’au prochain lancement. Grossière erreur, entretenez vos relations avec vos influenceurs en communiquant par exemple les résultats de votre campagne quelques semaines après l’évènement pour qu’ils aient une idée du niveau d’efficacité de leurs actions.


Comment évaluer l’impact de votre stratégie?


Quel impact a votre programme influenceur par rapport à vos objectifs? Il est important de définir vos indicateurs de performance avant le début de la campagne, et de décider à quoi ils seront comparés (ex: une de vos campagnes passées, une comparaison entre plusieurs de vos influenceurs, un benchmark concurrentiel, etc.).


6. CHOISISSEZ VOS INDICATEURS DE PERFORMANCE


Nous identifions quatre catégories principales d’indicateurs de performance:

- L’activité et la portée. Ex: le nombre de publications, le nombre de mentions de la marque, le nombre de personnes qui ont vu la campagne

- L’engagement. Ex: le nombre d’interactions générés par les publications de l’influenceurs (« j’aime », un commentaire, un partage du post, etc.)

- La cohérence du message. Ex: les marques et sujets abordés par l’influenceur sur chaque plateforme

- L’activation des influenceurs: l’implication de vos influenceurs dans vos évènements (webinars, co-création de contenus, lancement de produit, etc)


7. CONNECTEZ CES RÉSULTATS À VOS DONNÉES INTERNES


Quel impact a votre campagne sur vos ventes? Chez Talkwalker, nous pensons que les données prennent dans la valeur quand elles sont mises en contexte. Votre hashtag a été repris 37.000 fois? Très bien, mais cet indicateur n’a vraiment du sens que s’il est connecté aux chiffres de vente du produit que vous avez mis en avant.


VOTRE CHECKLIST POUR UN PROGRAMME INFLUENCEUR EFFICACE


Gardez cette checklist en tête lors de vos prochaines interactions avec des influenceurs potentiels!


Identifier les bons influenceurs :

1- établissez les bons critères de sélection

2- choisissez des outils performants (base de données, logiciels, places de marchés)


Développer une relation durable

1- avant la campagne : une prise de contact personnalisée et en amont

2- pendant la campagne : un partenariat attractif pour l'influenceur

3- après la campagne : communiquez vos résultats et entretenez la relation


Evaluer l'impact de votre programme

1- choisissez vos indicateurs de performance

2- connectez ces résultats à vos données internes (vente d'un produit, réputation de la marque, etc.)

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Les 10 règles de la rédaction web - Blog du Modérateur

Les 10 règles de la rédaction web - Blog du Modérateur | Relations presse | Scoop.it
Sur Internet, les règles de l’écriture ne sont pas tout à fait les mêmes que sur papier. Si l’orthographe et la grammaire restent essentielles, d’autres principes s’appliquent pour concevoir des contenus attrayants, faciles à consommer par les humains et les robots. L’infographie en bas de cet article rappelle ces règles spécifiques.

Trouver un titre accrocheur

Il est primordial de trouver un titre fort qui donnera envie aux internautes de lire votre contenu. Le titre est la première chose que verra le potentiel lecteur. Il évaluera l’intérêt de votre article uniquement grâce au titre. Quand 80% des gens lisent un titre, seuls 20% vont lire l’article. Le titre doit donc être attirant pour mettre toutes les chances de votre côté.

Être court et direct

Les gens n’ont pas le courage d’aller au bout d’un article interminable, c’est un fait avéré. 79% des lecteurs ne terminent pas un article entamé, et passent à autre chose. Il faut synthétiser et ne pas s’attarder sur des détails. Donc soyez brefs.

Faire plusieurs paragraphes

Divisez son article en plusieurs paragraphes est un excellent moyen de ne pas perdre son lecteur en cours de chemin. Il est impératif d’aérer son texte pour que l’internaute s’y retrouve. N’hésitez pas à diviser votre texte en 2, 3 voire 4 paragraphes pour qu’ils soient relativement courts. Autre chose, n’oubliez pas de mettre un titre avant chaque paragraphe, ainsi le lecteur pourra savoir de quoi il parle (et les robots aussi).

Utiliser un langage simple

Faites-en sorte de pouvoir être compris de n’importe qui, en utilisant un vocabulaire à la fois simple et courant, sans tomber dans la familiarité. Faites des phrases courtes qui ont du sens. Plus votre phrase est longue et plus vous avez de chance de perdre votre lecteur.

Faire des listes

Faites des listes claires et précises. Le cerveau humain est naturellement adapté à se retrouver face à des listes, il est donc plus aisé pour lui de les interpréter ou de les retenir.

Utiliser une police agréable et facile à lire

Le lecteur n’aura aucune envie de vous lire si la police n’est pas agréable à ses yeux. Il est conseillé d’utiliser une police classique : Arial, Verdana, Georgia ou encore Times New Roman. La taille de l’écriture entre également en compte. En effet, si c’est trop petit le lecteur risque d’abandonner la lecture ; si c’est trop grand, il devra sans cesse descendre sur son écran pour pouvoir lire. Et on ne saurait que vous conseiller d’écrire noir sur blanc évidement…

Illustrer ses propos

N’hésitez surtout pas à illustrer vos propos, pour donner au lecteur une idée concrète de ce que vous expliquez. Des photos, des vidéos, des schémas, peuvent grandement contribuer à la pertinence de vos dires, et donc à la compréhension des lecteurs. Une dernière chose, vérifiez que les documents sont libres de droits d’auteur si ce ne sont pas les vôtres et pensez à citer vos sources.

Fournir des faits

Donnez un maximum d’exemples concrets de ce que vous expliquez, les internautes n’attendent que ça ! Pouvoir apporter une preuve de ce que vous avancez vous fera gagner en crédibilité. Plus vous aurez d’arguments véridiques à apporter, meilleur votre contenu sera. De plus, quelque chose de peu crédible sans preuve apportée ne sera probablement pas pris au sérieux, même si c’est vrai… Alors n’hésitez surtout pas à justifier vos propos par des exemples et des faits. Encore plus important, n’oubliez pas de citer vos sources, comme pour les illustrations.

Optimiser ses pages pour les moteurs de recherche

Une large majorité d’internautes utilisent les moteurs de recherche pour trouver ce qu’ils recherchent. La plupart d’entre eux ne va pas chercher plus loin que la première page de résultats (75%). Pour maximiser vos chances d’y être présent, créez des pages avec des titres uniques, écrivez du contenu de qualité avec des mots clés pertinents et assurez-vous d’obtenir des backlinks de qualité.

Divertir et inspirer

Enfin, il est important que vos lecteurs ne s’ennuient pas en lisant vos contenus. Quand ils partagent des articles sur les réseaux sociaux, c’est dans 63% des cas parce que c’est intéressant, dans 46% des cas parce que c’est drôle et dans 43% des cas parce que c’est important. Il est donc primordial de poster du contenu inspirant et sérieux, tout en y glissant des touches d’humour (sans pour autant en abuser). 
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Quelles informations envoyer aux journalistes?

Quelles informations envoyer aux journalistes? | Relations presse | Scoop.it
Entrepreneurs, quelles informations allez-vous envoyer aux journalistes utiles à votre business? Allez, je vous aide…

Comme vous êtes un(e) lecteur(trice) fidèle de mon blog, vous avez déjà bien en tête qu’il faut aller à l’essentiel, faire court, ne pas se perdre dans les détails. Qu’il faut frapper «juste et bien»! Autrement dit, trouver une info, juste une, cela suffit! Mais une bonne…

Vous savez aussi, bien sûr, que le journaliste reçoit énormément d’informations chaque jour, qu’il manque cruellement de temps pour les examiner, et qu’il se retrouve obligé de faire un tri. Vous devrez donc être clair et direct, et vous différencier en proposant une information vraiment pertinente!

Vous savez aussi, évidemment, qu’un journaliste aime la nouveauté. C’est déjà un bon point pour vous: s’il ne vous connaît pas, vous ÊTES la nouveauté.

Gardez en tête que le journaliste a besoin d’informations, donc qu’il passe son temps à en chercher: c’est son métier d’en trouver et d’en diffuser. Envisagez donc l’information que vous allez lui envoyer comme un don. Cherchez l’information qui sera utile au journaliste que vous visez.

Vous pouvez partir de ce qui vous différencie en particulier de vos concurrents, car les journalistes aiment l’innovation. Ou bien de ce que savez de votre marché. Vous voilà toujours en panne d'idée? Pas de panique!

Pour trouver une idée d’information à envoyer, examinez attentivement les médias que vous ciblez. Il vous faut identifier une info qui intéressera leurs lecteurs/auditeurs. Mettez-vous à leur place et demandez-vous pourquoi vous lisez ce média, ce que vous attendez de lui, quelles informations vous recherchez quand vous le parcourez.

Plus vous lirez, écouterez, visionnerez les médias que vous ciblez, plus vous serez à même de reconnaître le type d’information intéressante pour eux, c’est-à-dire pour leurs lecteurs/auditeurs. Mais attention à ne pas écrire un article à la place du journaliste! Ce serait une perte de temps et d’énergie.

Si vous ciblez différentes familles de médias (bravo!), vous vous apercevrez que vous ne pourrez pas envoyer la même info à tous… Par exemple, si vous exercez une activité dans la mode, vous n’enverrez pas la même info à la presse professionnelle et à la presse féminine.

Et maintenant, un exemple concret.

Imaginons que vous vous lancez dans une activité de restauration: vous avez créé un food truck rose qui ne vend que des aliments roses (rêvons un peu…). Vous allez cibler à la fois les journalistes culinaires et les journalistes intéressés par l’entrepreneuriat. Enverrez-vous la même information à tous les journalistes? Non!

Les journalistes culinaires attendront des informations sur l’originalité de votre offre, la qualité de vos produits, leur origine, votre savoir-faire, votre grain de folie… Ils attendront des informations utiles au consommateur, c’est-à-dire à vos clients potentiels.

Tandis que les journalistes qui s’intéressent à l’entrepreneuriat auront envie d’en savoir plus sur le marché des food trucks, et ils en viendront à parler de vous comme d’une entreprise qui a su se différencier, comme d’un modèle d’entrepreneur. Ils seront, certes, aussi intéressés par votre grain de folie, mais d’un point de vue «business».

Votre accroche ne sera donc pas tout à fait la même. Pour les journalistes culinaires: «Le food truck [votre marque] fait goûter mille saveurs en rose». Pour les journalistes intéressés par les entrepreneurs: «[Votre marque] innove sur le marché des food trucks avec des menus 100% roses».

Surtout, vous ne développerez pas votre information de la même manière. Pour les journalistes culinaires, vous présenterez votre offre dans le détail: vos produits, vos menus, vos tarifs… Pour les journalistes intéressés par l’entrepreneuriat, vous apporterez des informations sur le marché des food trucks et vous mettrez l’accent sur votre différence, votre cible de clients…

Rien ne vous interdit de procéder par étapes et de vous consacrer d’abord à une première famille de médias, puis à une autre. Commencez par trouver un angle d’attaque pour la catégorie de médias qui vous attire le plus ou qui est prioritaire dans votre stratégie de notoriété. Préférez-vous être connu d’abord par vos consommateurs finaux? Ou bien souhaitez-vous gagner en crédibilité pour mettre en confiance des partenaires, demander un financement?

La recherche d’une idée d’actualité demande ainsi de la réflexion, de l'imagination, voire de la créativité. À vous de jouer! 
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Les 5 secrets d’une bonne stratégie de relations presse digitales

La qualité des relations presse digitales est en train de devenir l’un des enjeux majeurs du marketing numérique, qui ne peut plus ignorer l’importance d’une communication web pertinente. Exit, donc, les techniques obsolètes qui s’appliquaient aux relations presse conventionnelles ; et bonjour les stratégies qui s’appuient sur une démarche globale de rédaction, de diffusion et de référencement sur la vaste Toile. Voici 5 conseils pour mettre au point une stratégie de relations presse digitales pertinente, efficace et adaptée à ces enjeux nouveaux.

1. Connaître son environnement marketing

Avant de mettre en place une stratégie de relations presse digitales efficace, il faut d’abord se faire une bonne idée de son environnement et des possibilités induites en terme de marketing et de communication. Cette étape nécessite d’organiser une veille de votre marché afin de vous tenir au courant non seulement des nouvelles tendances, mais également des sites web qui font autorité dans votre domaine (ce qu’on appelle les influenceurs), donc des lieux virtuels dans lesquels se réunissent vos clients potentiels et des personnalités qu’ils écoutent et auxquelles ils font confiance.

Cette étape se nomme le « mapping ». Elle consiste à dresser une carte des différents éléments nécessaires à l’établissement de votre stratégie de relations presse digitales, via l’identification :

- Des influenceurs qui font autorité dans le domaine qui vous intéresse (journalistes, blogueurs et autres leaders d’opinion) ;
- Des sites, plateformes et réseaux populaires auprès du ciblé (médias, blogs, sites institutionnels, réseaux sociaux, places de marché, etc.).

Il peut être utile, pour ce faire, de confier son « mapping » à une agence de relations presse digitales qui possède déjà des « cartes » toutes prêtes en fonction des domaines recherchés, ainsi qu’un répertoire de partenaires influents auprès desquels publier des contenus pour le netlinking.

2. Proposer du contenu à forte valeur ajoutée

Les relations presse digitales se différencient des relations presse traditionnelles (print) par un point essentiel : dans le monde du marketing numérique, il n’est plus question de se contenter de diffuser des communiqués de presse identiques aux médias et aux influenceurs, ou de proposer un message corporate tel qu’il pouvait être relayé autrefois par la presse papier.

Au contraire, les relations presse digitales ont besoin de contenus à forte valeur ajoutée. Le relationnel sur le web s’appuie ainsi sur la rédaction de contenus originaux de qualité, qu’il s’agisse de billets de blog, de tribunes médiatiques, d’articles de fond, d’analyses statistiques ou autres. Toutefois, le contenu de qualité ne se trouve pas à chaque coin de rue : il nécessite de connaître parfaitement son domaine d’activité et d’avoir une belle plume, parce qu’un bon contenu réside à la fois dans le message et dans la façon de rédiger ce message. Ici encore, faire confiance à une agence de relations presse digitales offre cet avantage qu’elle va disposer d’un pool de rédacteurs web en accord avec vos besoins, et vous mener sur le territoire mystérieux mais passionnant de l’indispensable storytelling transmedia (on en parlait déjà ici).

3. Se garantir une communication de flux

On dit souvent que les bonnes relations, ça se travaille. C’est vrai également des relations presse digitales, qui nécessitent, en sus d’une veille de marché attentive, une certaine régularité dans la communication. Ainsi, mettre en place une bonne stratégie de relations presse digitales implique de tirer les leviers marketing et communicationnels en permanence :

- Publication de billets sur le blog de l’entreprise/de la marque ;
- Diffusion de newsletters à intervalles réguliers ; 
- Présence active sur les réseaux sociaux ; 
- Stratégie de netlinking suffisamment rythmée pour alimenter les partenaires en contenu frais et de qualité ; 
- Relations actives avec les partenaires et les influenceurs (échange de publications, mailing, etc.).

C’est ce qu’on appelle une communication de flux, c’est-à-dire constante. Et sans cela, il n’y a pas de relations presse digitales stables.

4. Valoriser les blogueurs

Dans votre stratégie de relations presse digitales, vous auriez tort de négliger les blogueurs. Ceux-ci occupent aujourd’hui, dans le paysage médiatique, une place de choix, et sont devenus des influenceurs indispensables.

Un blog a l’avantage de proposer une communication horizontale, accueillant la publication de billets réguliers et invitant les internautes à participer via les commentaires. Accolé aux réseaux sociaux, le blog est devenu une arme virale massive : les pages se partagent à toute vitesse par le biais des utilisateurs de Facebook, de Twitter, de LinkedIn, de Google + et autres réseaux. Et le plus beau, c’est que les internautes diffusent ces pages de leur plein gré, sans être motivés par un objectif commercial.

Certains blogs d’actualité ambitionnent clairement de dépasser le nombre de visiteurs des sites de médias traditionnels, et s’organisent pour cela en équipes dotées de journalistes compétents dans leur domaine respectif. En somme, les blogueurs deviennent des références… donc des influenceurs majeurs du web.

Il s’agit néanmoins d’organiser sa stratégie de recherche de blogs :

- En faisant le tri entre les blogs pour trouver les plus pertinents dans le cadre de votre thématique ;
- En identifiant les blogs les plus influents : ce sont ceux qui concentrent le plus de trafic et dont les articles sont les plus partagés sur les réseaux sociaux et commentés par les internautes ;
- En filtrant les blogs actifs et inactifs (via Google et l’option « résultats datant de moins de… ») ;
- En trouvant d’autres influenceurs connectés aux blogueurs que vous avez trouvés.

5. Établir des relations presse digitales horizontales

Vous l’aurez compris : les relations presse digitales se doivent désormais de fonctionner selon un modèle d’horizontalité, opposé à la verticalité qui faisait foi autrefois. Il ne s’agit plus de diffuser un évangile à partir duquel toutes les strates relaieront un message identique (marque – médias – consommateurs), mais d’élaborer une stratégie marketing qui convie les influenceurs aussi bien que les clients potentiels à participer, à mettre en valeur le produit ou le service, et à inciter de ce fait les autres internautes à cliquer et à acheter (marque – médias et consommateurs confondus).

Dans cette stratégie, privilégiée par les agences de relations presse digitales, l’internaute devient un membre actif d’une communauté dédiée à la marque ou à l’entreprise. C’est-à-dire qu’il se transforme lui-même en relai du message marketing, dans la mesure où il apprécie le produit ou le service et qu’il souhaite influencer à son tour les membres de sa propre communauté à aller y regarder. Une sorte de marketing démocratique, en quelque sorte !
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Emilie Geoffroy-Ponson's curator insight, November 2, 2016 3:39 AM
La grande nouveauté avec les relations presse digitales, c'est diversité des contenus à forte valeur ajoutée sur des supports multiples (vidéos, photos, articles...). Pour attirer les médias (et les blogueurs), la marque doit d'abord devenir son propre média !
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Culture RP » Comment le Digital a-t-il-modifié la communication de l’Attaché(e) de presse ?

Culture RP » Comment le Digital a-t-il-modifié la communication de l’Attaché(e) de presse ? | Relations presse | Scoop.it
Les points marquants des Relations Publics ?

Un des points marquants mais surtout un des points d’évolution critiques dans les Relations Publics et Relations Presse tient à la digitalisation des métiers et à la transformation numérique des entreprises et des agences.

La montée en puissance des Réseaux Sociaux, pour ne citer que Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, Pinterest et Snapchat, a implicitement modifié les codes des métiers des relations publics et relations presse. Pourquoi ? Et bien tout d’abord parce que le monde des médias a lui aussi subi une profonde mutation numérique et que l’instantanéité des news, par le biais des réseaux sociaux, a véritablement redistribué les cartes des modes de consommation de l’information.

Ainsi la digitalisation de la presse et in fine celle des métiers de la communication a accéléré l’évolution du métier. L’ère du tout digital a ouvert la voie aux communicants vers de nouvelles pratiques qui se trouvent être désormais à la frontière du Marketing en pratiquant de plus en plus l’inbound en RP, fonction destinée à la base aux métiers du Marketing. En effet, Relations presse et Relations publiques se doivent dorénavant d’attirer tous les publics, de créer de la valeur, mettre l’accent sur les contenus et enfin générer de l’engagement de sorte à ouvrir le débat avec toutes communautés (grand public, professionnel, internautes, blogueurs, journalistes…) sur le long terme.

Le Storytellling, le BrandContent deviennent des éléments incontournables à toute bonne stratégie de RP, stratégie qui se doit d’être 360° et non plus cantonnée uniquement vers les médias pour relais auprès du grand public. Le blogueur, qu’il soit professionnel ou non, l’influenceur, la mère de famille, le retraité ou encore le directeur de … deviennent également des acteurs qu’il faut fidéliser, engager et suivre sur le long cours. Les contenus sont devenus quant à eux déclinables sur tout support qu’il soit audio, visuel, rédactionnel ou digital.

Aujourd’hui, plus que jamais les journalistes ou influenceurs doivent être compris et reconnus pour ce qu’ils sont. Et l’Attaché(e) de presse (AP) dans tout cela ?

Le rôle de l’Attaché(e) de presse, malgré toutes les évolutions récentes et majeures de son métier, reste avant tout dans un rôle de créateur(trice) de lien. Cela peut sembler banal de l’indiquer mais il est important de rappeler qu’avant de créer du contenu, de l’engagement, il est primordial de rester sur les fondamentaux du métier qui permettent de créer un rapport de long terme entre l’entreprise, l’institution ou l’agence via l’AP et les médias et/ou la communauté ciblée.

Ensuite, l’AP ne peut plus se tenir à la simple rédaction de documents presse, organiser des conférences, des rencontres médias, planifier des actions en fonctions des sujets phares de son « client » ou des calendriers rédactionnels pour ensuite en analyser simplement les résultats en constituant des revues de presse et des études quanti/quali.

L’AP devient aussi, du fait de l’évolution du métier, en quelque sorte un « influenceur », non pas au même titre qu’un journaliste ou qu’un réel leader d’opinion spécialisé sur tels ou tels sujets. En fait sa capacité à aller sur de nouveaux territoires de communications 360° font, bien que certains pensent encore le contraire, que l’AP est de nos jours un rouage important et indispensable dans une vraie stratégie de RP et de communication.

Que l’AP soit reconnu(e) ou pas, ne semble pas être un sujet capital au quotidien, puisque seuls ses résultats, sa compréhension du métier, des sujets et de ses clients importent. L’AP se doit avant tout d’être identifié(e) par les parties-prenantes intégrées et ciblées dans ses plans de communication.

Comment le Digital a-t-il-modifié la communication de l’AP auprès des acteurs ?

Le Digital a poussé les communicants et leur manière d’opérer à profondément muter et s’adapter pour répondre au marché de l’information devenu de plus en plus concurrentiel aussi bien du côté des médias que des agences.

Les RP dites « Classiques » ont dû également s’affranchir de certaines pratiques reconnues comme étant anciennes et désuètes pour intégrer le digital et son environnement numérique. Bien que nécessaires, les RP ont assimilé, par la force des choses et pour ne pas louper le coche, les RP dites Digitales.

L’AP se doit d’aller sur le terrain des RS aussi bien pour de la simple veille, pour alerter, pour mesurer la température des actualités mais aussi et surtout pour mettre en place des stratégies de communication qui répondent à des besoins bien éloignés de ceux d’il y a plusieurs années dans l’univers des entreprises et des institutions.

Un(e) AP se doit de plus en plus d’intégrer les RS, d’en connaitre les nouveautés et le bon fonctionnement, d’identifier les blogueurs et les influenceurs au sein de son plan de communication. L’AP doit aussi savoir créer de la valeur, du contenu et de l’engagement auprès des communautés sans jamais négliger le rédactionnel et le relationnel. Les enjeux majeurs aujourd’hui résident dans l’action de rapprocher DATA (données, digital, numérique) et contenu (audiovisuel, rédactionnel, d’infographie, études…) pour qu’ils ne fassent plus qu’un, d’être pertinent et efficace sur le storytelling, en fonction des audiences, d’être à la frontière de l’Influence et du Marketing.

Ainsi la maîtrise de la relation digitale, la création de contenus de valeur, attractifs, crédibles, à vocation virale doivent également, avec les nouveaux outils qui s’offrent à l’AP, s’inscrire dans un juste temps de communication en phase avec l’actualité.
L’AP tend donc à aller de plus en plus sur le terrain de l’e-réputation et de l’engagement positif au-delà de son « devoir » de communication pure et dure à destination des médias traditionnels.

Les facteurs clé d’une bonne stratégie de RP ?

Une bonne stratégie de RP dépend de plusieurs facteurs mais certains sont cependant nécessaires voire indispensables afin de mener à bien une mission de RP quel qu’en soit le sujet. Le numéro UN demeurant de définir clairement ses objectifs.

La maîtrise de son sujet et du secteur, la bonne identification des messages, des cibles (même si elles sont multiples), le bon ton, le bon moment de communication ainsi que les outils et la relation instaurée en amont avec les journalistes, les influenceurs, les blogueurs … lors des opérations presse passées semblent être également la base d’une stratégie efficace.

Les éléments suivants sont aussi à ne pas négliger et deviennent même dans certains cas fondamentaux pour la viabilité des actions mises en place par la suite :

- Etre impliqué en amont des décisions stratégiques et ce malgré certains niveaux de confidentialité mineurs car le métier d’AP, au-delà du droit de réserve, englobe la partie veille et RS afin d’être le moment venu en mesure d’anticiper les éventuelles crises.
- Faire partie du mix Stratégie-Marketing pour avoir une vision complète des enjeux et des objectifs de communication mais aussi d’engagement et/ou d’acte d’achat, de services …
- Etre performant et adopter une approche plus orientée marketing pour établir une relation de confiance et être en mesure d’analyser les tendances,
- Maitriser l’écriture, les réseaux sociaux et la digitalisation des outils,
- Etre en mesure de mettre en place une stratégie de marque, gérer l’e-réputation,
- Déployer une stratégie éditoriale pour démultiplier les canaux, augmenter le référencement naturel, générer du trafic sur un site en particulier ou un site satellite mis en place ponctuellement pour l’opération RP, …

Et enfin, mesurer le retour sur investissement, déterminer les KPIs, savoir restituer dans un reporting complet aussi bien les succès que les obstacles qui permettront de définir les pistes de réflexion pour le futur.

Qu’en-est-il du phénomène de l’ubérisation, tendance lourde, effet de mode lié à la crise, lié au digital ? Comment y répondre et quelles valeurs ?

L’ubérisation est devenue depuis quelque temps un terme galvaudé et bien loin de son origine et de ce qu’il offre en retour. En effet, ce nouveau modèle économique, certes innovant et surfant sur la vague du numérique, tend tout de même à modifier les usages de consommation qui pour la plupart s’apparentent à des services low-cost.

Bien qu’offrant des solutions de services plus ou moins qualifiés et à des prix défiant toute concurrence l’ubérisation ne peut cependant être transposée dans tous les secteurs. Effet de mode lié à la crise ? au Digital ? Sûrement un peu des deux, surtout quand on remet dans le contexte économique et sociétal actuel l’origine et l’engouement qu’il génère depuis plusieurs années.

Concernant le secteur des RP, pour mener à bien les missions confiées par un client, une entreprise, une institution … la durabilité, l’efficacité et la réussite d’une campagne de communication reposent sur les bases du métier. Celles-ci demandent à la fois un investissement temps, des investissements financiers mais aussi des savoirs qui ne peuvent être associés à une offre à bas prix. La réponse à ce type de procédé, si tant est qu’il en existe actuellement sur le marché de la communication, serait de s’inscrire dans une transmission des fondamentaux métier, de s’appuyer sur ses valeurs, son influence et ses caractéristiques qui aujourd’hui, et plus que jamais, font corps avec sa digitalisation.

Ne jamais s’éloigner du fait que malgré toutes les innovations technologiques et digitales (ou ubérisées) la relation est et restera au cœur même de l’activité des communicants. Elle seule permet d’établir une « connexion » quelle que soit la cible (journalistes, blogueurs, influenceurs, …). Elle seule représente le socle, la fondation du métier de relation presse et surtout … sa légitimité.

Nadia Bahhar-Alves / @Nad_Alves / fr.linkedin.com/in/nadiabahhar
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Entrepreneurs, ciblez les médias utiles à votre business! - Laurence Despins Communication éditoriale

Entrepreneurs, ciblez les médias utiles à votre business! - Laurence Despins Communication éditoriale | Relations presse | Scoop.it
Entrepreneurs, pour réussir vos relations presse, commencez par identifier les médias qui auront envie de parler de vous!

Vous avez envie que l’on parle de votre entreprise dans les médias? Vous réfléchissez à une stratégie? La première étape doit consister, avant toute chose, à dresser la liste des médias à qui vous allez transmettre vos informations.

Petit rappel: le média qui va prêter attention à vous est celui qui va considérer que vos informations intéressent ses lecteurs/auditeurs.

Évidemment, ne cherchez pas à capter l’attention de tous, ce serait peine perdue! Vous vous exposeriez à crier dans le vide… Pour rien. Et ce n’est pas bon pour le moral!
Il existe, en France aujourd’hui, 2376 entreprises de presse écrite*, 550 entreprises de TV et radio**, 2924 médias 100% en ligne*** et 36317 journalistes titulaires de la carte de presse**** (soit plus que de communes françaises)… Leur envoyer un message à tous, ce serait envoyer une bouteille d’eau à la mer.

Avant de vous lancer dans votre opération de relations presse, choisissez donc bien vos cibles. Vous augmenterez vos chances de viser juste, et vous économiserez votre temps et votre argent. Vous êtes une petite entreprise, vous ne pouvez pas vous lancer dans une campagne médias tous azimuts.

Mon but est justement de vous aider à réfléchir aux médias qui sont susceptibles de vous rendre vraiment service. Si vous commencez par identifier une dizaine de médias intéressants pour vous, vous démarrerez efficacement vos relations presse.

Chaque média a ses lecteurs bien à lui. Le lecteur du Figaro n’est pas celui de L’Humanité. Le lecteur de Modes & Travaux n’est pas celui d’Auto-Moto. Le lecteur de Corse-Matin ou des Dernières Nouvelles d’Alsace n’est pas non plus celui du Télégramme de Brest… L’idée est d’identifier vos médias «amis», c’est-à-dire ceux qui partagent la même cible que vous: ceux dont les lecteurs sont susceptibles d’être vos clients.

Partez donc de votre marché et de vos clients: où se trouvent-ils majoritairement? À quoi les reconnaît-on ? Visez-vous une clientèle locale? Plutôt masculine ou féminine? De quelle catégorie socio-professionnelle? Dans quelle tranche d’âge? Dans quelle(s) zone(s) géographique(s)? Qui a quels centres d’intérêt? Si vous travaillez en BtoB, quel type/taille d’entreprises visez-vous? Dans quel(s) secteurs(s)? Toutes ces informations vous permettront de cibler la ou les familles de presse qui rassemblent vos futurs médias «partenaires».

Pensez à la presse quotidienne ou hebdomadaire régionale, mais aussi à la presse des collectivités : municipale, départementale, et à celle du Conseil régional ou de votre communauté d’agglomération. Ces médias sont, en général, friands d’informations sur les entreprises locales car ils apprécient de témoigner du dynamisme entrepreneurial d’une région, d’une ville. 

Il y a aussi la presse liée à votre activité, presse professionnelle et presse spécialisée: même si elle n’est pas forcément lue par vos clients directs, une parution dans leurs colonnes vous apporte une crédibilité pour vos clients et une notoriété sur votre marché (pour vos concurrents, vos fournisseurs…).

La presse économique peut aussi être intéressante pour vous, dans les cahiers et suppléments «Entreprises» notamment (que l’on peut aussi retrouver dans des quotidiens régionaux). Il existe également des magazines spécialement destinés aux entrepreneurs.

Selon votre domaine d’activité, pensez aux suppléments et aux hors-série spécialisés de certains titres de la presse nationale (quotidiens, hebdomadaires…).

Vous n’avez donc plus qu’une chose à faire: foncer chez votre marchand de journaux et examiner attentivement ses rayons.

Mais qui dit médias dit aussi radios et TV : identifiez les radios (pas seulement locales) intéressantes pour vous, mais aussi les chaînes TV locales, les chaînes TV de la TNT, les programmes et émissions spécialisés dans votre domaine. Pensez aussi aux médias en ligne et aux blogs spécialisés.

Vous pouvez aller plus loin en consultant les audiences des différents médias que vous avez identifiés sur le site acpm.fr (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), mais attention, tous ne sont pas répertoriés.

Ayez surtout en tête que, même si un média ou un programme spécialisé dans votre domaine n’a que peu de lecteurs/auditeurs, le fait qu’il soit ciblé vous fait viser juste par rapport à votre clientèle. Et vous aurez, ne l’oublions pas, plus de chance qu’il retienne les informations que vous lui envoyez, car celles-ci seront intéressantes pour ses lecteurs. Encore une fois, il vaut mieux s’adresser directement à une poignée d’interlocuteurs potentiellement attentifs que crier tout seul dans une foule qui regarde ailleurs…

Et enfin, ne soyez pas frustré de n’approcher qu’une petite poignée de médias. Gardez toujours en tête que les journaux se nourrissent des autres journaux. Les journalistes lisent évidemment beaucoup la presse! Cela signifie que des médias concurrents se lisent les uns et les autres, et que les journalistes vont chercher de l’information aussi chez leurs rivaux. Sans vouloir vous faire trop rêver, il est possible que vous vous fassiez contacter par un média après avoir bénéficié d’une parution dans un média concurrent.
Même chose pour les médias généralistes : ils puisent des infos dans la presse spécialisée. Un journaliste chargé de la rubrique «Entreprises» d’un média généraliste lit régulièrement tous les titres spécialisés dans le domaine de l’entrepreneuriat: il peut trouver une idée de sujet dans l’article d’un confrère. Et la presse nationale se nourrit aussi de la presse locale…

Dans un prochain article, nous verrons comment identifier précisément les journalistes les plus intéressants pour vous aui sein de vos médias cibles.
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Comment faire buzzer son événement - Stratégies

Comment faire buzzer son événement - Stratégies | Relations presse | Scoop.it
Tout le monde en a envie, mais peu y parviennent. Voici des règles incontournables à respecter pour promouvoir vos événements et faire circuler vos messages sur la toile.

1/Être créatif

Dormir en compagnie de 35 squales, ça vous tente ? 63.500 participants de 165 pays ont été séduits par l'idée d'Air BNB qui, sur les conseils de l'agence événementielle Ubi Bene, a créé une chambre éphémère subaquatique au milieu des requins de l’Aquarium de Paris. Chaque soir, les 11, 12 et 13 avril 2016, deux lauréats tirés au sort, ont pu y dormir. En moins de 24H, le dispositif, trend topics sur Twitter durant l’événement, a obtenu plus de 100 retombées media internationales dont le 20H de France 2. Évidemment, le caractère original et déroutant d'une telle opération résonne quasi-naturellement. “Pour faire du buzz, l'idée prime toujours sur les tuyaux, résume Cyrille Jubert, directeur associé de l'agence Event4U. La règle est de s'appuyer sur un concept fort qui fasse sens pour les participants à l'évènement comme pour les cibles de la marque”. Les caractéristiques de la bonne idée? “Qu'elle sucite du rire, de la joie, de la colère ou de l'indignation, bref de l'émotion, explique Jérémie Mani, directeur de l'agence Netino. C'est cela le moteur du buzz”. Et celui-ci est possible sans moyen ou presque. “ De la contrainte nait la créativité, considère Marcel Saucet, patron de l'agence LCA, spécialisée en Street Marketing. Plus un budget est bas, plus la créativité est grande”. Ce chercheur en innovation marketing à l'Université de San Diego s’enorgueillit, avec les techniques du street marketing de “pouvoir faire buzzer n'importe quelle entreprise pour un euro”. “Notre opération à Times Square pour Michel & Augustin en janvier dernier pour faire connaître la marque Outre-Atlantique (NDRL il s'agissait juste de filmer des passants américain en train de lire du français) n'a pas couté plus cher”.

2/ Penser et anticiper la viralité

Achat d'espaces espaces médias, mini-sites évènementiels, pages Facebook, hub sur Viadeo ou Linkedin, hashtag Twitter voire applications mobiles,...autant de must have que vous aurez choisi de créer en amont en fonction des habitudes de navigation de vos cibles. De même, il vous faudra faire du teasing avec des contenus exclusifs (vidéo, mini-concours,...) pour éveiller leur curiosité. “Le processus de création doit intégrer une mécanique d'influence collective permettant une propagation rapide”, estime Julien Carlier, CEO de l'agence Social Dynamite. Cette mécanique consiste à faire de toutes les parties prenantes de l'évènement (speaker, sponsors, participants...) des ambassadeurs. “Lors de leurs inscriptions, on rédige pour eux plusieurs messages sur le contenu de l'évènement. Ils en choisissent un que notre plate-forme diffusera automatiquement sur les réseaux sociaux dans un même laps de temps pour créer un effet de masse, explique-t-il. Même mécanique durant l'évènement où sur la base des citations adressées en amont par les speakers, les messages pré-rédigés sont envoyés simultanément le jour de l'évènement sur les réseaux sociaux. Cette technique utilisée pour le dernier Social Selling Forum en mai dernier a permis de faire de ce congrès l'un des trending topic de twitter toute la journée de l'évènement touchant près de 100.000 comptes, soit une audience démultipliée par 3000.

3/Convaincre les influenceurs

Pas de buzz, sans des bons relais d'influence. Quelques mois avant l’événement, repérez donc les bloggueurs les plus pertinents sur votre thématique. « Il faut leur montrer que l'on s'intéresse à eux et qu'on les suit », conseille Jérémie Mani. Car ces influenceurs sont très courtisés. « En moyenne sur 100 courriels adressés, on obtient qu'une réponse », rappelle Marcel Saucet. Technique pour les convaincre, un accès VIP durant l’événement avec des moyens leur permettant de bien relayer l'info, comme une puce RFID pour récupérer du contenu sur leurs pages personnelles et pourquoi pas leur proposer de tester des produits et services en avant première de l’événement. «Faire partie de ces happy few les crédibilisera auprès de leur audience, estime Jérémie Mani. Ce n'est pas une logique d'achat mais d'intérêt réciproque bien compris. Les bloggueurs pas plus que quiconque ne souhaitent être perçues comme achetables ».

4/ S'associer à des célébrités

Sur les réseaux sociaux, célébrité rime avec audience. Certaines agences n'hésitent pas à proposer de l'achat de tweets de stars. Cette technique du micro-endorsement propose aux marques d'intégrer les flux conversationnels de ces célébrités sur les réseaux sociaux. Coût minimal : 30.000 euros mais bien plus pour s'attacher les services d'une tête de gondole. Chaque tweet du footballeur portugais Ronaldo lui rapporterait ainsi 230.000 euros. Mais, gare au bad buzz, si cela se découvre. Ainsi, en septembre dernier pour le lancement du Samsung Galaxy S6 Edge à la piscine Molitor comprenant un concert live de Mika, la marque coréenne s'est associée à une trentaine de célébrités (Kev Adams, Bob Sinclar, Tony Parker, Christina Cordula…) en charge de relayer l’événement sur le hashtag #NewEdgeNight. Problème, ces stars n'étaient pas de la soirée, ce que certains fans mécontents n'ont pas manqué de relayer sur les réseaux sociaux. « L'opération reste Roiste, clame cependant Céline Saint-Rémy, directrice générale de l'agence de micro-endorsement ZAM en charge de l’événement. Nous avons eu près de 5 millions de reach et 275.000 clics ». En d'autres termes, du bad buzz certes, mais du buzz quand même.

5/Faire du Live

Idéal pour humaniser la marque et répondre aux besoins d’instantanéité et authenticité du public. Nombre d'entreprises utilisent Periscope ou Facebook Live pour promouvoir leur évènement. Lacoste lance par exemple ses nouvelles collections grâce à l'application Periscope en permettant à ses followers de suivre en direct ses défilés en même temps que les VIP. Crédit agricole promeut ainsi son action dans les évènements auxquelles la banque participe tel le dernier salon de l'agriculture ou le salon Made in France en 2015. “Le livestream est adapté aux évènements car plus on est dans l'instant, plus on peut créer de la viralité”, note Nicolas Dudkowski. Avant le direct, un teasing sur les reseaux sociaux s'impose évidemment. “Durant le live, il faut prévoir des équipes dédiées en forme de war room de 2 à 5 personnes pour filmer eux même ou accompagner les influenceurs qui filment, répondre aux internautes voire contrôler les commentaires négatifs”, poursuit Julien Carlier. Car le fait que chaque spectateur puisse poster un commentaire accroit certes l'engagement mais aussi les risques de dérapages et de bad buzz. 
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Culture RP » Le guide complet du brief agence

Culture RP » Le guide complet du brief agence | Relations presse | Scoop.it
Avant de lancer une consultation ou une compétition d’agences, il est essentiel de prendre connaissance de quelques règles d’or à suivre pour rédiger votre brief. Constituer un cahier des charges fourni et précis est LA condition pour recevoir des propositions à la hauteur de vos attentes et réussir votre compétition. Un investissement qui demande un peu de temps mais que vous ne regrettez pas !

Le brief est un document rédigé, formulant votre besoin et détaillant des points importants qui permettront aux agences en compétition de bien cerner votre demande, de vous proposer des solutions et de se distinguer les unes des autres.

Au fil des éléments donnés, un brief complet doit pouvoir répondre aux questions : Où sommes-nous aujourd’hui ? Et où voulons-nous arriver ?

Nos conseils pour rédiger un brief de compet’ en 12 étapes :

1/ Votre société

En premier lieu, le brief doit présenter votre structure, votre entreprise ou association. Indiquez donc quelques éléments clés de votre historique : date de création, modèle économique, lancements des produits, résultats… Précisez aussi l’historique de votre communication ainsi que ses évolutions en n’oubliant pas de préciser les grands principes à respecter en regard de la communication déjà établie.

Pour proposer une stratégie cohérente, les agences ont besoin de connaître les dispositifs marketing/communication existants et le planning des opérations prévues.

Si votre entreprise est nouvellement créée, vous pouvez rédiger un historique comprenant le parcours des fondateurs, pourquoi ils ont créé cette société et d’où leur vient l’idée par exemple. Cette étape peut servir de base au storytelling de votre structure.

Si vous disposez d’une plaquette institutionnelle et/ou d’une présentation des équipes, du rôle de chacun, etc…, n’hésitez pas à compléter votre brief. Ces informations permettent de créer une stratégie où chaque interlocuteur sera impliqué à son niveau.

L’historique dans un brief permet aux agences de mieux comprendre les évolutions de votre société, de sa communication et de s’insérer dans cette continuité ou au contraire de créer une disruption. Cette partie est cruciale car c’est souvent là que les agences viennent puiser leurs idées !

2/ Votre marché

Si l’agence peut présenter des références sur votre marché, elle n’est pas forcément experte en la matière. Vous connaissez votre marché sur le bout des doigts, présentez-le de manière détaillée : marché principal et secondaire, parts de marché, concurrents directs et indirects, canaux de vente, règles ou législations spécifiques, etc…

Précisez aussi si votre produit ou service impose une périodicité, une zone géographique ou toutes informations susceptibles d’influencer ce dernier.
Attention ! Evitez le langage trop technique, le jargon de votre secteur et autres abréviations.

3/ Votre positionnement

Votre positionnement de communication doit indiquer en quelques mots voire en une phrase vos valeurs, vos points forts ou les freins que vous levez. Celui-ci doit être distinctif, attractif, crédible, et durable. Il permettra entre autre de vous positionner vis à vis de vos concurrents.

4/ Votre image

Tout comme lors d’un entretien d’embauche, il est important de savoir décrire la perception que les autres ont de vous. Comment est perçue votre entreprise ? Quels sont les qualificatifs les plus utilisés pour la décrire ? Comment est-elle perçue par rapport à ses concurrents ? Comment vous aimeriez qu’elle soit perçue ?

5/ Vos objectifs marketing

Vos objectifs marketing doivent se baser sur la compréhension de vos forces et faiblesses, ainsi que sur l’environnement commercial dans lequel vous évoluez. Ils doivent également se rapporter à votre stratégie d’affaires globale.

Ils doivent être SMART c’est à dire : 
Stratégiques 
Mesurables 
Atteignables 
Réalistes 
et mesurables dans le Temps

Par exemple, précisez l’augmentation du chiffre d’affaires prévue d’ici 2 ans, le pourcentage de développement de vos ventes dans telle ou telle région, le nombre de leads qualifiés générés dans tel secteur d’ici 12 mois, le taux de fidélisation de la clientèle à atteindre d’ici 3 ans…

Soyez précis et n’hésitez pas à voir à partager votre vision à long terme !

6/ Vos objectifs en communication

Les objectifs de communication sont plus difficiles à appréhender car il est difficile d’en isoler les effets. Néanmoins, il est toujours essentiel de chiffrer les objectifs de toute campagne de communication et de préciser dans quels délais ces objectifs doivent être atteints.

Quels sont vos objectifs à travers cette campagne ? Faire savoir ? Faire aimer ? faire agir ?

Par exemple, précisez en pourcentage l’évolution attendue de votre notoriété spontanée auprès de votre cœur de cible dans les 12 prochains mois, la perception à atteindre de votre marque auprès de telle ou telle cible dans les 6 prochains mois, etc…

7/ Vos cibles

Il est important de définir clairement vos cibles (cœur de cible, directe, indirecte) car toute la stratégie proposée par l’agence sera bâtie sur la ou les particularités que présentent celle-ci. De plus, certaines agences peuvent être plus ou moins spécialisées ou expérimentées selon votre cible.

Age, genre, catégorie socioprofessionnelle, comportement, valeurs, aspirations… soyez précis et n’hésitez pas à la décrire comme une personne que vous connaitriez.

Attention, la réponse « potentiellement tout le monde » n’est pas acceptable !

8/ Votre culture, vos valeurs

Mettez en avant ce qui vous est cher au sein de votre culture d’entreprise/de marque et les valeurs que vous souhaitez véhiculer à travers chaque action.

9/ Votre demande

S’agit-il d’un lancement de produit, d’une innovation dans votre service, d’une nouveauté ?
Avez-vous une problématique de communication à résoudre ? Des contraintes particulières ?
A ce stade, il s’agit de préciser votre demande. Pour quel besoin précis consultez-vous les agences ?

10/ Vos attentes vis-à-vis de votre future agence de communication ou freelance

Il est d’usage d’exprimer par avance vos attentes au sujet de votre « relation » avec votre futur prestataire. Vous pouvez par exemple, imposer une certaine méthodologie, une périodicité de rencontres, de reporting… tout comme encourager la prise d’initiatives !

11/ Votre enveloppe budgétaire

Vous pouvez indiquer un chiffre précis à ne pas dépasser où alors donner une fourchette de prix. Cela permettra aux prestataires consultés d’adapter leur proposition en fonction de votre budget.

Indiquer un budget ne vous engage pas définitivement, toutefois celui-ci doit être précis et réaliste. Il en dépendra les recommandations proposées, les supports envisagés, bref le déploiement complet de l’ensemble de la stratégie de moyens à mettre en œuvre.

Si vous n’avez pas d’idée du budget à allouer pour telle ou telle prestation, Feat’R met à votre disposition un outil en ligne gratuit pour estimer le coût moyen à prévoir que ce soit pour une campagne de communication, un événement ou des relations presse par exemple ou pour la production d’un logo, site internet, application mobile, spot vidéo TV, reportage photo…

12/ Vos règles

Quelle est la nature du produit final que vous attendez ? Une note de réflexion, une stratégie de communication, des pistes créatives, une recommandation…

Soyez clair quant à vos attentes à la suite de la compétition et veillez à donner les mêmes instructions et les mêmes informations à chaque agence en compétition : 
1/ Indiquer le nombre de prestataire en concurrence 
2/ Envoyez un brief identique 
3/ Imposez des délais identiques 
4 / Informer sur vos critères de sélection

Nos derniers conseils

Soyez clair : Le briefing le plus long n’est pas pour autant le plus clair. Les agences ne doivent pas à avoir à « lire entre les lignes ». Focalisez-vous sur l’essentiel en rapport à votre demande. Privilégiez la pertinence des informations et le contexte clair au débordement de données.

Et précis : Une fois le brief entre les mains, les agences ne doivent pas avoir mille et une question à vous poser. Elles doivent disposer d’assez d’éléments pour pouvoir répondre à votre demande. Si vous donnez toutefois une précision à l’une, n’oubliez pas de la partager avec les autres agences en compétition.

Bref, prenez le temps : Un brief écrit et soigné permet une collaboration plus efficace, ce à quoi aspirent autant l’annonceur que l’agence qui s’accordent à dire qu “il est difficile de fournir un travail créatif efficace et qualitatif sans un bon briefing”. Un brief stimule la créativité mais ne la limite pas.

Ne rédigez pas votre brief comme si vous passiez une commande, inspirez les agences ! 
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Votre communication dans les médias: publicité ou relations presse?

Votre communication dans les médias: publicité ou relations presse? | Relations presse | Scoop.it
Entrepreneurs, pour votre communication dans les médias, serez-vous plutôt publicité ou plutôt relations presse (quand vous aurez lu cet article)?

Rien de tel qu’une publication dans un média pour donner une visibilité à votre entreprise. Entrepreneurs, pour ce faire, deux moyens s’offrent à vous : la publicité, d’une part, et d’autre part, la parution, mise en ligne ou diffusion d’un article ou d’un reportage télé ou radio. (Pour vous remémorer la différence entre une publicité et un article de presse, consultez l’article: « Le jeu des différences : c’est de la pub ou c’est de la presse ? »)

Revoyons d’abord les avantages d’une parution dans la presse, quelle qu’elle soit. Toute publication apporte à votre entreprise un écho, une résonance: qui dit média dit lecteurs, donc une publication vous fait connaître auprès d’un lectorat, d’un public, ce qui augmente vos chances de gagner des clients.

Voyons maintenant ce qui caractérise la publicité:

- Vous avez l’assurance que votre message sera diffusé dans le(s) média(s) que vous souhaitez, à la date que vous avez décidée.
- Le message diffusé est parfaitement conforme à vos souhaits. Normal, c’est vous qui le rédigez et le mettez en forme, à vos frais.
- Le format de votre publicité et son emplacement correspondent à ce que vous désiriez. Là encore, tout est normal, puisque vous payez, en tant qu’annonceur, un «achat d’espace».
- Avec une publicité, vous payez donc deux fois: la création du message en tant que tel, et sa diffusion.
- À titre d’exemple, l’emplacement en format pleine page dans un magazine diffusé à 200000 exemplaires peut coûter environ 10000€ HT. Quant à la création, son coût varie en fonction du support envisagé (papier, web, TV, radio…) et du format du message (page quadri, bannière web, vidéo, film, message audio…), donc des intervenants que vous payez pour le créer (graphiste, rédacteur, photographe, vidéaste, comédiens, studio d’enregistrement…).

Voyons ensuite ce qui différencie les relations presse et médias:

- Vous n’avez pas l’assurance que votre message sera diffusé dans le(s) média(s) que vous souhaitez.
- Si le message est diffusé, il n’est pas parfaitement identique à celui que vous souhaitiez faire passer, car il dépend du bon vouloir et de la liberté d’expression du journaliste, qui diffuse l’information qu’il juge utile pour ses lecteurs/auditeurs, sous la forme qu’il souhaite.
- Vous ne décidez ni de la date de parution, ni de la longueur de l’article ou reportage, ni de la nature précise de cet article ou reportage (il est possible que votre entreprise ne soit pas la seule à être citée). 

Mais, me direz-vous, dans ce cas, pourquoi donc choisir les relations presse et médias plutôt que la publicité?

Premier argument : le lecteur/auditeur d’un média ne perçoit pas du tout de la même manière un article de presse et une publicité. Est-ce pour consulter des publicités que vous lisez un journal, surfez sur le web, allumez la télé, écoutez la radio? L’article de presse ou le reportage donne à l’information que vous faites passer un crédit qui n’a rien à voir avec celui d’un message purement publicitaire. Justement parce que le journaliste a été libre de décider quelle information il diffuse.

Le choix de se lancer dans des relations presse et médias dépend donc fortement de votre besoin d’affirmer votre sérieux et votre crédibilité auprès de vos clients. Car les relations presse et médias sont incompatibles avec des informations déformées, grossièrement enjolivées ou édulcorées.

Le parler vrai, ce n’est pas seulement ce qu’attendent les journalistes. C’est surtout ce qu’attendent - et recherchent - les lecteurs et auditeurs.

Deuxième argument : l’investissement dans des relations presse coûte bien moins cher qu’un plan de communication par la publicité. Cela peut même être gratuit si vous vous en chargez vous-même, car c’est à la portée de tout un chacun. Cela demande surtout du temps, de l’organisation et… de la patience ! Cependant, si vous faites le choix de faire appel à un professionnel, un seul intervenant se mettra à votre service, votre responsable RP qui saura mettre en place une stratégie, des outils et des actions pour vous donner un maximum de chances d’intéresser positivement des journalistes.

Nous verrons, dans un prochain article, quelle stratégie adopter pour que des journalistes aient subitement envie de parler de vous à leurs lecteurs…
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