"réforme de la fo...
Follow
Find
1.7K views | +0 today
 
Scooped by SYCFI
onto "réforme de la formation professionnelle"
Scoop.it!

Réforme de la formation: ce qui va changer pour l'entreprise

Réforme de la formation: ce qui va changer pour l'entreprise | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Fin de l'obligation légale, nouvelle contribution pour les petites entreprises, modification du système de collecte, création du compte personnel de formation...
more...
No comment yet.
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by SYCFI from Formation professionnelle : réforme innovation actualité
Scoop.it!

Dessine-moi l'éco : La réforme de la formation professionnelle

Cette vidéo décrypte la réforme de la formation professionnelle. Quels vont être les nouveaux droits des salariés et des demandeurs d'emploi suite à cette réforme ? Qu'est-ce...


Via Xavier LAGRANGE
more...
Webmaster Opcalia's curator insight, October 16, 3:23 AM

Ghislain Sentis, Directeur juridique d'Opcalia, a participé à l'élaboration de cette vidéo sur la réforme et ses enjeux

Scooped by SYCFI
Scoop.it!

La réforme de la formation professionnelle

La réforme de la formation professionnelle | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
La réforme sur la formation professionnelle professionnelle adoptée le 26 février dernier, réaffirme la dimension stratégique de la formation au service du développement de l'entreprise. L'obligation de former remplace l'obligation de dépenser.
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Compte individuel de formation_2 documents à télécharger - CNFPTLV

SYCFI's insight:

2 études en format pdf à télécharger : riches d'enseignement !

more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Réforme de la formation professionnelle : le texte des occasions manquées

Réforme de la formation professionnelle : le texte des occasions manquées | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Le volet formation professionnelle du texte de loi relatif à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale aurait pu marquer notre législature, il rejoindra malheureusement
SYCFI's insight:

Sans être aussi critique… Des questions de fonds se posent en effet sur les ambitions du système français de FP !

more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from "Innover en formation"
Scoop.it!

Formation professionnelle : les principaux points du projet de loi - Le Point

Formation professionnelle : les principaux points du projet de loi - Le Point | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Formation professionnelle : les principaux points du projet de loi Le Point Le projet de loi sur la formation professionnelle, l'emploi et la démocratie sociale, qui transpose notamment l'accord patronat-syndicats conclu le 14 décembre, a été...

Via Denis Cristol
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Accord sur la formation : « Salariés et entreprises sortent gagnants », d’après la FFP | Formaguide.com

Accord sur la formation : « Salariés et entreprises sortent gagnants », d’après la FFP | Formaguide.com | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Les partenaires sociaux ont conclu le 14 décembre un accord fondamental sur le développement de la formation professionnelle en France. Les réactions de la FFP (Fédération de la formation ...
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE
Scoop.it!

Formation professionnelle : une réforme d’apparence

Formation professionnelle : une réforme d’apparence | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Les difficiles négociations sur la réforme de la formation professionnelle pourraient n'avoir rien résolu. Pire, elles auraient complexifié un système déjà illisible...

Via Carole TACHEAU
more...
Carole TACHEAU's curator insight, December 27, 2013 5:50 AM

Tant que la formation professionnelle sera contrainte par des règles "strictes" et comptables, il sera difficile d'innover. D'autant que les critères d'imputabilité n'ont pas été assouplis pour s'adapter aux besoins des entreprises (coaching, par exemple, parfois indispensable pour accompagner les managers).

Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Accord sur la formation professionnelle : ce qui va changer pour les entreprises

Accord sur la formation professionnelle : ce qui va changer pour les entreprises | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Les partenaires sociaux ont trouvé une entente à l'issue de longues heures de négociation qui ont découlé sur la conclusion d'un accord national interprofessionnel le 14 décembre 2013, relatif à la formation professionnelle.
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

ANI Formation : attention à ne pas créer de nouvelles usines à gaz ! - RHEXIS

ANI Formation : attention à ne pas créer de nouvelles usines à gaz ! - RHEXIS | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Les partenaires sociaux ont finalisé samedi 14 décembre un projet d'accord sur la réforme de la formation professionnelle. Nous avons rencontré la présidente du CNFPTLV, Danielle Kaisergruber pour recueillir ses premières réactions.
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from SYCFI
Scoop.it!

L’Afref et le Sycfi lancent le premier Répertoire professionnel dédié aux Consultants-Formateurs indépendants : le RP-CFI


La question de l’identité professionnelle des formateurs freelances et les actions à mener en vue de les valoriser, le Sycfi (syndicat des consultants-formateurs indépendants) se la pose depuis longtemps. En
2011, dans son ouvrage Profession, formateur-consultant, l’organisation syndicale – alors Sicfor – développait déjà une réflexion sur les pistes à explorer pour valoriser l’identité des indépendants du conseil et de la formation dans un contexte de crise. Une thématique entrée, depuis, en résonance avec les travaux de l’Afref (Association pour la réflexion et l’échange sur la formation) qui avait fait de cette thématique l’enjeu majeur de sa première université d’été, tenue en juillet dernier. Et cette convergence d’esprit entre le think tank et le syndicat professionnel a accouché, en cette fin septembre 2013, d’un premier répertoire professionnel des consultants-formateurs indépendants (RP-CFI), susceptible d’offrir à ces derniers une identification professionnelle spécifique et lisible.
« Ce projet, c’est le résultat d’un beau partenariat entre l’Afref et le Sycfi » résumait Lionel Soubeyran, Président du syndicat professionnel interrogé par le Quotidien de la formation le 17 septembre 2013.
Un projet initié en mars dernier et facilité par la présence des deux associations à la même table du
Collectif des présidents d’associations pour l’amélioration de la formation professionnelle. Mais si ce répertoire – qui se veut davantage label que registre – ambitionne de permettre aux freelances de se doter d’un corpus professionnel et éthique commun, il n’a pas pour autant vocation à faire du métier de Formateur-Consultant une profession « à ordre » à l’image des médecins, notaires ou infirmières. « La démarche d’inscription à ce répertoire repose sur le volontariat et s’inscrit dans un processus d’habilitation par les pairs plutôt que dans une dynamique de certification », précise le président du
Sycfi.

L’objectif ?
« Garantir l’ouverture de cette profession à tous… sauf à ceux qui n’ont rien à y faire » assène-t-il. Un impératif, dans une profession particulièrement éclatée, dont l’activité économique repose énormément sur le bouche-à-oreille et où un seul formateur médiocre peut entacher la réputation de nombre de ses collègues auprès des acheteurs de formation.

Renforcer la légitimité sociale de la profession
Mais au-delà de l’obtention d’un « label qualité » pour les formateurs acceptant de se plier aux règles
du Répertoire – lesquelles imposent de fournir à la « commission d’habilitation » un certain nombre de garanties concernant les compétences, l’expérience et la déontologie du postulant – c’est la volonté de professionnalisation des formateurs-consultants indépendants qui a entraîné l’adhésion de l’Afref dans cette coopération. « En développant ce répertoire et en développant son identité professionnelle, ce métier s’inscrit dans une démarche qui renforce sa légitimité sociale » expliquait Fabrice Gutnik, président de l’Afref. Hors de question, en effet, que le répertoire ne se transforme en « réseau de copains » insiste Lionel Soubeyran, puisque le Comité d’habilitation prévu dans le dispositif sera composé de deux équipes distinctes, qui chacune, étudieront « à l’aveugle » - sans connaître l’identité du postulant – les candidatures qui leur seront transmises avant de rendre leur verdict.

Proposer le projet aux professionnels, pouvoirs publics et acteurs économiques
Si, aujourd’hui, l’Afref et le Sycfi constituent la colonne vertébrale de ce répertoire professionnel, l’ambition des deux fondatrices reste de lui garantir une évolution permanente, en fonction de l’actualisation de l’environnement juridique, technique, jurisprudentiel ou social de la formation professionnelle continue. Une évolution qui sera du ressort de douze experts composant le futur
« Conseil scientifique » du dispositif, qu’il s’agisse de représentants des clients des formateurs freelances (organisations patronales), d’agents de l’État (DGEFP) ou même d’acteurs issus d’institutions comme la Fédération de la formation professionnelle (FFP), le Cnam, les Cités des métiers…
A ce titre, et avant toute mise en oeuvre définitive, l’Afref et le Sycfi souhaitent soumettre le projet
RP-CFI à l’appréciation des professionnels, des pouvoirs publics et des acteurs économiques concernés afin de l’amender et de l’enrichir de leurs suggestions. « Nous pouvons imaginer que toutes ces instances seront susceptibles de participer à la vie de ce répertoire et contribueront ainsi à l’évolution du métier de formateur-consultant », espère Lionel Soubeyran dont l’organisation lance, entre le 1er et le 30 octobre, une consultation en ligne sur son site Internet avant que la version définitive du RP-CFI ne soit publiée le 15 novembre 2013 en vue de l’ouverture définitive fixée au 1er janvier 2014.

Par Benjamin d’Alguerre - http://www.actualite-de-la-formation.fr -18/09/13
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Centre Inffo 2013
Reproduit avec l’aimable autorisation du Centre Inffo

more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Les évolutions probables de la Formation professionnelle - Educavox

Les évolutions probables de la Formation professionnelle - Educavox | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Article initialement publié sur mon blog Je vous propose d'ouvrir un « nouveau thème » : les évolutions probables. Cette série s'ouvre (...)
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from "Innover en formation"
Scoop.it!

ANI du 14 décembre 2013 : mode d'emploi - Université d’hiver de la formation professionnelle

ANI du 14 décembre 2013 : mode d'emploi - Université d’hiver de la formation professionnelle | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
RT @byRHEXIS: ANI du 14 décembre 2013 : mode d'emploi - Université d’hiver de la #formation professionnelle http://t.co/QGtUWRVDiy RT @Bahr…

Via Denis Cristol
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE
Scoop.it!

Réforme de la FPC : que devient l'imputabilité ?

Réforme de la FPC : que devient l'imputabilité ? | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it

"La suppression de la contribution « 0,9 » prévue par l’ANI du 14/12/2013 et par le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale aura forcément un impact sur la définition même de la formation.

Que devient la notion d’imputabilité dans ce nouveau cadre juridique ?"


Via Carole TACHEAU
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

La réforme de la formation professionnelle

La réforme de la formation professionnelle | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
La réforme sur la formation professionnelle professionnelle adoptée le 26 février dernier, réaffirme la dimension stratégique de la formation au service du développement de l'entreprise. L'obligation de former remplace l'obligation de dépenser.
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

La formation dans la presse – Décembre 2013/Janvier 2014

La formation dans la presse – Décembre 2013/Janvier 2014 | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
La nouvelle étape de la réforme de la formation professionnelle avec les discussions entre parlementaires, les impacts du Big Data sur les RH, les enseignements de l'étude Insee sur la formation des adultes, le retour d'expérience...
SYCFI's insight:

Différentes évolutions à caractère juridiques impactent la FPC actuellement. Articulées entre elles, elles sont porteuses d'un changement de fonds.

more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Formation professionnelle: l'impact de la réforme pour les entreprises

Formation professionnelle: l'impact de la réforme pour les entreprises | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
L'accord entre partenaires sociaux sur la formation professionnelle aura un impact rapide sur la gestion de la formation dans les entreprises. Aux responsables d'adapter leur rôle Par Jérôme Lesage, PDG-Fondateur de Place de la Formation
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE
Scoop.it!

Réforme de la FPC : que devient l'imputabilité ?

Réforme de la FPC : que devient l'imputabilité ? | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it

"La suppression de la contribution « 0,9 » prévue par l’ANI du 14/12/2013 et par le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale aura forcément un impact sur la définition même de la formation.

Que devient la notion d’imputabilité dans ce nouveau cadre juridique ?"


Via Carole TACHEAU
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Réforme de la formation : un accord pour une rupture historique

A.N.I. du 13/12/2013 sur la #Formation #Professionelle

SYCFI's insight:

 

Paru dans Entreprise & Carrières, N° 1172 du 24/12/2013

Fin du 0,9 % plan de formation, création du compte personnel de formation : le projet Medef, UPA, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO de réforme de la formation porte en lui une logique de rupture.
Où va le modèle français de la formation continue ? Pour le ministre du Travail Michel Sapin, c’est clair : « C’est sur la base du projet d’accord national interprofessionnel qu’un projet de loi sera préparé en vue d’une présentation au Conseil des ministres le 22 janvier prochain et d’un examen au Parlement en février 2014 », a –t-il déclaré le 18 décembre en Conseil des ministres.
Ce projet de loi comprendra différents volets : l’un consacré à l’apprentissage et à la formation professionnelle, « qui traduira de façon loyale les termes de l’accord national interprofessionnel, et viendra préciser le rôle de chacun des acteurs de la formation professionnelle dans le cadre de la réforme » ; l’autre consacré à la démocratie sociale, dont l’objet est notamment la distinction du financement de la formation de celui du financement des organisations patronales et syndicales; enfin, un volet “inspection-contrôle” renforçant les pouvoirs de l’inspection du travail et des services de contrôle de la formation professionnelle.
Une réforme de justice, selon le ministre
Dès le 14 décembre, le ministère du Travail a fait une présentation du projet d’accord conclu dans la nuit du 13 au 14 ! Il estime qu’il porte en lui « une réforme de justice, car près de 50 % de financements supplémentaires, soit 300 millions d’euros, sont pris sur les fonds des entreprises via le FPSPP pour former les demandeurs d’emploi », ce qui aboutit à une somme de 900 millions d’euros. Il calcule également que les financements pour les formations qualifiantes (via CIF, CPF – compte personnel de formation – et contrats de professionnalisation) passeront de 1,8 à 3,1 milliards d’euros. Enfin, il estime que les fonds pour les entreprises de moins de 10 salariés passeront de 390 à 620 millions d’euros, grâce au versement de 20 % des fonds du FPSPP.
La CGPME fait les mêmes constats, mais en tire précisément la conclusion que les entreprises de 10 à 300 salariés risquent d’être pénalisées par ce projet : « Former les chômeurs, c’est bien. Mais continuer à former les salariés en poste pour fortifier la compétitivité des entreprises de taille intermédiaire, c’est primordial. Sinon, les salariés non formés aujourd’hui seront les chômeurs de demain. Or le projet d’accord proposé à la signature par le Medef, l’UPA, quatre confédérations syndicales et entériné par le gouvernement n’y répond pas. » Tel était le credo de Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), le 18 décembre, quatre jours après la fin de la négociation. La CGPME a donc maintenu sa position : elle ne signera pas le texte.
La surprise est venue du fait que, lors de la conférence de presse CGPME, trois de ses fédérations patronales, adhérentes également du Medef (bâtiment, industrie hôtelière, services de l’automobile), étaient à ses côtés ! Ainsi que d’autres fédérations patronales adhérentes de la CGPME ou de l’UNAPL : Synhorcat (hôtellerie), FNH (habillement) et Afigec (experts-comptables). L’Udes (entreprises de l’économie sociale et solidaire) a apporté son soutien à la CGPME le même jour. Et, selon la confédération générale des PME, l’Ania (industries agroalimentaires), adhérente du Medef, partagerait plutôt son analyse.
Au final, la CGPME estime que « la quasi-disparition de la mutualisation financière pour nos PME se traduira par une rupture d’égalité devant l’accès à la formation professionnelle, selon que l’on travaille ou non dans un grand groupe ». C’est, selon elle, une erreur historique, car, « grâce à la mutualisation, le taux d’accès à la formation est passé, entre 1974 et aujourd’hui, de 17 % à 45 % globalement, et de 15 % à 23 % dans les entreprises de 10-19 salariés, et de 28 % à 39 % dans celles de 50-250, a assuré Jean-François Roubaud, président de la CGPME. Le système fonctionne donc ! »
Et de conclure que son organisation fera tout son possible auprès du gouvernement et des parlementaires pour rétablir un système de mutualisation pour les entreprises de 10 à 300 salariés. D’ores et déjà, la CGPME prédit une nouvelle réforme en 2016, une fois constatés les dégâts qu’elle pressent.
Besoin de précisions
Quoi qu’il en soit, d’après les experts, l’écriture de la loi nécessitera un très gros travail de précision sur les points financiers et juridiques, et tous pointent des écueils à éviter.
Du côté des politiques, Gérard Cherpion, député UMP des Vosges et rapporteur de la loi formation du 24 novembre 2009, émet un avis positif : « L’esprit de l’ANI me convient, même si la complexité semble l’emporter. Je suis favorable à une baisse de la contribution légale des entreprises, mais plus faible que ce qui a été acté. Pourquoi ne pas expérimenter, puis évaluer les effets de cette baisse sur la formation des salariés ? » Cette piste de l’expérimentation, avancée par plusieurs partenaires sociaux, a toujours été refusée par le Medef, qui a maintenu sa volonté de supprimer « l’obligation de payer » au profit d’une « obligation de faire ».
Même analyse du côté de Jean-Patrick Gille, député PS spécialiste des questions de formation : « C’est un accord important, qui permet aux employeurs de passer de l’obligation de payer à celle de former, encadrée par un entretien professionnel obligatoire et formalisé par écrit tous les deux et six ans. Le financement est simplifié par une contribution unique de 1 % à un seul Opca. Le CPF prend forme et devrait améliorer l’accès à la formation des demandeurs d’emploi et des salariés. Mais il va falloir être vigilant sur la formation dans les entreprises de 10 à 50 salariés, sur les éventuels transferts de responsabilité de l’employeur sur les salariés, et la loi devra encadrer par des garanties collectives les responsabilités accrues qui vont être données aux salariés pour se former. »
Responsabilisation
Jean Wemaëre, président de la Fédération de la formation professionnelle, qui vient tout juste d’adhérer directement au Medef et non plus par l’intermédiaire de la Fédération Syntec, se veut optimiste : « La fin de l’obligation fiscale responsabilise les chefs d’entreprise : ils savent qu’il est vital d’entretenir les compétences de leurs salariés. Pas de crainte donc à avoir, a priori, sur une baisse de leurs achats de formations à des organismes extérieurs. » Néanmoins, il assure que sa fédération (les organismes de formation privés) sera « vigilante sur le CPF, qui doit accorder une place à l’acquisition de compétences transverses et liées aux emplois de demain, sur l’accompagnement des patrons de TPME qui ont une obligation d’adapter leurs salariés, et sur les contrats de professionnalisation dont le nombre risque de baisser ». Selon Jean Wemaëre, « la création d’un crédit d’impôt formation pour les entreprises et les particuliers pourrait assurer le succès de cet accord ».
Pour Jean-Marie Luttringer, expert en droit de la formation, il est clair que « des montagnes de questions juridiques restent à clarifier ! »
« Le projet, poursuit-il, fait pencher la balance vers la dimension individuelle du droit jusqu’à une limite inconnue à ce jour : CPF, entretien dans l’entreprise, CEP externe, consolidation du CIF, etc. La suppression de la référence à la loi fiscale, qui assurait stabilité et sécurité en même temps qu’elle engendrait des effets pervers, fait une place plus grande à la régulation par le contrat individuel et collectif : c’est tout le pari. De plus, le déplacement du centre de gravité du collectif vers l’individuel implique une nouvelle définition de l’objet social des Opca, alors que la suppression du 0,9 %, compensée par des contributions conventionnelles plus aléatoires et par des ressources aussi aléatoires provenant de la facturation de prestations de services, bouleverse leur modèle économique. Mais, à défaut de garanties juridiques apportées par la loi à la notion d’individu acteur, le texte aura fait œuvre de dérégulation en organisant progressivement le transfert de la responsabilité de son employabilité, de l’entreprise vers le salarié. »
La CGPME n’est pas la seule opposante
→ La CGPME et ses fédérations alliées refusent la configuration avancée par le Medef et l’UPA pour le financement de la formation continue (voir tableau), car elles y voient trois dangers.
→ La suppression du 0,9 % plan de formation « entrainera une baisse des ressources mutualisées demain de 75 % dans les entreprises de 10 à 49 salariés et de 87 % dans les entreprises de 50 à 300 salariés, indique Jean-François Roubaud, président de la CGPME. En moyenne, grâce à la mutualisation, une entreprise de 10 à 49 salariés bénéficie aujourd’hui du double de sa contribution financière pour payer la formation de son personnel. Demain, avec le système du chacun pour soi prévu dans l’accord, elle paiera facialement deux fois moins, mais bénéficiera de dix fois moins de financement ».
→ Pour la CGPME, les gagnants de cet accord seront les entreprises du CAC 40. Les grands donneurs d’ordre n’auront aucune obligation d’accompagner financièrement la formation des salariés de leurs sous-traitants, reléguant l’idée même de filières au rang de principes virtuels. Les perdants seront les PME assujetties à de nouvelles obligations sans avoir les moyens financiers de les mettre en œuvre, et dans l’incapacité juridique de s’en exonérer. « L’accord prévoit par exemple un financement à hauteur de 0,2 % de la masse salariale du compte personnel de formation, sauf accords de branche ou d’entreprise. En pratique, les PME sans représentant du personnel seront contraintes de payer pour les autres », prévoit Jean-François Roubaud.
→ Deuxième danger : l’amoindrissement des financements professionnalisation et une orientation de leur part vers les chômeurs « se traduiront par une disparition du 1/3 des contrats de professionnalisation : 50 000 sur un total de 150 000 ! ».
→ Troisièmement : les entreprises de plus de 10 salariés ne seraient plus tenues de consacrer 1,6 % de leur masse salariale à la formation professionnelle mais seulement 1 %. Un éventuel contrôle est renvoyé au dialogue social et aux IRP, mais il restera probablement un contrôle de l’administration. « Cette complexité, ainsi que la formalisation écrite des entretiens professionnels, avec possibilité de pénalité, vont entraîner une surcharge administrative, une insécurité juridique et des risques de contentieux prud’homaux. L’employeur, étranglé par la conjoncture économique, qui sera contraint demain de ne plus former ses salariés pour faire baisser ses charges sera en faute. La baisse de charges est donc une baisse en trompe l’œil, qui placera les PME en insécurité juridique », a asséné Geneviève Roy, présidente de la commission sociale de la CGPME.
→ Au final, Jean-François Roubaud a regretté que des gages de réduction de la pression fiscale sur les entreprises soient donnés par la France à la communauté européenne sur le dos de la formation professionnelle.
Jean-Pierre Willems CONSULTANT EN DROIT SOCIAL ET RH
« Le plus dur est devant nous »
E & C : « Le plus dur est devant nous », dites-vous à la lecture de ce projet. Pourquoi ?
J.-P. W. : Parce que la portée exacte de l’ANI dépendra de la manière dont le législateur relaiera le pari du transfert d’une obligation fiscale vers des obligations sociales. L’administration est-elle prête à faire sa révolution ? On pourra par exemple le vérifier dans sa manière de retranscrire et de contrôler la possibilité laissée aux entreprises de s’exonérer, par accord, du 0,2 % CPF. Au choix qui sera fait – contrôle par l’administration ou par les IRP –, on vérifiera si la loi fait le pari de la régulation sociale ou si les réflexes de régulation publique et centrale l’emportent encore. Le pire serait que la loi bricole un régime mixte de liberté concédée sous surveillance, qui créerait les conditions d’une déresponsabilisation de tous les acteurs. Or, pour la première fois depuis 1970-1971, les partenaires sociaux actent que le levier fiscal n’est pas le plus pertinent pour dynamiser la formation et font le pari que les leviers sociaux seront plus efficients : fin de l’imputabilité, fin du calcul fiscal, ouverture sur un financement forfaitaire de la formation et non pas sur la base de l’heure-stagiaire, etc. Ce pas en avant pourrait être un grand bond.
E & C : Pourtant, la CGPME et plusieurs fédérations du Medef prédisent plutôt un grand bond en arrière.
J.-P. W. : Les promoteurs de l’accord du 14 décembre 2013 doivent réussir le “service après-vente” auprès des entreprises, des salariés et des demandeurs d’emploi pour ne pas faire, dans dix ans, les mêmes constats qu’aujourd’hui sur le DIF et les périodes de professionnalisation, et ne pas avoir à tout chambouler à nouveau. L’exemple du DIF est éclairant : ce devait être un outil de promotion du dialogue entreprise-salariés et entreprise-représentants du personnel. Il n’en a rien été.
Tous les partenaires vont devoir se mobiliser pour gagner le pari de cette sortie du fiscal. C’est cet enjeu qui explique en partie les divergences entre le Medef et la CGPME. Faut-il, comme le pense le Medef, externaliser la gestion des dispositifs d’intérêt général et laisser l’entreprise libre de fixer elle-même le niveau de son investissement formation, ce qui conduit à distinguer l’intérêt de l’entreprise de celui du salarié ? Ou faut-il, comme le préconise la CGPME, donner de vrais moyens aux Opca pour qu’ils puissent proposer aux entreprises de toutes tailles, et pas seulement les TPE-PME, des services de qualité ? Répétons-le, ce n’est pas le simple transfert d’obligations qui génèrera une dynamique nouvelle. Mais plutôt la manière dont le dialogue social, et les pratiques managériales, intégreront ou non les questions de formation. Et pour cela, l’énergie de tous ne sera pas de trop.
 Auteur(s) : LAURENT GÉRARDVALÉRIE GRASSET-MOREL

more...
Carole TACHEAU's curator insight, January 6, 4:42 AM

Paru dans Entreprise & Carrières, N° 1172 du 24/12/2013

Fin du 0,9 % plan de formation, création du compte personnel de formation : le projet Medef, UPA, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO de réforme de la formation porte en lui une logique de rupture.
Où va le modèle français de la formation continue ?

Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Réforme de la formation: ce qui va changer pour l'entreprise

Réforme de la formation: ce qui va changer pour l'entreprise | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Fin de l'obligation légale, nouvelle contribution pour les petites entreprises, modification du système de collecte, création du compte personnel de formation...
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

Comment réformer vraiment la formation professionnelle ? - RHEXIS

Comment réformer vraiment la formation professionnelle ? - RHEXIS | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Le think tank de l'entreprise, l’institut de l’Entreprise a organisé début décembre 2013, une matinée de conférence intitulée "Comment réformer vraiment la formation professionnelle ?
more...
No comment yet.
Scooped by SYCFI
Scoop.it!

ARFTLV : La réforme de la formation professionnelle

ARFTLV : La réforme de la formation professionnelle | "réforme de la formation professionnelle" | Scoop.it
Historique, contexte, présentation des mesures et mise en place des discussions quadripartites sur le compte personnel de formation, le conseil en évolution professionnelle....
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from "Innover en formation"
Scoop.it!

Formation professionnelle : un accord qui ne change rien

Michel Sapin a salué l'accord sur la formation professionnelle comme « une grande réforme, porteuse d'avenir » . Le chef de l'Etat y voit...

Via Denis Cristol
more...
No comment yet.
Rescooped by SYCFI from FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE
Scoop.it!

ANI_formation_14_de__cembre_2013_Accord_ouvert_a___signature.pdf


Via Carole TACHEAU
more...
Carole TACHEAU's curator insight, December 15, 2013 3:13 PM

Cet accord devrait être signé dans les prochains jours par une majorité d'organisations représentatives

Rescooped by SYCFI from FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE
Scoop.it!

doc-ani-fp.pdf


Via Carole TACHEAU
more...
Carole TACHEAU's curator insight, December 19, 2013 3:59 PM

« La CGPME a lors de son Comité Directeur de ce jour pris la décision à l’unanimité (moins 3 abstentions) de ne pas signer le projet d’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle.