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Nice-matin / A Cannes, Corinne Lepage promeut l’environnement pour Macron

Nice-matin / A Cannes, Corinne Lepage promeut l’environnement pour Macron | ReCap21 | Scoop.it

Une centaine de personnes est venue rencontrer Corinne Lepage et évoquer le volet « environnement et parité » du mouvement « En marche » qu’elle a rallié début janvier.

 

Ils s’étaient croisés à Lyon au meeting d’Emmanuel Macron et avaient sympathisé.

Une semaine plus tard, Corinne Lepage, avocate, ex-ministre de l’environnement et Philippe Buerch, délégué régional de La Droite avec Macron se sont retrouvés hier côte à côte sur la terrasse du Five Seas à Cannes. Avec eux, la centaine de convives du déjeuner-débat justement organisé par Philippe Buerch et Richard Perrin, délégué département En Marche 06. « Au sein de En Marche, nous pensons que les rassemblements comme celui-ci sont un signal politique fort. Si, venant d’horizons divers, nous sommes aux côtés d’Emmanuel Macron, c’est d’abord parce qu’il a entrepris de réhabiliter l’idée de progrès, vieux concept mais toujours une idée neuve. Antidote contre le déclinisme, la désespérance et l’absence d’espoir… » a justement rappelé Philippe Buerch au moment d’ouvrir le débat sur l’écologie et d’introduire Corinne Lepage.

Cette dernière a effectivement évoqué durant un moment le volet environnement du candidat Macron (lire notre interview en pages d’informations générales) qu’elle a décidé de soutenir en janvier. Mais elle a souhaité insister en préambule sur le risque de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir.

« Ce n’est pas un risque gigantesque mais il existe. D’ailleurs, depuis une dizaine de jours – et c’est la première fois que cela arrive – certains partenaires étrangers de la France retirent leurs fonds. Car pour la première fois, ils craignent de voir la France tomber aux mains du FN… » a-t-elle commencé avant d’exhorter : « Nous avons, nous au sein du mouvement En Marche, la responsabilité d’éviter cela. Et ce, en faisant élire Emmanuel Macron… »

C. B.

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#ParlonsVrai : Halte au feu démocratique

#ParlonsVrai : Halte au feu démocratique | ReCap21 | Scoop.it

La classe politique française n’aime pas la justice et la France a bien du mal à s’inscrire dans un État de droit.

 

Dans le pays de Montesquieu, le pouvoir judiciaire n’est pas reconnu puisqu’il ne s’agit dans la Constitution que d’une Institution judiciaire. Les gouvernements successifs n’ont cessé de réduire les moyens de la justice d’où des lenteurs procédurales inacceptables dans un pays démocratique, des conditions de travail moyenâgeuses et un manque criant de magistrats en particulier dans les affaires qui retiennent l’attention médiatique : affaires politiques ou financières, affaires sanitaires et environnementales.

Cette situation a permis d’instaurer une forme d’impunité pour les dirigeants politiques comme du reste pour les grands dirigeants économiques, en raison de la lenteur de procédures particulièrement alambiquées, qui conduisent, dans les meilleurs cas, à des décisions 10 ans, 15 ans, 20 ans après les faits sauf quelques exceptions comme l’affaire Cahuzac.

 

Lors de cette élection présidentielle très particulière, nous assistons à la collision entre des pratiques indignes d’un pays démocratique et les difficultés habituelles de l’institution judiciaire. Lorsque, aux États-Unis, il a été question que Hillary Clinton soit poursuivie pendant la campagne présidentielle pour ses mails, personne n’a remis en cause le droit pour la justice de s’intéresser à une infraction potentielle y compris pendant la période électorale. En France, il faudrait que la justice s’arrête pour permettre à l’impunité temporaire de l’emporter au motif que nous sommes en période électorale. Ainsi, serait-il préférable d’élire une personnalité susceptible d’être ultérieurement condamnée et sur la tête de laquelle pèserait durant tout son mandat ce risque plutôt que de laisser la justice faire son travail et permettre aux électeurs de voter en connaissance de cause.

La courte échelle que François Fillon et Marine Le Pen sont en train de se faire pour contester la justice, et en ce qui concerne la candidate frontiste pour la menacer (ce qui pose évidemment un problème pour une personne prétendant être la garante des institutions), est un danger majeur pour la démocratie. Les menaces à l’égard des magistrats qui feraient leur travail, le refus de Marine Le Pen de répondre à une convocation, alors même que la Cour de Justice de l’Union européenne a eu l’occasion de se prononcer sur le bien-fondé de la réclamation faite à l’encontre des dirigeants frontistes par le Parlement européen pour le remboursement des salaires, constituent des actes extrêmement graves qui s’éloignent dangereusement du système démocratique.

Bref, la situation présente conduit à deux conclusions : d’une part, le renforcement de l’indépendance de la justice est un impératif de telle sorte que des invectives navrantes comme celle que nous entendons aujourd’hui ne puissent plus se produire. Cela passe par la reconnaissance d’un pouvoir judiciaire dans la Constitution, l’indépendance du parquet, le renforcement de l’indépendance du Conseil Supérieur de la Magistrature et des moyens convenables pour travailler. D’autre part, le comportement d’un certain nombre d’hommes et de femmes politiques, qui prennent leurs concitoyens pour des imbéciles et considèrent que la fonction politique les met au-dessus de la justice alors qu’elle ne fait qu’exiger plus de leur part, est indigne de notre pays. Pour s’en convaincre, il suffit du reste de lire la presse étrangère pour laquelle nous sommes devenus un exemple de république bananière.

 

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.
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“La Ve République s’est transformée en prise de pouvoir par les partis.”

“La Ve République s’est transformée en prise de pouvoir par les partis.” | ReCap21 | Scoop.it

Ce qu’il faut retenir de l’interview de Corinne Lepage sur RCF

 

L’ancienne Ministre de l'Environnement Corinne Lepage répond aux questions de Béatrice Soltner à l’occasion de la sortie de son ouvrage Tous président!. Pour elle, la politique est “plus nécessaire que jamais” dans un contexte de grande méfiance envers les institutions. Refusant le procès en populisme - “l’injure du populisme est un moyen de défense pour la classe politique pour qu’on ne l’attaque pas” - Corinne Lepage présente des solutions au déficit démocratique dont souffrent selon elle les institutions françaises et européennes. “Le populisme est beaucoup plus dans les solutions qui sont proposées que dans la critique du système”, assure-t-elle.

 

Selon Corinne Lepage, “il y a une critique de l’Europe qui est justifiée”. Elle évoque le “pantouflage” de certains hauts responsables de l’Union Européenne, tel José Barroso, ancien président de la Commission Européenne et désormais conseiller dans la banque américaine Goldman Sachs. L’ancienne eurodéputée fustige “une Europe qui s’est délitée” et fait valoir que “le Parlement Européen, qui est le seul organe démocratique (...) [dans l’UE],  a peu de pouvoir (...) au regard du Conseil [Européen] et de la Commission [Européenne]”. C’est pourquoi, selon elle, “on peut comprendre (...) [la] désaffection” des Européens pour la construction européenne.

 

Face au “ras-le-bol immense” des citoyens “à l’égard de la manière dont les décisions se prennent”, Corinne Lepage identifie différentes solutions, notamment les “nouvelles technologies de l’information et de la communication” ou encore l’usage du référendum. Elle soutient cette dernière solution à condition que les consultations soient “fréquent[e]s”, ce qui leur permet de ne pas être assimilables à de simples plébiscites, et à condition qu’il y ait des vraies campagnes d’information en amont du vote. Enfin, pour Corinne Lepage, “faire de la politique c’est se mettre à la disposition des autres” et donc la politique ne doit pas permettre de faire carrière. “Il faudrait un statut de l’élu”, continue-t-elle, ainsi que des possibilités de “mise en disponibilités” des salariés pour la vie publique. Elle exige également “qu’il y ait réellement des ministres de la société civile au gouvernement”.


Pour Corinne Lepage, la Ve République s’est “transformée en prise de pouvoir par les partis”. Interrogée à ce sujet sur sa volonté ou non de fonder une “VIe république”, comme l’exigent plusieurs candidats aux élections présidentielles, elle dit estimer que le pays est “dans une telle difficulté” qu’il est impossible pour le moment de “[s’]offrir le luxe d’être en phase de discussion sur une nouvelle constitution” pendant “deux ans”. Toutefois, elle affirme qu’il est souhaitable “de se donner le mandat d’un président qui veut changer la constitution”.

 

Écrit par JBeley

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#ParlonsVrai : jusqu’où l’impudence ?

#ParlonsVrai : jusqu’où l’impudence ? | ReCap21 | Scoop.it

Ainsi les députés viennent-ils de voter une disposition qui met un terme à une jurisprudence constante de la Cour de cassation sur l’abus de bien social et sa prescription.

 

Les infractions dissimulées (généralement financières qu’il s’agisse de fonds publics ou de fonds privés) ont pour particularité de faire l’objet de montages sophistiqués, recourant souvent à des comptes offshore, dont l’objectif est évidemment de rester cachés. Leur découverte est donc très aléatoire, fruit de dénonciations, de divorce, de conséquences secondaires d’autres procédures etc. La Cour de cassation avait donc fixé un principe clair au terme duquel dans les affaires d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics ou privés, la prescription ne courait qu’à compter de la découverte et non pas de la commission d’infraction. Cette jurisprudence avait évidemment pour effet de rendre insécure la situation des délinquants qui ne pouvaient pas s’estimer tranquilles une fois passé le délai de prescription des délits qui était alors de 3 ans.

C’est ce principe que l’Assemblée nationale vient de renverser en créant un délai de prescription de 12 ans, ce qui est assez long, mais les exemples sont nombreux compris dans l’actualité pour constater que les faits peuvent mettre plus de 12 ans à être connus.

Ce vote qui correspond à une demande très ancienne et très constante d’une partie des chefs d’entreprise, arrange bien le monde politique. C’est inadmissible à plus d’un titre. D’une part, la délinquance financière fait l’objet d’une mesure de clémence alors que dans le même temps la prescription pour les autres crimes et délits est rallongée dans le temps. Le deux poids deux mesures s’impose donc comme une règle qui visiblement ne choque pas les parlementaires. En second lieu, ce vote intervient en plein Penelopegate, ce qui ne peut que conforter l’atmosphère nauséabonde qui enveloppe aujourd’hui la classe politique, renforçant encore un peu plus l’idée que celle-ci s’auto-protège et se vote les textes qui lui conviennent. A un moment où, au contraire, les députés devraient rechercher les moyens de recréer la confiance, de fixer des règles plus rigoureuses en accord avec la demande sociale, le signal qui est donné va directement en sens inverse. Enfin, cette manière de faire s’inscrit dans le « droit dans les bottes » qu’affichent un certain nombre d’élus. Ils ne sont pas comptables à l’égard des citoyens des sommes qu’ils gèrent et qui leur sont remises ; ils n’ont pas de compte à rendre du fait de la séparation des pouvoirs.

Tout ceci est totalement déconnecté du souhait de la société et surtout des pratiques des principales démocraties européennes. Ce vote est une faute politique majeure.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

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#ParlonsVrai : la démocratie en péril !

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Le déroulé de l’affaire Fillon est un vrai péril démocratique. Distillées de semaine en semaine, les péripéties financières de la famille Fillon jettent le discrédit non seulement sur les personnes mais également sur le fonctionnement du système démocratique.

Même si c’est légal, ce que la justice dira, c’est inacceptable sur le plan moral et par voie de conséquence si le système démocratique l’accepte, c’est qu’il n’est pas moral c’est-à-dire pas conforme aux règles que la société française estime aujourd’hui être éthiques. Ce rejet est bien entendu du pain béni pour Marine Le Pen bien que celle-ci et son parti aient tout autant profité du système. Le Parlement européen, qui a moins de bienveillance pour les parlementaires que le Parlement français, la poursuit et la poursuivra jusqu’au bout comme les autres parlementaires FN concernés par l’utilisation indue de fonds communautaires pour financer des personnes ayant des activités sans aucun rapport Parlement européen.

La réponse n’est évidemment pas dans le bâillon que certains voudraient mettre à la presse ni dans l’attaque de l’institution judiciaire dont certains voudraient réduire l’indépendance durement conquise. Elle n’est pas davantage dans le retrait du candidat de la droite qui en réalité a pris son camps en otage et fait désormais une affaire personnelle de son maintien dans la course présidentielle. Elle est dans un changement des règles du jeu que nous sommes nombreux à avoir depuis longtemps proposées : statut du parlementaire, remboursement de frais sur justificatifs, interdiction d’employer les membres de sa famille, interdiction de cumul d’activités… elle est aussi dans un autre rapport aux deniers publics.

 

La gabegie, les fautes de gestion régulièrement constatée par la Cour des comptes et jamais sanctionnées sont intolérables dans un pays endetté comme le nôtre, où le chômage est si élevé et où la pression fiscale bat tous les records. Il n’existe pas de la part des décideurs publics de respect pour les deniers publics et cet irrespect est devenu insupportable. Il se traduit aussi dans la forme de mépris qui consiste à dire qu’un parlementaire peut utiliser comme il le veut l’argent public et que la séparation des pouvoirs exclut qu’un compte quelconque lui soit demandé.

L’image que la France donne actuellement au niveau international est une catastrophe collective dont nous supporterons tous les conséquences, à commencer sur le plan économique. La campagne présidentielle devrait précisément être l’occasion de changer les règles du jeu préalable indispensable au rétablissement de la confiance entre les Français et leurs dirigeants.

 

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#ParlonsVrai : arrêtez de banaliser le FN.

#ParlonsVrai : arrêtez de banaliser le FN. | ReCap21 | Scoop.it
Marine Le Pen © AFP

Il est indéniable que le résultat de la présidentielle est extrêmement ouvert.

Mais pour autant, présenter des sondages comme si Marine Le Pen était obligatoirement au deuxième tour traduit exactement les mêmes travers que ceux qui se sont produits pour les deux primaires des républicains et du PS. Le duo de deuxième tour n’a eu lieu. Les sondages devraient donc offrir d’autres deuxièmes tours et mesurer la capacité des différents candidats capables d’être au deuxième tour de battre Marine Le Pen si en définitive elle y figurait. Ce serait déjà un bon indicateur du candidat le mieux à même d’assurer l’échec de la Candidate du Front National.

 

En second lieu, il serait bon que l’accent soit mis sur le programme économique et social de Marine Le Pen, aussi incohérent que celui de Jean-Luc Mélenchon et dont certaines orientations sont très voisines sur l’Europe notamment. Le caractère totalement irréaliste, non financé, des propositions devraient faire l’objet d’un questionnaire systématique de la part des intervieweurs.

 

En troisième lieu, les vieilles lunes du Front National et la proximité entre le discours de la fille et celui du père devrait être beaucoup plus soulignée. De même, les comportements, les cris de haine des meetings doivent être soulignés car ils rappellent fâcheusement des souvenirs qu’on voudrait bien oublier. Enfin, au concours du « plus c’est gros, plus ça passe » un Pinocchio d’or devrait être attribué à Marine Le Pen et ceux qui l’entourent. En commençant par Florian Philippot qui trouve inadmissible le maintien de François Fillon qui pour le moment n’est pas incriminé, mais affirme haut et fort que si elle est mise en examen Marine Le Pen ne retira pas sa candidature. De même, prétendre se battre contre le fric de droite et le fric de gauche quand on participe de la PME Le Pen (voir pour plus d’informations « Dans l’enfer de Montretout » par Olivier Beaumont), il faut oser. Pourtant, personne ne se risque à poser de questions… sauf la Haute autorité pour la transparence ce qui lui a valu une plainte bonne et due forme de Madame Le Pen… un scandale assez inaperçu.

 

Mais la responsabilité de cette banalisation est aussi politique. Maintenant que l’UMPS a volé en éclats, il n’est plus possible de crier au complot de ces deux entités. Dès lors comment expliquer que tous les responsables politiques n’aient pas immédiatement répliqué à l’affirmation de Marine Le Pen selon laquelle, en cas de victoire, elle constituerait un gouvernement d’union nationale. Il faudrait au contraire affirmer haut et fort qu’aucun responsable politique appartenant à une formation républicaine ne participerait un tel gouvernement qui ne pourrait donc se prévaloir de quelque unité nationale que ce soit.

Chacun a sa responsabilité dans l’histoire qui est en train de s’écrire et qui sera lourde de conséquence dans l’hypothèse heureusement très faible que Marine Le Pen gagne la présidentielle

 

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#ParlonsVrai : de quoi les débats autour de la loi littorale sont-ils le signe ?

#ParlonsVrai : de quoi les débats autour de la loi littorale sont-ils le signe ? | ReCap21 | Scoop.it
La Faute-sur-Mer après le passage de la tempète Xynthia 

 

Les députés n’ont finalement pas massacré la loi littorale comme les sénateurs le proposaient.

Ils ont néanmoins facilité l’implantation d’activités en bordure du rivage , permis l’urbanisation dans les dents creuses et définit le hameau permettant ainsi des interprétations pour favoriser l’urbanisation. Comment comprendre cette folie d’un certain nombre d’élus menés en particulier par l’Anel (association nationale des élus du littoral) pour vouloir à tout prix construire le plus possible en bord de rivage alors que dans le même temps les modifications apportées par la loi ont pour objectif de prendre en compte la transformation du trait de côte et les risques de submersion auxquels nous sommes exposés dans les toutes prochaines années ?

 

La loi littorale a fêté ses 30 bougies, et il y a plus de 20 ans lorsque j’étais ministre, les pressions s’exerçaient déjà pour que cette loi soit modifiée de manière à favoriser une urbanisation plus large. La loi littorale n’a pas empêché le saccage de la majeure partie de la Côte d’Azur et c’est grâce à la ténacité des tribunaux administratifs de Rennes et Nice en particulier et encore plus précisément grâce à certains magistrats qui l’ont payé très cher, qu’une jurisprudence rigoureuse s’est mise en place et a permis de sauvegarder ce qui pouvait encore l’être.

 

Mais aujourd’hui, la question n’est pas seulement esthétique ; elle n’est pas seulement celle de la protection des cordons dunaires, de la faune et la flore. Elle est aujourd’hui celle des vies humaines.

L’affaire de la Faute sur mer n’est malheureusement pas la première du genre a démontré le drame auquel conduisait la construction en zone dangereuse. Ce n’est qu’un début dans la mesure où la mer avance inexorablement, où le niveau des eaux s’élève déjà et où les prévisions sont catastrophiques pour notre siècle. L’heure est à se poser les questions de la sécurisation des immeubles existants, de la destruction de ceux qui ne peuvent être sécurisés et d’une réflexion générale sur la construction hors zone inondable.

Dans ces conditions, comment comprendre la volonté des parlementaires d’assouplir les règles de construction en zone littorale ? Cette question est une interpellation sur le sens des priorités, sur la compréhension de la réalité du phénomène de dérèglement climatique et de ses conséquences, d’adaptation aux situations nouvelles du XXIe siècle. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, s’opposent les personnes du Nouveau Monde et celles de l’ancien monde, qui restent calées sur une rentabilité immédiate pour les promoteurs, et oublient totalement les coûts à venir pour les humains comme pour les collectivités publiques qui devront aider à assumer à terme les déménagements et les destructions.

Ce débat un peu surréaliste autour de la loi littorale révèle dans ce domaine comme dans d’autres que le court terme, la mauvaise appréciation des coûts et le manque de discernement dans les priorités restaient monnaie courante.

 

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#ParlonsVrai : quelle image pour la France !

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Quand l’Independant à Londres écrit : « la fraude est une affaire d’habitude dans la politique française » et conclut son article de la manière suivante : « la vérité est que ce genre de scandale est tout à fait normal en France c’est aussi une des principales raisons pour lesquelles sa classe politique est si inefficace … la facilité avec laquelle les représentants élus peuvent ignorer des accusations bien documentées selon lesquels ils remplissent leurs poches de fonds publics n’a rien de fantastique en France », nous devrions nous poser des questions.

 

Alors que le dernier classement de Transparency International nous fait reculer dans l’indice de perception de la corruption, malgré les efforts notables de la Haute autorité, nous devrions poser des questions. Le sujet est évidemment éthique car on ne peut se prétendre patrie des droits de l’homme et avoir constamment à la bouche le terme d’exemplarité et admettre des scandales à répétition. Mais le sujet est aussi économique. Est-ce un hasard si les pays les plus vertueux et en particulier ceux d’Europe du Nord sont ceux qui enregistrent les taux de chômage les plus bas, le système démocratique le plus évolué, et l’équilibre sociétal et social le meilleur. L’affaire Fillon, indépendamment même des conséquences judiciaires qu’elle pourrait avoir, ou ne pas avoir (mais, compte tenu des éléments qui ont été rendus publics, cette situation ne ferait pas cesser l’incendie) est une fois de plus l’illustration de la particularité hexagonale d’une forme de mépris avec lequel les fonds publics sont traités par ceux qui devraient en être les plus scrupuleux contrôleurs.

C’est la raison pour laquelle le droit d’employer des proches comme celui de n’avoir pas à justifier des frais de représentation ne sont plus acceptables dans un système démocratique et n’existent du reste pas chez nos voisins et au niveau européen. C’est du reste la raison pour laquelle Marine Le Pen et son père doivent rembourser pour aujourd’hui la coquette somme qui s’élève à plus de 300000€ aux institutions européennes pour avoir fait financer sur des enveloppes d’ attachés parlementaires des personnes qui remplissaient une toute autre fonction sans rapport avec le Parlement européen.

Quand nos responsables politiques se gargarisent de la grandeur de la France, de sa place dans le monde, de son rôle de cinquième puissance économique, de sa place au conseil de sécurité, ils seraient bien inspirés de faire de la probité une vertu cardinale de notre démocratie et nous en sommes bien loin. Entre Françafrique et élus ripoux que la justice entreprend enfin de condamner réellement, nous avons bien du travail pour reconquérir une place enviable dans le classement des démocraties rigoureuses. Mais, si les politiques se comportent de la sorte, c’est aussi que les électeurs ne sanctionnent que très rarement leurs élus corrompus. Les réélections triomphales d’ élus condamnés ou poursuivis avec de lourdes charges (même si bien évidemment le principe de présomption d’innocence existe) sont légion.

Plutôt que de se précipiter dans un « tous pourri » qui est inexact et fait le jeu du Front National (qui se trouve pourtant dans une situation tout à fait comparable à celles des autres partis politiques), les citoyens devraient exiger de nouvelles règles du jeu calquées tout simplement sur le système démocratique de nos voisins : au non-cumul des mandats devraient s’ajouter l’interdiction d’employer un membre de sa famille, le remboursement des frais de mission sur justificatifs pour les parlementaires, la réduction des frais de représentation pour les ministres et bien entendu l’impossibilité de se présenter à une élection sans casier judiciaire vierge (de même qu’on ne peut pas prétendre diriger une société sans casier judiciaire vierge).

 

Ces mesures simples sont indispensables pour entrer sur la voie d’une reconquête de notre image sur le plan international.

 

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Retour sur le #PenelopeGate L'invité de Myriam Encaoua

Corinne Lepage L'invité de Myriam Encaoua du 27/01/2017 

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#ParlonsVrai : changement d’époque

#ParlonsVrai : changement d’époque | ReCap21 | Scoop.it

L’impunité des politiques et leurs règles du jeu hors sol ont vécu.

Hormis les ministres tant qu’ils continueront à bénéficier de la mansuétude de la Cour de Justice de la République -l’exemple de Christine Lagarde est à cet égard accablant- les autres élus ne bénéficient plus d’aucune faiblesse de la part des juridictions de droit commun. Claude Guéant condamné à deux ans de prison en appel dont un ferme, soit une sanction plus sévère que en première instance, le député Giacobbi condamné à trois ans de prison ferme, sont des témoignages d’une volonté de la justice de passer.

 

Ce sujet de l’impunité qui participe de la colère de la société civile et de son rejet du politique est majeur. Et, que la justice s’impose dans des conditions comparables à la délinquance en col blanc comme à la délinquance de droit commun est d’intérêt général. Il ne reste plus qu’à augmenter suffisamment le nombre de magistrats et d’enquêteurs pour permettre aux affaires d’être instruites dans des délais raisonnables. Mais le changement ne s’arrête pas là. L’affaire des assistants parlementaires du FN qui a pris de l’ampleur au niveau du Parlement européen soulève à la fois la question du népotisme (emploi de Monsieur Alliot, compagnon Madame Le Pen ce qui est interdit par les règles communautaires) et la question de l’effectivité puisque certains des assistants n’ont jamais eu de fonctions en rapport avec le Parlement européen. Il va de soi que l’affaire Fillon soulève les mêmes questions. Il est effectivement légal en France, ce qui n’est pas le cas en Europe, qu’un député européen emploie un membre de sa famille. C’est légal, mais est-ce moral ? Visiblement, ce qui passait aisément dans l’opinion publique française ne passe plus. Cette possibilité que les députés et sénateurs se reconnaissent à eux-même n’existe pas -sauf exception rarissime-dans la sphère privée où la compétence est un critère majeur et où le népotisme est très mal vu. La seconde question qui est celle de la réalité du travail est d’une autre nature puisqu’elle renvoie au sujet des emplois fictifs qui, eux, ne sont pas légaux. Même si François Fillon apporte la preuve d’un travail effectif de son épouse en tant qu’assistante parlementaire (preuve que son suppléant qui l’a rémunérée devrait également apporter) il n’en resterait pas moins un malaise. Ce malaise vient du sentiment qui est aussi une réalité que les politiques se créent les règles du jeu qui leur conviennent et qui ne correspondent pas à ce que les Français considèrent aujourd’hui comme normal. Compte tenu de la personnalité de François Fillon, le sujet de mineur devient majeur.

 

La société civile est en train d’imposer à sa classe politique un changement fondamental des règles du jeu. Le temps où la classe politique pouvait être hors sol est révolu.

 

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#ParlonsVrai : nous, pauvres humains!

#ParlonsVrai : nous, pauvres humains! | ReCap21 | Scoop.it

Au lendemain des primaires de la Gauche qui dessinent – sauf imprévu – la campagne présidentielle, le sort des humains que nous sommes parait être devenu bien secondaire.

Alors que la France est noyée dans un nuage de pollution sans précédent, contre lequel il faut bien le reconnaître, les pouvoirs publics sont largement impuissants, alors qu’on nous annonce la disparition des grands singes dans les 25 prochaines années, alors que notre système énergétique est en réalité à bout de souffle, l’écologie dans son expression politique ne s’est jamais aussi mal portée. Malgré des prestations excellentes, François de Rugy plafonne à 3 % des votes et Yannick Jadot ne décolle pas des 2 % qui lui sont promis.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont indéniablement intégré la dimension écologique dans leur programme mais ce programme est un programme d’extrême-gauche totalement irréalisable dans le monde actuel. À l’opposé, François Fillon fait du principe de précaution l’alpha et l’oméga de la relance économique de la France, du tout nucléaire le symbole de sa puissance et conçoit la croissance économique comme on pouvait le faire dans les années 60.

 

Emmanuel Macron peut, s’il le veut, réaliser pour l’économie et l’écologie, le dépassement qu’il a été en capacité de proposer pour la droite et la gauche. Cela impliquera bien évidemment que le candidat la présidentielle puisse évoluer par rapport aux positions défendues par le ministre de l’économie mais il ne peut y avoir de modernité sans que la question écologique soit portée au même niveau que la question digitale pour la bonne et simple raison que ce sont les deux révolutions qui transforment le monde contemporain.

Il ne sert à rien de chercher à développer les emplois, de s’attaquer aux comptes publics et à améliorer les conditions matérielles de vie si dans le même temps, nos concitoyens sont de plus en plus malades (un cinquième d’entre eux sont aujourd’hui en affection de longue durée), si l’espérance de vie stagne ou se réduit et si en conséquence, les coûts des comptes sociaux ne peuvent que se dégrader.

 

Il ne sert à rien de prétendre créer des emplois si on refuse de constater que les énergies renouvelables en procurent beaucoup plus que les énergies fossiles ou nucléaires et que les marchés de demain sont ceux des Smart grid, de la décentralisation énergétique, de l’autoconsommation et non d’infrastructures centralisées, fragilisées et dangereuses.

 

De même, il ne sert à rien de disserter sur le contrôle des frontières et les questions d’immigration si tout n’est pas fait pour lutter contre le dérèglement climatique et la désertification qui jette des dizaines de millions de personnes chaque année sur les routes et expose l’Europe à l’arrivée de centaines de millions d’Africains.

Quels qu’aient pu être les torts des écologistes, les énervements ou l’agressivité qu’ils ont provoquée, le sujet est sur la table et ne peut être traité comme il l’a trop souvent été, par de la communication, des effets de manches, des allers-retours, des dénis. Le temps est venu de se souvenir qu’avant d’être citoyen chacun de nous est humain, responsable à ce titre de sa vie et de celle des autres.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.
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#ParlonsVrai : sécurité ou électricité, accident ou confort, il faut choisir.

#ParlonsVrai : sécurité ou électricité, accident ou confort, il faut choisir. | ReCap21 | Scoop.it

Le choix nucléaire était destiné à assurer l’indépendance énergétique de la France, une électricité bon marché et un approvisionnement constant.

 

En 40 ans, nous avons accompli l’exploit de perdre sur les trois tableaux. L’énergie nucléaire ne garantit pas l’indépendance puisque nous ne possédons pas d’uranium sur notre territoire (du reste l’Allemagne ne compte pas l’énergie nucléaire parmi celles qui assurent l’indépendance nationale) ; elle est en passe de devenir la source d’électricité la plus chère et elle ne nous protège pas d’un risque de black out. En revanche, le choix nucléaire n’était pas destiné à nous exposer un risque majeur… tout au moins sur le papier. Or, c’est pourtant ce qui est en train de se passer. En effet, en raison des malversations commises au Creusot, des conséquences qui en sont résultées sur les cuves et les générateurs de vapeur, sur l’absence de contrôle suffisant de la part d’EDF sur ces matériaux, des anomalies graves ont été constatées sur près de la moitié du parc nucléaire français. L’autorité de sûreté nucléaire a donc demandé la mise à l’arrêt et le contrôle d’un certain nombre de réacteurs.

 

Du fait des pressions qui ont été exercées sur l’Autorité de Sûreté Nucléaire en particulier au motif du grand froid, des redémarrages ont été autorisés alors que les règles posées par l’autorité de sûreté nucléaire sur le niveau maximal de fuites de carbone autorisées ne sont pas respectées. Dans un arrêt rendu mercredi, le conseil d’État a évidemment validé ce choix. Le mot a tout son sens.

 

En effet, le conseil d’État s’est toujours montré un allié fidèle de la filière nucléaire, refusant de voir à la fin des années 80 que le programme électronucléaire était en surcapacité et jugeant le contraire, refusant de voir l’année dernière quelque risque que ce soit lié à la centrale nucléaire de Fessenheim alors même qu’il est apparu qu’une des cuves présentait des anomalies graves et acceptant aujourd’hui de voir fonctionner des centrales nucléaires qui ne sont pas aux normes en raison de la satisfaction des besoins défendue par EDF. Quoiqu’il en soit, nous sommes arrivés à un stade où il ne faut pas choisir entre boire et conduire mais entre avoir de l’électricité ou risquer un accident majeur.

Ce choix cornélien n’est évidemment pas acceptable et seule, la production massive de renouvelable peut nous tirer de ce mauvais pas. Mais, la primauté donnée à la production d’électricité sur la sûreté l’est encore moins. Tout d’abord, elle est radicalement contraire à la directive communautaire sur la sûreté nucléaire qui fait de la sûreté une priorité absolue; d’autre part, elle nous fait courir un risque majeur pour lequel en cas d’accident, chacun est en train d’organiser son irresponsabilité. Et, le conseil d’État en validant cette priorité donnée à la production couvre d’une certaine manière en raison de sa propre irresponsabilité, la responsabilité des autres. Mais, ne nous y trompons pas.

 

Il est évident qu’en cas d’incident ou d’accident, il est bien peu probable que les responsables restent à l’abri car ils sont en définitive assez facile à identifier.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.
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#ParlonsVrai : un nouveau président pour le Parlement européen, pourquoi faire ?

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L'Italien Antonio Tajani, élu président du Parlement européen, à Strasbourg, le 17 janvier 2017.

 

L’élection de Monsieur Tajani à la tête du Parlement européen n’est pas une surprise. Le PPE auquel il appartient est le parti qui compte le plus de députés du Parlement et depuis des décennies, le pouvoir est partagé entre le groupe socialiste, S et D et le PPE, parti d’une droite assez conservatrice.

 

Ce partage du pouvoir qui se fait bien évidemment au détriment des autres mouvements politiques est une des difficultés du fonctionnement du Parlement européen. Le changement se fait à mi- mandat. Le précédent président Martin Schultz était socialiste et nous sommes donc dans la droite ligne du passé avec l’élection d’un président du PPE.

Alors, pourquoi y avait-il un suspens et que traduit cette élection ? Le suspens est né en réalité de la qualité assez médiocre des deux principaux candidats, Monsieur Tajani et Monsieur Pitella. Une candidature de Guy Verhofstadt aurait pu peut-être troubler la donne même si le groupe libéral et démocrate (ALDE) n’est aujourd’hui que le cinquième groupe du Parlement. Mais cette candidature a été retirée après que le candidat ait fort piteusement envisagé d’intégrer dans son groupe le mouvement cinq étoiles auquel les autres groupes préalablement consultés par ce mouvement avaient opposé une fin de non-recevoir. Les mathématiques l’ont emporté et Monsieur Tajani a gagné. Ce fondateur de Forza Italia, proche de Berlusconi, a été commissaire à l’industrie et aux Entreprises . Il a été élu alors qu’il est mis en cause dans le cadre du scandale Volkswagen au motif qu’il aurait été parfaitement au courant de la situation dès 2011. Visiblement, cette «casserole» n’a pas été suffisante. La santé de 500 millions d’Européens a probablement pesé moins fort que les intérêts des grands constructeurs automobiles…. Intérêt au demeurant fort mal apprécié de la catastrophe que représente pour cette industrie le dieselgate.

Ainsi, non seulement les 3 principaux responsables des institutions européennes, Donald Tusk (polonais ), Jean-Claude Juncker (luxembourgeois) et maintenant Antonio Tajani sont des conservateurs de la frange la plus à droite du PPE mais encore deux d’entre eux au moins à savoir le président du Parlement européen et le président de la commission voient planer sur leur tête des doutes très sérieux quant à leur gestion pour avoir couvert et même décidé des politiques éminemment contestables, qu’il s’agisse de la politique fiscale du Luxembourg ou de la couverture des turpitudes des constructeurs automobiles pour cacher des pollutions posant de véritables problèmes sanitaires en Europe.

 

À une époque où plus que jamais nous avons besoin d’une adhésion de nos concitoyens à un projet européen dynamique, éthique, répondant aux difficultés économiques et sociales mais aussi à la demande de sens, on ne peut que regretter des choix faits de manière bien peu démocratique puisqu’en réalité il ne s’agit que de cooptation ou d’élection au suffrage indirect dans laquelle les partis politiques ont la totalité du pouvoir.

Il est évident que nous ne pourrons répondre avec efficacité à Donald Trump, marquer une cohésion à l’égard de la Grande-Bretagne, redonner une envie d’Europe en promouvant des politiques communes beaucoup plus intégrées, y compris avec seulement quelques pays, que si nous améliorons le fonctionnement démocratique de l’Europe.

Des progrès majeurs sont à faire dans ce domaine et nous ne pouvons qu’espérer que les débats de la campagne présidentielle aborderont aussi cette question.

 

 

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RCF – La Ve République s’est transformée en prise de pouvoir par les partis

RCF – La Ve République s’est transformée en prise de pouvoir par les partis | ReCap21 | Scoop.it
Corinne Lepage, presidente de Cap21
Il est aujourd’hui devenu banal de dire que notre démocratie est malade. Une crise des institutions et des partis politiques que l’on mesure à l’aune d’un sentiment partagé par le plus grand nombre, de perte de moyens, de perte de sens et de perte de repères. Comment redonner le goût de la chose publique à ceux qui en sont dégoûtés? Corinne Lepage publie « Tous président! » (éd. Les liens qui libèrent). Un ouvrage où elle défend un nécessaire changement de modèle politique.

 

« À la fois on veut un État fort à cause du terrorisme, et en même temps il y a un ras-le-bol immense des citoyens à l’égard de la manière dont les décisions se prennent. »
Corinne LEPAGE

 

L’engagement politique est nécessaire

Une chose est sûre pour Corinne Lepage, l’engagement politique est plus que jamais indispensable. Car si le règlement des affaires de la cité n’est pas la fait des citoyens, alors c’est l’économique qui s’en chargera, autrement « l’argent qui domine tout, donc la violence ». D’un autre côté, l’ancienne députée européenne déplore une « déconnection » entre « les élites et l’immense majorité des gens ». Or, sleon elle « les gens du terrain » ont souvent « une meilleure connaissance de la réalité ».

penser sur le long terme

Dans une société où les programmes des candidats se font à coup de tweets, où il faut séduire plutôt que convaincre, nos politiques refusent de penser la réalité sur le long terme. Or, « notre monde qui vient n’est pas un monde facile, c’est un monde anxiogène, dit Corinne Lepage, donc les gens pensent que pour être élu il ne faut pas être anxiogène, il faut faire rêver. » Comment dès lors aborder « la disparition programmée du salariat », le réchauffement climatique…? « On a une classe politique âgée dans sa tête. »

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.
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Pourquoi il est encore temps de renégocier le CETA

Pourquoi il est encore temps de renégocier le CETA | ReCap21 | Scoop.it

L'adoption du CETA par le Parlement européen se fait dans un contexte assez différent de celui dans lequel ce traité a été pensé et négocié.

 

 

 

L'adoption du CETA par le Parlement européen se fait dans un contexte assez différent de celui dans lequel ce traité a été pensé et négocié. J'avais été très certainement parmi les premières à tirer la sonnette d'alarme lorsque toutes les énergies étaient concentrées contre le TAFTA pour souligner que le vrai sujet était le CETA, dans la mesure où le texte était achevé et déjà accepté alors que le TAFTA était encore dans les limbes de l'élaboration.

 

Depuis lors, le contexte a profondément changé et, si l'opposition au TAFTA demeure légitime, son évolution semble pour l'instant totalement suspendue.

Le contexte a profondément changé sur plusieurs points. Les négociations engagées, il y a près d'une dizaine d'années, l'étaient dans le cadre d'une mondialisation qui paraissait inéluctable au niveau économique et financier. L'arrivée de Donald Trump et son rejet de l'Europe conduisent l'Union à devoir rechercher d'autres alliances, qu'elles soient économique ou politique. Dès lors que cela ne peut être ni les États-Unis, ni la Russie de Poutine, il reste la Chine, le Canada et les grands pays émergeants. D'autre part, les montées des nationalismes et des tentations de repli menacent gravement nos démocraties. Ce n'est pas un hasard si, mis à part les verts qui l'ont fait sur des convictions construites, quelques centristes qui souhaitent un approfondissement de l'Europe avant tout, les opposants au traité étaient avant tout parmi les partis anti-européens qu'ils soient d'extrême droite ou d'extrême-gauche. Or, le développement économique est incontestablement un moyen de créer de l'activité comme de la richesse et donc par voie de conséquence de pouvoir s'opposer aux tentations extrêmes.

 

Par ailleurs, le contenu-même du texte a évolué dans le bon sens grâce à la mobilisation citoyenne. Ni OGM, ni bœuf aux hormones, ni hormones de croissance dans notre alimentation ne sont dans ce traité si nous n'en voulons pas, la reconnaissance d'appellations protégées augmente et la composition du tribunal arbitral a évolué dans le bon sens. Nous avons réussi à imposer certains standards, notamment sur l'étiquetage, à destination du marché nord américain, chose que nous n'avions réussi à faire depuis des dizaines d'années. Tout cela constitue des progrès notables. Pour autant, le texte n'est de loin pas satisfaisant au moins sur 3 points majeurs.

 

D'une part, la notion de tribunal arbitral est inacceptable. C'est une atteinte à la souveraineté des Etats et de l'Union qui n'est pas tolérable, même s'il s'agit aujourd'hui de juges professionnels dont l'indépendance serait garantie. Il n'est pas acceptable que les multinationales puissent bénéficier du droit d'imposer aux Etats leurs propres règles alors même qu'elles ne subissent en aucune manière la responsabilité des conséquences dramatiques pour la santé et l'environnement de leur comportement. En second lieu, les questions environnementales climatiques n'ont en aucune manière été intégrées. Certaines études font apparaître un coût climatique très élevé du traité en parfaite contradiction avec les accords de Paris. En troisième lieu, les règles de protection sanitaire environnementale et sociale qui existent en Europe ne sont pas garanties sur la durée. Certaines professions et certains secteurs ont déjà évalué le coût en perte d'emplois du traité et il faut rappeler que la commission sociale du Parlement européen avait donné un avis négatif sur le traité. Dans les périodes de chômage massif que nous vivons, il est intolérable de signer un accord dont a priori il est établi qu'il ne créera pas d'emplois mais au contraire en détruira.

 

Mais ce traité doit maintenant être soumis aux Parlements des différents Etats et il est fort possible que certains d'entre eux refusent purement et simplement de l'entériner, un peu comme l'avait fait la Wallonie. Cette attitude pourrait être l'occasion de renégocier un certain nombre d'éléments pour faire des futurs traités des accords exemplaires. Cette renégociation devrait passer par la suppression des tribunaux arbitraux, la prise en compte des questions environnementales climatiques comme une donnée fondamentale et une analyse beaucoup plus fine des conséquences sociales que ce soit au Canada ou en Europe, de manière à faire du win/win et non pas du perdant/perdant. Ainsi, de symbole d'un mode de fonctionnement dont l'immense majorité des citoyens ne veut plus, ce traité pourrait devenir celui d'une autre forme de coopération entre les Etats, les entreprises et les citoyens.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement

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S’indigner ne suffit plus.

S’indigner ne suffit plus. | ReCap21 | Scoop.it
Chères toutes, chers tous,
Depuis l’annonce par Madame Corinne Lepage le 12 janvier dernier de son ralliement à la Team Macron, je fais partie des collaborateurs du Rassemblement citoyen qui ont choisi de se mettre en “En Marche!”.
Pour celles & ceux qui ne me connaissent pas, pour celles & ceux qui me connaissent comme bénévole associatif, auteur, formateur, maker, bibliothécaire, (spec)acteur engagé, environnementaliste, humaniste, passionné, attentif, curieux de tout, qui s’étonneraient aujourd’hui de me voir dans une démarche plus politique, je veux expliquer mes motivations.

Mes motivations sont en fait liées à l’ADN du mouvement “En Marche!”. J’ai été séduit par la perspective de pouvoir contribuer à une nouvelle dynamique extrêmement positive et stimulante dans un monde fondamentalement anxiogène, une dynamique qui est force de propositions, là où les partis politiques classiques se contentent d’être force d’opposition, qui fédère au lieu de cliver, qui donne foi en l’avenir…

 

Trop d’élus, extrêmement valeureux, ne veulent pas, ou pire!, ne peuvent pas travailler avec d’autres parce qu’ils ne sont pas du même bord.
Nous devons en finir avec ces oppositions stériles : gauche, droite, extrême droite, extrême gauche, gauche molle, droite forte, et patati et patata. Tout ceci est grotesque… et lassant !

Je rêve d’une politique apolitique. Et justement, parce qu’En Marche! est constitué de citoyens qui ont choisi de se retrousser les manches et de s’inscrire collégialement dans l’action, cela permet d’envisager l’avenir, non
pas en termes de problèmes, mais en termes de solutions, de progrès et d’espérance.

 

Je le résume en cinq mots : “Ça fait un bien fou !”.

Parce que je viens du mouvement Cap 21 / Le Rassemblement citoyen, toutes ces dynamiques m’étaient déjà familières. L’objectif de Madame Corinne Lepage a toujours été de passer au delà du clivage droite gauche et de promouvoir la société civile. On le voit bien avec les scandales à répétition, il n’est pas sain d’enchaîner et de cumuler les mandats, de se les transmettre de père en fille ou de père en fils. Nous avons besoin de renouvellement dans les idées… et dans les acteurs politiques.

Quand Corinne Lepage a choisi de rejoindre Emmanuel Macron, j’ai spontanément souscrit à ce rapprochement, naturel et logique.

Je revendique fièrement ma #macronpatibilité.


Nous avons de nombreuses convergences sur la France, l’Europe, la nouvelle économie, la démocratie participative, la culture, l’éducation…
L’écologie en marche, dont je suis, peut aussi apporter son expertise sur la problématique des transitions : énergétique, agricole et alimentaire. L’heure est à des choix cruciaux et déterminants. Il n’est plus possible de faire l’autruche.

Notre responsabilité est engagée : je pense en premier lieu à la folie du nucléaire.

 
https://www.facebook.com/thomasiglesis

J’ai deux enfants : une fille au lycée et un fiston à l’école primaire. J’évoquais précédemment le climat anxiogène dans lequel nous vivons.
Comme tout parent, je ne peux pas être insensible à ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. Quel héritage allons-nous laisser à nos enfants ? Quand je me pose cette question, je veux croire très humblement que la réponse peut aussi dépendre de moi, de vous, de nous.

Je suis convaincu qu’elle passe par l’engagement. Nous ne pouvons pas rester spectateurs du monde ; nous devons en être acteurs !

S’indigner ne suffit plus.

 

Thomas Iglésis

Citoyen engagé au sein de Cap 21 / LRC, #jesuismacronpatible, et vous ?

 

Retrouvez-moi sur Facebook (https://www.facebook.com/thomasiglesis), Instagram (https://www.instagram.com/thomasiglesis/) et Twitter (https://twitter.com/ThomasIglesis).

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#ParlonsVrai : retour dans la vraie vie pour le nucléaire français

#ParlonsVrai : retour dans la vraie vie pour le nucléaire français | ReCap21 | Scoop.it

Le reportage diffusé par France 2 hier soir (regarder le replay ici), malheureusement à une heure bien tardive, sur la gestion de la catastrophe de Fukushima et le comportement particulièrement honteux de l’administration française est extrêmement instructif.

Tout d’abord, en ce qui concerne la gestion de la catastrophe elle-même, le reportage fait état d’une série d’erreurs humaines. En réalité, le problème n’est pas dans les erreurs humaines ; il est en amont. Il est dans l’arrogance et la prétention de l’industrie nucléaire en général, en l’espèce au Japon, mais la situation est identique en France. Cette arrogance consiste à considérer qu’un accident est impossible et par voie de conséquence à ne pas se poser les questions concrètes de la gestion de l’accident si jamais il se produisait. Quelles personnes accepteraient de se sacrifier en prenant des doses de radioactivité pour assumer un fonctionnement minimum ? Comment remplacer l’électricité défaillante et comment faire sans électricité pour trouver des vannes que de très anciens collaborateurs partis depuis longtemps à la retraite connaissaient parfaitement ? Comment faire coïncider les tuyaux et les robinets ? Toutes ces questions doivent être posées si on imagine qu’un accident est possible.

Mais comme l’industrie nucléaire est partie sur l’idée qu’il ne l’était pas, ces questions ne sont pas posées et sont donc sans réponse. L’erreur n’est pas humaine; elle est systémique. Pour prouver que le sujet n’est pas seulement japonais, prenons l’exemple récent de Paluel. Le démontage d’un générateur de vapeur avait fait l’objet de la part de l’autorité de sûreté nucléaire d’une demande d’étude spécifique du risque de chute de ce générateur. Avec son arrogance habituelle, EDF avait refusé de faire l’étude en disant que ce risque n’existait pas. Pourtant, le générateur de vapeur est tombé sur le réacteur, entraînant une mise à l’arrêt pour plusieurs mois, voire peut-être une mise à l’arrêt définitive. De même, le mensonge aux médias comme aux politiques est une donnée constante. Ainsi, apprend-on que Tepco avait caché au premier ministre-au demeurant tout à fait remarquable dans cette affaire-la gravité de la situation et avait envisagé le départ de tout personnel condamnant ainsi l’humanité à une explosion nucléaire majeure. De même, la fonte du corium et la pénétration du radier (qui faisait 8 m d’épaisseur, quand il fait 2 métres après travaux à Fessenheim) a été cachée aux Japonais, pendant de très longues heures. Pour ma part, j’avais retenu de mon voyage au Japon en août 2011 que tout gouvernement confronté à une catastrophe de type Fukushima était en réalité dans l’incapacité de la gérer.

Ainsi, l’évacuation de Tokyo (35 millions de personnes) un moment envisagée a été abandonnée faute de faisabilité. Il faut entendre le premier ministre de l’époque, qui a vécu et qui visiblement a été traumatisé par cette expérience, affirmer qu’il faut abandonner le nucléaire partout dans le monde tant le danger est grand. En revanche, l’attitude des autorités françaises, Philippe Faure, ambassadeur de France au Japon, NKM et l’IRSN mis à part, est tragique et honteuse. Un président de l’autorité de sûreté nucléaire Monsieur Lacoste, qui est aux abonnés absents et demande à l’ambassadeur de ne plus téléphoner. Un ministre de l’industrie et son directeur de cabinet qui adoptent par souci de défendre avant tout l’industrie nucléaire une attitude de contrevérités pour ne pas dire de mensonges. Un Quai d’Orsay qui préfère sacrifier ses ressortissants en les exposant délibérément un risque nucléaire pour sauvegarder ses intérêts économiques alors même que les entreprises présentes sur place ont su adopter une attitude beaucoup plus humaine et normale à l’égard de leur personnel.

 

Enfin, un Président de la République qui a l’outrecuidance de s’imposer au Japon alors que le Premier Ministre estimait ne pas pouvoir le recevoir et qui a cru devoir faire la leçon au prétexte de sauver une industrie nucléaire qui déjà en 2011 périclitait.

 

Rappelons en effet que depuis 2007, la France n’a pas vendu un réacteur nucléaire à l’étranger. En revanche, et comme à l’habitude, l’effort demandé aux citoyens français de courir des risques au nom de l’industrie nationale, n’a pas été partagé par cette industrie elle-même. Les salariés d’Aréva ont été les premiers à quitter non seulement le site de Fukushima mais le Japon. EDF et Areva qui n’étaient plus persona grata ont mis plus de trois semaines à envoyer du matériel largement inutilisable et qui visiblement a fait honte à l’ambassadeur de France lorsqu’il l’a réceptionné. Quant aux robots qu’Areva voulait envoyer, les Japonais les ont refusés car ils étaient en réalité inutilisables par le personnel japonais. De tout cela, il faut retenir que si le mensonge de 1984 n’a pu être réitéré dans la même ampleur du fait du changement médiatique, la volonté de mentir est restée identique. Et, les propos du directeur de cabinet du ministre Besson étaient affligeants. Il faut mentir et taire la dimension majeure de la catastrophe pour que cela n’ait aucune incidence sur l’industrie nucléaire. C’est absurde car la France n’est pas isolée sur une île et les Français ne sont pas des imbéciles.

Heureusement, l’IRSN est venue sauver à son niveau l’honneur de la France en communiquant correctement. Mais, la transparence reste l’antithèse de la gestion de l’industrie nucléaire. Et on comprend mieux les difficultés auxquelles l’autorité de sûreté nucléaire , qui reste très prudente, se heurte… De la même manière, prendre des risques pour les personnes parce que sauver l’industrie nucléaire est à ce prix reste l’antienne. Et, dans la volonté de EDF de prolonger jusqu’à 60 ans la durée de centrale alors même que celles qui atteignent 40 ans ont d’immenses difficultés reposent sur la même philosophie. Bref, pour tous ceux qui ont un peu (trop) d’imagination, ce reportage permet d’appréhender ce que pourrait être la gestion d’une catastrophe nucléaire en France.

Ne doutons pas qu’au drame né de l’accident s’ajouterait très certainement un drame né de sa gestion. Dès lors, il faut tout faire pour l’éviter et c’est la raison pour laquelle la sortie du nucléaire à l’horizon de 2050 est une solution raisonnable.

 

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#ParlonsVrai : la tragédie des faits alternatifs

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L’ère des faits alternatifs inaugurée par Donald Trump est une tragédie démocratique.

Tragédie tout d’abord par les effets que des propos totalement faux peuvent générer. Ainsi, les prétendus attentats islamistes qui auraient été cachés par la presse dont les attentats de Paris, de Bruxelles, de Nice n’ont d’autres objectifs que d’essayer de mettre le feu aux poudres non seulement à l’intérieur des États-Unis mais également l’extérieur.

 

Qu’il faille appeler un chat un chat y compris lorsqu’il s’agit d’attentats islamistes est nécessaire. Mais inventer des attentats qui ne se sont jamais produits ou prétendre qu’ils ont été tus n’est destiné qu’à stigmatiser la presse qui serait alors complice de ces attentats.

 

C’est irresponsable, criminel, voire les deux.

Rappelons-nous l’incendie du Reichstag, mis par Hitler sur le dos de ses opposants politiques alors que l’auteur de cet incendie non seulement n’avait aucun lien avec eux mais de surcroît avait probablement été manipulé par les services nazis. Il a été le prétexte de la disparition des partis politiques, des syndicats puis de la presse libre. Mais la tragédie des faits alternatifs est avant tout un cancer démocratique. Il ne peut y avoir démocratie que s’il y a confiance dans la parole publique et la presse est là pour informer, lutter contre la désinformation ou le mensonge et sa pluralité est précisément la condition du bon fonctionnement du système.

S’attaquer comme Donald Trump le fait à la presse sape précisément l’état démocratique du système. S’il n’y a plus de vrai et de faux, il devient alors absolument impossible de mettre d’accord une société en partant de la vérité. Celle-ci n’existe plus puisque la réalité est niée. Dès lors, la parole publique est immédiatement sujette à caution et la démocratie s’étiole puis disparaît. Il n’est pas possible en effet de débattre sur des faits faux présentés comme vrais. Le drame est que l’usage des faits alternatifs se propage comme un virus dans le monde. C’était jusqu’à présent l’apanage système autoritaires et fascistes que d’utiliser le mensonge pour conforter un pouvoir incapable de se mesurer à la vérité. Dès lors que les systèmes démocratiques à commencer par le système américain recourent aux faits alternatifs comme de vulgaires dictatures, tout est possible.

Nous en avions déjà eu quelques échantillons avec le Brexit où la campagne a reposé essentiellement sur un mensonge : les 350 millions d’euros payés à l’union européenne seraient intégralement reversés à la sécurité sociale. Il n’a pas fallu attendre le lendemain des élections pour que Boris Johnson et le député Farrage reconnaissent que c’était une « erreur ». C’était évidemment tout sauf une erreur, le terme erreur s’appliquant à un acte involontaire de l’esprit.

Erreur ou présentation maladroite, voilà également deux mots utilisés lorsque « le fait alternatif » se heurte à une réalité indéniable enregistrée sur une image ou dans un son de l’intéressé lui-même. Ce sont les termes employés par François Fillon pour qualifier les contrevérités évidentes qu’il a pu égrener depuis 15 jours pour essayer de justifier une situation injustifiable. Hier encore, dans sa conférence de presse, affirmer que la journaliste qui avait interviewé sa femme en 2007 s’était montrée très choquée de l’utilisation qui avait été fait de cette interview qui aurait été en anglais et tronquée était-il un fait alternatif ? C’est en tout cas une contrevérité car l’interview était in extenso sur France 2 et la journaliste n’a jamais pris Cette position. D’où vient donc ce besoin irrépressible de présenter comme vrais des faits qui sont faux ?

 

De fil en aiguille, de petits faits alternatifs en énormes mensonges, c’est la parole publique qui s’affaiblit pour ne devenir qu’un son parmi d’autres. Et, cet usage du fait alternatif s’accompagne de l’agression systématique et volontaire contre les deux pouvoirs qui pourraient à juste titre remettre les pendules à l’heure : La presse et la justice.

 

Ce n’est pas un hasard si Donald Trump vitupère contre le magistrat et la cour d’appel qui se sont élevés contre son décret anti musulman ; pas plus que ce n’est un hasard si Marine Le Pen refuse de remettre en cause sa candidature si elle est mise en examen au motif qu’elle ne dépend pas du gouvernement des juges est et ose déposer une plainte contre les magistrats qui font leur travail ; ce n’est pas davantage un hasard si François Fillon met en cause le parquet financier. Et que dire de la mise en cause systématique de la presse, qui certes n’est pas parfaite, mais qui, grâce à sa pluralité, permet précisément de dégager une réalité.

Bref, Trump et la culture du fait alternatif qui visiblement inspirent l’extrême droite et même certains à droite sont des venins pour le système démocratique.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.
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#ParlonsVrai : trumpisme à la française

#ParlonsVrai : trumpisme à la française | ReCap21 | Scoop.it

Décidément, Donald Trump fait des émules bien au-delà de ses amis politiques et de ses frontières. Nous assistons, à une forme de trumpisme à la française qui se caractérise par le soutien mordicus à une véritable alternative, une charge violente contre les médias et la remise en cause des institutions judiciaires elles-même, ce qui peut être le plus grave.

 

Commençons par le plus simple : la vérité alternative.

Ce que l’on appelle communément le #Penelopegate en est truffé. Entre ceux qui l’ont vu, comme Monsieur Accoyer, fréquemment à l’Assemblée nationale et ceux qui l’ont vu en Sarthe dans une activité d’attachée parlementaire, les exemples ne manquent pas. Ils se heurtent à la vérité exprimée simplement par Madame Fillon elle-même en 2007, vérité qui va directement à l’encontre de la thèse de vérité alternative développée par son mari depuis quelques jours. Nous attendrons tous bien sûr la position de la justice, mais, l’expression authentique de Pénélope Fillon en 2007 pourra difficilement passer pour la vérité alternative et la thèse développée aujourd’hui par François Fillon pour la vérité tout court. Cet embrouillamini qui conduit à ajouter contrevérité à contrevérité n’est pas à la gloire de notre système.

 

Nier l’évidence comme le fait Donald Trump n’est pas un exemple à suivre… mais visiblement tout le monde ne l’a pas compris.

 

Le second volet du trumpisme, dans sa mouture anti système est de s’attaquer aux médias. Depuis l’Antiquité, le porteur de mauvaises nouvelles est banni.Certes, on peut se poser la question de savoir qui a été à l’origine des informations du Canard enchaîné mais les explications données par le palmipède qui indique que l’enquête a débuté il y a plus d’un mois, que des informations ont été demandées à l’équipe de François Fillon, que les éléments sur les enfants ont été révélés par le candidat lui-même sont assez évidents pour ne pas chercher à alimenter des thèses complotistes. De toute façon, le travail du journalisme est évidemment celui d’informer et, le Canard enchaîné a une tradition de 100 ans. Ce n’est pas à la presse qu’il faut s’en prendre mais à la légèreté avec laquelle le candidat a traité ces affaires en imaginant sans doute qu’elles ne seraient jamais révélées. C’est d’autant plus surprenant que la disparition de Madame Fillon de la liste des assistants parlementaires de son mari, en 2013, coïncide précisément avec le moment où cette liste devait être rendue publique. Cela signifie donc que François Fillon ne souhaitait pas que cette situation soit publique. La question à se poser celle de savoir pourquoi puisque il considère qu’elle ne pose aucun problème. Quoi qu’il en soit, il est vrai que ce sujet a envahi tout l’espace médiatique mais il est vrai aussi que le montant des sommes en cause, le caractère systémique de ces emplois interpelle tous les Français et soulève de vraies questions sur le fonctionnement de la démocratie. Ce sujet est indépendant de la question légale, c’est-à-dire la fictivité ou non des emplois. C’est une question éthique et démocratique à un moment où la vie est si difficile pour nos concitoyens. Mais il ne sert à rien d’attaquer la presse ; mieux aurait valu se poser la question de la réponse à apporter au Canard enchaîné dès le départ et ne pas se draper dans un déni que personne ne comprend.

Mais le plus grave est dans la contestation institutionnelle. Tout d’abord, parler de coup d’État est une aberration. Nous sommes certes dans une démocratie d’opinion mais, le premier auteur de la difficulté est le candidat lui-même, d’abord dans ses choix initiaux, puis dans sa communication. Peut-être encore plus dangereux est l’attaque dirigée contre la Haute autorité et le président Nadal. C’est Marine Le Pen qui a lancé la mode en ayant l’outrecuidance de déposer une plainte contre lui au motif qu’il avait osé mettre en cause l’évaluation son patrimoine, ce qui est l’objet même de la HATVP. Si les personnes mises en cause ou inculpées n’ont désormais rien de mieux à faire que de déposer plainte contre les magistrats qui font leur travail, la justice n’est pas prête d’avancer. Mais surtout, c’est une remise en cause du système institutionnel lui-même puisque juge et partie y compris délinquante se retrouvent mis sur un pied d’égalité. C’est la raison pour laquelle on ne peut qu’être scandalisé que Bernard Debré, ancien ministre de la république est pourtant un vrai républicain, endosse le même costume et mette en cause le président Nadal, qui serait selon lui coupable d’avoir divulgué les informations-qui devraient être publiques s’agissant de l’emploi de fonds publics,-qui mettent aujourd’hui en difficulté François Fillon.

 

Ainsi, ceux qui prétendent lutter contre le Front National et le populisme deviennent-ils des machines à alimenter l’un et l’autre.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.
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#ParlonsVrai : le temps d’un changement de monde politique est venu

#ParlonsVrai : le temps d’un changement de monde politique est venu | ReCap21 | Scoop.it

L’évolution de l’affaire Fillon, l’affaire Le Pen conduisent à une forme d’implosion du système partisan.

Devant les Français médusés, ce sont des centaines de milliers d’euros qui défilent, attribués à des personnes qui n’ont pas effectué le travail correspondant -en ce qui concerne Marine Le Pen- ou qui pourraient ne pas l’avoir effectué en ce qui concerne François Fillon et son suppléant député de la Sarthe. Le népotisme, les emplois fictifs, viennent s’ajouter à une interrogation sur la réalité du travail effectué par les assistants parlementaires, ce qui est tout à fait injuste dans la mesure où ceux qui remplissent effectivement cette fonction ont un travail tout à fait « tangible ». Rendez-vous, notes de travail, préparation discourt, recherche de documentation, préparation d’amendements, représentation du parlementaire, ce travail est tout à fait réel.

Je peux témoigner en tant que parlementaire européenne qui a employé trois assistants parlementaires et deux stagiaires durant tout mon mandat (dont aucun n’avait de lien de près ou de loin avec moi-même) du fait que non seulement ce travail était tangible mais que de surcroît il était harassant. Bien souvent, les journées commençaient à sept ou huit heures du matin pour se terminer à minuit, voire plus tard. Mais, ceci renvoie aussi à l’activité réelle des parlementaires. Il est évident qu’un parlementaire qui n’est que très peu présent au Parlement, ne propose pas d’amendements, ne propose pas de texte, ne participe pas aux commissions, n’est rapporteur d’aucun texte, ne risque pas de trop charger ses collaborateurs….

C’est donc en réalité tout le mode de fonctionnement du Parlement qui est remis en cause, le coût qu’il génère et l’effectivité du travail des parlementaires eux-mêmes.

 

On a assez glosé sur l’absentéisme des Eurodéputés français au Parlement européen qui nous coûte très cher en influence ; mais, la faute première en revient aux structures partisanes qui choisissent des candidats sous la forme d’un lot de consolation par rapport à une investiture nationale ou pire encore à la suite d’un échec électoral.

Mais, même s’ils existent, et dans tous les partis, les députés réellement investis au parlement européen sont rares et les partis ne tiennent aucun compte de la qualité du travail pour réinvestir leurs députés sortants. Là aussi, les exemples existent dans tous les partis. Il en va exactement de même des attachés parlementaires bidon. Il n’y a pas que le FN qui utilise et a utilisé les fonds parlementaires pour payer les permanents de la structure partisane. Il suffirait à un journaliste un peu attentif de comparer les organigrammes des partis et les assistants parlementaires pour trouver d’autres cas…

Dès lors, c’est bien à une remise à plat complète du système qu’il faut procéder. Sans doute, le chant de la calomnie et « l’invention d’un coup d’État institutionnel » pour tenter de cacher l’évidence sont-ils des outils très habituels. Mais précisément c’est parce qu’ils sont éculés qu’ils ne marchent plus. Le temps d’un changement de monde politique est venu.

 

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#ParlonsVrai : le Brexit peut il bloquer Hinckley point ?

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Nouvelles incertitudes autour de Hinckley Point.

 

Le Brexit va poser des questions nouvelles auxquelles il n’est pas certain que EDF ait pensé. En effet, la sortie de l’union européenne implique ipso facto la sortie d’Euratom. Ce traité fait partie de l’acte de constitution de l’union et il est inclus, même s’il n’en a pas été réellement question, dans le référendum du 24 juin 2016. Du reste, le texte de retrait présenté à la Chambre des Communes le 25 janvier 2017 le confirme. Cela signifie donc que l’Angleterre va quitter Euratom et devra donc remplir seule les obligations en termes de sécurité nucléaire. Elle devra mettre en œuvre ses obligations gouvernementales et industrielles dans le domaine nucléaire ce qui signifie notamment assurer les règles de sécurisation qui concerne tout le cycle du nucléaire depuis les matériaux fissiles jusqu’aux technologies. Aujourd’hui, le dispositif d’Euratom a donné lieu à un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique située à Vienne , accord qui permet un contrôle très allégé par rapport aux règles appliquées aux autres Etats extérieurs à l’union européenne. Les opérateurs nucléaires doivent faire des contrôles précis des stocks, des mouvements transport de matériaux nucléaires, se soumettre aux inspecteurs de la Commission pour vérifier les déclarations.

 

La sortie du Royaume-Uni d’Euratom change la donne. Le Royaume-Uni va tout d’abord devoir confier à un organisme national le soin d’effectuer les contrôles antérieurement effectués par Euratom. Ce qui bien entendu a un coût considérable pour l’administration britannique et qui la conduira également à devoir augmenter sa contribution au budget de l’agence de Vienne qui devra nécessairement effectuer sur le territoire britannique les contrôles qui étaient antérieurement faits par Euratom.

Mais le plus important n’est sans doute pas là et le plus gênant est très certainement les conséquences sur Hinkley Point qui risque d’être bloqué pour un bon moment. En effet, du fait de la disparition d’Euratom, le Royaume-Uni est dans l’obligation de passer des traités bilatéraux avec chacun des pays avec lequel il souhaite commercer. Chaque traité est négocié bilatéralement mais les cinq vainqueurs de la guerre de 1945 ont chacun leur mot à dire , de plus ce qui signifie que cela peut prendre du temps. Si toutes ces questions ne sont pas réglées dans les deux ans de négociations de l’article 50, cela signifie tout simplement qu’il ne peut plus y avoir de poursuite de chantiers internationaux de Royaume-Uni. Avec la sortie de Toshiba du marché nucléaire mondial, restent Rosatom, Areva et Général Hitachi qui serait désormais sous embargo. De plus, le Royaume-Uni va rencontrer des difficultés avec les États-Unis qui ont signé un acte unique avec l’union européenne dont le Royaume-Uni sortira. Cela lui interdira tout échange avec des sociétés nord-américaines sans qu’un accord spécifique n’ait été négocié avec les États-Unis démontrant à ce pays la sécurité de tous les échanges commerciaux avec des pays tiers dont la Chine.

 

En définitive, alors que Jean-Bernard Lévy a affirmé le il semblerait qu’il ait parlé un peu vite le 24 juin 2016 en affirmant que le Brexit n’avait aucun impact sur sa stratégie.

 

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#ParlonsVrai : les vraies questions posées par l’affaire Pénélope Fillon

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La vélocité avec laquelle une information préliminaire a été ouverte à propos de Pénélope Fillon interpelle à juste titre.

Mais, on peut penser aussi que cette rapidité peut permettre à François Fillon de se débarrasser très rapidement d’une affaire qui pourrait être très gênante.

En réalité, il y a plusieurs niveaux dans ce dossier et le moins qu’on puisse dire est que les bonnes questions n’ont pas été forcément posées à François Fillon.

Le premier niveau est d’ordre éthique. Est-il normal qu’un parlementaire embauche un membre de sa famille ? C’est parfaitement légal en France, parfaitement illégal au niveau européen et c’est du reste la raison pour laquelle Marine Le Pen a rencontré des difficultés pour l’emploi de son compagnon Monsieur Alliot.

C’est légal, est-ce éthique ? Le sujet dépasse bien évidemment François Fillon puisqu’il concernerait le cinquième des membres du Parlement. Pour autant, il semble bien que les Français n’acceptent plus cette forme de népotisme. Mais il est évident que François Fillon n’est pas dans un cas particulier même s’il était quelque peu choquant de l’entendre dire que le parlementaire faisait ce qu’il voulait de l’enveloppe qui lui était remise dans la mesure où il s’agit quand même de fonds publics.

Il n’est probablement pas contestable que Pénélope Fillon ait soutenu son mari dans sa carrière politique. Pour autant, était-ce un travail d’attaché parlementaire et ce travail a-t-il été différent lorsque elle était rémunérée et lorsqu’elle ne l’était pas. Deux autres questions se posent : quel type de travail a-t-il été fait durant la période où Madame Fillon a été employée par le suppléant de son mari ; quel a été le travail fait pour la revue des deux mondes en dehors des deux notes de lecture dont il a été fait état.

C’est à toutes ces questions qu’il faudra répondre très rapidement pour évacuer ou non la question juridique. Il n’en reste pas moins que les affirmations de Madame Fillon elle-même, les contradictions entre les déclarations de François Fillon et celles de ses soutiens dont Bernard Accoyer sur la présence de Madame Fillon au Parlement, les pressions qui auraient été exercées sur Christine Kelly qui doit être entendue aujourd’hui par les enquêteurs laissent une impression désagréable.

 

Au-delà, c’est tout un mode de fonctionnement du monde politique qui est interpellé. La question de la légalité est évidemment essentielle pour François Fillon. Mais il est désormais évident que le nouveau président de la république devra faire légiférer sur les règles applicables aux parlementaires tant en ce qui concerne l’emploi des membres de leur famille qu’en ce qui concerne la justification des frais de représentation qui aujourd’hui ne sont soumis à aucune règle. C’est le minimum qui est du reste exigé au niveau communautaire, et qui est indispensable si l’on veut parler de confiance entre les Français et leurs représentants.

 

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#ParlonsVrai : Fessenheim, stop ou encore?

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La centrale de Fessenheim (Crédit : Wikipedia Commons)

 

Aujourd’hui, le conseil d’administration d’EDF doit statuer sur l’acceptation ou non de l’indemnisation prévue pour la fermeture de Fessenheim. On croit rêver ! En réalité, le gouvernement a tout faux depuis le début sur la question de Fessenheim et la question de la dangerosité est parfaitement mal posée. Depuis le début, le gouvernement a tout faux, dans la mesure où la question de la sûreté et la question du changement de politique énergétique ont été mélangées.

En effet, l’annonce de la fermeture d’une centrale nucléaire, en l’espèce Fessenheim, devait être le premier acte concret du changement de politique énergétique de la France et le premier acte symbolique de la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique. Poser la question sous cette forme permet de comprendre la bataille menée par EDF et de manière plus générale le lobby nucléaire pour s’opposer à tout acte concret qui pourrait suggérer un changement dans le mix énergétique. Quoiqu’il en soit, ayant décidé de réduire la part du nucléaire à 50 % en 2025, le gouvernement par la même décidait de la fermeture de 15 à 17 réacteurs selon la Cour des Comptes. Pour arriver à ce résultat, il est évident qu’il fallait commencer au cours du présent quinquennat cette nouvelle politique. C’est un choix politique et il devait donc s’imposer comme tel.

Autrement dit c’était à l’État d’imposer à EDF la fermeture des réacteurs qu’il avait décidée, la question de l’indemnisation ne devant en réalité se poser que pour les actionnaires étrangers dont il semblerait de surcroît qu’ils étaient prêts à ne rien demander. De plus, la position d’EDF de réclamer une indemnisation est d’autant plus choquante que dans le même temps elle refuse de payer les dividendes dus à l’État pour 2016 soit plus de 2 milliards d’euros et réclame une recapitalisation à hauteur de plusieurs milliards. Elle est donc particulièrement malvenue à exiger, en raison d’un choix énergétique de l’État une indemnisation. La question de l’emploi pouvait naturellement être évoquée sauf que la fermeture de Fessenheim n’implique évidemment pas la perte d’emplois de ceux qui travaillent puisque la maintenance et tous les travaux nécessaires à la mise à l’arrêt puis à la procédure des démantèlements justifient bien évidemment de très nombreux emplois. Personne ne s’est jamais donné le mal d’apprécier réellement le nombre d’emplois concernés et la capacité d’EDF de reclasser ces personnels dans les autres centrales nucléaires, voire de les former pour leur permettre d’accéder à des emplois dans les énergies renouvelables ,secteur infiniment plus propice à l’employabilité. Mais ce n’est pas la voie choisie par le gouvernement qui a décidé de s’en remettre à EDF pour décider de la fermeture des centrales nucléaires. Ce choix absurde conduit à demander à une entreprise et ses salariés à se faire hara-kiri, ce qui n’a aucun sens. Ce choix est un choix de la Nation et il doit donc être imposé à EDF.

 

Mais le choix de Fessenheim n’était pas un hasard. Non seulement cette centrale comporte des risques intrinsèques liés à sa situation (risque sismique auquel s’ajoute un risque d’inondation, lesquelles peuvent être cumulées), mais de surcroît, sa sûreté et sa sécurité sont en cause. En effet, cette centrale qui est la plus vieille, n’a pas de double enceinte de confinement, n’a pas de tour de réfrigération, pollue l’eau en dehors de toute limite légale (de telle sorte qu’il a fallu attendre 2015 pour qu’elle dispose d’un arrêté de rejet liquide chimique qui n’est qu’une somme de dérogations). À cela s’ajoute un défaut récemment constaté sur le générateur de vapeur du réacteur numéro deux à la suite des malversations commises au Creusot et qui ont donné lieu à une saisine du parquet par l’autorité sûreté nucléaire. Ceci explique qu’un des deux réacteurs ait été mis à l’arrêt. S’ajoutent à cela des demandes réitérées du gouvernement allemand de fermer cette centrale et le fait qu’elle est considéré comme le symbole d’une centrale dangereuse par les parlementaires européens qui siègent à Strasbourg. Certes, l’autorité de sûreté nucléaire a non pas prolongé la durée de vie de la centrale puisqu’en droit français aucune durée de vie n’est fixée, mais fixé de nouvelles prescriptions après la troisième visite décennale. Elle n’a pas non plus demandé l’arrêt définitif de la centrale mais seulement l’arrêt d’une des deux tranches pour les raisons ci-dessus indiquées. Quoiqu’il en soit ,la confusion entre l’une et l’autre de ces deux raisons conduit à la situation ubuesque actuelle.

De toute façon, et quelque soit la décision prise aujourd’hui, Fessenheim ne sera pas fermée avant la fin de quinquennat pour la simple et bonne raison qu’une procédure de fermeture dure environ deux ans. EDF déposera peut-être une demande de fermeture mais l’autorisation de fermer ne peut intervenir avant 2019…. Et une demande peut toujours être retirée… bref, Monsieur Lévy a joué la montre. Mais, contrairement à ce qu’il croit, le temps joue contre lui.

 

Le nucléaire est de moins en moins rentable, de plus en plus dangereux du fait de la vétusté et de la capacité d’EDF à faire face à ses obligations. Monsieur Chevet, président de l’autorité de sûreté nucléaire, a lui-même affirmé lors de ses vœux l’inquiétude qui était la sienne devant les difficultés d’EDF à faire face à ses obligations pour des raisons financières. Si tel est le cas, alors la sûreté n’est plus assurée et les conséquences doivent en être tirées.

 

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#ParlonsVrai : Trump versus le dernier débat de la Primaire socialiste, ou comment la politique est bouleversée par la modernité.

#ParlonsVrai : Trump versus le dernier débat de la Primaire socialiste, ou comment la politique est bouleversée par la modernité. | ReCap21 | Scoop.it

L’accession de Donald Trump à la présidence américaine est un choc indéniable. Les films et séries américaines adorent les happy end. Le moins qu’on puisse dire est que son élection n’en est pas un.

C’est le triomphe de la ploutocratie, car le gouvernement qu’il propose n’est plus le symbole de la démocratie mais de la ploutocratie, du déni de réalité, du mensonge, d’une forme de déclin civilisationnel, dans la mesure où il symbolise la violence, le machisme, l’absence totale d’humanisme. La 232 éme fortune du monde va gouverner les États-Unis avec l’aide de quelques autres magnats, élus par tous ceux qui ont cru choisir le représentant des déshérités ! On pourrait en rire si ce n’était tragique car on donne à cet homme, largement incompétent sur les affaires du monde le rôle de l’homme le plus puissant du monde. Qu’il ait été élu par une minorité, qu’il soit le président des États-Unis le plus impopulaire, qu’il soit le premier président à être « snobé » par une partie du Congrès pour sa prestation de serment ne changent strictement rien. Le monde a désormais à faire à Trump et personne ne sait la tournure que cela peut prendre. Trump est-il le symbole de la modernité ou au contraire le dernier soubresaut de l’expression d’un ancien monde qui refuse de s’adapter ?

 

Le même type de question pourrait être posé à propos de la primaire du parti socialiste. Certes, et heureusement aucune comparaison possible entre les candidats et Trump.

En revanche, une interrogation profonde sur la traduction politique que prend dans notre pays le heurt entre l’ancien et le Nouveau Monde. La transformation du monde fait apparaître des perdants. La question posée est celle de savoir s’il faut le constater pour réduire le coût et permettre l’adaptation grâce en particulier à la formation et aux changements d’orientation industrielle et énergétique ou si au contraire, il faut conforter l’idée que le monde ancien peut encore perdurer.

C’est en réalité le débat qui sous-tend cette présidentielle et qui rend si difficile l’équation socialiste dans la mesure où certains candidats, par conviction ou souci électoraliste, croient pouvoir promettre un maintien de l’ancien monde avec quelques rustines, ce qui rend l’avenir encore plus aléatoire. Non seulement pour les perdants qui sont confortés artificiellement et momentanément mais perdront encore plus ,mais pour les gagnants potentiels qui ne peuvent contribuer au développement général et ainsi permettre à chacun de pouvoir retrouver une place digne de ce nom dans le Nouveau Monde. Cette question est en réalité à la base du sujet social, du travail, de la fiscalité mais aussi du sujet énergétique et industriel car dans ce domaine aussi il y a des gagnants et des perdants.

Mais, aux États-Unis comme en France, les perdants sont riches, très puissants, et à force d’avoir convaincu l’État que leurs intérêts étaient les mêmes, ils sont parvenus à avoir le pouvoir. Le pétrole aux États-Unis, gaz de schiste inclus comme le nucléaire en France sont des industries du passé et de l’ancien monde mais des pouvoirs du présent qui refusent l’arrivée du Nouveau Monde.

 

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Corinne Lepage (CAP21/Le Rassemblement citoyen) : « L'Angleterre doit assumer le choix du Brexit » 

Corinne Lepage, présidente de CAP21/Le Rassemblement citoyen, ancienne ministre de l’Environnement, soutien d’Emmanuel Macron, était ce mercredi l'invité du matin de RFI. Elle répond aux questions de Frédéric Rivière. « L’Angleterre a fait un choix avec le Brexit. Elle doit l’assumer. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. »http://www.rfi.fr/emission/20170118-corinne-lepage-presidente-cap21le-rassemblement-citoyen
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