UE: On enterre l'idée fédérale | "Privé de Salaire" | Scoop.it

Le sommet de la zone euro du 23 octobre pourrait être suivi d’un autre le 26, à la demande de l’Allemagne et de la France. La manière d’affronter la crise de la zone euro le prouve : malgré ses mésententes, l’axe Berlin-Paris et la méthode intergouvernementale l’ont emporté sur l’idée fédérale, constate Le Figaro.

Par Pierre Rousselin, Le Figaro, Paris.

 

Si la crise de l'euro a eu un mérite, c'est celui de remettre au goût du jour la construction européenne. Autant il était hors de question, avant la crise, de rouvrir la boîte de Pandore d'une refonte des traités, autant la réforme institutionnelle s'impose à nouveau. Toute la question est de se mettre d'accord sur l'Europe que l'on souhaite et les mesures qu'il est possible de faire adopter...

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Malgré les difficultés de la relation entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ce noyau dur s'est imposé au fil du traitement de la crise de la zone. L'implication prépondérante des deux grandes économies européennes était évidente. La préférence pour la méthode inter gouvernementale, qui avait déjà pris le pas sur la méthode communautaire en vigueur du temps où la Commission était le moteur de l'intégration, s'en est trouvée confirmée.

Berlin et Paris sont devenus le centre de l'Europe. Bruxelles n'est plus que l'intendance. L'idée "fédérale" ne reflétant plus vraiment la réalité...


Via Vincent DUBOIS