« La défense des minorités hongroises n’est pas inscrite dans la Constitution » | Humanite | "Privé de Salaire" | Scoop.it

Entretien avec Attila Trasciatti, membre du Parti des travailleurs hongrois et député européen au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne. Il revient sur les raisons qui ont poussé les Hongrois à descendre dans la rue, avant tout économiques pour lui. Et il explique pourquoi il faut rester solidaires avec les Hongrois.

 

     Quelles sont les raisons de la mobilisation ?

  AT: Les hongrois n’ont plus ce qu’ils avaient avant les élections : je parle des libertés individuelles et collectives mais aussi de l’économie hongroise. Orban s'en prend aux salaires, c’est ce qui a poussé les hongrois à se mobiliser. Les premiers touchés ont été les fonctionnaires, policiers, pompiers enseignants et les médecins. La politique économique n’était pas menée dans l’intérêt de la population mais contre elle.
L’autre cause de la colère est la loi sur la liberté des médias qui a surtout mobilisé dans Budapest. C’est la première fois depuis 1989 qu’il y a une censure sur les médias ; les télévisions et radios de gauche ont eu moins d’argent public. Ensuite, il y a la modification de la Constitution. Nous sommes seulement la Hongrie et plus la République hongroise. La défense des minorités hongroises n’est pas inscrite dans la Constitution. Au contraire, il est écrit que la Hongrie doit continuer tout ce qui a été commencé pendant ses 1000 ans d’Histoire avec le Roi Étienne… Elle est anachronique. C’est une Constitution basée sur la religion chrétienne...

 


Via Vincent DUBOIS