La cogestion allemande peut-elle nous servir de modèle ? - France Culture. Non, nous on a la cogestion belge ... | "Privé de Salaire" | Scoop.it

Taxation des CDD, et création de droits rechargeables pour les chômeurs d'un côté ; mise en place de mesures de flexibilité au sein des entreprises de l'autre : ils ont fini par s'entendre !
Marc Landré du Figaro avait donc vu juste mardi dernier dans cette même émission, en pronostiquant la conclusion d'un accord entre les partenaires sociaux, à l'issue de l'ultime négociation au Medef sur la sécurisation de l'emploi (puisque tel était le nom donné à ces discussions).
Tous ceux qui promettaient un échec, arguant de la trop grande divergence de points de vue entre le patronat et les syndicats, tous ceux là se sont donc trompés (même si, il faut le rappeler, ni la CGT, ni FO n'ont signé cet accord).
C'est fait, mais ce fut compliqué. Le gouvernement a dû se montrer menaçant : "attention, nous allons légiférer sans tenir compte de votre avis" pour que la discussion se débloque.
Ce fut compliqué…et ce n'est pas fini car que va-t-il se passer à présent ?
Le texte doit être validé par les organisations. Il y aura ensuite une loi pour transposer l'accord, laquelle devrait être présentée en conseil des ministres début mars, pour une promulgation attendue au mois de mai. Ainsi va la démocratie sociale en France : c'est encore et toujours le Parlement qui a le dernier mot. D'autres façons de faire existent pourtant, au moins aussi efficaces. Et c'est la raison de notre présence aujourd'hui en Allemagne.

Avez-vous déjà entendu parler du Mitbestimmung, que l'on pourrait traduire, de manière un peu approximative par "cogestion"?

Connaissez-vous la Sozialpartnerschaft, le partenariat social qui régit les relations entre syndicats et patronats allemands depuis l'après-guerre ? Un modèle, encore un, qui lui a vraiment fait la preuve de son efficacité.

De ce côté-ci du Rhin, la concertation prime sur tout le reste, la grève n'intervient qu'en tout dernier ressort.

Pourtant, ce modèle risque de ne pas sortir indemne de la crise...

 

Durée de l'émission: 39 minutes.


Via Vincent DUBOIS