Poésie illuminée
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Revue et anthologie en ligne de poésie contemporaine intemporelle
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Prolongations

Prolongations | Poésie illuminée | Scoop.it

Et encore la vie me fait défaut‚ me prend en défaut et me défait. Et dépecée‚ le cuir engourdi jusqu'à la limpidité‚ une feuille sèche et morte craque dans un vent de soufre et de douleur‚ auto-métaphore au coeur coupé‚ haché ténu‚ atténué‚ et laissé pour tout compte sous le scalpel implacable d’une machine à prolonger l’agonie.

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La plume OU Suffocation d'une noyée à l'infini (Imitation bleue de Sisyphe) - Le cri est un autre silence

La plume OU Suffocation d'une noyée à l'infini (Imitation bleue de Sisyphe) - Le cri est un autre silence | Poésie illuminée | Scoop.it
Elle n’a d’yeux bleus je sens Que pour moi Et je n’ai de vers je sais - deux verges c’est - Que -queue- pour elle J’essaierai d’être solide Même vieux Tel le bois d’un
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Sors de ton corps. - boudi's blog

Sors de ton corps. - boudi's blog | Poésie illuminée | Scoop.it
Je soutiensCe que vous haïssez Avec vos mots qui sont aussi vos âmesPrécaires Et vos corpsInsalubres Parfaits pour des âmes comme...
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Errare humanum est, perseverare diabolicum - Le cri est un autre silence

Errare humanum est, perseverare diabolicum - Le cri est un autre silence | Poésie illuminée | Scoop.it
Mille enfants debout Un peu plus chaque jour Des graines dans des ventres debout Des bouts d’homme s’égrènent Et parmi des milliards Toutes ces larmes à bout Insultant le hasard
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Cummings / Alfandary / voir ou toucher / Woody Allen

Cummings / Alfandary / voir ou toucher / Woody Allen | Poésie illuminée | Scoop.it
…en parcourant l’excellent livre d’Isabelle Alfandary (voix américaines,…
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Cirrus Decousus

Cirrus Decousus | Poésie illuminée | Scoop.it
Vous scellez l'isolement sur le rythme décousu que vous lui empruntez. Chaque sécheresse de ses mots devient source fraiche de vers qui saturent...
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Musique aux cores - Le cri est un autre silence

Musique aux cores - Le cri est un autre silence | Poésie illuminée | Scoop.it

J’enroule parfois le monde à mon cou, dans les rues, dans les couloirs de métro, un peu partout ce collier de musique éparpille ses notes, comme un code pénètrerait ma nuque, dans un film de science fiction. La tête dans les nuages, ça s’attrape un peu n’importe où, dès lors qu’on en a besoin. Dans les souterrains des villes, mille musiques chantent, et les rats s’écartent lorsque j’avance, mon regard lance trop d’amour, quelques souris dansent.

 

Rares sont celles qui me reconnaissent, ont comme moi ce miracle à taire au fond des yeux, nous sommes sur terre mais pas très loin des cieux ; nous ne croiserons jamais le fer car nous voyons clair dans leur jeu lorsque nous nous croisons en enfer. Rares sont les âmes meurtries qui ne portent pas leur cœur dans le blanc des yeux. Nous supportons l’écœurement, et nous sourions au diable pour l’achever. Nous avons décidé que l’horreur était notre seul ennemi. Un adversaire à combattre en versant le sens.

 

Avec de la musique je fais silence, et je les découvre du premier coup d’œil, ceux qui pensent la connaître, la musique, en la croyant composée de notes de frais. Ceux qui sont au parfum parce qu’ils se pincent le nez devant l’odeur de la misère, mêmes notes sucrées que celui de l’argent.

 

Je note l’amour, raye la haine, souligne ma colère, dans un carnet. Je prends des notes, surprends celle qui devant moi a de la flotte qui lui efface son masque en lui sortant par les yeux, sûr qu’elle en a plein les bottes, elle a le tampon sur le blanc des yeux lorsque j’observe ses deux petites douleurs, encore belles comme des couleurs, sans qu’elle ne s’en aperçoive vraiment. Elle sanglote ailleurs, elle reste sans voix sûrement, elle en a plein la glotte de ce ras le bol, de ces rats par million partout dans le ciel, partout sous les plafonds, hauts, des souterrains inondés de musique.

 

Je suis seul et détaché, sans vraiment d’attaches dans ces moments-là, je suis chahuté par le chaos, comme un globule perdu dans un vaisseau sans fin, comme un débris détaché d’un débris, conduit par le flux et le reflux interminable d’une mine noyée, fermée aux forçats et au public.

 

La musique. Son roulis à mon cou, ses roulements de tambour derrière la nuque, son coulis sous mes roues, sa patine artistique, sa résine embourbée, ses réglisses chaloupées. Avec de la musique on peut tout voir, tout sentir, imaginer l’empire d’essences comme la meilleure allée à l’essentiel. La musique empêche de se résigner.

 

Elle enroule mon monde à ton cou, ton monde à ma roue, coule des plumes, remplace par une enclume le bouchon de Rimbaud et c’est toujours aussi beau, lourd et léger à la fois. Chocolat liégeois.

 

La musique bouge des culs, lève des sièges, appuie sur  -On- pour la flore, et sur  -Off- pour la faune.

Les fleurs et les fauves dansent. La musique pose les bonnes questions ; aux raiponces et aux cœurs de pierre ponce. La musique pile à l’heure des amours, broie du petit laid, donne des ailes aux zozos tant elle file le bourdon, et un mauvais coton, à la toile d’araignée neuronale que sont timidité et appréhension. Lorsqu’on se secoue la flippe en musique, on chante à l’unisson avec ses ennemis, unissons-nous sans nous empoisonner le godet, quel gâchis d’appuyer sur la gâchette, c’est dingue d’appuyer sur la détente d’un flingue à raidir la vie. Arrondir les ongles et les griffes de l’envie, apprendre à viser dans les yeux, avec les yeux. Je te rythme, tu me rythmes, à califourchon et en musique.

 

J’aime marcher en musique et croiser son regard. J’aime qu’elle croise le mien. J’aimerais être dans son casque, j’aimerais qu’elle chuchote dans le mien, sa voix basse à peine aiguë.

Mon amertume est amorphe, en musique. Mon cynisme plus doux, quand je la monte dans les graves. C’est pas mon genre, les leçons de cœur, j’ai trop de cœur pour le volume de mes poumons, j’ai le son qui ne fait qu’un tour, lorsque ex cd elle encode son image et me la maile dans le sang.

La musique est un autre silence. Un cil en se lovant dans mon cou, la belle musique maline comme un refrain efficace, me berce et je me laisse bercer. La musique est bonne, l’illusion aussi juste qu’un métronome.

 

J’enroule parfois son monde à mon cou. J’entre dans sa vie par sa portée secrète. Ca change un peu des portes derrière lesquelles on entend jouir des musiques bancales à quatre pattes. A une lettre près, parfois, ma musique serait parfaite.

 

Lorsque mes neurones déambulent en musique dans les couloirs de métro, dans les rues éparpillées où sourient des papillons en papillotes, le bourdon discrètement maquillées, le cafard caché dans le cou derrière un collier de musique, ma vie est presque parfaite. Alors je note, je raye jusqu’à ce que musique s’ensuive, j’enraye mon flingue sur des bas résilles ; avec les yeux.

 

Jeux réglisse. Je révise mon miracle à taire en sucrant des sanglots à venir, je transforme pour qui veut, les rats en angelots à grelots. Se moquer avec moi, c’est ne pas mourir sans rire. Se moquer de moi c’est oublier de se noyer dans mes yeux dans les yeux. Je note que je me surprends lorsque je m’éprends de leurs musiques. De sa musique, une seule clé à la fois.

 

J’enroule parfois le monde à mon cou. Tout le monde. Et je nage dans une mine inondée où quelques uns se noient, quelques autres s’entraînent à l’apnée, les mêmes toujours les mêmes trichent avec des bouteilles d’oxygène.

 

Le monde respire mieux en musique lorsque l’humanité devient étouffante.

Avec de la musique je fais silence.

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Poétique à cœur (en miroir)

 

 

Je déroule souvent l’ordinaire à la traîne, dans allées, entre les gondoles des magasins, nulle part cette queue de casseroles n’intime un sens, pas plus qu'une larme qui glisserait jusque dans mon cou dans un mauvais mélo. Le cœur ailleurs, reste captif, malgré vous, de ses auspices immuables. Sous les néons étouffants, le phantasme se blafarde, et les fourmis s’affairent alors que je m’efface, mon essence trop fugace pour faire face.


Nombreux sont ceux qui s’en grisent, n’ont pas comme nous, un feu aseptisant dans les veines, ils s’en réduisent à leur pouvoir d’achat quand les flammes viennent lécher nos âmes et les mots nous lient. Seuls les cœurs martelés s’écrivent en lettres de sang. Les autres consomment, se consomment entre eux, et se consument. Leur fumée est notre amie, protagoniste complice de quelque échappée d’encre.


Sans tintement de tiroir caisse, nous emplissons les pages et les laissons trébuchant, ceux qui ne se définissent que par ce sonnant là, leurs parafes sur leurs comptes à vide.


Nous colorons le banal, harmonisons le quotidien, extrayons un sens du néant, traçant nos lettres à même la lumière, comme un filin de vie contre le décrochage, la capitulation aux apparences, le grignotage incessant du superficiel, les rapports de force artificiels.


J’écris avec vous, fondue dans le rythme qui vous anime, que vous saisissez et que je reconnais comme le chant du vivant.


Leur consommation, maladive, d’objets comme de relations, de sensations comme d’émotions, de divertissement comme une diversion, nous légitime, nous insuffle la force des causes perdues.


J’écris un monde dans votre ombre, l’ombre de vos tentations, un brin de naturel sur l’aile d’une libellule.


J’écris pour respirer, humer nos parfums mêlés de yin-yang.


Jour et nuit se rejoignent. A l’aube, les pastels confondent les différences, conjuguent les complémentarités. On ne se reconnait plus dans l’autre, on le connait simplement. Sa démarche familière ouvre la voix, évite les sans-issues, souligne l’invisible, susurre l’indicible. Les ondulations s’allient.


J’aime écrire pour croiser votre âme et d’un seul mot la frôler, à peine. J’aimerais que vous m’écriviez parfois.


Votre douceur gorge mes pages et je n’ai pas assez de cœur pour m’en passer, pas assez de cœur pour la voir se durcir au contact du froid, non, pas assez de cœur.


L’écriture peuple le silence du cœur à nu.


Je déroule les métaphores pour tromper l’ordinaire, la lente érosion des éléments, pour oublier à quel point vous êtes parfois dans le vôtre sans moi, à quel point je suis hors du mien sans vous. J’en égare jusqu'à votre fil, au lieu de me livrer au sommeil.


J’écris pour tenter de faire taire ce silence assourdissant, pour malgré la buée, peupler cette nuit.


Et j’éteins, je voile l'amplitude de la nuit, en baissant son volume, j'éteins.

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Le courage d'aimer / Pierre Barouh

Le courage d'aimer / Pierre Barouh | Poésie illuminée | Scoop.it
Pierre Barouh, né à Paris en 1934, sait tout faire. Ancien journaliste…
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la page

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et voila la page blanche, c’est toujours étrange cette première approche,…
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Stratosphériques polaires rieurs

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Rire de les regarder s'écrire, comme si écrire vivait la vie plus fort, comme si sous l’effort verbal, l'image mentale prenait corps, comme si le...
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Noctiluques noctambules

Noctiluques noctambules | Poésie illuminée | Scoop.it
Aux heures froncées de la nuitComme un obsédant refrainVous vous éloignez dans le sommeil couchantOffert aux incursions insenséesDe rêves...
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Chantons court et sans contexte - Le cri est un autre silence

Chantons court et sans contexte - Le cri est un autre silence | Poésie illuminée | Scoop.it
C’est ainsi Dense Sans penser à moi Danse Sans incidence Tu t’en balances Et tant balance Ton honnêteté Quand tu vises en pleine tête C’est millimétré Toujours à mort On s’envole
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Elsa Triolet et Louis Aragon - Interview

Louis Aragon est un poète, romancier et journaliste, né probablement1 le 3 octobre 1897 à Neuilly-sur-Seine et mort le 24 décembre 1982 à Paris. Elsa Triolet...

Via Florence Trocmé
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J'ai perdu le titre de ma vie (Journal Infirme 1) - Un homme au parfum

Si je ne savais pas écrire mon âme, je serais déjà un gangster, un tueur, ou un truand. Si je ne savais pas écrire mon âme, j’aurais déjà tué. Je suis tout à l’envers dans ce
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Time is money 1 - Le cri est un autre silence

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Avance et vends toi Evente -toi Tu ne regretteras rien En allant vers les tiens Parfois tu auras des soupçons Mais le froissement du papier Te fera oublier le mauvais son Des
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Faisons connaissance(s) | La lettre & l'esprit

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BibliotheK Sauvage's insight: "L’art est l’aujourd’hui encore aujourd’hui demain."Antonin Artaud. Cette formule fonde le projet de "La lettre & l'esprit, un feuilleton poétique de l'actualité politique" initié le 10 avril 2013.
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Repoésie #1 - Le cri est un autre silence

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Comment leur avouer ma haine Ma colère mon besoin de tendresse Comment leur expliquer qu’ici ma paresse A fait de moi la recrue des histoires vaines A rompu en moi les vieilles
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Comment vous aimer, que sais-je? Sans fin, je me réinvente, je tente, toutes les gammes, chaque couleur, sans laisser songes ou exigences empiéter...
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Du satin aux moires - Le cri est un autre silence

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Il attend le soir Tous les soirs Lorsqu’il pose ses mains Autour d’un verre De single malt C’est un peu de chaleur Sur ses échecs Et chaque matin Il s’en souvient
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Ils viennent le plus souvent par petits groupes de deux ou trois tout serrés autour de l'indigence si caractéristique de l'essoufflement que les...
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Diane-Sarah-Lise ; je désastre - boudi's blog

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L'amour s'achève avec la pluie (c'est Aragon qui chante). Et voilà tes mots d'averse sur mes pauvres mains ; sur mes pauvres mains mouillées...
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Sérieusement pour rire - Le cri est un autre silence

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Ce n’est pas parce qu’un rêve lancinant, déjà chancelant, s’est jeté depuis la proue en dessinant un effroyable saut de l’ange, que le navire a renoncé à naviguer. Le capitaine a
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Suicidé, j'ai trouvé mon pseudonyme. - boudi's blog

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- J'ai au monde désormais un calme de suicidé - De suicidaire tu veux dire - De suicidé. L'acte est commis, seulement il n'a pas encore...
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secret chuchoté au plus noir de la nuit course au coeur battant le long du labyrinthe bruissement d'ailes tremblement de terre ...
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Cumul'eau

Cumul'eau | Poésie illuminée | Scoop.it
Le vide s'accumule au fur et à morsures, s'infiltrant dans chaque interstice où la lumière s'immisçait parfois les nuits de plein soleil. Il châtre...
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