Les Entretiens sur la pluralité des mondes, ouvrage de Fontenelle publié en 1686, présentent le nouveau système du monde issu de révolution copernicienne dans le cadre d’une philosophie naturelle cartésienne (tant par son contenu, la théorie des tourbillons, que par son épistémologie, un art de raisonner résultant de la nouvelle méthode scientifique). Dialogue entre un philosophe et une Marquise offrant une vulgarisation en cherchant l’adhésion du public, les Entretiens sont parfois jugés comme un livre mi‑plaisant mi-sérieux, rentrant dans les codes d’un genre et d’un art de la conversation, opinion en partie fondée mais ne rendant pas compte de la profondeur de l’écrit. Isabelle Mullet déploie, par une analyse érudite et convaincante, les rouages et enjeux d’un livre qu’elle considère comme la matrice de toute l’œuvre fontenellienne. Toute l’analyse repose sur la notion de point de vue. Le perspectivisme auquel se réfère le titre du livre renvoie au thème de la relativité des points de vue, ce dernier étant associé à une réflexion sur les limites du savoir et sur le caractère construit des représentations du monde. Le décentrement et la multiplication des points de vue — qui résultent pour une large part de l’effondrement du cosmos antique — conduit à un usage sceptique et critique du perspectivisme (c’est le cas chez Montaigne). Au‑delà de cet aspect, il est au xviie siècle « un véritable paradigme général d’intelligibilité » (p. 198) : le rapport au réel est placé sous le signe de la vision, et la notion et le lexique du point de vue s’appliquent à la situation de l’homme dans l’univers sur le plan ontologique, phénoménologique, politique et moral... Article de Christophe Schmit (Fabula) à propos du livre d'Isabelle Mullet, Fontenelle ou la machine perspectiviste, Paris : Honoré Champion, coll. « Les Dix-huitièmes Siècles », 2011.
I have been an educator, administrator, writer and creative artist for over fourty years. During that time, most of the disciplines with which I have been involved have changed. For better or for worse, the very nature of disciplines (of both an artistic and analytic nature), their function and their role within and outside of institutions has shifted. The context for this change is not just the individual nature or history of one or other disciplines or research practices. Rather, the social and cultural conditions for the creation and communication of ideas, artifacts, knowledge and information have been transformed. From my point of view, this transformation has been extremely positive. It has resulted in the formation of new disciplines and new approaches to comprehending the very complex nature of western societies. However, we are still a long way from developing a holistic understanding of the implications of these social and cultural shifts and this brief essay can only offer a hint as to why so many distinct changes have happened in such a short time.
Lecture notes on Descartes and the project of Modernity. A Model of mind:Under my interpretation, Descartes invents an entirely new form of epistemological inquiry that I refer to as self-reflexive analysis. Where premodern thought held that we can proceed directly to an investigation of the world, for Descartes this epistemological skips a step: the analysis of the subject or self that investigates the world.
La collection d’André Breton, logée au 42 de la rue Fontaine à Paris, composée d’objets mais également de toutes sortes de documents (correspondances, revues, tracts, cartons d’invitations, etc.), a fait l’objet d’une vente à l’hôtel Drouot, en avril 2003. Organisée par Aube Breton-Elléouët, fille du poète, après avoir distribué une part des objets et des documents à des institutions patrimoniales, (le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, le Musée National d’Art Moderne et la Bibliothèque Kandinsky, la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet), la vente a dispersé cette collection, faute d’un engagement suffisant de l’Etat. Le catalogue de vente, dans une édition soignée en 8 volumes9 (Image), en a préservé les traces mais les exemplaires se font rares ; une version numérique sur DVD a également été éditée par Calmels Cohen. Le site actuel, répond au souhait d’Aube Breton-Elléouët de permettre l’accès public à cette collection. Constance Krebs, éditrice de cette (seconde) version web10, au prix d’un patient travail de mise à jour, y a ouvert de nouvelles perspectives,11, de sorte que l’objet qui en résulte s’est enrichi de vocations multiples.
Chaque culture a ses vertus, ses vices, ses savoirs, ses arts de vivre, ses erreurs, ses illusions. Il est plus important, à l'ère planétaire qui est la nôtre, d'aspirer, dans chaque nation, à intégrer ce que les autres ont de meilleur, et à chercher la symbiose du meilleur de toutes les cultures 07/02/2012 Le Monde.fr -
Some artists use the human body as a canvas, but Musco uses it as a medium. Bodies on bodies are layered into a piece as if they were a series of brush strokes. The floods of nude forms form new, twisted and mysterious pockets of life; sometimes the multi-headed beasts seem good, sometimes evil. Musco's living tapestries take the form of innocuous and breathtaking natural forms like birds' nests, honeycombs, ant colonies, spiderwebs. The nudes connect in harmony, forming chains of life. Yet sometimes the human bodies seem to writhe desperately in eternal darkness, looking like something out of Dante's Inferno.
Can we learn something interesting about knowledge by examining our concept of knowledge? Quite a bit, many argue. My own view, however, is that the concept of knowledge is of little epistemological interest. In this paper, I critically examine one particularly interesting defense of the view that the concept of knowledge is of great epistemological interest: Edward Craig's Knowledge and the State of Nature. A minimalist view about the value of examining our concept of knowledge is defended.... By Hilary Kornblith
There is a concept in Judaism that love is grounded in knowledge. To love someone is to “know” him/her. Knowledge, love, those words obviate any precise definition and instead yield themselvesto a multiplicity of meanings generated at every attempt of a conceptual line of demarcation. From a linguistic perspective (and a democratic one per se), a word is all of its possible perspectives. We all construct our own definitions of knowledge and love, along with a plethora of other loaded concepts. One some level, the meanings must converge, like circles in venn diagrams.However, language itself is a circle, and expositions on the nature of signification are futile for this purpose. The focus of inquiry should lie in asking what the process of “knowing” the other is and what are the various ways that this process unfolds. Is knowledge in fact a foundation upon which love can burgeon? Can you love someone you don’t know?
Cet atelier, c’est A l’épreuve de l’expérience, dont le sous-titre précise utilement : Pour une pratique phénoménologique. Version française de On becoming aware, publié en 2003 aux éditions Benjamins Press, son originalité immédiate est d’être le fruit d’une écriture à trois auteurs qui ne partagent pas le même champ disciplinaire. Un habitué de la recherche en philosophie ne manquera pas de souligner une démarche qui diffère de l’image du penseur construisant la cohérence de sa trajectoire intellectuelle en même temps que sa singularité. Cela étant il ne faudra donc pas s’attendre à suivre un chemin droit, affrontant progressivement les difficultés du parcours. Cet ouvrage dans sa conception et dans son écriture est un travail de com-position à partir de méthodes, d’enjeux, de vocabulaire propres à des auteurs provenant de disciplines distinctes. Seulement, ils se sont réunis pour un but bien précis et d’utilité philosophique reconnue : comprendre l’expérience de la conscience réflexive.
What 14th-century cathedrals have to do with Google, Darwin and the purpose of art's existence.
« Son, vibration et musique » sont des thèmes présents dans les œuvres du Centre national des Arts plastiques, qui pendant un an organise une dizaine d'expositions comme autant de Diagonales traversant ses collections. Première étape, Listen To Your Eyes, double exposition messine au Frac Lorraine et à l'Ecole supérieure d'Art de Metz Métropole (Esamm), réunit des œuvres dont la qualité majeure réside dans la multiplicité des résonances qu'elles portent en elles. (...) C'est sur le mode vibratoire que se poursuit au Frac Lorraine l'exploration du silence comme matière sonore et plastique.
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In 2012 Social Epistemology celebrates its 25th anniversary. For this reason, we repost Steve Fuller's original statement of purpose from 1987. What is knowledge? During a contemplative mood, philosophers have defined it as truths that are believed for the right sort of reasons. In contrast, the more energetic members of the sciences have taken knowledge to be whatever allows us to control more of the world more reliably. Despite this discrepancy, these accounts are nevertheless about roughly the same thing, a set of texts that are produced so that, when read in the right way, afford human beings a greater understanding of their world. Being as sure as they are about what knowledge is, both the philosophers and the scientists try to come up with ways of increasing the production of these knowledge-bearing texts, usually under the rubric of ‘methodology’. This part of the story is familiar to the practitioners of many disciplines. Social Epistemology is founded, in part, on the idea that much of this story, as it has traditionally been told, seriously misrepresents the nature of our knowledge enterprises.
This essay provides a historical overview of the island tradition in European literature and links it specifically to the notion of cultural translatability and the idea of the floating island as a floating signifier with a focus on canonical...
Like music, art is a universal language. Although looking at works of art is a pleasurable enough experience, to appreciate them fully requires certain skills and knowledge.” – Carol Strickland
Un essai de réflexion sur la réécriture comme pratique de l'écrivain et comme topos pratico-théorique. Mise en rapport avec la fonction mythique, la réécriture permet peut-être une tentative pour placer une « littérarité restreinte » dans ladans la perspective d'une anthropologie culturelle qui se dessinerait à l'intersection des avancées des sciences humaines. Choisir de regarder le texte dans sa réécriture est une option épistémologique qui, située à la confluence des théories critiques contemporaines, mettrait l'accent sur l'articulation du texte littéraire avec son « autre ». S'il y a une - ou des - fonctions littéraires, c'est peut-être dans la réécriture qu'on peut les voir entrer en action et qu'on peut tenter de les décrire. Six « annexes » proposent des exemples de réécriture, de Socrate à Samuel Beckett.
An very interesting interdisciplinary approach presented by Sotaro Kita from the Max Planck Institute for psycholinguistics.
Depuis Platon, l’Occident s’est construit sur un mode dualiste : l’être humain serait constitué de deux entités radicalement différentes, l’une matérielle – le corps –, l’autre abstraite – l’esprit. Le succès millénaire de cette proposition résulte de son efficacité pour résoudre deux problèmes. D’abord, face à la fugacité de la vie, l’esprit immortel est une consolation. Ensuite, celui du choc alphabétique : invention récente, l’écriture-lecture devint très vite un outil stratégique. Placer cette technique, au départ très fastidieuse physiquement, du côté noble, celui de l’esprit – le livre devenant sacré – ne pouvait qu’accélérer sa diffusion. Un texte d'Eugène Michel, Juin 2010.
Plasticity is a very broad notion and to explain how plasticity helps us to understand certain aspects of brain function I’m going to briefly discuss with youome clinical examples. To begin, however, I would like to illustrate how the ways in which a normal individual perceives, understands and remembers the world can become radically altered.
At the age of 17 he began dissecting corpses from the church graveyard. Between the years 1508 and 1512 he painted the ceiling of the Sistine Chapel in Rome. Michelangelo Buonarroti—known by his first name the world over as the singular artistic genius, sculptor and architect—was also an anatomist, a secret he concealed by destroying almost all of his anatomical sketches and notes. Now, 500 years after he drew them, his hidden anatomical illustrations have been found—painted on the ceiling of the Sistine Chapel, cleverly concealed from the eyes of Pope Julius II and countless religious worshipers, historians, and art lovers for centuries—inside the body of God.
Plasticity was showed in September 2007 in Bordeaux France for the night of the research and had much positive consense from the audience. Plasticity can be showed everywhere and everytime it gives a different sensation.
Un présent de désengagement de passivité ou de résignation en face de ce qui porte atteinte au vivant, crée autant de passé que de futur – je veux dire : invalide et valide autant de potentialités du passé que de potentialités du futur. Mais un présent de résistance valide et invalide autant, avec juste une légère différence : la vraie résistance favorise toujours une plénitude de la vie. COMMENT RECONNAITRE UNE VRAIE RESISTANCE ? 1 – La vraie résistance se tient toujours auprès de la beauté. Je veux dire auprès de ce que le vivant exalte en plénitude. Le sentiment de la beauté naît de l’émotion que l’on éprouve en percevant soudain la plénitude d’une présence. Il faut appeler présence, le bouleversant éclat d’une existence, d’une valeur, d’un principe. Il faut appeler présence ce qui autour de nous inspire le sentiment d’une plénitude vivante ou non vivante – en clair : d’une beauté. La présence est une beauté car elle ne relève jamais d’une essence, ou d’une transcendance, mais de la plénitude éphémère d’un complexe de processus en devenir. (...) La vie est relation. Toute grande conscience est relation. Toute vraie résistance est d’abord le faisceau des relations que nous établissons avec notre entour et avec l’infini imprévisible du monde. Toute vraie résistance est une pensée du monde projetée dans un éclat et un désir de vie. C’est dans la Relation que la trame secrète des infinis du monde a une chance de s’offrir aux désirs les mieux imaginants. / En ouverture du Festival des Résistances, dont Mediapart est partenaire, l'écrivain Patrick Chamoiseau a rendu hommage à Edouard Glissant qui nous a quittés il y a précisément un an, le 3 février 2011. Image : blog Serge Jarnot
Event Date 25 - 26 January 2012 The Modelling Studio Dorich House Museum, Kingston University Centre for Research in Modern European... Workshop 1/From Science and Technology Studies to the Humanities: The State of the Field & The Concept of ‘Problem’ - Patrice Maniglier - The concept of problem is an ambiguous instrument for the understanding of transdisciplinarity. On the one hand, it seems that the concept of problem might help debunk the idea that disciplines are defined by their objects. And such a critical argument could be made with reference to the work done by the French epistemological tradition that followed Bachelard, which challenged the representational, object-based, conception of knowledge or thought in general.
"The greatest scientists are artists as well," said Albert Einstein (Calaprice, 2000, 245). As one of the greatest physicists of all time and a fine amateur pianist and violinist, he ought to have known! So what did Einstein mean and what does it tell us about the nature of creative thinking and how we should stimulate it? " By Michele and Robert Root-Bernstein...
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