Le greenwashing du siècle | Picto Communication Partner | Scoop.it

Le greenwashing de l’État n'a pu s'opérer qu'avec l'assentiment complice du public et des médias. L’État prétend s'être repeint en vert et la foule ne demande qu'à le croire.

En moins d'une décennie, les entreprises engagées dans ce qu'on appelle la révolution verte — au premier rang desquelles nous pourrions faire figurer The Body Shop — ont été l'objet d'une dénaturation particulièrement perverse.

 

Durant cette courte période, en effet, nous sommes passés d'entreprises qui se promettaient de faire elles-mêmes de la politique, concrètement, sur le terrain, à travers un commerce rentable et garant de leur indépendance, en prenant elles-mêmes les choses en main et sans rien attendre d'une Administration ayant démontré si souvent son impuissance ou sa nocivité... à des entreprises alliées des pouvoirs publics, soutien moral de leurs politiques sociales et environnementales, tirant profit de subventions, menant souvent des actions de lobbying, et mendiant à des sommets de Rio, Kyoto ou Copenhague leur ligne de conduite future.

 

Opéré, on s'en doute, au nom du réalisme et de l'efficacité — ce ne serait pas la première fois qu'ils seraient convoqués pour meurtrir la morale — ce basculement est une très mauvaise nouvelle pour les petits poissons et les petits oiseaux.

 

 


Via Aurélien BADET, Christophe CESETTI