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"Ode to my Beloved Anonymous People" by Juan Carlos Hernandez, short movie and photos #nyc #ows

filmed and photographied in New York between September and November 2011 by Juan Carlos Hernandez Included at the beginning of the film, the protesters of Oc...
Juan Carlos Hernandez's insight:

un avis de Christopher Barnett, un poète que j'admire, sur mon travail et particulièrement sur ce clip que j'ai réalisé à New York à l'automne 2011, mêlant photos et vidéos

" the clip has only enhanced my biew of its starkness. it is not voyeuristic, they are not subjects but living human beings with destiny. it follows the injunction of béla tarr to work with a profound hardness but work in dignity, the greater dignity of being, which is not a given for me, & certainly not in art which often ignores breath, connections & utter depravity of a world where we live as living, burning human beings. i am not being clear but i see dignity in the work of weegee, of walker evans & koudelka - i do not see that in arbus or larry clark - no matter their deïfication. they are less than theior phoyographs & their photographs inevitably become less than them, i was engaged long ago with the tulsa series which i saw soon after they were taken, he has gone no further & perhaps he was not meant to. the starkness of your photographs are like tadeusz's poem, stripped to their own survival"

http://www.youtube.com/watch?v=PH5ehwZ9AsE

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Juan Carlos Hernandez's comment, April 14, 2013 7:39 AM
thank you !!
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Condamnation de #MishadeFonseca l’auteure d’une fausse autobiographie consacrée à la #Shoah

Condamnation de #MishadeFonseca l’auteure d’une fausse autobiographie consacrée à la #Shoah | Art and culture | Scoop.it

Condamnation de #MishadeFonseca l’auteure d’une fausse autobiographie consacrée à la #Shoah

Misha Defonseca a été reconnue coupable d’avoir totalement inventé des épisodes entiers de « Survivre avec les loups », son ‘autobiographie’ parue en 1997

Times of Israel Staff 2 juin 2015, 15:08

ne auteure à succès, dont les mémoires sur sa survie pendant la Shoah se sont révélées être un canular, a été condamnée la semaine dernière par un tribunal du Massachusetts à rembourser à ses éditeurs la somme de 22 500 000 de dollars (20 millions d’euros).

A l’age de 66 ans Misha Defonseca avait relaté ses expériences de petite fille juive en cavale pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses mémoires, publiées en 1997 sous le titre « Survivre avec les loups », raconte une rencontre avec un violeur nazi, la recherche de ses parents à travers un périple de 3 000 km à pied et la vie parmi une meute de loups.

Mais quelques années plus tard, au cours d’un procès impliquant la maison d’édition Mont Ivy Press et son éditrice Jane Daniel, le travail de Defonseca a commencé à soulever des soupçons au fur et à mesure de la découverte des incohérences qui y ont été constatées.

Dans le cadre d’un différend sur une demande d’enregistrement des droits d’auteur, Daniel avait été condamnée à payer à Defonseca et à son nègre Vera Lee 32,4 millions de dollars après que Daniel a été reconnue coupable d’avoir propagé « des représentations et des activités hautement inexactes », a rapporté le Daily Mail.

Daniel a fait appel devant un tribunal du Massachusetts en 2005. Bien que le tribunal ait confirmé le jugement, Daniel a eu l’impression que les allégations de Defonseca dans ses mémoires et lors de l’audience ne semblaient pas correspondre. Suite à l’appel, Daniel décida de dénoncer Defonseca une fois pour toutes.

Daniel découvrit que le vrai nom de Defonseca était Monica Ernestine Josephine De Wael, et non Misha Levy, comme mentionné dans le livre de Defonseca. Defonseca avait également passé la guerre dans une école belge, et non dans un désert européen.

De plus, Daniel a découvert que Defonseca n’était même pas juive.

Defonseca a finalement reconnu que ses mémoires étaient un faux.

« Cette histoire est la mienne. Elle n’est pas exactement la réalité, mais ma réalité, ma manière de survivre », avait déclaré Defonseca à l’Associated Press dans un communiqué.

« Je demande pardon à tous ceux qui se sont sentis trahis. Je vous prie de vous mettre à ma place, celle d’une petite fille de quatre ans qui se sentait toute perdue », a-t-elle ajouté.

Après avoir avoué, Defonseca a été reconnue coupable de fraude et condamnée à rembourser à Daniel sa part des 22 500 000 dollars de son précédent procès.

Dans son verdict du 5 mai, le tribunal a déclaré que Defonseca comme Daniel avaient agi de manière « hautement inappropriée » a rapporté le site web d’information Mondaq, et exprimé l’espoir que « la saga a maintenant pris fin ».

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Ce soir à #Paris : Infiltrators - Festival Ciné-#Palestine de Paris (FCP) - 29 mai au 7 juin 2015

Ce soir à #Paris : Infiltrators - Festival Ciné-#Palestine de Paris (FCP) - 29 mai au 7 juin 2015 | Art and culture | Scoop.it
Samedi 30 mai à 21h Les Trois Luxembourg (Paris) En présence du réalisateur Khaled Jarrar et de Jean-Pierre Filiu. Documentaire, dir. Khaled Jarrar, 1h10 Le checkpoint est fermé. “Détour ! Détour !” hurle un chauffeur de taxi qui annonce le début du voyage. Trouver, inlassablement, une faille à partir de laquelle s’infiltrer, un point faible dans la … Continuer la lecture de Infiltrators
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Jean-Paul Cardinaux présente le film "Sweet girls" #Lignon #Geneve #Geneva #cinema 7:36 RTS

Jean-Paul Cardinaux présente le film "Sweet girls" #Lignon #Geneve #Geneva #cinema 7:36 RTS | Art and culture | Scoop.it

Jean-Paul Cardinaux présente le film "Sweet girls" #Lignon #Geneve #Geneva #cinema 7:36 RTS

Le nouveau film des réalisateurs Jean-Paul Cardinaux et Xavier Ruiz sort en salles ce mercredi. Les deux réalisateurs se sont emparés d’une problématique contemporaine avec une plongée dans la Cité du Lignon à Vernier (GE) où deux adolescentes livrées à elles-mêmes décident de trouver une solution à la crise du logement.

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Les Inrocks - Tous de la viande ? #Tinder moqué par quatre étudiants néerlandais #artivisme

Les Inrocks - Tous de la viande ? #Tinder moqué par quatre étudiants néerlandais #artivisme | Art and culture | Scoop.it


Les Inrocks - Tous de la viande ? #Tinder moqué par quatre étudiants néerlandais #artivisme


En mettant au point un prototype où un morceau de viande interagit avec l'appli Tinder, quatre étudiants néerlandais entendent dénoncer la logique du prêt-à-consommer de l'appli de dating 2.0. Mise en perspective de la métaphore de la viande à l'ère de l'auto-mise en scène permanente.
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L’édition laminée (entretien avec François Maspero) -#littérature (vaut pour bien d'autres domaines )

L’édition laminée (entretien avec François Maspero) -#littérature (vaut pour bien d'autres domaines ) | Art and culture | Scoop.it

L’édition laminée (entretien avec François Maspero) -#littérature #France - 2006


Sur le monde de l'édition en France et .. cela vaut pour bien d'autres domaines en France et .. ailleurs.

"(...)
Ce que dit Schiffrin, c’est que, si vraiment des investisseurs de fonds de pension, ou des marchands d’armes, ou des fabricants de parfums demandent à l’édition des rentabilités de 10 et 15 % ou plus, on ne voit pas comment les éditeurs peuvent y parvenir, ou on ne le voit que trop. Autrefois, les grosses maisons s’arrêtaient à leurs quelques actionnaires ; elles avaient chacune une personnalité. Gallimard, ce n’était pas Grasset. Les maisons, pour bourgeoises qu’elles étaient, n’appartenaient pas, comme c’est désormais le cas pour la plupart d’entre elles, à une holding comptant dix, quinze ou vingt maisons d’édition réduites souvent à l’état de « label », et contrôlant également des chaînes de médias. Ce sont les quatre ou cinq grands acteurs dont parle Schiffrin qui contrôlent la parole de bout en bout, de l’édition d’un livre à son traitement médiatique, qui peuvent créer de toutes pièces des « événements ».

Quand La Découverte, par exemple, publie José Bové et que son propriétaire de l’époque, Jean-Marie Messier, s’en dit très content, on peut aussi bien se féliciter du libéralisme « postmoderne » des gros détenteurs du fric que se poser des questions sur le sens d’une comédie où tout se vaut tant que le fric rentre. En fait, l’univers de l’édition, dans les maisons importantes, prend le pli de toutes les entreprises, avec à leur sommet de plus en plus de gestionnaires qui ne s’intéressent pas au contenu de ce qu’ils publient. Ce serait d’ailleurs intéressant d’établir un de ces « ratios » dont ils ont le secret en rapportant le nombre toujours croissant d’entrée de technocrates dans l’édition au nombre également croissant de dépôts de bilan, d’absorptions, de reprises, de fusions, de plans sociaux, etc., de maisons dont la qualité du fonds semblait garantir la pérennité. On a vu ça aux éditions du Cerf, ou a vu ça aux Presses universitaires, et ailleurs... Il y a certes encore, et heureusement, des responsables qui se passionnent pour la littérature et la connaissance (et c’est toujours apparemment le cas de La Découverte), mais le nombre de cadres qui ne survivent que parce qu’ils savent se construire et cultiver leur « carnet d’adresses » selon les canons modernes de la « Com », et en tâchant de flinguer tout ce qui bouge dans le bureau voisin, est de plus en plus grand. Comme partout, les gens ont tout le temps peur de perdre leur boulot, et beaucoup ont raison d’être particulièrement inquiets : les préparateurs de copie ou les correcteurs, par exemple. Il n’y a plus que quelques grandes maisons traditionnelles pour employer des préparateurs, qui sont pourtant les derniers garants de la langue ; leur disparition, catastrophique en terme de qualité, est facilement considérée comme n’ayant pas d’incidence au plan du marketing."(...)
François Maspero dans "La Quinzaine littéraire" en mars 2006 (n°919, du 16 au 31 mars 2006)
source : http://www.acrimed.org/article4658.html


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[Ob]scène de beuverie pour le gratin de l’#Otan,sinistre réminiscence pour les cinéphiles | #LesDamnés #Visconti #NATO

[Ob]scène de beuverie pour le gratin de l’#Otan,sinistre réminiscence pour les cinéphiles | #LesDamnés #Visconti #NATO | Art and culture | Scoop.it

[Ob]scène de beuverie pour le gratin de l’#Otan,sinistre réminiscence pour les cinéphiles | #LesDamnés #Visconti #NATO

une vidéo consternante ..


Impressionnants guerriers, l'Occident peut dormir tranquille, malgré le boucan. Quant aux Russes, ils doivent crever de peur dans leurs trous à rats avec les Chinois et les Indiens ! Le 14 mai 2015 – REUTERS – À la fin d'un meeting des ministres des Affaires étrangères de l'Otan, à Antalya, en Turquie. Le Secrétaire général de l'OTAN, M. Jens Stoltenberg, la Haute-Représentante de la politique étrangère de l'UE Federica Mogherini et le commandant suprême des forces alliées de l'OTAN en Europe le général Philip Breedlove ont battu la mesure et dansé lorsque les ministres de l'Otan ont chanté We are the World [Otan über alles, NdT]. Le Saker Francophone
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#JoanBaez regrette le manque d'engagement des artistes

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#JoanBaez regrette le manque d'engagement des artistes

Berlin - La militante pacifiste et chanteuse folk américaine Joan Baez a regretté jeudi à Berlin que beaucoup d'artistes ne veuillent plus prendre le risque d'écrire ou de chanter une chanson ou de s'opposer.

Je ne crois pas qu'un changement social sérieux puisse avoir lieu sans la volonté de prendre un risque. Et c'est ce qui a été difficile dans les dernières décennies, trop de gens ne veulent pas prendre ce risque d'écrire ou de chanter une chanson, de s'opposer, a déclaré lors d'une conférence de presse dans la capitale allemande Joan Baez, 74 ans.

L'égérie de la Protest song y recevait jeudi soir le Prix de l'Ambassadeur de la Conscience 2015 d'Amnesty International au côté du plasticien chinois Ai Weiwei, 57 ans.

Il s'agit de la plus haute distinction décernée par Amnesty, dont Joan Baez a aidé à fonder la section américaine dans les années 70. Ce prix récompense des personnes ayant défendu et amélioré la cause des droits de l'homme tout au long de leur vie, a indiqué Selmin Caliskan, secrétaire générale de la section Allemagne d'Amnesty.

Ouvertement critique du gouvernement chinois, Ai Weiwei est interdit de sortie du territoire et n'avait pas pu faire le voyage de Berlin.

Chris Dercon, actuel directeur de la Galerie Tate Modern de Londres et qui doit prendre la tête du théâtre berlinois Volksbühne, recevra le prix au nom de l'artiste.

A travers son oeuvre, Ai Weiwei nous rappelle qu'il faut protéger le droit de chaque individu à s'exprimer, dans l'intérêt de la société, mais aussi pour l'art et l'humanité, a indiqué dans un communiqué Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty.

Aujourd'hui est un jour extraordinaire, a déclaré Joan Baez, élégante septuagénaire, cheveux poivre et sel et écharpe beige autour du cou, quelques heures avant de recevoir le prix lors d'une cérémonie co-animée par la chanteuse Patti Smith, égérie du punk-rock new-yorkais.

Je ne me considère pas comme une militante (...) Les gens comme moi sont très reconnaissants envers Amnesty International ou de vrais militants comme Joan, qui sont à un autre niveau de militantisme, a déclaré cette dernière.

La non-violence a été la base de tout ce que j'ai fait dans ma vie, a encore dit Joan Baez, qui a épousé tous les combats contestataires, de la guerre au Vietnam au Chili de Pinochet, de l'Apartheid à la lutte pour les droits civiques, et participer à la fondation de la section américaine d'Amnesty dans les années 70. Regarder Amnesty International grandir a été un moment extraordinaire, a-t-elle confié.

Ne tolérez pas l'injustice!, a encore lancé l'interprète de Here's to you, chanson écrite en hommage aux deux anarchistes italiens accusés de meurtre et exécutés aux Etats-Unis dans les années 20, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti.

En milieu de journée, Patti Smith, Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur saoudien Raif Badaoui et Chris Dercon s'étaient rassemblés devant des vestiges du Mur de Berlin à Potsdamer Platz, en plein coeur de Berlin, pour dénoncer les murs de la censure.


(©AFP / 21 mai 2015 18h32)

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#Censure sur #Facebook: les polémiques ont-elles fait avancer les choses? #art #culture

#Censure sur #Facebook: les polémiques ont-elles fait avancer les choses? #art #culture | Art and culture | Scoop.it

#Censure sur #Facebook: les polémiques ont-elles fait avancer les choses? #art #culture


RÉSEAUX SOCIAUX - Facebook passe devant la justice française ce jeudi. Un instituteur français se bat contre le réseau social américain après la fermeture de son compte parce qu’il y avait posté une représentation du tableau de Courbet “L’origine du monde”.

Après un imbroglio de plusieurs années sur la possibilité ou non de juger cette affaire en France, Facebook est assigné ce 21 mai devant le tribunal de grande instance de Paris. Le professeur français à l’origine de ce procès est le premier à porter ce type de censure devant la justice, mais la suppression d’oeuvre d’art montrant de la nudité sur Facebook fait partie des polémiques récurrentes sur le réseau social.

Véritable chou à la crème des polémiques Facebook, "L’origine du Monde" a été supprimée bien des fois sur le réseau de Mark Zuckerberg. Il en va de même avec les photos d'allaitement, de tétons, de masectomie ou des vidéos dénonçant le terrorisme.

Avec 1,4 milliard d’utilisateurs aujourd’hui, Facebook doit faire face à de nombreux cas de modération épineux. Certaines polémiques ont d’ailleurs fait évoluer ce qu’il est possible de publier ou...

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itw néolibérale 6 mn RTS de #SamiKanaan sur le #MAH de #Genève #Geneva #culture #art

itw néolibérale 6 mn RTS de #SamiKanaan sur le #MAH de #Genève #Geneva #culture #art | Art and culture | Scoop.it

itw néolibérale 6 mn RTS de #SamiKanaan sur le #MAH de #Genève #Geneva #culture #art

Qu'il est triste ce langage néo-libéralisé dans la bouche d'un socialiste.

Vu que tout est toujours de question de POGNON, je me demande si les oppositions ne seraient pas moins franches si nos édiles n'avaient pas confié cet agrandissement à l'architecte star Jean Nouvel, spécialiste des doublements de budgets..

Ce probable doublement, c'est Gandur ou nous, la collectivité qui allons l'assumer ?

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les moins de 25 ans peuvent pas comprendre..▶ NORMAN - #INTERNET DE L'ÉPOQUE - YouTube

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interview RTS 44 mn #AlainCavalier, cinéaste #cinema #film #movies #cine

interview RTS 44 mn #AlainCavalier, cinéaste #cinema #film #movies #cine | Art and culture | Scoop.it

interview RTS 44 mn #AlainCavalier, cinéaste #cinema #film #movies #cine

Le cinéaste français Alain Cavalier est à l'honneur du cycle de printemps du ciné-club universitaire de Genève. Et le lundi 4 mai 2015, le cinéaste présente en chair et en os son dernier film, "Le paradis" (2014) diffusé en première suisse, à 20h aux Cinémas du Grütli à Genève.

L'occasion pour Vertigo de le recevoir en direct au micro de Pierre Philippe Cadert.


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#cinema interview 28 mn de #JeanPierreMocky - On n'est pas couché 2 mai 2015 #ONPC - YouTube

#cinema interview 28 mn de #JeanPierreMocky - On n'est pas couché 2 mai 2015 #ONPC - YouTube

Jean-Pierre Mocky, acteur, est venu faire la promotion de son livre "Je vais encore me faire des amis". On n'est pas couché 2 mai 2015 Laurent Ruquier avec L...

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#CostaGavras on Being a Political Filmmaker - #cinema - The Criterion Collection


#CostaGavras on Being a Political Filmmaker - #cinema - The Criterion Collection

Critic Peter Cowie asks Greek filmmaker Costa-Gavras about being labeled a political filmmaker in this excerpt from an interview available on Criterion's DVD and Blu-ray editions of his 1972 film STATE OF SIEGE.

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#MortAuxPublicistes ! Les coulisses du festival de #Cannes : comment travaillent les journalistes #cinéma ? 45 mn

#MortAuxPublicistes ! Les coulisses du festival de #Cannes : comment travaillent les journalistes #cinéma ? 45 mn | Art and culture | Scoop.it

#MortAuxPublicistes ! Les coulisses du festival de #Cannes : comment travaillent les journalistes #cinéma ? 45 mn

Festival de Cannes et le monde du cinema : un monde à part ? Quelles sont les relations entre les journalistes et les professionnels du cinéma ?

Invité(s) :
Marie Colmant, chroniqueuse pour i>Télé
Frédéric Stucin, photographe
Sabrina Champenois, rédactrice en chef de NEXT au journal Libération
Fabrice Lorvo, avocat, spécialiste du droit des médias et du marketing du sport, et chroniqueur pour le Secret des sources. Il est associé du cabinet FTPA.

Thème(s) : Information| Cinéma| Internet| Médias


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Cannes 2015 – La Loi du marché : la déshumanisation des travailleurs | LE SAKER FRANCOPHONE

Cannes 2015 – La Loi du marché : la déshumanisation des travailleurs | LE SAKER FRANCOPHONE | Art and culture | Scoop.it

Cannes 2015 – La Loi du marché : la déshumanisation des travailleurs | LE SAKER FRANCOPHONE

Par Rosa Llorens – Le 28 mai 2015

C’est la bonne surprise qu’on attendait dans le cinéma français, un film de qualité (comme La Dilettante ou Quand la mer monte) qui émeut ou séduit et qui marche, sans grosse campagne publicitaire (avant d’être récompensé à Cannes, il avait déjà fait 200 000 entrées).

C’est aussi la grosse sensation  de la soirée du palmarès de Cannes, le seul moment d’émotion dans cette cérémonie léthargique ou grotesque, marquée par le long laïus lacrymatoire, façon valise en carton, d’Agnès Varda, le léchage de bottes indécent du représentant de l’Alena, le Mexicain Michel Franco qui lance aux Présidents Coen et Coen : «Vous êtes mes héros!», les courbettes tous azimuts du bouffon J. Audiard – et tous ces autres lauréats qui n’ont rien à dire (Ely Dagher, Prix du court métrage, s’acquitte de la corvée d’un simple : «C’est super!»). Seul le Prix de la mise en scène, le Taïwanais Hou Hsiao Hsen, fait entendre sa différence par un gag discret : «J’avais déjà eu un prix, mais je ne me rappelle plus lequel.»

L’annonce du Prix d’interprétation de Vincent Lindon a d’abord été saluée par une ovation (bien différente des applaudissements polis qu’on a souvent entendus), puis son discours a fait, enfin, entendre la voix d’un homme, d’une personnalité généreuse, qui partageait sa joie avec les autres (à la différence des narcissiques et arrogantes A. Varda et Emmanuelle Bercot) : oui, son prix a fait plaisir à tout le monde, et la sympathie qu’il a ainsi suscitée a rejailli sur le réalisateur Stéphane Brizé («Il est à moi – je vous le prêterai, mais il est à moi», autre déclaration attendrissante de Lindon, avec le désormais célèbre «Je n’avais jamais eu de prix.»).

Et, bien sûr, on avait terriblement envie de voir le film. Qu’en est-il donc? Est-ce Lindon qui met en valeur La Loi du marché? Ou le film qui met en valeur l’acteur? En fait, ils sont indissociables : le film lui-même est fort et émouvant, et on voit avec surprise un Lindon tout en intériorité, qui ne semble même pas jouer (à l’unisson des autres personnages, dont aucun n’est un professionnel). Brizé a réalisé un film rigoureux comme une démonstration, mais plein d’humanité, en vingt séquences (à peu près), qui se succèdent de façon sèche, sans amabilité, pourrait-on dire pour reprendre la séquence du débriefing d’entretien de Thierry, et qui sont autant de pas dans l’itinéraire du héros.

Film réaliste, aux allures de documentaire, il échappe à toute faute de tact, à toute invraisemblance : comme Ken Loach, Brizé ne pense pas que, pour être réaliste, il faut forcer sur la noirceur (contrairement au film Jamais de la vie, de P. Jolivet, où le héros gardien de nuit est radicalement seul, nanti seulement d’une sœur qui est une vraie pute, et qui raille cruellement son action de syndicaliste). Thierry, lui, a une femme avec qui il forme un couple parfaitement solidaire ; certes leur fils est handicapé, il a du mal à articuler, mais il est intelligent, il passe son bac et va faire des études de biologie (il y a même dans le film un moment de bonheur sans mélange : la leçon de danse du couple).

Matériellement aussi, tout est crédible, de la cuisine Ikéa (on voit trop de cuisines de luxe au cinéma) aux costumes, qui méritent une mention spéciale, par leur souci d’exactitude balzacienne : ils permettent de hiérarchiser tout de suite le gérant du magasin, avec son costume qui fait des poches, et le représentant de la direction, au costume impeccable ; ils font aussi une grande partie du pathétique, lors de la comparution du deuxième voleur, le petit vieux propre sur lui, qui essaie de garder sa dignité en soignant sa tenue, mais dont la cravate est tellement de mauvais goût.

Mais le plus important, c’est bien sûr le réalisme psychologique, l’évolution qui va amener Thierry à la décision finale : chaque séquence apporte son élément d’explication, de sorte que quand elle se produit (Thierry ne prononce pas un mot, il quitte discrètement l’image), on n’a  besoin d’aucun éclaircissement supplémentaire ; la fin est à la fois brutale et indiscutable. Car le film pose un problème, moral et social à la fois : jusqu’où peut-on aller pour trouver ou garder un emploi? Il rejoint ainsi K. Loach, dans A free world, ou La Part des anges, et les Dardenne, dans Deux jours, une nuit, film qui pourrait avoir pour titre Le Prix d’une femme, comme La Loi du marché a été traduit en anglais par The Measure for a man.

Le choix final de Thierry, entre les contraintes matérielles et la raison de bon sens d’un côté, et de l’autre la dignité personnelle et les relations avec les autres, peut soulever une question : ce film est-il le récit d’un échec? Pour Les Cahiers du cinéma, il montre l’engrenage d’un échec (mais les Cahiers éreintent tout film social). D’autres voient aussi chez Thierry du défaitisme ; quand son camarade syndicaliste propose de continuer le combat judiciaire contre l’entreprise qui les a licenciés, Thierry exprime son ras-le-bol : il est temps de tourner la page. Mais ce n’est pas une attitude négative, au contraire : il ne s’enferme pas dans les regrets et la hargne, et constate (sans théoriser) l’échec de l’action syndicale. Il y a longtemps que K. Loach avait fait le même constat à l’égard du Labour et des syndicats anglais (dès 1993, dans Raining Stones).

Pendant tout le film, Thierry fait donc face et, plusieurs fois, il montre qu’il a encore la force de dire non (ainsi quand la conseillère de sa banque lui suggère de vendre son appartement, fruit de toute une vie de travail et de couple). Son choix final est l’aboutissement de cette logique. Face à des conditions de travail révoltantes (il doit espionner ses collègues caissières et dénoncer leurs irrégularités), il dira encore non, et ce non est une affirmation morale : la vie et la dignité d’un homme, ou d’une femme, n’a pas de prix (on retrouve le thème de Deux Jours, une nuit, celui des 30 deniers de Judas, même si, ici, il n’y a pas de parabole religieuse affirmée).

Cette affirmation a mûri en particulier dans ces moments forts du film que sont les jugements des quatre délinquants dénoncés par Thierry et son collègue vigile. Le premier a un aspect comique : le chenapan qui a volé un chargeur pour son portable essaie d’abord de crâner, et puis il règle simplement le prix de l’article. Puis ils deviennent dramatiques, avec le papy qui a volé de la viande parce qu’il a épuisé l’argent du mois, puis les deux caissières qui ont mis de côté des bons de réduction : chaque fois, le coupable est filmé de face, sur un fond de mur blanc et nu, comme si on était au commissariat ou au tribunal (on pense à la séquence du procès, au début de La Part des anges, quand on juge une mère de famille qui a travaillé au noir pour arrondir ses allocations de chômage et pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants). Cette stigmatisation de personnes adultes, humiliées et infantilisées pour un délit mineur («Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? C’est du démarquage»), par des gens sans aucune autorité morale ni légale, mais face auxquels elles sont totalement vulnérables puisqu’elles sont leurs employées, est observée par un Thierry silencieux, souvent filmé de dos ; mais le spectateur ressent tout ce qui se passe dans sa tête, il a honte avec lui, pour les coupables, et pour lui, obligé de participer à leur lynchage moral, qui aboutira, avec le suicide d’une caissière, à un véritable meurtre.

Mais Stéphane Brizé a fait dans son film un choix moral : en faisant le choix héroïque de la dignité et de la solidarité, Thierry rend justice à ces personnes laissées pour compte par la société néo-libérale, qui trouvent ainsi la considération qu’elles méritent (selon les paroles de Lindon dans son discours à Cannes), et permet au spectateur de repartir avec un sentiment d’espoir .

Rosa Llorens est normalienne, agrégée de lettres classiques et professeure de lettres en classe préparatoire.

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L'inefficace lutte contre les sites "pirates" 26.05.2015 - rts.ch - la 1ère - programmes - sonar 3:04

L'inefficace lutte contre les sites "pirates" 26.05.2015 - rts.ch - la 1ère - programmes - sonar 3:04 | Art and culture | Scoop.it

L'inefficace lutte contre les sites "pirates" 26.05.2015 - rts.ch - la 1ère - programmes - sonar 3:04

Traquer et faire fermer les sites de téléchargement qualifiés d'illégaux, c'est l'une des réponses favorites des Etats et des ayants droit pour lutter contre le piratage, mais est-ce vraiment efficace? Pas vraiment répondent des chercheurs du centre JRC, le laboratoire de recherche scientifique et technique de l'Union européenne, qui basent leur conclusion sur l'étude du comportement de 5000 Allemands suite à la fermeture d'un énorme site pirate en 2011.

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Le nouveau marathon promotionnel du très cultivé #PhilippeVal - Acrimed | Action Critique #Médias #Editocratie #Presse

Le nouveau marathon promotionnel du très cultivé #PhilippeVal - Acrimed | Action Critique #Médias #Editocratie #Presse | Art and culture | Scoop.it

Le nouveau marathon promotionnel du très cultivé #PhilippeVal - Acrimed | Action Critique #Médias #Editocratie #Presse


Le ridicule de son dernier ouvrage ne prive pas l'ancien patron de presse de ses considérables relais médiatiques.


par Martin Coutellier , Mathias Reymond, le 20 mai 2015

Si la surface médiatique dont dispose un auteur pour faire connaître ses ouvrages était corrélée à l’intérêt du contenu de ceux-ci, cela se saurait. Pour autant, lire, voir et entendre Philippe Val tenir un discours parfois grotesque et souvent simpliste dans les médias pourrait surprendre. Malheureusement, il n’y là rien de nouveau : copinages, renvois d’ascenseur et bienveillance du petit groupe des éditocrates pour l’un des leurs. Même si les plus enthousiastes ne sont pas ceux que l’on attendait !

Dans son dernier livre, Philippe Val se surpasse [1]. Ayant déjà démontré sa maestria dans l’art de la calomnie, du mensonge, de la compromission, de la fabulation et de l’expertise psychiatrique, l’ancien directeur de Charlie Hebdo n’a plus rien à prouver, et continue de parsemer ses idées de noms d’auteurs connus (jusqu’à cinq en une seule phrase), usant jusqu’à la corde le name dropping qui lui vaut parfois l’appellation d’« intellectuel ». De longue date également, Philippe Val méconnaît la sociologie, et en particulier celle de Pierre Bourdieu dont il construit de mauvaises contrefaçons pour les battre en brèche. Ce thème – central dans son livre – est au cœur de ses nombreuses interventions médiatiques : la France souffre du « sociologisme » qui « dit où est le bien et le mal » et « déresponsabilise l’individu ». D’après Val, cette pensée remonte à Jean-Jacques Rousseau, dont la thèse serait : « c’est la faute à la société », et aurait « engendré » des discours aussi divers que ceux de Lénine, Trotsky, Bourdieu, Pol Pot, Sartre ou plus généralement « la gauche totalitaire ».

On pourrait naïvement penser que ces amalgames grotesques ne susciteraient que peu d’écho dans la presse. Ce serait se méprendre profondément sur les règles qui régissent la médiatisation des idées. Pourtant, force est de constater que les médias n’ont pas tous applaudi aussi fort… Si à droite, le livre est adoré, à gauche, et surtout chez certains de ses amis, on est embarrassé, voire agacé.

Une campagne médiatique

Le 5 mars 2007, nous écrivions déjà : « Le regard hautain, la verve méprisante, le ton arrogant, Philippe Val se montre partout. Philippe Val - son personnage et non sa personne - est un symptôme. Un symptôme, parmi d’autres, des consécrations croisées et des complaisances mondaines qui permettent à l’"élite" de s’en décerner le titre. (…) Un symptôme des capacités digestives du cercle fermé des omniprésents qui absorbent toutes les formes de contestation. » La sortie de son dernier livre [2] est l’occasion de constater que peu de choses ont changé depuis. Si sa présence médiatique s’est largement réduite puisqu’il ne signe plus d’éditorial dans Charlie Hebdo et ne chronique plus sur France Inter, Philippe Val jouit toujours d’une attention soutenue pour cette nouvelle campagne de promotion.

Le livre sortant le 8 avril 2015, les festivités commencent dès le 2 avril par un long entretien dans Le Point. Ensuite, le 5 avril, il enchaîne sur Canal Plus dans l’émission « Le Supplément ». Il accorde une interview au Figaro le 6 avril et s’installe sur France 5 le 9 avril : d’abord dans « C à vous », puis dans « La Grande Librairie ». Le lendemain, il est questionné par ses anciens subordonnés dans la matinale de France Inter. Puis c’est Europe 1 et Anne Sinclair qui l’accueillent le 11 avril. Il est invité le 17 avril dans « Le Grand Journal » sur Canal Plus. Le 20 avril, il se rend sur TF1 dans l’unique émission littéraire de la chaîne « Au fil de la nuit ». Les auditeurs de France Culture peuvent l’écouter le 5 mai. Enfin, il est convié par L’Express le 7 mai. Ouf ! À l’heure où nous écrivons, ses apparitions se font plus rares, mais gageons que la campagne n’est pas complètement terminée… Un marathon qui a donné lieu à quelques échanges cocasses et parfois fort intéressants (!).

« C’est la faute au système » donc « c’est la faute aux juifs »

 Le 5 avril, « Le Supplément » de Canal Plus consacre 15 minutes à la sortie de son livre, avec un long portait suivi d’un entretien. Le portrait, qui relate très favorablement les « milles vies » de l’ancien troubadour libertaire, ses « coups d’éclat, [ses] coups de gueule et [ses] polémiques », contient néanmoins une charge critique, au travers de l’intervention de Catherine Sinet, rédactrice en chef de Siné Mensuel et épouse du dessinateur Siné licencié par Val en août 2008 [3]. Concernant son livre, l’invité ne se voit poser qu’une seule question, dont l’énoncé incohérent et caricatural semble assez bien résumer le contenu de l’ouvrage :
- Maïtena Biraben : « Dans ce livre, […] vous dites "le monde n’est pas noir et blanc", y a pas les méchants et les gentils, et tout le monde en prend pour son grade : Snowden roule pour l’Iran, Assange est antisémite, la palme d’or "Entre les murs" minimise l’antisémitisme en France et Edwy Plenel c’est Claude François. C’est pour rire ou vous pensez tout ça vraiment ? »
- Philippe Val (avec aplomb) : « Non, je le pense vraiment. »

 Le 9 avril, Philippe Val campe sur France 5. Dans « C à vous », entouré de gens bienveillants (Pierre Lescure trouve son livre « absolument passionnant »), il expose une nouvelle fois le fond de sa pensée : « L’islamophobie c’est un mot pour éviter de parler du danger que représente la radicalisation au sein de l’Islam ». Ou encore : « il faut arrêter d’inverser la charge de la preuve entre la démocratie et les terroristes, mais c’est une vieille histoire, parce que ça vient aussi, comment dire, de la famille sartrienne, qui au moment de la guerre d’Algérie a cru bon de justifier le terrorisme. Voilà. » L’animatrice Anne-Sophie Lapix ne bronche pas.

Le même jour, sur la même chaîne, dans l’émission littéraire « La Grande Librairie », l’ex patron de France Inter décrète : « Quand on sait où est le bien et où est le mal grâce à la sociologie, c’est plus la peine de se cultiver ». Puis il enchaîne et se déchaîne : « Rousseau prétend que l’homme est bon dès le départ, ce qui est une connerie, c’est quand même la culture, la sensibilité, la confrontation aux autres, aux talents des autres, aux défauts des autres, qui fait qu’un homme devient, qu’une femme devient, civilisé. Rousseau prétend le contraire, c’est sa thèse, c’est sa thèse de base, et la sociologie de l’EHESS d’aujourd’hui, majoritairement (…), elle pense ça, elle pense que la société rend l’homme mauvais, et pire que tout, surtout les États de droit, c’est toujours les États de droit qui ont tort. »

 Ensuite, le 10 avril, c’est en terrain non seulement conquis, mais connu, que se rend Philippe Val : chez Patrick Cohen dans le « 7-9 » de France Inter [4]. Après avoir permis à son ancien patron de se présenter comme le seul défenseur de la liberté d’expression en France depuis 2006 et « l’affaire des caricatures », l’animateur formule sa première question : « Expliquez-nous cette détestation de la sociologie, ou disons des explications sociologisantes ? ». Ayant fabriqué l’amalgame qui convient à son invité, Cohen ouvre la voie à cet échange burlesque :


- Philippe Val : « Le premier chapitre du livre commence par Rousseau parce que Rousseau est celui qui relance l’idée pour les temps modernes que l’homme est bon et que la société le pervertit, ce qui veut dire que l’homme est bon… »
- Patrick Cohen : « Enfin depuis Rousseau il y a eu, Lénine, Trotsky, Mao, Bourdieu, Sartre… »
- Philippe Val : « Oui, oui, mais ce sont ses enfants. Ce sont les enfants de Rousseau. »
- Patrick Cohen : « Oui. »
- Philippe Val : « Et, le pauvre, on ne peut pas l’accuser d’avoir engendré Pol Pot. »
- Patrick Cohen : « Non, et puis on ne peut plus débattre avec lui. »
- Philippe Val : « On ne peut plus débattre avec lui, il peut plus se défendre. Mais il a engendré tout ça, il a engendré cette famille de la gauche qu’on appelle la gauche totalitaire. »

Les approbations monosyllabiques de l’intervieweur semblent galvaniser l’interviewé, qui s’élance à corps perdu dans « l’antisociologisme », c’est-à-dire dans la bataille contre le moulin à vent qu’il vient de construire (celui qui abrite Rousseau, Bourdieu, Mao et Pol Pot – entre autres) : « Accuser le système, la mécanique intellectuelle qui consiste à dire c’est la faute au système, ensuite c’est la faute à la société, ensuite c’est la faute à un bouc émissaire forcément, ensuite la faute aux riches, et ensuite d’avatar en avatar (sic), on arrive toujours à c’est la faute aux Juifs. » Qu’en pense Patrick Cohen ? Il accompagne gentiment le délire de Philippe Val lorsque celui-ci ne trouve plus ses mots pour condamner cette fameuse « mécanique intellectuelle » :
- Philippe Val : « Ça tue la culture, (…) ça remplace le jugement, on sait où est le bien, c’est-à-dire, euh, euh... »
- Patrick Cohen : « Les opprimés ? »
- Philippe Val : « Les opprimés. Et on sait où est le mal, c’est-à-dire la société. »

Pourtant Patrick Cohen et ses comparses sentent bien que quelque chose ne tourne pas rond, et, comme de nombreux relais habituels de Philippe Val, ils sont embarrassés…

Des amis embarrassés

Ainsi, pour prétendre défendre l’existence de la sociologie sans contredire Philippe Val, l’animateur use de quelques contorsions intellectuelles qui ne peuvent que briser la logique la plus élémentaire : « Vous ne pouvez pas jeter le bébé de la sociologie avec toute l’eau du bain de l’actualité (sic), tous les sociologues n’ont pas des explications qui tiennent à 100% à la sociologie. » En substance : certains sociologues ne sont pas entièrement mauvais, puisqu’ils ne font pas de la sociologie à 100% ! Puis, dans la seconde partie de l’entretien, Philippe Val se verra opposer quelques arguments (un peu) plus sérieux, notamment par Thomas Legrand.

Le samedi 11 avril, c’est au tour d’Anne Sinclair, sur Europe 1 [5], d’être désorientée quand Philippe Val pourfend à nouveau le « sociologisme », exactement dans les mêmes termes que la veille sur France Inter. Mais l’animatrice semble mieux réveillée que Patrick Cohen, et reste interdite devant tant d’amalgames. Ainsi, lorsqu’elle dénonce un raccourci (« blâmer la société, c’est excuser les terroristes : on n’en est plus là quand même »), et signale que « dans l’ensemble de la gauche, personne ne s’est trouvé derrière les terroristes », cela débouche sur une réponse amphigourique :


- Philippe Val : « Non bien sûr, une fois qu’ils commettent leurs crimes, on les lâche. Mais… Regardez Dieudonné par exemple, le nombre d’intellectuels, le nombre même de certains juristes de haut niveau, le nombre de journalistes, le nombre d’humoristes qui l’ont soutenu, soutenu, soutenu, alors que c’était une évidence qu’il était antisémite, qu’il tenait des propos scandaleux, mais enfin, avec des métaphores, des machins… Il a fallu vraiment qu’il fasse monter Faurisson sur scène, et qu’il tienne des propos nazis, pour qu’ils le lâchent... jusqu’au dernier moment… Alors, quand ils passent la ligne, on les lâche, mais tant qu’ils passent pas la ligne, on les soutient. Tout ça est insupportable. Et je pense que tous les mômes qui aujourd’hui se convertissent à l’Islam radical dans les banlieues, on ne peut plus analyser ça comme un phénomène social, c’est un phénomène politique et culturel qu’il faut traiter politiquement et culturellement, mais on ne va pas dire : c’est la faute à la société. Faut regarder les chiffres, les chiffres de l’argent public, qui s’est déversé sur les banlieues ces vingt dernières années, mais c’est énorme ! Il fallait le traiter culturellement, et politiquement. »
- Anne Sinclair, ne sachant que répondre, enchaîne : « Euh … Euh … Bon, alors, Rousseau … Euh … L’état de nature, on l’a vu (…). »

Dans L’Express également, si l’hebdomadaire a soutenu Philippe Val à l’époque des caricatures de Mahomet et si Christophe Barbier fait partie de ses obligés, les questions qui lui sont posées laissent à penser que la pitance servie par l’ancien comparse de Patrick Font est trop indigeste : « Vous dénoncez dans votre livre les intellectuels qui pratiquent "l’exécution sommaire". Mais vous-même n’hésitez pas à tirer dans le tas, à "exécuter" brutalement Bourdieu, les sociologues, les écologistes, Plantu, Le Monde...  »  ; « Plantu et Bourdieu ne se résument pas à ce que vous en dites dans votre livre... »  ; « [Les gens] ne peuvent-ils être à la fois déterminés par l’histoire, l’environnement social et leur libre arbitre ? » ; « Dire que la crise économique est partie de la dérégulation sauvage de la finance mondiale, est-ce céder à ce principe du bouc émissaire ? » ; « Il n’est donc pas autorisé de reprocher aux États-Unis d’espionner ses alliés européens et de s’en offusquer ? » ; etc.

En conclusion de ce long entretien, on comprend que toute critique venant de l’intérieur est inacceptable pour Val, « comme Bradley Mannings, s’interroge le journaliste, ce soldat américain qui a alimenté en informations Wikileaks parce qu’il se disait révolté par la torture de son armée ? » La réponse est sans appel : « La torture est inefficace, grotesque, horrible, on n’a pas le droit de torturer. Mais la torture vient après le terrorisme. Qu’est-ce qui engendre la torture ? C’était vrai pour la France au moment de la guerre d’Algérie, c’est vrai aujourd’hui pour les démocraties confrontées au terrorisme. On rend responsables de la torture les seules démocraties, alors que la torture et le terrorisme sont l’avers et le revers d’une même médaille. » [6].

Mais la plus grande déception provient de Libération et elle est signée Laurent Joffrin : « on ne peut s’empêcher de conclure, en refermant le livre, qu’il y a là beaucoup de circonvolutions pour masquer une conversion. Philippe Val quitte la gauche comme certains quittent leur femme, en lui trouvant soudain tous les défauts de la Terre. » (17 avril 2015). Puis le directeur du quotidien se retrouve même à défendre Pierre Bourdieu : « La sociologie de Pierre Bourdieu, par exemple, est autrement plus complexe que ce qu’en dit ce procureur sommaire. » Et de conclure en soulignant le grotesque de la thèse de Val : « Reste la question-clé, celle de l’égalité, dont Val se défie avec vigueur. Comment peut-on qualifier de "totalitaires" ceux qui s’en soucient ? Chacun voit bien que l’égalité des chances, dont il se réclame, n’est pas assurée dans une société où le capitalisme dérégulé crée d’énormes inégalités de condition qui se reproduisent inéluctablement. »

Adoré par la droite

Si les médias de centre-gauche, ses alliés habituels, sont parfois un peu frileux dans leur soutien, ce n’est pas du tout le cas à droite où l’on acclame le revirement conservateur du libertaire des années 1970.

Dans Le Point, Emmanuel Berretta chronique le livre de Val avec l’exaltation d’un fan authentique : « Sa protection policière renforcée depuis les attentats ne le dissuade pas d’attaquer toujours et encore, d’une plume acérée, les ennemis de la liberté. (…) Un brûlot animé d’un esprit voltairien. À lire absolument ». Dans Le Figaro, quotidien de droite s’il en est, Yves Thréard, qui recueille les propos de l’ancien chansonnier, contient difficilement sa joie : « Révolté par le prêt-à-penser médiatique, indigné par la lâcheté des intellectuels, déçu par la gauche française », « iconoclaste », l’ex-patron de presse aux « mille métiers » est loué pour son désir proclamé de vouloir « regarder la réalité en face ».

Le 19 avril, dans le périodique libéral L’Opinion, le très droitier Éric Le Boucher est aux anges : « Ah le bon livre ! Voilà des années qu’on attendait un joyeux et méchant livre contre la bien-pensance de gauche, contre la sociologie du ressentiment, contre le journalisme moralisateur. » Et rend grâce à l’ex-patron de Charlie Hebdo : « Merci à Philippe Val (…). Il cogne, il disperse façon Audiard, les intellos, les gauchos, les écolos, les bobos, dans des formules assassines, des jugements à la hache, parfois exagérés, toujours jubilatoires. »

Enfin, dans l’hebdomadaire ultra réactionnaire Valeurs Actuelles, le 24 avril 2015, on rassure d’abord le lecteur : « L’homme n’est pas un habitué de Valeurs actuelles, c’est même le moins que l’on puisse dire… Il est issu de cette gauche libertaire, antimilitariste et provocatrice plus à l’aise dans les colonnes de Libération ou de Charlie Hebdo, dont il a été le rédacteur en chef, que dans les nôtres. » Puis on tente d’expliquer l’évolution : « Il est très probablement de gauche, mais il est avant tout un homme libre, ce qui est bien pire aux yeux de certains, car un homme libre est un homme capable de renier en partie ce en quoi il a cru et ce qu’il a défendu, dès lors que la raison le lui commande. » Avant de s’enthousiasmer devant « ce livre aux démonstrations parfois fulgurantes. »

« Les masques tombent ! » s’exclameront les nouveaux pourfendeurs de Philippe Val. Pourtant Acrimed avait déjà mis en garde ses aficionados dès 2003, et avant nous, PLPL l’avait rangé dans la catégorie des « faux impertinents » en juin 2000. Il y a donc bien longtemps que le masque tombe. Même si la chute est longue, nous attendons avec une impatience éberluée de voir où se fera l’atterrissage.

Martin Coutellier et Mathias Reymond


Annexe – En guise de bonus, un échange très significatif sur France Inter

Sur France Inter, l’échange entre Thomas Legrand et Philippe Val, commencé avec des « vous » et fini avec des « tu » est finalement interrompu par Patrick Cohen : « Bon, alors, on va sortir de cet entre-soi, certes sympathique, mais qui reste un peu un entre-soi ». On retrouve cette idée dans un tweet d’auditeur lu à l’antenne par « Bernadette » (les liseuses de tweets n’ayant apparemment pas de nom de famille) : « MadMarx qui vous voit invité partout et qui se demande si c’est pour votre seule mérite individuel, le tutoiement de Thomas fait penser effectivement à un certain entre-soi ». Le froid jeté dans le studio par cette remarque justifie que Patrick Cohen y revienne (après une nouvelle démonstration de « philosophie valienne » sur « l’expérience marxiste ») : « Je réponds à la dernière question qui s’adresse d’avantage à nous qu’à Philippe Val, qui ne s’est pas invité lui-même au micro de France Inter, c’est nous qui l’avons invité. Et si nous l’avons fait ce n’est pas parce que Philippe Val est ancien directeur de France Inter, mais parce qu’on a jugé que son livre était intellectuellement intéressant et stimulant, comme on invite un certain nombre d’essayistes, d’intellectuels à ce micro, qu’il méritait en tout cas d’être débattu ». Serait-ce verser dans le sociologisme que d’envisager qu’une certaine proximité, un certain « entre-soi » justement, puissent expliquer l’inclinaison de Patrick Cohen à trouver les analyses de Philippe Val intéressantes et stimulantes intellectuellement ?

Notes

[1] Sur son fil twitter, Sébastien Fontenelle en a publié quelques passages… significatifs. Voir ici, ici, et . Voir également un démontage de texte sur le blog de Julien Salingue.

[2] Malaise dans l’inculture, Grasset, 2015.

[3] Rappelons brièvement que le licenciement de Siné par Charlie Hebdo, alors dirigé par Philippe Val, avait donné lieu à la condamnation du journal pour rupture abusive de contrat (voir ici les détails de cette affaire). Mais la voix off du portait a choisi d’ignorer cet aspect de la réalité : racontant le licenciement de Siné pour « une chronique jugée antisémite », elle retient seulement que « Siné, viré, ne sera finalement pas condamné par la justice. »

[4] L’émission en est ligne ici, et l’on peut retrouver ici un « best of » des sorties de Val au cours de l’émission.

[5] Interview disponible ici. Attention, quatre minutes de publicités coupent en deux cette interview dispensable.

[6] Cette sentence n’est pas sans rappeler celle tenue par Robert Ménard en 2007 à propos de la prise en otage de Daniel Pearl : « La police pakistanaise va prendre les familles, vous entendez bien, les familles des preneurs d’otages en otage et va torturer ces familles de preneurs d’otages pour obtenir les renseignements. Ils vont obtenir des renseignements. (…) Je ne dirai pas qu’ils ont eu tort de le faire (…). Légitimement, moi, si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la torture » (France Culture, 16 février 2007).

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#JeanClaudeGandur s'explique au sujet du Musée d'Art et d'histoire #Genève #MAH #culture #PasConvaincantDuTout 15 mn

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#Genève #Geneva #MAH #culture #JeanNouvel Peut-on avoir confiance en M. #Gandur #enquête

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Juan Carlos Hernandez's insight:

Vu qu'il y aura référendum sur le #MAH, il est peut-être utile de vous informer sur qui est M. Gandur. Le journaliste Benito Perez du journal Le Courrier a enquêté. Question après avoir lu l'article de M. Perez : peut-on avoir confiance en ce genre de personnes ?
En ce qui me concerne : non, je n'ai pas confiance dans la parole de ce genre d'homme d'affaires.

"Gandur: mécène en eaux troubles

BENITO PEREZ

«Sulfureux trader», selon les mots du conseiller municipal Pierre Gauthier ou simple «collectionneur», comme le présentait en mars 2010 le conseiller administratif Patrice Mugny? Généreux mécène ou profiteur? Prononcez le nom de Jean Claude Gandur et les passions se déchaînent immanquablement. C’est que le personnage, auquel la Ville s’apprête à accoler son prestige muséal, fascine. Vaudois basé sous le doux climat (d’affaires) londonien, cet acheteur d’art compulsif de 66 ans, deux fois milliardaire selon Forbes, n’a pas que le fisc voyageur, sa vie, son œuvre se lisent comme un roman d’aventures. Ou un polar, c’est selon.
D’origine russe et turque, Gandur naît en France mais passe sa prime jeunesse à Alexandrie, en Egypte. L’histoire familiale raconte que c’est la révolution de Nasser qui pousse l’adolescent vers la Suisse. Avisé, il y poursuivra des études de science politique et de droit à Lausanne, deux choix qui se révèleront payants. Car si l’art et le commerce sont dans les gènes de la tribu Gandur, le jeune homme trouve sa vocation chez le pionnier du négoce, Philipp Brothers. A 27 ans, sur les bords du Lac de Zoug, il découvre paradoxalement l’Afrique francophone et ses richesses. L’école est réputée, «PhiBro» n’a-t-elle pas formé un autre jeune prometteur, l’Etasunien Marc Rich, parti fonder la future Glencore?
En 1987, c’est le grand saut. Avec trois associés, Gandur se met à son compte et crée Addax and Oryx Group (AOG), du nom de deux bondissantes antilopes africaines. Le voyage peut se poursuivre: les îles Vierges pour la holding, île de Man pour Addax Petroleum, Genève pour le négoce et surtout Kurdistan iraquien, Nigéria, Sierra Leone, Congo-Brazzaville, Centrafrique, Côte d’Ivoire ou encore Bénin pour l’approvisionnement en pétrole et accessoirement en or puis en biocarburant.

Profits maximaux
Car, entretemps, le courtier à succès s’est fait industriel. Dès 1996, AOG rachète infrastructures et concessions en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient. Avec une préférence marquée pour les terrains minés, où le risque et les profits maximaux vont de pair.
Pour qui a du flair et la souplesse d’une moyenne structure, guerres et souverainetés contestées sont une bénédiction. Gandur est ainsi le premier à investir au Kurdistan d’Irak, devenu autonome depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. Il sait que la plupart des trusts transnationaux n’oseront pas lui disputer ce terrain, de peur d’indisposer Bagdad et se voir barrer les immenses champs pétroliers du sud du pays.
Pour naviguer sur ces eaux troubles, le patron d’AOG sait se faire apprécier des pouvoirs locaux. Il n’hésite pas à sortir son chéquier pour bâtir des routes et arroser les communautés en projets de développement. Et s’entoure des personnes les mieux en cour auprès du potentat du moment. Au Congo-Brazzaville et au Sénégal, le Suisse poussera l’idylle jusqu’à obtenir un statut diplomatique!

Un coup de maître
Mais son coup de maître, Gandur le réalise en 1998, à peine deux ans après ses débuts dans la production. AOG convainc le régime du général Sani Abacha et les sociétés étasunienne Ashland et française Total de lui confier quatre blocs offshore pour moins de 50 millions de dollars. Un deal qui fait de la petite société l’un des premiers opérateurs du Nigeria, au côté de géants tels que Shell, ExxonMobil, ENI ou Chevron!
Comment une telle pépite a-t-elle pu finir dans les mains de Gandur? Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, l’affaire résume tout le savoir-faire du Vaudois. «Jean Claude est capable d’ouvrir les portes et de négocier à son aise», admire un analyste canadien, cité par Forbes.
Pour les autres, le génie des relations humaines et la connaissance de l’Afrique ne suffisent pas auprès des régimes les plus corrompus de la planète. En cinq ans de pouvoir dictatorial, le Nigérian Sani Abacha n’a-t-il pas amassé une fortune estimée à plus de 2 milliards de francs?
«Addax Petroleum n’a jamais versé de pots-de-vin», déclarait Gandur au Temps en 2010. De fait, en presque quarante ans passés à ferrailler sur les marchés agités du pétrole, le Suisse et ses sociétés n’ont jamais vu la moindre condamnation venir entacher leur réputation1.
Mais le vent de la justice n’est pas non plus passé très loin. Plusieurs partenaires et ex-employés ont eu moins de chance, à commencer par le ministre nigérian du Pétrole à l’époque du deal avec Ashland, condamné en France en 2007 pour blanchiment aggravé de 15 millions d’euros versés par Total contre des marchés pétroliers. Ou encore l’ancien responsable d’Addax au Nigéria, le Français Richard Granier-Deferre, tombé lors du même procès pour «complicité de blanchiment». Six ans plus tôt, deux ex-cadres d’AOG au Nigéria avaient déjà été condamnés pour le transfert de fonds du clan Abacha vers... Genève. Mais sans incriminer la société.
«Gandur s’est entouré de flibustiers dont il était le maître à penser», décrit Marc Guéniat, chargé des enquêtes à la Déclaration de Berne. Et de signaler que la dernière génération formée par AOG s’est récemment illustrée au desk africain de Gunvor, le négociant russe basé à Genève, rejoint en 2007. Une fine équipe qui est actuellement sous enquête du Ministère public de la Confédération pour une affaire de corruption estimée à 30 millions de dollars.
Gandur, lui, s’est fait plus discret depuis qu’il a revendu bonne part de ses activités au chinois Sinopec, en 2009. Mais si le parfum de la corruption s’est quelque peu dissipé, les critiques demeurent, désormais dirigées contre ses projets d’agrocarburant en Sierra Leone, l’un des pays les plus pauvres de la planète, où des milliers d’hectares agricoles nourrissent désormais les réservoirs automobile grâce à la canne à sucre.
Affameur, pour les uns, créateur de richesses pour les autres, le débat peut donc se poursuivre. Dès la semaine prochaine au Municipal.
 

    1.
    A noter que la corruption active d’agent public n’est devenue un délit pénal en Suisse qu’en 1999.
"source :  http://www.lecourrier.ch/129901/fin_de_leglislature_en_apotheose_culturelle

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Juan Carlos Hernandez's curator insight, May 22, 10:33 AM

Vu qu'il y aura référendum sur le #MAH, il est peut-être utile de vous informer sur qui est M. Gandur. Le journaliste Benito Perez du journal Le Courrier a enquêté. Question après avoir lu l'article de M. Perez : peut-on avoir confiance en ce genre de personnes ?
En ce qui me concerne : non, je n'ai pas confiance dans la parole de ce genre d'homme d'affaires.

"Gandur: mécène en eaux troubles

BENITO PEREZ

«Sulfureux trader», selon les mots du conseiller municipal Pierre Gauthier ou simple «collectionneur», comme le présentait en mars 2010 le conseiller administratif Patrice Mugny? Généreux mécène ou profiteur? Prononcez le nom de Jean Claude Gandur et les passions se déchaînent immanquablement. C’est que le personnage, auquel la Ville s’apprête à accoler son prestige muséal, fascine. Vaudois basé sous le doux climat (d’affaires) londonien, cet acheteur d’art compulsif de 66 ans, deux fois milliardaire selon Forbes, n’a pas que le fisc voyageur, sa vie, son œuvre se lisent comme un roman d’aventures. Ou un polar, c’est selon.
D’origine russe et turque, Gandur naît en France mais passe sa prime jeunesse à Alexandrie, en Egypte. L’histoire familiale raconte que c’est la révolution de Nasser qui pousse l’adolescent vers la Suisse. Avisé, il y poursuivra des études de science politique et de droit à Lausanne, deux choix qui se révèleront payants. Car si l’art et le commerce sont dans les gènes de la tribu Gandur, le jeune homme trouve sa vocation chez le pionnier du négoce, Philipp Brothers. A 27 ans, sur les bords du Lac de Zoug, il découvre paradoxalement l’Afrique francophone et ses richesses. L’école est réputée, «PhiBro» n’a-t-elle pas formé un autre jeune prometteur, l’Etasunien Marc Rich, parti fonder la future Glencore?
En 1987, c’est le grand saut. Avec trois associés, Gandur se met à son compte et crée Addax and Oryx Group (AOG), du nom de deux bondissantes antilopes africaines. Le voyage peut se poursuivre: les îles Vierges pour la holding, île de Man pour Addax Petroleum, Genève pour le négoce et surtout Kurdistan iraquien, Nigéria, Sierra Leone, Congo-Brazzaville, Centrafrique, Côte d’Ivoire ou encore Bénin pour l’approvisionnement en pétrole et accessoirement en or puis en biocarburant.

Profits maximaux
Car, entretemps, le courtier à succès s’est fait industriel. Dès 1996, AOG rachète infrastructures et concessions en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient. Avec une préférence marquée pour les terrains minés, où le risque et les profits maximaux vont de pair.
Pour qui a du flair et la souplesse d’une moyenne structure, guerres et souverainetés contestées sont une bénédiction. Gandur est ainsi le premier à investir au Kurdistan d’Irak, devenu autonome depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. Il sait que la plupart des trusts transnationaux n’oseront pas lui disputer ce terrain, de peur d’indisposer Bagdad et se voir barrer les immenses champs pétroliers du sud du pays.
Pour naviguer sur ces eaux troubles, le patron d’AOG sait se faire apprécier des pouvoirs locaux. Il n’hésite pas à sortir son chéquier pour bâtir des routes et arroser les communautés en projets de développement. Et s’entoure des personnes les mieux en cour auprès du potentat du moment. Au Congo-Brazzaville et au Sénégal, le Suisse poussera l’idylle jusqu’à obtenir un statut diplomatique!

Un coup de maître
Mais son coup de maître, Gandur le réalise en 1998, à peine deux ans après ses débuts dans la production. AOG convainc le régime du général Sani Abacha et les sociétés étasunienne Ashland et française Total de lui confier quatre blocs offshore pour moins de 50 millions de dollars. Un deal qui fait de la petite société l’un des premiers opérateurs du Nigeria, au côté de géants tels que Shell, ExxonMobil, ENI ou Chevron!
Comment une telle pépite a-t-elle pu finir dans les mains de Gandur? Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, l’affaire résume tout le savoir-faire du Vaudois. «Jean Claude est capable d’ouvrir les portes et de négocier à son aise», admire un analyste canadien, cité par Forbes.
Pour les autres, le génie des relations humaines et la connaissance de l’Afrique ne suffisent pas auprès des régimes les plus corrompus de la planète. En cinq ans de pouvoir dictatorial, le Nigérian Sani Abacha n’a-t-il pas amassé une fortune estimée à plus de 2 milliards de francs?
«Addax Petroleum n’a jamais versé de pots-de-vin», déclarait Gandur au Temps en 2010. De fait, en presque quarante ans passés à ferrailler sur les marchés agités du pétrole, le Suisse et ses sociétés n’ont jamais vu la moindre condamnation venir entacher leur réputation1.
Mais le vent de la justice n’est pas non plus passé très loin. Plusieurs partenaires et ex-employés ont eu moins de chance, à commencer par le ministre nigérian du Pétrole à l’époque du deal avec Ashland, condamné en France en 2007 pour blanchiment aggravé de 15 millions d’euros versés par Total contre des marchés pétroliers. Ou encore l’ancien responsable d’Addax au Nigéria, le Français Richard Granier-Deferre, tombé lors du même procès pour «complicité de blanchiment». Six ans plus tôt, deux ex-cadres d’AOG au Nigéria avaient déjà été condamnés pour le transfert de fonds du clan Abacha vers... Genève. Mais sans incriminer la société.
«Gandur s’est entouré de flibustiers dont il était le maître à penser», décrit Marc Guéniat, chargé des enquêtes à la Déclaration de Berne. Et de signaler que la dernière génération formée par AOG s’est récemment illustrée au desk africain de Gunvor, le négociant russe basé à Genève, rejoint en 2007. Une fine équipe qui est actuellement sous enquête du Ministère public de la Confédération pour une affaire de corruption estimée à 30 millions de dollars.
Gandur, lui, s’est fait plus discret depuis qu’il a revendu bonne part de ses activités au chinois Sinopec, en 2009. Mais si le parfum de la corruption s’est quelque peu dissipé, les critiques demeurent, désormais dirigées contre ses projets d’agrocarburant en Sierra Leone, l’un des pays les plus pauvres de la planète, où des milliers d’hectares agricoles nourrissent désormais les réservoirs automobile grâce à la canne à sucre.
Affameur, pour les uns, créateur de richesses pour les autres, le débat peut donc se poursuivre. Dès la semaine prochaine au Municipal.
 

    1.
    A noter que la corruption active d’agent public n’est devenue un délit pénal en Suisse qu’en 1999.
"source :  http://www.lecourrier.ch/129901/fin_de_leglislature_en_apotheose_culturelle

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#AgnèsSaal, un recasage qui ne passe pas ! #oligarchie #France

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L'ancienne patronne de l'Ina, célèbre pour ses notes de taxi pharaoniques, vient d'être nommée au ministère de la Culture. De qui se moque-t-on ?

Il y a un an, Agnès Saal, en prenant ses fonctions de présidente de l'Ina, prévenait ses collaborateurs en ces termes : "Je suis janséniste, avec moi, fini, les séminaires dans les Relais et Châteaux ou les déjeuners dans les restaurants gastronomiques." Non, son art de vivre à elle, c'est de voyager en taxi, de laisser le compteur tourner quand elle se rend à des projections ou à des sauteries mondaines. Et de faire profiter à son fils de ce moyen de transport si commode. Ça ne coûte rien, c'est l'État qui paye ! Au total, 40 000 euros de factures, dont plus de 6 600 pour le rejeton. On venait de découvrir d'où venait l'étymologie d'"addition saalée"...

En avril, madame Saal est reçue par Fleur Pellerin et démissionne quelques heures plus tard. C'était le minimum, me direz-vous. On s'était repris à espérer : ça y est, la République allait devenir exemplaire et irréprochable. Sauf que c'est une démission un peu particulière... Agnès Saal est énarque, voilà plus de 30 ans qu'elle grenouille dans les milieux culturels, Rue de Valois dans le gouvernement Jospin, mais aussi au Centre Pompidou... Au moment où le budget de la Culture est en chute libre, il aurait été dommage de laisser tomber l'une de ses enfants chéries... La ministre avait déjà renoncé à ouvrir une procédure disciplinaire contre elle ! Une fleur totalement injustifiée au regard de la faute, et plus encore de son poids symbolique. Mais c'est hier que Le Monde dévoile le pot aux roses : voici donc Agnès Saal nommée au ministère de la Culture. Comme chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ! Un poste qui n'existait pas auparavant. On a donc construit une piste d'atterrissage pour poser la bienfaitrice des chauffeurs de taxi parisiens. Sans doute une mission au ministère des Transports aurait été de meilleur aloi... Contactée par RTL ce matin, Fleur Pellerin n'a pas voulu répondre. La ministre pyromane n'a même pas essayé de jouer les pompiers de service. En son for intérieur, elle doit sentir que, là, ça va se voir, que ce parachutage dépasse les bornes du scandale...

Combien d'Agnès Saal en France ?

Combien y a-t-il d'Agnès Saal dans les ministères ? Dans la haute administration ? Dans les entreprises publiques ? Combien y a-t-il d'individus qui, après s'être "foutus ouvertement du monde" (et du contribuable), après avoir été convaincus d'abus de biens sociaux (c'est comme ça que l'on dit dans le monde de l'entreprise privée), sont recasés un mois plus tard au même salaire dans une autre administration ? Des centaines ? Non, des milliers sans doute... Dans le cas de Mme Saal, l'opération est d'autant plus inacceptable que la semaine dernière le Premier ministre a reconnu que baisser le budget de la Culture était une erreur. Il s'est engagé à corriger cette faute. Plus d'argent pour la Rue de Valois pour plus de copinage, pour plus de placards dorés et de fonctionnaires même pas méritants. Et pendant ce temps-là, des troupes de comédiens ou de danseurs mettent la clef sous la porte, des bâtiments classés monuments historiques attendent quelques subsides pour être ravalés. Ils attendront encore longtemps : l'argent est passé à la G7 ou chez les Taxis bleus et ne trouvera pas le chemin de l'intérêt public...

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itw néolibérale 6 mn RTS de #SamiKanaan sur le #MAH de #Genève #Geneva #culture #art

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itw néolibérale 6 mn RTS de #SamiKanaan sur le #MAH de #Genève #Geneva #culture #art

Qu'il est triste ce langage néo-libéralisé dans la bouche d'un socialiste.

Vu que tout est toujours de question de POGNON, je me demande si les oppositions ne seraient pas moins franches si nos édiles n'avaient pas confié cet agrandissement à l'architecte star Jean Nouvel, spécialiste des doublements de budgets..

Ce probable doublement, c'est Gandur ou nous, la collectivité qui allons l'assumer ?

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"La #photographie du festival de #Jazz aux Cropettes est l'oeuvre du Souverain Juan Carlos HERNANDEZ. " #Genève

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▶ #cinéma» : Cannes, derrière les paillettes - entretien #Mediapart 48 mn avec #ThierryFremeaux

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20 millions d’euros de budget et 5 000 journalistes accrédités, un chiffre multiplié par 5 en 40 ans… Le Festival de Cannes, qui débute ce mercredi 13 mai avec un nouveau président, Pierre Lescure, et de nouveaux sponsors, vaut-il une telle mobilisation financière et médiatique ? Entretien avec son délégué général, Thierry Frémaux.




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#cinéma interview retrospéctive 45 mn réalisateur #BarbetSchroeder - RTS

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#cinéma interview retrospéctive 45 mn réalisateur #BarbetSchroeder - RTS

Le critique, producteur et cinéaste Barbet Schroeder est à l'honneur au festival nyonnais Visions du Réel. L'occasion pour le public de rencontrer cette personnalité majeure du cinéma, récompensée pour l'ensemble de sa carrière par un prix honorifique.

Il est l'invité de Pierre Philippe Cadert.


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Defend #CharlieHebdo’s Publishing Disgusting Cartoons About Muslims? Yes. Give Them an Award for It? No.| The Nation

Defend #CharlieHebdo’s Publishing Disgusting Cartoons About Muslims? Yes. Give Them an Award for It? No.| The Nation | Art and culture | Scoop.it

Je plussoie


Defend #CharlieHebdo’s Publishing Disgusting Cartoons About Muslims? Yes. Give Them an Award for It? No.| The Nation


It’s a simple distinction, but somehow it’s been overlooked by a lot of those who support the decision by PEN to give its “Freedom of Expression” award to Charlie Hebdo. Those who signed the protest against the award (I was one of them) agree that Charlie Hebdo had a right to publish cartoons about Islam, no matter how disgusting, and not be killed for doing it. The question is whether Charlie Hebdo should be given an award for publishing them.

I’ve been a huge fan of Katha Pollitt for decades. In defending the PEN award in The Nation, it’s clear that she understands the distinction here. But a lot of others don’t. For example, David Remnick, editor of The New Yorker, said “It was right to defend Salman Rushdie when he was under attack and it is right to defend those under attack now.” But we all agree that Charlie Hebdo should be defended. The question is whether their cartoons should be celebrated. The writer Kurt Andersen declared that “this is one of those incidents that makes a clear line, and you’re on either one side or the other.” He means that if you’re against the award, you’re for the murderers. Actually I’m not, and neither is Joyce Carol Oates or Rachel Kushner or Peter Carey or Francine Prose, former president of PEN, all signers of the protest letter.

The issue is the ca


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