La conscience individuelle aspire à une affirmation personnelle tout en cherchant obstinément la réponse aux questions sempiternelles qui la hantent: celles de la définition et du sens de l’homme ou de l’humanité.

(...)

Transformations et novations parce que la personne est réappropriation des donnés imposés ou proposés (auto-construction personale et création). Que l’aliénation est un mode nécessaire de la vie et que la liberté est une création de l’existence : où liberté et aliénation se supportent, se définissent et se donnent sens au sein d’une conscience. Mais aussi, parce que soi et non-soi en leur genèse se confrontent (du fait du soi), interfèrent ou s’imbriquent : l’identité s’élaborant dans une relation à l’autre qui la définit et l’attache à elle-même en un lien en perpétuelle reconstruction. En outre, le développement du système neural conduit d’un soi primitif à un soi complexe (conscient, réflexif)  évoluant vers une sécession : allant du soi en soi (dans soi) auto-représenté à un «soi» externalisé en ses actions, options et volitions. Ou encore, passant, ce soi complexe, d’un décentrage nécessaire et vital, d’une distance à soi libératrice, à l’altérité ou à l’aliénation d’un soi hors de soi. 

(...)