m-santé – Tribune de Élisabeth Hachmanian – PwC | Le Club des acteurs de la performance publique | 1- E-HEALTH by PHARMAGEEK - E SANTE par PHARMAGEEK | Scoop.it

La « m-santé », ou santé mobile, définie comme la fourniture de soins de santé ou d’informations liées à la santé via un appareil mobile, est-elle une mode passagère ou un véritable mode alternatif de prise en charge ? L’étude « Emerging mHealth : paths for growth », réalisée par PwC auprès de 10 pays – Afrique du Sud, Allemagne, Brésil, Chine, Danemark, Espagne, États-Unis, Inde, Royaume-Uni et Turquie – montre notamment que l’adoption généralisée de la technologie mobile dans le domaine de la santé, ou m-santé, est aujourd’hui considérée comme inéluctable par plus de la moitié des médecins et des patients dans les pays développés et émergents du monde entier. Les attentes des patients sont élevées : environ la moitié d’entre eux prévoient qu’au cours des trois prochaines années, la m-santé améliorera la facilité d’accès, le coût et la qualité des soins. Ils sont convaincus que la m-santé modifiera la façon dont sont gérées les maladies chroniques, leur traitement et la santé en général. Ils anticipent que la m-santé modifiera les modalités de recherche des informations sur les problèmes de santé et sont convaincus qu’elle changera la manière de communiquer avec les médecins. Le rythme d’adoption sera probablement tiré par les marchés émergents où les soins manquent et les abonnements à la téléphonie mobile se sont généralisés. Ainsi, la m-santé y est perçue comme une manière de permettre l’accès à la santé, tandis que dans les marchés développés, elle est considérée comme un moyen d’améliorer la commodité, le coût et la qualité des soins.En revanche, les professionnels de santé – médecins et organismes payeurs – sont plus réservés. 42 % des médecins interrogés s’inquiètent de la trop grande indépendance que la m-santé donnera aux patients. D’ailleurs, parmi les patients qui utilisent déjà les services de m-santé, 59 % déclarent que ces services ont déjà remplacé des consultations de médecins ou des soins infirmiers. Les débouchés pour les industriels existent donc à condition de se focaliser sur des applications intelligentes à forte valeur ajoutée pour les patients et dont l’efficacité clinique est reconnue par les professionnels de santé. Les industriels doivent créer des solutions qui dépassent la technologie et s’approchent de la valeur ajoutée qu’un médecin pourrait apporter. Car les services demandés par les patients sont ceux qui aident à communiquer avec les professionnels de santé, à gérer leur bien-être, à donner des informations sur la santé et les médicaments, et enfin à diffuser des informations sur leur état de santé aux professionnels concernés.

Élisabeth Hachmanian, associée, consulting secteur public, PwC elisabeth.hachmanian@fr.pwc.com


Via Henri Lefèvre, dbtmobile