Pédagogie: un peu de tout...
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TDA-H: une dangereuse surmédicalisation ?

TDA-H: une dangereuse surmédicalisation ? | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
Une soixantaine de médecins, pédiatres, psychiatres,cliniciens partagent leurs préoccupations pour leurs jeunes patients dans une Carte blanche parue dans le Soir de ce 7 juin et proposent à chacun, professionnel, parent, citoyen de rejoindre cet appel via stopmedikids.org Depuis plusieurs années, le corps médical s’interroge sur le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA-H) et ses traitements. Aujourd’hui, la prescription croissante de médicaments psychotropes, trop souvent considérée comme unique solution, interpelle sur la manière dont on prend soin des enfants.  Le TDA-H n’est pas une maladie Tout d’abord, il y a lieu de rappeler que le TDA-H n’est pas une maladie mais une dénomination qui regroupe un ensemble de signes comportementaux : distraction, hyperactivité, impulsivité. Ces signes sont présents chez tous les enfants, à des degrés divers, et la limite entre normal et pathologique ne peut être scientifiquement fixée. A l’inverse d’une maladie, cet ensemble de difficultés n’est pas le fruit d’une cause clairement identifiée. Il est issu de facteurs multiples et variables qui s’influencent mutuellement, ce pourquoi aucun traitement ne peut être donné de manière systématique. Continuer de croire à la thèse d’une maladie neurodéveloppementale ou neurologique uniquement causée par un dérèglement biologique, relève d’une vision simpliste de la maladie mentale, largement dépassée aujourd’hui. En effet, les neurosciences ont démontré les interactions entre développement du cerveau et environnement. Réfuter la thèse de la maladie ne signifie nullement minimiser l’ampleur des symptômes ou leurs répercussions sur l’enfant et son entourage. Il s’agit, pour chaque enfant rencontré, de chercher à comprendre ses difficultés, au regard de sa trajectoire de vie, et non de le réduire à de supposés dysfonctionnements cérébraux. C’est indiquer à l’enfant qu’il ne souffre ni d’une maladie «incurable», ni d’un trouble extérieur à lui ; il dispose alors de prises sur sa vie et la situation peut évoluer. Personnaliser le diagnostic et l’aide apportés Il y a donc lieu d’effectuer un diagnostic multidisciplinaire approfondi pour chacun de ces enfants. Sans à priori ni idées préconçues, il doit tenir compte de la singularité de l’enfant, de son histoire, de son environnement familial, son profil neurocognitif, scolaire, social… Une fois ce diagnostic posé, des solutions thérapeutiques doivent être envisagées parmi un éventail de possibilités : sport, art, psychothérapie individuelle, de groupe, familiale, psychomotricité relationnelle, groupe de parole ou de psychodrame, soutien à la parentalité… Ces démarches, qui nécessitent toujours du temps, de la patience et beaucoup de persévérance, permettent de véritablement prendre soin de leurs souffrances et de celles de leurs proches. Elles offrent aux enfants d’autres moyens d’exprimer ce qui les agite et de mieux appréhender ce qu’ils vivent. Des médicaments à risque Une prescription de médicaments à base de méthylphénidate peut être envisagée dans les rares cas où l’enfant est tellement envahi par ses symptômes qu’aucune démarche entreprise ne le soulage. Et même dans ces cas précis, la médication doit toujours s’accompagner d’une prise en charge globale et être régulièrement réévaluée afin de juger de son utilité au cours du temps. Rappelons que ces médicaments psychotropes ne sont pas anodins et ne doivent jamais être utilisés en première intention. Or, la situation est inquiétante car ces substances sont de plus en plus fréquemment prescrites, sans garantie de leur innocuité à long terme sur le cerveau en pleine construction des enfants et sans preuve de leur utilité dans la durée. De plus, à la lumière des effets secondaires régulièrement rapportés : perte de sommeil, d’appétit, retard de croissance, apathie… le principe de précaution devrait toujours prévaloir.  Un psychomarketing préoccupant Au regard de ces inquiétudes, la prescription de ces psychotropes devrait rester exceptionnelle. Or, tous les voyants sont au rouge : non seulement ils sont prescrits plus fréquemment, mais à des classes d’âge élargies. Comment comprendre cette situation ? Au fur et à mesure de ses éditions, le très critiqué DSM (manuel américain de référence en psychiatrie), élargit les critères d’inclusion. Ceci augmente considérablement le nombre d’enfants diagnostiqués et donc potentiellement médiqués. La dérive commerciale pousse médecins, enseignants et parents à voir dans le médicament une solution simple, rapide et efficace. La publicité vantant de bons résultats scolaires grâce à la médication, le financement de colloques et d’études orientées ou pseudo scientifiques, la mise en avant d’experts – consultants par ailleurs, le soutien financier d’associations… interpellent. Quelle vision de l’enfance ? Le développement des enfants nécessite temps, espace et mouvements. Leur impulsivité et vivacité sont difficilement compatibles avec les exigences actuelles de performances, réussite, vitesse… Les médicaments donnent l’illusion de résoudre cette délicate équation. On peut s’interroger sur le choix du remboursement de ces médicaments au détriment d’autres prises en charge. Pensons par exemple à rendre plus accessible la psychomotricité et les consultations psychothérapeutiques, à soutenir des espaces d’accueil parents-enfants, à créer des groupes de paroles, à mieux promouvoir le sport, les mouvements de jeunesse, la culture… Nous, cliniciens en contact quotidien avec nos patients, estimons indispensable d’attirer l’attention de tous avant d’en arriver à une situation telle qu’au Brésil ou aux États-Unis, où le pourcentage d’enfants sous de telles médications atteint, pour certaines tranches d’âge, le chiffre hallucinant de 20%. Là est la folie !   Premiers signataires:  Patricia Baguet, Pédopsychiatre (B) – Jacques Barbier, Psychiatre (F) – Jaume Baró Aylón Psychiatre (E) – Robert Beliveau, Médecin de famille (Ca) – Mathieu Bellahsen, Psychiatre (F) – Philippe Bichon, Psychiatre(F) – Pierre Biron Pharmacologue (Ca) – Marie-Claude Bossière, Pédopsychiatre (F) – Alain Bouvarel, Pédopsychiatre (F) –Nicole Calevoi, Psychiatre (B) –Dominique Charlier, Pédopsychiatre (B) – Sophie Charpentier, Psychiatre (F) – Patrick Chemla, Psychiatre (F) –Stephanie Colin, Psychiatre de l’adolescent (F) – Ann d’Alcantara, Pédopsychiatre (B) – Monique Debauche, Psychiatre (B) – Emmanuel de Becker, Pédopsychiatre (B) – Pierre Delion, Pédopsychiatre (F) – Michel Dugnat, Pédopsychiatre(F) – Christian Flavigny, Pédopsychiatre (F) – Marie Christine Fouquay Picard, Pédopsychiatre (F) –  Christine Franckx, Pédopsychiatre (B) – Tristan Garcia-Fons, Pédopsychiatre (F) – Bernard Golse, Pédopsychiatre (F) – Marie-Claude Goulet, Médecin de famille (Ca) –  Sylvain Gross, Pédopsychiatre (B)– Philippe Gutton, Psychiatre (F) – Jean-Yves Hayez, Pédopsychiatre (B) – Philippe Kinoo, Pédopsychiatre (B) – Patrick Landman, Psychiatre (F) – Jean-Pierre Lebrun, Psychiatre (B) – Michel Lecarpentier, Psychiatre (F) – Maurice Leduc, Psychiatre (Ca) – Jean Levasseur, Médecin de famille (Ca) -Christophe Libert, Pédopsychiatre (F) – Marie Helene Lottin, Psychiatre (F) – Vincent Magos, Psychanalyste (B) – Juan Manzano, Pédopsychiatre (Ch) – Catherine Marneffe, Pédopsychiatre (B) – Antoine Masson, Pédopsychiatre (B) – Jean-Paul Matot Pédopsychiatre (B) – Sylvain Missonnier, Professeur de psychologie (F) – Michel Montes, Psychiatre (F) –  Daniel Oppenheim, pédopsychiatre (F) – Francisco Palacio Espasa, pédopsychiatre (Ch) – Jérôme Pradère, Psychiatre (F) – Claire Puybaret-Bataille, Pédopsychiatre (F) – Philippe Rassat, Pédopsychiatre (F) – Marianne Robert, Psychiatre (F) – Marcel Rufo, Pédopsychiatre (F) – Jean-Claude St Onge, Philosophe (Ca) – Jacques Sarfaty, Pédopsychiatre (F) – Vincent Scherr, Pédopsychiatre (F) – Rita Sferrazza, Pédopsychiatre (B) – Nicole Steinberg, Pédopsychiatre (F) – Roger Teboul, Pédopsychiatre (F) – Serge Tisseron, Psychiatre (F) – Jean-Philippe Vaillancourt, Psychologue (Ca) – Erwan Vion, Pédopsychiatre (F)   Si vous souhaitez approfondir cette question, voici quelques ressources disponibles sur yapaka.be :  Parents, enfants, prenons le temps de vivre ensemble.
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45es Rencontres Pédagogiques d'été

45es Rencontres Pédagogiques d'été | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
Pour l'enseignement secondaire et fondamental, préparations, ressources pédagogiques en ligne, cours, leçons et séquences didactiques pour les professeurs et enseignants
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L’école, « plaque tournante » de la socialisation culturelle | Éduveille

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Attentats | Quelques pistes pour en parler avec nos enfants...

Attentats | Quelques pistes pour en parler avec nos enfants... | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
"Il faut toujours répondre aux questions des enfants, mais le plus difficile c'est de trouver les mots", Vincent Magos, responsable de Yapaka [MISE A JOUR Mars 2016] Attentats :  le rôle des professionnels de l’enfance Depuis ce matin, la proximité des évènements dramatiques plonge chacun dans l’inquiétude. C’est bien normal que d’être bouleversés et en difficulté pour donner sens aux événements et à ce qu’il suscitent en nous.  Comment réagir de notre place de professionnels de l’enfance ? En tant que professionnels qui accueillons les enfants, nous seront particulièrement sollicités, tant par les enfants eux mêmes que par les questions et l’inquiétude des parents; à ça vient se mêler notre propre anxiété. Si un temps de parole est nécessaire entre adultes, pour se réconforter les uns les autres, pour rassurer nos proches, il est également important de parvenir à rester centrés sur notre mission habituelle, de soin, d’éducation, d’enseignement … Pour l’enfant, l’inquiétude naît essentiellement de l’angoisse vécue par son entourage: parents ou professionnels. Si un temps entre adultes est nécessaire pour apaiser la tension et ressentir la solidarité (il sera peut être utile de prolonger la pause café), la nécessité pour l’heure est de rester centrés sur l’enfant et notre mission habituelle. Prenons notamment un soin tout particulier au moment de l’accueil de l’enfant et de son départ. Les besoins de l’enfant, son rythme, sa compréhension des événements ne sont pas  ceux de l’adulte. Rester à son écoute, sans le devancer est essentiel. Soyons attentifs à tout ce qu’il nous dit dans ses mots, ses silences, ses questions...   Vous trouverez plus d’informations sur la page suivante qui sera mise à jour « Comment aider les enfants en cas d’événement tragique ? ».    Ressources:  Texte "Comment aider les enfants en cas d’événement tragique ?" quelques pistes sont ouvertes pour aborder cette question avec nos enfants.   Mais aussi, ailleurs sur le web : [Cette page est mise à jour - N'hésitez pas à partager vos ressources] 16/01/15 : Sophie Marinopoulos (psychologue et psychanalyste, spécialiste de l'enfance) via deux courtes vidéos revient sur deux sujets : "Que dire aux enfants enfants" en fonction de leur âge (de la maternelle à l'adolescence) et "la minute de silence et ses alternatives pour les efnats" là aussi elle revient sur ce qui peut prendre sens en fonction de l'âge des enfants auxquels on s'adresse. 16/01/15 : Marie Rose Moro, psychiatre, explique dans une interview à Libération "comment trouver les mots pour parler aux plus jeunes: «Il ne faut pas dire aux enfants que ça ne se reproduira plus mais (...)» Sur son blog, Béatrice Copper-Royer invite à reprendre et à travailler la question avec les adolescents en Janvier 2015 et en Novembre 2015 19/11/15 : La revue Le Furet (Petite enfance et diversité) a publié un communiqué "Construire la sécurité malgré l'horreur" à destination des professionnels de l'enfance: il comporte 7 points d'attention pour les petits et tout-petits.  Nadia Daam dans un article publié dans Slate sous le titre "Comment parler des attentats à ses enfants" souligne qu'en tant que parent "Vous avez le droit d'être tristes, et même de pleurer."   Le Huffingtonpost publie une émouvante conversation mère-enfant après l'attentat "Maman, il s'est passé quoi à Charlie Hebdo?" et donne la parole à une prof de collège, où il y a une forte communauté musulmane. "Ce fut ma plus dure journée de prof" témoigne t-elle dans l'article "Comment parler de Charlie Hebdo à l'école?" Le site la Souris Grise rassemble une foule de liens sur lesquels parents et professeurs peuvent s'appuyer pour aborder cette actualité. Dans les cours de récré et avec les enseigants, le sujet sera abordé bien sûr. Si vous êtes enseignants, vous trouverez d’ailleurs ici une fiche pédagogique rassemblant des conseils pour traiter le sujet avec vos élèves. Pour tous, Parents 3.0 liste également dans un billet les principaux articles qui vont aider parents et enfants à parler de cette actualité douloureuse. 09/01/15 : nous venons aussi de créer une page Facebook « Nos enfants sont Charlie » qui a pour seul objectif de rassembler les dessins d’enfants. " 12/01: Sur vousnousils, magazine de l'éducation: Claude Halmos, psychanalyste, a expliqué samedi, sur RTL, comment parler des attentats à son enfant. 14/01 Dans Le Monde, JMG Le Clézio, Prix Nobel de littérature, adresse une lettre à sa fille Sur Ouest-France, Serge Tisseron (psychanalyste) et Claude Almos, psychanalystes, proposent eux aussi quelques pistes pour trouver les mots quand il s'agit de parler de l'attentat avec des enfants. Sur l'Obs, Hélène Romano il ne faut pas cacher aux enfants la gravité du drame. Mais l'expliquer Ressources pédagogiques pour tous: Playback Presse met à disposition trois documents d'information rédigé en fonction de l'âge des enfants // LE PETIT QUOTIDIEN (6-10 ans) - MON QUOTIDIEN (10-14 ans) - L'ACTU (14-17 ans)    Libération consacre une édition spéciale de son format "le petit Libé" destiné aux 7-12 ans à reprendre les différentes questions qui animent les enfants de cette tranche d'âge. Le Monde des ados propose un dossier pour les 8-12 ans. Le JDE (9-14 ans) Astrapi propose deux pages "Attentats de Paris : comment répondre aux questions des enfants?" Le site outilstice.com propose de partir de 60 illustrations pour évoquer les attentats une selection d'images qui proviennent d'un dossier public créé par @gallisse dans DropBox pour collecter et partager les images tracées suite aux attentats. Le moteur de recherche poussieresdestoiles.fr propose une sélection de sites adaptés aux 8-13 ans qui leur permet d'accéder à de l'information à propos des attentats en fonction de leur âge. Plus décalé que pédagogique,  CharlieHebdo expliqué aux enfants, par Julien Neel   Des pistes de travail, de réflexion pour les enseignants : 23/03/16: Les éditions Averbode publient trois fiches "Comment parler des attentats de Bruxelles avec vos élèves" en fonction des classes d'âge. 16/11/15: Beaucoups de ressources sont disponible sur le site "Le café pédagogique" dont l'Edito soutient la place primordiale des enseigants : " (...) Lundi, les enseignants vont porter leur vrai manteau. Celui du transmetteur de connaissances qui éclaire, aide à comprendre ce qui se passe. Et celui de l'adulte qui rassure, qui ouvre des horizons de solidarité, d'espoir, de vie. (...)  16/11/15: "Des ressources pour parler avec les enfants", Cahiers pédagogiques 16/11/15: "Comment parler des attentats de Paris aux élèves ? Des profs témoignent", Rue89 16/11/15: "Hommages aux victimes de Paris, le quotidien face aux attentats", ARTE Journal Junior La page de ressources du Ministère français de l'Education Nationale Janvier 2015 // Novembre 2015 16/01/15: Philippe Meirieu, pédagogue insiste sur l’importance de “proposer aux jeunes des causes nobles, généreuses”. Vidéo de 14 minutes. On lira aussi sa chronique Pour que nos émotions soient vraiment démocratiques ! et en novembre 2015 son texte : Prendre soin de l'humain   10/01/15: "Les professeurs ne connaissent pas grand-chose à l’islam" sur Rue 89, entretien avec Olivier Bobineau , sociologue des religions, qui propose de combattre le « choc des ignorances ». 11/01/15: Dans une chronique sur Huffingtonpost, Serge Tisseron invite les établissements scolaires à organiser "des cours sur l'histoire de la caricature, et des concours pendant lesquels les élèves pourraient traiter leurs enseignants, entre autres, exactement comme les personnalités politiques et religieuses le sont dans Charlie Hebdo." Il fait également la différentiation entre humour et ironie. 12/01/15: Sur Reporterre, le philosophe Patrick Viveret suggère de pratiquer "ce que l'on appelle la « construction de désaccord ». C'est-à-dire différencier ce qui est de l'ordre du malentendu et ce qui est de l'ordre du véritable débat. Ensuite, ce mouvement citoyen est traversé par une quantité de débats, de divergences. Il doit donc construire une conflictualité non-violente, comprendre que le conflit, non seulement n'est pas la violence, mais qu'il est l'alternative à la violence. La violence se produit d'autant plus que des conflits n'ont pas été détectés à temps. Il faut donc définir la démocratie comme l'art de transformer les ennemis en adversaires. Ne plus être dans l'éradication des ennemis. Ce sera décisif pour ce mouvement citoyen en émergence. 13/01/15:  Sur son blog, Bernard Collot, invite à Sortir du piège du « éduquer à » "Encore une fois, nous sommes quelques-uns à dire et redire dans le désert que ce qui éduque, c’est-à-dire ce qui contribue à ce qu’un enfant devienne tel ou tel adulte, c’est tout l’environnement physique et social dans lequel il vit. Nos attitudes, nos comportements, ce que les institutions imposent, ce que les habitus font prendre pour vérités, ce à quoi les uns et autres sont soumis et se soumettent passivement, etc. C’est l’interaction avec cette masse d’informations qui éduque, et les scientifiques nous disent aujourd’hui que c’est neurobiologique, que c’est comme cela que se construit le cerveau qui pilote chacun. " L'exemple c'est nous, quoi ... 13/01/15: Pour le sociologue François Dubet, face à un élève qui dit soutenir les assassins, il faut discuter et non punir. Mais cela doit être la parole de l’institution scolaire, pas de profs isolés  A son article sur Rue89  #JeNeSuisPasCharlie : « Les profs ne savent pas comment réagir », Tonton Diabolo se remémore sa folle jeunesse et propose un point de vue décalé, un souvenir de jeunesse concernant une autre minute se silence (toujours sur Rue 89 « C’était juste pour faire chier le prof symbolisant l’autorité fasciste ») 15/01/15: Marcel Gauchet, historien et philosophe revient sur les ondes de France Inter sur les questions de liberté d'expression et du rôle des enseignants chargés d'aborder ces évènements dramatiques avec leurs élèves adolescents. 17/01/15: Sur son blog, Jacques Liesenborghs interroge La faute à l’Ecole ? Trop facile...  "C’est donc bien plus sur la citoyenneté au quotidien qu’il faut miser. Et ça ne coûte pas cher ! Sinon en temps à y consacrer. Mais cela demande une vigilance permanente et parfois des changements de pratiques, voire de mentalité."  18/01/15: Travailler Voltaire, par exemple Fanatisme, par François-Marie Arouet, sur le blog de Paul Jorion  Que recouvre la formule « liberté d'expression », et où s'arrête-t-elle ? « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ? Qu'est ce que le blasphème? etc... De nombreux articles creusent la question et sont un bon départ pour travailler avec les élèves notamment sur la législation en vigueur en Belgique. Par exemple :  Le Monde publie un très bon dossier sur ce thème. Et dans Le Point, on lira l'interview de l'avocat Emmanuel Pierrat "France : un principe de liberté d'expression, 400 textes de censure"    Des témoignages d'enseignants 17/11/15: Attaques : en CP, "sur 26 élèves, 20 n'étaient au courant de rien" par Bruanne, @sinaute sur le site d'Arrêt sur image 08/01/15: Comment parler aux élèves de l’attentat de Charlie Hebdo ? Des profs racontent sur Rue89 comment ils ont parlé de Charlie Hebdo à l’école : « Ils sont intelligents, mes élèves » 10/01/15: Sur Global Voices Des élèves rendent hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo par des dessins 10/01/15: Mattea Battaglia et Benoit Floc'h pour Le Monde: A Saint-Denis, collégiens et lycéens ne sont pas tous « Charlie » 10/01/15: L'Express: que faire quand des élèves défendent des terroristes? 10/01/15: Slate : Ne nous étonnons pas de ce que les profs entendent dans les écoles sur Charlie Hebdo 10/01/15: La très belle lettre de Marie, enseigante : "Pour mes élèves de Seine Saint-Denis" et une autre lettre de Catherine Robert, Isabelle Richer, Valérie Louys et Damien Boussard, également enseignants 11/01/15: Sur Slate Une professeure de collège défend ses élèves de Seine Saint-Denis face aux généralisations 14/01/15: Chouyo: Mes élèves, un drame et des mots 15/01/15: On lira sur aggiornamento hist-geo les échanges d'enseignants d'histoire et de géographie, ils ont fait leur la belle formule "La pédagogie de l’urgence ne libère que de l’écume" (Tribune sur Médiapart)   Santé mentale 12/01/15: Pour Fethi Benslama, psychanalyste, on ne peut pas parler en terme de pathologie et il estime  nécessaire de reconnaitre l'appel au djihad comme un délit (Vidéo AFP 2 minutes) 12/01/15: Le Point de vue de Boris Cyrulnik, neuropsychiatre (Vidéo sur tv7) qui fait un appel à la culture, au théatre, à l'éducation... à la solidarité intellectuellement armée Lol Samia Orosemane : Merci de choisir une autre religion. Et bien sûr, à disposition des établissements scolaires, les équipes mobiles et services de médiation scolaire: Le Service des Equipes mobiles est un dispositif de la Fédération Wallonie Bruxelles qui intervient dans les écoles primaires et secondaires, notamment en cas de situation de crise dans l’école, c’est-à-dire, une situation affectant l’établissement scolaire à la suite d’un fait précis ;  afin de permettre la reprise du dialogue au sein de l’établissement scolaire qui a connu une situation de crise ; de manière anticipative, au cas où l’équipe éducative souhaite se préparer à réagir en situation de crise. Les demandes d’intervention doivent être adressées par le chef d’établissement ou du Gouvernement dans les établissements organisés par la Fédération Wallonie-Bruxelles et du pouvoir organisateur dans les établissements subventionnés. La demande d’intervention doit se faire par fax,  par courriel ou par courrier à la Direction générale de l’Enseignement obligatoire. Emeline THEATRE : equipemobile@cfwb.be - Tél: 02/690.83.13 - Fax: 02/600.09.75 - En cas d’urgence uniquement : 0473/94.84.11 Tout courrier peut être envoyé à : Madame Lise-Anne HANSE, Directrice générale de l’Enseignement obligatoire Bâtiment Les Ateliers - Rue Adolphe Lavallée,1 - 1080 Bruxelles (Molenbeek-Saint-Jean) Le Service de Médiation scolaire est un dispositif de la Fédération Wallonie Bruxelles offert aux écoles secondaires. La médiation vise à favoriser, à conserver ou à rétablir le climat de confiance qui doit prévaloir dans les relations entre élèves, entre élève(s) et professeur(s) ou entre élèves et familles et l'établissement scolaire. Dans un espace de médiation proposé aux acteurs, le médiateur invite au dialogue, à l’échange de point de vue et permet aux parties de chercher leurs propres solutions aux difficultés et tensions vécues. Le service de médiation scolaire peut être sollicité par toute personne ayant un lien direct ou indirect avec l’école pour toute difficulté relationnelle. Les demandes de médiation peuvent être adressées à médiationscolaire@cfwb.be ou en contactant un des coordonnateurs : Pour la Wallonie : Thérèse LUCAS, therese.lucas@cfwb.be, Tél: 02.690.83.69 Gsm: 0473.94.64.55 Pour Bruxelles : Juliette VILET, juliette.vilet@cfwb.be, Tél: 02/690.88.66, Gsm: 0479/65.16.60 OU Claude PRIGNON, claude.prignon@cfwb.be, Tél. : 02/.690.88.65, Gsm : 0473/ 54.36.13   Dès la maternelle, "Le jeu des trois figures" aide les plus jeunes à décoder les images violentes, à augmenter l'empathie et à réduire la violence entre eux. Une formation gratuite est disponible pour les enseignants. Parents, enfants, prenons le temps de vivre ensemble.
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Les manuels scolaires véhiculent des stéréotypes sur le genre dans de nombreux pays

Les manuels scolaires véhiculent des stéréotypes sur le genre dans de nombreux pays | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
Publiée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le
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Outils égalité filles-garçons - Réseau Canopé

Outils égalité filles-garçons - Réseau Canopé | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
Le site internet des Outils pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école a pour objectif de rappeler les grands enjeux de la transmission, à l'école et par l'école, d'une culture de l'égalité entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes.
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Questionner ses pratiques pour les mettre en chantier - Les Cahiers pédagogiques

Questionner ses pratiques pour les mettre en chantier - Les Cahiers pédagogiques | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
Un groupe d'enseignants réuni pour un chantier d'écriture réflexive s'est interrogé sur le temps des apprentissages, sur la différence entre « prendre (...)
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Meirieu : Transmettre

Meirieu : Transmettre | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it

"La ligne de passage entre le forçage et le renoncement est étroite et périlleuse. Transmettre sans assigner à l’identique n’est pas chose facile.

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Qui sont les élèves très faibles ?

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Les élèves les plus faibles ne sont pas les moins travailleurs, nous révèle la dernière livraison de PISA.

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La chronique de Véronique Soulé: Sujet imposé au CFA de Nangis: Caricaturer les profs

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Fonds Houtman - Colloque du 5 février 2016 "De la discrimination à l'inclusion - Des outils pour les milieux scolaires"

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Ce colloque s’adresse aux acteurs du monde de l’école et du monde associatif gravitant autour de l’école qui sont, dans leur pratique quotidienne, confrontés à des enfants et/ou des adolescents issus de l’immigration et victimes de discrimination(s)/d’exclusion.

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Quelles utopies pédagogiques ? - Les Cahiers pédagogiques

Quelles utopies pédagogiques ? - Les Cahiers pédagogiques | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
En ces temps troublés où semblent prévaloir principe de réalité et retour à des formes de conservatisme, consacrer un dossier des Cahiers pédagogiques (...)
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Les Indicateurs de l'enseignement 2015

Les Indicateurs de l'enseignement 2015 | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it

Qui sont les élèves scolarisés en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Quel âge ont-ils ? Quel est leur profil socioéconomique ? Quels parcours scolaires suivent-ils ? Combien quittent l’enseignement avec un diplôme ? Qui sont leurs enseignants ? Combien ça coute ? .... Vous trouverez les réponses à ces questions et à bien d'autres dans la publication 2015 des Indicateurs de l'enseignement

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La « neuro-éducation » dans les médias : ne soyons pas dupes ! | Éduveille

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Philippe Meirieu : « Pour le symbolique, nous n’avons pas grand chose en magasin… »

Philippe Meirieu : « Pour le symbolique, nous n’avons pas grand chose en magasin… » | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
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Comment évaluer l’efficacité des dispositifs éducatifs ? | Éduveille

Lors de présentations en établissements sur le thème de l’évaluation, j’ai coutume d’introduire mes propos par une boutade, en  affirmant que moins une société a confiance en son système éducatif, plus elle multiplie les outils pour l’évaluer et le...
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L'égalité filles - garçons, c'est bon pour les garçons

L'égalité filles - garçons, c'est bon pour les garçons | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
La mode médiatique serait plutôt au retour des écoles non mixtes et à la séparation entre filles et garçons.
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Philippe Meirieu : Enseigner entre « immersion culturelle » et « explicitation analytique »

Philippe Meirieu : Enseigner entre « immersion culturelle » et « explicitation analytique » | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
" Les pratiques pédagogiques sont condamnées à faire dialoguer situations d’immersion et situations d’explicitation." Partant de l'exemple d'une formation d'enseignants au numérique, Philippe Meirieu revient sur ce qu'est l'acte d'enseigner : une...
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Comment surmonter les stéréotypes en maths et français ?

Comment surmonter les stéréotypes en maths et français ? | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it

" Les enseignants, qui sont des modèles importants pour les élèves, peuvent mentionner ouvertement aux élèves que les différentes matières scolaires conviennent, à priori, tout aussi bien aux garçons qu’aux [...]...

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Articles, témoignages et ressources pédagogiques de l'Université de Paix | Université de Paix asbl

Articles de presse, ressources pédagogiques, contenus à la une, témoignages et événements,... Retrouvez ici les archives.
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Grilles et repères pour comprendre les relations conflictuelles

Éduquer à la paix et à la citoyenneté

Règles et sanctions en éducation

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Etude 2015: L’obligation scolaire, le défi de l’émancipation | La Ligue de l’Enseignement

Etude 2015: L’obligation scolaire, le défi de l’émancipation | La Ligue de l’Enseignement | Pédagogie: un peu de tout... | Scoop.it
Etude 2015: L’obligation scolaire, le défi de l’émancipation | La Ligue de l’Enseignement et de l’ Éducation permanente a pour objet la défense et la promotion de l’enseignement public et de l’éducation laïque.
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