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Patient 2.0 et empowerment
Le patient 2.0 e-patient et tout ce qui le concerne ... santé 2.0, m-santé, empowerment, telemedecine, etp
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Des applications sur iPad pour aider les enfants autistes

Des applications sur iPad pour aider les enfants autistes | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Mots clés :autisme, Pathologie neurologique
Par Cyrille VanlerbergheMarc Mennessier - le 01/04/2013Devant le retard de la France dans l'accompagnement des enfants autistes, les parents prennent des initiatives.

À cause notamment du scandale du traitement psychanalytique de l'autisme, qui tente de «soigner» les parents des enfants autistes plutôt que de reconnaître qu'il s'agit d'une pathologie neurologique, la France a pris beaucoup de retard dans la mise en place de structures capables de donner les meilleures chances possibles aux jeunes malades. «Plutôt que de m'insurger ou de crier au scandale, j'ai préféré agir pour que les familles et les structures d'accueil puissent avoir accès le plus facilement possible aux techniques comportementales recommandées depuis 2012 par la Haute Autorité de santé», témoigne Gaele Regnault. Cette mère d'un jeune garçon autiste a fondé la société LearnEnjoy pour développer des applications sur iPad destinées aux enfants souffrant d'autisme ou d'un autre trouble envahissant du développement.

L'écran tactile des tablettes iPad les rend immédiatement accessibles pour des enfants qui ne savent pas lire, et en fait un outil parfait pour les jeunes autistes. Malgré la simplicité de l'interface, et le côté ludique de nombreux exercices, LearnEnjoy est bien plus qu'une simple application de divertissement. Le programme a été intégralement conçu en France, avec l'aide des meilleurs spécialistes en thérapie comportementale dite ABA, et permet d'offrir un programme complet d'apprentissage. «En répétant des exercices d'un niveau de difficulté juste au-dessus du niveau qui est maîtrisé, on arrive à faire progresser l'enfant, et à lui faire acquérir de nouvelles capacités cognitives», explique Gaele Regnault.

Niveaux progressifs

Pour le niveau le plus accessible, appelé Basics, les images sont volontairement très simples et présentées sans arrière-plan afin de ne pas perturber l'enfant dans son identification des objets. «Ce qui nous paraît parfois évident peut ne pas l'être du tout pour un enfant autiste, précise la dirigeante de LearnEnjoy. Il peut par exemple se focaliser sur l'herbe autour de l'image d'une chèvre, et croire que c'est cela qui correspond au mot chèvre.»

Le logiciel permet également d'établir une cartographie des compétences de l'enfant, qui aide à lui proposer les exercices les plus adaptés tout en facilitant la communication entre les parents et les éducateurs. Les trois applications correspondant à trois niveaux progressifs sont disponibles sur l'AppStore pour iPad, et des versions pour tablettes Android sont en développement.

Très en pointe elle aussi, la société Auticiel a développé deux applications iPad qui aident les enfants autistes à comprendre des notions abstraites comme le temps ou les émotions. Autimo leur permet ainsi de reconnaître et d'interpréter différentes expressions de visage chez autrui. Lancée aujourd'hui, Time In fournit aux jeunes patients des repères temporels personnalisés qui leur permettent de mieux évaluer la durée de leurs activités et de se représenter le temps qui passe sans même savoir lire l'heure.


Via FestivalCommunicationSanté
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Les patients-experts jouent un rôle essentiel en ETP

Les patients-experts jouent un rôle essentiel en ETP | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Développer une approche humaniste de la personne vivant avec une maladie chronique, telle est l’une des résolutions mises en avant par la fondation Roche

 

Les patients-experts jouent un rôle essentiel10 déc. 2012Proposé par La Voix des PatientsVu sur Un sujet de Voix des patients


Cette jeune femme souffre de plusieurs maladies chroniques depuis près de douze ans. Autant dire qu’elle sait à quoi ressemble le quotidien des personnes qui sont dans le même cas. Enthousiaste et motivée par l’idée de faire avancer les lignes pour optimiser le bien-être des patients, elle s’est engagée pour améliorer l’éducation thérpeutique du patient (ETP).

 
“Je me suis impliquée au sein de l’association François Aupetit, tout d’abord en tant que bénévole, puis en tant que salariée” raconte-t-elle. Elle s’est intéressée particulièrement à l’éducation thérapeutique en se formant et en coordonnant des programmes, et par la suite, elle a fondé la société e-PEx, un organisme de formation en ETP.

“L’objectif des programmes en éducation thérapeutique, qui se déroulent sous forme d’entretien individuel ou d’atelier collectif : aider les patients à mieux vivre avec leur maladie au quotidien. Ainsi, on les accompagne pour apprendre à mieux gérer leur fatigue ou à expliquer leur maladie à leur conjoint par exemple” témoigne Christelle Durance.

Elle explique que ces programmes sont animés le plus souvent uniquement par des soignants (médecins, infirmiers, …) qui ont suivi une formation validante en éducation thérapeutique. Mais elle précise qu’il est important, voire indispensable, d’intégrer des patients-experts, ce que la loi incite de plus en plus à faire.

Et de conclure : “Qui mieux que les patients-experts connaît le quotidien des malades? Ce qui fonctionne vraiment bien, c’est de les faire intervenir aux côtés des soignants, dans le cadre de binômes. Ce n’est qu’ensemble que l’on peut créer un système efficace”

 
C’est pourquoi les formations en ETP qu’elle propose au sein d’e-PEx, s’adressent aussi bien à des soignants qu’à des patients-experts. Ainsi les uns comme les autres peuvent intervenir dans ces programmes et cette complémentarité leur permet d’être au plus proche des besoins et attentes des maladies chroniques.

Elle confirme qu’à l’heure actuelle, les répercussions de la maladie sur le quotidien des patients sont insuffisamment prises en compte et que le développement d’une education thérapeutique co-construite soignants/patients-experts permettrait de répondre à ce besoin très souvent exprimé par les malades.

Lire l'article en entier   

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Les patients-experts jouent un rôle essentiel en ETP

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Développer une approche humaniste de la personne vivant avec une maladie chronique, telle est l’une des résolutions mises en avant par la fondation Roche

 

Les patients-experts jouent un rôle essentiel10 déc. 2012Proposé par La Voix des PatientsVu sur Un sujet de Voix des patients


Cette jeune femme souffre de plusieurs maladies chroniques depuis près de douze ans. Autant dire qu’elle sait à quoi ressemble le quotidien des personnes qui sont dans le même cas. Enthousiaste et motivée par l’idée de faire avancer les lignes pour optimiser le bien-être des patients, elle s’est engagée pour améliorer l’éducation thérpeutique du patient (ETP).

 
“Je me suis impliquée au sein de l’association François Aupetit, tout d’abord en tant que bénévole, puis en tant que salariée” raconte-t-elle. Elle s’est intéressée particulièrement à l’éducation thérapeutique en se formant et en coordonnant des programmes, et par la suite, elle a fondé la société e-PEx, un organisme de formation en ETP.

“L’objectif des programmes en éducation thérapeutique, qui se déroulent sous forme d’entretien individuel ou d’atelier collectif : aider les patients à mieux vivre avec leur maladie au quotidien. Ainsi, on les accompagne pour apprendre à mieux gérer leur fatigue ou à expliquer leur maladie à leur conjoint par exemple” témoigne Christelle Durance.

Elle explique que ces programmes sont animés le plus souvent uniquement par des soignants (médecins, infirmiers, …) qui ont suivi une formation validante en éducation thérapeutique. Mais elle précise qu’il est important, voire indispensable, d’intégrer des patients-experts, ce que la loi incite de plus en plus à faire.

Et de conclure : “Qui mieux que les patients-experts connaît le quotidien des malades? Ce qui fonctionne vraiment bien, c’est de les faire intervenir aux côtés des soignants, dans le cadre de binômes. Ce n’est qu’ensemble que l’on peut créer un système efficace”

 
C’est pourquoi les formations en ETP qu’elle propose au sein d’e-PEx, s’adressent aussi bien à des soignants qu’à des patients-experts. Ainsi les uns comme les autres peuvent intervenir dans ces programmes et cette complémentarité leur permet d’être au plus proche des besoins et attentes des maladies chroniques.

Elle confirme qu’à l’heure actuelle, les répercussions de la maladie sur le quotidien des patients sont insuffisamment prises en compte et que le développement d’une education thérapeutique co-construite soignants/patients-experts permettrait de répondre à ce besoin très souvent exprimé par les malades.

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Éducation thérapeutique: une étude confirme l’utilité du SMS dans la prise médicamenteuse | www.ap-hm.fr | E-patients, e-patients 2.0

Éducation thérapeutique: une étude confirme l’utilité du SMS dans la prise médicamenteuse | www.ap-hm.fr | E-patients, e-patients 2.0 | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
RT @NoelDominique: SMS et observance médicamenteuse @sabinecoulon #esante #educationtherapeutique http://t.co/6hdSdvVV0i via @EmilieDeMarco (RT @FestiComSante: Éducation thérapeutique: une étude confirme l’utilité...

Via loubna
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Observia lance un service novateur pour les patients diabétiques

Observia lance un service novateur pour les patients diabétiques | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

La société Observia lance un programme de soutien et d’information à destination des patients diabétiques via leur téléphone portable. Découverte.

Ce programme, réalisé en collaboration avec l’Association AXA Prévention, l’Association Française des Diabétiques et le service de diabétologie et d’endocrinologie de l’Hôpital Saint-Louis, s’adresse aux patients ayant des difficultés à suivre leur traitement au quotidien, en prenant le relais de l’équipe médicale entre deux rendez-vous ou deux visites.

En collaboration avec les associations de patients et les sociétés savantes, Observia a ainsi développé une plateforme web qui permet aux professionnels de santé d’envoyer des messages sur le téléphone portable de leurs patients concernant leurs traitements (information, rappel de prises), leurs rendez-vous médicaux, la pathologie ou encore l’alimentation.

www.observia.fr

Ce service s’inscrit dans le cadre réglementaire des systèmes d’information santé défini par l’ASIP Santé (Récépissé CNIL, hébergement agréé des données de santé à caractère personnel).

Ce sont les pharmaciens, du fait de leur proximité avec les patients, qui seront principalement équipés de la plateforme Observia pour le projet sur le diabète. 850 pharmacies membres de réseaux partenaires du projet (Giphar, Qualipharm), pourront ainsi au cours des deux prochaines années accompagner 10 000 patients diabétiques.


Via Pharmacomptoir / Corinne Thuderoz, Dominique Godefroy, Geraldine GOULINET
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Dossier CES 2013 : La e-santé | 3egroup

Dossier CES 2013 : La e-santé | 3egroup | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Le domaine de la e-santé est un domaine qui explose, notamment chez les fabricants américains. Il faut dire qu'en absence de système de sécurité sociale comme le Photo-09-01-13-08-58-28 nôtre, cette population a pris ...
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(2012) Plan d'action sur la santé en ligne de la Commission ... - C hronisanté

(2012) Plan d'action sur la santé en ligne de la Commission ... - C hronisanté | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
(2012) Plan d'action sur la santé en ligne de la Commission ...
C hronisanté
Les services de la Commission se sont penchés sur la législation de la télémédecine transfrontalière [2] (téléradiologie, téléconsultation, télésurveillance...).
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L’affichage interactif, une tendance digitale qui se démocratise enfin ! | Agence de Communication Digitale Access Dev | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante...

L’affichage interactif, une tendance digitale qui se démocratise enfin ! | Agence de Communication Digitale Access Dev | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante... | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
L’affichage interactif, une tendance digitale qui se démocratise enfin !
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Des projets de Recherche et Développement très novateurs alliant serious games et nouvelles technologies au service de la santé | GENIOUS Interactive

Des projets de Recherche et Développement très novateurs alliant serious games et nouvelles technologies au service de la santé | GENIOUS Interactive | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Via Geraldine GOULINET
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Diabète : l'industrie pharmaceutique surfe sur les réseaux sociaux

Diabète : l'industrie pharmaceutique surfe sur les réseaux sociaux | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Les personnes souffrant de maladies chroniques, comme le diabète, ont investi les réseaux sociaux en masse pour s'informer et se soutenir. Il n'a pas fallu longtemps à l'industrie pharmaceutique po...

Via Rémy TESTON, Geraldine GOULINET
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Réseau CHU: Cardiologie : l'envoi de SMS aux patients améliore le suivi des traitements

Réseau CHU: Cardiologie : l'envoi de SMS aux patients améliore le suivi des traitements | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Via Geraldine GOULINET, Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Carenity et les maladies chroniques en infographies

Carenity et les maladies chroniques en infographies | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Pour accompagner les personnes atteintes de maladies chroniques dans la gestion quotidienne de la maladie, le réseau social Carenity propose de nombreux outils sur sa plateforme. Découverte en infographie.

Via Pharmacomptoir / Corinne Thuderoz, dbtmobile
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La m-santé doit-elle évoluer pour permettre une adoption généralisée ? | eSanté & Télémédecine

La m-santé doit-elle évoluer pour permettre une adoption généralisée ? | eSanté & Télémédecine | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
D’après une enquête mondiale « Emerging mHealth: paths for growth » conduite par l’Economist Intelligence Unit (EIU) pour PwC, l’adoption généralisée des mobiles dans la santé est considérée comme ...
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Le médecin, le malade et l’éducation thérapeutique

Le médecin, le malade et l’éducation thérapeutique | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Résumé : La médecine actuelle fait face à de grands bouleversements dans l’abord des malades chroniques qui représentent aujourd’hui, et de loin, la majorité des consultations. Des nouvelles pratiques se mettent en place, notamment parce que ces maladies suggèrent nombre de changements de comportements. L’éducation thérapeutique propose des pistes pour l’accompagnement du soin. Avec un patient impliqué, il devient possible de s’allier contre la maladie. L’éducation thérapeutique développe des compétences psycho-pédagogiques et un vrai partenariat dans une relation qui se veut respectueuse de la personne : une médecine humaniste.
Une formation adaptée à la maladie chronique

Aujourd’hui, nombre d’affections aiguës peuvent être remarquablement et efficacement diagnostiquées et traitées. Mais cette médecine de l’aigu peut se révéler impuissante face à la maladie chronique, condition demandant un vrai partenariat avec le patient.

 

Une formation adaptée à la maladie chronique

Aujourd’hui, nombre d’affections aiguës peuvent être remarquablement et efficacement diagnostiquées et traitées. Mais cette médecine de l’aigu peut se révéler impuissante face à la maladie chronique, condition demandant un vrai partenariat avec le patient. En effet, le malade est malheureusement encore trop souvent exclu des décisions et du processus de soin. Le vocabulaire de la médecine reflète toujours une situation soignant-actif avec un soigné-passif : on parle de médecin qui « intervient », « prescrit » une « ordonnance » au « patient » « bénéficiant » du soin, « traité », passif et « observant ». Le soignant, formé pour les situations d’urgence, peut garder toute l’information médicale, ne pas la partager (ou de manière inadéquate) avec la personne en soins, pour des raisons d’économie de temps ou pour conserver un pouvoir [1]

Principes de l’éducation thérapeutique par le patient

L’apparition d’internet a eu deux conséquences majeures sur la relation soignant-soigné. Dans un premier temps, le web a constitué une gigantesque bibliothèque accessible à tous. Le patient, piochant dans cette masse d’information, s’est trouvé en porte-à-faux vis-à-vis du médecin : il accédait certes à de l’information, mais ne possédait pas les connaissances nécessaires pour la traiter, comme l’a montré Sournies [2].

Il y a déjà 10 ans, Jadad publiait dans le BMJ [3] un article titré Promoting partnerships : Challenges for the Internet age (Promouvoir le partenariat, défi pour l’ère internet). Un dessin dans cet article, devenu célèbre depuis, illustrait toute la difficulté de l’asymétrie d’information.

"Désolé docteur, mais je dois encore vous contredire". Sur le dossier "Téléchargements internet"

Pour beaucoup de soignants, la place d’internet dans leur relation avec le patient est restée figée sur la symbolique de cette image : internet est essentiellement vécu comme une source de perturbation de la relation médecin-malade. La réaction académique est alors unanime : il faut contrôler internet, l’encadrer, valider son contenu. C’est une préoccupation compréhensible mais malheureusement obsolète [4]. La fondation suisse HON, suivie par la Haute Autorité de Santé française, a compris que cette validation sur le fond était illusoire, face à un media aussi gigantesque et surtout aussi mouvant qu’internet [5].

Internet a connu une évolution notable avec la généralisation de l’ADSL et des sites communautaires (forums, listes de discussions, réseaux sociaux). Nous avons vu que dans un premier temps, les patients avaient consulté l’information médicale disponible sans trop savoir quoi en faire. Mais en échangeant intensément entre eux, les malades chroniques élaborent désormais leur propre base de connaissance.

Cette base de connaissance s’appuie sur leur expérience vécue de la maladie, de l’addiction, des examens complémentaires, des médicaments, des interventions chirurgicales et enfin de leur relation avec leur soignants. Les médecins, en tant que lien obligatoire et unique entre les malades, assuraient jusqu’alors la mission de collection-diffusion de cette information. En informatique, on parle d’architecture client-serveur : un point de passage obligatoire (le serveur) relie tous les clients.

Depuis que les patients peuvent facilement échanger entre eux en dehors du médecin, leur connaissance s’enrichit de façon exponentielle. Certes, elle ne subit plus le filtre du professionnel qui extrait ce qui paraît pertinent du "bruit" apporté par le néophyte ; mais c’est volontairement que j’ai choisi le verbe subir : cette centralisation/sélection/reformulation appauvrit considérablement la connaissance globale contenue dans le vécu des patients qui en est dépossédé. De plus, la connaissance liée à l’aspect purement humain de la relation entre le soignant et le soigné souffre du biais majeur de sa gestion exclusive par une des parties.

Pour avoir un idée de l’effet réducteur sur la connaissance médicale de la centralisation de l’information par le soignant, imaginons deux exemples :
 Une réunion de travail dans laquelle le modérateur serait seul à entendre les interventions, qu’il résumerait ensuite aux autres participants avant de redistribuer la parole.
 Un congrès dans lequel les discussions informelles (et notamment "de couloir") entres participants seraient impossibles.

Inutile de les commenter : chacun comprend l’effet sclérosant de l’exclusion du dialogue circulaire.

L’architecture de la communication autour de la maladie a donc évolué, comme en informatique, en passant du modèle client-serveur (patient-médecin) au pair-à-pair (patient-patient). Au sein de ces patients, certains occupent une place plus importante que d’autres par l’étendue de leur réseau et leur implication dans la gestion de la connaissance du groupe : les patients-experts.

Les patients atteints de maladies chroniques ou d’addictions élaborent donc une nouvelle base de connaissance orientée patient. Base de connaissance informelle, mal systématisée, non hiérarchisée, mais d’une grande valeur par son volume. Une des meilleures démonstration de la richesse de cette connaissance est matérialisée par la réaction du soignant-malade qui intègre un groupe de patients atteints de son mal. Dans un premier temps, il est souvent déstabilisé par la disparition de son statut de soignant au milieu de ses compagnons d’infortune ; mais le malaise laisse rapidement la place à l’enthousiasme, à l’émerveillement devant la dynamique du groupe, l’intelligence collective qui s’en dégage, et la qualité de l’expertise, elle aussi collective, qui en émerge. J’ai proposé d’appeler cette évolution médecine 2.0 faisant ainsi référence au concept de web 2.0 qui le sous-tend.

Ce n’est pas le patient qu’il faut éduquer, mais le médecin

Comme vous l’avez compris, cet article publié un premier avril inflige une "queue de poisson" à un concept en miroir, l’éducation thérapeutique du patient qui consiste à former le patient à sa propre maladie. Cela peut paraître absurde après ce que vous venez de lire, mais c’est pourtant dans ce sens que l’expression éducation thérapeutique est généralement employée.

Certes, le diabétique ou l’asthmatique découvrant sa maladie est souvent heureux de recevoir des explications détaillées sur le traitement, ses modalités et ses risques. Mais à l’heure d’internet, cet enseignement par le soignant n’a plus beaucoup de sens. C’est au contraire le patient-expert, par son expérience personnelle et ses échanges avec d’autres patients, qui est le mieux à même de former les patients-débutants.

Ce qui est nouveau, et révolutionnaire, c’est que ces patient-experts, seuls ou surtout en groupe, peuvent contribuer à former les soignants et surtout les médecins. Ce retour d’expérience est indispensable à la progression de la connaissance académique et à des soins de qualité optimale. Ceux, assez rares, qui animaient des groupes de patients bien avant qu’internet n’existe en ont déjà témoigné.

L’éducation thérapeutique ne peut avoir lieu à sens unique. Elle doit aussi et peut-être surtout assurer un complément de formation des médecins par les patients. Sans aller jusqu’à faire retourner le médecin sur les bancs de l’école des patients-experts, il est possible de mettre en oeuvre des sessions de partage d’informations bilatérales. Ces sessions peuvent consister en des tables rondes et pourquoi pas des forums internet dédiés à cette relation. Il semble d’ailleurs que l’anonymat permis par les forums puisse jouer un rôle libérateur vis-à-vis des réticences de certains soignants ou de la timidité de certains patients. Ce qui est très important, dans mon expérience [6], est l’acceptation de l’abolition de toute échelle de valeur de la connaissance dans ces échanges. Le patient peut contester la vision optimiste de l’effet thérapeutique d’un traitement, ou la réputation de bénignité d’une exploration, sans que son vécu soit nié comme c’est trop souvent le cas dans la relation singulière soignant-soigné. Lorsque qu’un tel vécu est confirmé par le groupe, face au médecin en situation d’apprenant, une nouvelle écoute s’installe et les deux bases de connaissances (médicale et patiente) fusionnent pour le plus grand bénéfice des deux parties.

Il serait injuste d’affirmer que personne ne perçoit l’intérêt d’une éducation réciproque, elle commence à poindre timidement ça et là.

Une finalité accessoire non négligeable

Sous le couvert d’éducation thérapeutique du patient telle qu’elle est promue actuellement, c’est surtout l’industrie du médicament qui cherche à pénétrer au domicile du patient afin de le fidéliser à ses produits. Il est clair que le financement de cette "éducation" ne pourra être assuré par des pouvoirs publics exsangues. Malgré les garde-fous, il surviendra ce qui est arrivé à "l’éducation" des médecins : les firmes pharmaceutiques financeront volontiers ce qu’elles souhaitent contrôler. Dans leur logique commerciale, elles auraient tort de s’en priver. Or c’est le rôle des derniers garants de la déontologie, qu’ils soit institutionnels, individuels ou associatifs, de constituer le dernier rempart entre le patient et le marketing pharmaceutique. Depuis que le monde existe, aucune charte ni réglementation n’a jamais pu empêcher celui qui paye de dicter sa loi (sauf à faire un don dans un pot commun, solution généralement refusée par les industriels qui souhaitent un retour sur investissement).

Dans le même registre, une finalité non négligeable de l’éducation thérapeutique du médecin par le patient réside dans la remise en cause du lien privilégié et délétère entre les soignants et les firmes pharmaceutiques. Ne voyez pas là une obsession paranoïaque dirigée contre une industrie fondamentale dans notre société. Mais de congrès en symposiums, de formations médicales continues en séminaires exotiques, de consensus mous en recommandations sous influences, la relation fondamentale entre le soignant et le soigné se distend au profit d’autres intérêts dont le patient devient l’alibi, "l’ordonné", voire le "matériel" de recherche. En occupant une position pédagogique, le patient sera à même de rivaliser avec ces concurrents richement dotés, et de faire réaliser au soignant ses écarts éventuels par rapport à sa mission première : aider autrui.

Je voudrais terminer en m’excusant auprès de Grégoire Lagger, Monique Chambouleyron, Aline Lasserre-Moutet et André Giordan dont j’ai honteusement volé les premiers paragraphes du remarquable article dédié à l’éducation thérapeutique [7], paru dans la revue Medecine en 2008, et dont je conseille la lecture comparée à ce document pour mesurer l’évolution du concept.

Dernière minute : Ce même 1er avril, un poisson très proche a été posté, semble-t-il par une association de patients. Ce document prétendait émaner de l’INPES (Institut National d’Education pour la Santé), le célèbre marchand de primeurs :

L’INPES édite des documents destinés aux patients qui, dans leur vie, ont souvent affaire aux professionnels de santé. Comment leur parler ? Comment tenir compte de ce qu’il sont pour arriver à se faire soigner ? L’enjeu est de taille pour les patients qui, dans le contexte actuel, devront de toute façon consulter moins pour consulter mieux.

Décryptage.

Patients, les 7 commandements à retenir pour contribuer à l’éducation de votre professionnel de santé.

1. Dites bonjour à votre professionnel de santé et présentez-vous, lors d’une consultation aussi bien que lors d’une hospitalisation. Les soignants peuvent ressentir de la gêne, voire des traumatismes de degrés variés, lorsqu’ils se rendent compte qu’ils se trompent de personne dans des situations d’examen, de suivi ou d’intervention.

2. En contrepartie, exigez toujours du professionnel de santé qu’il se présente et dise bonjour, même dans le cadre d’une hospitalisation. Certains soignants le prennent mal. Soyez poli, mais ferme. Le maintien d’une courtoisie élémentaire est de votre responsabilité.

3. Informez toujours votre professionnel de santé des raisons de votre visite, des questions et demandes que vous souhaitez partager avec lui. Cela doit se faire dans une idée de dialogue : incitez-le, par des questions simples et bienveillantes, à reformuler ce qu’il comprend de la situation et à exprimer son ressenti. Il est essentiel que le professionnel de santé se sente écouté, informé et respecté.

4. Tout en préservant la liberté de pensée de votre médecin et en veillant à le faire participer à la décision, vous devez mettre une grande conviction à le convaincre que vous êtes la personne concernée en premier lieu par le choix du traitement, que vous avez la capacité de réfléchir et de prendre les décisions qui vous concernent à partir des informations qu’il partage avec vous. Il est recommandé d’obtenir une compréhension et l’adhésion du médecin par une information adaptée et transmise avec tact et humanité.

5. Votre professionnel de santé n’est pas tenu de rester au courant des dernières avancées en matière de diagnostic et de traitement. Il ne connaît pas forcément les recommandations des organismes nationaux tels que l’INPES, l’HAS, l’AFSSAPS, et a très rarement accès aux publications non francophones. Lorsqu’il vous propose une conduite thérapeutique ou des examens complémentaires, demandez-lui toujours s’il dispose de recommandations nationales ou internationales à ce sujet, et de quelle année elles datent. S’il ne connaît pas l’existence d’organismes susceptibles d’émettre des recommandations, changez de sujet. S’il vous répond que les experts qui rédigent les recommandations sont tous des vendus, approuvez par des grognements.

6. Précipitez-vous sur Internet pour vérifier si la conduite que votre professionnel de santé vous propose est cohérente avec les recommandations des organismes nationaux et internationaux. Si elle ne l’est pas, dites-vous que les experts de ces organismes sont tous des vendus. Imprimez néanmoins les résumés des recommandations et allez nuitamment les glisser sous les essuie-glaces du véhicule de fonction de votre professionnel de santé. Ne les envoyez surtout pas à son cabinet : il ne les lirait jamais.

7. Vous devez prêter attention aux signes de conduites addictives ou aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC) de votre professionnel de santé. Un signe d’appel à connaître est la rédaction effrénée d’ordonnances, parfois sans rapport avec les attentes d’écoute et de compréhension que vous, patient, tentez d’exprimer.

Patients, l’accompagnement de vos professionnels de santé est une mission de santé publique qui fait partie de vos responsabilités. Prenez-la au sérieux !

Notes

[1] Albano MG, D’Ivernois JF, Haaran G. Quand les médecins se font pédagogues. La médecine à l’école. CRAP Cahiers pédagogiques. 2001:399-402.

[2] Sournies G. L’information de l’usager de santé au regard de la loi du 4 mars 2002 accès.

[3] Jadad AR. Promoting partnerships : Challenges for the Internet age. British Medical Journal (1999) 319:761–764.accès.

[4] Dupagne D. Internet et médecine - D’inévitables rapports de proximité ? Médecine. Volume 3, Numéro 8, 374-7, Octobre 2007. [accès.

[5] La HAS a introduit une validation fondée sur les règles éditoriales simples de la fondation HON. Faute de pouvoir valider le contenu, ce qui est impossible, elle valide la déontologie du site.

[6] L’auteur participe depuis une douzaine d’années à ce type d’échanges sur internet, notamment sur le site www.atoute.org. Les échanges les plus passionnants concernent les thèmes : schizophrénie, arrêt de l’alcool, rapports soignants/soignés ou des discussions dédiées à une maladie donnée.

[7] Éducation thérapeutique 1re partie : origines et modèle Médecine. Volume 4, Numéro 5, 223-6, Mai 2008. accès.


Via Françoise Soros, Geraldine GOULINET
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La télémedecine permet d’améliorer de 40% l’accès aux soins en cas d’AVC (étude)

La télémedecine permet d’améliorer de 40% l’accès aux soins en cas d’AVC (étude) | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Une étude menée par la Perelman School of Medicine de l’Université de Pennsylvanier démontre que les programmes de télémédecine permettent d'élargir la couverture des soins post-AVC d’environ 40 %.

Via FestivalCommunicationSanté
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Le futur de la santé sera mobile ou ne le sera pas - Demain la veille | News Pharma by Pharmacomptoir

Le futur de la santé sera mobile ou ne le sera pas - Demain la veille | News Pharma by Pharmacomptoir | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Le potentiel de l'usage des technologies nouvelles dans le domaine de la santé n'est plus à prouver mais reste encore à exploiter. Avec le développement de la e-santé, l'autre corollaire, à savoir la m-santé devient encore ...

Via Thierry Geufroi, Caroline Crousillat, dbtsante
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Patient 2.0 : un changement profond de la relation médecin-patient ayant un impact sur le secteur de la santé

Patient 2.0 : un changement profond de la relation médecin-patient ayant un impact sur le secteur de la santé | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
La révolution numérique touche la santé au même titre que les autres pans de notre vie personnelle et professionnelle.

Via Geraldine GOULINET
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Éducation thérapeutique: une étude confirme l’utilité du SMS dans la prise médicamenteuse

Une étude publiée en février 2013 par la revue « international journal of… (éducation thérapeutique: une étude confirme l’utilité du SMS dans la prise médicamenteuse http://t.co/yURJ73XWdF)...
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Quantified Self : les recommandations de la CNIL | e-santé

Quantified Self : les recommandations de la CNIL | e-santé | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Apparu en Californie dès 2007, le « Quantified Self » désigne la pratique de la « mesure de soi », qui consiste à mieux se connaître en mesurant des données relatives à son corps et à ses activités.
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Oncobook : protocoles de chimiothérapie sur iPhone | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante et telemedecine, m learning , e marketing , etc

Oncobook : protocoles de chimiothérapie sur iPhone | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante  et telemedecine, m learning , e marketing , etc | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Une nouvelle application mobile présentant les principaux protocoles de chimiothérapie utilisés dans le traitement des tumeurs solides est désormais disponible : Oncobook. Présentation. Réalisée pa...
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Les 13 objets connectés qui vont bouleverser votre vie | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante et telemedecine, m learning , e marketing , etc

Les 13 objets connectés qui vont bouleverser votre vie | Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante  et telemedecine, m learning , e marketing , etc | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Les objets deviennent intelligents et les applications infinies. "Le Nouvel Observateur" vous propose une sélection de 13 objets qui vont changer votre quotidien.
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25 manières de réduire le taux d'abandon dans vos parcours e-learning : partie I

25 manières de réduire le taux d'abandon dans vos parcours e-learning : partie I | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Welcome to the problem a lot of people in the eLearning industry don't like to talk about -- high dropout rates for eLearning courses .
Witho

Via Geraldine GOULINET
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Les capacités inattendues de la console Kinect | E-éducation thérapeutique

Les capacités inattendues de la console Kinect | E-éducation thérapeutique | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Retour, en plusieurs exemples, sur les potentialités insoupçonnées de ce périphérique de jeu. (http://t.co/8K83q07Kgm)

Via loubna
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Le marché de l'e-santé à la loupe

Le marché de l'e-santé à la loupe | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Xerfi-Precepta a publié une étude portant sur une analyse du marché de l'e-santé. Estimé à 2,4 milliards d'euros en 2012, celui-ci devrait continuer de croître à un rythme de 4% à 7% d'ici 2017.
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Automesure – En débat

Automesure – En débat | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Via EVELYNE PIERRON
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