Patient 2.0 et em...
Follow
Find
1.3K views | +1 today
 
Rescooped by dbtsante from Pharmabook
onto Patient 2.0 et empowerment
Scoop.it!

Des objets connectés pour assister les personnes atteintes de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson touche 1,5 % de la population de plus de 65 ans. La dégénérescence d’un certain type de neurones donne lieu à divers symptômes : tremblement des mains dans l’exécution d’une série de geste et lenteur des mouvements (akinésie). Afin de faciliter la vie quotidienne des personnes atteintes de cette maladie ainsi que d’autres pathologies dites neurodégénératives, la société Lift Labs de San Francisco a conçu une cuillère qui supprime ces tremblements. Des capteurs dans la poignée de la cuillère détectent les mouvements involontaires d’un bras de l’utilisateur. Les moteurs réagissent instantanément en déplaçant la fixation de la cuillère dans le sens opposé, annulant sensiblement le mouvement initial. La société Lift Labs développe également l'application Pulse Lift (qui permet de mesurer la fréquence et l’amplitude des tremblements à l’aide de capteurs dans les smartphones) et Lift Stride (qui aide les malades de Parkinson à marcher en leur permettant d’ajuster la cadence d’un tremblement juste au-dessus de leur vitesse de marche) (Source : InfoHighTech).
Via Emmanuel Capitaine , FestivalCommunicationSanté, nathalie Bissot-Campos de l'amfe, dbtmobile, Hervé Denudt, Philippe Loizon
more...
No comment yet.
Patient 2.0 et empowerment
Le patient 2.0 e-patient et tout ce qui le concerne ... santé 2.0, m-santé, empowerment, telemedecine, etp
Curated by dbtsante
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by dbtsante from l'e-santé en général et en particulier
Scoop.it!

Le futur de la santé sera mobile ou ne le sera pas - Demain la veille | News Pharma by Pharmacomptoir

Le futur de la santé sera mobile ou ne le sera pas - Demain la veille | News Pharma by Pharmacomptoir | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Le potentiel de l'usage des technologies nouvelles dans le domaine de la santé n'est plus à prouver mais reste encore à exploiter. Avec le développement de la e-santé, l'autre corollaire, à savoir la m-santé devient encore ...

Via Thierry Geufroi, Caroline Crousillat
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Télésanté, e-santé
Scoop.it!

[infographie] la transformation digitale de l'hôpital

[infographie] la transformation digitale de l'hôpital | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
2 milliards d'euros ont été dépensés pour l'informatique et les télécoms dans le secteur de la santé en France en 2013. L'hôpital de demain est en marche et le numérique est au cœur de son évolution.

Via TéléSanté Centre
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from E-patients, e-patients 2.0
Scoop.it!

De la chambre au bloc opératoire, le « serious game » s’impose à l’hôpital - Rue89

De la chambre au bloc opératoire, le « serious game » s’impose à l’hôpital - Rue89 | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Se laver les mains, ne pas bouger pendant une IRM : de plus en plus de médecins ont recours aux « serious games », des jeux vidéo pédagos, pour informer les patients, notamment les enfants et personnes âgées.

 


Une caméra filme l’usage du jeu par le visiteur au Centre hospitalier de Lille, le 11 mars 2015 (Robin Prudent/Rue89)

(De Lille) Dans le hall du Centre hospitalier de Lille, une dame d’une cinquantaine d’années aux cheveux gris joue sur une tablette. Sur l’écran, pas de « Candy Crush », mais une jeune fille qui se rend à l’hôpital et doit se laver les mains correctement avant d’approcher son grand-père.

Autour de la joueuse, César Boog et Séverine Loiseau, ergonomes au Centre d’investigation clinique de Lille, observent son avancée dans le jeu. Elle bloque à un niveau :

« Déjà que j’ai du mal sur l’ordinateur, là, je ne vois pas très bien. Moi, j’aurais mis de l’eau avant le savon ! »

Séverine Loiseau lui donne des indications et la rassure :

« Vous avez le droit de vous tromper ! »

Inspection ergonomique pour jeu vidéo

Les deux ergonomes sont chargés de tester la maniabilité et le caractère ludique du « serious game » (un jeu vidéo ludique mais aux intentions sérieuses) « Le Secret de l’amarante », avant qu’il ne soit disponible pour le grand public :

« Dans un jeu classique, il faut de nombreuses difficultés pour que le joueur ne gagne pas tout de suite. Dans un serious game, il faut suffisamment de challenge pour accrocher le joueur mais qu’il puisse aussi accéder à la totalité du message. »


César Boog, ergonome, réalise un test du jeu (Robin Prudent/Rue89)

Le jeu a déjà fait l’objet d’une inspection ergonomique. Il est maintenant confronté à ses utilisateurs cibles, patients et visiteurs de l’hôpital :

« Certains n’arrivent pas à sortir de la salle de bain et n’arrêtent pas de cliquer sur la même flèche. On recueille ces données, leurs commentaires et difficultés, pour proposer aux développeurs des recommandations. »

Changer les vieilles méthodes

Dans un bâtiment annexe, au service des maladies nosocomiales, une affiche est fixée sur un mur jauni. « Se protéger n’est pas ridicule » scande un Guillaume Tell en armure. Une ancienne méthode de prévention, pas toujours efficace. Le docteur Bruno Grandbastien, en charge des risques infectieux, veut donc trouver de nouveaux moyens pour faire changer le comportement des patients et des visiteurs :

« Il n’y a plus grand monde qui peut dire “Je ne sais pas ce qu’il faut faire”, mais le problème, c’est de passer des connaissances aux actes. Avec ce serious game, on délivre un message de manière ludique, non académique mais tout de même important. »


Le docteur Grandbastien près d’un terminal tactile (Robin Prudent/Rue89)

Il a été contacté par CCCP, une entreprise de jeux vidéo, pour suivre le développement de ce projet :

« L’outil m’est apparu intéressant car il met le public en situation pour réimplémenter les bons réflexes. Nous aimerions qu’il soit disponible sur les tablettes installées dans toutes les chambres de l’hôpital. »

Des jeux jusqu’au bloc opératoire

Un peu partout en France, le serious game s’est immiscé dans les différentes composantes de l’hôpital. Dans les salles d’attente pour sensibiliser les visiteurs, sur les terminaux tactiles des lits des patients pour les accompagner dans leurs opérations, ou dans les salles de formation des étudiants pour les préparer au bloc opératoire.

Ce dernier type d’immersion interactive est très formateur selon le professeur Erwan L’Her, directeur du service Simulation apprentissage du CHRU de Brest (Cesim) :

« Nous sommes en train de concevoir un jeu autour de la médecine respiratoire. Avec trois scénarios, l’un pour les médecins généralistes, l’un dans une ambulance d’un Samu et l’un à hôpital. Les apprenants doivent faire face à différents problèmes respiratoires et trouver les outils disponibles pour apporter des soins. »

Mais ce type d’expérience est encore rare dans les jeux vidéo. La principale cible des serious games reste le public étranger au milieu médical : patients ou visiteurs. Des personnes qui vont entrer dans un univers qu’elles connaissent mal, avec ses risques et son règlement strict.

Des jeux prescrits par des pédiatres

Chez CCCP à Valenciennes (Nord), on a bien compris que l’immersion permise par un serious game pouvait rassurer les enfants. L’entreprise a ainsi multiplié les jeux pour les services hospitaliers de la région Nord-Pas-de-Calais. Didier Quentin, directeur créatif, feuillette son catalogue spécialisé :

« Nous avons développé “Ludomedic”, une plateforme médicale ludique avec plusieurs scénarios. Dans un des parcours, le fil rouge est que l’un des enfants doit passer une IRM. Il y a toute une quête avec des jeux où il faut bouger le moins possible pour que l’image soit nette. Après ça, l’enfant comprend ce qu’il devra faire “in real life” [dans la vraie vie, ndlr]. »

Depuis, certains pédiatres indiquent l’adresse web du jeu sur leur carte de visite pour que les enfants se préparent à la maison.


Une borne « Ludomedic », disponible dans plusieurs hôpitaux (Robin Prudent/Rue89)

Une confiance mutuelle qui s’est acquise entre le milieu médical et les développeurs à force d’interactions. Le professeur L’Her se rappelle :

« C’est vrai que nous venons de mondes très différents, avec des exigences et des contraintes variables, mais nous sommes arrivés à nous comprendre. »

« Consignes différentes » selon les hôpitaux

Les allers-retours sont nombreux pour arriver à dégager le message que le jeu devra faire passer. Didier Quentin a participé aux grandes conférences sur l’AVC organisées par les pontes du domaine à Paris avant de créer « 4h30 chrono ». Malgré ces précautions, le résultat n’est pas toujours parfait. Il se rappelle quelques malentendus sur un autre jeu :

« Nous avions conçu tout un parcours à propos d’un jeune qui allait subir une opération chirurgicale et dans lequel il devait se nourrir avant. Mais quand on a montré le prototype, les médecins nous on dit : “Ah non, à cet âge-là, il faut absolument qu’il soit à jeun !”

Le problème, c’est que selon les hôpitaux, selon les interlocuteurs, les consignes sont parfois différentes. »


Didier Quentin, directeur créatif de CCCP, à Valenciennes (Robin Prudent/Rue89)

D’autant que l’équipe ne veut pas se contenter de faire de l’e-learning (des cours en ligne) :

« Nous pensons que le jeu a beaucoup de qualités pour faire passer des messages qui n’intéressent pas forcément certains publics. On ne cherche pas à faire de simples mini-jeux à côté du message, mais d’intégrer tout cela ensemble. »

Une fiction, même à l’hôpital

Pour réaliser de véritables jeux, il faut une quête, un parcours, un univers. Le message du médecin doit être traduit dans la langue du jeu vidéo. Pour un game designer de l’entreprise, une interdiction d’aller à la piscine pendant la chimiothérapie se traduit – sur l’écran – par des cours d’eau que le personnage doit éviter en sautant par dessus.

« Parfois, il vaut mieux utiliser la métaphore, avec moins de contraintes, un message mieux compris, dans un environnement plus agréable. Pour “Le Secret de l’amarante”, on voulait aussi sortir le personnage de l’hôpital en l’emmenant dans l’Inde des années 30 grâce à son grand-père. La fiction permet de parler des points de vue du patient, du visiteur et du milieu médical sur les maladies nosocomiales, dans un seul récit. »

Formation et jeux à mi-temps

Pour aller plus loin dans la transmission d’information, l’équipe du Cesim, à Brest, propose des formations à mi-temps sur ordinateur et en atelier :

« Nous avons développé un serious game à partir d’une reconstitution d’un vieil appartement des années 70. Il s’agit d’apprendre à gérer des situations, comme extraire des personnes dans un environnement pas adapté. Avec “Prévi-chute”, nous avons élargi le public visé. Le matin, les volontaires testent le jeu. L’après-midi, ils mettent en application leurs expériences dans l’appartement. On avait peur de la réaction des non-technophiles, mais en fait, ils se sentent en sécurité, il ne sont pas jugés donc ils sont plus actifs. »

La diversité des publics concernés est un autre défi à relever. Chez CCCP, ils ont créé un jeu spécialement pour séniors, non sans mal. Didier Quentin :

« Nous avons développé un univers sur tablette, dans lequel la personne doit rentrer les exercices physiques qu’elle a faits dans la journée. A partir d’un certains nombre, elle débloque des éléments du décors, des oiseaux, des bruits… Pour les seniors, nous avons dû revoir toutes les choses évidentes pour nous, l’explication du jeu, la taille des boutons, la police… On l’a refait 1 000 fois ! »

De 40 000 à 200 000 euros

Le serious game est bien souvent un outil supplémentaire pour combler un manque de temps et de moyens dans la mission d’information des équipes médicales. Il n’est pas magique pour autant, comme le reconnaît le professeur L’Her :

« Ces serious games valent très cher en développement car ils demandent le travail de beaucoup d’ingénieurs. Nous devons encore améliorer nos moyens de diffusion. Nous ne sommes pas très bons, ce n’est pas notre travail. »


Frédéric Forest, directeur commercial, et un personnage de jeu (Robin Prudent/Rue89)

Chez CCCP, la vingtaine de développeurs, graphistes et programmeurs travaille dans un petit studio. Sur la moquette, les cartons s’entassent. Pour élargir l’équipe, ils déménagent dans deux mois à quelques centaines de mètres. Chez eux, les jeux valent entre 40 000 et 200 000 euros. Rien comparé aux grosses productions de jeux vidéo, mais souvent beaucoup plus que ce que les clients imaginent. Le directeur commercial a dû adapter son discours :

« Parfois, nous avons des demandes un peu farfelues car les gens ne connaissent ni le temps de développement, ni le coût. Du coup, on prépare un petit serious game pour expliquer ce que c’est… un serious game ! »

« La limite du serious game, c’est l’empathie »

Pour les financements, les associations qui n’ont pas toujours les moyens s’associent parfois avec des laboratoires pharmaceutiques. On retrouve leur logo bien en évidence sur plusieurs serious games testés.

« Notre travail ne change pas  », assure Frédéric Forest.

« Même si l’on sait que les laboratoires favorisent le développement de certains jeux car ils veulent sensibiliser à une situation dans laquelle ils peuvent apporter des solutions pharmaceutiques. »

En pleine croissance, le serious game va sûrement se glisser au plus près des patients, avec l’utilisation prochaine des terminaux tactiles au bord des lits d’hôpitaux. Croissance exponentielle, mais pas forcement illimitée pour le professeur L’Her :

« La limite des serious games se trouve dans la relation humaine, l’empathie. »

 

 


Via Jerome Leleu, Nordine Ghachi, Lionel Reichardt / le Pharmageek, FestivalCommunicationSanté
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Santé NTIC
Scoop.it!

Santé connectée : la révolution est en marche !

Santé connectée : la révolution est en marche ! | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

ans le tumulte de l’actualité tragique de ce début d’année, l'événement est passé inaperçu mais il marque pourtant l’entrée dans une nouvelle ère : le 20 janvier dernier, lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union, le Président Barack Obama a évoqué "l'initiative pour une médecine de précision". Derrière ce vocable un peu hermétique, c’est bien une révolution majeure qui se prépare et qui consiste à permette à l’ensemble des médecins américains de disposer de manière quasi-instantanée de l’immense masse de données médicales accumulée et stockée dans tous les serveurs et les ordinateurs du pays.

 

Dès 2016, ce programme très ambitieux va disposer d’un budget de 215 millions de dollars et sera co-piloté par le National Institute of Health (NIH), le National Cancer Institute du NIH, et la Food and Drug Administration (FDA). Dans un premier temps, c’est clairement le domaine de la cancérologie qui sera prioritaire. Il est vrai que l’ensemble des cancers reste la cause de mortalité la plus fréquente aux Etats-Unis et, même si la mortalité réelle par cancer ne cesse de diminuer depuis 30 ans aux Etats-Unis, son incidence continue à progresser, notamment chez les personnes âgées. Mais au cours de ces dernières années, les progrès de la recherche ont permis d’accumuler une immense masse de données sur les mécanismes génétiques et moléculaires très complexes qui sont à l’œuvre dans le déclenchement des cancers. Parallèlement, de nouveaux traitements « ciblés » ont été développés et ont permis des avancées thérapeutiques parfois spectaculaires dans plusieurs types de cancers graves : mélanome, cancer du poumon, leucémie notamment.

Mais en dépit de ces progrès incontestables, le cancer reste une maladie mortelle dans plus de 40 % des cas et de nombreuses zones d’ombres subsistent dans la compréhension intime des multiples mécanismes et facteurs  impliqués dans cette pathologie. C’est ainsi qu’on ne comprend toujours pas très bien pourquoi certains patients résistent à tous les traitements. De la même façon, si les médecins disposent à présent de plusieurs centaines de molécules anti-cancéreuses, ils ne savent pas encore exploiter toutes les potentialités offertes par la combinaison personnalisée de ces médicaments.

Grâce à cette initiative annoncée par le Président Obama, médecins et chercheurs espèrent franchir de nouvelles étapes décisives dans la prévention et la lutte contre le cancer en proposant à chaque malade le meilleur traitement possible, compte tenu des caractéristiques génétiques et moléculaires uniques de son cancer.

Toutefois, ce projet ne s’arrête pas là et vise un objectif encore plus vaste : généraliser à l’ensemble des patients, pour l’ensemble des maladies et troubles, le recours à l’exploitation de toutes les données biomédicales disponibles. S’agissant de la question très sensible liée à la confidentialité des données médicales personnelles, les autorités américaines soulignent que l’utilisation de ces informations ne pourra se faire sans le consentement formel des patients qui devront avoir un droit de regard et de contrôle des données les concernant.

Concrètement, l’Institut Américain de la Santé (NIH) va piloter une première étude portant  sur plus d’un million de citoyens américains, afin de mieux définir et répertorier les principales pathologies, en s’appuyant sur une gigantesque base de données. Celle-ci comportera notamment de nombreuses analyses biologiques (génome, protéines, métabolites, populations cellulaires, microbiome), ainsi que des informations portant sur l’environnement, le mode de vie et l’alimentation des participants. Toutes ces données permettront d’effectuer des analyses longitudinales d’une précision sans précédent et de concevoir de nouveaux traitements – ou de mieux utiliser les traitements existants – en intégrant l’ensemble de ces mécanismes et facteurs biologiques, génétiques et environnementaux.

L’un des grands défis de ce projet consistera à identifier et à classer la multitude de variants de gènes, tout en tenant compte de l’immense diversité génétique entre individus d’une même population. Pour l’instant, on connaît certains variants directement impliqués dans certaines maladies, comme le gène BRCA1 dans le cancer du sein. Mais, pour la plupart, les  médecins et chercheurs en ignorent encore le rôle exact et cette étude devrait justement permettre de mieux comprendre le rôle de ces variants, en tenant compte des modes de vie très différents de cette vaste cohorte d’un million de personnes.

Il faut également bien comprendre que cette initiative ne répond pas seulement à un défi scientifique et médical mais vise, sur un plan très politique, à assurer l’hégémonie américaine dans le domaine stratégique des « big data » (données massives) et des biotechnologiques qui s’appuie sur la convergence intelligente de quatre champs techno-scientifiques : la recherche en biologie et en génétique, l’informatique et l’Intelligence Artificielle, l’Internet et les objets connectés et enfin la robotique et les nanotechnologies.

On retrouve d’ailleurs cette nouvelle « combinatoire » technologique dans le dernier classement des innovations qui vont marquer 2015, selon le prestigieux MIT (voir Technology Review). Parmi les technologies retenues cette année par le célèbre Institut américain, deux méritent d’être plus particulièrement évoquées : la biopsie liquide et l’Internet des génomes. La biopsie liquide consiste à remplacer les biopsies traditionnelles par de simples prises de sang pour la détection précoce d’un nombre croissant de cancers (en repérant la signature génétique spécifique des cellules cancéreuses). De nombreux laboratoires à travers le monde  travaillent sur ce nouvel outil qui ne restera pas confiné à la cancérologie et va bouleverser à court terme la prévention et le diagnostic de la plupart des maladies.

Quant à l’Internet des génomes, il s’agit d’une approche qui vise à partager, via Internet, et à comparer automatiquement les génomes de personnes malades et notamment de patients porteurs de maladies rares ou « orphelines », pour lesquelles les ressources thérapeutiques restent très limitées. Depuis le début de cette année, un projet particulièrement novateur a été lancé dans ce domaine : MatchMaker Exchange.

Ce projet qui regroupe des hôpitaux et centres de recherche américains, canadiens et britanniques, repose sur l’échange à très grande échelle de données génétiques. Parmi les responsables de ce projet, on trouve David Haussler, un expert en bio-informatique basé à l’Université de Californie. Celui-ci souligne que, malheureusement, le séquençage rapide et automatisé du génome reste largement à l’écart de  notre plus grand outil de partage de l’information : Internet. David Haussler est l’un des fondateurs de l’Alliance mondiale pour la génomique et la santé (GA4GH), un organisme sans but lucratif créé en 2013 et qui ambitionne de jouer dans le domaine de l’accès libre des données biomédicales un rôle comparable à celui du W3C, l’organisme de gouvernance et de normalisation du Web.

Cette structure compte de nombreux géants du monde scientifique, médical et numérique, dont Google, et développe des normes, protocoles et interfaces de programmation spécialement conçus pour le traitement et l’analyse des données génétiques. L’idée maîtresse d’Haussler est d’utiliser toute la puissance combinée de l’Internet, de l’informatique et de la robotique (qui peut séquencer un génome complet en 30 minutes) pour cartographier et analyser de manière très fine des dizaines de millions de génomes et pouvoir ensuite recouper cette information génétique avec les dossiers médicaux et les pathologies des patients.

Les scientifiques savent à présent que les principales  différences génétiques entre individus portent sur environ trois millions de paires de bases d’ADN. Le problème est que, si la majorité de ces différences individuelles n’a pas de conséquences graves en matière de santé, quelques-unes d’entre elles vont jouer un rôle déterminant dans l’apparition de maladies gaves : cancer, maladies cardio-vasculaires, diabète ou encore maladie d’Alzheimer.

« La faiblesse actuelle de la  génomique réside dans le fait que l’essentiel de l’information recueillie reste encore inaccessible, non pour des raisons technologiques, mais pour des raisons sociales, éthiques et humaines », souligne David Shaywitz, médecin en chef de DNAnexus, une société de bioinformatique.

Heureusement, les choses avancent et il y a quelques mois, Haussler a lancé, dans le cadre du MatchMaker Exchange, un moteur de recherche de bases d’ADN appelé  Beacon. Actuellement, Beacon est déjà capable de parcourir 20 bases de données de génomes humains et il ne répond pas seulement à des questions « binaires ».  Vous pouvez lui demander, par exemple, « Quels sont les génomes qui ont la lettre T en position 1.520.301 sur le chromosome 1 ? » Ce type de recherche change tout car il permet aux chercheurs d’identifier des génomes porteurs de mutations très rares, voire uniques au monde et d’établir des liens nouveaux entre ces mutations et certaines maladies.

En outre, on sait à présent que la plupart des grandes pathologies impliquent, non pas quelques variations génétiques mais des milliers ou des dizaines de milliers. On imagine donc sans peine l’immense intérêt qu’aurait la généralisation d’un système comme Beacon et son libre accès pour tous les médecins et chercheurs.

Mais pour que ces nouveaux outils de partage et d’analyse biologique et génétique donnent leur pleine mesure, encore faut-il les « nourrir » en les alimentant en temps réel et à un coût économique acceptable, par le maximum de données « remontantes », provenant des patients. C’est là qu’interviennent les nouveaux outils de la médecine connectée qui permettent de réaliser de manière rapide, fiable et peu coûteuse une multitude de mesures et d’analyses en permanence et de les envoyer automatiquement sur ces réseaux « d’intelligence médicale partagée » qui sont en train de naître.

L’agence de conseil en design Teague, basée à Seattle, a ainsi imaginé un concept de « doctor in a box » dans le cadre d’un projet pour le magazine FastCo Design. Cette agence a tout simplement imaginé et conçu un kit de santé disponible dans le commerce et permettant à chacun de se soigner à la maison pour un coût modique. Comme le souligne Matt Schoenholz, qui dirige ce projet, « Nous souhaitons proposer à tous les patients une panoplie d’outils simples, efficaces et peu coûteux leur permettant d’avoir accès au télédiagnostic et à la téléconsultation de chez eux ».

Le système réalisé par Teague se compose de deux pièces : la première sert de stéthoscope amélioré, capable d’examiner les battements du cœur ou le souffle, mais aussi d’analyser l’intérieur de l’oreille ou de la peau ; la seconde prend la forme d’une caméra qui permet d’avoir des appels en visioconférence avec son médecin et qui s’accroche sur le miroir. Cette caméra peut également être utilisée pour mesurer la température du corps ou projeter des images sur le corps du patient afin de le guider dans son auto-diagnostic.

En France également, la vague numérique est en train de déferler dans les cabinets médicaux. Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a publié il y a quelques jours son Livre blanc sur la santé connectée. Pour son auteur, le docteur Jacques Lucas, « Il est grand temps que les médecins se mettent à l’heure du numérique mais cette révolution ne pourra se faire sans le respect des règles d’éthique et de déontologie médicales ».

Après une longue période de maturation, le nombre d’applications mobiles de télésanté a enfin décollé : il a été multiplié par 20 au cours des 10 dernières années et dépasse à présent les 100 000. Le Conseil national de l’ordre des médecins reconnaît d’ailleurs lui-même que cette révolution est à présent devenue incontournable, soulignant que « Les applications et objets connectés de santé peuvent constituer des outils complémentaires utiles à la prise en charge des patients. Ils peuvent soutenir et renforcer la relation patient-médecin. Les patients se montrent d’ailleurs en attente de conseils en la matière de la part de leur médecin. »

Mais au-delà de l’établissement d’un nouveau type de lien entre le médecin et son patient, la télémédecine apporte également des solutions nouvelles et particulièrement attendues au lancinant problème de la désertification médicale qui se combine souvent, surtout dans les campagnes, à un grand isolement des patients, accentué par le vieillissement de la population.

La médecine connectée est également en train de bouleverser la prise en charge de certaines maladies chroniques et lourdes, comme le souligne le docteur Pierre Simon, Président de la Société française de télémédecine. Exemple très concret, l’utilisation de la tablette numérique, dans le cadre de l’étude « Domoplaies », qui permet aux infirmières intervenant à domicile de montrer à un médecin distant l’état de la plaie chronique et de recevoir en retour ses indications d’expert.

La généralisation des outils de télémédecine a également été décidée dans le cadre de la dernière loi de financement de la sécurité sociale. Il est vrai que la télésanté ouvre d’immenses perspectives médicales, économiques et sociales en matière d’amélioration du rapport coût-performance de notre système de santé.

Parmi les nombreuses applications à présent opérationnelles, on peut par exemple citer la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC), dans le cadre du dispositif « Télé AVC Artois Hainaut ». Cet outil permet la mise en relation instantanée du neurologue et du radiologue de garde et des urgentistes qui interviennent sur le terrain. Ce système permet au neurologue de décider à distance de l’accomplissement par l’urgentiste d’un acte de thrombolyse grâce à la transmission des résultats d’examens (IRM).

Autre exemple intéressant, l’outil de télémédecine développé par l’hôpital d’Ax-les-Thermes, dans le cadre d’un projet de recherche du gérontopole de Toulouse, baptisé Detect. Ce projet modifie profondément la prise en charge des patients atteints de démence en maison de retraite et l’établissement d’Ax a été retenu pour participer à cette recherche clinique qui intègre 10 Ehpad en région Midi-Pyrénées. Après l’arrivée récente de la fibre optique à haut débit dans cet établissement, c’est le service de radiologie de cet hôpital qui devrait être prochainement numérisé afin de permettre une transmission et une consultation distantes des images en haute définition.

La télémédecine pour pallier le manque de médecins et garantir des soins de qualité pour tous et en tout lieu ? Déjà une réalité en Bretagne, où les tests se multiplient. La Mutualité Française a choisi une voie originale dans les Côtes-d’Armor, en s’appuyant sur les Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). En Bretagne, le projet de télémédecine Telephad est opérationnel depuis le début de l’année dans les Côtes-d’Armor et s’appuie sur la mise en réseau de sept établissements, avant d’être étendu à l’ensemble du département en 2016. Spécialement conçu pour développer la télémédecine dans des zones rurales profondes, ce projet concerne pour l’instant un bassin de vie de 9500 personnes et propose déjà des téléconsultations en cardiologie, dermatologie, gériatrie et psychiatrie.

Reste que ce type de projet est encore à la recherche de son modèle économique. « Outre le coût de la station (logiciels et deux écrans), des lignes Internet sécurisées et des serveurs spécifiques, il faut aussi prendre en compte la formation des personnels soignants » souligne le responsable de ce projet, Pierre Espinoza. Mais à terme, celui-ci est convaincu que ces réseaux de télésanté entraîneront d’importantes économies pour la collectivité en réduisant les déplacements longs et pénibles à l’hôpital et en permettant également un temps d’hospitalisation plus court.

Mais la santé connectée représente également un fabuleux marché, surtout quand on sait qu’il y aura en 2020, selon le cabinet GfK, plus de 30 objets connectés par foyer… Darty va d’ailleurs proposer dans quelques semaines sa « Biody Balance » qui pourra mesurer en temps réel les quatre éléments composant l’organisme : les masses graisseuse, musculaire, osseuse et hydrique. Ce petit appareil, qui se porte sur la cheville pourra bien entendu transmettre sur le Smartphone, la tablette ou l’ordinateur de l’utilisateur, l’ensemble des données recueillies, qui pourra ainsi vérifier directement l’impact de son mode de vie sur sa condition physique et sa santé.

Encore plus futuriste, la jeune société Bodycap proposera également dans quelques semaines sa gélule connectée permettant de mesurer sans fil et en continu la température corporelle et de transmettre les données recueillies vers un terminal mobile. Longue de 17 mm, pour un diamètre de 0,8 mm, cette gélule très sophistiquée dispose d’une mémoire cache interne qui lui permet de stocker plus de 1500 points de mesure de données.

Autre exemple, à l’occasion du dernier CES de Las Vegas, la société Withings a conçu Withings Activité, un traceur d’activité qui se présente sous la forme d’une montre intelligente et mesure en permanence de nombreuses données biologiques, physiques et chimiques tout au long de la journée.

Il faut enfin évoquer une autre étonnante innovation, le check@flash de StreamVision. Ce fauteuil intelligent, véritable concentré de technologie, est déjà en service depuis quelques semaines dans quatre EPHAD françaises. Il est capable d’évaluer en moins de 10 minutes votre état de santé global en s’appuyant sur l’analyse de votre poids, de votre température, de votre capacité d’expiration ou encore de votre acuité visuelle et auditive. Ce fauteuil du troisième type peut même effectuer, si nécessaire, votre électrocardiogramme. L’ensemble des données biomédicales ainsi recueillies sont ensuite stockées dans une clé USB personnelle et envoyées après cryptage vers un serveur. En cas d’anomalie,  il vous est alors proposé d’entrer en consultation à distance avec votre médecin traitant.

On voit donc qu’avec la rencontre de la médecine de précision reposant sur l’utilisation des données massives et la médecine connectée, permettant un recueil et une analyse en temps réel des données biologiques, physiologiques du patient, c’est le concept même de santé pour chacun qui va se trouver profondément bouleversé. En effet, d’ici seulement quelques années, chaque médecin pourra, de son cabinet ou en déplacement, avoir accès à une quantité incroyable d’informations et de données biomédicales concernant non seulement son patient mais également d’autres malades, ce qui permettra d’établir très rapidement des diagnostics très précis mais également de proposer des stratégies thérapeutiques entièrement personnalisées en fonction de l’historique médical du patient, de son profil génétique mais également de son mode de vie et de son environnement social.

Dans cette nouvelle approche de la santé, chacun d’entre nous deviendra le producteur d’une grande quantité d’informations qui pourront être exploitées pour le plus grand bénéfice médical de l’ensemble de la collectivité. Dans cette nouvelle configuration sociale et médicale, la prévention active et personnalisée deviendra la principale finalité en matière de bien-être et de santé. Il faudra cependant veiller avec une vigilance toute particulière à ce que cette mutation de société soit guidée par un cadre législatif et éthique qui préserve la confidentialité et l’anonymat de ces flots immenses de données et respecte en toute circonstance la dignité humaine.

 

Initialement publié sur RTflash, cet article est reproduit sur Gizmodo.fr avec l’aimable autorisation de René TRÉGOUËT, Sénateur Honoraire et fondateur du Groupe de Prospective du Sénat de la République Française.


En savoir plus sur http://www.gizmodo.fr/2015/03/05/sante-connectee-la-revolution-est-en-marche.html#TofBb9Uiv7twf1vY.99
Via L'Info Autrement, Eugene Louicius M., Doc-Ifsi-Narbonne
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Buzz e-sante
Scoop.it!

L’Afath lance la première plateforme web santé

L’Afath lance la première plateforme web santé | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Cette plateforme web est lancée en février 2015. Elle a été constituée grâce au soutien et à l’expertise des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), fort d’une expérience de près de 10 ans dans ce domaine auprès des professionnels de santé.

Elle est animée par des bénévoles de l’AFH, formés spécialement avec les Hôpitaux Universitaires de Genève et administrée par l’AFH. La collaboration du Réseau en Afrique Francophone pour la Télémédecine (RAFT) développé par les Hôpitaux Universitaires de Genève dans cette action est une première car il s’agit d’intégrer et de faire participer aussi bien des professionnels de santé que des patients pour une même cause [1].

Les groupes de patients et associations de patients ou professionnels de santé membres des 18 pays composant l’Afath, participeront à cette plateforme afin de :

développer des activités d’enseignement (formations à distance) : via l’outil Dudal ;développer des activités en faveur du diagnostic, de cas cliniques et de pratiques médicales pour traiter l’hémophilie (télé-expertise) : via l’outil Bogou

Pour la télé-expertise, deux salles médicale et associative seront accessibles afin de permettre des échanges confidentielles entre (1) tous les professionnels de santé, membres de l’Afath, et les membres du comité de pilotage de l’Afath sur les cas cliniques et les pratiques médicales ; (2) les dirigeants associatifs et les professionnels de santé sur des thématiques liées aux activités de télé-expertise.

Par ailleurs, un forum associatif, exclusivement géré par l’AFH, sera ouvert à tous courant 2015 afin de permettre des échanges et partage d’expériences en hémophilie.

Cet espace de télé-enseignement, de télé-expertise et d’échange complétera les formations de terrain menées en faveur de structuration associative et permettra la diffusion de bonnes pratiques médicales et soignantes aux participants et aux professionnels de santé.

Télécharger le communiqué de presse complet

[1] Dr BEDIANG des Hôpitaux Universitaires de Genève


Via Rémy TESTON
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Télésanté, e-santé
Scoop.it!

Les objets connectés prêts à seconder le médecin.

Les objets connectés prêts à seconder le médecin. | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Par Dominique Malecot

•Du gadget au téléphone mobile, ils permettent de recueillir des données sur la santé de l'utilisateur.•Leur traitement ouvre de nouvelles perspectives à la médecine.

Vieux rêve des médecins, l'enregistrement en continu de données physiologiques au cours de la vie normale du patient est devenu possible il y a une trentaine d'années avec l'apparition de petits appareils légers et autonomes. Les données recueillies ont permis de mieux comprendre certaines maladies et d'améliorer les traitements. Aujourd'hui, ces matériels ont gagné en poids et en performance. Certains peuvent être intégrés dans les soins.

Parallèlement à ces équipements « professionnels », il existe aussi des accessoires, du plus sophistiqué au simple gadget, qui permettent à leur propriétaire de compter le nombre de ses pas, d'enregistrer les variations de son rythme cardiaque, de surveiller son poids ou encore son alimentation et d'en faire des statistiques. Une nouvelle génération se généralise avec les smartphones, dont les multiples capteurs peuvent remplir pratiquement les mêmes fonctions en y ajoutant le traitement sommaire et, surtout, la transmission des données recueillies. Agrégées à celles d'autres utilisateurs et retraitées, elles permettent, elles aussi, de faire progresser la science et les traitements.

Le marché représente un potentiel important. Selon l'étude Disruptive Technologies publiée par McKinsey en 2013, la santé comptera pour 30 à 50 % des 2.700 à 6.200 milliards de dollars que générera dans le monde l'Internet des objets en 2025, essentiellement en permettant de réduire le coût des maladies chroniques.

Responsable marketing digital au sein du laboratoire Pfizer, Rémy Teston juge que les trois filières, médicament, bien-être et parcours de soins, ont tendance à converger dans la santé connectée. Et les entreprises qui s'en sont fait une spécialité ne sont plus seules, les « big tech » comme Apple, Samsung et Microsoft arrivent sur ce marché en pleine expansion. Actuellement, 23 % des Français ont un objet connecté. Mais, pour Rémy Teston, qui s'exprimait à la fin de l'année dernière devant les dirigeants de start-up de la pépinière d'entreprises parisienne Boucicaut, cette convergence et la multiplication des acteurs sont « source de confusion ».

Aide à l'observation des traitements

Il ne faut pas, en effet, se focaliser sur l'objet. Montres, bijoux, tétines de biberon, et même certains tatouages ou des pilules électroniques, sont certes utilisés pour relever des données, mais n'ont d'intérêt que s'ils s'inscrivent dans un environnement qui permet d'en faire un usage.

Le premier d'entre eux est l'aide à l'observance des traitements. Vient ensuite l'accompagnement thérapeutique, par exemple avec un patch connecté destiné à soulager le patient. Plus complexe à mettre en oeuvre, l'aide au diagnostic et au dépistage avec des accessoires comme les Google Glass fait déjà l'objet d'expérimentations. Le partage des données recueillies sur une plate-forme commune avec le médecin complète la panoplie des possibilités et ouvre aussi la voie aux études à grande échelle.

Ce qui pose des questions de confidentialité et de respect de la vie privée sur lesquelles se penchent la Commission nationale de l'informatique et des libertés et les juristes. Il y a un monde entre le calcul du nombre de foulées accomplies durant un footing matinal et l'utilisation de ces données pour suivre un patient atteint d'une maladie cardiaque, et calculer les doses de médicament dont il a besoin. S'approprier les objets connectés est aussi un défi pour les médecins et les pharmaciens.

Les chiffres clefs
en France dans les objets connectés sont liés à la santé.
C'est le marché français de la télésanté. Celui de la télémédecine est évalué à 140 millions d'euros par an.
Via TéléSanté Centre
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from e-Pharma & Social Media
Scoop.it!

Étude sur l’utilisation de Twitter par des patients atteints de cancer

Étude sur l’utilisation de Twitter par des patients atteints de cancer | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Les communautés de patients ont su s’approprier, dans les dernières années, les plateformes de communication du Web social pour échanger sur différents aspects de leur condition et leur expérience du réseau de la santé.

Si les sites de communautés de patients et l’usage du blogue en santé ont fait l’objet de plusieurs recherches, la plateforme Twitter a toutefois été moins étudiée sous cet angle. C’est à cette question que s’est précisément intéressée une équipe de recherche de l’Université Yamagata (Japon) dans leur article Cancer patients on Twitter : a novel patient community on social media.

Selon les auteurs, Twitter jouerait un rôle de plus en plus important auprès des patients «connectés» dans la création et le développement de communautés en ligne liées à une pathologie, ici en l’occurrence, le cancer. L'étude se base sur un échantillon très petit, mais apporte toutefois un éclairage intéressant sur cette nouvelle utilisation de Twitter par les patients. Ces derniers y partagent de l'information tirée de leur expérience personnelle de la maladie et, contrairement aux hypothèses de départ des chercheurs, le contenu des tweets partagés par les patients n’est pas principalement axé sur la dissémination d’informations médicales, mais plutôt orienté vers des formes de soutien psychologique.

Autre observation significative, les patients les plus actifs sur Twitter sont des femmes atteintes du cancer du sein, dont l'âge se situe entre la fin trentaine et le début de la quarantaine.  Les auteurs soulignent que l'usage d'Internet chez les femmes japonaises de cette tranche d'âge est de 95%, ce haut niveau de littératie numérique pouvant expliquer leur présence plus importante sur ce média social.

Les chercheurs ont également établi que les patients sur Twitter communiquaient en temps réel sur leur condition et qu'ils obtiennent ainsi un soutien psychologique également en temps réel de la part de leur communauté. Peu d'informations médicales sont échangées, ce qui suppose que Twitter répond à un besoin de communication fort différent que ce qui est proposé, par exemple, sur les sites Internet d'hôpitaux et même des blogues de patients.

Toutefois, notent les chercheurs, compte tenu de la nature fluctuante des usages, il n'est pas exclu que ces pratiques se transforment, car Twitter recèle un grand potentiel de dissémination d'informations médicales. À cet égard, la réflexion sur l'utilisation de cette plateforme par les établissements et les professionnels de santé doit se poursuivre pour mieux cerner ces nouveaux enjeux et les meilleures pratiques à développer pour diffuser de l'information santé pertinente sur ce média social, tout en respectant la vie privée des patients.

Source :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23270426

 

#hcsmeufr #hcmktg En vedette : Étude sur l’utilisation de Twitter par des pati… http://t.co/D8jDTK5xgU, see more http://t.co/G05ctyLIkf

Via Antoine POIGNANT, MD
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Santé Connectée et Quantified Self
Scoop.it!

Le pied diabétique a trouvé sa semelle intelligente | Le Quotidien du Medecin

Le pied diabétique a trouvé sa semelle intelligente | Le Quotidien du Medecin | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Une semelle munie de capteurs de pression peut prévenir son utilisateur d’un risque de lésion et accompagner intelligemment le patient atteint de neuropathie diabétique.

Alexis Mathieu est encore étudiant à Polytechnique, mais il a déjà mis ses talents d’ingénieur au service de la santé publique. Il était invité à présenter sa semelle intelligente lors de la Matinale Prévention 2.0 organisée mi-novembre par Denise Silber ([1]).

Il a en effet participé à la création de FeetMe (http://www.feetme.fr), jeune entreprise déjà distinguée à plusieurs reprises pour son innovation : une semelle dotée d’une centaine de capteurs de pression capables d’alerter son utilisateur d’un risque de blessure, en communiquant avec son smartphone, via Bluetooth, et de prévenir ainsi les ulcères du pied. Un diabétique sur cinq serait en effet atteint de neuropathie et ne sentirait plus l’extrémité de ses membres.

« Le pied diabétique conduit à une amputation toutes les 20 secondes dans le monde »,observe l’entrepreneur qui affiche une ambition internationale pour ce projet. D’où ce nom de FeetMe et un site web de présentation en langue anglaise.

L’équipe travaille avec les médecins de la Pitié-Salpêtrière à la validation scientifique de l’innovation.

La semelle peut accompagner le patient toute la journée sans être intrusive et limiter les situations à risque et complications. Les concepteurs de FeetMe estiment que ce type de monitoring réduirait de 25 % les risques de lésion des pieds diabétiques et permettrait ainsi de réaliser des économies importantes sur les coûts de prise en charge. Ils envisagent de commercialiser les capteurs à l’attention des podologues et de diffuser les semelles en pharmacies. À suivre en 2015.


Via dmdpost, Fabrice Vezin, dbtmobile, Agathe Quignot
more...
Rescooped by dbtsante from PATIENT EMPOWERMENT & E-PATIENT
Scoop.it!

Les patients acteurs de leur santé : vers un changement de comportements (Atelier) - YouTube

Les patients s'impliquent de plus en plus dans la prise en charge et le suivi de leur pathologie, notamment grâce aux opportunités offertes par les nouvelles...

Via Marie Françoise de Roulhac, Lionel Reichardt / le Pharmageek
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Le numérique au service de la santé à domicile et de l’autonomie
Scoop.it!

9 technologies intelligentes que vous pourriez bientôt avoir dans votre corps

9 technologies intelligentes que vous pourriez bientôt avoir dans votre corps | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Vous pensez peut-être que nous avons atteint le paroxysme du progrès technologique maintenant que nous avons, presque tous, un petit ordinateur dans la poche de notre pantalon et que nous aurons bientôt, à notre poignet, une montre intelligente. Détrompez-vous! Les vêtements et ustensiles comportant des éléments informatiques et électroniques de pointe (wearables) ne sont qu’une transition. La technologie évoluera rapidement de l'extérieur de notre corps vers l’intérieur de celui-ci. Yahoo a dressé une liste des dispositifs qui seront implantés dans le corps humain pour la transmission d'information.

1. Des smartphones implantables

L'an dernier, l'artiste Anthony Antonellis s’est fait implanter une puce RFID dans le bras afin de transférer son art à partir de son smartphone et vers celui-ci. Parallèlement, des chercheurs travaillent à une technologie qui devrait permettre d'émettre des sons directement dans notre oreille via la moelle osseuse utilisée comme enceinte. D’autres scientifiques travaillent à la conception d’implants oculaire qui permettent de capturer une image en clignant de l’œil et ensuite de la stocker dans notre corps. Nos téléphones portables pourraient également se retrouver à l’intérieur de nous. Des techniciens d’Autodesk testent actuellement un système qui afficherait des images à travers un épiderme artificiel servant d'interface. .

  

2. Des puces informatiques qui guérissent les malades

Actuellement, certains patients utilisent des cyber-implants médicaux capables d’établir une connexion avec un smartphone afin de surveiller le corps et de traiter les maladies. Des scientifiques londoniens sont en train de développer des capsules électroniques « comestibles » qui surveillent le taux de graisse dans le sang de patients obèses et génèrent un matériel génétique qui provoque la satiété. Des chercheurs de l’Université de Boston travaillent à la création d’un pancréas bionique connecté à une application qui contrôle le taux de glycémie des diabétiques.

3. Des cyber-pilules en relation avec votre médecin

Les chercheurs britanniques du projet Proteus sont en train de mettre au point des cyber-pilules équipées d’un microprocesseur incorporé qui envoie des informations en temps réel à votre médecin.

4. L'implant contraceptif électronique de Bill Gates

Ce genre d'implant existe depuis longtemps. Il s’agit d’une solution adéquate pour les femmes qui ont du mal à prendre leur pilule quotidiennement ou qui ne supportent pas certaines hormones. La Fondation Gates soutient actuellement un projet du MIT en vue de concevoir un implant contraceptif pour les femmes, dispositif commandé par une télécommande externe. Cette puce miniature génère de faibles quantités d’hormones contraceptives dans le corps de la femme qui peut désactiver le système lorsqu’elle est enceinte.

5. Des tatouages intelligents´

De nos jours, les tatouages sont omniprésents dans la société. En-dehors de certains milieux, ils ne remplissent qu’une fonction esthétique. Des tatouages numériques intelligents permettraient d’effectuer des tâches telles que le déverrouillage de votre portière ou de permettre votre identification afin de régler des achats au supermarché. La société Dangerous Things dispose d’une puce que l’on implante dans le doigt grâce à des techniques de tatouage. Une équipe de chercheurs texans a mis au point type d'encre de tatouage qui se compose de microparticules qui peuvent rassembler et envoyer des données relatives à votre organisme.

6. Un interface entre votre cerveau et votre ordinateur portable

Bon nombre de films et d’œuvres littéraires de science-fiction ont imaginé un tel système. Toutefois, cette idée pourrait devenir une réalité. Le cerveau humain pourrait être relié directement à un ordinateur. L’équipe « BrainGate » de l’Université de Brown, à l’avant-garde de ce mouvement, a pu mettre au point un système d’électrodes dans le cerveau dont les signaux ont pu être décodés en temps réel via des périphériques externes. Intel pense que ce genre d'appareils sera disponible aux environs de 2020. « Imaginez ce que pourrait être le Web grâce à la puissance de vos pensées », a déclaré un des chercheurs de l’entreprise américaine.

7. Des batteries bio-fusibles

Un des plus gros défis en ce qui concerne l'implantation de technologies dans le corps humain reste l'approvisionnement en énergie. Comment charger ou recharger les batteries que l’on implanterait? Plusieurs solutions sont en cours de réalisation. Le corps humain est une petite usine et le glucose dans notre sang pourrait être utilisé pour fournir de l’énergie aux implants. Le Draper Laboratory aux Etats-Unis travaille à la fabrication de batteries biodégradables qui produisent de l’électricité à l’intérieur du corps, énergie transmise ensuite sans fil aux implants.

8. La poussière intelligente

Il s’agit peut-être de l’innovation la plus surprenante. La poussière intelligente est un réseau de nano-ordinateurs avec antenne, pas plus grands qu’un grain de sable, qui s’auto-organise dans le corps humain et qui est capable de prendre en charge toute une gamme de processus internes complexes. Ces nano-dispositifs, appelés « motes », sont capables de combattre les cancers à un stade initial, de soulager la douleur due à une blessure ou même de stocker des données personnelles. Grâce à la poussière intelligente, les médecins pourront agir dans votre corps sans devoir l’ouvrir.

9. La carte d'identité électronique sous forme d'un implant

Nous connaissons depuis longtemps la carte d'identité électronique dans laquelle toutes nos données personnelles sont rassemblées sur une puce. Certains pensent que la technologie d'identification électronique sous forme d'implant pourrait amener les humains à vivre un cauchemar comme dans le grand roman d'anticipation de George Orwell, 1984, où domine l'œil de Big Brother et où les services de police pourraient nous contrôler à distance. Certains observateurs estiment que l’expansion de ce type de carte d’identité est inévitable. D'autres soulignent encore les avantages de cette technologie: l'impossibilité de frauder par rapport à son identité et le fait d'assurer beaucoup plus facilement la sécurité. Pour eux, le domaine de la médecine bénéficierait également de ces innovations dans le traitement des données médicales. Enfin, certains considèrent les implants de puces RIFD comme l’étape finale de la singularité technologique, moment où l’humanité envisage son futur à travers les logiciels et où l'homme est couplé à la machine .

 


Via France Silver Eco
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Pharmabook
Scoop.it!

Comment Google compte s’introduire dans le domaine de l’e-santé ?

Comment Google compte s’introduire dans le domaine de l’e-santé ? | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Google poursuit toujours sa quête dans le domaine des appareils connectés. Ainsi, après les voitures sans conducteur, les lunettes à réalité augmentée, et les ballons connectés, l’entreprise compte à présent à s’introduire dans le monde de la e-santé. Alors que dites-vous d’un comprimé qui intègre des particules intelligentes qui se diffuseront dans le sang ? Un peu fou comme projet n’est-ce pas ?

Google envisage l’annonce des nano-technologies

Comment Google compte s’introduire dans le domaine de l’e-santé ?

 

Et oui, il n’est plus à rappeler qu’actuellement, les acteurs high tech se lancent en grande masse dans le secteur des objets connectés. Et ce qui est d’autant plus intéressant, c’est que de plus en plus d’entreprises purement technologiques s’aventurent dans la science et la médecine. En fait, la santé est un domaine primordial qui exige énormément d’attention. Alors, après le très connu HealthKit d’Apple qui se retrouve désormais sur tous les iPhone sans que l’on puisse le supprimer, et les bracelets connectés qui captent de plus en plus d’informations médicales, voici l’entreprise Google qui se lance dans un « pari fou » si le terme le permet. En effet, dans le but d’offrir la même chose que son concurrent Apple, l’entreprise américaine envisage l’annonce des nano-technologies permettant d’effectuer des diagnostics quasi permanents sur notre état de santé.

La technologie a été conçue pour améliorer la santé, mais tout n’est pas légitime

Et qu’est-ce qu’il y a de fou dans le projet ? Alors, sachez que l’idée ici est de créer des comprimés intégrant des particules intelligentes qui se diffuseront dans le sang ! Avez-vous déjà vu cela ? En effet, ce qui nous semble un peu confus c’est lez fait que la technologie a été conçue pour améliorer la santé. Or, il faut savoir que même dans cette perspective, tout n’est pas légitime. L’acharnement préventif peut parfois présenter des dangers. Et oui, pour certain, scanner son corps entier toute l’année, c’est de la prévention, mais laissez-moi vous dire, l’exposition aux rayons présente des risques pour la santé. Et même selon certain, les vaccins pourront même se transformer en danger.

Alors, quelle doit être donc notre attitude face aux nouvelles propositions d’e-santé ? Alors là, sachez que c’est une atteinte à la démocratie. Les informations n’engagent pas que soi même.


Via Philippe Loizon
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from NTIC et Santé
Scoop.it!

La téléphonie mobile et le web 3.0 au service de la médecine

La téléphonie mobile et le web 3.0 au service de la médecine | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it


La téléphonie mobile et le web 3.0 au service de la médecine
inShare5
Publié par La Rédaction le 27 Août 2014
Hippocrate a dit « les malades mentent souvent lorsqu'ils disent qu'ils prennent leurs médicaments ». Ce constat réalisé par le père de la médecine fait encore aujourd’hui toujours partie de la réalité. Des statistiques collectées au niveau de plusieurs pays révèlent en effet que, souvent, un nombre significatif de patients ne respecte pas les prescriptions établies par leur médecin.

(Sous licence Creative Commons)Cette situation a tout d'abord des répercussions parfois irréversibles sur la santé individuelle des concernés, et elle engendre d'autant plus, des problèmes majeurs au niveau de la santé publique. Afin de faire face à ce phénomène, les programmes d'adhérence au traitement et d'éducation thérapeutique sont conduits par les acteurs de santé auprès des patients. L'évolution actuelle prise par les outils de télécommunication offre par ailleurs des fonctionnalités supplémentaires en vue d'appuyer et de conforter les actions menées. Avec ses nombreux atouts, la téléphonie mobile devient un instrument incontournable au service de la médecine.

La notion d'observance médicamenteuse, essentielle pour les patients

En règle générale, le respect d'une prescription établie par le praticien est rigoureusement indiqué dans le cadre de tout traitement médical. La notion d'adhérence au traitement, également appelée observance médicamenteuse, caractérise le fait que le patient suit minutieusement les recommandations de son médecin. Pourtant, pour de multiples raisons, la majorité des patients ne se conforment pas toujours à ces prescriptions thérapeutiques. Ces facteurs peuvent par exemple tenir du patient lui-même : lorsqu'il refuse de reconnaître sa maladie, s'il ne comprend pas le bienfondé de la nécessité du traitement ou encore en cas d'absence de l'amélioration de sa santé à court terme.

De nombreux facteurs justifient la mauvaise observance

Mais, les origines de la mauvaise observance sont également imputables au traitement : les multiples prises complexes et trop fréquentes, la lassitude due au traitement ou encore la crainte des effets secondaires liés à la prise des médicaments. En outre, d'autres causes inhérentes au médecin ainsi qu'à la maladie sont également à l'origine du non-respect du patient vis-à-vis d'une prescription. Il en est par exemple ainsi lorsqu'il y a une trop mauvaise communication entre le médecin et son patient, ou encore lorsque ce dernier constate une baisse de la fréquence de ses crises. La conséquence de l'un ou l'autre de ces divers facteurs se révèle par un seul et même fait : les patients ne sont pas toujours motivés à respecter scrupuleusement leur traitement thérapeutique.

Répercussions médicale et économique de la mauvaise observance

L'observance médicamenteuse est essentielle pour de nombreuses pathologies, telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète ou les problèmes liés à la psychiatrie. Une mauvaise observance engendre de fait, de nombreux risques quant à l'aggravation de l'état de santé des patients. Mais, sur un plan d'ensemble, cette non-adhérence thérapeutique a également des conséquences non seulement médicales, mais également économiques. Dans l'Hexagone, une étude réalisée en 2007 par l'IGAS évalue entre 30 à 50 % les patients concernés par une mauvaise observance. Environ 8 000 décès par an et plus d'un million de journées d'hospitalisation ont pour origine une mauvaise adhérence au traitement.

La téléphonie mobile, un outil indissociable à l'adhérence thérapeutique


Pour endiguer le phénomène de mauvaise adhérence thérapeutique, les acteurs du monde médical et pharmaceutique usent de subterfuges divers. Mais, grâce à l'évolution des technologies de la télécommunication, la téléphonie mobile est devenue un instrument imparable pour amplifier les programmes d'observance. À Marseille, une équipe du CHU de la Timone a ainsi eu l'initiative d'utiliser un système dénommé CLEVERSMS pour effectuer le suivi médical des patients traités par angioplastie coronaire, dont la prise d'aspirine est essentielle pour atténuer le risque d'infarctus. Grâce à cette solution, un rappel via SMS est envoyé au malade concernant la prise de médicament, une prise de tension ou toute autre opération du même type. Une simple planification sur l'application créée par Clever Technologies est nécessaire et l'envoi de l'alerte SMS se fait automatiquement pour chaque patient.


Multiplication des « applications médicales » pour smartphones


Mis à part cette initiative, la multiplication des applications destinées aux smartphones est également une autre illustration de l'importance de la téléphonie mobile dans le processus médical. La majorité de ces applications fonctionne autour de la notion d'observance. Grâce à l'application « Mon Asthme » des laboratoires GlaxoSmithKline par exemple, des messages sont ainsi reçus par les malades pour leur rappeler de faire des tests de contrôle ou des mesures de Peak Flow. L'application « Mes traitements » développée par Malakoff Médéric propose également des fonctionnalités de rappel destinées au patient tout en indiquant le détail de tout traitement thérapeutique.

Aux Etats-Unis, certaines assurances santé conditionnent désormais les remboursements ou la délivrance de certains équipements coûteux de soins à domicile par la stricte observance des prescriptions. Pour cela les équipements de santé deviennent de plus en plus des objets connectés, capables de rendre compte à distance des conditions d'utilisation. Si ce type de surveillance peut paraitre intrusif, mais le portail Proxima du Ministère de Enseignement supérieur et de la recherche rappelle qu'aux États-Unis, « le montant des frais hospitaliers liés à la non-observance thérapeutique s’élèverait à plus de 37 milliards de dollars par an ». Il ajoute plus loin : « Aux États-Unis, les sociétés IMC ou MWV proposent des blisters équipés d’une puce RFID qui enregistre automatiquement la date et l’heure de chaque prise par le patient, cela permet de signaler des réactions indésirables et de lui rappeler les heures de prise par un signal sonore ».

Tags : innovation, médecine, objets connectés, santé, téléphonie, web 3.0


Via sylvie Royant-Parola, FestivalCommunicationSanté, Clinique PASTEUR, Lionel Reichardt / le Pharmageek, dbtmobile
more...
sylvie Royant-Parola's curator insight, August 31, 2014 1:54 AM

Dans l'avenir , l'ordonnance du médecin sera électronique et des rappels seront envoyés au patient pour qu'il n'oublie pas la prise de ses médicaments. Jusque  là, tout va bien.... Mais avec les pilules connectées que les labos sont en train de concocter (en gros un puce qui sera intégrée dans le comprimé) on peut imaginer que si vous n'avez pas pris la pilule, vous recevrez un message de rappel plus incisif vous demandant pourquoi vous n'avez pas pris la pilule et QU'IL FAU T LA PRENDRE. En dehors de la personne alzheimer isolée (pas encore trop déficitaire), pour laquelle toutes ces applis seront autant de repères pour baliser ce qui doit être fait, il faudra trouver pour les maladies chroniques une justesse d'utilisation pour éviter l'intrusion et le harcèlement, sinon,  ça se terminera comme pour les ordinateurs de bord qui vous disent dans les voitures que vous n'avez pas mis votre ceinture et que vous ne pouvez pas démarrer, vous allez les désactiver!

Rescooped by dbtsante from Le monde du mobile et ses nouveaux usages : news web mobile, apps en m sante et telemedecine, m learning , e marketing , etc
Scoop.it!

La santé mobile en Europe

La santé mobile en Europe | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

La santé mobile ou m-santé est un sous-segment de la e-santé et couvre l’ensemble des pratiques médicales et de santé réalisées à partir d’appareils mobiles et communicants comme les Smartphones et les tablettes, les appareils de surveillance patient et de plus en plus avec les objets connectés. Voici une infographie de l’Union Européenne expliquant la santé mobile et l’amélioration qu’elle apporte dans la vie quotidienne des patients en Europe. Les solutions mobiles utilisent des applications servant à récolter, traiter et analyser les données médicales ou privées de manière plus efficace, afin d’apporter des conseils personnalisés pour améliorer son bien-être. La m-santé contribue donc à l’autonomisation des patients qui deviennent ainsi acteurs de leur santé, permettant une meilleure prévention et prise en charge pour une amélioration globale de la santé. Les données de santé mobilerythme cardiaque, activités physiques quotidiennes, alimentationgrâce à ces données, les professionnels de santé peuvent faire un meilleur diagnostic et apporter un meilleur traitementavec ces solutions les patients peuvent prendre en main leur santé de manière plus efficacePourquoi la santé mobile est primordialeun diagnostic précoce et un meilleur traitementle patient devient acteur de sa santé et se prend en mainpour une meilleure préventionpour une réduction des coûts associés à la santépour simplifier le quotidien des professionnels de santé en leur faisant gagner du temps (jusqu’à 30 %)Le marché de la m-santéplus de 6 milliards d’abonnements mobiles dans le mondeun marché mondial estimé à plus de 17,6 milliards € en 2017 dont 30 % en Europe, 30 % en Chine, 28 % en Amérique du Nord, 7 % en Amérique du Sud et 5 % en Afriqueplus de 97 000 applications santé sont disponibles aujourd’hui, dont 70 % sont destinées aux particuliers et 30 % aux professionnels de santéen 2017, 3,4 milliards de personnes posséderont un Smartphone et la moitié utiliseront une application santéEt que fait l’Europe pour tout ça ?L’Union Européenne veille sur des points clés comme: le cadre législatifla protection des donnéesl’interopérabilité des systèmes de santéla sécurité des applications santéPour en savoir plus et pour répondre à la consultation lancée par la commission européenne cela se passe ici.


Via Philippe Marchal/Pharma Hub, dbtmobile, Caroline Crousillat
more...
Le Lab Marketing Digital's curator insight, June 12, 2014 3:50 AM


Les solutions mobiles de santé utilisent des applications servant à récolter, traiter et analyser les données médicales ou privées de manière plus efficace, afin d’apporter des conseils personnalisés pour améliorer le bien-être des patients.


La m-santé permet donc une meilleure prévention et prise en charge pour une amélioration globale de la santé.

Scooped by dbtsante
Scoop.it!

[Baromètre] Les objets connectés devraient révolutionner la consommation de sport

[Baromètre] Les objets connectés devraient révolutionner la consommation de sport | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Le récent baromètre d'Uniteamsport fait émerger quatre tendances qui vont révolutionner, selon les Français, la consommation de sport dans les années à venir. Le développement des objets connectés arrive en tête.

Dans son dernier baromètre réalisé du 8 au 15 décembre 2014, Uniteamsport a demandé aux Français quelles étaient, parmi une dizaine de tendances, celles qui selon eux allaient le plus révolutionner la consommation du sport dans les années à venir.

Quatre tendances se détachent nettement : dans l'ordre, le développement des objets connectés, le développement d'articles de sport santé, le développement des sports nature et la pratique de sports loisirs en groupe.

Le développement des objets connectés

Sensoria chaussettes connectées

19 % des Français âgés de 15 ans et plus (baromètre Uniteamsport de décembre 2014), soit environ 10 millions de personnes, envisagent de s'équiper certainement ou probablement d'un objet connecté dans les semaines qui viennent, avant tout pour une utilisation liée à la pratique sportive (37 %), légèrement devant le contrôle de la santé (34 %) et la domotique (24 %). Le boom de ces objets connectés qui permettent notamment de mesurer ses performances sportives mais également de contrôler son rythme cardiaque, son poids, la qualité de son sommeil... apparaît donc comme la tendance qui va le plus révolutionner la consommation du sport à moyen terme selon les Français (46 % de citations).

Le développement d'articles de sport santé

Avec l'essor de certaines pratiques sportives, notamment le running, l'utilisation de certains articles permettant à la fois de prendre soin de sa santé et d'améliorer ses performances s'est considérablement développée. C'est notamment le cas des bas ou chaussettes de contention mais aussi des sous-vêtements de maintien (brassières) que commercialisent certaines marques (Thuasne Sport, BV Sport...) Cette évolution est perçue par les Français comme la deuxième tendance liée au sport la plus forte dans les années à venir (41 % de citations).

Le développement des sports nature

Avec environ 25 millions de pratiquants âgés de 15 ans et plus, et 3,1 millions de licences distribuées par les fédérations sportives (statistiques issues du Ministère des Sports), les sports nature connaissent un réel engouement en France, les activités les plus pratiquées étant le vélo/VTT, la randonnée pédestre, le ski et la pêche. Cet engouement répond notamment à un plus grand désir de liberté et d'évasion, à une plus grande sensibilité aux enjeux d'environnement et à la volonté de ne pas être contraint par des engagements financiers à long terme. Cette tendance figure à la 3e place du classement (37 % de citations).

Sports loisirs en groupe, notamment à l'initiative des marques

Le sport se pratique très largement en groupe principalement avec la famille et les amis mais aussi de plus en plus avec des communautés partageant la même passion. Cette pratique communautaire et souvent urbaine se développe aussi bien à l'initiative de particuliers via des blogs, forums, contenus digitaux... que de marques, notamment des équipementiers. Nike, avec ses Running Sessions et, plus récemment, Adidas avec sa Boost Battle Run ont ainsi fortement contribué à développer le running parisien. Cette tendance se classe 4e au classement des tendances du sport les plus révolutionnaires (36 % de citations).

Méthodologie baromètre : Le baromètre Uniteamsport (agence de marketing digital spécialisée dans l'univers du sport) est administré online en partenariat avec Toluna. Échantillon national de 1032 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Sélection des interviewés selon la méthode des quotas: sexe, âge, PCS du chef de famille, région. Données issues du baromètre 5 réalisé du 8 au 15 décembre 2014.

more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from E-sante, web 2.0, 3.0, M-sante, télémedecine, serious games
Scoop.it!

Santé connectée - Le monde 4.0 émerge chez les seniors - Connected Doctors

Santé connectée - Le monde 4.0 émerge chez les seniors - Connected Doctors | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Santé connectée – Le monde 4.0 émerge chez les seniors

Articles avr 9 2015 par Dr Eric COUHET in 3e et 4e âge avec 0 Commentaires

La médecine 3.0  émerge dans la #FrenchTech que déjà pointe le nez connecté de la santé 4.0.

Les objets intelligents expertisés et labellisés par les autorités savantes, véritables dispositifs médicaux arrivent dans des living-lab, en ville, à la faculté, dans les hôpitaux et les maisons de retraite.

Les objets intelligents commencent à communiquer entre eux, le monde 4.0  est en marche et c’est une chance énorme pour la prise en charge des personnes âgées tant au plan économique que humain.

Sur le plan  économique, le montant d’une place en établissement est horriblement cher et confiscatoire, les enfants étant obligés de se cotiser pour assurer le bon suivi médical de leurs parents.

Le maintien à domicile, avec l’installation de ces équipement a un coût, certes, mais nettement inférieur à 3 mois en maison de retraite et apporte un mieux-vivre inestimable à la personne âgée qui peut ainsi rester plus longtemps « dans ses meubles », avec ses souvenirs…. 

Sur le plan humain, le déchirement est violent, la maison de retraite est la « dernière demeure » comme on le dit dans ma ruralité.

Je ne veux pas ici opposer le domicile à la maison de retraite, bien sûr il y a aussi les foyers logements mais non médicalisés et les résidences séniors médicalisées ou non.

Un modèle intermédiaire pourrait être inventé entre le foyer-logement et la maison de retraite grâce à la domotique.

La domotique véritable révolution du monde 4.0 doit pouvoir permettre de rester le plus longtemps possible à son domicilie. Sans transformer le domicile, il est possible de sécuriser  environ 80  m2 grâce à des capteurs.

De plus elle doit permettre d’inventer des structures intermédiaires médicalisées avec des logements ergonomiques, des planchers connectés, des capteurs de chute, des alarmes pour les mal voyants (DMLA sévère de plus en plus fréquente) et des repères connectés pour les patients atteints de troubles cognitifs mineurs.

On y associe trois ou quatre objets connectés et une plate-forme de télésurveillance gérant des alertes selon un code couleur « rouge – jaune – vert ».

La tablette est aussi un élément essentiel de cette évolution numérique : la personne âgée est le plus souvent joueuse, des serious game peuvent aussi  détecter une dépression et accompagner  la prise en charge des déclins cognitifs, l’utilisation de la tablette maintient aussi l’agilité des mains. Les anciens peuvent aussi discuter avec leurs petits  enfants  sur Facebook ou skype, ils sont très communautaires et se sont très vite adaptés à ces technologies.

Domotique, objets connectés,  tablettes  et serious games : un véritable cocktail  numérique 4.0 pour un mieux-vivre connecté. Le bien-être est une plume non connectée qui vole au gré des humeurs de chacun.

Nous devons tous travailler sans cesse pour établir un-mieux vivre connecté pour les seniors.

Connected Doctors étudie de multiples partenariats afin de valider cette révolution 4.0 pour nos anciens

Expertise et innovation, Connected Doctors #Startup de la #FrenchTech est déjà dans le 4.0 !

Source photo : themavision.fr


Via FestivalCommunicationSanté
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from PATIENT EMPOWERMENT & E-PATIENT
Scoop.it!

JIM.fr - Mieux connaître les asthmatiques pour mieux les traiter ?

JIM.fr - Mieux connaître les asthmatiques pour mieux les traiter ? | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Mieux connaître les asthmatiques pour mieux les traiter ?

Paris, le vendredi 20 février 2015. Boehringer Ingelheim France et Pfizer France, en partenariat avec l’association Asthme et Allergie et IPSOS Santé, réalisent un programme AsQ (« Asthme au Quotidien, Asthme en Question ») qui vise à mieux connaître les asthmatiques, mais également la perception des professionnels de santé concernant la pathologie et les patients qui en souffrent. L’objectif étant, in fine, de proposer des solutions adaptées aux patients pour améliorer leur qualité de vie.

Le concept du programme d’étude

Les deux premières phases du programme ont exploré successivement l’impact de la maladie chez les patients asthmatiques sur le web et en vie réelle. 48 588 messages ont été recueillis sur le web avec analyse de 200 mentions dans le contexte, sur la base d’un monitoring des conversations relatives à l’asthme sur les forums, blogs, réseaux sociaux, spécialisés ou non en santé. Par ailleurs, une population de 506 asthmatiques (échantillon représentatif de la population asthmatique française selon la méthode des quotas*) a été interrogée. La troisième phase du programme vise à explorer les perceptions des professionnels de santé.

En attendant les résultats de la phase centrée sur les professionnels de santé (qui devrait débuter prochainement), les deux premières phases permettent déjà de dégager quelques grandes tendances.

Principaux enseignementsUn sentiment de maîtrise et de connaissance en décalage avec la réalité

Si 67 % des patients estiment spontanément qu’ils contrôlent leur asthme, l’évaluation calculée du contrôle de l’asthme selon les critères de l’Asthma Control Test révèle qu’ils ne sont en réalité que 48 %.

Cette donnée est probablement à rapprocher de la banalisation de la crise (32 % des patients estiment qu’il est normal qu’un asthmatique ait 2 crises par an, et 26 % estiment que traiter la crise d’asthme est suffisant pour maîtriser son asthme), et d’un déficit de connaissance de la pathologie (83 % des asthmatiques s’estiment bien informés sur l’asthme, mais le calcul d’un scoring de connaissances sur les réponses vraies/fausses à des affirmations liées à l’asthme révèle que 21 % des patients obtiennent un score inférieur à 7/10).

Des parcours de soins et une prise en charge peu homogènes

Si la pose du diagnostic est partagée entre le généraliste (48 %) et les spécialistes (pneumologues : 23 % ; allergologues : 25 %), c’est majoritairement le généraliste qui assure le suivi (64 %) de ces patients, et qui est leur principale source d’information (91 %) devant le pharmacien (56 %), les proches (44 %) et le pneumologue (42 %).

On observe un retard de diagnostic, celui-ci étant posé dans l’enfance pour 39 % des patients et à l’âge adulte  pour 38 %, alors que l’apparition des premiers signes a lieu dans l’enfance chez 52 % des patients.

Des profils de patients distincts

L’analyse de la perception des patients asthmatiques a permis de dégager 4 profils d’asthmatiques, présentant un rapport à la maladie et un comportement d’observance bien distincts.

Une première ébauche de ces profils a été dressée suite à l’analyse des commentaires sur le web des e-asthmatiques, et un traitement statistiques des données collectées auprès des 506 patients questionnés, a permis de confirmer la pertinence de cette segmentation et de mettre en exergue les principales caractéristiques pour chacun de ces profils.

Les maîtrisés (29 % de la population asthmatique) se caractérisent par un fort contrôle de leur asthme et une très bonne observance de leur traitement. Ils se sentent très concernés et investis dans la gestion de leur pathologie, qu’ils contrôlent bien, et ont une attitude globalement optimiste.

Les insouciants représentent 34 % des asthmatiques. Ce sont des patients peu concernés par leur asthme du fait de sa forme très légère, et dont l’observance est souvent liée uniquement à la survenue de gène respiratoire. La maladie a peu ou pas d’impact au quotidien.

Les dominés (10 %) se sentent écrasés par leur maladie, lourdement handicapés au quotidien et ne parviennent pas à contrôler leur maladie, malgré une bonne observance (motivée par la peur de la maladie). Inquiets, tristes et fatigués, ils vivent l’asthme comme une menace permanente.

Les réfractaires rassemblent 26 % des patients asthmatiques. Disposant de connaissances sur l’asthme, ils refusent cependant de les appliquer, et présentent une attitude de fatigue et de lassitude vis-à-vis de leur maladie, vécue comme une forte contrainte.

Quelles applications dans la stratégie thérapeutique ?

Le traitement de l’asthme rencontre des problématiques communes à celui de nombreuses pathologies chroniques : lassitude à l’égard de la pathologie, diminution de la qualité de vie et/ou baisse de l’observance. À terme, les conséquences peuvent être notamment une progression parfois irréversible des pathologies chroniques et un surcoût pour l’assurance maladie (arrêts de travail, hospitalisations, traitements d’urgence, …).

L’éducation et l’implication des patients sont alors primordiales pour assurer une prise en charge optimale au long cours. Si un dialogue prenant en compte la dimension humaine individuelle reste l’une des composantes principales pour impliquer le patient, les médecins ne disposent généralement pas de suffisamment de temps pour l’instaurer.

Gageons que la connaissance de cette classification permettra d’appréhender plus rapidement les « axes de travail » à aborder en priorité avec chaque typologie de patient, et ainsi optimiser le temps de consultation.

* basée sur les critères de sexe, âge, région, catégorie d’agglomération et profession du chef de famille

Elise Moniat

RéférencesConférence de presse de Boehringer-Ingelheim France, Pfizer France, Asthme et Allergie et IPSOS « Asthme au Quotidien, Asthme en Question » du 10/02/2015.
Via 360 medical, Lionel Reichardt / le Pharmageek
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from e-santé,m-santé, santé 2.0, 3.0
Scoop.it!

VIDEO. Canada: Un jeu vidéo permet de traiter une maladie oculaire - 20minutes.fr

VIDEO. Canada: Un jeu vidéo permet de traiter une maladie oculaire - 20minutes.fr | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Deux sociétés canadiennes ont annoncé avoir développé un jeu vidéo accessible sur tablettes qui corrige le décalage de la perception visuelle entre les deux yeux, provoqué par l'amblyopie. Le module s'adresse en particulier aux enfants qui sont les plus touchés par cette maladie oculaire (3% dans le monde, NDLR).

Le jeu vidéo, nommé Dig Rush, a été mis au point par l'éditeur de jeux Ubisoft et Amblyotech, une société spécialisée dans les applications électroniques pour les déficiences oculaires. Il doit encore être approuvé par les autorités compétentes avant sa commercialisation, mais l'innovation a déjà été brevetée auprès de l'Université McGill de Montréal.

Fourni par les professionnels de santé

Le traitement de l'amblyopie est axé sur le renforcement de l'œil le plus faible et le jeu force le cerveau à faire fonctionner les deux yeux de manière identique et simultanée «grâce à la perception de contrastes de rouge et de bleu au travers de lunettes stéréoscopiques», expliquent les concepteurs.

Plus étonnant encore: le jeu vidéo sera fourni par des professionnels de santé, et son utilisation fera l'objet d'un suivi. «Le médecin pourra mieux ajuster les paramètres du jeu en fonction de l'état de l'œil faible du patient pour permettre aux deux yeux de percevoir ce qui se passe sur l'écran», ont expliqué les concepteurs.


Via nathalie Bissot-Campos de l'amfe
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Tout et Rein by renaloo.com
Scoop.it!

Applications de santé : et si on devenait sérieux !

Applications de santé : et si on devenait sérieux ! | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Kiera Butler pour MotherJones rapportait récemment l’histoire de Julie Hudak, une Américaine qui a téléchargé une application permettant de diagnostiquer les mélanomes. Son mari et sa belle-soeur en étant morts, la jeune mère était particulièrement inquiète des grains de beautés et autres taches sur la peau de ses trois enfants. L’application est assez simple. Il suffit de prendre en photo les grains de beauté et elle vous indique en retour leur dangerosité. Même si elle avait montré récemment ses enfants à un dermatologue, la jeune femme a paniqué quand l’application a fait une alerte rouge sur l’un des grains de beauté…

La journaliste rapporte des études plutôt inquiétantes sur le sujet. Des chercheurs du centre médical de l’université de Pittsburgh ont testé 4 applications de diagnostic du cancer de la peau et trois d’entre elles ont raté 1/3 des mélanomes qui lui étaient soumis. Le laboratoire pharmaceutique Pfizer a rappelé une de ses applications de rhumatologie quand elle a constaté que les mesures qu’elle proposait étaient inadaptées…

A qui profite la confusion ?

Pour Kiera Butler, le discours marketing des développeurs d’application est trop souvent volontairement confus. Certes, comme nous l’avons expliqué, l’essentiel des applications proposées sur les magasins d’applications de nos smartphones ne relève pas de la santé, mais alors pourquoi entretenir une telle confusion ? D’un côté, les entreprises technologiques soutiennent qu’homologuer ou labéliser ces applications étoufferait l’innovation… De l’autre, des médecins estiment que renforcer les règles découragerait au moins les développeurs les moins sérieux.

Pour le docteur Dominique Dupagne, fondateur du forum médical Atoute.org, le développement des applications est un foisonnement darwinien qui ressemble surtout “au marché des farces et attrapes”. Non, les applications ne vont pas révolutionner la médecine, assène-t-il avec raison. La médecine a assez rarement besoins de capteurs qui mesurent les choses en continu. “Le besoin de certification est inexistant pour la plupart de ces applications à part pour rassurer les gens inquiets”, tranche le médecin. Nous sommes plus dans un monde du jouet, du bien-être, du fitness que de la santé. Le problème est surtout lié à l’emballement autour de ces outils, comme s’ils allaient résoudre les problèmes de santé du moment, remplacer les médecins débordés, remplacer la médecine… Nous en sommes loin !

Bref, si on a un peu l’impression que le monde médical se désintéresse des problèmes des utilisateurs… Le monde des développeurs, en faisant semblant de nous proposer des solutions, ne fait pas mieux.

Les applications de santé ne touchent pas ceux qui en auraient le plus besoin

À mesure que la moindre de nos activités sont “appiffiées” (transformées en application), les développeurs affluent sur les marchés saturés du jeu et du fitness, s’énerve JC Herz (@jcherz) pour Wired, oubliant ceux qui pourraient le plus en bénéficier : les vieux, les malades chroniques, les pauvres…

En octobre dernier, Herz a assisté à la conférence Wearables+Things, qui semble avoir surtout proposé une surenchère dans les dispositifs de fitness connectés pour analyser les performances sportives des gens en meilleure forme et avec un gros portefeuille. Pourtant, Kabir Kasagood, directeur du développement de Qualcomm Life qui fabrique les puces utilisées dans nombre de ces gadgets, a exhorté les développeurs à se confronter à la friction réglementaire de la FDA pour faire homologuer leurs dispositifs. “Il y a une énorme pénurie d’innovation dans le domaine de la santé”, a-t-il insisté, alors que c’est là où est l’argent. Mais cela nécessite de se confronter à la paperasserie, à la réglementation, aux essais cliniques, à s’intégrer avec des systèmes existants et ennuyeux, à être exigeant sur la sécurité et sur les données des utilisateurs… Bref, à faire un travail un peu plus complexe que mettre en ligne une application sur un magasin d’application.


Via Renaloo
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Télésanté, e-santé
Scoop.it!

Une campagne pour faire avancer la santé numérique

Une campagne pour faire avancer la santé numérique | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Dans quelques jours, s’effectuera le lancement d’une campagne de mobilisation pour faire avancer la santé numérique en France.

 

Cette campagne « Faire avancer la santé Numérique » dont la particularité est de s’étaler sur 2 ans, vise à faire accélérer la transformation numérique et l’efficience du système sanitaire et médico-social.

Cette campagne rassemble de nombreux acteurs du numérique en santé, tels que les industriels du LESISS (Le syndicat des Entreprises des Systèmes d’Information Sanitaires et Sociaux), mais également les membres du SYNTEC et SNITEM, avec la participation du cabinet de stratégie Care Insight.

Pendant les 2 prochaines années, c’est ainsi 8 étapes régionales qui sont programmées afin de faire se rencontrer les institutionnels de la santé, les personnalités politiques locales, des professionnels de santé, des associations de patients et des industriels dans chacune des régions choisies. Des évènements régionaux organisés afin d’animer une plateforme d’échange d’informations et d’outils innovants et qui permettent également de valoriser la filière e-santé dans les territoires concernés.

Dès 2015, c’est Bordeaux, Lille puis Strasbourg qui accueillerons ces étapes régionales qui se dérouleront sur 2 jours et formulées sous le terme « 36 heures chrono ».

La 1re étape se déroulant les 15 et 16 avril à Bordeaux.

En 2016, des grandes villes comme Paris, Lyon, Nantes, sont également au programme de ces étapes.

Des étapes dont le but est de rapprocher des acteurs trop souvent dispersés dans un contexte où les régions se mobilisent et consacrent d’importants moyens autour de projets numériques dans le domaine sanitaire et médico-social (Territoire de Soins Numériques, Hôpital Numérique…).

C’est donc une campagne composée de 8 étapes régionales et qui s’échelonne sur deux ans qui se propose de faire avancer la santé numérique en France.

Tiens, et si on se donnait rendez-vous dans 2 ans ?

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?  

D’ici là, et sans plus attendre, tenez-vous informé de la campagne via le site : http://www.faireavancerlasantenumerique.com/

 


Via Fabrice Vezin, Lionel Reichardt / le Pharmageek, TéléSanté Centre
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Santé NTIC
Scoop.it!

La conférence LeWeb explore le monde du corps connecté

La conférence LeWeb explore le monde du corps connecté | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Le rendez-vous créé par Géraldine et Loïc Le Meur fête cette année son onzième anniversaire.L’édition 2014, qui se tient jusqu’à jeudi aux Docks de Saint-Denis, met l’accent sur la santé. Article(s) associé(s)Start-up : la France veut changer d'imageSilicon Valley : toujours une longueur d'avanceRalentir pour mieux faire grâce à la méditation

Le développement des capteurs et la démocratisation des smartphones ont fait tomber les dernières barrières : Internet se libère des écrans et se retrouve désormais partout, y compris sur les humains eux-mêmes. Panorama des nouvelles tendances, qu’elles viennent de la Silicon Valley ou d’ailleurs…

La santé connectée, « the next big thing »

A voir le programme de cette édition 2014 de la conférence LeWeb, qui s’ouvre aujourd’hui aux Docks de Saint-Denis, la santé connectée est très clairement la tendance du moment. Les start-up américaines et européennes positionnées sur ce créneau sont, cette année, venues par dizaines. Beaucoup d’entre elles misent sur l’automédication et la prévention. Avec le perfectionnement des capteurs sensoriels, placés soit dans le smartphone soit dans des bracelets, les applications peuvent recueillir des centaines de données sur l’utilisateur (rythme cardiaque, tension, phases de sommeil, etc.). Celles-ci sont ensuite analysées et peuvent servir à l’aide au diagnostic. Des applications s’appuient ainsi sur ces données pour fournir, par exemple, un programme de remise en forme à leurs utilisateurs ou un suivi médical personnalisé. Clue, développé en Allemagne, et qui doit annoncer son lancement en France cette semaine, aide de son côté les femmes dans la gestion de leurs cycles menstruels.

  

Mais le phénomène peut aller plus loin, avec, notamment, du matériel médical connecté de pointe. C’est le cas, par exemple, des appareils fabriqués par la société française Imactis, qui a développé une sorte de GPS qui permet au radiologue d’emprunter l’angle optimal lors d’une radio.

Les « wearable », enfin accessibles

Là encore, Internet prend des allures de science-fiction : outre les lunettes connectées ou les montres, d’autres objets supportent désormais une connectivité. C’est le cas de tee-shirts (comme celui du français Cityzen Sciences, qui a récemment annoncé un partenariat avec Asics pour le développement d’un tee-shirt connecté), de fourchettes (comme la Hapifork, qui permet de contrôler ce que l’on mange) ou encore de brosses à dents qui, reliées à des applications, permettent de surveiller sa santé bucco-dentaire.

La méditation, en vogue

La méditation fait de nombreux adeptes parmi les patrons de la Silicon Valley. Loïc Le Meur lui-même la pratique au moins une heure par jour. Sur la conférence LeWeb, une salle sera même aménagée pour faciliter la méditation des participants ! Le cofondateur de Twitter Evan Williams a introduit des séances collectives de méditation dans sa nouvelle start-up, Medium. Et le thème a même sa conférence, Wisdom 2.0, organisée fin février à San Francisco. Plusieurs start-up ont développé des applications d’aide à la méditation, comme Headspace, qui donne des conseils pour apprendre les techniques de base et accompagne l’utilisateur personnellement, en lui fournissant de nombreuses statistiques sur ses séances (leur durée…).

Vers le transhumanisme ?

Les travaux sur le cerveau ont pris une nouvelle tournure ces derniers mois. C’est désormais clairement l’objectif des transhumanistes – le téléchargement et la sauvegarde de la mémoire humaine – qui est affiché. Plusieurs sociétés parviennent déjà à relier des applications au cerveau et à en extraire des données liées aux émotions, au travail cérébral… Le vainqueur de la compétition de start-up de l’an dernier, le polonais Intelclinic, avait séduit le jury en présentant un masque relié aux émotions du cerveau et qui permet de dormir moins en se calquant sur les phases de sommeil. Certaines sociétés, comme la californienne Halo Neuroscience, revendiquent même une amélioration de l’activité cérébrale grâce à des traitements par infrarouges, chocs électriques ou ondes radio.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0204000462926-la-conference-leweb-explore-le-monde-du-corps-connecte-1072798.php?brVbjSESTvIyqY4E.99
Via Charline Cardona, Celine Sportisse, Doc-Ifsi-Narbonne
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Ma santé et le digital francophone
Scoop.it!

Une appli et un site pour bien contrôler son psoriasis - News Santé - Doctissimo

Une appli et un site pour bien contrôler son psoriasis - News Santé - Doctissimo | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

LEO Pharma met à disposition des patients atteints de psoriasis QualityCare®, un dispositif de services destinés à gérer leur maladie au quotidien. Il s’agit d’un site d’information Internet et de l’application MonPso, véritable carnet de bord interactif pour aider les patients à prendre le contrôle de leur psoriasis au quotidien.

Une application et un site pour prendre le contrôle du psoriasis.

Le respect du traitement, essentiel pour contrôler la maladie

Le psoriasis touche 3 % de la population Française. Maladie fréquente, affichante et perturbante, elle affecte négativement la qualité de vie d’au moins 40 % des patients, selon le Pr Jean-François Stalder, Chef de service au CHU-Université de Nantes. Il précise : "bien que des traitements existent, le psoriasis n’échappe pas au problème du manque de observance du traitement". Car, comme pour les autres maladies chroniques, des études montrent que moins de 50 % des patients respectent totalement leur traitement, un peu plus lorsqu’il s’agit d’un traitement d’application locale (70 %). Ce manque d’observance (ou compliance) s’explique par de nombreux facteurs qui peuvent être liés à la maladie (manifestations, symptômes…), au patient (croyances…), aux traitements (peur des effets indésirables et dans le cas du psoriasis, une corticophobie) et au médecin (une relation médecin-patient qui ne comporte pas une information personnalisée et l’établissement d’un contrat thérapeutique).

Suivre la maladie et améliorer l’observance avec MonPso

L’application MonPso a été mise au point par des dermatologues et des patients, avec le concours de l’association France Psoriasis. Pour le Pr Salder, "même si la prescription du médecin et claire, il s’écoule parfois longtemps entre deux consultations. Il est donc important que le patient puisse disposer d’un outil lui permettant de prolonger ses connaissances, de suivre l’évolution de sa maladie avec une aide visuelle et de consigner l’évolution et le suivi de son traitement".

Et c’est justement le sens de l’application MonPso, outil d’auto-évaluation et de suivi qui permet par exemple, au patient de prendre ses plaques en photos, les localiser et observer l’évolution de son psoriasis ; il peut programmer une alarme pour penser à son traitement ou encore déterminer les raisons qui ont conduit au manque d’observance. "Il s’agit d’un véritable outil d’auto-évaluation", indique le Pr Stalder.

Un site pour bien s’informer

En plus de l’application MonPso, le site mis à disposition par LEO Pharma, également conçu par des spécialistes et patients, répond à un besoin d’information fiable, pratique et répondant aux besoins des patients et de leur entourage. Le site Internet QuatityCare® accessible gratuitement sur le site www.psoriasis-qualitycare.fr propose en effet 73 articles validés scientifiquement, organisés autour de 16 sujets d’intérêt majeur pour les patients et leurs proches tels que l’efficacité du traitement, les localisations du psoriasis, les effets indésirables, les oublis de traitement.

Selon Aude le Merrer, responsable des relations patients de LEO Pharma, le site comme l’application ont été conçus dans une démarche de prise en charge globale, "pour que les patients puissent véritablement prendre le contrôle de leur psoriasis".

Enfin, le site a été évalué par Lionel Reichardt, expert e-santé et par d’autres experts des applications mobiles et des nouvelles technologies et du monde de la santé 2.0. Selon lui, "ces services sont complémentaires et aideront le patient à prendre le contrôle de sa maladie, de maintenir sa motivation pour son observance et d’enrichir sa relation avec son professionnel de santé". Et d’ajouter "le design de l’application, la simplicité d’utilisation et la complémentarité avec le site Internet font la force de cette solution".

L’application MonPso est téléchargeable gratuitement sur l’App Store et Google Play.

Dr Jesus Cardenas

Source : Conférence de presse du 8 décembre 2014 organisée par LEO Pharma : "Avec QualityCare® et MonPso, prenez le contrôle du psoriasis".


Via Emmanuel Capitaine
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from PATIENT EMPOWERMENT & E-PATIENT
Scoop.it!

Observance : punir, récompenser, inciter... Quelles recettes ?.. "Eduquer? Expliquer?Informer? :-)"

Observance : punir, récompenser, inciter... Quelles recettes ?.. "Eduquer? Expliquer?Informer? :-)" | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

'amélioration de l'observance médicamenteuse peut permettre de générer au moins 9 milliards d'euros d'économies par an dans six grandes pathologies chroniques, selon les résultats d'une étude d'IMS Health. Une étude d'Observia pose la question de la rémunération financière du patient pour améliorer l'observance. Zoom sur les bonnes et mauvaises recettes.

L'étude d'IMS a mesuré l'observance dans l'hypertension artérielle (HTA), l'ostéoporose, le diabète de type 2, l'insuffisance cardiaque, l'asthme (traitement de fond) et l'hypercholestérolémie. Ces maladies ont représenté un quart des remboursements de médicaments de l'assurance maladie en ville en 2013 (soit 4,9 milliards d'euros).

Quelque 170 000 patients dans 6 400 pharmacies ont été inclus de façon anonyme dans cette étude longitudinale d'un an en vie réelle, répétée à chaque délivrance sur prescription en officine.

IMS a retenu comme indicateur de l'observance le Medication Possession Ratio (MPR), qui mesure le nombre de patients se présentant à la fin effective de la durée de leur traitement pour un renouvellement. Selon cette norme internationale, une personne est dite observante lorsqu'elle suit la durée de son traitement à au moins 80%.

D'après IMS, l'observance moyenne pour les six pathologies est ressortie à 40%. Elle était de 40% dans l'HTA, 52% dans l'ostéoporose, 37% dans le diabète de type 2, 36% dans l'insuffisance cardiaque, 13% dans l'asthme et 44% dans l'hypercholestérolémie.

Pour connaître l'impact économique de ces tendances, IMS ne s'est focalisé que sur les coûts directs liés à la non-observance et n'a retenu qu'une complication par pathologie, respectivement l'accident vasculaire cérébral (AVC), les fractures ostéoporotiques, les maladies coronaires, l'oedème pulmonaire, l'état de mal asthmatique sévère et l'infarctus du myocarde.

Le coût de la mauvaise observance est ressorti à plus de 9 milliards d'euros par an: 4,4 milliards pour l'HTA, 281 millions pour l'ostéoporose, 1,5 milliard pour le diabète de type 2, 1,6 milliard pour l'insuffisance cardiaque, 207 millions pour l'asthme et 1,4 milliard pour l'hypercholestérolémie.

Inciter les professionnels de santé à promouvoir l'observance

"Il s'agit d'une évaluation des coûts prudente car elle ne prend en compte qu'une seule complication et seulement les coûts directs, mettant par exemple de côté les arrêts de travail lié à la mauvaise observance ou le non-emploi des personnes concernées", a insisté lors de la conférence de presse le directeur de la stratégie d'IMS Health, Stéphane Sclison.

IMS et le Cercle de réflexion de l'industrie pharmaceutique (Crip) qui regroupe les dirigeants d'une vingtaine de laboratoires internationaux de taille moyenne implantés en France, ont annexé à l'étude plusieurs propositions pour favoriser l'observance: améliorer l'information des patients, former les professionnels de santé à la communication sur l'observance, mobiliser les associations et l'entourage des malades, créer des outils simples, déclarer l'observance "grande cause nationale"...

Les infirmiers libéraux pourraient également être cités pour leur rôle dans la préparation des piluliers et dans l'incitation à l'observance !

Ils préconisent aussi d'inciter les professionnels de santé à promouvoir l'observance, condition nécessaire à l'évolution des comportements. La rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) des médecins pourrait ainsi inclure une variation du bonus selon le taux d'observance par patient et être étendue à d'autres professions comme les pharmaciens.

Ajoutons que les infirmiers libéraux pourraient également être cités pour leur rôle dans la préparation des piluliers et dans l'incitation à l'observance !

Punir le patient non observant ?

L'économiste et consultant pour IMS Health Claude Le Pen juge que les pouvoirs publics ont peu fait pour faire progresser les choses et a appelé à un "changement de paradigme", où le patient non observant ne doit plus être considéré comme "déviant".

Il n'y a ni coupable ni punition, mais la nécessité de mettre en place les meilleures conditions possibles pour que le patient bénéficie de son traitement, selon Claude Le Pen.

Une réflexion également présente dans l'étude d'Observia qui rappelle l'initiative qui a consisté à conditionner le remboursement du traitement prescrit à l’observance. Il s'agissait de l'utilisation de l’appareil de Pression Positive Continue -PPC- qui permet au patient de mieux respirer en cas d’apnée du sommeil.

L'arrêté liant utilisation et remboursement a depuis été suspendu quelques mois après sa promulgation par le Conseil d’Etat sur plainte d’associations de patients.

Le premier enseignement tiré de la revue d’études réalisée par Observia met en évidence que le non remboursement d’un produit ou d’un service de santé ne peut améliorer l’observance.

Les recherches menées démontrent en effet que la stratégie « punitive » du non remboursement du traitement non ou mal suivi, n’a pas d’effet positif sur l’observance et, pire, provoque le plus souvent l’abandon pur et simple de ce dernier.

Qu'en est-il de l'incitation financière ?

Observia constate que le "recours à des incitations financières peut constituer une motivation de nature à améliorer le niveau d’observance d’un traitement chronique".

Les incitations citées dans les études varient de 5 dollars pour un patient atteint de tuberculose à 1 000 dollars pour un patient suivant un programme de désintoxication à la cocaïne. L’amélioration de l’observance observée est quant à elle en moyenne de 20%.

Cependant, si l’observance est sensiblement améliorée par ces « récompenses », les études soulignent néanmoins qu’elle chute de façon spectaculaire dès lors qu’elles ne sont plus distribuées.

Rappelons que l'équipe de cardiologie de l’hôpital de la Timone à Marseille a choisi la solution de rappel des prises de traitement par SMS. 


Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
more...
Michel Mazuez's curator insight, November 16, 2014 10:57 AM

... rémunérer les patients qui prennent bien leurs traitements ou leur infliger des pénalités relève d'une même erreur ( sans compter que c'est parfaitement inefficace sur le long terme ) : le "malade" serait comme un enfant qui ne veut pas manger sa soupe ... Que fait-on pour les enfants ? : on les éduque ... à devenir autonomes , avec ou sans soupe ... Et de même le patient peut parfaitement adapter ses soins à ce qu'il perçoit de la vie ... à la seule condition que les soignants aient pris le temps de lui expliquer quels en sont les contraintes et objectifs ...

Rescooped by dbtsante from Buzz e-sante
Scoop.it!

HRA Pharma lance une nouvelle version de son site web dédié à la contraception

HRA Pharma lance une nouvelle version de son site web dédié à la contraception | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
HRA Pharma lance une nouvelle version de son site web dédié à la contraception31 octobre 2014 — rteston

A l’occasion de la journée mondiale de la contraception fin septembre, le laboratoire HRA Pharma a lancé une nouvelle version de son site web dédié à la contraception : etsicamarrivait.fr.

Le laboratoire HRA Pharma a lancé il y a quelques semaines une nouvelle version du site web « Etsicamarrivait.fr » dont l’objectif est d’éviter aux femmes une grossesse non désirée.

Cette nouvelle version du site propose une nouvelle identité visuelle, un contenu enrichi, clair et utile sur la contraception d’urgence. Elle met notamment à disposition :

des informations sur le système reproductif, la contraception, la contraception d’urgence,un quiz de connaissances,des témoignages de femmesles idées reçues sur la contraception d’urgence…

Aujourd’hui en France, 1/3 des grossesses sont non désirées et aboutiront à une IVG dans 60% des cas .Le laboratoire HRA Pharma rappelle que « pourtant, des méthodes de contraception d’urgence accessibles existent et permettent d’éviter de tomber enceinte suite à un problème de contraception, un défaut de protection »


Via Rémy TESTON
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Pharmabook
Scoop.it!

L’ e-Santé va-t-elle modifier nos habitudes ?

L’ e-Santé va-t-elle modifier nos habitudes ? | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
“ L’e-Santé va-t-elle modifier nos habitudes ? L’ e-Santé : Cette médecine connectée implique la remise à plat de notre système de soins. Médecine du futur ?”
Via Philippe Loizon
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from Ma santé et le digital francophone
Scoop.it!

Betterise vous propose un accompagnement ultra-personnalis pour vous aider à prendre soin de votre santé.

Betterise vous propose un accompagnement ultra-personnalis pour vous aider à prendre soin de votre santé. | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
Betterise

Via Emmanuel Capitaine
more...
No comment yet.
Rescooped by dbtsante from PATIENT EMPOWERMENT & E-PATIENT
Scoop.it!

Nouveau réseau pour les patientes atteintes d’un cancer du sein et leurs proches

Nouveau réseau pour les patientes atteintes d’un cancer du sein et leurs proches | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it
“Une plateforme web d’échange réservée aux patientes atteintes d’un cancer du sein et leurs proches a été lancée : Mon réseau cancer du sein. Découverte.”
Via Emmanuel Capitaine , Lionel Reichardt / le Pharmageek
more...
Le Lab Marketing Digital's curator insight, August 26, 2014 5:36 AM


Une plateforme web d’échange réservée aux patientes atteintes d’un cancer du sein et leurs proches a été lancée : Mon réseau cancer du sein.


Ce réseau permet aux patientes atteintes d’un cancer du sein et aux proches :

  • d’échanger et de se soutenir
  • de trouver et partager des adresses de professionnels
  • de s’informer et enrichir ses connaissances