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E-Santé : Les promesses ambitieuses de la révolution médicale

E-Santé :  Les promesses ambitieuses de la révolution médicale | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Optimisation du système de soin et marché en pleine expansion, l’e-santé est présentée comme la solution idéale pour répondre aux mutations sociétales et économiques qui mettent au défi le secteur médical. Maturité technologique, impulsions politiques, tous les ingrédients sont réunis pour parvenir à renouveler notre système de santé. La santé de demain sera connectée, alors autant vous y préparer.

Impliquer et innover, les clés du succès de l’e-santé

L’objectif de « l’e-santé », définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « les services du numérique en faveur du bien-être de la personne », est d’offrir une meilleure qualité de vie grâce au développement de services innovants. Plutôt ambitieux, non ?

Dans ce domaine, les enjeux sont considérables :

Une population vieillissante, qui recherche à améliorer sa qualité de vie et à préserver son autonomie, se retrouve confrontée à une répartition inégale des professionnels de santé, déjà saturés par la demande, sur le territoire national.

A cela vient s’ajouter un enjeu économique. Le système de santé français, lourd et complexe, subit de fortes contraintes budgétaires. L’un des principaux objectifs est donc la réduction des coûts d’hospitalisation.

Face à ce constat, le développement de l’e-santé peut permettre de répondre aux nouvelles attentes des citoyens. Connectés, nous avons désormais accès à l’information médicale via des sites spécialisés. Conséquence : nous souhaitons être plus impliqués dans la gestion de notre propre santé.

Le développement de ces technologies pourrait également être un formidable relais de croissance économique. En effet, ce territoire est particulièrement propice à l’innovation. Il concentre de nombreux chercheurs et industriels, et peut être créateur de valeur et d’emplois. 

En route vers la médecine des objetsAjouté par Marie, le 17/04/2014

Les nouvelles technologies constituent sans aucun doute un relai de croissance et d’avenir pour la médecine. C’est pourquoi, tout comme le web évolue par paliers, le docteur Loïc Etienne définit différents paliers d’évolutions pour la médecine :

 

Médecine 1.0 : le savoir médical détenu par les médecins

La médecine 1.0 est celle où le médecin est porteur d’un savoir qu’il délivre verticalement à un patient venu le consulter. Il s’agit de la relation traditionnelle entre patients et professionnels de santé.

 

Médecine 2.0 : le web, porteur de connaissances partagées

La médecine 2.0 désigne le savoir médical partagé au sein de différentes communautés, c’est-à-dire entre praticiens, mais également avec les patients et entre patients. Cette médecine est née de l’irruption du web dans la relation thérapeute-patient, le médecin n’étant plus le seul à détenir l’information.

Nous voyons émerger depuis quelques années de nombreux sites internet de « vulgarisation » de la médecine, sur lesquels chacun peut s’informer et discuter de ses soucis de santé.  

Doctissimo, « le premier portail dédié au bien-être et à la santé destiné au grand public », est par exemple l’un des sites d’échange autour des questions médicales les plus connu. Avant d’aller voir un médecin, nous avons désormais tendance à rechercher l’origine de nos symptômes sur net. A ces sites généralistes viennent s’ajouter des sites d’échanges entre patients. Carenity se présente par exemple comme « le premier réseau social pour les patients et leurs proches ». Il permet à des patients atteints d’une même maladie d’être mis en relation.

 

Médecine 3.0 : la médecine des objets

La médecine 3.0 est celle qui sera enrichie par les outils qui composent le web 3.0, qui permettront d’agréger aux savoirs médicaux les données issues de capteurs et objets communicants.

Il existe dans ce domaine une multitude d’exemples, comme ce tensiomètre connecté Withings qui permet de stocker les données enregistrées, de comparer ses résultats aux standards nationaux ou de les partager avec son médecin traitant par mail. Ce pilulier connecté permet quant à lui d’aider les patients suivre facilement leur traitement et de lutter contre le défaut d'observance médicamenteuse. 

Santé connectée : votre médecin dans votre pocheAjouté par Marie, le 17/04/2014

L’e-santé peut se décliner en une multitude de domaines d’applications, que nous avons regroupés ici en trois grandes tendances :

Le partage d’informations au cœur de l’hôpital numérique

Image : decideursenregion.fr

En France, le programme hôpital numérique a été lancé par le gouvernement en novembre 2011. L’objectif est de développer et d’améliorer les systèmes d’informations hospitaliers grâce aux technologies de l’information et de la communication.

L’ambition consiste donc à coordonner l’ensemble des acteurs, dans le but d’évoluer rapidement vers des pratiques médicales collaboratives. Cela permettra, à terme, de faciliter le partage et l’échange d’informations au sein des établissements et d’améliorer la qualité et la sécurité des soins (réduction du nombre d'actes redondants, du nombre d'hospitalisations évitables, des inégalités d'accès aux soins...). Il s'agit également de développer les systèmes de partage et d'échanges sécurisés de données médicales, en particulier grâce à la généralisation du Dossier Médical Partagé (DMP).

L’accès aux données du patient peut de plus donner lieu à des cas d’usages originaux qui pourraient peut-être un jour se généraliser, comme dans cet hôpital de Boston où les médecins ont été équipés de Google Glass pour accéder au dossier médical du patient. Cette application mise à disposition des chirurgiens pourrait par exemple leur permettre d’accéder aux données vitales du patient sans avoir à détourner leur regard de l’opération en cours.

 

Des consultations à distance avec la télémédecine

La télémédecine est une pratique médicale qui permet de mettre en rapport un patient et/ou un ou plusieurs professionnels de santé grâce aux nouvelles technologies. L’objectif est d’établir un diagnostic, d’assurer le suivi d’un patient, d’obtenir un avis spécialisé ou encore de réaliser des prescriptions.

Aujourd’hui, en France, il existe cinq actes de télémédecine autorisés, même si cette pratique est encore loin de s’être démocratisée :

La téléconsultation : Un médecin donne une consultation à distance à un patient. Ce dernier peut être assisté d’un professionnel de santé.

La téléexpertise : Cela permet à un médecin de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs de ses confrères.

La télésurveillance médicale : Grâce à l’enregistrement et la transmission des données d’un patient, un médecin surveille et interprète à distance les paramètres médicaux du patient.

La téléassistance médicale : un médecin peut assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte médical

La régulation médicale : Les médecins du SAMU établissent par téléphone un premier diagnostic afin de déterminer et de déclencher la réponse la mieux adaptée à la nature de l’appel.

A Saint-Pierre-et-Miquelon, un centre hospitalier permet par exemple à ses patients d’être suivis par des médecins spécialistes de la métropole :

« Une première coopération a été nouée avec le centre hospitalier de Saint-Brieuc, pour des séances de dialyse. Trois fois par semaine, des patients effectuent ces séances avec des infirmières, tout en étant suivis par des néphrologues de l'hôpital breton ».

De nouvelles plateformes sont ainsi en train de voir le jour, à l’instar de Globe-docteur ou Medecindirect dont l’objectif est de mettre en relation à distance patients et professionnels de santé.

 

Prévention et autodiagnostic : le rôle clé des terminaux mobiles

Cette tendance regroupe toutes les initiatives centrées sur la prévention et le diagnostic de la maladie, le bien être, la qualité de vie ou encore les activités physiques. De nouveaux services font ainsi leur apparition et permettent aux internautes de détecter les premiers symptômes d’une pathologie ou d’améliorer leur hygiène de vie.

Au centre de cette tendance se trouvent nos terminaux mobiles. Si vous y regardez de plus près, vous constaterez l’existence d’une multitude d’applications mobiles transformant nos Smartphones en véritables stéthoscopes. Ceux-ci sont désormais capables d’apporter une aide au diagnostic ou de proposer une éducation thérapeutique.

L’application DocForYou permet par exemple de réaliser un autodiagnostic, tandis que l’application SkinVision offre la possibilité de scanner les lésions cutanées, de les photographier, de mesurer leur diamètre et d'utiliser un algorithme breveté afin de déterminer si une lésion s'avère ou non cancéreuse.

Les objets connectés proposent quant à eux de nouveaux moyens de « s’auto-mesurer », et donc de prendre soin de notre santé. Grâce à différents capteurs, nous pouvons par exemples mesurer certaines de nos constantes physiologiques. Le traitement et l’analyse de ces données permet ainsi d’établir des corrélations entre notre propre fonctionnement et les évènements qui rythment notre vie, ce qui nous conduit à nous observer en tant que système. 

Le système connecté Aura vous propose par exemple de surveiller la qualité de votre sommeil, tandis que iOximeter vous permet de mesurer votre pouls ainsi que la saturation de votre sang.

Cette nouvelle tendance, qui permet à chacun de mesurer ses données personnelles, est appelée « Quantified Self » et pourrait bien révolutionner le monde de la médecine ! En effet, l’accès à cette avalanche de données par la profession médicale permettrait d’appliquer les techniques de « Big Data », particulièrement utiles dans le domaine de l’épidémiologie, ou tout simplement de surveiller à distance les données des patients.

Finalement, à terme, tous ces objets connectés relatifs à la surveillance de notre santé ne pourraient-ils pas être regroupés en un seul et même objet ? C’est en tout cas ce qu’imagine la société belge Scanadu : 

Attention, l’évolution logique de ces applications n’est cependant pas de remplacer le professionnel de santé, mais bien de proposer des outils complémentaires, acceptés par les médecins. Si la démocratisation de l’e-santé pourra prendre la forme d’outils d’aide à l’identification des symptômes, il va sans dire que seuls les médecins resteront autorisés à délivrer des traitements. Ces outils devraient donc avant tout permettre de diriger les patients vers des contenus adaptés ou vers un médecin si nécessaire. 

Demain, un système de santé de qualité créateur de valeur économiqueAjouté par Marie, le 17/04/2014

Face à ces différentes tendances, il est possible de se demander quels sont les avantages que nous pouvons attendre du développement de l’e-santé.  Une étude réalisée en 2013 par Paris-Île de France Capitale Economique en identifie certains :

L’optimisation du système de soins

Pour les patients, les professionnels de santé ainsi que les acteurs institutionnels, le déploiement de solutions e-santé est une réponse concrète aux problèmes rencontrés par le système de santé français :

Pour les patients, les solutions proposées permettraient d’améliorer globalement la qualité du système de soins, grâce à une meilleure prise en charge, plus fiable et plus coordonnée, permettant de limiter le nombre d’examens subis. Cela pourrait également permettre de désengorger les urgences en limitant les recours injustifiés, et faciliter le maintien à domicile des personnes dépendantes ou atteintes de maladies chroniques. Dans les zones à faible densité médicale, l’accès aux soins serait facilité.

Pour les professionnels et établissements de santé, le développement de l’e-santé offrirait de nouveaux outils d’aide à la décision et au diagnostic grâce à l’accès à une base d’informations médicales renouvelée, et de nouvelles possibilités de travail, en équipe et en réseau.

Enfin, les acteurs institutionnels pourraient, en rationnalisant les processus médicaux, réaliser des économies substantielles et renforcer leurs dispositifs de veille sanitaire et de prévention.

Cependant, malgré la réelle volonté de faire évoluer le système de santé français, la gestion régionale des projets d’e-santé entraîne la multiplication des solutions, ralentissant la généralisation du système.

 

Un marché prometteur

Pour résumer, l’e-santé peut se décomposer selon le degré de prise en charge :

La « Soft Health » couvre la prévention, l’auto-mesure, l’éducation thérapeutique et l’accompagnement au quotidien. Il s’agit principalement de la branche s’adressant au plus grand nombre, concernant le domaine du bien-être et qui ne nécessite pas forcément le suivi d’un médecin.

La « Hard Health » commence avec l’hypothèse d’un diagnostic de maladie et se déroule par conséquent sous le contrôle de la profession médicale avec des actes de télémédecine.

À l'échelle mondiale, le PDG d'Intel France, Stéphane Nègre, évalue le marché de l’e-santé entre 250 et 500 milliards de dollars par an. Cela représente une opportunité pour les industriels du secteur de la santé (fabricants de matériels et de dispositifs médicaux, groupes pharmaceutiques…), du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (fabricants, opérateurs de télécom), ainsi que pour le secteur assurantiel. Ainsi, le développement de l’e-santé pourrait se transformer en avantage économique pour le territoire français, tant en termes de création de valeur que d’emplois.

Et vous, que pensez-vous du déploiement des systèmes d’e-santé en France ? Utilisez-vous des applications de Quantified Self ? Souhaiteriez-vous pouvoir bénéficier des outils de la télémédecine ? Faites-nous part de vos commentaires !

Pour aller plus loin :
http://www.greater-paris-investment-agency.com/wp-content/uploads/2013/10/PIDFCE-PwC-Etude-e-sant%C3%A9-2013.pdf
http://www.fredcavazza.net/2012/11/28/panorama-de-la-e-sante/
http://buzz-esante.com/category/le-meilleur-du-digital-sante/
Image slider : capgeris.com


Via Cecile Chelim
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esanté : La place des dispositifs et applications digitales de santé et de bien-être en France #hcsmeufr

Observation des usages au sein des communautés de la santé et de l’e-santé du web social (étude réalisée par Linkfluence)


Via L'Atelier, Tiffany Jésus, Lionel Reichardt / le Pharmageek, Pharmacomptoir / Corinne Thuderoz, Geraldine GOULINET
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Télémédecine : Prévenir l'AVC

Télémédecine : Prévenir l'AVC | Patient 2.0 et empowerment | Scoop.it

Dans le Limousin, la télécardiologie est une réalité. En 2011, le Dr Patrick Dary, cardiologue dans la Haute-Vienne s’est lancé dans un ambitieux projet de suivi à distance de patients à risques cardiovasculaires. Trois ans plus tard, son étude est un franc succès. « Nous démontrons que ce genre de protocole est possible », décrit-il. Même si tout ne fut pas rose.

En 3 ans, le Dr Dary a intégré 600 patients dans son étude : 290 hypertendus, 240 souffrant d’un trouble du rythme et 70 insuffisants cardiaques. Tous sont originaires de Haute-Vienne, de Corrèze et de Dordogne, « des zones rurales, critiques sur le plan de la démographie médicale ».

Chacun d’entre eux fait l’objet d’un suivi qui s’étale entre 5 et 30 jours. En pratique, « nous les dotons du matériel nécessaire à la transmission des données », explique le médecin. « Par exemple, chaque patient souffrant d’un trouble du rythme reçoit un holter, un enregistreur portatif, dont il applique seul, à domicile, les électrodes sur le thorax. L’appareil transmet automatiquement les électrocardiogrammes que nous réceptionnons ».

200 admissions évitées…

Avec le recul, le Dr Dary a montré que « pour 35% de ces patients, la télésurveillance a amélioré la prise en charge de leur trouble ». Le plus souvent, unerisque d’accident vasculaire cérébral. « Mais surtout, nous estimons que nous avons pu éviter entre 150 et 200 admissions aux Urgences ».

Le médecin limousin espère parvenir à rassembler 1 000 patients d’ici la fin de l’année. « Nous aurons alors un travail vraiment significatif sur le plan de la santé publique ». A ce stade, il en tire toutefois de nombreux bénéfices. « Comme le fait que 90% des patients acceptent le suivi avec le matériel et que l’immense majorité des données, y compris celles provenant de contrées reculées, sont bien transmises ».

Pas de centre de télésurveillance

Le Dr Dary ne cache pas toutefois quelques difficultés. Lesquelles sont aujourd’hui surmontées. « Il m’arrive de suivre simultanément 20 patients par jour. Sachant que chacun d’entre eux génère une quinzaine de données, cela peut en faire plus de 300 à analyser en fin de journée. C’est bien sûr impossible. C’est pourquoi, j’ai opté pour un système d’alerte, en m’inspirant de ce qui est réalisé en Allemagne. A la différence près : de l’autre côté du Rhin, médecins et patients disposent de centres de télésurveillance qui permettent de multiplier et d’installer ce genre de protocole de télémédecine ». En France, de telles structures n’existent pas…


Via Clinique PASTEUR
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