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Le journal satirique «on dit quoi» est désormais orphelin de son géniteur, décédé des suites de maladie à Bangui le 11 mars dernier. On parle de lui comme d'un amoureux des arts et des lettres qui s’est intéressé très tôt aux arts plastiques avant de se tourner à l’écriture. Il est l'auteur de nombreux poèmes, nouvelles, romans et pièces de théâtre encore inédits pour la plupart. Il résidait à Bangui où il a fondé et dirigé l'Acrétat qui est un atelier de création Tamtam Théâtre; et le Centre Baobab, une maison des jeunes dont il était le directeur. Sa dernière création avait été de mettre sur pieds un journal satirique au titre évocateur de «on dit quoi», et aujourd’hui orphelin de son directeur Benoît Kongbo décédé à Bangui des suites de maladie.
Tant de villes ont connu la guerre et son lot de souffrances, blessures et autres tragédies. Oran en est une. La guerre d’Algérie (1954-1962) a été sanglante, terrible et ses traces sont encore vives cinquante après. Vives car des mémoires concurrentielles s’en sont emparées, certaines cultivant la haine, d’autres le souvenir. Souvenir d’un temps trouble, douloureux...
Virtuose du calligraffiti, le Franco-Tunisien Faouzi eL Seed graffe des vers et "bombe" des messages de paix sur minarets, murs, foulards de soie...
En 1968, l'apartheid sévit en Afrique du Sud. Marianne, jeune parisienne, arrive à l'université du Cap où elle est nommée pour un semestre. Elle se lie d'amitié avec Denise, avocate qui lutte contre la ségrégation. Alors qu'elles reviennent d'un meeting, Denise est renversée par une voiture et décède. Au même moment, le professeur Chris Barnard prépare la première greffe du coeur jamais réalisée.
Poète et chroniqueur, Pierre Graziani parcourt l'Afrique et le Sahara depuis les années 1970. En novembre 1980, invité aux fêtes de l'indépendance de la Guinée, il décide de résider chez les Dogons, à Gao et à Niamey au Niger, d'où il traverse à nouveau le Sahara. En 1982, bénéficiant d'une bourse du ministère des Affaires étrangères, il séjourne au Kenya, en particulier au lac Turkana. Il voyage ensuite au Rwanda, au Burundi, en République démocratique du Congo, et enfin au Gabon, où il réside désormais...
En formes, en images, en français et en arabe L'association IBBY France (Union internationale pour les livres de jeunesse) présente un projet réalisé par l'illustrateur tunisien Raouf Karray, et l'éditeur Philippe Claudet. Les Editions Les Doigts qui rêvent et l'artiste ont travaillé ensemble pour créer un livre qui fasse rêver les enfants qui ne peuvent pas voir, mais qui peuvent toucher, et comme tous les enfants imaginer !...
1940-1944 : « saison des prunes » qui vit les Camerounais prendre le parti de la France libre, accueillir De Gaulle et son lieutenant Leclerc, tous deux alors condamnés à mort. Bâti sur l’amitié entre deux hommes – Ruben Um Nyobé, le futur chef indépendantiste, et le poète Louis-Marie Pouka –, ce roman foisonnant commence par la défaite française d’août 1940. Pouka et Um Nyobé rentrent dans leur village, Edéa. Le poète veut y réaliser un de ses vieux rêves : créer un cénacle pour former les futurs poètes camerounais, groupe qui se réunira dans le bar du village, devenu aussi maison de passe...
Trente ans déjà que Didier Daeninckx a écrit Meurtre pour mémoire, l’un des premiers romans à sortir des drames coloniaux de l’oubli. Depuis il n’a cessé de réécrire à l’encre noire l’histoire officielle...
Mia Couto (Mozambique, 1955). Escritor y poeta, es uno de los máximos representantes de la literatura contemporánea africana. Hijo de inmigrantes portugueses, fue periodista y profesor, actualmente es biólogo y “creador de historias” como afirma él mismo. Durante su juventud militó de forma clandestina en el FRELIMO (Frente de Liberación de Mozambique) y participó directamente en la lucha por la independencia de su país. De hecho es uno de los autores del himno nacional de Mozambique. “Siento que mi país es un hijo mío y también un padre, una madre y un hermano”, declara el autor...
Livre Magazine» est une initiative estudiantine qui a vu le jour récemment à Casablanca. Il s’agit d’un mensuel numérique qui traite du livre et de la culture, réalisé exclusivement par des étudiants de l’Université Hassan II dans le but de promouvoir le livre et la lecture chez les jeunes Marocains sur Internet et les réseaux sociaux. Anas Bougataya, son directeur de publication, apporte ici des précisions sur cette œuvre qu’il qualifie de «projet collaboratif 100% marocain». Pouvez-vous présenter «Livre Magazine» à nos lecteurs et nous dire comment vous est venue l’idée? Anas Bougataya : C’est un magazine mensuel, littéraire et culturel sous forme numérique 100% marocain. Un projet collaboratif émanant d’une initiative des étudiants de la filière métier du livre à la Faculté des lettres Ain Chock. L’idée s’est développée en marge d’un workshop avec un professionnel du secteur de l’édition en décembre dernier. Nous avons réalisé que nous disposons de la matière et du matériel nécessaires pour concevoir un magazine électronique de bonne qualité. Nous avons longtemps discuté du projet durant les mois de janvier et février, pour au final déboucher sur l’idée de Livre Magazine, un magazine dédié entièrement à la culture, à la littérature et à l’édition. Une idée inédite sur le marché marocain...
Le salon des "72h du livre" a ouvert ses portes à Conakry, mardi 23 avril. En présence de nombreuses personnalité politiques et littéraires. « Ouagadougou a le cinéma, Bamako la photographie, Abidjan la musique, Dakar la mode etc... Les capitales ouest-africaines ont toutes des évènements ! Conakry, à partir de cet instant, sera la capitale du livre en Afrique ! » En prononçant ces mots, Sansy Kaba Diakité, directeur de la maison d’édition L’Harmattan Guinée, a provoqué les applaudissements nourris des invités présents lundi à l’ouverture des « 72h du livre », une cérémonie qui s’est voulue aussi chronométrée qu’elle fut sérieuse et protocolaire.
Plus de 2.500 élèves de l'Ouest et de l'Est de la République démocratique du Congo sont sensibilisés à la lutte contre le paludisme puis formés à devenir à leur tour des éducateurs grâce à une bande-dessinée «Comment lutter contre la malaria» conçue pour la Journée mondiale contre le paludisme du 25 avril. «Ce projet a été mis en place pour faire participer les écoliers à la lutte contre le paludisme. Nous avons mis au point une BD, nous l'avons distribuée, les enfants la lisent, essaient de comprendre l'histoire», explique Ferdinand Ntoya, en charge du programme Communication for Change (C-Change)...
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Célébrant son 20ème anniversaire, le centre africain de formation à l’édition et à la diffusion (Cafed) a organisé hier à Tunis une journée d’étude "Bilan, défis et perspectives" consacrée notamment à l’examen des nouveaux besoins de formation des éditeurs africains à l’ère numérique et à la présentation des résultats d’une enquête de suivi auprès des stagiaires du Cafed....
Un matin de janvier 2010, Peter Jacobs, journaliste et écrivain vivant à Londres, débarque à Alfredville, sa ville natale, qu'il a quittée il y a plus de vingt ans. Curieux de voir ce qu"est devenu, depuis la fin du régime d'apartheid, ce gros bourg au coeur du Little Karoo, l'une des provinces les plus Afrikaners d'Afrique du Sud. Mais attiré surtout par l'idée d'écrire une série d'articles sur l'assassinat de sa cousine, Desirée. Désirée, une belle jeune femme, diplômée d'une grande université, avait épousé, au grand scandale de sa famille, le chef de la police locale : Hector Williams, un Noir. Qui est bien entendu soupçonné du meurtre de sa femme. Le motif est évident : la jalousie. Et de toute façon, qu'attendre d'autre d'un tel mariage...
Un mystérieux imprécateur menace, dans un mail délirant, d’abattre un policier par jour tant que le meurtrier de la belle avocate d’affaires Hanneke Sloet n’aura pas été arrêté. Et s’empresse de joindre le geste à la parole. La police du Cap, prise de panique, charge Benny Griessel, déjà rencontré dans Le Pic du diable et 13 Heures, de rouvrir l’enquête, au repos depuis plus d’un mois....
Tortures, exécutions sommaires, incendies de villages… Paru en février 1960, La Pacification dresse le terrible répertoire des moyens de répression exercés par le gouvernement français contre les combattants algériens et les opposants à la guerre d'Algérie. Il recense des témoignages de victimes et d'appelés, mais aussi des lettres adressées aux autorités politiques et judiciaires, des interventions d'avocats, des articles de presse. Il aura fallu près d'un an de travail, mené par des militants anticolonialistes avec la Fédération de France du FLN, pour sélectionner et authentifier avec rigueur les documents. Sorti en Suisse, ce livre est alors interdit en France : silence, on torture ! Voici donc à nouveau sur la table cette importante pièce historique, mise en contexte par son éditeur originel, Nils Andersson. Il relate l'aventure de ce livre, depuis son élaboration jusqu'à sa diffusion clandestine en France. Plus largement, il rappelle le combat des éditeurs engagés contre la guerre d'Algérie, autour notamment de Jérôme Lindon ou de François Maspero, soulignant par là l'inestimable pouvoir de résistance de l'écrit.
Le Salon du livre de Paris, longtemps considéré comme l'immense vitrine commerciale de l'édition française, offre désormais aux éditeurs africains une opportunité de rencontrer de nouveaux espaces de diffusion. C'est aussi pour ces derniers une occasion de créer des liens avec des professionnels conscients de l'immense enjeu culturel et économique que constitue le développement du livre africain. Encore faut-il que ces éditeurs puissent se saisir des questions relatives à la diffusion et avoir la volonté d'y répondre professionnellement. C'est notamment le cas des maisons d'édition qui ont choisi L'Oiseau Indigo pour diffuser leurs ouvrages au Nord. Dans notre précédent article, nous avons vu que la conjoncture de l'édition africaine au 33e Salon du livre était à l'affirmation d'un dialogue interprofessionnel ; une évolution qui accompagne l'émergence d'une génération d'auteurs encore inconnus des librairies en France...
L'écrivain marocain Fouad Laroui, collaborateur de Jeune Afrique, a reçu, mardi 7 mai, le prix Goncourt de la Nouvelle pour "L'étrange affaire du pantalon de Dassoukine".
Le Nigéria ne fait pas partie des plus grandes destinations touristiques. Noo Saro-Wiwa va pourtant y passer tous ses étés pendant près de 15 ans. Née au Nigéria en 1976, élevée par sa mère en Angleterre, tous les ans elle vivra comme une punition le fait de devoir retourner auprès de son père dans ce pays qu’elle déteste et dont elle ne supporte pas le manque de confort, l’insalubrité, la vie misérable de ces habitants et l’absence de télévision… En 1995, son père, Ken Saro-Wiwa, écrivain respecté, producteur de télévision et militant écologiste engagé, est exécuté par le régime militaire du dictateur Abacha. Pour la jeune fille, c’est la rupture totale avec le pays, elle n’y retournera qu’en 2005, bien décidée à comprendre pourquoi son père aimait tellement ce pays qu’il en est mort. Dans ce livre, mi- récit de voyage, mi- mémoire personnelle et familiale, Noo raconte ses cinq mois de voyage, du chaos exubérant de Lagos aux magnifiques montagnes de l’Est...
J'entendis un bruit métallique, aussi long que la lame qui venait d'être tirée parmi le lot de machettes fraîchement aiquisées et rangées sous le lit. Ce bruit fut suivi par "Non ! Non ! Pas ça !"
Le livre que vous avez entre les mains n'est pas un roman : c'est un récit de vie. Tous les événements, aussi incroyables qu'ils puissent être, ont vraiment eu lieu. Il s'agit d'un témoignage bouleversant sur la condition de la femme et de l'enfant écrit avec sensibilité et sans aucune haine, pour que certaines situations ne se reproduisent plus jamais. Marie Lissouck, franco-camerounaise, est née au coeur de la forêt tropicale, non loin d'Éséka. Elle nous livre ici le récit des premières années de sa vie.
Jean-Hugues Oppel, Vostok, éd. Rivages (Rivages/Noir, n° 900), 2013 Elmore Leonard, Djibouti, éd. Rivages (Thriller), 2013 Roger Smith, Le Sable était brûlant, éd. Calmann-Levy, 2013 Pierre Maury, Filière malgache, éd. No comment, 2013 Mike Nicol, La dette, éd. Ombres noires, 2013
Xavier, grand reporter, est envoyé à Madagascar pour enquêter sur l’esclavage moderne et ses filières. Pas très méthodique, il se donne le temps de comprendre un peu comment fonctionne cette société dont il ignore tout. Mais bientôt, il se retrouve sur la piste d’un dangereux réseau de trafic d’êtres humains aux ramifications internationales. Il se lance alors dans une poursuite aventureuse dont les multiples rebondissements conduiront son enquête bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginé…
Africultures célèbre la poésie en invitant des poètes-slameurs, de Dakar à Brazzaville, en passant par Paris, ou encore Lomé, à partager et déclamer un texte original. Un rendez-vous hebdomadaire à lire et écouter !
L'application Ndakaaru a été officiellement lancée avant-hier à la galerie Le manège, en présence du ministre Cheikh Bamba Dièye et d'un nombreux public. Inspirée d’une idée originale de la directrice des éditions Vives voix, Gaël Samb Sall, cet outil, sur les traces du livre « Dakar, l’ineffable » d’Oumar Ndao, fait découvrir la capitale sénégalaise sous un nouvel éclairage, celui des mythes et légendes en donnant la parole aux descendants des premiers habitants de la presqu’île du Cap-vert : les Lébous...
Pendant longtemps, le roman policier a été méprisé, relégué en seconde zone, tout juste digne des kiosques de quais de gare. Mais depuis quelques années, il a trouvé ses lettres de noblesse, et les éditeurs ne font plus la fine bouche devant lui. Bien plus, les collections policières se sont ouvertes aux polars étrangers, africains entre autres. Même avec des circuits d’édition et de distribution restreints, le continent africain a donné naissance à une littérature “ noire “, dont il faut absolument prendre conscience...
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