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Le Palais du peuple de Kinshasa, majestueuse bâtisse au cœur de la capitale congolaise, a accueilli la grande rencontre francophone 2012, la XIVe Sommet de la Francophonie, une première en Afrique centrale. Le sommet a enregistré 49 délégations comprenant 16 chefs d’Etat, dont le président du Faso, Blaise Compaoré qui a pris part, le 13 octobre, à l’ouverture du Sommet. Au cours d’un débat sur la « gouvernance démocratique et droit de l’homme », le président du Faso est revenu sur la situation au Mali. Pour Blaise Compaoré, la communauté francophone, dans son ensemble, doit se sentir concernée par le drame qui touche ce pays membre de l’organisation. Aussi, il a attiré l’attention sur le fait que les effets du drame malien peuvent se révéler dévastateurs pour un plus grand nombre de pays. « La crise institutionnelle et sécuritaire que connait le Mali, constitue un recul de la gouvernance démocratique et porte de graves atteintes aux droits humains et aux libertés fondamentales du citoyen », a-t-il indiqué. Avant de poursuivre : « C’est pourquoi, il est indispensable pour notre organisation (l’OIF) de s’investir pleinement dans les initiatives en cours, visant à rétablir la continuité de l’Etat de droit au Mali ». En sa qualité de médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, il a exprimé sa gratitude aux chefs d’Etat, ainsi qu’aux organisations qui ont accompagné les efforts de la médiation. Ce qui a permis d’aboutir à un retour de l’ordre constitutionnel et à la mise en place d’organes de transition au Mali, dirigés par une personnalité civile. La feuille de route de cette transition portera sur le règlement de la crise au Nord-Mali et l’organisation d’élections démocratiques.

Bientôt un dialogue inclusif, utile et constructif au Mali

Dans cette optique, Blaise Compaoré a l’intention, en concertation avec le président en exercice de la CEDEAO, le médiateur associé et le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, d’engager les parties au conflit, ainsi que les communautés vivant au Nord-Mali, dans un dialogue inclusif, utile et constructif. « L’instauration d’une paix durable au Mali, requiert de notre part, une approche politique et stratégique visant à résoudre les causes profondes du conflit et l’usage de la force pour combattre, efficacement, le terrorisme et le crime organisé, qui tirent leur origine de la faiblesse de la gouvernance politique et économique dans la région du Sahel », a proposé le Président Compaoré. Le chef de l’Etat burkinabè a salué la désignation d’un représentant du secrétaire général des Nations unies pour le Sahel, ainsi que les résolutions adoptées par le conseil de sécurité, en vue de promouvoir une paix durable. En outre, a-t-il souligné, « l’application des principes de la bonne gouvernance, dans nos pays respectifs, nous a permis d’engranger des acquis substantiels qui touchent le cadre formel et institutionnel de la démocratie, avec l’émergence d’une véritable société civile, ainsi que l’amélioration des systèmes électoraux ». Toutefois, a relevé le président du Faso, il reste à envisager les perspectives qui confortent la démocratie et la gouvernance en Afrique. Et cela, a-t-il insisté, impose l’adoption de réformes profondes, pour corriger les dysfonctionnements qui paralysent et disqualifient nos systèmes de gouvernance. « En cela, et face à la persévérance des multiples contraintes ou handicaps, l’engagement de tous nos Etats, dans des processus novateurs et adaptés, constitue un véritable espoir pour relever les défis de la bonne gouvernance démocratique et le respect des droits humains dans l’espace francophone », a soutenu le président Blaise Compaoré devant ses pairs.


Via Charles Tiayon