"Il faut redonner de la complexité à l'enseignement de la guerre" - Journal d'UNIGE n°90 | Numérique et histoire | Scoop.it

Les Journées de didactique de l’histoire seront consacrées cette année à l’enseignement de la guerre, et en particulier de la Grande Guerre. Présentation avec le professeur Charles Heimberg. «L’Allemagne, depuis plus de cent ans, rêve d’être la maîtresse du monde. Elle aime se jeter sur les pays voisins pour les conquérir et les forcer à lui obéir.» Voilà comment, à l’aube des années 1950, les manuels scolaires français présentaient les causes du premier conflit mondial et, par extension, du second. Certes, on attend de l’historien qu’il confère du sens aux événements passés. Mais avec quels objectifs et à l’aide de quels outils ce travail d’interprétation doit-il s’effectuer? Au regard du chemin parcouru depuis les analyses simplistes de l’immédiat après-guerre, il paraît clair que la réponse à cette question est intimement liée à la société qui la pose. Les 14, 15 et 16 mai prochains, les participants aux Journées de didactique de l’histoire aborderont cette problématique sous l’angle de l’enseignement des guerres et en particulier celui de la Grande Guerre. Professeur de didactique de l’histoire à la Section des sciences de l’éducation (FPSE) et à l’Institut universitaire de formation des enseignants, Charles Heimberg est l’organisateur de ces Journées avec l’Equipe de didactique de l’histoire et de la citoyenneté.

 

 


Via HG Académie de Rennes, alozach