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L'e-santé révolutionne la vie des personnes âgées à domicile - Le Figaro

L'e-santé révolutionne la vie des personnes âgées à domicile - Le Figaro | NTIC et Santé | Scoop.it

VIDÉO - Christophe Lorieux, président de Santech, est l'invité de l'émission « LCI-Le Figaro Impressions d'entrepreneurs ».

Spécialiste de l'e-santé, Santech réorganise les modalités du maintien des personnes âgées à domicile. Son fondateur, Christophe Lorieux, travaille à la fois pour les conseils généraux, qui sont en charge de la dépendance, et pour les assureurs, qui, souligne le dirigeant, «doivent réinventer leur métier et faire bouger le curseur d'un système de prise en charge des soins vers un système qui sera beaucoup plus orienté vers la prévention».

Autres clients, les laboratoires pharmaceutiques, qui fournissent quant à eux «des traitements contre les maladies chroniques, en pleine explosion, comme notamment le diabète», ajoute-t-il. Santech met à leur disposition un bouquet de services global. «Quand il s'agit d'une personne âgée, ce dont elle a besoin, c'est d'un bouquet de services liant le social et le médico-social, essentiellement pour être bien à domicile. Quand il s'agit d'une maladie chronique, il faut allier la qualité du traitement, son évolution, avec un système de coaching des patients, mais aussi du coaching nutritif et du lien social», détaille Christophe Lorieux. Lorsqu'il est question de prévention, l'objectif est de faire évoluer les habitudes afin d'adopter une meilleure hygiène de vie. «C'est à ce titre que nous intervenons, en fournissant des outils qui vont permettre aux gens de collecter des informations sur leur comportement, mais aussi les aider à les interpréter pour s'ajuster au mieux de l'intérêt de leur capital santé», poursuit-il. Actuellement, Santech conçoit une solution qui permet d'étudier l'évolution de la routine de la personne. Des paramètres comme «l'ouverture et la fermeture d'une porte de réfrigérateur vont être suivies, et c'est la variation de cette information qui va permettre d'identifier un risque de dénutrition», explique Christophe ­Lorieux.

Données ultrasécurisées

Chez Santech, les technologies sont employées tant par les utilisateurs, qui vont manipuler des tablettes, des ordinateurs, des capteurs reliés à l'ensemble de ces terminaux, que par les membres de l'équipe. «Nous, derrière, au niveau des serveurs, on utilise le cloud, des solutions de gestion de données personnelles et ultrasécurisées», précise l'entrepreneur. Santech est une jeune ­société qui compte 10 collaborateurs. «Il m'a fallu dénicher des profils très particuliers qui ne se trouvaient pas tous à Paris. Trois d'entre eux résident en province et travaillent à distance. Nous utilisons beaucoup Skype, des outils de gestion de données centralisées qui nous permettent d'être efficaces, et, sans ces outils, je n'aurais pas pu m'entourer de ces personnes, qui sont vraiment indispensables», assure le dirigeant.


Via Fabrice Vezin
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Reste le probleme du financement de ces equipements ...

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Les usages des NTIC dans le domaine de la santé
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Prescrire des applications aux patients pour éviter les consultations inutiles | Santé

Prescrire des applications aux patients pour éviter les consultations inutiles | Santé | NTIC et Santé | Scoop.it
Le Département de la Santé du Royaume-Uni a l'intention de demander aux médecins du pays d'encourager leurs patients à avoir recours à des applications mobiles pour suivre leurs signes vitaux et leurs symptômes dans toutes sortes de situations, de la grossesse au diabète, afin de réduire les consultations inutiles.

Le Département de la Santé indique qu'environ 15 000 patients, au Royaume-Uni, ont déjà recours aux applications de leurs téléphones mobiles pour transmettre des données à leur médecin.

Le Département de la Santé espère ainsi faire économiser des «millions de livres sterling» au système de santé public du pays (le National Health Service, ou NHS), et souligne qu'en augmentant la fréquence des transmissions de données vers les médecins, ceux-ci seront mieux à même de suivre l'évolution des symptômes de leurs patients atteints de maladies chroniques.

D'après un article publié dans le quotidien The Telegraph, le ministère de la Santé estime qu'environ 25% des personnes qui consultent le site et l'application mobile NHS Choices se rendent moins fréquemment chez le médecin que les autres. L'année dernière, l'application NHS Direct a été téléchargée plus d'un million de fois.

«Il y a tant de personnes qui emploient des applis de façon quotidienne pour rester en contact avec leurs amis, se tenir informés de l'actualité ou des horaires des transports en commun», explique le ministre de la Santé Andrew Lansley dans un communiqué. «Je veux juste banaliser l'utilisation d'applis pour surveiller sa pression artérielle, trouver le centre de soin le plus proche et obtenir des infos pratiques pour rester en forme. Avec davantage d'informations de ce type à portée de doigts, les patients peuvent vraiment se retrouver aux commandes».

Andrew Lansley a établi une liste de 500 applis et autres outils que le NHS envisage de recommander aux médecins pour les prescrire à leurs patients, mais le NHS attend des retours de l'opinion publique pour savoir quelles applis sont les plus pertinentes. Les critères de sélection sont le petit prix ou la gratuité, d'après le Telegraph

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Suzana Biseul PRo's curator insight, May 13, 2013 6:03 AM

Cela me paraît bien et au m^me temps un peu dangereux. Qu'en pensez-vous ?

PINEAU Léa's comment, May 14, 2013 12:12 PM
Cette article traite de la volonté du Royaume-Uni d'encourager l'utilisation d'applications médicales par les patients.
ID Bien Etre & Santé's comment, August 12, 2013 1:35 PM
ca serait bien d'inciter aussi les patients francais à utiliser des applis, ca permettrait d'éviter des consultations inutiles.Rest à voir la pertinence de ces applications
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Scope Santé, une aide à l'orientation pour les personnes malades et les professionnels

Scope Santé, une aide à l'orientation pour les personnes malades et les professionnels | NTIC et Santé | Scoop.it

Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare.

 

Orange Healthcare: un acteur de la e-santé

Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

Le groupe intervient sur trois marchés différents :

les services délivrés aux professionnels de santéla prise en charge des patients hors structure hospitalièrela prévention et le bien-être

 

 

 

D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?

Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

 

 

 

E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défi

Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

 

 

Article Suiv- See more at: http://renaissancenumerique.org/fr/actualites/rn/690-comment-le-numerique-peut-il-modifier-le-financement-de-la-sante-rencontre-avec-benjamin-sarda#sthash.urUhdroS.dpuf

Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare.

 

Orange Healthcare: un acteur de la e-santé

Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

Le groupe intervient sur trois marchés différents :

les services délivrés aux professionnels de santéla prise en charge des patients hors structure hospitalièrela prévention et le bien-être

 

 

 

D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?

Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

 

 

 

E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défi

Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

 

 

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Orange Healthcare: un acteur de la e-santé

Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

Le groupe intervient sur trois marchés différents :

les services délivrés aux professionnels de santéla prise en charge des patients hors structure hospitalièrela prévention et le bien-être

 

 

 

D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?

Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

 

 

 

E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défi

Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble. repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

 

 

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Via Giovanna Marsico, Emmanuelle Darsonval
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Dans le cadre de sa réflexion sur le financement de la santé à l'ère du numérique, Renaissance Numérique part à la rencontre d'experts sur le sujet. Retour en vidéo sur notre entretien avec Benjamin Sarda, directeur marketink chez Orange Healthcare.

 
Orange Healthcare: un acteur de la e-santé

Orange Healthcare, la division santé du groupe Orange, s'implique dans le domaine de la santé en proposant des solutions technologiques ainsi que de nouvelles façons de prendre en charge les patients.

Le groupe intervient sur trois marchés différents :

    les services délivrés aux professionnels de santé
    la prise en charge des patients hors structure hospitalière
    la prévention et le bien-être

 

 

 
D'une médecine curative à une médecine préventive grâce aux impacts du numérique ?

Selon Benjamin Sarda, si le passage d'une médecine curative à une médecine préventive est une belle idée, porteuse de sens tant pour les professionnels de santé que pour les patients, nous sommes encore loins de cette transformation.

Les freins à ce passage ne sont pas technologiques mais se situent au niveau de la réflexion portée autour de cette évolution : quelle est la nature des données que nous collectons ? Où se situe la limite entre bien-être et santé ? Le wellness permet de faire en sorte que la prise en charge de la santé au quotidien soit agréable mais peut-être ce secteur n'est-il pas encore assez "armé" pour attaquer les problèmes de société majeurs que sont la protection des données, la confidentialité...

 

 

 
E-Santé et financement de la santé: trois enjeux pour relever le défi

Benjamin Sarda identifie trois enjeux majeurs dans le financement de la e-santé :

    un enjeu d'organisation : plus qu'un problème de technologie, le développement de la e-santé pose un problème d'organisation. L'arrivée de nouveaux outils sur le marché de la santé crée de nouvelles fonctions, de nouveaux emplois, autant de changements qui demandent de réinventer la relation avec le patient ainsi que l'organisation du système dans son ensemble.

    repenser la place de l'hôpital dans le parcours de soin : le système de santé français est encore majoritairement hospitalo-centrique,  l'un des défis de la e-santé est donc de réussir à instaurer un système de santé hors de l'hôpital, plus adapté au suivi des malades chroniques et moins coûteux.

    réinventer le forfait technique :  L'un des objectifs de la e-santé est de construire un continuum de soin entre l'hôpital et la ville. Il ne s'agit donc pas uniquement d'une nouvelle technologie mais bien d'un nouveau service : une prestation continue dans le temps et une récurrencede l'acte de soin (dans le cadre du télésuivi d'un malade chronique par exemple).

 

 

    Article Suiv

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Gérer sa contraception grâce à un implant télécommandé sera bientôt possible

Gérer sa contraception grâce à un implant télécommandé sera bientôt possible | NTIC et Santé | Scoop.it

Une entreprise américaine vient de mettre au point un implant qui permettra de contrôler sa fertilité à l’aide d’une télécommande.

Pour celles qui ne sont pas fans de la pilule contraceptive, de ses contraintes et de ses éventuels désagréments et autres effets secondaires, voici ce qui ressemble à une bonne nouvelle : un implant contraceptif « piloté » à distance grâce à une télécommande sans fil ayant une durée de vie de seize ans pourrait arriver sur le marché dès 2018.

Le dispositif a été mis au point par une société du Massachusetts, MicroCHIPS, spécialisée dans l’administration de médicaments. Dès 2012, des premiers essais cliniques effectués sur un système similaire avaient produit des résultat encourageants : une puce équipée de biocapteurs avait permis l’administration de médicaments sur une durée de plusieurs années. Les volontaires de ce test étaient toutes des femmes ayant besoin d’un médicament contre l’ostéoporose nécessitant une dose quotidienne. Il suffisait d’une petite intervention de trente minutes sous anesthésie locale pour installer l’implant.

Suite à une visite de Bill Gates, dont l’une des préoccupations de sa fondation est justement le contrôle des naissances, MicroCHIPS a orienté l’ensemble de ses ressources et recherches sur le sujet, ce qui lui permet d’annoncer que sa « puce contraceptive » pourrait être disponible dès 2018.

La puce occupe à peu près les dimensions d’une carte mémoire SD (2 x 2 x 0,7 cm) et peut être insérée sous la peau des fesses, du bras ou de l’abdomen, où elle délivrera quotidiennement la dose d’hormone Lévonorgestrel nécessaire (si je dis des bêtises, reprenez-moi, je ne suis pas expert en contraception). Alors que les précédentes expérimentations de puce sous-cutanée ont une durée de vie d’environ trois ans, la performance ici réside dans le fait que la puce de MicroCHIPS pourrait être efficace pendant seize ans.

Une télécommande pour garder le contrôle !

Autre caractéristique plus étonnante : la puce pourra être « pilotée » par une télécommande, ce qui permettra à celle qui a opté pour ce dispositif de l’activer et de la désactiver à sa convenance pour contrôler sa fertilité. Côté sécurité, afin d’éviter un éventuel hack de la puce à distance, Robert Farra, président de MicroCHIPS, indique que le système utilise un chiffrement sécurisé, et que la communication avec l’implant doit se faire par contact avec la peau. Le modèle de télécommande n’est pas précisé, mais ont imaginer qu’une application mobile sur smartphone pourrait faire l’affaire, à condition que cette option soit évidemment totalement sûre. Imaginez mesdames qu’un hacker prenne le contrôle de votre fertilité via SMS…

le site MicroCHIPS

(source)


Via L'Info Autrement, Coralie Bouillot, Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Santé mobile: le Cnom préconise à la Commission européenne de définir un processus de labellisation

Santé mobile: le Cnom préconise à la Commission européenne de définir un processus de labellisation | NTIC et Santé | Scoop.it
PARIS, 9 juillet 2014 (TICsanté) - Le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) a publié jeudi 3 juillet sa contribution à la consultation publique de la Commission européenne sur la santé mobile.Cette consultation publique s'est achevée mercredi dernier. Elle avait été lancée par la Commission européenne le 10 avril, lors de la publication d'un livre vert sur la santé mobile.

La Commission attendait "des contributions et des idées sur ce qu'il convient de faire pour résoudre plusieurs problèmes liés à la santé mobile", comme la sécurité des patients, la protection des données et la confiance des utilisateurs, rappelle-t-on.

Dans sa réponse (consultable ici), le Cnom commence par rappeler qu'il rendra public un livre blanc consacré à ce domaine début 2015. Il contribuera aux travaux de la Commission "en fonction de l'organisation qui sera mise en place", poursuit-il.

Après avoir indiqué qu'il est "difficile et largement aléatoire" de faire une distinction entre les applications et objets connectés utilisés dans les domaines de la santé, du bien-être (wellness, fitness) et l'exercice de la médecine, l'ordre met en exergue "huit points de vigilance".

Les données recueillies doivent être protégées par une législation européenne qui "s'impose non seulement aux Etats membres de l'Union mais qui soit également susceptible d'influencer celles des prestataires des états extracommunautaires". La sécurité de ces données dans les systèmes d'exploitation ainsi que l'exploitation et le croisement des "gros volumes des données" ("big data") figure aussi dans les points de vigilance.
L'ordre insiste sur "l'absolue nécessité" de prévoir un cadre juridique européen sur les applis et objets connectés, en marge de la directive européenne 2001/83/CE relative aux dispositifs médicaux, en cours de révision.

"Le Cnom juge indispensable que le droit précise les restrictions qui pourraient s'appliquer sur la vente des applis ou des objets connectés concernant le mode de vie et le bien-être des personnes en fonction des risques qui pourraient être identifiés pour la sécurité et la santé des personnes", est-il écrit.

Le document appelle à un "débat public préalable" sur "la contribution possible des dispositifs de santé mobile à la définition des politiques de santé publique des Etats membres". L'ordre estime aussi que la Commission, dans ses réflexions sur la télémédecine en Europe, doit s'interroger sur la façon dont les applis et objets connectés peuvent s'associer à la pratique de la télémédecine "en restant juridiquement distincts".
Sur la fiabilité technique des dispositifs et la sécurité entourant les données, le Cnom note "la nécessité d'imposer aux éditeurs, fournisseurs et responsables [...] l'obligation de délivrer une information immédiatement accessible aux profanes, claire et loyale".

Dans une deuxième partie, l'ordre explique qu'un "processus de labellisation ou de certification devrait être envisagé par la Commission" sur des bases médicales, scientifiques et informatiques, afin de s'assurer des garanties de qualité et sécurité.

Le document prend l'exemple l'offre d'applications proposant des "solutions d'orientations diagnostiques", ainsi que celles proposant "des téléconseils personnalisés", qui ne sont "ni évalués scientifiquement ni réglementés". Ce vide "soulève de sérieuses interrogations quant à leur pertinence, leur fiabilité, leur adéquation et leur impact en matière de sécurité pour les usagers internautes".

UNE DÉCLARATION DU CONSEIL EUROPÉEN DES ORDRES DES MÉDECINS

L'ordre des médecins français a par ailleurs vu sa "déclaration sur la télémédecine" (visible ici) formellement adoptée par le Conseil européen des ordres des médecins (CEOM), a annoncé le Cnom mardi 1er juillet. Cette déclaration a été adoptée par les organisations participantes lors de la réunion plénière du CEOM à Bari (Italie) le 13 juin.

"La pratique de la télémédecine ne doit pas contribuer à une déshumanisation de la relation avec le patient", débute cette déclaration. Elle rappelle ensuite les "principes déontologiques encadrant les actes de télémédecine".

"La télémédecine n'est pas de l'e-commerce", souligne le CEOM, qui rappelle "que la pratique de la télémédecine doit être strictement distinguée juridiquement des autres prestations du domaine de l'e-santé". "Il s'agit d'un acte médical qui impose un encadrement juridique propre à garantir la compétence du médecin et le respect des droits des patients".

Le CEOM rappelle que les droits des patients "s'imposent de la même manière en télémédecine que dans le cadre habituel des soins en présence physique" et "recommande de définir le champ de responsabilité individuelle de chaque intervenant et celui qui serait partagé par l'ensemble des professionnels participant à l'acte de télémédecine".

Enfin, le CEOM recommande "la mise en place d'une législation nationale spécifique dans chaque Etat membre de l'Union européenne sur la télémédecine", tout en proposant que les Etats de l'UE "se coordonnent pour encadrer les actes de télémédecine transfrontaliers".

mb/ab


Source: http://www.ticsante.com/Sante-mobile-le-Cnom-preconise-a-la-Commission-europeenne-de-definir-un-processus-de-labellisation-NS_1934.html#ixzz36zysIGSx


Via Celine Sportisse
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E-santé et objets connectés du point de vue de l'efficience dans la santé- Numerama

E-santé et objets connectés du point de vue de l'efficience dans la santé- Numerama | NTIC et Santé | Scoop.it

“Nous sommes en train de changer de modèle. L’Assurance maladie va devoir s’adapter, et la médecine de ville sous sa forme actuelle a vécu” a déclaré Thomas Blanchette, président de la commission Offre et innovation d’Harmonie Mutuelle.

Première mutuelle santé de France, Harmonie Mutuelle compte plus de 4,5 millions d’assurés et près de 40 000 entreprises adhérentes. “Le temps des complémentaires santé qui ne traitaient que le volet financier est révolu. Il ne s’agit plus seulement d’assurer les personnes, mais de les accompagner tout au long de leur vie, en créant des partenariats industriels pour mettre en place un environnement global et évolutif”.

Harmonie Mutuelle est déjà engagée dans cette voie, en allant au-delà de la seule logique assurantielle, notamment en structurant un réseau de services, de soins et d’accompagnements mutualistes. Une dynamique que les évolutions de la e-santé devraient accélérer : “Les nouveaux outils connectés vont permettre aux patients d’être mieux informés et donc d’adopter des comportements plus vertueux. Ils vont aussi permettre de répondre à des situations particulières, comme par exemple les sorties d’hôpital prématurées, en répondant simultanément aux impératifs de santé et aux impératifs financiers.”

La e-santé made in France, conjugaison de technologies et d’innovations médicales, et respectueuse de l’égalité d’accès aux soins, porte en elle un modèle de développement transposable à d’autres pays. Le système de santé français a souvent été salué mais doit aujourd’hui faire face à des enjeux économiques à nuls autres pareils. Avec la e-santé, il lui est possible de se renouveler de façon plus efficiente et de retrouver cette place.


Via FestivalCommunicationSanté
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e-­santé : “quand la France s’éveillera…” #silvereco #esanté

e-­santé : “quand la France s’éveillera…” #silvereco #esanté | NTIC et Santé | Scoop.it

e-­santé : “quand la France s’éveillera…”

L’Université d’été de la e-­santé s’est tenue du 2 au 4 juillet dernier à Castres et a été l’occasion de parler de la place de la France, sur le plan mondial et son potentiel en ce qui concerne la e-santé.

Reprenant l’expression d’Alain Peyrefitte, Virginia Doan, Directrice de la Technopole de Castres-Mazamet, co-organisatrice de l’Université d’été de la e-­santé, a clôturé l’édition 2014 en mettant en avant le potentiel français : “Quand la France s’éveillera… le monde tremblera”.

Université d’été de la e-santé : 4 grandes thématiques abordées

La 8ème édition s’est tenue du 2 au 4 juillet 2014 autour de 4 grandes thématiques :

Quantified-Self, Santé 3.0 : quels enjeux pour le patient de demain ?BIG DATA & e-santé : Entre big data et open data : que faire de nos données de santé ?Le marché de la e-santé : Quels mécanismes pour le financement de l’innovation en santé ?PARCOURS de santé : Comment replacer le patient au coeur de l’organisation des soins ?

e-santé :  « si la France invente, crée et innove, elle ne sait pas déployer et diffuser ses solutions »

En échangeant avec les différentes délégations et entreprises étrangères participant à cette édition de l’Université d’été de la e-santé et en les invitant à mettre en perspective leurs expertises avec celle des entrepreneurs, institutions, professionnels de santé et représentants des pouvoirs publics français, le constat dressé a été le suivant : la France est sans conteste l’un des pays les plus innovants en terme de e-­santé.

Qu’il s’agisse de télémédecine, des objets connectés de demain, ou de la place des différents acteurs au sein du système, le caractère innovant des solutions développées en France, notamment celles ayant remporté les Trophées de la e-­santé 2014, a été salué par tous.
Mais force a également été de reconnaître que la réussite de la e­santé française, tant en métropole qu’à l’international, n’est toujours pas garantie et que si la France invente, crée et innove, elle ne sait pas déployer et diffuser ses solutions.

Objets connectés : la déferlante US, l’innovation médicale française…

D’un côté à l’autre de l’Atlantique, les différences restent importantes dans la perception des objets connectés. C’est ce qu’a indiqué Uwe Diegel, président de iHealth, lors de l’Université d’été de la e-­santé : « Aux Etats-Unis, la technologie est mieux acceptée qu’en France, les patients sont plus réceptifs et sont même demandeurs de solutions permettant de connaître, de transmettre et d’analyser les données relatives à leur corps et à leur santé. En France, il y a une méfiance instinctive sur qui a accès aux données, ce qu’on va en faire… Il faut dépasser ce frein et comprendre que l’impact des objets connectés sur la santé publique est colossal ! ».

Une approche que partage Geoff Appelboom, neurochirurgien au Centre médical de l’université Columbia à New York et co-­fondateur de la plateforme de suivi patients FolUp : « Les objets connectés permettent à chacun de devenir acteur de sa santé. Ils ont également un grand intérêt pour les études à grande échelle et pour la recherche en épidémiologie. »

Pourtant, si la France reste en retard par rapport aux autres pays développés en termes d’acceptation de la santé connectée, elle en est l’un des terroirs de naissance…

Au-­delà du succès rencontré par les entreprises et start-­up françaises présentes au CES de Las Vegas en début d’année, il suffit de constater le foisonnement d’innovations dévoilées ou mise en lumière à Castres ces derniers jours, à commencer par la semelle connectée co-­développée par le Gérontopôle du CHU de Toulouse et le Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes – CNRS afin de détecter les premiers signes de la dépendance.

e-santé : les mutuelles santé, moteur du changement du système de santé ?

« Nous sommes en train de changer de modèle. L’Assurance maladie va devoir s’adapter, et la médecine de ville sous sa forme actuelle a vécu » a déclaré Thomas Blanchette, président de la commission Offre et innovation d’Harmonie Mutuelle.

Première mutuelle santé de France, Harmonie Mutuelle compte plus de 4,5 millions d’assurés et près de 40 000 entreprises adhérentes. « Le temps des complémentaires santé qui ne traitaient que le volet financier est révolu. Il ne s’agit plus seulement d’assurer les personnes, mais de les accompagner tout au long de leur vie, en créant des partenariats industriels pour mettre en place un environnement global et évolutif ».

Harmonie Mutuelle est déjà engagée dans cette voie, en allant au-­‐delà de la seule logique assurantielle, notamment en structurant un réseau de services, de soins et d’accompagnements mutualistes. Une dynamique que les évolutions de la e-­santé devraient accélérer :

« Les nouveaux outils connectés vont permettre aux patients d’être mieux informés et donc d’adopter des comportements plus vertueux. Ils vont aussi permettre de répondre à des situations particulières, comme par exemple les sorties d’hôpital prématurées, en répondant simultanément aux impératifs de santé et aux impératifs financiers. »

La e-santé made in France, conjugaison de technologies et d’innovations médicales, et respectueuse de l’égalité d’accès aux soins, porte en elle un modèle de développement transposable à d’autres pays. Le système de santé français a souvent été salué mais doit aujourd’hui faire face à des enjeux économiques à nuls autres pareils. Avec la e-santé, il lui est possible de se renouveler de façon plus efficiente et de retrouver cette place.

PPC et Téléobservance : le cas symptomatique de la télémédecine en France

La téléobservance de l’apnée du sommeil, cas emblématique des nouvelles applications de télémédecine, attire tous les regards depuis plusieurs mois, sur fond de conflit entre l’Assurance maladie, les associations de patients et les prestataires d’appareillage.

André Tanti, vice-­président du Comité Economique des Produits de Santé, a indiqué jeudi, dans le cadre de l’Université d’été de la e­‐santé, que la sortie de crise était proche.

L’apnée du sommeil touche 3 à 4 millions de personnes en France, dont 500 000 sont appareillées avec un système PPC (ventilation en Pression Positive Continue) remboursé par l’Assurance maladie, ce qui représente un coût de près de 400 millions d’euros pour la Sécurité sociale, voire 6 à 700 millions dans les prochaines années.$
L’appareillage PPC est efficace, à condition d’être correctement utilisé, ce qui n’est pas toujours le cas : l’expérience a montré que certains patients n’utilisent pas ou insuffisamment l’appareil dont ils sont équipés.
Le fonctionnement en mode connecté permettant de mesurer le niveau d’utilisation, un décret a été pris en 2013 soumettant le remboursement de l’appareillage par l’Assurance maladie à l’observance des patients. Décret suspendu le 14 février, soit quatre mois plus tard, par le Conseil d’Etat saisi par des associations de patients et des fournisseurs de matériel.

« Nous avons bon espoir de trouver une solution rapidement » a indiqué André Tanti, précisant que les discussions étaient en cours pour trouver une sortie satisfaisant toutes les parties. « L’important est que le  patient se  soigne. La téléobservance permet d’avoir un meilleur suivi du patient, et d’instaurer un dialogue avec lui s’il s’avère qu’il n’utilise pas son appareillage. L’Assurance maladie est un système d’assurance, et doit pouvoir à ce titre, comme tout assureur, mettre en place certaines conditions   pour une prise en charge financière » a-­t‐il précisé, soulignant que la non-­observance des traitements se chiffrait à près de 80 millions d’euros pour la Sécurité sociale.

Ce cas de la téléobservance est symptomatique de l’incapacité actuelle française à accueillir des solutions qu’elle a elle-­même développées faute de consensus fort dans la pré-­‐construction des projets.

« La télémédecine et la e-­‐santé relèvent d’abord de la santé avant d’être des technologies. Il faut donc privilégier l’échange entre les acteurs, avant tout déploiement même  expérimental. Espérons que la téléobservance liée à la prise en charge de l’apnée du sommeil par PPC puisse nous permettre de nous projeter en avant. La télémédecine est une réelle chance pour la santé. Sachons en tirer les leçons aujourd’hui pour construire demain » tiens à préciser Jean-­Louis Fraysse, Président du directoire de SADIR Assistance, prestataire de santé, l’un des principaux opérateurs du domaine, Président du Centre e-­santé / Platinnes, co-­organisateur de l’Université d’été de la e-­santé aux côtés de Technopole Castres-­‐Mazamet.

2015 sera-­‐t-­‐elle l’année du déploiement de la e-­santé ?

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Prévenir les risques et baisser les coûts, les promesses dans la santé

Prévenir les risques et baisser les coûts, les promesses dans la santé | NTIC et Santé | Scoop.it
Deux projets veulent mieux soigner certaines maladies. La CNAM reste encore frileuse.

Prévenir les maladies, mieux les soigner, réduire les dépenses au niveau national : telles sont les immenses promesses du Big Data dans la santé. Avec l'emploi, la santé est donc logiquement l'une des grandes ambitions publiques du plan Big Data validé par Arnaud Montebourg. Si Pôle emploi pilote un projet destiné à optimiser la recherche d'emploi, les avancées dans la santé sont plus timides. Et pour cause, la manipulation des données de santé fait peur : comment les exploiter tout en respectant la vie privée, le libre arbitre des individus, et ne priver personne de sa capacité à s'assurer, être soigné ou contracter des prêts ? Au départ, le ministère de l'Economie souhaitait profiter du plan pour resserrer les liens avec la Caisse nationale de l'assurance-maladie (CNAM), détentrice de la plus grande base de données de santé de France, et le ministère de la Santé. Finalement, la CNAM qui « n'était pas chaude », relate un membre du gouvernement, ne s'est pas directement impliquée dans le plan d'Arnaud Montebourg.

Economies en perspective

Pour le moment, le plan s'en tient donc à deux projets qui «  encourageront la CNAM à proposer quelque chose plus tard », espère un membre du groupe de travail. Le premier est porté par la MGEN, la Mutuelle Générale de l'Education Nationale, qui lance une expérimentation sur 20.000 assurés. L'idée : dépister en amont les individus présentant le plus de risque dans les maladies cardio-vasculaires et leur proposer un programme d'accompagnement.

En cours d'expérimentation, le programme doit être déployé en 2015. Le principe : analyser les données liées aux conditions de vie (alimentation, tabac, activité physique…) et les principales pathologies (hypertension, diabète, insuffisance cardiaque, etc.). Il ne s'agit pas d'évacuer le médecin, précisent les auteurs du plan, mais de « consolider la relation » avec le patient. Au final, la MGEN espère « améliorer la santé » de ses assurés tout en réduisant le coût de la protection sociale. Pour y parvenir, la mutuelle n'a pas besoin d'avoir recours aux données de santé de la CNAM mais peut utiliser ses propres bases. Son projet nécessite un aménagement réglementaire du traitement qu'elle peut faire de ses bases.

Deuxième projet : l'exploitation des données issues du séquençage du génome. L'idée est portée par la société IntegraGen, aux côtés de l'Inserm, de l'Institut Gustave Roussy et de Sogeti (Capgemini). L'ambition : interpréter les données afin « d'éviter 20 % des traitements lourds », comme la chimiothérapie, qui se révèlent inadaptés chez certains patients et économiser entre 30.000 et 50.000 euros de traitement. Entre 2000 et 2012, le numérique a baissé le délai et le coût du séquençage de cinq ans et 3 milliards de dollars à dix jours et 10.000 euros.

Désormais, le coût va passer à 1.000 euros. De quoi ouvrir des perspectives énormes.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20140707/lec2_high_tech_et_medias/0203620270046-prevenir-les-risques-et-baisser-les-couts-les-promesses-dans-la-sante-1022270.php?0ebIszCO420qehmx.99
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Trophées de la e-santé : huit innovations primées à Castres

Trophées de la e-santé : huit innovations primées à Castres | NTIC et Santé | Scoop.it

CASTRES (Tarn), 04 juillet 2014 (TICsanté) – Les Trophées 2014 de la e-santé ont été décernés jeudi dans cinq catégories (télémédecine, m-health, autonomie, réseaux sociaux et projets étudiants), à l’occasion de la huitième édition de l’université d’été de la e-santé, qui se tient jusqu’à ce soir à Castres.Soixante-cinq dossiers provenant de France, de Norvège, du Canada, d'Espagne et de Singapour ont été reçus par le comité de sélection des trophées, organisés depuis sept ans. « Cela montre que la cérémonie a acquis une légitimité nationale et internationale », s'est félicitée Virginia Doan, directrice de la Technopole Castres-Mazamet (Tarn), organisatrice de l'évènement.

Après une phase de présélection sur dossier par un jury de professionnels, 22 candidats ont présenté leur projet en séance publique et en direct sur Internet mercredi, en ouverture de l'université d'été.

Le jury a décerné cinq prix correspondant aux différentes catégories représentées, ainsi que trois prix spéciaux.

LES PRIX SPECIAUX DU JURY

Le Grand prix du jury a été décerné au projet de prothèse proactive de genou développée par Millinav. Cette prothèse est équipée d'un moteur électrique, d'un microprocesseur et de capteurs de verticalité, ce qui lui permet de restituer les fonctions normales de la locomotion. « Nous avons doté les prothèses d'un sens de l'équilibre », a résumé Jean-Pierre Mayer, porteur du projet.

Toujours à l'état de prototype, la prothèse pro-active devrait être commercialisée au début 2016.

Le Coup de coeur du jury a été décerné à l'application mobile Phobius, de la société espagnole Psico Smart Apps. Elle vise à guérir les phobies en plaçant les patients dans un environnement anxiogène (dans un avion, au bord d'un précipice, dans un cabinet médical pour une piqûre, etc.) grâce à la réalité virtuelle. Déjà disponible dans une version pour les thérapeutes, l'application sortira en septembre dans une version grand public, « à destination des 90% de phobiques qui ne passent pas la porte d'un thérapeute », a expliqué Daniel Roig, porteur du projet.

Le trophée International a été remis au service CallMeSmart du Tromsø Telemedicine Laboratory. Il s'agit d'une solution visant à simplifier le système de communication de l'hôpital et de réduire les interruptions du personnel, grâce à des données contextuelles. Le smartphone du professionnel, qui remplace tous son équipement de communication (téléphone personnel, urgences, pager, etc.) analyse les appels reçus, ainsi que la disponibilité du professionnel, son planning et sa localisation. « Par exemple, si un confrère cherche à le joindre alors qu'il est en train d'opérer, l'appel sera transféré à une autre personne ayant les mêmes compétences », a indiqué Alain Giordanengo. La solution est testée depuis mai à l'hôpital de Tromsø en Norvège.

Un prix des internautes devait être remis, mais il a été annulé suite au piratage du site des trophées, inondé de dizaines de milliers de faux votes. Les organisateurs promettent une sécurité renforcée l'année prochaine et soulignent que 3.500 internautes ont suivi les présentations des candidats sur le site.

LES TROPHEES DES CINQ CATEGORIES

Le trophée Télémédecine a été remis à la solution de téléconsultation bucco-dentaire e-DENT, développée au CHU de Montpellier et financée par l'agence régionale de santé (ARS) Languedoc-Roussillon. Destinée aux populations ayant des difficultés d'accès à un chirurgien-dentiste, principalement les personnes en perte d'autonomie et les détenus, cette technologie permet le diagnostic à distance grâce à une caméra utilisant la lumière fluorescente pour détecter les dégradations dentaires de manière très précoce.

Le trophée Autonomie et maintien à domicile a été décerné à la société C..TEXDEV pour CommunicoTool Advance, une application sur tablette destinée aux personnes souffrant de troubles permanents du langage.

Le trophée m-Health (santé mobile) a été attribué à Biomouv, pour sa plateforme BMe-activ. Il s'agit d'une plateforme et application de coaching en nutrition et activité physique pour les patients atteints de pathologies chroniques. Le service propose des programmes en fonction de la pathologie de l'utilisateur et de son profil. Il s'associe à des objets connectés pour faire évoluer les programmes en temps réel. Une étude clinique débutera à l'automne, avant une commercialisation en 2015.

Le trophée Réseaux sociaux de patients et de professionnels de santé a été remis à My Hospi Friend, de la société People Like Us. Ce réseau social hospitalier permet à des patients d'un même hôpital de se retrouver autour de leurs points d'intérêt communs (voir dépêche Direct Hôpital du 27 juin 2014). Déployé en mars à l'hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine), le service ouvrira dans les prochaines semaines dans plusieurs autres hôpitaux ainsi qu'à l'institut Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).

Le trophée Projets étudiants a été décerné à FDS: Frailty Diagnosis System, le système de capteurs de détection de la fragilité développé par le Master SIR de l'Université Paul Sabatier à Toulouse. Ce système s'inscrit entièrement dans la problématique du vieillissement et de la dépendance et facilite la détection des situations de fragilité, sur des critères de capacités physiques et cognitives des usagers, et le ciblage des actions de prévention nécessaires.

Les lauréats ont obtenu des prix allant de 2.000 à 4.000 euros, remis par les parrains des différentes catégories. /mb/cb
Source: http://www.ticsante.com/story.php?story=1930#ixzz36WUnZA9n




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m-Health : des possibilités magnifiques #infographie | Orange Business Services

m-Health : des possibilités magnifiques #infographie | Orange Business Services | NTIC et Santé | Scoop.it
Tout le monde est concerné par les soins médicaux car nous en aurons tous besoin un jour ou l'autre. Où se trouve l'intersection entre la technologie mobile et vos programmes de traitements médicaux ?

Via Françoise Soros
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Moins d'un tiers des internautes santé inquiets de l'utilisation de leurs données personnelles

Moins d'un tiers des internautes santé inquiets de l'utilisation de leurs données personnelles | NTIC et Santé | Scoop.it
PARIS, 2 juillet 2014 (TICsanté) – Les malades communiquant des données de santé sur le web se déclarent à 31% inquiets de l'utilisation qui peut en être faite, contre 43% qui s'affirment confiants, selon une enquête menée par la Chaire réseaux sociaux de l'Institut Mines Telecom, Doctissimo, LauMa communication, Patients & Web, Renaloo et Vivre Sans Thyroïde.2.735 personnes ont répondu à l'étude, disponible sur Doctissimo et sur des sites d'associations de patients. 848 ont été retenues pour l'analyse: il s'agissait des personnes ayant déjà partagé des informations de santé (d'eux-mêmes ou de leur entourage) sur internet.

"85% de ces internautes santé étaient des femmes et 60% avaient moins de 50 ans", indique Catherine Cerisey, co-fondatrice de Patients & Web. 56% publient ou partage des informations sur leur état de santé tous les jours ou presque, et 14% le font deux ou trois fois par semaine. "L'enquête a été beaucoup relayée sur les sites d'associations de patients, leurs membres sont donc surreprésentés", prévient Catherine Cerisey.

75% des sondés ont déjà échangé sur une maladie (qui les touchent ou affecte leur entourage), 51% sur un traitement et 43% sur un effet secondaire.

Ces internautes se disent à 8% "très inquiets" et 23% "plutôt inquiets" quant à l'utilisation qui est faite de leurs données, alors que 43% affirment être "plutôt" ou "très confiants". 22% des répondants n'y ont "jamais songé" et 4% ne se prononcent pas.

L'inquiétude varie en fonction des utilisateurs supposés de ces données. 39 % déclarent craindre qu'elles puissent être utilisées à leur encontre par un assureur, 36 % par leur employeur, 27% par une mutuelle et 21% par l'assurance maladie.

Une majorité d'internautes estiment que leurs données sont lues par autrui: 58% pensent qu'elles le sont par des personnes "employées pour lire les forums, blogs et réseaux sociaux". 43% estiment qu'elles sont analysées par des logiciels et près d'un quart pense même qu'elles peuvent être récupérées "par les Etats".

34% pensent que la récupération de données de santé informelles sur le web et dans les applications mobiles de santé (mApps) est interdite par la loi, contre 57% qui croient que c'est autorisé.

L'inquiétude des internautes est surtout dirigée vers le secteur privé, relève l'étude. Ils sont 64% à être d'accord pour un usage réalisé par des organismes publics dans une mission d'intérêt public mais seulement 6% à ce que cela soit fait par une entreprise privée.

Les trois quarts des internautes sont d'accord pour qu'elles soient utilisées dans la recherche médicale, 84% pour que leur utilisation améliore la qualité des soins et 62% pour qu'elles soient utilisées dans un but de sécurité sanitaire.

"C'est assez paradoxal, car le secteur privé joue aussi un rôle important dans la recherche", a souligné Valérie Brouchoud, présidente de Doctissimo.

Les malades souhaitent à 70% que leurs données soient totalement anonymisées et que leur accord concernant leur traitement leur soit demandé lors de l'inscription au site ou du téléchargement de l'application. La même proportion est favorable à la mise en place d'une charte de bonne conduite par les éditeurs, plutôt qu'une régulation par un texte de loi spécifique. /mb/eh
Source: http://www.ticsante.com/Moins-d-un-tiers-des-internautes-sante-inquiets-de-l-utilisation-de-leurs-donnees-personnelles-NS_1923.html#ixzz36JFllloQ

Via Celine Sportisse
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Santé le grand vertige numérique

Santé  le grand vertige numérique | NTIC et Santé | Scoop.it
ENQUÊTEBoom du business de l’auto-évaluation médicale pour les particuliers, facilitation des diagnostics et soins à distance pour les professionnels… La médecine fait sa révolution numérique. Non sans risques pour la vie privée…

Précédée d’un «e» (qu’on prononce «i» à l’anglaise) ou d’un «m» (pour mobile), la santé est le nouvel eldorado de l’industrie numérique. Illustration avec les Salons de la santé et de l’autonomie, qui viennent d’avoir lieu à Paris : un tiers des 600 exposants, dont des multinationales comme GE, Siemens ou Orange, étaient rassemblés dans la partie Health-IT Expo, dédiée à l’informatique et au numérique. La e-santé, ou l’arrivée des nouvelles technologies dans l’univers des soins et du bien-être, est aussi et surtout, un business. D’après le syndicat professionnel Syntec Numérique, la télésanté pèserait 200 à 300 millions d’euros par an en France, dont 80 à 140 millions pour la télémédecine. Et l’informatisation globale du système de santé est évaluée à 2,2 à 3 milliards d’euros par an.

Sur le même sujetÉditorialMon doc est un bot Par Jean-Christophe Féraud

Le terme e-santé recouvre en fait deux réalités très différentes, comme l’indique le livre blanc «Préconisations e-santé 2014» du Catel, réseau multidisciplinaire qui rassemble 20 000 acteurs du secteur : d’une part la gestion du marché du bien-être s’adressant au grand public, peu réglementé, et d’autre part les activités de la télémédecine entrant dans le cadre légal des actes médicaux.

Le premier secteur est composé de centaines d’acteurs disparates - éditeurs d’applis, fabricants d’appareils, hébergeurs de données, etc. - qui échappent aux instances de régulation locales et internationales. Soit des milliers d’applications de captation de nos données physiologiques (rythme cardiaque, calories ingérées, nombre de pas effectués, etc.) issues d’objets connectés (bracelets, montres, pèse-personnes), le tout regroupé sous l’anglicisme quantified self, ou l’automesure. Le lancement, le 5 juin à la Défense, de Lick, magasin dédié aux objets connectés, montre bien que ce désir de contrôle du corps est rentré dans les mœurs. Autre exemple avec Apple, qui vient d’annoncer sa plateforme santé Healthkit, qui regroupera toutes les données concernant la santé des utilisateurs : taille, poids, nombre de pas, rythme cardiaque, pression sanguine, etc. Et prendra en compte les informations collectées par d’autres appareils, tel le bracelet Nike… ou sa future montre connectée iWatch. Une application préintégrée à iOS8, Health, est prévue pour l’automne.

Univers. Le second domaine rassemble les dispositifs destinés aux médecins, hôpitaux et autres professionnels du secteur, très encadrés techniquement et juridiquement. Deux univers encore séparés, mais qui tendent à se rejoindre : selon le deuxième baromètre consacré aux usages du smartphone par les médecins (1), 94% d’entre eux déclarent en avoir une utilisation professionnelle.

Ce mariage de l’informatique et de la santé n’est pourtant pas un long fleuve tranquille, comme le montre l’échec du dossier médical personnel (DMP). Instauré en 2004, il a pour mission de regrouper les données médicales de chaque patient dans un dossier électronique. Résultat : dix ans plus tard, en janvier, 418 000 dossiers étaient ouverts, pour un coût de 500 millions d’euros, soit près de 1 200 euros par unité. Un montant exorbitant, d’autant que la plupart de ces DMP sont quasiment vides. Un fiasco qui rend circonspects certains observateurs à l’égard de cette vogue actuelle de la e-santé. «L’illusion peut conduire à vouloir imposer aux professionnels une solution ne répondant pas à leurs besoins ou à son indispensable facilité et rapidité d’usage. C’est le cas d’un DMP totalisant et centralisé sur un hébergeur unique», pense ainsi Gérard Bapt, député PS et président du groupe d’études parlementaires «santé et numérique».

Reste que l’influence de ces technologies sur la manière de soigner est incontestable. «La e-santé peut apporter beaucoup, mais elle a des limites», estime Pierre Traineau, directeur général du Catel. Parmi les avantages, il distingue l’amélioration de la prise en charge des patients grâce à une information qui circule mieux et plus vite, et des prises de décision plus pertinentes des professionnels de santé, avec le télédiagnostic. «Un diabétologue voit son patient en moyenne une fois tous les trois mois. Or, cette maladie nécessite des contacts plus fréquents, rendus possibles par la télémédecine», estime Pierre Traineau. Sans oublier les aspects économiques : «Avec un système d’information plus efficient, on peut réduire le nombre de transports vers et depuis les hôpitaux, et gérer plus finement l’occupation des lits sur tout le territoire.»

Hacking. Quant aux limites, la sécurisation des données médicales semble la plus évidente. Alors que les cas de hacking se multiplient, comme chez Orange ou eBay, l’hypothèse d’un piratageeffraye : qu’y a-t-il de plus intime que le corps ? Ainsi, l’Etat a créé en 2009 l’Asip Santé (Agence nationale des systèmes d’information partagés de santé) pour, entre autres missions, «organiser le dépôt et la conservation des données de santé dans des conditions de nature à garantir leur pérennité et leur confidentialité». A ce jour, 68 hébergeurs ont ainsi été agréés. Néanmoins, comme c’est à l’Asip Santé qu’a été confiée la gestion du DMP, il est permis de s’interroger sur la fiabilité de ces mesures. La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) s’est elle aussi penchée sur le thème de la e-santé. Le Cahier IP, Innovation et Prospective numéro 2 que la commission vient d’éditer s’intitule «Le corps, nouvel objet connecté. Du quantified self à la m-santé : les nouveaux territoires de la mise en données du monde»…

Son objectif, selon Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, est «d’étudier l’impact potentiel de ces nouvelles pratiques sur la vie privée et les libertés individuelles». La présidente reste très prudente sur la confidentialité des informations personnelles : «Beaucoup de gens nous demandent ce qu’en pense la Cnil ? Pour le moment rien ! Il nous faut d’abord bien comprendre les contours du phénomène. Nous n’avons aucune solution de régulation clé en main.»

Mais s’il n’existe encore aucune législation encadrant ces pratiques de quantified self, des réflexions sont en cours aux Etats-Unis et en Europe sur la restriction des usages, voire l’interdiction de certains dispositifs. Aussi, les acteurs économiques de ce nouveau marché en plein boom tentent de rassurer les instances et le grand public. Ainsi, Cédric Hutchings, PDG de Withings, société française qui fabrique des objets connectés (balances, tensiomètres, babyphones) estime que «la Cnil n’a rien à craindre. En France, il existe un risque de freiner l’innovation au nom du principe de précaution. Or, en avançant de manière itérative, on peut trouver des solutions». Et ce zélateur de la gestion numérique du corps va même plus loin : «Demain, l’absence de ce genre de tableau de bord personnel sera considérée comme une bizarrerie.»

Le Dr Nicolas Postel-Vinay, qui dirige l’unité d’hypertension à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris et administre le site Automesure.com, est plus réservé : «Faut-il certifier les appareils capteurs pour les personnes à risque ? Oui. Les systèmes de suivi de la fréquence cardiaque d’un joggeur ? Non. Le problème, c’est que, bientôt, ce sera le même appareil bon marché qui fera ces deux mesures. Où placer le curseur ?» Le cabinet d’avocats Hogan Lovells a réalisé une étude sur la finalité de ces applis, en les classifiant du plus haut risque (celles utilisées par les professionnels de santé) au plus bas (les dispositifs de suivi du bien-être : nombre de pas, qualité du sommeil, etc.). «Chaque catégorie nécessite un niveau de régulation différent», pense Winston Maxwell, partenaire du cabinet.

Moyen de pression. Mais les éditeurs de ces programmes, majoritairement américains, sont-ils prêts à prendre leurs responsabilités en matière de sécurité et de confidentialité, au risque de perdre un marché qui s’annonce très lucratif ? Rien n’est moins sûr. «Ils estiment qu’ils peuvent s’affranchir des règles de protection car les données recueillies ne sont pas nominatives», estime Winston Maxwell. Or, nominatives ou pas, ces données peuvent s’avérer extrêmement sensibles. Il n’est pas difficile d’imaginer l’usage que banques et assureurs pourraient faire d’informations sur la santé de leurs clients : refus de crédit, hausse des primes, clôture de contrats… Ou des employeurs indélicats : recrutement, licenciement déguisé, placardisation… Connaître avec précision l’état de santé de personnalités, hommes politiques ou chefs d’entreprise deviendrait aussi un moyen de pression redoutable.

C’est pourquoi Pierre Desmarais, avocat spécialisé dans le droit de la santé, réclame une certification de ces systèmes. Pour lui, il existe un triptyque sûreté, sécurité, confidentialité. Sûreté : s’il se produit une erreur d’algorithme dans une appli de suivi de grossesse, qui est responsable ? Sécurité : il a été prouvé que les pacemakers sont piratables jusqu’à 90 mètres de distance. Confidentialité : les données sont hébergées dans le cloud, mais qui sait où se trouvent les serveurs ? Reste à déterminer qui sera compétent pour délivrer ces certificats : la Haute Autorité de santé ? L’Asip Santé ? La Cnil ? Les trois ? «Il faudrait instituer un guichet unique afin de répartir les domaines de compétences», pense Pierre Desmarais.

Ce besoin de régulation devient urgent, selon le docteur Laurent Alexandre, PDG de DNA Vision et auteur de la Mort de la mort, comment la technomédecine va bouleverser l’humanité (JC Lattès). Selon lui, l’idéologie transhumaniste, soutenue par les superpuissances d’Internet, les «Gafa» (Google, Apple, Facebook, Amazon), ne s’embarrasse pas de scrupules éthiques. Ces géants du Net veulent imposer les NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) sans restriction. La vie privée et la confidentialité des données sont le dernier de leur souci. «Les transhumanistes sont décomplexés. Et les "Gafa" vont avoir le monopole du contrôle de la m-santé pour les vingt ans à venir», avertit Laurent Alexandre. Les Etats et les organisations supranationales vont devoir se réveiller rapidement sur ce sujet de la e-santé s’ils veulent protéger leurs citoyens des risques engendrés par ces nouvelles technologies. En espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard.

(1) Etude réalisée en 2013 par l’Observatoire des usages numériques en santé, créé par Vidal, et le conseil national de l’ordre des médecins auprès de 3 138 médecins.

Dessins Amélie Fontaine


Via Giuseppe Fattori
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- 2 Français sur 3 se sentent personnellement concernés par la prise en charge du vieillissement et de la dépendance,

- 9 Français sur 10 sont en priorité préoccupés par le suivi des maladies chroniques et l’isolement des seniors,

- 4 Français sur 5 pensent que les nouvelles technologies (internet et ses applications, les objets connectés,……) représentent une réponse efficace pour le suivi de certaines maladies chroniques et la sécurité domestique des seniors,

- Pour près de la moitié des Français, l’accompagnement de la perte d’autonomie doit constituer l’axe prioritaire du projet de loi

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Infographie : l'hôpital 2.0 passe par les réseaux sociaux

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L

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Créateur du site Hôpital Web 2.0 et chef de projet Digital à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Chanfi Maoulida a présenté lors du Congrès Doctors 2.0 & You une analyse de l’utilisation des réseaux sociaux aujourd’hui au sein de l’hôpital public en France. Découverte en infographie :


Via Makhtar Loum, E. Lacoste-Mbaye
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Infographie : un avenir pour les wearable devices ? | Buzz e-sante ... | NTIC et Santé | Scoop.it

L’observatoire Orange-Terrafemina a mené une enquête auprès des Français sur les wearable devices (vêtements connectés). Résultats en infographie.

La wearable technology commence à s’implanter en France. Face à ce nouveau phénomène, l’observatoire Orange-Terrafemina a mené une enquête auprès des Français afin de poser la question des usages futurs des accessoires et textiles connectés. Découvrez les principaux résultats au travers de cette infographie réalisée par RCA Factory.


Via Esposito Christelle, Lionel Reichardt / le Pharmageek, dbtmobile
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Lorsque le mobile permet de surveiller les affections pulmonaires (2) | Proxima Mobile : applications et services gratuits sur mobile pour les citoyens

Lorsque le mobile permet de surveiller les affections pulmonaires (2) | Proxima Mobile : applications et services gratuits sur mobile pour les citoyens | NTIC et Santé | Scoop.it
Lorsque le mobile permet de surveiller les affections pulmonaires (2)

Mercredi 9 juillet 2014 - Catégorie(s) : Santé.


Alors que l’industrie des équipements médicaux repose sur des technologies complexes et souvent coûteuses, des équipes universitaires, des ONG humanitaires, de nouvelles entreprises (mais aussi des acteurs traditionnels des industries de santé) exploitent la possibilité de s’appuyer sur des technologies « grand public » pour faire chuter le coût des dispositifs médicaux professionnels.

Selon TechInsights UBM, « les smartphones sont en passe de déstabiliser l'industrie des dispositifs médicaux : une disruption d’une amplitude comparable à celle qu’ont connue les fabricants d’appareils électroniques traditionnels. Si les entreprises de technologie médicale n’intègrent pas le smartphone pleinement dans leurs stratégies, elles risquent de connaître le même sort que les fabricants de récepteurs GPS et de lecteurs MP3 ». 

Les technologies mobiles permettent en effet de développer le diagnostic « hors laboratoire » : au chevet du patient, à domicile et s’agissant des pays en développement, dans des lieux où les technologies de diagnostic n'avaient pu être déployées, en raison de l'isolement ou du manque de moyens.

La quête d’une alternative abordable aux équipements médicaux traditionnels emprunte deux voies : la mise au point d’applications qui détournent l’un des capteurs du smartphone de son usage initial pour mesurer des paramètres biologiques ou la mise au point de “périphériques” peu coûteux qui, associés à un smartphone, remplacent les dispositifs traditionnels.

Ces deux approches s’observent dans la mise au point d’alternatives aux spiromètres traditionnels, ces appareils destinés à mesurer les volumes d'air inspirés et expirés par un patient ainsi que les débits respiratoires.

Constatant qu'ils pouvaient modéliser la trachée d'une personne et son appareil vocal de manière à remplacer le traditionnel spiromètre, des chercheurs de l’université de Washington (États-Unis) ont mis au point en janvier 2014 une application mobile baptisée SpiroSmart qui utilise le micro du smartphone pour répliquer les fonctions d’un spiromètre. Le patient doit maintenir son smartphone à bout de bras : après avoir inspiré, il doit expirer rapidement en direction du smartphone et ce, jusqu’à ce qu’il ait entièrement expiré l’air de ses poumons. Le micro du smartphone enregistre alors la résonance de souffle dans la trachée et les cordes vocales. Le logiciel peut alors analyser les ondes sonores et interpréter le volume et le débit respiratoire. SpiroSmart devrait être en mesure de fournir des graphiques comparables à ceux d’un spiromètre portable ou clinique. 

Une équipe d’ingénieurs du South Jersey Engineering and Research (SERJ), pour sa part, a conçu un spiromètre simple et économique connecté au smartphone par la prise casque. Baptisé SandPiper, ce périphérique associe un tube et un capteur qui mesure le volume d’air circulant dans le tube. Les concepteurs de SandPiper se sont tournés vers la plateforme de financement participatif Indiegogo pour financer la production d'une première série (Source: IndieGogo).

 

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L’infirmier(ère) au cœur de la télémédecine : quelle place et quels enjeux pour ces professionnels au plus près du patient ?

L’infirmier(ère) au cœur de la télémédecine : quelle place et quels enjeux pour ces professionnels au plus près du patient ? | NTIC et Santé | Scoop.it
’infirmier(ère) est le professionnel de santé dont les missions s’exercent au plus près du patient, par exemple en intervenant de façon quotidienne à son domicile. Ce qui explique pourquoi il est au cœur des dispositifs de télémédecine. En effet, les nouvelles pratiques médicales impactent l’exercice quotidien de cette profession, et soulèvent de nombreuses questions, liées autant à la formation qu’à l’approche du patient ou encore à la place laissée à l’infirmier(ère) dans le parcours de santé. Un sujet trop rarement abordé, auquel l’Université d’été de la e-santé, qui s’était tenue du 2 eu 4 juillet 2014 à Castres-Mazamet, a consacré une table ronde faisant intervenir plusieurs experts.
 
La télémédecine, ou quand le téléphone devient le nouvel outil professionnel de l’infirmier(ère)La profession des infirmiers(ères) est, au même titre que les autres, impactée à plusieurs niveaux par la télémédecine. Différents projets présentés au cours de l’Université d’été de la e-santé en ont plus particulièrement témoigné, à l’image de la solution e- santé du centre Cordiva qui accompagne les patients souffrant d’insuffisance cardiaque grâce à un suivi téléphonique régulier des patients, réalisé par les infirmiers(ères) conseils du centre.
 
Viviane Centaure, infirmière coordinatrice de Cordiva, explique : « Aujourd’hui, je n’ai plus une seringue à la main mais un téléphone, ce qui est plutôt inhabituel pour une infirmière. Nous disposons d’un espace temps inédit qui nous permet d’échanger avec nos patients, d’écouter ce que la pathologie représente pour eux et ce qu’elle implique dans leur quotidien. Cordiva a engendré une nouvelle approche du métier d’infirmière ».
Nouveaux actes, nouvelles expertises : le numérique impacte la formationSi les jeunes diplômés infirmiers sont davantage au fait des nouvelles technologies, c’est toute une profession qui doit aujourd’hui faire face à de nouvelles pratiques et de nouvelles responsabilités. La question de la formation des professionnels infirmiers devient dès lors primordiale.
 
Martine Baurin, infirmière responsable de la formation des infirmiers pour la Croix Rouge, française, apporte son avis sur le sujet : « Je pense que, grâce aux nouveaux outils de la télémédecine, les infirmiers ne sont plus des exécutants et voient leurs connaissances et compétences reconnues à part entière. Néanmoins, cette évolution du rôle de l’infirmière doit aller de pair avec l’évolution de la formation : nous avons le devoir de transmettre le savoir à nos étudiants ainsi qu’aux professionnels pendant leur exercice. Et la télémédecine nous impose de nous former véritablement au numérique pour être compétents ».
L’évolution de la relation de l’infirmier(ère) avec le médecin est inévitableAvec la télémédecine, l’infirmier(ère) acquiert un véritable rôle de coordination et devient le pivot entre le médecin généraliste et l’expert médical. Comme l’a rappelé Martine Baurin, « la place des médecins change également : en ayant recours à la téléconsultation, un médecin remet lui aussi en cause sa propre façon d’exercer et son expertise. On lui enlève une part de son pouvoir, de sa compétence immédiate, et il doit avoir une confiance absolue envers la personne qui est de l’autre côté de la caméra ».
 
À l’inverse, pour Lydie Canipel, Secrétaire générale de l’ANTEL, on peut compter sur la télémédecine, qui porte intrinsèquement cette dimension de travail collectif et collaboratif, pour élever tous les acteurs vers plus d’efficacité, de communication, et tendre vers un vrai parcours de soins où tous les acteurs sont reliés : « De mon point de vue, la télémédecine redonne son vrai pouvoir au médecin et renforce son rôle d’expert ».
 
En dernier lieu, c’est bien le rapport de l’infirmier(ère) au patient qui évolue inévitablement avec la télémédecine, comme l’explique Lydie Canipel : « Pour beaucoup d’infirmières, le deuil du face à face et de la proximité physique avec le patient est difficile à faire. Il y a, je crois, une réflexion à mener sur les différents profils d’infirmières, entre celles qui sont faites pour rester au chevet du patient et celles qui peuvent être à distance ».
 
Pour conclure, ajoute-t-elle, il est primordial « qu’on n’oublie pas de transmettre la passion de l’humain et du patient dans les écoles d’infirmières. Tous ces outils sont merveilleux mais ils doivent avant tout être à notre disposition pour mieux soigner demain ».
À propos de l’Université d’été de la e-santéOrganisée par Castres-Mazamet Technopole et le Centre e-santé / Platinnes, l’Université d’été de la e-santé rassemble chaque année à Castres plus de 500 participants, acteurs et décideurs du secteur santé/social et innovation technologique, pour débattre des usages, technologies et applications sur l’utilisation des TIC dans le domaine de la santé et du bien-être.
 
La 8ème édition s’est tenue du 2 au 4 juillet 2014 autour de 4 grandes thématiques :
- SANTÉ 3.0 : Quantified-Self, Santé 3.0, quels enjeux pour le patient de demain ?
- BIG DATA & E-SANTÉ : Entre big data et open data, que faire de nos données de santé ?
- MARCHÉ E-SANTÉ : Quels mécanismes pour le financement de l’innovation en santé ?
- PARCOURS DE SANTÉ : Comment replacer le patient au cœur de l’organisation des soins ?
 
Elle fait une large place aux points de vue internationaux en s’interrogeant notamment sur « l’Europe et la e-santé : un temps d'avance ou un temps de retard ? ». De fait, les projets de e-santé fusent dans l'ensemble des pays européens mais peinent à passer les frontières et à trouver leur business model. Les gouvernements et institutions se déclarent tous intéressés par la e-santé, mais très peu franchissent le pas d’inscrire ces projets dans leurs systèmes d'assurance-maladie. Face à cela, hors Europe, d'autres pays n'hésitent pas à déployer des moyens importants pour mettre en œuvre des solutions e-santé. Ils sont donc venus témoigner directement et faire part de leurs avancées industrielles, économiques et des nouvelles stratégies dans le secteur de la e-santé.
L’infirmier(ère) est le professionnel de santé dont les missions s’exercent au plus près du patient, par exemple en intervenant de façon quotidienne à son domicile. Ce qui explique pourquoi il est au cœur des dispositifs de télémédecine. En effet, les nouvelles pratiques médicales impactent...

Via ETIAM, TéléSanté Centre
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Infographie : Santé mobile, vers une fracture médecin-patient ?

Infographie : Santé mobile, vers une fracture médecin-patient ? | NTIC et Santé | Scoop.it
A l’occasion de l’Université d’été de la e-santé, l'association Isidore Santé a dévoilé les résultats d’une enquête menée auprès des professionnels de santé sur la santé mobile. Résultats en infogr...

Via Celine Sportisse
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Vieillissement et dépendance: 2 Français sur 3 se sentent concernés

Vieillissement et dépendance: 2 Français sur 3 se sentent concernés | NTIC et Santé | Scoop.it
INFOGRAPHIE - Selon notre sondage, les personnes interrogées ont bien plus peur de devenir dépendantes que de devoir prendre en charge un proche qui l'est devenu.

Il y a aujourd'hui en France 15 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus. Ils seront 20 millions en 2030. Et d'ici à 2050, le nombre de 85 ans et plus sera multiplié par quatre. L'adoption par le gouvernement au début de ce mois du projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement, la mise en avant de la «silver economy», l'économie au service des personnes âgées, le développement de nouvelles technologies au service des seniors, autant de signes qui montrent que ces préoccupations sont au cœur de la société. Afin de mieux connaître l'opinion des Français, le baromètre BVA Orange Healthcare MNH, en partenariat avec Le Figaro Santé, s'est intéressé aux Français dans leur ensemble, aux seniors (50 ans et plus), aux aidants et aux leaders d'opinion.

Premier enseignement, deux tiers (63 %) des Français se sentent personnellement concernés par la prise en charge du vieillissement et de la dépendance. Logiquement, les personnes concernées sont plus nombreuses chez les aidants (77 %) et les seniors (74 %). Ces derniers ne se sont jamais sentis aussi jeunes. Ainsi 42 % d'entre eux ne se définissent pas comme des «seniors» et seuls 16 % se qualifient de «personnes âgées». Chez les «jeunes seniors», de 50 à 59 ans, ils ne sont que 25 % à accepter le qualificatif de «senior», contre 71 % chez les 60-69 ans et 76 % pour les 70 ans et plus.

Cette nouvelle définition du senior, ce glissement d'âge, peut s'expliquer par une amélioration de la santé et des conditions de vie. Les Français de 50 ans et plus sont une écrasante majorité à se voir comme des personnes plutôt autonomes (83 %) et actives (78 %), seules 12 % avouent être plutôt dépendantes.Les Français s'inquiètent de devenir dépendants

C'est d'ailleurs la principale crainte des Français: ils sont plus effrayés par la perspective de devenir dépendants (78 %) que d'avoir à s'occuper d'un proche dépendant (48 %). Les Français se montrent très majoritairement sensibles aux problèmes des seniors. Les sondés estiment à 94 % que le premier problème des seniors est celui lié au suivi de certaines maladies chroniques comme Alzheimer ou les problèmes cardiaques. Deuxième problème pour 89 % des personnes interrogées, l'isolement des seniors. Étonnamment, les risques liés aux activités quotidiennes en dehors de la maison lors de déplacements ou d'accidents de circulation sont ceux qui préoccupent le moins.

Face aux problèmes de vieillissement, les solutions actuelles sont toutefois jugées insuffisantes par les leaders d'opinion. Ainsi, 69 % estiment qu'il n'en est pas assez fait pour les personnes dépendantes et 81 % pensent de même envers les aidants, c'est-à-dire ceux qui s'occupent des personnes dépendantes. Parmi les axes du projet de loi, 49 % des sondés privilégient l'accompagnement de la perte d'autonomie, suivi de l'adaptation de la société au vieillissement, puis de l'anticipation du vieillissement. Les leaders d'opinion sont encore plus favorables (68 %) aux mesures d'accompagnement de la perte d'autonomie. Ils préconisent les mesures favorisant le maintien des personnes âgées au domicile, au détriment du soutien aux structures spécialisées.

La responsabilité de l'Etat

Concernant le financement de la prise en charge du vieillissement, une majorité de Français estiment qu'il devrait avant tout incomber à la Sécurité sociale (44 % pour les caisses de retraite et de retraite complémentaire ; 35 % pour les caisses de l'Assurance-maladie) ainsi qu'à l'État (36 %). Pour les leaders d'opinion, cette mission relèverait davantage de l'État (51 %) et des compagnies d'assurances (35 %). Les collectivités locales, qui interviennent pourtant déjà en matière d'action sociale et de santé, arrivent en dernière place et ne sont citées que par 11 % des Français et des leaders politiques. Enfin, près d'un quart des Français (23 %) et près d'un tiers des seniors (27 %) se déclarent prêts à contribuer au financement de la prise en charge.

D'un point de vue financier, les moyens alloués pour la mise en œuvre de cette loi doivent reposer sur la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie), dont le montant s'élève à 645 millions d'euros par an. Force est de constater qu'aux yeux d'une majorité de leaders d'opinion une telle somme ne serait pas suffisante pour adapter la société au vieillissement de la population.

Les nouvelles technologies sont perçues, par une large majorité de Français, comme apportant des solutions aux problèmes posés par le vieillissement et la dépendance. Des technologies comme Internet et ses applications, les appareils connectés, permettraient, en premier lieu et pour 80 % des Français, d'appréhender le problème de suivi de certaines maladies chroniques en proposant aux personnes âgées concernées des outils permettant un meilleur suivi de leur traitement.

Selon 79 % des Français, les nouvelles technologies pourraient également améliorer la sécurité du domicile des seniors et, pour 76 % d'entre eux, les outils connectés, tensiomètre, podomètre, balance, pourraient améliorer le suivi de leur santé au quotidien. Seuls 73 % pensent qu'Internet et les réseaux sociaux peuvent aider à rompre l'isolement des seniors. Mais ils sont par contre moins enthousiastes pour les technologies aidant à mieux prévenir les risques domestiques des seniors ou leurs risques dans leurs activités quotidiennes à l'extérieur de leur domicile.

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:


Via Louis Levy
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Expérimentation de la télémédecine dans le secteur médico-social - Actualité de la fonction publique

Expérimentation de la télémédecine dans le secteur médico-social - Actualité de la fonction publique | NTIC et Santé | Scoop.it
Neuf régions expérimenteront, dès la fin de cette année, la télémédecine dans le secteur médico-social.
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Données de santé sur le web, quelles conséquences ?

Données de santé sur le web, quelles conséquences ? | NTIC et Santé | Scoop.it

Avec la multiplication des objets connectés et applications mobiles, les questions autour de la gestion des données de santé font régulièrement la Une. L’enquête “Parler de santé sur web, quelle(s) conséquence(s) ?”met en lumière l’opinion et les perceptions des patients sur ce sujet. Découverte.

Réalisée par la Chaire Réseaux Sociaux de l’Institut Mines Telecom, Doctissimo, LauMa communication, Patients & Web, Renaloo, Vivre Sans Thyroïde, en partenariat avec de nombreuses associations de patients, l’enquête “Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?” met en lumière l’opinion et les perceptions des malades chroniques postant, échangeant, stockant des données de santé sur les blogs, forums, réseaux sociaux et autre applications mobiles de santé.

Un bilan contrasté : 8 % d’entre eux se déclarent “très inquiets” et 23 % “plutôt inquiets” alors que 43 % affirment être “plutôt” ou “très confiants” (22 % n’y ayant jamais songé et 4 % ne sachant pas).

Inquiétude sur l’utilisateur potentiel des données de santé

Interrogés sur la provenance de leur inquiétude concernant les données de santé, les malades communiquant des données de santé sur le web émettent des craintes quant à l’utilisation de ces données par un assureur (39 %), leur employeur (36 %) et plus surprenant  l’Assurance maladie (27 %).

Pour près de la moitié, le web crawling, le data mining et le text mining en santé sont aujourd’hui une réalité : 43 % pensent que ces données de santé sont analysées en permanence par des logiciels. Mais ils sont encore plus nombreux à penser que cela est réalisé par des personnes chargées de lire les forums, blogs et autres réseaux sociaux. A l’opposé, ils sont 34 % à penser que la récupération de données de santé informelles sur le web et dans les applications mobiles de santé (mApps) est interdite par la loi.

Stockage des données : médecins et associations de patients plébiscités

Concernant le stockage de leurs données de santé qu’ils publieraient sur un site, un forum ou une mApp, 59 % des répondants accordent leur confiance à leur médecin traitant, 31 % à l’Assurance maladie, 11 % à un laboratoire pharmaceutique (16 % des utilisateurs de mApps) mais seulement 2 % à un éditeur de logiciel ou de service Internet grand public (Google, Microsoft…) et 0 % à un opérateur de télécom ou à un FAI. Près de 2 sur 10 ne font confiance qu’à eux-mêmes en ce domaine et préfèrent stocker ces données sur leur smartphone ou leur ordinateur.

Utilisation des données de santé : des avis contrastés

L’inquiétude exprimée par les répondants sur l’utilisation des données de santé est contrastée. Lorsqu’on les interroge précisément sur les analyses qui pourraient être faites de leurs données de santé informelles, celles qu’ils produisent sur le web et dans les applications mobiles, ils sont 64 % à être d’accord pour un usage réalisé par des organismes publics dans une mission d’intérêt public mais seulement 6 % à ce que cela soit fait par une entreprise privée.

D’un autre côté, ils sont 40 % à être d’accord sur le fait que ces données peuvent servir à améliorer la qualité du site web, du réseau social ou de la mApp donc de services d’entreprises privées, 76 % pour qu’elles soient destinées à la recherche médicale et là aussi une large part de celle-ci est réalisée par des entreprises de santé, laboratoires pharmaceutiques ou sociétés de technologies médicales, et 78 % sont d’accord avec leur usage pour améliorer la tolérance des médicaments… un rôle où les acteurs privés sont essentiels.

Quelles conditions du traitement des données ?

Sur le sujet des conditions de traitement des données, 70 % des répondants souhaitent que leurs données soient totalement anonymisées et que leur accord leur soit demandé lors de l’inscription ou du téléchargement d’une application mobile.

Pour une meilleure régulation de l’exploitation des données de santé, 70 % des répondants sont favorables avant tout à la mise en place d’une charte de bonne conduite impliquant la transparence d’information pour la collecte, le traitement et l’utilisation des données collectées par les entreprises réalisant l’exploitation.

En synthèse : il faut expliquer et informer

Pour résumer les données de cette enquête “Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?”, on peut dégager 4 éléments :

une inquiétude existe chez 31 % des répondants et elle est principalement liée à la qualité des personnes, entreprises, institutions pouvant utiliser ces données de santé.ils existent un véritable intérêt à utiliser ces données pour la recherche médicale – 76 % d’accord, améliorer la tolérance des médicaments – 78 % d’accord, la qualité des soins -84 % d’accord, la sécurité sanitaire – 62 % d’accord – ou mieux comprendre les comportements en santé – 79 % d’accord.les conditions de la réussite s’appellent anonymisation, accord préalable explicite et auto-régulation des acteurs.il est plus que nécessaire d’informer et former sur l’usage des données de santé, les conditions de leur utilisation (Quel Français connaît le terme “hébergeur agréé de données de santé” et ce qu’il recouvre ?) et les critères techniques liés à leur sécurité.

Cette enquête a été réalisée par une phase terrain auto-administrée sur le web du 17 avril au 6 juin 2014, 2 735 participants dont 848 répondants retenus pour l’analyse (Personnes ayant déjà échangé, partagé, écrit, posté sur son état de santé ou celui d’un membre de son entourage sur le web, un ou des réseaux sociaux, un forum, en utilisant une application mobile de santé…).

Consultez le storify de la conférence de presse du vendredi 27 juin
“Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?”

Source : LauMa communication


Via Jean-Philippe Veziat
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Comment encadrer l'essor des applis mobiles de santé?

Comment encadrer l'essor des applis mobiles de santé? | NTIC et Santé | Scoop.it

Les applis smartphones de santé sont susceptibles d'apporter des bénéfices en termes de prévention et de suivi des malades chroniques. Cependant, leur développement pose nombre de questions éthiques et réglementaires, ont souligné les experts intervenant à un colloque organisé le 26 juin par l'Institut Droit et Santé.

Quelque 100.000 applications santé et bien-être sont aujourd'hui proposées au public: mesure du rythme cardiaque ou de la tension, surveillance de la glycémie, test de la vue, dépistage du mélanome... En France, sur les 27 millions de mobinautes (utilisateurs d'internet sur mobile), 30% ont déjà téléchargé une appli de ce genre, mais 90% l'ont utilisée moins de cinq fois avant de l'abandonner, a fait remarquer Jean-Pierre Blum, conseiller technique de l'Assemblée nationale sur les questions numériques et santé, lors d'un colloque de l'Institut Droit et Santé. Et la méfiance reste de mise: parmi les "non mobinautes", 70% demandent une labellisation. De fait, sur les vingt applis les plus téléchargées dans le monde, neuf ne respectent pas la protection des données, note Céline Deswarte, responsable politiques santé et bien-être à la direction générale pour les réseaux de communication, contenu et technologies de la Commission Européenne (1). Les applis mobiles seraient-elles donc inutiles, voire dangereuses?

De l'hypocondrie à l'"e-pocondrie"

Ces outils peuvent "aider les patients et citoyens à être plus responsables, plus actifs pour leur santé, aider les professionnels dans leur pratique médicale quotidienne", réduire les coûts pour les systèmes de soins et constituer de "nouveaux débouchés pour les entreprises européennes", fait valoir Céline Deswarte. Les applis peuvent ainsi présenter un "intérêt majeur dans les urgences", participer au suivi des malades chroniques, "faire baisser le nombre de consultations en rassurant le patient sur des problèmes bénins et peu urgents", explique le Dr Blum.
Cependant, ces bénéfices ne sont pas évalués. "Quelle est la fiabilité du capteur, la pertinence médicale de la valeur mesurée, les preuves de l'intérêt et de l'efficacité en pratique courante?", s'interroge Nicolas Postel-Vinay, médecin à l'hôpital européen Georges Pompidou (Paris) et fondateur du site automesure.com. Il s'inquiète des risques d'"auto-interprétation" des données, "l'individu se compar[ant] à une norme collective via l'informatique". Autre risque, le non-respect de la confidentialité des données, voire la surveillance des usagers. Aussi, Jacques Lucas, vice-président de l'Ordre des Médecins, délégué général aux systèmes d'information en santé, a rappelé les principes d'"information claire, loyale et appropriée", de "consentement de la personne", de "secret professionnel" et d'"accès aux soins". L'Ordre souhaite la tenue d'un "débat public sur la collecte, l'utilisation, l'hébergement et le traitement des données de santé", a-t-il ajouté (2).

Difficulté à réglementer le secteur

Dans ce contexte, la nécessité de surveiller, voire de réglementer le secteur, fait quasiment l'unanimité.
Aujourd'hui, la directive européenne 95/46/CE pose le principe d'interdiction de collecte des données de santé, sauf consentement explicite de la personne, intérêt vital et objectifs de soins. Mais ce texte est "transposé de façon plus ou moins protectrice dans chaque Etat-membre", relève Céline Deswarte. En outre, le cadre réglementaire des applis est difficile à définir: celles ayant une finalité médicale sont considérées comme des dispositifs médicaux, au contraire de celles ayant une finalité d'éducation ou de coaching sportif, explique Thierry Sirdey, directeur adjoint à la direction des dispositifs médicaux de diagnostic et des plateaux techniques de l'Agence de sécurité du médicament (ANSM). "Le cadre de mise sur le marché sera révisé à échéance 2018", annonce-t-il. Une labellisation devrait voir le jour, dont le public devra être informé, poursuit Pierre Desmarais, avocat correspondant Informatique et Libertés.

Cependant, "la législation ira toujours moins vite que le progrès et les intérêts commerciaux", pointe Antoine Vial, expert en santé publique. Et de conclure sur la nécessité de produire une information publique de santé de qualité et d'associer les citoyens à l'élaboration des dispositifs.

Muriel Pulicani

1. La Commission européenne a achevé le 3 juillet une consultation publique (Livre vert) sur la santé mobile, dont les conclusions seront publiées fin 2014.
2. L'Ordre des Médecins publiera un Livre blanc sur la santé mobile fin 2014-début 2015.


Via TéléSanté Centre
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e-Santé : évolution ou révolution ? un numéro spécial Egora diffusé à 100 000 professionnels de santé...

e-Santé : évolution ou révolution ? un numéro spécial Egora diffusé à 100 000 professionnels de santé... | NTIC et Santé | Scoop.it

Via Lionel Reichardt / le Pharmageek
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Lionel Reichardt / le Pharmageek's curator insight, June 16, 3:11 AM

Offrez-vous une visibilité sur ce numéro

Info : squina@gmsante.fr - tél.01.55.62.69.45

Boite Mails's comment, June 18, 10:50 AM
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L’e-santé et la transformation digitale, quelles promesses en termes de business pour l’industrie pharmaceutique ? | Orange Business Services

L’e-santé et la transformation digitale, quelles promesses en termes de business pour l’industrie pharmaceutique ? | Orange Business Services | NTIC et Santé | Scoop.it

Les différentes évolutions du marché du médicament au niveau mondial poussent de plus en plus l’industrie pharmaceutique à évoluer. Le développement de solutions thérapeutiques globales et de stratégies de services d'e-santé, nous l’avons vu dans mes précédents articles, engendrent des changements majeurs, qu’ils soient techniques, stratégiques ou culturels.

Les acteurs qui vivront le mieux demain de ces stratégies de services seront ceux qui auront le mieux réussi à maîtriser l’ensemble des composantes techniques, stratégiques et opérationnelles. Mais pour quelles retombées en termes de business ?

3 avantages clefs pour les laboratoires pharmaceutiques


Hormis le fait de pouvoir se replacer dans leur écosystème, on peut identifier 3 principaux avantages que les labos retireront de cette stratégie:

assurer/ stabiliser les ventes de médicaments en fidélisant les patients au travers des programmes de connectivité (valeur ajoutée et « plus produit »)valoriser l’ensemble des données collectées auprès d’acteurs tiers comme par exemple les financeurs, les programmes de recherche publiques ou privés (selon les possibilités réglementaires des zones de marchés considérées)accélérer le time to market et diminuer les coûts de développement des solutions et des nouveaux services, en bénéficiant des effets d’échelle et de la souplesse permise par le socle des plates-formes techniques de connectivité (éviter les développements spécifiques « from scratch » à chaque nouveau service envisagé)des stratégies variables


Compte-tenu de ces observations, on devrait donc assister dans les mois qui viennent à des mouvements intéressants sur le marché avec différentes options stratégiques possibles choisies par les acteurs en regard de leur transformation digitale.

En fonction de leurs positionnements, forces et faiblesses, certains labos choisiront de développer des plates-formes de connectivité dédiées à une pathologie spécifique, avec un degré de profondeur de service très important, quand d’autres proposeront de la gestion multi-pathologies mais en proposant des services moins élaborés.

D’autres encore choisiront d’intégrer dans leurs plates-formes des devices « wellness » destinés au grand public, alors que d’autres opteront pour la gestion de connectivité de devices médicaux, beaucoup plus contraignantes en termes de garanties demandées et de coûts à supporter, mais a priori plus pérennes dans le temps et plus marquantes en termes d’empreinte sur le marché.

Quelle option choisir ? Laquelle sera la plus efficace et la plus pérenne ? Qu’en pensez-vous ?

Jean-Yves.

 

crédit photo : © Natalia Merzlyakova - Fotolia.com
 


Via Rémy TESTON
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Rassurer les patients avec un second diagnostic en ligne | L'Atelier: Disruptive innovation

Rassurer les patients avec un second diagnostic en ligne | L'Atelier: Disruptive innovation | NTIC et Santé | Scoop.it

Grand Rounds, une startup créée par deux américains, veut démocratiser l'expertise médicale en livrant un diagnostic supplémentaire aux patients qui le souhaitent. Elle a récemment bénéficié d’une seconde levée de fonds de 40 millions de dollars.

C’est à partir d’une expérience personnelle que Lawrence Hofmann, médecin spécialisé en radiologie interventionnelle a décidé de fonder Grand Rounds avec l’aide d’Owen Tripp. Leur leitmotiv ? "Donner accès aux bonnes personnes et d'obtenir un diagnostic de qualité quand on se retrouve dans un état de santé critique", même si le spécialiste de ce problème médical se trouve à l'autre bout du pays. C'est en effet grâce à sa propre expertise que Lawrence Hofmann a pu sauver son fils d'une surexposition au bilirubine, une toxine néfaste pour le foie, puis d'une maladie de la moelle épinière. Pour soigner cette dernière, la greffe n'était normalement pas envisageable et pourtant, c’est à cette technique que le père de famille a eu recours pour guérir son fils. Que serait-il advenu si lui-même n’avait pas été médecin ? D’où son credo : la possibilité de sauver la vie de ses enfants ne devrait pas être réservée aux parents qui appartiennent au corps médical... L'idée de la startup est de donner accès aux non initiés à l'avis d'experts (ils sont plus de 1000 a collaborer avec Grand Rounds), en marge du système américain de santé.

Des services sur mesure

Tout comme Medexo en Allemagne, Grand Rounds, basée à San Francisco, offre différents services via sa plate-forme web. L'un met en relation médecins et patients en vue d'une consultation - "visits" -, un autre permet que les patients puissent bénéficier d'un avis d'expert par écrit dans les quelques jours qui suivent sa demande - 'opinions' -, et un dernier rassure les proches du patient hospitalisé puisqu'il propose au médecin en charge d'obtenir les conseils d'une sommité du domaine médical ciblé - 'stat'. Ce dernier service peut dépendre d'un forfait financé par les entreprises alors amenées à payer de 6 à 10 dollars (entre 4 et 7 euros) par mois par employé. Pour ce qui est du recours au service à titre individuel, il ne peut être inclus dans les prestations Medicare - le programme national d'assurance en santé, mais peut être remboursé par certaines assurances privées. Ce qui est préférable compte tenu du prix estimé à 7 500 dollars (5 400 euros) pour bénéficier d'un second avis.

Un réel besoin aux Etats-Unis

Dans deux cas sur trois, le recours aux experts de Grand Rounds permet un ajustement par rapport à la première prescription ou même au diagnostic. Le co-fondateur de la startup Owen Tripp parle d'un recours à des opérations inappropriées dans 40% des cas rencontrés. A en croire l'intérêt des investisseurs pour cette initiative des deux américains, les services proposés par la startup répondent à une réelle demande aux Etats-Unis. Au total, il s'agit de 51 millions de dollars (37 millions d’euros) de levée de fonds pour financer le projet. Cette volonté d'améliorer la qualité des soins dispensés aux citoyens américains relève non seulement d'un besoin mais aussi d'un sujet de société à en croire les longues tractations autour d'"Obamacare", le Patient Protection and Affordable Care Act, loi votée en 2010.


Via Celine Sportisse
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AVC: Un casque à micro-ondes pour le diagnostiquer

AVC: Un casque à micro-ondes pour le diagnostiquer | NTIC et Santé | Scoop.it

Pouvoir rapidement faire la distinction entre les 2 types d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’AVC ischémique (caillots) et hémorragique (saignements), c’est la capacité démontrée de ce casque « à micro-ondes », présenté par ces chercheurs suédois. Leur objectif, ouvrir très rapidement l’accès, aux patients victimes d'AVC ischémiques au traitement thrombolytique mais aussi permettre un diagnostic précoce puis la mise en route du traitement chez des patients encore sans antécédent. Présentation dans la revue Transactions on Biomedical Engineering.

 

Alors que la plupart des AVC sont liés à la formation d’un caillot qui stoppe l'écoulement du sang dans une zone du cerveau (AVC ischémique), pouvoir les diagnostiquer permet de les traiter rapidement, par thrombolyse. Mais ce traitement qui consiste à consiste à dissoudre le caillot qui bouche l'artère cérébrale doit être réalisé dans les heures qui suivent l'apparition des symptômes afin de limiter la lésion cérébrale et ses séq...

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Via Louis Levy, michel verstrepen
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Les rendez-vous de l'innovation : La Télécardiologie

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