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Les idées loufoques de Mitt Romney

Les idées loufoques de Mitt Romney | Nouvelles et actus | Scoop.it
Les chiffres de l'emploi ne sont pas bons: 69.000 nouveaux emplois créés en mai, ce qui booster le chômage à 8,2%. Pas fameux pour Barack Obama. Ces mauvais chiffres donnent des idées loufoques à Mitt Romney, le candidat le moins inspiré et le moins inspirant de cette campagne 2012. 
Mardi dernier, à Las Vegas, non seulement Romney s'exhibait avec Donald Trump, mais en plus il proposait la modification de la constitution américaine la plus saugrenue. 
Photo The New York Times 
L'amusant Mr. Romney a proposé que la Constitution soit amendée afin d'exiger que tout candidat à la présidence des Etats-Unis ait un minimum de trois d'expérience dans les affaires. Sans cette qualification, il serait interdit à un candidat de se présenter à la Maison Blanche. "Je souhaiterais ajouter une provision dans la Constitution selon laquelle, en plus de l'âge et le lieu de naissance, le président devrait travailler dans le monde des affaires au moins trois ans avant de pouvoir devenir président." Si cette disposition avait été pensée par les Pères Fondateurs, pas de Teddy Roosevelt ni de Franklin Roosevelt, ni même Dwight Eisenhower dont toute la carrière a été dans l'armée. Pas de JFK, ni de Ronald Reagan. Plus drôle: une enquête de la chaîne C Span sur les meilleurs présidents, révélait que 6 des 10 meilleurs présidents n'avaient aucune expérience des affaires. A l'inverse, deux des pires présidents du XXè siècle, selon la même enquête auprès d'historiens avaient eu une expérience dans les affaires: George W. Bush et Herbert Hoover. 
Romney est tellement creux, prêt à tous les compromis pour se faire élire, que la seule qualification qu'il peut mettre en avant est son expérience dans les affaires. Pendant 14 ans à Bain Capital, Romney n'a pas créé d'emplois. Comme le note leNew York Times, private equity consiste uniquement à faire des deals qui permettent de gagner de l'argent, c'est tout. Mais lorsque Romney est arrivé à la tête du Massachusetts, il s'est retrouvé à la 47è place pour la création d'emplois. Alors même que la création d'emplois au niveau national, entre 2003 et 2007, sous W., était anémique, elle était quand même cinq fois plus importante que dans le Massachusetts de Romney. Dans la dernière année de son mandat, la popularité de Romney était si m-baisse qu'il se retrouvait placé en 48è position sur 50 parmi tous les gouverneurs. 
Par contraste, Bill Clinton a été le plus grand créateur d'emplois aux Etats-Unis au XXè siècle, ajoutant 23 millions d'emplois. Il ne savait pas lire un business plan, mais son instinct politique était infaillible, ou presque. Ce n'est pas le cas de ce pauvre Romney. L'Amérique n'a pas besoin d'un PDG, mais d'un leader qui a du bon sens, de l'empathie pour les citoyens et du courage, trois denrées dont l'absence est criante chez le Républicain qui n'a même pas la décence de ne pas s'afficher avec le clown de Donald Trump, un homme qui doute toujours du lieu de naissance du président. 
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La Chine va envoyer une femme dans l'espace, une première

La Chine va envoyer une femme dans l'espace, une première | Nouvelles et actus | Scoop.it

PEKIN — La Chine va envoyer sa première femme dans l'espace avec le lancement du vaisseau Shenzhou IX samedi, pour un premier rendez-vous spatial avec des astronautes à bord, a confirmé vendredi l'agence Chine nouvelle.

"Trois astronautes, deux hommes et une femme", Liu Yang, "seront à bord du vaisseau Shenzhou IX pour effectuer le premier rendez-vous spatial" chinois samedi, a annoncé l'agence officielle.

Pilote de chasse de 33 ans, Liu Yang faisait partie, avec Wang Yaping, des deux femmes pré-sélectionnées pour cette mission qui doit permettre au vol habité de rejoindre le module de station spatiale Tiangong-1, actuellement en orbite terrestre.

Le vaisseau sera lancé à 18H37 (10H37 GMT) samedi du pas de tir de Jiuquan, dans le désert de Gobi (nord-ouest de la Chine), a annoncé l'agence officielle, qui précise que le remplissage des réservoirs du lanceur, une fusée Longue marche 2F, doit commencer vendredi après-midi.

"Tous les systèmes de contrôle sont prêts" et les trois astronautes sont en bonne forme, a assuré Chine nouvelle.

Ce premier rendez-vous spatial, opération sensible sur le plan technologique, est un nouveau sujet de fierté pour la Chine qui met les bouchées doubles pour assouvir ses grandes ambitions en matière de conquête de l'espace.

Le voile n'a donc été levé qu'à la veille du lancement sur l'identité de la spationaute qui serait finalement choisie et qui est assurée d'entrer dans l'Histoire : comme d'habitude les autorités avaient entouré d'un grand secret la mission spatiale.

"Dès le premier jour, on m'a dit que je n'étais pas différente des astronautes masculins", a déclaré Liu à la télévision CCTV juste après l'annonce la concernant.

"Je crois en la persévérance. Si l'on persévère, le succès est devant vous", a dit Liu, qui portait son uniforme bleu de "taïkonaute".

Très peu de choses sont connues sur les deux femmes pilotes formées aux missions spéciales qui se disputaient une place sur ce vol. Sur internet, quelques photos montrent les deux Chinoises sanglées dans un uniforme impeccable, portant une cravate rouge.

Mais les journaux chinois avaient insisté sur le sang froid dont Liu avait fait preuve en percutant en vol une nuée de pigeons qui avaient fortement endommagé son jet, qu'elle était malgré tout parvenue à poser.

Liu Yang, officier de l'Armée populaire de libération, mariée et sans enfant selon la presse chinoise, constituera l'équipage avec deux hommes : Jing Haipeng et Liu Wang.

La Chine sera le troisième pays, après les Etats-Unis et l'URSS, à envoyer une femme dans l'espace grâce à sa propre technologie. Le premier vol habité chinois remonte à octobre 2003 avec Yang Liwei, taïkonaute resté depuis célèbre.

Le 29 septembre 2011, une fusée Longue Marche 2F avait lancé Tiangong-1, premier module de station orbitale chinoise.

La mission Shenzhou ("Vaisseau divin") VIII avait permis en octobre 2011 aux Chinois de réaliser pour la première fois un amarrage entre deux vaisseaux inhabités orbitant autour de la Terre. Le précédent vol habité chinois est Shenzhou VII, en septembre 2008.

Tiangong-1 est resté dans l'espace après le désamarrage de Shenzhou VIII et a abaissé son orbite début juin pour se mettre en position de recevoir Shenzhou IX.

Par mesure de sécurité, un des trois spationautes restera à bord de Shenzhou IX après l'amarrage tandis que les deux autres prendront place à bord de Tiangong-1.

La maîtrise des rendez-vous spatiaux est une étape cruciale dans la conquête de l'espace, franchie par les Russes et les Américains dans les années 1960.

Le programme en cours vise à doter d'ici une décennie la Chine d'une station orbitale dans laquelle un équipage peut vivre en autonomie durant plusieurs mois, comme l'ancienne station russe Mir ou la Station spatiale internationale (ISS).

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Piégée par Gérald Dahan, Nadine Morano va porter plainte

Piégée par Gérald Dahan, Nadine Morano va porter plainte | Nouvelles et actus | Scoop.it

L'imitateur Gérald Dahan, spécialisé dans les canulars politiques, remet ça ! Sa nouvelle victime n'est autre que Nadine Morano, ancienne ministre , en ballottage dans la 5e circonscription de Meurthe et Moselle. 

Le trublion des ondes, qui officie chaque matin sur Sud Radio, s'est fait passer pour Louis Aliot, n°2 du  et compagnon de Marine Le Pen. Dans un extrait de ce canular téléphonique, diffusé vendredi et que leparisien.fr s'est procuré en avant-première, Nadine Morano vante «le talent» de la présidente du FN, et lance : «J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi». La candidate aux législatives, qui a récemment fait appel aux électeurs du FNdans sa circonscription pour battre le socialiste Dominique Potier, annonce ce vendredi qu'elle va porter plainte.
 
Morano piégée au téléphone par l'imitateur

«Moi, je trouve que Marine Le Pen a beaucoup de talent», avoue-t-elle à celui qu'elle croit être Louis Aliot à l'autre bout du fil. Lorsque le faux responsable frontiste - alias Dahan - lui demande s'il est possible qu'ils trouvent tous les deux un arrangement pour un candidat FN en mauvaise position, Morano répond : «Ecoutez, M. Aliot, vous êtes très sympathique. Il faudrait qu'on parle de ça à un autre moment, parce que là, je suis en train de faire campagne (...) Ils vont nous foutre dans une merde comme jamais (NDLR: elle parle des socialistes). Parce que la droite et la gauche, c'est pas pareil. Ils vont nous mettre le droit de vote des étrangers (...) J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi », s'exclame-t-elle. 


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Comment MAM a favorisé financièrement sa circo...

Comment MAM a favorisé financièrement sa circo... | Nouvelles et actus | Scoop.it
INFO LIBÉ + DOCUMENTS L'ex-ministre de l'Intérieur a réservé 80% de sa réserve parlementaire consacrée aux Pyrénées-Atlantiques à sa seule circonscription. Légal, mais clientéliste...
Par NICOLAS CORI

En difficulté pour se faire réélire, Michèle Alliot-Marie n’a pas apprécié que Libération parle d'un tract dans lequel la candidate UMP se vante de pratiquer le clientélisme. MAM y indique qu'elle a pioché dans les crédits du ministère de l’Intérieur pour financer des projets locaux, singulièrement dans sa ville de Saint-Jean-de-Luz «pour un montant total de 1,6 million d’euros»... alors qu’elle a justement été ministre de l’Intérieur. Dans un débat hier sur France 3, MAM a accusé son adversaire socialiste Sylviane Alaux (1) d'être à l’origine de la«polémique». «Je reproche à Mme Alaux d’avoir transmis des informations erronées à mon sujet au journal Libération, s’est-elle écriée. Cette politique ne me paraît pas digne du débat. Le Pays basque mérite autre chose.»

Que MAM se rassure, Sylviane Alaux n’est pas la seule personne dans le pays basque à avoir reçu ce fameux tract. Et à s’en être indignée.«Je n’ai absolument pas d’amis à Libération et je pense d’ailleurs que les journalistes sont assez grands pour se procurer des documents tous seuls», a d’ailleurs déclarée la candidate socialiste. Tous les électeurs de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques ont en fait été visés, avec le même type d’argumentaire. Libération a retrouvé des tracts équivalents adressés par la poste aux habitants de plusieurs villages de sa circo.

Ainsi, aux électeurs d’Itxassou, petit village basque de 2000 habitants, celle qui avait dû démissionner en février 2011 après avoir passé ses vacances de Noël dans une Tunisie en pleine révolution, écrit: «J’ai pu en 2008 aider au financement de l’acquisition d’un immeuble Leku Ona pour une somme de 100 000 euros, en 2010 à la construction d’une crèche pour un montant de 20 000 euros sur les crédits du ministre de l’intérieur, en 2011 à la réhabilitation d’un mur du bâtiment Athari d’un montant de 46 500 euros sur les crédits du conseil national pour le développement du sport, en 2012 pour la réhabilitation de l’association Istuarrak [en fait, l'association sportive Itsasuarrak, ndlr]d’un montant de 100 000 euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur.»

«Toujours dans la légalité»

Concernant Cambo les Bains, commune dont le maire de centre-droit, Vincent Bru, est son suppléant dans sa bataille pour les législatives, MAM écrit: «Chez vous à Cambo les Bains, j’ai pu en 2008 aider au financement de l’acquisition de bus navette pour la société SIVOM pour une somme de 117 000 euros, l’aménagement des locaux de la mairie pour un montant de 30 000 euros, l’aménagement de la maison de santé et du thermalisme d’un montant de 60 000 euros, l’extension de la crèche d’un montant de 70 000 euros, en 20009 pour les travaux de voirie pour un montant de 100 000 euros et en 2011 rénovation de la piscine municipale pour un montant de 40 000 sur les crédits du ministre de l’Intérieur».

Dans son journal de campagne, l’ancienne ministre fait elle-même l’addition des sommes piochés dans les crédits de l’Etat. «Comme ministre et député, Michèle Alliot-Marie a aidé au financement de nombreux projets dans chaque commune, est-il écrit. Le total pour votre circonscription s'élève à 8 295 291 euros». Et de préciser: «Le détail pour votre commune se trouve dans la lettre qui vous a été adressée personnellement par la poste».

Pour sa défense, MAM a assuré que tout cela était légal. «J’ai toujours mis tout mon poids pour soutenir financièrement toutes les communes de ma circonscription, et au-delà, a-t-elle estimé, toujours sur France 3. Et cela toujours dans la légalité. J’ai d’ailleurs apporté avec moi le rapport de la Cour des comptes qui le prouve.» Aussi choquant que cela puisse être, c’est parfaitement exact. Le ministère de l’Intérieur dispose de fonds qui servent à des «travaux divers d’intérêt local» et sont alloués aux députés au titre de la «réserve parlementaire».

«Traitement avantageux»

Reste que MAM a été ministre de l’Intérieur durant cette législature (de 2007 à 2009), et qu’elle avait donc la haute main sur la distribution de ces crédits. D’où un soupçon de favoritisme. Mais, pour son directeur de la communication, Florimond Olive, la candidate de l’UMP n’a pas avantagé sa circonscription. «Selon un rapport de la Cour des comptes, une vingtaine de départements ont reçu plus de subventions que les Pyrénées-Atlantiques sur la période 2008-2011», assure ce proche de MAM.

Mais cet argument se retourne contre son auteur. Pour la Cour des comptes elle-même, les Pyrénées-Atlantiques ont reçu un «traitement avantageux». Le rapport note ainsi que le département a reçu 10,2 millions d’euros durant cette période, soit 3,89 euros par habitant. Et ajoute page 17 (lire le document, plus bas): «Sur 32 départements bénéficiant en 2011 d’un apport supérieur à 1,5 fois la moyenne (soit plus de 2,89 euros par habitant), 23 ont été dans cette situation en moyenne au cours des quatre années 2008 à 2011, sans qu’aucune information ne soit donnée sur la situation financière particulière des communes de ces départements qui pourraient justifier ce traitement durablement avantageux.»

La lecture de ce rapport permet surtout de se rendre compte que la 6e circonscription, celle de MAM, a été très bien lotie. Sur les 10,2 millions versés dans le département, MAM en revendique 8,3 millions, soit 80%. Mais, après tout, rien d'étonnant: quand on revendique le clientélisme, c’est aussi qu’on l’a pratiqué à haute dose...

(1) L’inoxydable députée depuis 1986, et qui a occupé de multiples portefeuilles ministériels (Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Justice), a perdu plus de 13 points par rapport au premier tour de 2007  dans une campagne qu’elle plaçait sous le sceau de la reconquête. Avec 35,37%, elle est talonnée par la PS Sylviane Alaux qui totalise 31,55% des voix.

 

Le rapport de la Cour des Comptes

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Affaire Takieddine: Sarkozy a validé un pot-de-vin | Mediapart

Affaire Takieddine: Sarkozy a validé un pot-de-vin | Mediapart | Nouvelles et actus | Scoop.it

Les ennuis commencent. Alors que Nicolas Sarkozy perd son immunité pénale ce vendredi 15 juin, un lot de documents compromettants pour l’ancien président de la République a été communiqué au juge Renaud Van Ruymbeke, dans l’affaire des ventes d’armes du gouvernement Balladur. Selon ces éléments, saisis au siège de l’office d’armement Sofresa, Nicolas Sarkozy a personnellement autorisé, par un accord écrit, quand il était ministre du budget (1993-1995), des versements de pots-de-vin au “réseau Takieddine” à l’occasion d’un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite, baptisé Mouette/ROH. Ce contrat portait sur la réhabilitation de frégates françaises.

Ces sommes, versées en avril 1995, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, aux sociétés offshore d’Abdulrahman El-Assir, un associé du marchand d’armes Ziad Takieddine, représentent à elles seules plus de 12 millions d’euros (80 MF).

© Reuters

Selon les documents saisis chez Sofresa, qui ont fait l’objet d’une note de synthèse des policiers, M. Sarkozy a outrepassé les réticences de sa propre administration: elle n'a pas hésité à dénoncer des« errements » dans un courrier de mars 1995 adressé à l’ancien ministre. 

Ces récentes découvertes pourraient entraîner la mise en cause de M. Sarkozy pour des faits de « complicité » dans l’affaire Takieddine, alors que plusieurs de ses proches sont déjà poursuivis. Thierry Gaubert, membre de son cabinet ministériel à l’époque, Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, qui était chargé de mission auprès du ministre de la défense François Léotard, ont déjà été mis en examen pour « abus de biens sociaux » au détriment des sociétés Sofresa et Direction des constructions navales (DCN).

Les enquêteurs ont aussi engagé des vérifications sur les patrimoines personnels de MM. Balladur, Léotard et Donnedieu de Vabres.

Le contrat Mouette/ROH, qui menace aujourd’hui Sarkozy, fait partie des quatre marchés militaires — l’un signé avec le Pakistan et trois avec l’Arabie saoudite — au centre des investigations du juge Van Ruymbeke. Les deux intermédiaires sont aujourd’hui mis en cause dans cette tentaculaire affaire d’« abus de biens sociaux » et« blanchiment aggravé ». Après Ziad Takieddine, en septembre, son associé d’Abdulrahman El-Assir s’est vu signifier sa mise en examen, à Genève, il y a quelques jours.

En Suisse, la justice a déjà pu établir la mise en place, entre 1994 et 1995, d’un circuit de blanchiment de ces commissions, par des retraits d’espèces massifs. D’après l’enquête (voir ici), l’argent noir dégagé par les intermédiaires s’est élevé à 82,6 millions d’euros (541 MF). Une partie aurait financé secrètement la campagne présidentielle de 1995 de M. Balladur.
 

Des « errements », selon la direction du budget...

Nicolas Sarkozy, qui fut l’un des piliers du gouvernement Balladur puis porte parole de sa campagne, a toujours nié avoir joué un quelconque rôle dans cette affaire. Les faits, aujourd’hui, le contredisent. Lors d’une perquisition menée au siège de la Sofresa, les enquêteurs ont mis la main sur un document officiel, daté du 25 janvier 1995, qui l’implique directement. Le ministre du budget a lui-même validé, par un feu vert écrit, le paiement anticipé des commissions occultes du contrat Mouette.

Il s’agit du compte-rendu d’une réunion du 20 janvier 1995 qui s’est tenue entre le directeur financier de la Sofresa, José-Manuel Barbero, et une chargée mission de la direction du budget, Patricia Laplaud. « Madame Laplaud est assez largement revenue sur ce contrat dont les termes financiers lui ont “posé tant de problèmes”, peut-on lire dans le document. Madame Laplaud a fait des remarques très vives sur le balourd de FCE (frais commerciaux exceptionnels) qu’elle n’a, dit-elle, accepté que contre un accord écrit de son ministre (Nicolas Sarkozy, ndlr) ».Contactée à plusieurs reprises, Mme Laplaud n'a pas retourné nos appels. 


MM. Sarkozy et Balladur© Reuters


Le « balourd » signifie le paiement anticipé des commissions. Il a représenté au moins 80 millions de francs, versés par la Sofresa aux intermédiaires les 18 et 20 avril 1995, avant le premier tour de la présidentielle. Or, ces versements précipités d’argent occulte sont parfaitement dérogatoires. La règle veut que les commissions soient honorées au prorata des paiements du pays acheteur. L’intervention de l’ancien ministre du budget en faveur du « balourd » a ainsi permis au réseau Takieddine/El-Assir de toucher l’argent plus vite que prévu, via un archipel de sociétés-écran (Estar, Tesmar et Rabor) domiciliées dans des paradis fiscaux.

Mais il y a plus. Selon un autre document, les versements anticipés de commissions, autorisés par l’ancien ministre du budget, ont fait sursauter sa propre administration.

Dans un courrier du 1er mars 1995 adressé à M. Sarkozy, également saisi par les policiers, la directrice du budget de l’époque, Isabelle Bouillot, note que « la mise en place (du contrat Mouette/ROH, ndlr) a occasionné toute une série de difficultés et de dérogations » provenant «exclusivement du paiement des FCE en début de contrat »« Il semblerait aujourd’hui que la direction du Trésor soit consciente de ses errements et serait disposée à ne pas renouveler cette expérience », poursuit la fonctionnaire, qui n'a pas donné suite à nos sollicitations.  

Ce n’est pas la première fois que le rôle de Nicolas Sarkozy en tant que ministre du budget est pointé du doigt dans cette affaire. Un rapport de la police luxembourgeoise de janvier 2010 avait relevé (lire ici) que l’ancien ministre du budget avait validé la création, au Luxembourg, d’une société-écran de la DCN, Heine, permettant aussi des paiements anticipés de commissions au réseau Takieddine-El Assir, sur le marché des sous-marins pakistanais cette fois.

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Trierweiler affirme que son compte Twitter a été piraté

Trierweiler affirme que son compte Twitter a été piraté | Nouvelles et actus | Scoop.it
La première dame dément avoir posté mercredi un message renvoyant vers un article indiquant qu'elle aurait intimé au Monde.fr de retirer certaines photos de leur site. Le même jour, Olivier Falorni se dit victime d'une usurpation d'identité, toujours sur Twitter.

Mercredi en fin d'après-midi, le compte officiel de Valérie Trierweiler publiait sur Twitter un lien vers un article de Rue89 relatant comment la première dame avait demandé -sans succès - au monde.fr de retirer deux photos d'un diaporama ayant pour sujet les coulisses de la photo officielle de François Hollande. Ce message avait alors provoqué une cascade de réactions sur le réseau social.

La première dame a depuis indiqué à l'AFP que son compte avait été «apparemment piraté». Son chef de cabinet, Patrice Biancone, a lui aussi assuré à l'AFP que le compte de la première dame avait été «piraté» et qu'il allait en avertir «les services» de l'Elysée.

Son entourage a également contacté la rédaction de Voici, qui avait relayé l'information, pour indiquer que Valérie Trierweiler «n'avait en aucun cas demandé le retrait d'images la représentant dans le portfolio du Monderéalisé par les assistants de Raymond Depardon».

Cette information avait été donnée par le journal du soir dans un article publié mercredi midi sur leur site Internet. «Le 4 juin, ulcérée par la publication, sur le monde.fr du making-of du portrait officiel du président , elle appelle la rédaction pour demander le retrait de deux photos qui la montrent assistant à la prise de vues dans le parc de l'Elysée. Ce qui n'a pas été fait», écrivait le journal.

Olivier Falorni porte plainte pour usurpation d'identité

Ce nouveau rebondissement intervient au lendemain de la publication d'un message sur Twitter indiquant le soutien-surprise de la première dame envers Olivier Falorni, rival socialiste de Ségolène Royal dans la 1ère circonscription des Charentes-Maritimes.

Mercredi, ce dernier s'est dit victime d'usurpation d'identité sur le réseau social. Un faux compte à son nom, créé le 10 novembre 2011, a semé la confusion en publiant mardi et mercredi des messages de remerciements pour Valérie Trierweiler. Olivier Falorni a indiqué qu'il allait déposer plainte.

«Ce compte utilise non seulement mon nom, mais aussi ma photo, ainsi que les liens et la présentation présents sur mon compte officiel. J'ai donc décidé de porter plainte pour usurpation d'identité», explique-t-il. «C'est inacceptable, ils sont vraiment prêts à tout pour me salir». Le compte a depuis été désactivé.

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Quand Trierweiler voulait "faire très attention sur les tweets"

Quand Trierweiler voulait "faire très attention sur les tweets" | Nouvelles et actus | Scoop.it

C'était au lendemain de l'élection de François HollandeLe Monde lui demandait comment elle concevait sa place. "Première dame, c'est un second rôle, et je doisveiller à ce que ça le reste, répondit-elle. Ma parole ne doit pas se substituer à celle du président, elle ne doit pas gêner la parole du président." Elle ajoutait : "Je vais faire très attention sur les tweets, la portée de mes propos a changé."

Elle songeait à fermer son compte. Mais un mois plus tard, elle publiait un tweetpour souhaiter "bon courage" à l'adversaire d'une candidate aux législatives à laquelle M. Hollande venait d'apporter publiquement son soutien. Ne "pas gêner la parole du président", disait-elle...

Valérie Trierweiler, c'est peut-être cela : un florilège d'assertions aussi péremptoires que contradictoires ; des actes qui, souvent, dissonent avec les principes affichés ; "le paradoxe fait femme", selon un proche du couple présidentiel.

DEUX IMAGES S'ENTRECHOQUENT

Le fait est qu'elle se cherche et ne s'en cache pas. Sur France Inter, le 7 juin, elle confie que le terme "première dame" lui paraît "désuet", qu'elle veut le"renouveler", que les Français lui font d'ailleurs des propositions : "atout cœur de la France, première journaliste..."

Que les deux images s'entrechoquent n'a pas l'air de la choquer : la première renvoie aux clichés les plus éculés de la première dame tout juste bonne àmontrer son joli minois ; la seconde à la femme moderne, active, jalouse de son indépendance, prête en aucun cas à mettre un terme à sa carrière et à s'effacerderrière son compagnon.

Jusque-là, elle a essayé de lisser les contradictions. Journaliste, elle a décidé de le rester, mais en renonçant à traiter de sujets politiques. Déjà, en octobre 2011, elle avait cessé de présenter l'émission "2012, portrait de campagne", sur Direct 8. Après l'élection de M. Hollande, elle a fait savoir qu'elle continuerait de travaillerpour Paris Match, mais qu'elle ne traiterait plus d'"actualité française", se cantonnant à ses "coups de cœur" culturels.

Parallèlement, elle expliqua qu'elle resterait fidèle au rôle traditionnel de "première dame", celui de "bénévolat auprès des Français". Comme Carla Bruni-Sarkozy, qui continua de chanter en présidant une fondation pour l'éducation et la culture, elle signerait des articles tout en aidant - ce fut son premier engagement - la fondation Danielle-Mitterrand.

QUAND UNE JOURNALISTE SERMONNE DES JOURNALISTES

Tout vouloir concilier s'est vite révélé difficile. Le 4 juin, ulcérée par la publication, sur Le Monde.fr, du making-of du portrait officiel du président, elle appelle la rédaction pour demander le retrait de deux photos qui la montrent assistant à la prise de vues dans le parc de l'Elysée. Ce qui n'a pas été fait.

Juste après l'élection déjà, elle avait adressé un tweet à ses "confrères" leur demandant de ne pas "camper devant [le] domicile" qu'elle partage avec M. Hollande à Paris.


Une journaliste sermonnant les journalistes au nom de sa tranquillité de première dame, la chose était inédite. Mardi 12 juin, Mme Trierweiler a donc franchi un nouveau pas. "Je n'ai jamais vu un journaliste appeler à voter pour un dissident du PS", observe, d'ailleurs, sidéré, un dirigeant du parti.

Pour sa première chronique dans Paris Match depuis qu'elle a un bureau et des conseillers à l'Elysée, Mme Trierweiler a choisi de parler de la biographie que Claude-Catherine Kiejman consacre à Eleanor Roosevelt chez Tallandier. Cela a été vu comme un clin d'œil. On a oublié de voir au passage que le livre avait le sous-titre suivant : "First lady et rebelle".

David Revault-d'Allonnes et Thomas Wieder

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Amiante : un accord sur la question du remboursement | Mediapart

Amiante : un accord sur la question du remboursement | Mediapart | Nouvelles et actus | Scoop.it

Une avancée significative vient d’avoir lieu sur le front des procédures de remboursement engagées contre les victimes de l’amiante. Mardi 12 juin, après avoir rencontré les responsables de l’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) et de la Fnath, l’association des accidentés de la vie, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, s’est engagée à demander des« remises gracieuses » pour les 57 personnes déjà condamnées. 

Pourtant, les victimes ne seront pas exonérées de tout remboursement. En effet, l’accord ne porte que sur le barème d’indemnisation, critiqué depuis sa création par les associations car il n’assure pas une stricte proportionnalité entre le préjudice et le montant de l’indemnité. Certaines victimes avaient obtenu sa revalorisation en appel, avant de se voir condamnées à rembourser. Dans le cas de Pierre Pluta, le président de l'Andeva, le montant s'élevait à 28 000 euros. Le Fond d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva) devraient donc leur accorder « une remise gracieuse totale » sur ce point, précisent les associations et la ministre dans un communiqué final.

Par contre, certaines victimes percevaient une double rente, versée à la fois par le Fiva et la sécurité sociale. En 2008, la cours de cassation  avait autorisé le Fiva à soustaire, du montant de l'indemnisation qu'il versait aux victimes, celui de la rente versée par l'assurance maladie. En accord avec les associations, les victimes doublement indemnisées devront donc rembourser ces sommes« nettement moins importantes », précise François Desriaux, vice-président de l’Andeva. 

Cet accord devrait faire office de « jurisprudence » en vue des prochaines audiences. Désormais, le Fiva ne demandera que le remboursement de la double rente. Un soulagement pour les victimes, dont les dossiers seront examinés le 21 juin prochain.

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Le harcèlement sexuel, priorité du gouvernement

Le harcèlement sexuel, priorité du gouvernement | Nouvelles et actus | Scoop.it

C'est un symbole fort pour le droit des femmes. Le premier projet de loi du gouvernement Hollande, qui sera examiné par le Sénat, concerne le harcèlement sexuel. Présenté mercredi en conseil des ministres, il vient combler un vide juridique, car la précédente loi, jugée trop floue, a été abrogée en mai par le Conseil constitutionnel.

"Le nouveau texte vise à protéger efficacement, totalement les femmes", a assuré Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, qui souhaite faire adopter cette loi avant la rentrée, quitte à recourir à la procédure d'urgence, avec une seule lecture à l'Assemblée et au Sénat .

Une échelle du harcèlement
Pour couvrir l'ensemble des manifestations de harcèlement sexuel, le délit est défini graduellement selon deux cas de figure. Le fait d'"imposer de façon répétée des gestes, propos ou actes à connotation sexuelles" est puni d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende. S'il y a intention d'"obtenir une relation de nature sexuelle", même en l'absence de répétition, la peine est doublée. Des circonstances aggravantes peuvent alourdir la peine jusqu'à trois ans et 45 000 euros d'amende.

"Déperdition"
"C'est toujours moins que le délit de vol!", déplore Marilyn Baldeck. Jointe par Metro, la déléguée générale de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail(AVFT) regrette que ce texte trop "complexe" crée une hiérarchie entre les actes de harcèlement. "Nous avons eu des échanges constructifs, intelligents avec les cabinets ministériels, mais il y a une forte déperdition avec le texte qu'on découvre."

L'abrogation de la précédente loi avait provoqué un coup de tonnerre. Il est très difficile de connaître le nombre de dossiers en cours, mais l'AVFT a déjà recensé une quinzaine de procédures annulées ou classées sans suite. La future loi n'étant pas rétroactive, les victimes ne pourront pas porter plainte à nouveau. "Pour celles qui avaient une procédure en cours, c'est comme si elles n'avaient rien fait, c'est une catastrophe", déplore Virginie Bailly, de Femmes solidaires.

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Le nouveau projet de loi sur le harcèlement sexuel - France Inter

Le nouveau projet de loi sur le harcèlement sexuel - France Inter | Nouvelles et actus | Scoop.it

Demain en conseil des ministres, le gouvernement va présenter un projet de loi sur le harcèlement sexuel pour combler le vide juridique deux mois après la décision du Conseil constitutionnel : les sages de la rue Montpensier ont abrogé la loi qui existait depuis 10 ans, jugeant qu'elle était trop floue. Résultat, toutes les affaires en cours sont devenues caduques. Il fallait donc faire vite face à l'émotion suscitée après cette suppression et surtout définir ce qu'est le harcèlement sexuel et son degré de gravité. Nous nous sommes procurés en avant-premiere le texte qu'ont préparé conjointement la ministre du Droit des femmes Najat Vallaud Belkacem et la Garde des Sceaux Christiane Taubira. Ce sera le premier projet sur lequel les sénateurs et surtout la nouvelle Assemblée vont plancher...

 

La Garde des Sceaux Christiane Taubira © Reuters - 2012

Cinq articles de loi pour tout envisager sans toutefois se livrer a une liste exhaustive : voilà ce qui sera soumis aux parlementaires cet été.

 

Si l'on vous impose de façon répétée des gestes, des propos ou des actes à connotation sexuelle qui portent atteinte a votre dignité parce qu'ils sont dégradants ou humiliants, ou car "ils creent un environnement d'intimidation et d'hostilité", vous pourrez poursuivre la personne en cause pour harcèlement sexuel. A la clé, un an de prison et 15.000 euros d'amende. Voilà pour ceux et celles qui supportent au quotidien les blagues déplacées, les mains baladeuses ou les propositions graveleuses.

 

Mais il pourra suffire d'une fois, quand en échange d'un poste ou pour obtenir une promotion, il vous sera demandé sous la menace une contre-partie sexuelle : là, ce seront deux ans de prison et 30.000 euros d'amende qui seront encourrus et jusqu'a trois ans de prison si le "harceleur" est votre patron. Si vous avez dit non et que vous êtes pénalisé à cause de cela, vous pourrez voir alors cette discrimination sanctionnée. Et tout cela s'appliquerait aussi bien au travail que dans d'autres situations. Par exemple si on vous refuse un logement.

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21eme siècle : 215 millions d'enfants au travail forcé !

21eme siècle : 215 millions d'enfants au travail forcé ! | Nouvelles et actus | Scoop.it
Selon l'OIT, ce sont plus de 215 millions d'enfants qui doivent travailler pour survivre, la moitié d’entre eux est exposée aux pires formes de travail et 5 millions sont victimes de travail forcé !



Comment ne pas être hermétique au concept de « journée mondiale de ». C'est en effet ce qu'on peut penser en apprenant que le 11 juin est celle de la journée mondiale du tricot. Cette date commérorative qui prête plutôt à sourire en précède une beaucoup moins comique, puisque le 12 aura lieu : la journée mondiale contre le travail des enfants. 
 
Cette journée se déroule sous l'égide le l'Organisation Internationale du Travail (OIT ). Celle-ci a rédigé la convention N°182 qu'elle a soumise à l'ensemble des pays. Il faut savoir que cette convention a été la plus rapidement ratifiée de l'histoire de l'OIT depuis sa création en 1919.
 
A quoi s'engagent les pays ayant ratifié cette convention ?
 
« (...) les pays signataires s'engagent à agir immédiatement pour interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants (...) » Néanmoins, les derniers chiffres fournis par l'OIT indiquent que la ratification à la mise en oeuvre, on est encore loin du compte !
 
Selon le site suisse RTS citant l'OIT : « (...) Encore 215 millions d'enfants travaillent dans le monde (...) Il existe toujours un grand décalage entre la ratification des conventions sur le travail des enfants et les initiatives prises par les pays pour traiter ce problème (...) »
 
Ce qui fait dire à Juan Somavia son directeur Général : « Il n'y a de place pour aucune complaisance quand il y a encore 215 millions d’enfants qui doivent travailler pour survivre et que la moitié d’entre eux est exposée aux pires formes de travail des enfants, y compris l’esclavage et l’implication dans des conflits armés. Nous ne pouvons admettre que l’éradication du travail des enfants recule parmi les priorités de l’agenda du développement – tous les pays devraient s’efforcer d’atteindre cet objectif, à titre individuel et collectif »
 
Ce à quoi, il faut ajouter que : (...) un enfant sur cinq seulement est rémunéré (...)
 
Et l'OIT de faire le constat suivant : « (...) Le plus grand décalage entre l’engagement et l’action s’observe dans l’économie informelle où se produit la majorité des violations des droits fondamentaux au travail, selon le rapport. Les enfants des zones rurales et agricoles, ainsi que les enfants des travailleurs migrants ou des populations autochtones, sont les plus menacés d’être enrôlés dans le travail des enfants. (...) » Et précise que : « (...) assez peu de plaintes contre le travail des enfants atteignent les tribunaux nationaux. Les sanctions à l’encontre de ces violations sont souvent trop faibles pour être véritablement dissuasives pour l’exploitation des enfants (...) Avant d'ajouter que la résolution du problème est assez simple : « Travail décent pour les parents, éducation pour les enfants, autant d’éléments indispensables aux stratégies pour l’élimination du travail des enfants (...) »
 
Quels sont les zones géographiques les plus touchés par la travail illicites des enfants ?
 
Inde, Pakistan et Brésil sont les pays les plus touchés par ce fléau
 
« Par région, l'Asie compte le plus grand nombre de travailleurs forcés dans le monde, soit 56% de l'effectif global. Le deuxième contingent est en Afrique (18%), suivi par l'Amérique latine (9%). Les pays industrialisés, dont l'Union européenne, abritent 1,5 million de victimes (7%) » -Source TSR
 
De quelle façon va se dérouler la journée ?
 
« Des événements se déroulent dans plus d’une cinquantaine de pays et mobilisent les gouvernements, les employeurs, les travailleurs, les Nations Unies, les organisations non gouvernementales ou de la société civile. Les événements prendront la forme de débats politiques de haut niveau, de débats publics, d’événements médiatiques, des campagnes de sensibilisation et de manifestations culturelles » précise l'OIT
 
En résumé de la communication et de l'affichage pendant 24H00 avant de passer à autre chose. Car si l'objectif de l'OIT est de parvenir à la ratification universelle en 2015 et à l'élimination des pires formes de travail des enfants en 2016, il n'est pas certain que les pays producteurs d'armes ou ceux clients des états producteurs d'énergie fassent pression sur les pays où le travail forcé et la servitude des enfants n'est pas la première préoccupation !
 
Mais que pèsent le travail forcé des enfants, l'absence des droits de l'homme et la répression syndicale à côté des profits de nombreuses entreprises multinationales dont les pays d'origine participeront demain aux : « débats politiques de haut niveau, événements médiatiques, campagnes de sensibilisation et manifestations culturelles » ...
 
 
Bibliographie
 
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Les discriminations, un tabou à l'école | Mediapart

Les discriminations, un tabou à l'école | Mediapart | Nouvelles et actus | Scoop.it

« La figure la plus détestée par nombre de jeunes : celle du conseiller d’orientation, loin devant celle des policiers. » Telle était l’une des étonnantes conclusions de l’étude menée par Gilles Kepel sur les quartiers de Clichy-sous-Bois. A l’école, le moment de l’orientation est presque toujours douloureux et si le conseiller d’orientation n’y joue qu’un rôle mineur – il conseille et ne décide pas –, c’est lui qui concentre les critiques. Lors de l’orientation s’exprime souvent chez les élèves le sentiment que, peut-être, l’institution scolaire ne les traite pas tous à la même enseigne. « Il y a un ressenti de discrimination chez certains élèves qui vivent comme une profonde injustice le fait de se retrouver dans une filière qu’ils n’ont souvent pas choisie », confirme Séverine Chauvel, sociologue, spécialiste des questions d’orientation. 

« C’est vrai que l’on entend des formules terribles chez les élèves », renchérit François Dubet qui travaille en ce moment cette question au sein de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). « Je pense à une jeune fille d’origine africaine en BEP technicien de surface qui me dit, en regardant la constitution de sa classe, entièrement composée de filles noires elles aussi : “ C’est fait exprès.” Beaucoup d’élèves que nous rencontrons pensent que l’école, volontairement, choisit de les mettre à part. »

L’école discrimine-t-elle ? La question est, chez les acteurs de l’école tout au moins – les élèves, eux, ne se privent pas de la poser –, violemment taboue. Evoquer l’existence de pratiques discriminatoires fait généralement bondir le corps enseignant. Et le sujet n’a jusqu’ici été abordé qu’avec une extrême méfiance par la recherche en sciences sociales. Fabrice Dhume, sociologue à l’Iscra, qui a notamment travaillé la question de l'accès aux stages des élèves de lycée professionnel, est l’un des rares chercheurs à défendre la légitimité de cette question dans le champ scolaire.« Cette question de la discrimination ne met pas très à l’aise parce que d’une part elle pose la question des catégories ethnico-raciales et que beaucoup se demandent s’il faut vraiment les reconnaître, travailler avec elles, etc. D'autre part, parce que certains s’interrogent sur la pertinence même du concept de discrimination et pensent, en gros, qu’il s’agit d’un phénomène de mode », analyse-t-il.
 

Une question « niée ou déviée »

D’un point de vue institutionnel, l’émergence de cette question est à la fois récente et contrariée. « A la fin de son mandat à la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), en 2009, Louis Schweitzer a voulu mettre la priorité sur l’éducation et donc interroger l’institution scolaire. Alors que plusieurs études témoignent du sentiment de discrimination de certains élèves, l’institution enregistre très peu de plaintes venant de l’école, hormis les refus de scolarisation touchant principalement les enfants roms », rapporte Fabrice Dhume. Deux études sont commandées pour faire le point des connaissances, l’une portant sur les éventuelles inégalités de traitement au sein de l’école en fonction de l’origine, l’autre en fonction du genre. Tout en apportant un certain nombre d’éléments, elles concluent que le champ est encore pour l'essentiel à défricher.

Mais l’étude que voulait à la suite de ces travaux lancer laDEPP (Direction de l'évaluation et de la prospective) ne verra jamais le jour. La Halde disparaît (fusionnée avec le défenseur des droits), la question des discriminations n’étant pas une priorité du précédent gouvernement.

Finalement, la Dgesco (Direction générale de l’enseignement scolaire), plus liée au pouvoir en place, publie en 2010 un rapport très succinct, voire sommaire, où la question des discriminations produites par l’institution est rapidement réglée : quelques paragraphes sur la trentaine de pages que compte ce rapport où l’optimisme prévaut. « Les enfants d’immigrés ne semblent souffrir ni de discrimination en matière d’orientation, ni en matière d’évaluation », tranche-t-il tout en reconnaissant que les quelques données statistiques sur lesquelles s’appuie cette conclusion sont bien lacunaires...

Pour Fabrice Dhume, la faiblesse des études publiques sur le sujet ne doivent rien au hasard. « Les pouvoirs publics n’ont cessé de nier ou de dévier cette question. En 1999, le gouvernement Jospin engage, pour la première fois, l’ensemble des services publics à travailler sur les discriminations raciales. L’éducation nationale mettra dix ans à faire une circulaire sur la question. » De fait, l’institution et la recherche se sont sérieusement penchées sur le parcours des élèves d’origine étrangère (échec ou « réussite paradoxale », investissement…) mais beaucoup moins sur leurs propres pratiques, montre le rapport commandé à la Halde et dirigé par Fabrice Dhume. Comme si dans cette institution de l'Education, temple de l’égalité républicaine, la question ne se posait pas.

Il y aurait, pour ce chercheur, une « résistance idéologique spécifique du champ éducatif » sur la discrimination. « Face à ces questions, des stratégies de défense se mettent en place. Certaines discriminations sont reconnues plus facilement que d’autres comme celles qui touchent les handicapés ou les filles par exemple. Beaucoup plus facilement en tout cas que les discriminations en fonction de l’origine », assure-t-il.

Comment les acteurs de l’école, qui ont choisi ce métier souvent par adhésion aux valeurs d’égalité, de justice, souvent dévoués à la réussite de leurs élèves, pourraient-ils discriminer ?
 

«L'orienter en coiffure, ce serait la mettre en difficulté»

« Pourquoi l’école serait-elle préservée des péchés du monde ? »s’interroge François Dubet. Et de citer des témoignages d’élèves« un peu désagréables », comme ce prof qui lance à un élève d'origine étrangère ou supposé tel : « Si tu ne veux rien faire ici, retourne chez toi. » Hormis le racisme ordinaire de ce genre de remarques, la différence de traitement opère parfois avec la meilleure intention du monde. « C’est une jeune fille noire qu’un enseignant ne va pas orienter en coiffure parce qu’il va anticiper que, peut-être, les femmes blanches veulent moins se faire coiffer par une noire et, par conséquent, l’orienter en coiffure, ce serait la mettre en difficulté. » 

Le moment de l'orientation agit souvent comme un révélateur. Selon une enquête menée en 2005 par Yaël Brinbaum et Annick Kieffer, « les vœux sont plus souvent refusés par les conseils d’orientation aux familles immigrées. Parmi les ouvriers et employés, le taux de refus s’élève de 26 % chez les Français d’origine, à 33 % pour les Portugais et à 39% pour ceux issus du Maghreb »

Comment qualifier le refus de l’allemand à tel élève d’origine maghrébine parce que, estiment ses enseignants, ce ne serait « pas fait pour lui » ? Il s'agit pourtant d'un véritable enjeu quand le choix de certaines options ou de langues sert parfois à créer des classes de niveaux. « Moi j’ai fait toute ma scolarité en classe 6, celle où étaient regroupés les Arabes », raconte avec beaucoup d’amertume Ahlem, originaire d’Alsace, qui estime avoir réussi à malgré tout s'en sortir.

Même si elles sont peu nombreuses, certaines études centrées sur le local, comme celles de Jean-Paul Payet sur la banlieue de Lyon,  à la fin des années 1990, attestent que la fabrication des classes est loin d’être neutre. Dans certains établissements, il y aurait ainsi une tendance à polariser les « garçons maghrébins » d’un côté et les « filles françaises » de l’autre.

« Bien sûr qu’il y a de l’impensé. Il y a des choses que l’on ne dit pas à l’école mais que l’on pense tellement fort… », affirme François Dubet. Sortir des non-dits semble être la première étape de toute interrogation sur les discriminations à l’école. « Cela suppose aussi de lever le faux-semblant qui nous fait croire qu’il suffit d’essayer de ne pas penser aux catégories ethnico-raciales, de genre, de classe sociale, etc., pour éviter leur mise en œuvre. C’est en réalité l’inverse : il est grand temps de s’autoriser à les penser, à penser le travail et le fonctionnement des institutions, à penser les héritages problématiques du processus de colonisation, à penser la transmission diffuse des normes racistes, sexistes, etc. », écrit Fabrice Dhume dans un récent article.
 

Ne pas ethniciser des problèmes sociaux

Mais ce qui ressemble fort à de la discrimination en est-il toujours? « Je suis sceptique parce que la notion de discrimination, on la met à toutes les sauces aujourd’hui », prévient la sociologue Marie Duru-Bellat, qui a beaucoup travaillé sur les inégalités scolaires.

Elle craint l’impasse d’une « surenchère victimaire » autour du terme en faisant remarquer que les inégalités auxquelles on est sensibles évoluent dans le temps. « On pourrait s’intéresser aussi aux obèses, à ceux qui ont des accents régionaux… »,explique-t-elle en invitant à repenser l’émergence de cette thématique dans le cadre de la très forte compétition scolaire. « Il y a une bagarre à l’école. Et c'est aussi au groupe de pression qui se fera entendre le plus fort. » Il faudrait donc prendre garde à ne pas ethniciser des problèmes sociaux quand on sait que les inégalités scolaires relèvent essentiellement des inégalités sociales.

Même nuance chez François Dubet : « Pour faire simple, je crois qu’on est en train de basculer d’un modèle d’interprétation disons européen, en fonction des inégalités sociales, à un modèle plus américain sur la discrimination. Cela peut sans doute apporter des choses intéressantes mais aussi conduire à des erreurs manifestes. » Il souligne par exemple que « lorsque la population d’un établissement scolaire vient d’une cité où vous avez 90 % de la population d’origine étrangère, fondamentalement il n’y a pas de volonté de discriminer, c’est une sorte de mécanisme inégalitaire qui est à l’œuvre, mais on ne peut pas empêcher que cela soit vécu comme cela ».

Des arguments que connaît Fabrice Dhume mais qui n’ébranlent pas sa conviction que cette question reste pertinente dans le champ scolaire : « Moi qui travaille sur la discrimination depuis quinze ans, je sais que ce concept est congruent avec le concept d’inégalité mais il permet, en plus, de s’interroger sur ce qui est produit par l’Etat et les agents publics. »

A Grenoble, avec le soutien de l’inspection académique, il mène un travail de « recherche-action » avec cinq établissements scolaires sur la discrimination. Une forme de « légitimation par le bas » de ce sujet si controversé.

Cette expérience inédite dans l'académie de l'Isère fera l'objet de notre prochain article.

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Jean-Luc Mélenchon échoue à Hénin-Beaumont

Jean-Luc Mélenchon échoue à Hénin-Beaumont | Nouvelles et actus | Scoop.it

"C'est le cœur paisible que je vais quitter cette scène, mais pas le département."Jean-Luc Mélenchon, visiblement déçu, a annoncé lui-même son échec à Hénin-Beaumont.

Le candidat du Front de gauche avait l'espoir de faire échouer Marine Le Pen dans cette 11e circonscription du Pas-de-Calais. Pari raté : il arrive troisième, loin derrière la patronne du FN, qui frôlerait l'élection au premier tour avec plus de 42 %, selon des résultats encore provisoires, et 48 % dans la ville d'Hénin-Beaumont.

Pire : M. Mélenchon, qui a fait campagne en dénonçant le PS local, jugé "corrompu", arrive derrière le candidat socialiste, Philippe Kemel. Il a indiqué qu'il se désisterait à son profit pour le second tour.

DE "5 À 10 POINTS" DE PLUS QUE LES SONDAGES

L'élimination de M. Mélenchon est une bonne nouvelle au niveau national pour Marine Le Pen, même si elle aurait peut-être préféré l'affronter au second tour, plutôt que M. Kémel, moins clivant localement.

Mais la présidente du FN est dans une situation plus favorable que prévu dans les sondages, qui l'avaient donné de "5 à 10 points" en deça de son score final, ce qu'elle n'a pas manqué de souligner dimanche.

"L'échec de M. Mélenchon démontre la déconnexion totale entre lui et l'électorat populaire, qui n'a pas adhéré à sa campagne bobo, brutale et méprisante", a commenté Mme Le Pen.

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Les résultats des ministres

Les résultats des ministres | Nouvelles et actus | Scoop.it
Ceux qui sont élus

Député depuis 2002, Le ministre de l'Outre-mer, Victorin Lurel est élu dans la 4e circonscription de Guadeloupe, avec 67,23% des voix.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, est également élu dans la 4e circonscription de Seine-Maritime.

Le Ministre délégué au Transport et à l'Economie maritime, Frédéric Cuvillier passe aussi dès le premier tour, dans la 5e circonscription Pas-de-Calais, avec 50,66%.

Bernard Cazeneuve, ministre chargé des Affaires européennes, 5e circonscription de la Manche, est réélu dès le premier tour, avec 56,57% des voix.

En ballotage favorable

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, est en bonne position puisqu'il sort en tête (40,80% des voix) et se retrouve dans une triangulaire dans la 4e circonscription du Doubs. Il affrontera Charles Demouge (UMP), qui a recueilli 23,87% des suffrages et Sophie Montel (FN), qui récolte 23,21% des voix.

Sylvia Pinel, ministre chargée de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, arrive en tête avec 42,05% des voix dans la 2e circonscription Tarn-et-Garonne. 

Aurélie Filippetti arrive en tête avec 43,43% des voix. La ministre de la Culture devance largement le candidat UMP, Julien Freyburger (25,67%).

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Affaire Morano-Dahan - Louis Aliot (FN) : "Mais qui est M. Fillon ?"

Affaire Morano-Dahan - Louis Aliot (FN) : "Mais qui est M. Fillon ?" | Nouvelles et actus | Scoop.it

Après le canular où Nadine Morano discute cordialement avec le numéro deux du FN Louis Aliot, l'UMP est dans l'embarras. François Fillon a sèchement recadré son ex-ministre via Twitter en écrivant : "Elle aurait dû raccrocher tout de suite, car on ne parle pas aux dirigeants du FN." Dans l'après-midi, Louis Aliot a vivement critiqué la réaction de l'ancien Premier ministre dans un tweet incendiaire. L'ancien rugbyman au tempérament volcanique répond aux questions du Point.fr.

Le Point.fr : Quelle a été votre réaction en découvrant le canular de Gérald Dahan ?

Louis Aliot : Le procédé ne me plaît pas beaucoup. J'ai trouvé ce canular un peu en décalage avec une campagne électorale de terrain, car nous sommes à deux jours du second tour des élections législatives. Si on écoute ce que Nadine Morano dit, on n'en apprend pas plus que ce qu'elle dit au journal Minute. Elle est exactement sur la même ligne. Quant à ce que Nadine Morano affirme sur le talent de Marine Le Pen, je crois avoir déjà entendu beaucoup de commentateurs politiques dire la même chose. Cela n'a donc rien d'extraordinaire.

Comment jugez-vous le comportement de Nadine Morano ? Est-il électoraliste ou sincère ?

Je pense que Mme Morano est comme beaucoup de Français aujourd'hui. Selon un récent sondage, 40 % des Français jugent que Marine Le Pen dit des choses vraies. Visiblement, Mme Morano ne partage pas l'ensemble des positions du FN, mais elle sait reconnaître des évidences comme le talent de Marine ou la réalité de certains problèmes de société.

Selon vous, certains dirigeants de l'UMP sont mûrs pour discuter - au moins de façon informelle - avec le FN ?

Je vous signale que sur le terrain, en campagne, je côtoie tous les jours des militants et sympathisants de l'UMP. Ils n'en reviennent pas du sectarisme d'une partie de leurs dirigeants ! Regardez encore ce soir, M. Fillon qui réplique à Mme Morano qu'elle aurait dû raccrocher ! Mais qui est M. Fillon pour se permettre d'interdire à quelqu'un de prendre une personne au téléphone ? C'est quoi, c'est l'Union soviétique ? Il faudrait contrôler les gens qui vous appellent ?! Je trouve la réaction de M. Fillon pitoyable ! M. Fillon préférait sûrement discuter avec des staliniens qu'avec des patriotes ! M. Fillon a montré son véritable visage. Moi, je ne m'immisce pas dans les affaires des partis, mais j'espère que les adhérents de l'UMP favorables avec des accords avec le FN le lui feront payer lors du prochain congrès de l'UMP.

Faisons un peu de politique-fiction. Selon vous, quel sera le paysage de la droite dans une dizaine d'années ?

Peut-être l'UMP n'existera-t-elle plus ! Ou bien cette UMP européiste et ultra-libérale existera de manière résiduelle. La droite sera recomposée autour de mouvements de patriotes sur des idées d'Europe des nations, de patriotisme économique, de lutte contre l'immigration, d'ordre républicain. Autant de notions aujourd'hui partagées par beaucoup de Français mais qui manifestement n'arrivent pas à s'imposer au sein de l'état-major de l'UMP aujourd'hui.

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Côte d’Azur : les arrangements d'un maire UMP et d'un prince saoudien | Mediapart

Côte d’Azur : les arrangements d'un maire UMP et d'un prince saoudien | Mediapart | Nouvelles et actus | Scoop.it

C’était un projet royal. Le maire s’est donc incliné. Le prince Mohamed ben Fahd Al-Saoud, fils du défunt roi Fahd d’Arabie saoudite et neveu de l’actuel souverain Abdallah, a obtenu d'un élu local le déclassement d’une zone protégée en plein cœur de Vallauris (Alpes-Maritimes) pour y construire un immense palais. Une plainte contre X a été déposée le 23 mai pour « déclassement illégal d’espaces boisés classés à protéger ou à créer, trafic d’influence, détournement de fonds publics, corruption, recel, et toutes qualifications susceptibles de se rattacher au détournement de pouvoir ».

Le nouveau palais du prince Mohamed ben Fahd Al-Saoud © Mediapart

Proche du président UMP du conseil général Eric Ciotti, le maire et conseiller général UMP, Alain Gumiel, également président du Comité régional de tourisme (CRT) Riviera Côte d’Azur, mais aussi l’ancien sous-préfet de Grasse, Claude Serra, vont donc devoir expliquer à la justice les motivations des pouvoirs publics dans cette décision qui a permis à Mohamed ben Fahd Al-Saoud de faire construire deux villas de 1 000 m2, avec piscines, fontaines et bars extérieurs.

Le prince prétendait destiner ce projet à sa famille. Or, le vaste ensemble qui s'étend sur près de quatre hectares de terrain, face à la baie de Golfe-Juan, est actuellement mis en vente au prix de 64 millions d’euros (voir l'annonce de l'agence immobilière). C'est une jolie opération immobilière dont Mohamed ben Fahd Al-Saoud rêvait depuis plusieurs années, mais qui était jusqu'alors impossible : le terrain sur lequel elle se trouve était protégé et donc interdit à la construction. Mais un discret arrangement avec le maire de Vallauris a permis de mettre en route l’opération.

Eric Ciotti et Alain Gumiel © Le Journal des entreprises

La plainte, déposée auprès du tribunal de grande instance de Grasse, est cosignée par Jean-Noël Falcou d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), l'association anticorruption Anticor 06 et l’association de défense de l’environnement ADEGV. Elle détaille par le menu les faits qui se sont déroulés entre 2005 et 2008, à Vallauris, coquette cité balnéaire de la Côte d’Azur, connue pour avoir été fréquentée par Picasso, Jean Marais… et la famille royale d’Arabie saoudite, qui y possède encore plusieurs propriétés, dont un palais les pieds dans l’eau.

L’affaire, dévoilée par Le Canard enchainé fin 2010, a pour décor le parc du Château Robert, vaste domaine de 13 hectares boisés et protégés, sur lesquels se trouve un château en ruines. Au début des années 2000, le prince est encore propriétaire de l’ensemble du parc et du château. Il ambitionne depuis fort longtemps d’y construire des villas et fait connaître, par le biais de ses représentants, ses projets aux différents maires de la commune pour voir dans quelle mesure le plan d’occupation des sols (PLU) peut-être modifié et un permis de construire accordé.

Le Château Robert © Mediapart

Mais les différentes démarches du prince, effectuées le plus souvent en son nom par la Fondation Asturion – enregistrée au Liechtenstein – qui gère les biens de la famille royale sur la Côte d'Azur, restent lettres mortes. Du moins jusqu’à l’arrivée, en juillet 2002, du nouveau maire UMP de la commune, Alain Gumiel.

La « bonne affaire » du maire Gumiel

En août 2005, les représentants du prince saoudien écrivent au maire de Vallauris pour lui proposer l’arrangement suivant : « Dès l’obtention de l’accord officiel » sur une « restructuration permettant la construction de 2 000 m2 de SHON pour deux villas dans le domaine du Château Robert », le monarque s’engage « à céder gracieusement à la mairie ou à la collectivité de votre choix le Bâtiment du Château Robert ainsi qu’une parcelle de 8 hectares environ dont nous pourrons définir le tracé d’un commun accord ». Ce courrier, publié par Le Canard enchaîné, marque le début des opérations, même si le maire assure aujourd'hui ne l'avoir jamais reçu et n'avoir jamais été informé de cette proposition d'échange.

Le Château Robert est entouré d'un parc de 13 hectares © Mediapart

Le caractère frauduleux du déclassement est incontestable pour les plaignants qui s'appuient sur l'article L.130-2 du Code de l'urbanisme qui prévoit deux possibilités pour céder un terrain protégé à une collectivité : soit celle-ci peut offrir gratuitement un terrain à bâtir au propriétaire en échange de la cession du terrain en espace boisé classé à protéger ou à créer ; soit elle peut autoriser le propriétaire à construire sur une petite partie du terrain (10 % maximum) en échanche des 90 % restant. Dans ce deuxième cas de figure, la valeur du terrain bâti ne doit pas excéder celui du terrain donné. Or, aucune des ces règles n'ont été respectées ici.

Malgré ce strict encadrement, tout s'enchaîne à Vallauris. En février 2006, la commission départementale des sites, présidée par le préfet, donne un avis favorable pour le déclassement d’une zone d’environ 4 hectares sur le terrain du Château Robert. En décembre de la même année, le nouveau PLU de la commune est approuvé par délibération du conseil municipal. En juin 2007, une demande de permis de construire pour les deux villas est déposée. Elle est assortie d'un plan sur lequel apparaît déjà la mention du découpage négocié entre le maire et le prince : le « terrain propriété de son altesse royale » y jouxte le « futur terrain commune de Vallauris ».

Le plan joint au permis de construire, daté du 21 juin 2007 © Mediapart

Le permis de construire est accordé en février 2008. Pour éviter les accusations de conflit d'intéret, le maire Alain Gumiel refuse de recevoir le terrain gratuitement et propose au prince saoudien d’acheter la partie restante du parc, château compris, pour la somme de 300 000 euros. Une somme dérisoire au regard de l'estimation des domaines qui l'avaient évaluée au triple de ce prix. Gumiel contacte alors l'un des avocats de Mohamed ben Fahd Al-Saoud, Me Daniel Verstraete, pour lui faire part de sa proposition, laquelle est acceptée par le monarque et votée en conseil municipal quelques jours plus tard.

Mais l'opposition trouve l'opération suspecte. « La somme nous semblait dérisoire au regard de l'estimation des domaines, se souvient Jean-Lou Pece, élu DVG. Nous sommes donc intervenus en conseil pour demander au maire si cet achat avait un lien avec l'obtention du permis de construire, quelques mois plus tôt. Lui et son adjoint à l'urbanisme (Armand Obadia  ndlr) ont nié toute forme de contrepartie. Le maire a ajouté qu'il faisait de bonnes affaires et qu'on n'allait tout de même pas le lui reprocher. »

L'opposition, qui avait deux ans plus tôt voté contre la modification du PLU, valide cette fois l'achat du parc et de son château en ruines, convaincue par les arguments du maire. « Ensuite, je suis quand même allé consulter le dossier d'urbanisme pour voir de quoi il retournait exactement, explique Jean-Lou Pece. J'y ai vu des documents qui indiquent que la procédure a été accélérée. Le maire est par exemple intervenu auprès des pompiers qui émettaient un avis défavorable sur le permis de construire des villas en raison de l'absence de défense incendie. Il leur a écrit pour leur dire que la société qui gère les biens de la famille royale s'était engagée à arranger cela. D'habitude, un maire ne s'occupe jamais directement de ce genre de dossier. »

L'une des deux villas construites sur la zone déclassée © Mediapart


Les plaignants se demandent aujourd'hui pourquoi « la mairie, à qui on “offre” un terrain, souhaite dépenser 300 000 € pour l'acquérir ». Dans leur plainte, ils avancent deux hypothèses : « soit pour masquer un conflit d'intérêt et ses nombreuses implications pénales (…) ; soit cet échange d'argent permettait à certains acteurs de toucher une quelconque rémunération, ce qui relèverait de la corruption. »

 

Priorité aux relations franco-saoudiennes

Interrogé par Mediapart, Alain Gumiel continue de nier le rapport de cause à effet entre le déclassement de la zone, la délivrance d'un permis de construire et l'achat d'une partie du domaine. « J'ai justement proposé de racheter le parc pour que l'on ne me reproche pas de l'avoir obtenu gratuitement !, argue-t-il. C'est une question de déontologie. »

Assurant que « toutes les règles légales ont été respectées » dans ce dossier, il rappelle que les représentants du prince s'étaient rapprochés dans un premier temps « de l'autorité de l'État » – dans le cas présent, le sous-préfet de Grasse de l'époque, Claude Serra, et la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM).« Lors d'une visite sur place, ils ont pu constater qu'une partie du terrain n'était pas boiséepoursuit le maire de Vallauris qui ne peut préciser de mémoire l'année de cette visite. La modification du PLU était donc possible. »


L'entrée de l'une des deux villas © Mediapart


« L’objectif de la fondation juridique qui représentait la famille royale d’Arabie saoudite, était de pouvoir éventuellement céder la totalité du parc, mais ce qui les intéressait surtout, c'était de pouvoir en rendre une partie constructible, indique à Mediapart l'ancien sous-préfet de Grasse, nommé préfet de la Creuse quelques mois après les premières révélations sur cette affaire. Ils avaient un projet de 5 ou 6 villas, parce que ces gens-là raisonnent en famille. La mairie avait été saisie de ce problème et s’est retournée vers nous. »

Insistant lui-même sur le fait qu'« un maire ne peut pas prendre tout seul ce type de décision » – « on n'est plus dans les années 70 ! » –, Claude Serra développe ensuite la procédure qui a finalement conduit à la modification du PLU en 2006 : étude florisitique et faunisitique, décision favorable de la commission départementale des sites… Tout a été, selon lui, réalisé dans les règles de l'administration.

Les règles de droit semblent pourtant moins favorables. Le déclassement d'un terrain lors d'une révision d'un document d'urbanisme PLU ne peut en effet se faire que dans le cadre de la notion d'intérêt général. Or, dans ce cas précis, c'est bien l'intérêt particulier du prince qui a prévalu. Selon les plaignants, « le déclassement de l'espace boisé du Parc du Château Robert ne répond à aucune nécessité d'intérêt général. Il n'est donc fondé sur aucun motif d'urbanisme et n'a été pris que dans le but de permettre une opération immobilière, et donc une plue-value importante pour le propriétaire du terrain ». En outre, ils soulignent que « l'accord du sous-préfet de Grasse, M. Serra et l'accord de M. Vian, Préfet du département des Alpes-Maritimes se sont manifestés par un silence assourdissant du contrôle de légalité ».

Le Château Robert © Mediapart

La municipalité de Vallauris et les services de l'État ont-ils facilité les projets du monarque ? Nombreux sont ceux à le penser dans la commune. D’autant que les faits remontent à une époque singulière, durant laquelle Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait fait des relations franco-saoudiennes une priorité. C'est notamment au cours de ces années que le marchand d'armes Ziad Takieddine négociait, pour le compte de la place Beauvau, le marché de surveillance des frontières d’Arabie saoudite, dit “Miksa” (voir l'ensemble de nos enquêtes consacrées au sujet). Le principal interlocuteur de la France dans ces négociations était le ministre de l’intérieur saoudien Nayef ben Abdelaziz Al Saoud, frère du défunt roi Fahd et… beau-père du prince Mohamed ben Fahd Al-Saoud.
 

Visites au palais et cadeaux princiers


Leonetti, Estrosi, Gumiel et Serra © DR

« À la décharge du maire, je pense que ça le dépassait complètement, estime l'élu DVG Jean-Lou Pece. Il n'a été que la cheville ouvrière de cette affaire. Ce sont certainement ses amis politiques qui lui ont demandé de le faire, les Sarkozystes de l'époque. » Pour le reste, l'ex-sous préfet de Grasse et le maire de Vallauris étaient visiblement proches, comme en témoigne Pece :« Claude Serra étaient souvent sur la commune, dit-il. Il était présent chaque année aux traditionnels vœux du maire et n'hésitait pas à faire son éloge d'une façon très poussée. »


Serra, de son côté, assure connaître Gumiel « comme bien d'autres élus » du département dans lequel il a travaillé durant sept ans.« On n'est pas ami quand on représente la légalité », ajoute-t-il avant de préciser qu'il n'a plus eu de contact avec la maire de Vallauris « depuis pas mal de temps ».

C'est pourtant au lendemain de cette conversation avec l'ancien sous-préfet de Grasse, que Alain Gumiel, qui opposait depuis dix jours un silence à nos demandes répétées d'entretien, rappelle Mediapart. « Il paraît que vous cherchez à me joindre, vous avez même eu le préfet ! » Les deux hommes ne se parlent plus, mais les nouvelles vont vite.

Sur le fond, Gumiel comme Serra assurent ne pas avoir agi dans l'intérêt particulier du prince. « Ce serait presque un peu choquant de penser que parce qu’on est un prince, on fait ce qu’on veut avec le droit français, se défend l'ex-sous-préfet de Grasse. Le territoire de la République française ne connaît que le droit français, on n’est pas encore une parcelle inféodée à une monarchie extérieure. » Quant au maire de Vallauris, il répète que« la seule chose qui (l')intéresse, c'est le bien public », rappelant qu'il a simplement permis à la municipalité d'acquérir, à bas prix, un terrain protégé destiné à former une grande « ceinture verte » sur le littoral. Une « ceinture verte » qui devra compter avec les deux énormes villas bétonnées du prince, sorties de terre en un temps record.

La villa du défunt roi Fahd s'étend le long du littoral sur près d'1 km © DR

Les soupçons qui entourent l'affaire du Château Robert sont renforcés par les témoignages des anciens maires de Vallauris qui ont tous eu à faire à la famille royale d'Arabie saoudite. Élu de 1995 à 2001, Jean-Paul Bongiovanni admet s'être rendu chez le prince à deux ou trois reprises au cours de son mandat. Lors de l'une de ces visites, il se voit proposer un cadeau, « ce que je voulais ». Il accepte et profite des cérémonies commémoratives du débarquement de Napoléon 1er à son retour de l'Ile d'Elbe pour demander des livres sur l'empereur qu'il versera à la bibliothèque municipale.

Dix ans plus tard, l'homme ne se souvient guère de l’objet de ce qu'il appelle encore des « visites de courtoisie »« Nous parlions surtout du palais qui longe la côte et que le prince voulait faire agrandir, confie-t-il à Mediapart. Il a peut-être été question d’un déclassement d’une partie du Château Robert, mais il n’y a pas eu de suites. À l’époque, je crois que Dominique Voynet était ministre de l’environnement (entre 1997 et 2001  ndlr), donc dans tous les cas, ça ne serait pas passé. »
 

« Il était prêt à financer ce qu’on voulait »

Le successeur de Bongiovanni, Michel Ribero, qui n’est resté à la tête de la mairie qu’une petite année avant d'être mis en minorité par son conseil municipal, a également été reçu par le prince.« C’était quelques mois après mon élection, se souvient-il. J’avais été introduit auprès de la famille royale par le promoteur de ports Camille Rayon (qui a donné son nom au port de Golfe-Juan  ndlr)parce que le prince voulait construire une digue pour voir son bateau depuis sa villa sur les hauteurs. »

Le prince possède une autre villa au-dessus de sa nouvelle propriété © Mediapart

Pendant cet unique rendez-vous, Mohamed ben Fahd Al-Saoud évoque son projet de faire bâtir deux villas « pour sa famille » sur le domaine protégé du Château Robert. En échange, il propose au maire de financer une école ou une maison de retraite pour la commune. « C’était alléchant pour la ville, poursuit Ribero. Il était prêt à financer ce qu’on voulait. J’ai bien évidemment refusé : j’allais pas bidouiller le POS (plan d’occupation des sols, disparu en 2000 au profit des plans locaux d’urbanisme (PLU)  ndlr) pour lui faire plaisir. »

Pour autant, le maire ne quitte pas le palais les mains vides : le prince lui offre un livre sur l’Arabie Saoudite – qu’il possède encore – et… une Rolex. « Je lui avais moi-même apporté un vase d’une grande valeur, payé avec mon propre argent, dit-il. Lui m’a offert cette montre sur laquelle il y avait les insignes d’Arabie saoudite. Un objet trop gros que j’ai tout de suite placé au coffre de la mairie pour ne pas faire d’histoires. Je l’y ai laissée à mon départ. »

Alain Gumiel, qui a donc succédé à Ribero, confirme que la Rolex se trouve toujours dans le coffre-fort. « Il faudrait que je trouve un moyen de la vendre de façon officielle et visible pour tout le monde, pour qu'il n'y ait pas d'histoires supplémentaires », ajoute-t-il. Contrairement à ses prédécesseurs, l'actuel maire de Vallauris affirme n'avoir jamais rencontré le prince. « J'ai vu ses représentants une ou deux fois, mais seulement au moment d'acter la vente du parc du Château Robert, c'est tout. »

Un article paru dans Nice Matin le 26 septembre 2006, soit deux ans avant la transaction, atteste pourtant le contraire, évoquant« une manifestation au Château de l'Aurore, dit “villa du Roi Fahd”, en présence de l'ancien préfet Pierre Breuil, de M. Assalit de la Fondation Asturion représentant la famille royale d'Arabie saoudite, du maire Alain Gumiel et des représentants de la DDE maritime ».

Mais, tout comme il assure n'avoir jamais « eu entre les mains » les courriers attestant son arrangement avec le monarque, le maire de Vallauris continue de jurer qu'il n'a pas eu de contacts avec les représentants de la famille royale d'Arabie saoudite avant 2008. « Je vous dis qu'il n'y a pas eu d'échanges, conclut-il, passablement agacé par les questions de Mediapart. Et si vous trouvez une photo de moi avec le prince, Takieddine ou je ne sais qui, c'est qu'elle sera montée ! »

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Légalisation du cannabis: “Il faut accompagner le consommateur” | Rue89Lyon

Légalisation du cannabis: “Il faut accompagner le consommateur” | Rue89Lyon | Nouvelles et actus | Scoop.it

nterview / Alors que les propos de Cécile Duflot sur la dépénalisation du cannabis ont agité la campagne des législatives et que Nadine Morano dénonce dans Minute les Verts qui en prônent la légalisation, le Collectif d’Information et de Recherche Cannabique (CIRC) lance comme chaque année son « Appel du 18 joint », un rassemblement festif au parc de Gerland. Christian Tarel, militant du CIRC Lyon depuis vingt ans n’a pas forcément apprécié la sortie de la ministre et la façon dont le débat a été mené.

 

 

Les propos de Cécile Duflot sur la dépénalisation vont-ils dans le bon sens selon vous?

 

Ils ne nous ont pas vraiment servis. Au CIRC les avis sont partagés. Certains pensent que la dépénalisation de l’usage du cannabis peut être utile dans un premier temps pour ouvrir le débat et éviter des poursuites judiciaires absurdes à l’encontre des consommateurs. Mais en rester là serait hypocrite si la détention, la production ou même la vente ne sont pas également autorisées.

 

Trouvez-vous que les responsables politiques connaissent bien ces questions?

 

Nous travaillons en partenariat avec certains partis comme Europe Ecologie-Les Verts ou le NPA, même si nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais la plupart sont mal informés. Quand je vois Arnaud Montebourg dire qu’il n’a pas envie « que les enfants de France puissant acheter du cannabis dans les supermarchés », c’est de la folie. Ce n’est pas du tout ce que nous proposons.

 

Justement, quel serait votre modèle?

 

Quelque chose entre les coffee-shops néerlandais et les clubs sociauxespagnols. Il faut d’abord permettre l’autoproduction pour sa consommation personnelle, mais aussi autoriser la vente. Nous aimerions créer des associations ou des coopératives, avec un système d’adhésions et une limitation de la production, qui permettraient d’encadrer cette activité.

 

Vous souhaitez donc une légalisation du cannabis?

 

Oui, mais cette légalisation ne doit pas être brutale. Nous voulons surtout qu’il y ait un vrai accompagnement. Aujourd’hui l’interdiction du cannabis n’existe que dans les textes, à commencer par la loi du 31 décembre 1970, dont nous souhaitons l’abrogation. Il est en réalité très facile de s’en procurer. La prohibition ne fonctionne donc pas. Un jeune qui veut se droguer le fera malgré la loi. Il faut donc mettre en place un système de prévention et d’information sur cette question.

 

Une prévention contre la consommation de cannabis?

 

Non. Nous ne nions pas que la consommation de cannabis peut avoir des inconvénients, sur la santé et le psychisme. Tout comme l’alcool, le tabac et d’autres produits tout à fait légaux. Mais le fait est que ces drogues existent. Si, une fois bien informés, des gens veulent y goûter, ils doivent pouvoir le faire en étant accompagnés. Cela ne veut pas dire qu’on va fumer avec eux, mais plutôt qu’on va faire en sorte que cela reste un plaisir maîtrisé et pas un problème de santé publique.

 

N’est-ce pas une incitation à la consommation?

 

La consommation de drogue nécessite une connaissance de soi même et du produit. La légalisation n’est bien sûr pas synonyme d’obligation de fumer! Mais plutôt que de consommer des produits achetés dans la rue et sans information, il faudrait former des personnes à la vente de cannabis, capables de conseiller les usagers… Qui se drogueraient de toute façon.

 

Pour l’économiste Pierre Kopp, légaliser le cannabis et le taxer comme le tabac rapporterait plus d’un milliard d’euros pas an, qu’en pensez-vous?

 

Nous sommes pour une taxe sur la vente. Mais ce n’est pas notre argument principal. Nous voulons justement éviter que le cannabis devienne un business comme celui du tabac, que ce soit pour les trafiquants, pour les hommes d’affaires ou pour l’Etat.
Par contre le développement de la filière du chanvre, qui est une autre de nos revendications, permettrait de créer des centaines d’emplois dans l’industrie textile, le bâtiment, les cosmétiques… À l’heure où les hommes politiques veulent produire français, nous aimerions être plus entendus.

 

 

 

 

Le CIRC, c’est quoi : Le Collectif d’Information et de Recherche Cannabique est né en 1991 avec la publication du livre Fumée clandestine, de Jean-Pierre Galland. Sous l’impulsion de cet écrivain et militant, l’association s’est donnée pour objectif « la collecte et la diffusion, dans un but non lucratif, de toute information relative au cannabis », affirme son site internet. Deux ans plus tard, en 1993, le CIRC Lyon était créé, Christian Tarel en a été le premier président.

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Droite populaire : la «digue» anti-FN prend l'eau | Mediapart

Droite populaire : la «digue» anti-FN prend l'eau | Mediapart | Nouvelles et actus | Scoop.it

« Citez-moi un seul député de la Droite populaire qui a fait un accord avec le FN ? » nous défiait Thierry Mariani, le cofondateur du collectif, lors d’un entretien, en 2011, expliquant que « tout accord serait préjudiciable »« S’il y a des alliances avec le FN, elles ne viendront pas de la Droite populaire », affirmait à Mediapart un autre membre de la Droite populaire, avant les législatives.

C’est pourtant ce qui est en train de se passer. « Le mur anti-FN a implosé », se réjouit Marine Le Pen ce mercredi dans Le Télégramme. L’UMP Roland Chassain, qui se réclame de la Droite populaire, se retire dans la 16e des Bouches-du-Rhône au profit du FN. Deux candidats du Front national se retirent dans la 2e des Pyrénées-Orientales et la 5e du Vaucluse, laissant la voix libre aux UMP Fernand Siré, proche de la Droite populaire, et Julien Aubert. 

Mais il maintient son candidat dans la 3e du Gard face au député de la Droite populaire Jean-Marc Roubaud, après avoir appris que l'UMP Etienne Mourrut se maintenait finalement dans la circonscription voisine, face à Gilbert Collard. Dans la 9e de Loire-Atlantique, la candidate frontiste Marguerite Lussaud apporte son soutien à l'UMP sortant Philippe Boënnec, qui l'a sollicitée : « J'ai appelé Marguerite Lussaud, que je connais bien, et je lui ai demandé d'appeler les électeurs du FN à s'opposer au monopole du PS. »

« C'est donnant-donnant », a-t-on prévenu au Front national.« Nous sommes prêts à faire des gestes à l'égard de candidats UMP qui le méritent »a expliqué un autre du bureau politique du FN. Martine Aubry y voit « la preuve d’accords UMP/FN ». La direction de l’UMP dément, sans faire plus de commentaires. Jean-François Copé s'est contenté de demander l'exclusion de Roland Chassain. Contacté par Mediapart, Thierry Mariani botte en touche : « Très franchement, je ne suis pas au courant, j’étais à Tokyo (il est candidat en Asie-Océanie - ndlr). Je ne connais pas assez bien la situation, rappelez-moi dans deux heures. » Il n'est, depuis, plus joignable (lire notre Boîte noire).

Thierry Mariani, cofondateur de la Droite Populaire.© Reuters

Les candidats de la Droite populaire sont-ils plus « méritants » aux yeux du FN ? La multiplication de passerelles entre les deux familles politiques provoque en tout cas l'effondrement de l'argumentaire du collectif : être une « digue » face au au Front national. En 2011, Mediapart s’était penché sur la Droite populaire avec une première enquête. Tous ses membres rabâchaient les quatre mêmes arguments :
1) « Nous sommes des gaullistes qui voulons faire barrage au FN »
2) « Nous avons toujours eu des candidats FN face à nous »
3) « Il ne faut pas laisser le monopole de ces thèmes à l'extrême droite »
4) « On ne propose pas la même chose que le FN », « on est contre la sortie de l’euro »

Toute question sur leur proximité, au moins idéologique, avec le Front national ou ses thèses suscite des réactions énervées (lire ici et  ou encore là). « Nous, la pression du FN, on la vit depuis des années dans nos départements », expliquait à Mediapart, en avril, Thierry Mariani. « Je n'ai jamais eu la moindre compromission avec Marine Le Pen. Depuis 1988, je passe mon temps à me battre contre le FN ! La seule fois où j'ai été battu, c'était par un socialiste, grâce au FN, disait-il aussi en 2011, décrivant son violent affrontement face-à-face avec l'ex-frontiste Jacques Bompard. « S'allier avec le FN serait le meilleur moyen de disparaître », estimait encore Dominique Tian, autre membre du collectif, pour qui « entre le FN et nous, il y a un océan ».
 

La vague FN en Paca, terres de la Droite populaire

Un « océan » qui n'a pas empêché Tian d'accueillir à bras ouverts le conseiller régional frontiste Stéphane Durbec, fâché avec le FN,en mai. Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, leur discours n'est plus aussi tranché. Les députés Christian Vanneste (Nord) et Jean-Paul Garraud (Gironde), ainsi que certains candidats dans le Sud et le Sud-Est, n'ont pas exclu un rapprochement ou une alliance avec le FN (lire nos articles ici et ). Des ténors UMP estiment« partager » « un certain nombre de valeurs » et prônent l'ouverture d'un dialogue (voir la vidéo).

Autre contradiction : la Droite populaire se vante régulièrement d’avoir « réussi à dégonfler le FN dans (ses) circonscriptions ». Or, les résultats du second tour des législatives, notamment dans le Sud-Est, démontrent le contraire. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, un nombre record de candidats d'extrême droite se sont qualifiés pour le second tour : 5 candidats sur 5 dans le Vaucluse (dont deux devant l'UMP) 5 sur 6 dans le Gard, 11 sur 16 dans les Bouches-du-Rhône (contre zéro en 2007 et 6 en 2002).

Dans cinq circonscriptions des Bouches-du-Rhône, l’UMP arrive derrière le FN, dans quatre elle est éliminée. Dans la 1recirconscription, Valérie Boyer, figure de la Droite populaire marseillaise, arrive seconde, talonnée par le FN (26 contre 22 %). Dans les Alpes-de-Haute-Provence aussi le FN est en hausse, récoltant 15,25 et 16,57 % des voix (alors qu'il faisait 3 à 4,3 % en 2007).

Certes, des piliers de la Droite populaire tirent leur épingle du jeu, comme son co-fondateur, Lionnel Luca, élu dès le premier tour dans les Alpes-Maritimes. Mais plusieurs figures de l’aile droite de l’UMP ont essuyé des échecs cinglants ou ont été distancés par le FN. D'autres sont loin de leur score de 2007, année du trou d'air du FN, mais parfois aussi en dessous de leur niveau de 2002. Quelques exemples.

Christian Vanneste.
  • Christian Vanneste (Nord)

C’est une claque magistrale pour le plus sulfureux membre de la Droite populaire, qui n’avait pas exclu une alliance avec le FN et à qui l’UMP a refusé l’investiture suite à ses propos sur les homosexuels. Dans sa 10e circonscription du Nord, Vanneste passe de 46 % en 2007 à 13,11 % en 2012. Concurrencé par son ancien directeur de campagne, Gérald Darmanin (UMP), il termine quatrième, derrière le FN (à 18 %). Il est éliminé.

  • Eric Raoult (Seine-Saint-Denis)

Elu depuis 1986, maire du Raincy et très implanté, Eric Raoult pourrait ne pas conserver son siège. Ce fidèle de Sarkozy est distancé par le candidat socialiste (30 contre 37 %). La 12e est la seule circonscription du département où Marine Le Pen a dépassé les 12,5 % des inscrits à la présidentielle.

  • Jean-Paul Garraud.
    Jean-Paul Garraud (Gironde)

Ce pilier de la Droite populaire n'a de cesse de dire qu'il faut réfléchir à un rapprochement avec le Front national. « La question du maintien d'un cordon sanitaire autour du FN se pose », a-t-il redit le 12 juin. Menacé au second tour par le candidat PS dans une circonscription plutôt favorable à la gauche, Garraud a perdu 12 points par rapport à 2007. Des points récupérés par le FN.

 

Des députés UMP bien implantés sont menacés
  • Brigitte Barèges.
    Brigitte Barèges (Tarn-et-Garonne)

La députée et maire de Montauban avait créé la polémique en comparant le mariage homosexuel à des « unions avec des animaux » en mai 2011, puis en se déclarant partisane d’une « préférence nationale » dans l’accès à l’emploi, en janvier 2012. Le 11 juin, elle a expliqué qu’elle serait « ravie » que Marine Le Pen « soit élue à l'Assemblée nationale ». La députée aura quant à elle des difficultés pour y rester. Elle est en ballottage défavorable face au PS (32,76 % contre 38,20 %), perd près de 10 points par rapport à 2007 et n’arrive en tête que dans un seul canton. Le FN, même s’il ne s'est pas qualifié, est en hausse de 10 points.

  • Bernard Carayon (Tarn)

Le député et maire de Lavaur, membre de la Droite populaire, est en recul de 9 points par rapport à 2007, tandis que le total UMP-FN est le même qu'il y a cinq ans. « Tous les électeurs du Front national sont des enfants de la République comme les autres (...) Je crois que sur ces questions-là, il faut avoir un minimum de respect pour les électeurs », a-t-il déclaré dimanche.

  • Daniel Mach (Pyrénées-Orientales)

Très implanté, il avait recueilli 35,71 % au premier tour de 2002 et avait été réélu dans un fauteuil en 2007. En 2012, il fait face à une triangulaire serrée avec le PS et le numéro deux du FN, Louis Aliot (28,2 % contre environ 24 % pour ses adversaires). Le FN dépasse même le résultat de Marine Le Pen à la présidentielle.

  • Elie Aboud (Hérault)

Ce sera difficile pour le député sortant, confronté à une triangulaire. Il perd 13 points par rapport à 2007 et est talonné par la candidate socialiste, qui gagne 9 points. Le FN se qualifie au second tour à 22,54 % (triplant quasiment son score de 2007).

  • Jean-Michel Ferrand (Vaucluse)

« L’effet Le Pen, il n’y en aura pas ! assurait à Mediapart Jean-Michel Ferrand. Je ne crains pas grand-chose, je suis bien ancré, j’ai été cinq fois élu. » Marion Maréchal Le Pen, la nièce de la présidente du FN, l’a pourtant distancé au premier tour (34,63 % contre 30,03 %), en réalisant un score encore plus élevé que celui de Marine Le Pen à la présidentielle dans cette circonscription (31,5 %). Elu depuis 1986, Ferrand perd 11,6 points par rapport à 2002 et près de 19 points par rapport à 2007.

  • Maryse Joissains
    Maryse Joissains-Masini (Bouches-du-Rhône)

La députée et maire d'Aix-en-Provence, adepte des déclarations fracassantes, l'a dit à plusieurs reprises : elle a « en commun certaines valeurs avec Marine Le Pen ». Un discours qui ne paie pas. En 2002, elle avait recueilli 36 % des voix, en 2007 près de 45 % des voix. Cette année, elle se cantonne à 28,5 %, loin derrière le PS (35,6 %). Une perte de 16 points, récupérés par le FN.

  • Eric Diard (Bouches-du-Rhône)

Pour sa campagne, Eric Diard a choisi un suppléant pied-noir et ancien sympathisant du FN, à qui il a délégué la chasse aux voix frontistes. Au second tour, il est pourtant menacé par une triangulaire avec le PS et le FN (28 % contre environ 27 % pour chacun de ses adversaires). Il perd plus de 22 points par rapport à 2007, mais se trouve au-dessus de son niveau de 2002 (24,68 %). Même son voisin Dominique Tian, autre figure de la Droite populaire très implantée, perd plus de 15 points par rapport à 2007 et deux points par rapport à 2002, avec un FN en hausse.

Pour Jean-Yves Camus, chercheur spécialiste de l'extrême droite, « l’erreur stratégique de la droite, est de penser que l’on peut faire des concessions sémantiques en adoptant les mots du FN. En réalité, les électeurs préfèrent l’original à la copie, un parti hors système qui n’a pas de bilan au gouvernement ». Selon lui, « il y a une contradiction de l’UMP dont profite le FN », notamment dans le Sud-Est : « On focalise sur l’immigration, mais on est contre l’immigration zéro ; on interdit le voile intégral, mais la loi n’est pas parfaitement appliquée.

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Les « boîtes pour bébé » comme celle de Vancouver critiquées par l'ONU | Colombie‑Britannique–Yukon | Radio-Canada.ca

Les « boîtes pour bébé » comme celle de Vancouver critiquées par l'ONU | Colombie‑Britannique–Yukon | Radio-Canada.ca | Nouvelles et actus | Scoop.it

L'Organisation des Nations Unies se dit préoccupée par l'augmentation du nombre d'installations aménagées pour abandonner un poupon de façon anonyme dans un établissement de santé.

En 2010, l'hôpital St Paul de Vancouver est devenu le premier établissement canadienà aménager un « berceau de l'ange » (Angel's Cradle), une installation sécuritaire et privée pour permettre aux mères en détresse d'abandonner leur enfant. Le petit lit servant de réceptacle et accessible depuis l'extérieur devait aider à réduire le nombre d'infanticides.

Selon le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies, ce genre d'installation est de plus en plus courant en Europe, mais est pourtant dépassé et n'a aucune efficacité.

Le comité relate certains cas en Europe, où des hommes utilisent ces boîtes pour se débarrasser des enfants des femmes qu'ils utilisent pour le trafic d'esclaves sexuels.

L'opinion onusienne est appuyée par les conclusions d'une étude menée par le psychologue Kevin Browne, de l'Université de Nottingham. Selon cette étude, les « boîtes pour bébé » violent l'article 7 de la Convention relative aux droits de l'enfant, qui confèrent à celui-ci « le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux ».

« Il n'existe aucune preuve que ces boîtes pour bébé contribuent à réduire le nombre d'infanticides ou à réduire le nombre d'abandons », a réitéré M. Browne.

Ce dernier a été surpris d'entendre parler de la boîte de l'hôpital St Paul à Vancouver, où seul un enfant a été recueilli depuis son ouverture.

Le psychologue s'inquiète du fait que l'anonymat conféré par la boîte signifie que le poupon n'aura pas d'historique médical familial.

Le médecin qui a fondé l'installation, Dr Geoffrey Cundiff, a plutôt soutenu que le « programme est pragmatique, même si on ignore qui sont les parents », puisqu'il a permis de sauver au moins une vie.

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Quand Alliot-Marie invoque la manne du ministère de l'Intérieur

Quand Alliot-Marie invoque la manne du ministère de l'Intérieur | Nouvelles et actus | Scoop.it

Michèle Alliot-Marie est à la peine pour se faire réélire dans la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et tous les arguments sont bons pour convaincre ses électeurs. L'inoxydable députée depuis 1986, et qui a occupé de multiples portefeuilles ministériels (Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Justice), a perdu plus de 13 points par rapport au premier tour de 2007 dans une campagne qu'elle plaçait sous le sceau de la reconquête. Avec 35,37%, elle est talonnée par la PS Sylviane Alaux qui totalise 31,55% des voix.

A 65 ans, celle qui avait dû démissionner en février 2011 après avoir passé ses vacances de Noël dans une Tunisie en pleine révolution, abat ses dernières cartes. Dans un tract distribué sur les marchés du pays basque, que Libération s'est procuré (voir la version complète en fin d'article), MAM affirme avoir, en tant qu’ancienne ministre, «soutenu les intérêts et les projets portés par chaque municipalité» de sa circonscription. Et de citer: «A Saint-Jean-de-Luz»où elle a été maire, réélue en 2001 et 2008, puis reversée comme première adjointe de la ville, «j’ai pu entre 2008 et 2012 aider au financement de la médiathèque, à l’aménagement de la ville, à la réhabilitation du site d’Ur Mendi pour un montant total de 1,6 million d’euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur».

Vous avez bien lu: l'ex-ministre de l'Intérieur (de mai 2007 à juin 2009) revendique ouvertement avoir pioché, -y compris après avoir abandonné son maroquin?-, dans les crédits de l’Etat pour des projets locaux! Gêné aux entournures, son attaché de presse confirme l’authenticité du tract, tout en précisant: «Michèle Alliot-Marie avait dans ses responsabilités les collectivités locales et a disposé de fonds ministériels destinés aux communes».

Et dire que dans le même tract, MAM se revendique «gaulliste sociale»qui défend une «certaine idée de la France»... Réponse dimanche pour savoir si ce clientélisme aura été efficace.

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La thèse d'une manipulation de Merah par les services secrets resurgit

La thèse d'une manipulation de Merah par les services secrets resurgit | Nouvelles et actus | Scoop.it

Quels contacts entretenaient les renseignements français avec Mohamed Merah avant ses tueries? L'avocate algérienne de son père affirme détenir deux vidéos, réclamées par la justice française, qui prouveraient que le "tueur au scooter" a été manipulé.

Ces enregistrements, qui n'ont pas été rendus publics, auraient été réalisés par Mohamed Merah au moment où la police assiégeait son appartement toulousain et sont cités à l'appui d'une plainte pour meurtre déposée lundi à Paris par les avocates du père du "tueur au scooter", Mes Zahia Mokhtari et Isabelle Coutant-Peyre.

Mardi, le quotidien algérien Echourouk a publié une traduction en arabe des conversations présumées entre Mohamed Merah et des policiers lors du siège qui fut fatal au tueur, une transcription qui a été authentifiée par Me Coutant-Peyre.

Selon le quotidien, l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban aurait affirmé avoir découvert durant ce siège qu'un homme qu'il croyait être son ami était en fait une "taupe", un agent des services français qui l'aurait manipulé, l'incitant notamment à partir en Irak, au Syrie et au Pakistan.

Me Coutant-Peyre a affirmé qu'il revenait à Me Mokhtari, sa consoeur algérienne, de transmettre ces vidéos à la justice, comme l'a demandé le parquet de Paris.

Contactée par l'AFP, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n'a fait aucun commentaire sur ces vidéos. De source proche de l'enquête, on se montrait cependant très réservé sur ces vidéos que le tueur aurait envoyées de son téléphone portable à son père.

"Une souffrance pour les familles"

Les spéculations sur les liens entre Merah et les renseignements étaient apparues peu après la mort du tueur le 22 mars, du fait notamment de ses contacts avérés avec un agent de la DCRI de Toulouse en novembre 2011, à la suite de voyages en Afghanistan et au Pakistan. C'est ce même policier de la DCRI qui était intervenu pour négocier lors du siège.

Un ancien patron du contre-espionnage, Yves Bonnet, s'était ouvertement interrogé sur un éventuel rôle d'indicateur que Merah aurait pu jouer.

Mais Bernard Squarcini, alors chef de la DCRI, avait démenti fin mars que l'homme qui avait abattu de sang froid sept personnes à Toulouse et Montauban entre les 11 et 19 mars ait été un "indic". Ce que l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait également "totalement exclu".

Une source policière a affirmé mardi à l'AFP que Merah a "pu être traité" directement de Paris par un agent de la DCRI - proche de Bernard Squarcini - car localement "ce n'était pas possible avec six agents travaillant sur une trentaine d'objectifs".

Cet agent a "effectué des séjours à Toulouse dans cet esprit", selon elle, ce "qui ne veut pas dire que Merah a été un indicateur".

Merah, selon plusieurs autres sources policières du Renseignement, avait "le profil de cette minorité" de Français parfois "envoyés par les services secrets +faire le djihad+" sous "divers prétextes et parfois sous différentes pressions aussi". Selon ces sources policières du renseignement, cette information est toutefois "difficilement vérifiable".

L'avocat d'une famille de victimes, Me Mehana Mouhou, a estimé que cette plainte du père de Merah était une "provocation".

"Vouloir faire de Merah une victime de la police est une souffrance pour les familles de victimes", a dit Me Mouhou à l'AFP. "Le ministre de l'Intérieur devrait porter plainte pour dénonciation ou diffamation calomnieuse car l'honneur des policiers est atteint", a-t-il ajouté.

Les avocates d'autres proches de victimes, Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil, ont indiqué à l'AFP que ces derniers étaient "extrêmement choqués de ce nouvel épisode" et attendent "des autorités que la vérité éclate"..

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Les Grecs sont-ils vraiment des fraudeurs?

Les Grecs sont-ils vraiment des fraudeurs? | Nouvelles et actus | Scoop.it
Christine Lagarde incite les Grecs à payer leurs impôts. C'est oublier que beaucoup d'entre eux sont imposés à la source et que l'économie grecque a bien d'autres problèmes.
ZONE EURO - La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde fait la leçon aux Grecs.
REUTERS/Kevin Lamarque

Deux ans après le début de la crise en Grèce, les contribuables du pays sont toujours autant pointés du doigt. En l'espace d'un mois, la driectrice générale du FMI Christine Lagarde a appelé à deux reprises les Grecs à faire plus d'efforts pour payer leurs impôts. De son côté, Antonis Samaras, le dirigeant de la Nouvelle Démocratie, propose de privatiser ou d'externaliser les services fiscaux grecs afin de les rendre plus efficaces et de sortir plus vite le pays de la crise.

Lagarde et Samaras ont-ils raison d'avoir les contribuables grecs dans le collimateur? En partie seulement. Certes, la Grèce a besoin d'une collecte d'impôt plus efficace. Le ratio recettes fiscales sur PIB du pays est l'un des plus faibles d'Europe: à peine 32% contre 45,8% en Suède et 47,6% au Danemark. En Grèce, l'évasion fiscale fait office de sport national. Elle atteindrait 12% à 15% du PIB, selon le directeur de la brigade grecque des contrôles fiscaux Nikos Lekkas, ce qui représente un manque à gagner de 40 à 45 milliards d'euros par an pour l'Etat.

Corruption, privilèges fiscaux injustifiés...les défaillances sont nombreuses. Difficile dans ces conditions d'afficher des levées d'impôts convaincantes. Selon le ministère grec des finances, la collecte pour les quatre premiers mois de l'année a été très mauvaise: il manquerait 495 millions d'euros par rapport aux objectifs. Selon le journal grec Kathimerini, le montant des impôts collectés aurait chuté de 20% sur un an au mois de mai. Signe que les efforts promis par le gouvernement n'ont pas été efficaces ou n'ont pas été mis en place.

Un impôt inégalement réparti

Après les élections du 17 juin, qui doivent décider du sort du pays, la Grèce avouera sans doute que l'hémorragie s'est poursuivie en mai et juin. En effet, les périodes d'élections sont favorables à la fraude fiscale. Selon une étude publiée l'an dernier, l'évasion fiscale a augmente en Grèce de 0,2% du PIB en moyenne durant les périodes électorales depuis le début des années 1970 !

Mais, même si la situation des finances publiques est mauvaise, Christine Lagarde et d'Antonis Samaras oublient deux choses importantes. Tout d'abord, beaucoup de Grecs paient leurs impôts: environ deux tiers des travailleurs grecs - les fonctionnaires notamment - sont prélevés à la source, selon le journaliste bloggeur Nick Malkoutzis. Et il en va de même pour de nombreux retraités. Il est donc faux de dire que les Grecs ne paient pas d'impôts. Le problème, pour la Grèce, vient plutôt du fait que le système de répartition de l'impôt est très inégalitaire. L'immunité fiscale des armateurs, par exemple, est devenue insupportable pour une bonne partie de la population.

En outre, la Grèce ne sortira pas de l'ornière en collectant plus d'impôts. L'évasion fiscale n'est qu'un des nombreux problèmes de la Grèce, explique Nick Malkoutzis. La productivité du pays est très insuffisante. Les entreprises publiques ne gagnent pas d'argent, ce qui les rend difficiles à vendre. Enfin, la Grèce est incapable d'exporter à grande échelle, ce qui fait qu'elle dépend énormément des importations. Augmenter les recettes fiscales ne résoudra pas ces problèmes. Le débat sur la Grèce continue pourtant de se focaliser - à tort - sur la fraude des contribuables.

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En Europe, les "boîtes à bébés" se multiplient

En Europe, les "boîtes à bébés" se multiplient | Nouvelles et actus | Scoop.it


On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.

Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

ONZE PAYS EUROPÉENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent. 

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une des ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politique de droite affirment ainsi que le dispositif"protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux." En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent luiaccorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible." Or les bébés récupérées grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon." Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire même sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accouchersous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec"l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.

Charlotte Chabas



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Entreprises, rendez-nous nos données personnelles (c’est pour votre bien) - Rue89

Entreprises, rendez-nous nos données personnelles (c’est pour votre bien) - Rue89 | Nouvelles et actus | Scoop.it

Les entreprises déploient des trésors d’ingéniosité pour tout connaître de nos besoins, goûts et envies. Target, la chaîne américaine d’hypermarchés, est ainsi capable de prévoir – presque au jour près – les accouchements de ses clients. Un berceau et de la peinture sur le ticket de caisse ? Plus que trois mois avant la naissance : le moment d’expédier une pub pour des poussettes.

Mais tout cela va (peut-être) changer. Bientôt, un espace dédié sur le Net concentrera toutes vos données. Un entrepôt virtuel duquel vous seul(e) aurez les clés. Bienvenue dans le monde de la « rétrocession de données ». Basé sur un pari fou : et si les entreprises, qui, depuis des années, accumulent sur notre dos des informations, acceptaient de nous les rendre ?

C’est ce que veut impulser le projet MesInfos, porté en France par la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), un think tank numérique, financé par des entreprises et par des organismes publics.

La fin d’un monde ?

Opaque, intrusif et désagréable. Dans le système actuel (de son petit nom,« Customer relationship management »), les entreprises ont la main sur les consommateurs. Elles nous pistent dans nos achats et nos navigations, se revendent les données sous le manteau, et les utilisent pour nous refourguer leurs produits.

Daniel Kaplan, de la Fing et conseiller numérique de Martine Aubry pendant la primaire, croit pouvoir renverser la relation. Grâce à deux idées :

  • Vendor Relationship Management (VRM)  : l’individu est placé à la tête de son « entrepôt de données personnelles » (« personal database ») et contrôle son partage d’informations avec les entreprises. Il choisit de ne céder que les données qu’il juge nécessaires à l’entreprise pour qu’elle puisse lui fournir un produit calibré. « Free markets need free customers ! » (« L’économie de marché a besoin de consommateurs libres. ») Le concept intéresse aux Etats-Unis avec la publication récente de , par le gourou du marketing en ligne : Doc Searls. Le tout n’allant pas sans un joyeux optimisme libéral...
  • Quantified Self : l’autre aspect de cette « révolution », c’est le micro-management de soi. « Mieux se connaître au travers de ses données. » En récupérant les infos vous concernant, vous pourriez en apprendre beaucoup sur vous-même : santé, conso, impact écologique.

Daniel Kaplan, les yeux plissés vers le lointain :

« Imaginez. Sont éparpillés en ligne une myriade de données sur votre parcours universitaire et professionnel. Vous récupérez tout cela et comparez votre profil à des personnes similaires. Le but ? Dégager de nouvelles perspectives, vous dire : “Ah, je peux compléter mon CV dans ce sens.” »

Connais-toi toi-même

Pour Christophe Benavent, chercheur en marketing et stratégie, ce « personal analytics » existe déjà à l’état embryonnaire :

  • Nike Plus : « Ils vous proposent d’enregistrer vos performances et de les publier sur Facebook. »
  • Google Latitude : « Vous pouvez vous enregistrer dans certains endroits et indiquer constamment votre position. Ce pourrait être un moyen pour les entreprises de remplir automatiquement leurs plannings. »
  • Un train de retard : « Ont été mis en ligne les stats des retards sur les lignes. On peut très bien imaginer qu’un développeur lance une application pour déterminer l’évolution de l’efficacité de la SNCF. C’est la même chose pour les individus. »

Las, il faudra bientôt acheter ses bouteilles de soda en douce sous peine de voir une appli « Forme et santé » s’emballer. Voix robotique et imaginaire :

« L’analyse de vos données montre que le sucre a remplacé le sang dans vos artères. »

Big brother décuplé ? Daniel Kaplan, balaie l’argument :

« Les gens sont obsédés par l’idée de se connaître mieux. Pourquoi feraient-ils leur jogging avec un podomètre ? Ils se plaignent de l’intrusion, mais fournissent sans cesse leurs informations. »

Gagnant-gagnant

Du côté des entreprises, la bataille s’annonce rude (« Vous n’y pensez pas, rendre nos bases de données si durement acquises ! ? »). Jérémie Zimmermann, de la Quadrature du Net :

« La plupart des entreprises collectant des données sont américaines. Allez-leur demander de nous rendre nos données qui sont à la base de leur modèle économique... »

Pas découragé, Daniel Kaplan prend son bâton de pélerin pour convaincre les entreprises des bienfaits de l’initiative. Ses arguments sont rodés :

  • Des données plus pertinentes : les départements marketing des entreprises se peuplent de technologues au détriment des créatifs. Un fric monstre y est engouffré, sans grands résultats. Les bases de données restent imprécises, incomplètes et obsolètes. La solution ? Que les consommateurs complètent eux-mêmes les infos qu’ils jugent pertinentes pour l’entreprise.
  • Rétablir la confiance : les consommateurs sentent bien qu’on se paye leur tête. La défiance s’installe. Or, un client fidèle et confiant est le bien le plus précieux des marketers. La transparence s’impose.

Mais Daniel Kaplan a conscience que certaines entreprises partenaires ne suivent le projet que pour l’empêcher de déraper. Sans doute craignent-elles un scénario à la Max Schrems. Ce jeune autrichien, ayant demandé à Facebook ses données, s’était vu remettre un DVD contenant plus de 1 200 pages ! La presse avait démarré au quart de tour, racontant un « fichage à la Stasi ».

Un système centralisé ? Trop dangereux

Dans la pratique, comment se déploierait un tel projet ? Une phase d’expérimentation, avec des partenaires tels que Monoprix, La Poste et Orange, devrait être menée début 2013. En gardant un œil sur les initiatives similaires en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Daniel Kaplan parie sur une mise en place progressive :

« Dans cinq à dix ans, le processus devrait être bien engagé. »

Pas question de constituer une métabase contenant toutes les informations de l’individu. Ce serait un trésor trop tentant pour des pirates. Surtout, l’entreprise gérant cette database serait en possession d’une puissance de feu nucléaire. Daniel Kaplan :

« Il faut quelque chose d’éclaté. Un système de dialogue entre les entreprises et les individus qui fait venir l’information de plusieurs terminaux. Pas question de construire un dangereux système centralisé. »

Changer la notion de vie privée

La rétrocession de données lèse d’autres intérêts. Dans une tribune parue dans Le Monde (la version complète sur le site de la Fing), Daniel Kaplan prédit la mort d’un « modèle facebookien » de captage asymétrique d’informations. A Rue89, il explique :

« Il faut changer la notion de vie privée, c’est vrai. Mais pas comme l’entendZuckerberg [le fondateur de Facebook, ndlr] – “la vie privée c’est fini”.

Nous proposons un modèle de projection plutôt que de protection de soi. L’individu doit pouvoir dialoguer avec les entreprises et les institutions. Il partage volontairement certaines informations pour se voir proposer le produit le plus adapté. »

Le bel optimisme... Jérémie Zimmermann souligne avec ironie que pour qu’un tel renversement prenne corps, encore faudrait-il que les internautes soient conscients de la valeur de leurs données :

« Vu l’empressement avec lequel nous lâchons nos infos à n’importe qui, ce n’est pas prêt d’arriver. »

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DSK mis en garde par Nicolas Sarkozy

DSK mis en garde par Nicolas Sarkozy | Nouvelles et actus | Scoop.it

Lemari d’Anne Sinclair, DSK, aurait été mis en garde par Nicolas Sarkozy, lorsque celui-ci l’avait soutenu pour la présidence du Fond Monétaire International.
 

D’après une révélation du « Point », le mari d’Anne Sinclair avait été prévenu sur les dangers auxquels l’exposait ses rapports avec les femmes, le sexe et son libertinage.
«Il va sans doute avoir le FMI. On garde ça pour nous, hein ? » aurait lancé Nicolas Sarkozy à son entourage Claude Guéant, Gardère, et à Michel Gaidin, le nouveau préfet de police de Paris.

Nicolas Sarkozy aurait par ailleurs évoqué ouvertement le sujet avec Dominique Stauss-Khan, venu à sa rencontre à l’Elysée. «Dominique toi et moi, on ne nous aime pas. On est pareils…on est des métèques, on aime le fric et les femmes », lui aurait-il dit. «Les métèques et le fric, aux Etats-Unis, ce n’est pas un problème. Mais les femmes, ce n’est pas pareil. Je te préviens : fais attention avec les femmes. Tu connais les Américains, ils ne plaisantent pas»
« N’oublie pas ce que je t’ai dit, hein, Dominique. N’oublie pas», lui aurait-il lancé par la suite.

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Le Front national reflue après la présidentielle

Le Front national reflue après la présidentielle | Nouvelles et actus | Scoop.it
FN aurait obtenu 13,6 % des voix, un score plus faible que celui dont le créditait les sondages. Et avec une abstention autour de 40 % , il y aurait moins de 50 triangulaires.

Marine Le Pen n'aura pas réussi à enrayer la traditionnelle érosion du score du FN entre la présidentielle et les législatives. Ce dimanche soir, selon les premières estimations disponibles à 20 heures, les candidats de la formation d'extrême droite, qui concourraient sous la bannière du Rassemblement bleu marine, auraient obtenu un score national de 13,6 % des voix. Inférieur à celui envisagé par les sondages, entre 14 % et 16 %. Et en-deçà des 17,9 % de Marine Le Pen le 22 avril, qui était alors arrivée en tête ou seconde dans 116 circonscriptions.

Le FN a donc échoué à retrouver son score historique des législatives de 1997, à 15 % des voix. Mais avec 13,7 %, le Rassemblement bleu marine fait tout de même mieux qu'en 1993 (12,42 %) et qu'en 2002 (11,3 %). Après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle, le FN n'avait pu se maintenir que dans 37 circonscriptions avec 9 triangulaires et n'avait obtenu aucun élu. En 2007, seule Marine Le Pen avait pu disputer le second tour à Hénin-Beaumont.

Manque d'ancrage

Ce score confirme tout de même que le FN est en train de retrouver ses niveaux moyens. Mais qu'avec un scrutin local, il a pu pâtir de son manque d'ancrage et d'un vote utile en faveur de l'UMP. Avec le scrutin majoritaire, il est crédité dimanche prochain de 0 à 3 élus. Mais symboliquement, « un seul élu serait déjà une victoire », avait avancé Marine Le Pen.

Surtout,Marine Le Pen n'a eu de cesse d'en appeler à la mobilisation du « peuple qui doit permettre de forcer les portes de sa maison d'où il n'est plus », rappelant que le maintien au second tour des candidats du Rassemblement bleu marine « dépend de la participation. » Or avec une abstention légèrement supérieure à 40 %, la barre de qualification au second tour (12,5 % des inscrits) se situe au-delà de 20 %. Le FN, qui espérait se maintenir dans 150 à 200 circonscriptions avec une centaine de triangulaires, voit ses espoirs douchés.

Quand en 1997, il était en position de se maintenir dans 133 circonscriptions avec 76 triangulaires et avait infligé de lourdes pertes à la droite, le Rassemblement bleu marine provoquerait moins de 50 triangulaires. Or, le maximum de triangulaires était l'un des objectifs poursuivis, afin de pousser à une recomposition politique autour de Marine Le Pen.

Marine Le Pen largement en tête

C'est aussi avec les triangulaires que le parti fonde ses plus solides espoirs d'avoir des élus. Dimanche soir, les regards étaient braqués sur la 11ème circonscription du Pas-de-Calais où Marine Le Pen était attendue largement en tête face au socialiste Philippe Kemel et au leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon. Même si la configuration d'un duel avec la gauche ne lui est pas favorable.

Les espoirs du parti se concentraient aussi sur le Gard et notamment la deuxième circonscription, où l'avocat Gilbert Collard pourrait être en tête, la Moselle et entre autres la 6ème circonscription avec Florian Philippot, ex-directeur de campagne en duel face au PS, le Vaucluse et Marion Maréchal-Le Pen à Carpentras, la Somme, l'Aisne, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, les Vosges, la Haute-Saône, la Haute-Marne ou encore l'Hérault et les Pyrénées-Orientales où candidate, dans la première circonscription, Louis Aliot, numéro 2 du parti.

Et afin de peser autant que possible d'ici le 17 juin, le FN va continuer de poser à l'UMP l'épineuse question de son attitude face à ses candidats qui peuvent se maintenir. A l'issue d'un bureau politique de lundi, le FN pourrait annoncer son soutien à quelques candidats UMP qui se sont montrés favorables à des rapprochements avec la formation d'extrême droite. De quoi faire monter le poison de la division au sein de l'UMP.

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