La BCE de Draghi donne pouvoir à la France de battre monnaie | Nouveaux paradigmes | Scoop.it

Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi « illimitée » (le mot à la mode pour la finance internationale).

 

• un signe plutôt positif ?

- Paul Krugman, prix Nobel : « La France a de nouveau sa propre monnaie. »

-  L’éditorialiste nobelisé du New York Times : enfin un retour aux monnaies nationales dans l’Union européenne !

> commentaire > Sauf que, toujours en euros, pas dans tous les pays membres...

 

- les Nouvelles économiques allemandes : « Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. » Une banque française serait particulièrement dans le collimateur, forcément une des trois banques françaises systémiques (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole), avec mention particulière pour le Crédit agricole (qui a terminé l’année 2012 dans le rouge).

 

• Y voir un camouflet ?

- « les tenants de la sortie de l’euro » : « Leur principal argument [celui des europhobes, ndlr] s’effondre : la BCE se comporte comme la BdF [Banque de France] et on peut maintenant jouer sur la monnaie sans qu’en plus cela entraine forcément une dévaluation. »

 

>commentaire > donner tout pouvoir monétaire apparent à un pays membre contredit sérieusement les règlements européens. Et si une institution comme la BCE viole ainsi ses propres prérogatives, c’est qu’il y a forcément anguille tortueuse sous roche.

 

- L’offense du Sud à l’Allemagne : en Allemagne, c’est ce qu’insinuent méchamment et sans détour nos DWN qui dénoncent un complot (contraint et forcé par leur triste état) des pays éclopés du Sud contre l’impuissante Allemagne :

 

« Il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière. L’Allemagne doit, impuissante, assister à ce qui se produit. Le chef de la Bundesbank, Jens Weidmann, peut tenir à ce sujet des prêches dominicaux. C’est tout. Cette action montre que la fraction Sud, dans les coulisses de la BCE a déjà largement pris le contrôle sur la structure de l’Europe. »

 

>commentaire > Autrement dit, dans le sauve-qui-peut général, un meurtrier coup de canif vient d’être porté à l’intégrité de la monnaie unique. Mais chut, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes européens unis possible. Et qui diantre ose ici parler de fébrilité et de panique ambiantes ?


Via Damoclès