Nourritures et justice mondiale.
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Le rapport de l'Onu sur  l'augmentation de la faim dans le monde ne dit pas tout

Le rapport de l'Onu sur  l'augmentation de la faim dans le monde ne dit pas tout | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it
Pour la première fois depuis plus de dix ans, le nombre d’affamés a augmenté en 2016 et atteint 815 millions de personnes. L’ONU met en cause une multiplication des conflits armés et l’impact de phénomènes climatiques extrêmes. En passant sous silence les ravages causés par l’accaparement des terres sur les petits paysans du Sud.

(...) Les résultats de cette enquête annuelle menée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (Pam), l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont alarmants : 815 millions de personnes (11 % de la population mondiale) ont souffert de la faim en 2016, soit 38 millions de plus qu’en 2015. Un chiffre en hausse après plus de dix ans de baisse constante.

(...) Pour expliquer cette aggravation du phénomène, les chefs de la FAO, de l’Unicef, du Pam, de l’OMS et du Fonds international pour le développement agricole (Fida) pointent dans l’avant-propos « la prolifération des conflits violents et [des] chocs climatiques ».

 « Au cours de la dernière décennie, les conflits ont considérablement augmenté et sont devenus plus complexes et plus difficiles à résoudre », souligne le rapport, qui développe l’exemple du Soudan du Sud : (...)
« Sous l’effet du conflit en cours, l’insécurité aiguë a augmenté d’une manière exponentielle et la famine a été déclarée dans certaines parties de l’Etat d’Unité en février 2017 », rapportent les enquêteurs. Conséquence, « plus de 4,9 millions de personnes (soit plus de 42 % de la population) sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire grave ». « La production agricole et les systèmes alimentaires ont été perturbés, l’élevage a décliné de manière considérable et la violence qui se propage vers les greniers céréaliers de l’Equatoria a de graves effets sur la production. La violence limite l’accès aux marchés et désorganise les flux commerciaux, n’épargnant ni les éleveurs, ni les consommateurs, ni les négociants », énumère le rapport en guise de décryptage.

Autre facteur aggravant désigné par les agences onusiennes, les phénomènes climatiques extrêmes accentués par le changement climatique et en premier lieu El Niño. Ce courant côtier chaud au large du Pérou et de l’Equateur qui peut provoquer pluies diluviennes, tempêtes et sécheresses n’a pas épargné le Burundi, la République démocratique du Congo, la Somalie et le Soudan.

Mais pour l’économiste agricole Materne Maetz, ancien de la FAO et auteur du blog « La faim expliquée ? », le rapport passe sous silence l’accaparement des terres par les géants de l’agroindustrie – semenciers, géants de l’agroalimentaire, etc. – qui prive les familles les plus modestes de leurs moyens de subsistance.

« Les politiques suivies par les pays, comme l’approche qui consiste à favoriser les investisseurs privés, et qui souvent se traduit par l’expulsion des producteurs de leurs terres, sont extrêmement défavorables aux gens les plus pauvres, accuse-t-il. C’est complètement contradictoire. Le problème, c’est que pour lutter contre l’insécurité alimentaire on cherche à produire davantage, sans se soucier de qui produit, au profit de qui, et de savoir si ce qui est produit pourra être acheté et consommé par les personnes en situation d’insécurité alimentaire. »

Mais il reste compliqué pour l’ONU et ses agences de dénoncer cet état de fait. « Quand je vois mes amis de la FAO, je leur dis qu’il est scandaleux qu’elle abrite l’Alliance mondiale pour une agriculture intelligente face au climat [lancée par l’ONU en 2014] et la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition [lancée par le G8 en 2012], qui ne sont pas sérieuses. On n’y compte quasiment aucune organisation paysanne et les rares qui y sont associées n’y jouent qu’un rôle mineur. En revanche, toutes les grandes compagnies sont là et leur politique se traduit par de l’accaparement de terres à grande échelle. Mais l’ONU n’ose rien critiquer, car ces compagnies sont également ses principaux contributeurs. »

Les ONG Action contre la faim, CCFD-Terre solidaire et Oxfam partagent l’analyse selon laquelle les politiques de lutte contre l’insécurité alimentaire sont inefficaces. Ces ONG se sont intéressées aux « pôles de croissance agricole » promus par les alliances précitées. « Ils consistent, sous l’impulsion des grosses multinationales de l’agroalimentaire, à transformer des milliers d’hectares de polyculture-élevage en mini-zones franches défiscalisées où sont cultivées des monocultures de palmier à huile, de riz ou d’arachides, déplore Peggy Pascal. Ce genre de politique empêche les agriculteurs de garder une agriculture diversifiée et les livre à la merci des fluctuations des grands marchés internationaux. »

Autre bête noire dénoncée par les ONG dans leur rapport La faim est un business comme les autres, la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition : « La France – troisième plus gros financeur – y engloutit tout son budget pour l’aide alimentaire » ; « Cette alliance a poussé les pays du Sud à déréguler un peu plus leurs économies et a permis à des entreprises de s’implanter en échappant à l’impôt. Les petits agriculteurs se sont retrouvés en concurrence avec les mastodontes de l’agrobusiness que sont Monsanto, Bayer, Cargill, etc. » Dans son rapport 2016, l’observatoire de l’accaparement des terres Land Matrix évaluait à 26,7 millions d’hectares la surface de terres agricoles dans le monde ainsi transférées à des investisseurs étrangers depuis 2000.

Pourquoi les politiques de lutte contre la faim se sont-elles engouffrées dans cette impasse ? « La FAO a déclaré en 2008 qu’il fallait augmenter la production alimentaire de 70 %, ce qu’elle a ensuite rapidement démenti – la nourriture produite sur Terre suffirait à nourrir douze milliards d’individus et la faim est surtout liée à des problèmes de gaspillage de d’accès aux ressources. Mais c’était trop tard : l’agroindustrie s’est emparée de ce chiffre pour justifier un modèle agricole intensif dont les coûts cachés sont exorbitants », raconte Peggy Pascal.

La France n’a pas l’air de vouloir changer sa politique dans ce domaine. « Emmanuel Macron n’a pas réagi à ce rapport et n’a rien dit sur la question de la faim dans le monde, regrette Peggy Pascal. Pendant le quinquennat de François Hollande, le gouvernement a promu l’agroécologie et a soutenu l’année internationale de l’agriculture familiale. Mais quand on regarde où est allé l’argent, c’est moins dans la petite agriculture familiale que dans l’agrobusiness, au motif qu’il fallait défendre nos parts de marché à l’international (...) »

Pourtant, conclut la chargée de plaidoyer à Action contre la faim, « on sait très bien comment lutter contre la faim : il faut permettre aux agriculteurs de cultiver leurs terres et d’avoir une agriculture diversifiée pour diversifier leurs apports alimentaires et leurs revenus, les connecter aux marchés locaux et protéger leurs droits. Malheureusement, ces politiques ne servent pas les intérêts des grandes multinationales qui voient l’Afrique comme leur plus grand marché d’extension, à la fois pour la production de matières premières et la vente de leurs produits. »

Via PhotoSphEric
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PhotoSphEric's curator insight, September 19, 2:58 PM
Pourtant, conclut la chargée de plaidoyer à Action contre la faim, « on sait très bien comment lutter contre la faim : il faut permettre aux agriculteurs de cultiver leurs terres et d’avoir une agriculture diversifiée pour diversifier leurs apports alimentaires et leurs revenus, les connecter aux marchés locaux et protéger leurs droits. Malheureusement, ces politiques ne servent pas les intérêts des grandes multinationales qui voient l’Afrique comme leur plus grand marché d’extension, à la fois pour la production de matières premières et la vente de leurs produits. »
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Ouest-France - L'image

Ouest-France - L'image | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

La scène se joue samedi dans le Mor Braz. Baie immense arquée entre presqu'île de Quiberon et pointe du Croisic. Un éclat d'Atlantique qui éblouit les naturalistes de l'Ouest.  Car c'est un restaurant étoilé au Michelin de la faune marine. C'est ici que la Vilaine et la Loire s'aventurent dans l'océan.


Un chalutier en pêche, le Mylio, un 12 m de La Turballe, traîne dans son sillage un panache somptueux de près de six mille oiseaux de mer: cinq mille goélands, plus une abondance de fous de Bassan, puffins, océanites, labbes...Une douzaine d'espèces en tout. Auxquelles s'ajoute l'écume d'une troupe de cent dauphins communs!


Émotion. Profusion. Spectacle étourdissant. Vécu trois quarts d'heure durant par soixante-dix amateurs de nature, embarqués sur une vedette de la compagnie Navix pour une journée d'aventure et d'embruns imaginée par Bretagne Vivante.


L'association naturaliste étudie ce fragment d'Atlantique depuis trois ans et souhaite sensibiliser le grand public. Déclencher des envies de respect et de préservation.


La faune, pas folle, prévenue Dieu sait comment, est donc venue souligner le message avec force. Les dauphins font pleurer de bonheur les amateurs du bord. Les puffins, labbes, la mouette de Sabine, l'océanite tempête, oiseaux de haute mer peu visibles et connus des seuls ornithologues, étoilent les yeux de quelques fins connaisseurs renommés.


L'un d'eux explique, admiratif: « Vous avez derrière un seul bateau 500 puffins des Baléares. C'est un trentième de la population mondiale de l'espèce, qui est en voie de disparition!»

                                                                                                                 Thierry Creux

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RDC: le nonce apostolique dénonce un « État prédateur» - RFI

RDC: le nonce apostolique dénonce un « État prédateur» - RFI | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

(Le camp de réfugiés de Lovua, en Angola, à une centaine de kilomètres de la frontière congolaise, accueille notamment des réfugiés congolais qui ont fui les violences au Kasaï, 18 /08/2017)


« État prédateur »,  loin de son peuple. Le représentant du Vatican en RDC, connu pour son ton critique vis-à-vis du pouvoir, a une nouvelle fois pas mâché ses mots. Dans un entretien accordé à la radio onusienne Radio Okapi mercredi 13 septembre, il a également dit qu'il n'y aura pas de visite du pape en République démocratique du Congo avant la tenue d'élections dans ce pays-continent. Une annonce déjà faite en juin.


(...) En clair, il n'y aura pas de visite du chef de l' Église tant qu'il n'y a pas eu d’élections présidentielle et législatives dans le pays. Ce message, le nonce apostolique l'a répété à Radio Okapi cette semaine. Il ne faut pas que la visite du pape puisse être comprise comme un soutien à « la continuation du pouvoir illégitime », a expliqué Luis Mariano Montemayor, ou encore comme un encouragement à manifester pour expulser le régime en place.


Mais le représentant du Vatican à Kinshasa a aussi fortement critiqué l'attitude des autorités congolaises et de la classe politique toute entière face à la crise humanitaire qui secoue les Kasaï depuis plus d'un an. « Pourquoi le pape doit-il appeler à sauver des enfants au Kasaï ? », s'est interrogé le nonce fustigeant le manque d'implication ou de mobilisation du pouvoir et des partis politiques congolais pour venir en aide à cette région.


Le nonce a aussi dénoncé une « tradition d' État prédateur de son peuple » et appelé une nouvelle fois à faire acheminer au plus vite de la nourriture et des médicaments aux milliers de déplacés du Kasaï, notamment dans le territoire de Luiza au sud de Kananga où aucune aide humanitaire n'est encore arrivée, selon l'Eglise catholique très impliquée dans cette région du centre du Congo.

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Amira Hass : "Condamner l’occupation israélienne ne suffit pas" - CAPJPO - EuroPalestine

Amira Hass : "Condamner l’occupation israélienne ne suffit pas" - CAPJPO - EuroPalestine | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Cela a sans doute plus de poids quand c’est une israélienne qui appelle à des sanctions contre Israël ? Merci encore à Amira Hass pour ses prises de positions, sans ambiguité.


"Européens, vos dénonciations sont perçues par Israël comme dénuées de caractère urgent. Ce que vous devez faire, c’est appliquer des sanctions douloureuses. Aux Pays-Bas, à la Belgique et à la France : Il ne suffit pas de condamner uniquement par des mots la politique de destruction menée par Israël, qui détruit des infrastructures et des habitations financées avec l’argent de vos contribuables. C’est une bonne chose que vous soyez en colère, mais le tempo de l’accumulation de votre colère est de loin inférieur au rythme effréné et dangereux des bulldozers de l’Administration civile et des Forces de défense des colonies en Cisjordanie.


Vos condamnations sont perçues comme dénuées de caractère urgent. Vous devez entreprendre des actions réelles. Oui, des sanctions ouvertes et déclarées, qui emprunteront la voie d’une sévérité accrue. Des sanctions douloureuses. Ce peut être la dernière chance de faire bouger l’Israélien moyen, y compris les hommes d’affaires, les touristes, les juges, les universitaires, les fermiers et les consommateurs de football étranger de leur indifférence et de leur complaisance criminelle.


Cessez de vous effrayer du chantage affectif israélien. Israël met en jeu le souvenir de nos familles assassinées en Europe afin d’accélérer l’expulsion des Palestiniens de l’ensemble du territoire cisjordanien et de les déporter dans les enclaves de l’Autorité palestinienne. Telle est l’intention qui sous-tend toutes les démolitions et confiscations ainsi que les interdictions de bâtir, d’élever du bétail et d’irriguer les champs. Tous ceux qui planifient et appliquent cette lente politique d’expulsion pensent déjà à la grande expulsion, cette fois vers la Jordanie. Et que ferez-vous alors ? Vous publierez des condamnations tout en envoyant des réservoirs d’eau et des tentes aux personnes qui auront été expulsées ?


Le 24 août, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, et le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, publiaient une condamnation officielle de la confiscation des caravanes devant servir de classes pour les quatre premières années primaires dans le village palestinien de Jubbet Adh-Dhib, ainsi que la confiscation des panneaux solaires destinés à l’école du camp de Bédouins d’Abu Nuwwar.


Les Belges faisaient remarquer qu’ils étaient de ceux qui avaient financé ces équipements. « [La Belgique] continuera à travailler avec ses partenaires, comme par le passé, afin de demander aux autorités israéliennes de mettre un terme à ces démolitions », peut-on lire dans la déclaration du ministre des Affaires étrangères.


L’un de ces partenaires n’est autre que les Pays-Bas, dont le Parlement a consacré pas mal de temps à discuter des démolitions commises par les Israéliens, plus de temps, quoi qu’il en soit, que n’en a consacré la Knesset. Voici ce que les ministres du cabinet hollandais ont rapporté le mois dernier aux parlementaires hollandais à propos de la confiscation des panneaux solaires de Jubbet Adh-Dhib en juin : « Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis par courrier de restituer les panneaux solaires aux Pays-Bas. » Le cabinet du Premier ministre n’a ni confirmé ni dénié ce rapport.


Après la confiscation, le village a été condamné à ne recevoir que deux heures d’électricité par jour, produite par un générateur. Ces vingt dernières années, le village a soumis au moins quatre requêtes à l’Administration civile pour être raccordé au réseau d’électricité et toutes ces requêtes ont été rejetées. (...)


La France elle aussi a annoncé fièrement qu’elle était une partenaire dans la construction humanitaire en Zone C et à Abu Nuwwar. La France a elle aussi condamné les récentes démolitions et a demandé qu’on lui renvoie les équipements confisqués. En six mois, Israël a détruit 259 structures palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, explique la condamnation émise par la France.


Au cours de la même période, le gouvernement israélien a approuvé la construction de plus de 10 000 unités de logement dans les colonies – trois fois plus que pour toute l’année précédente.


Ainsi donc, la destruction des communautés palestiniennes, l’évacuation de la famille Shamasneh de sa maison à Jérusalem et les plans du ministre de la Défense Avigdor Lieberman visant à démolir Sussia et Khan al-Akhmar représentent l’autre face de la médaille de la construction de colonies.


Voilà comment Israël applique une expulsion graduelle. Sans sanctions, il peut prendre une profonde aspiration et sa foi dans sa capacité à appliquer le plan est solide. Qui donc sait mieux que vous, et que votre voisin allemand en particulier, à quoi mènent les plans d’expulsion limitée, et quelle disposition d’esprit criminelle ils mettent en place dans une société qui planifie ce genre de chose ?"

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21 Septembre. 5 Vidéos: Les plantations ne sont pas des forêts | WRM en français

21 Septembre. 5 Vidéos: Les plantations ne sont pas des forêts | WRM en français | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Le 21 septembre prochain nous célébrerons la Journée internationale de lutte contre la monoculture d’arbres. Cette date, choisie en 2004 par le Réseau Alerte contre le Désert Vert du Brésil, est un moment spécial consacré à dénoncer les graves impacts que le système de production industrielle d’arbres à grande échelle a sur les communautés et les écosystèmes.


Chaque année, des organisations et des mouvements sociaux organisent diverses activités pendant le mois de septembre pour rendre visibles leurs combat et dénoncer les effets négatifs des plantations d’arbres sur leurs moyens d’existence et leurs territoires. Mais le 21 septembre est surtout la date choisie pour célébrer la résistance et la solidarité et pour dire Assez ! à la monoculture d’arbres.


Nous présentons une série de cinq courtes vidéos qui montrent pourquoi les plantations d’arbres industrielles ne sont pas des forêts.  

La première vidéo aborde les effets généraux des plantations d’arbres à grande échelle. Les quatre autres portent sur des sujets plus précis : plantations de palmiers à huile, plantations pour la production de cellulose et d’énergie, impacts sur l’eau et le leurre des certifications.

Les vidéos sont disponibles en deux formats :

– versions de haute qualité publiées dans la chaîne YouTube à diffuser dans les sites Web, les réseaux sociaux, par courriel, etc.

– versions plus légères de qualité moindre à télécharger et partager dans WhatsApp ou Telegram, ou pour les connexions Internet lentes.


> >Versions plus à télécharger et partager ( fichiers .mp4 depuis Dropbox. - téléphone portable via  WhatsApp)


Pour en savoir plus >>> Journée internationale de lutte contre la monoculture d’arbres 2017

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Après la polémique lancée par le maire, un collectif vient en aide aux migrants à Ouistreham

Après la polémique lancée par le maire, un collectif vient en aide aux migrants à Ouistreham | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Alors que la présence des migrants a été dénoncée cette semaine avec véhémence par le maire de la commune, un collectif vient de se monter à Ouistreham pour leur venir en aide.  

Mercredi dernier, Romain Bail, avait convoqué les médias locaux pour une conférence de presse improvisée. Le maire de Ouistreham annonçait alors qu'une jeune fille de 11 ans avait été agressée par un jeune Soudanais de 15 ans et dénonçait l'inaction de l'Etat sur le dossier des migrants dans sa commune.

"Je suis inquiet car je n'ai vu, ces derniers jours, que monter la peur, et la psychose. Ce sujet des migrants anime quasiment toutes les discussions des ouistrehamais à tout niveau et à tout moment. Je sens bien qu'il y'a une volonté pour certains de se dire que si la réponse ne vient pas de l'Etat, elle viendra peut-être d'eux-même", déclarait l'élu.


La réponse de l'intéressé, la préfecture, n'avait pas tardé.

(> http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen-mer/ouistreham/agression-ouistreham-torchon-brule-entre-prefet-romain-bail-dossier-migrants-1327527.html)


Cette "peur" évoquée par Romain Bail ne semble pas partagée par tous les Ouistremais. En témoigne la création ces derniers jours du Collectif d'Aide aux Migrants à Ouistreham (CAMO).


"C'est vrai que beaucoup disent: ils veulent aller en Angleterre, on ne peut rien faire pour eux", explique Michel Martinez, membre du collectif, "Il y a deux solutions. Soit on les fait rentrer dans le bateau. C'est interdit. Soit on s'occupe d'eux".


Distribution de repas, de vêtements, de chaussures, Michel Martinez et d'autres habitants de la commune ont décidé de s'occuper d'eux.

"C'est tellement incroyable que je leur dis parfois qu'ils sont des héros parce que n'importe quel citoyen qui aurait parcouru 10% de ce qu'ils ont parcouru serait épuisé et déprimé".


Malgré la polémique de cette semaine, le collectif souhaite travailler avec la municipalité et les pouvoirs publics. Il a notamment demandé que le gymnase de la commune soit ouvert le soir pour permettre aux migrants, en majorité d'origine soudanaise en ce moment, de pouvoir dormir à l'abri et s'engage à assurer la surveillance de ce lieu d'hebérgement.


> Vidéo:Reportage de Rémi Mauger et Morgane Tregouet intervenant: - Michel Martinez, Collectif d'Aide aux Migrants à Ouistreham (CAMO)

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La permaculture est une voie d'avenir pour les pays du Sud

La permaculture est une voie d'avenir pour les pays du Sud | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

La permaculture est une façon de produire des aliments sans dégrader la nature. Mais c’est plus, explique l’auteur de cette tribune : la permaculture existe depuis bien plus longtemps que le terme (1978) et dessine un modèle alternatif à la société industrielle.


[...] Fait réjouissant : cette perspective n’est pas un mirage. Mieux encore : elle ne restitue ni toute l’ambition ni tous les champs d’application possibles de la permaculture — dans l’espace, le temps et la société.


(...) Rappelons qu’à l’exact inverse du modèle industriel, la permaculture n’est pas une méthode « clé en main » que l’on déploierait en suivant un protocole préétabli. Au contraire, il s’agit d’une philosophie souple, mettant au cœur de son approche le « terrain » et les spécificités liées à chaque site et écosystème.


Nombreux sont dès lors les « petits paysans » (résidant principalement dans les pays dits « en développement » et encore peu convertis au modèle agro-industriel occidental) qui, ayant élaboré des pratiques agricoles adaptées aux caractéristiques et contraintes de leur environnement au fil des générations, se reconnaissent dans l’approche permacole – quand bien même ils en ignorent l’appellation.


Ainsi, dès 1991, une série de reportages réalisés par Bill Mollison (Global Gardener) avait pour double objectif d’identifier les pratiques traditionnelles s’apparentant à de la permaculture en Afrique, en Asie et en Amérique, tout en accompagnant ces praticiens afin qu’ils essaiment face aux dégâts causés par la « révolution verte ».


Ces initiatives et d’autres, poursuivant un travail de fond à leur échelle, incarnent les différentes dimensions composant l’approche « holistique » dont la permaculture se revendique — le volet agricole faisant souvent office de dénominateur commun. À travers les continents et les cultures, elles dessinent une mosaïque de réalisations, un puzzle d’alternatives qui, une fois réunies, proposent un modèle cohérent, prenant la tangente vis-à-vis de la société industrielle.


Au cœur du Deccan (une région du sud de l’Inde), face aux monocultures de coton génétiquement modifié « Bt », l’ONG Aranya Agricultural Alternatives élabore des solutions permacoles de long terme, en étroite relation avec les populations villageoises et tribales. En les encourageant à diversifier leur production (via la réhabilitation de polycultures traditionnelles associant légumineuses, céréales et plantes à huile et condiment), Aranya fait le pari qu’une fois les premiers bénéfices retirés (obtention de produits permettant d’assurer leur subsistance, donc réduction de leur dépendance aux fluctuations des cours du marché), ces paysans entraîneront les communautés voisines dans un cercle vertueux. Afin d’enclencher la dynamique, Aranya garantit le rachat de la production à un prix défini les premières années, puis favorise l’émergence de structures autogérées telles que les coopératives, permettant une meilleure stabilité des prix et répartition de la richesse créée.


Cette approche collective est également celle privilégiée par l’Instituto Mesoamericano de Permacultura, sur les rives du lac Atitlán (Guatemala). Plaçant la biodiversité au centre de son action, en éduquant par exemple à la conservation puis au partage des semences, son objectif est de faire perdurer le lien étroit entre patrimoine génétique des écosystèmes et souveraineté alimentaire des populations locales.


La restauration d’écosystèmes dégradés permet également à des collectifs de se constituer. Le projet initié par le Permaculture Research Institute Kenya et le Drylands Natural Resource Centre réunissant près de 600 foyers (environ 3.600 habitants) a permis de réhabiliter une terre érodée à l’aide de principes permacoles (collecte et gestion de l’eau, agroforesterie, association de cultures, etc.), améliorant la fertilité des sols et générant quelques revenus grâce au moringa, un arbre adapté aux régions à faibles précipitations, et dont sont issues de multiples ressources (feuilles, fruits, graines, huile).


Ces actions solidaires prospèrent sous toutes les latitudes et altitudes ! Dans un pays où 90 % de l’activité économique est en lien avec l’agriculture, le Himalayan Permaculture Centre (Népal) travaille étroitement avec les habitants des vallées montagnardes. Face aux déforestations récentes induites par la croissance démographique et la pression progressive sur le foncier, l’accent est mis sur la gestion collective des ressources (bois, eau, sol), la promotion de techniques permacoles à faibles intrants énergétiques mais forts rendements, et la mise en place de communs.


L’éducation joue évidemment un rôle central dans cette transition vers une société plus égalitaire, comme le démontre le programme Regional Schools and Colleges Permaculture (Rescope) conduit dans plusieurs pays de l’est et du sud de l’Afrique (Malawi, Kenya, Afrique du Sud, Zimbabwe, Zambie). Utilisant l’école comme point d’entrée, la démarche s’adresse aux générations futures, formées à l’approche permacole, afin que ces savoir-faire se propagent et s’ancrent ensuite au sein de leur communauté.


Enfin, si la « résilience » est la capacité d’une société à absorber les chocs et à maintenir sa cohésion en situation de crise, les initiatives menées par l’association Soils (Liban) au sein de camps de réfugiés syriens sont inspirantes à bien des égards. En ancrant jardins et potagers dans ces lieux de passage, elles redonnent un sentiment de fierté et d’appartenance communautaire à leurs occupants. L’idée n’est pas un cas isolé : des actions similaires ont vu le jour en Afghanistan, en Italie, aux Philippines… jusqu’en France (Calais) !


Si la permaculture est un luxe, ce serait donc celui de parvenir à réunir — dans différents contextes culturels et économiques — des collectifs autour d’éthiques et principes essentiels, sur lesquels peuvent prospérer des sociétés plus solidaires, égalitaires et résilientes. Au Nord comme au Sud, les expérimentations d’aujourd’hui ébauchent déjà les paradigmes de demain ; des exemples démontrant que, bien plus qu’une tendance ou une mode, la permaculture est un sport de combat permanent.


- Complément d’info : La 13e Convergence internationale de permaculture (IPC India 2017) se tiendra fin novembre à Hyderabad (Inde). Cet événement biennal réunit plusieurs centaines de praticiens venant d’une cinquantaine de pays. Il permet de partager projets et savoir-faire communs et est l’occasion de mieux connaître ce mouvement composite, au carrefour d’enjeux agricoles et sociétaux, de cultures et de traditions.


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
Katell Rochard's insight:
Si la permaculture est un luxe, ce serait donc celui de parvenir à réunir — dans différents contextes culturels et économiques — des collectifs autour d’éthiques et principes essentiels, sur lesquels peuvent prospérer des sociétés plus solidaires, égalitaires et résilientes. Au Nord comme au Sud, les expérimentations d’aujourd’hui ébauchent déjà les paradigmes de demain
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Face à la multiplication des projets miniers, l'opposition s'organise

Face à la multiplication des projets miniers, l'opposition s'organise | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

(La carte Panoramine des projets d’extraction prévus en France.)


Alors que des industriels lancent de nombreux projets de mines, les résistances et les oppositions locales s’organisent. Elles se sont réunies dans un forum organisé par l’association Ingénieurs sans frontières – Systèmes extractifs et environnements. L’occasion de faire le point des luttes minières en France.

Pollutions, nuisances, impacts sociaux, déstabilisation des territoires concernés, incertitude quant à l’emploi généré... autant de raisons qui expliquent que la plupart des permis exclusifs de recherche minière (Perm) de l’Hexagone ont vu se constituer des associations et des collectifs s’opposant aux projets miniers. Et ils sont bien souvent très actifs, comme en témoigne l’action spectaculaire des militants opposés au Perm de Kanbo, au Pays basque. Jeudi 14 septembre, au petit matin, ils ont lancé des travaux devant la maison du directeur de la société Sudmine, qui souhaite chercher de l’or dans les Pyrénées-Atlantiques. Ces mêmes opposants ont aussi prévu une manifestation à Bayonne, samedi 16 septembre.


La tendance à l’intensification de l’exploitation des ressources minérales est mondiale. Le renouveau minier français s’applique dans le cadre juridique et sous l’impulsion politique nationale. Mais l’opposition citoyenne naît et se construit principalement localement, dans les zones directement concernées par les projets miniers.


Relier ces différentes échelles pour « faire connaître et reconnaître le mouvement de contestation à l’échelle nationale » était l’objectif d’un forum sur les mobilisations citoyennes face aux impacts miniers organisé par l’association Ingénieurs sans frontières – Systèmes extractifs et environnements (ISF-SystExt), qui a réuni une soixantaine de personnes le week-end du 9 septembre 2017, dans le Val-d’Oise.


En juin 2013, l’octroi du Perm de Tennie (Sarthe) à la compagnie minière Variscan avait constitué une première en France hexagonale, où aucun permis de ce type n’avait été délivré depuis une vingtaine d’années. La même année, des professionnels de la mine créaient le groupe thématique Systèmes extractifs et environnements (SystExt) au sein d’Ingénieurs sans frontières (ISF). Cette fédération, qui existe depuis 1982, compte trois autres groupes thématiques travaillant sur l’eau, les agricultures et les énergies et une vingtaine d’associations principalement implantées dans les écoles d’ingénieurs.


Quatre ans plus tard, les projets miniers se sont multipliés en France. À l’heure actuelle, la carte Panoramine réalisée par ISF-SystExt recense 11 Perm et 6 demandes de Perm dans l’Hexagone. Ils se trouvent principalement en Bretagne, dans le Limousin, dans les Pyrénées... Le dernier en date est celui de Vendrennes, en Vendée, délivré en mars 2017 à la société SGZ France. Les sociétés minières recherchent des métaux dits stratégiques, qualifiés ainsi en raison des incertitudes qui peuvent planer sur leur approvisionnement, mais aussi de l’or.


S’ajoute le cas de la Guyane, où l’orpaillage est pratiqué depuis 150 ans, légalement et illégalement. Dans ce département ultramarin d’Amazonie, le projet de la Montagne d’or cristallise une opposition réunie dans le collectif Or de question. Le consortium russo-canadien Columbus Gold-Nordgold souhaite creuser une immense mine à ciel ouvert de plus de 2 km de long. Cette échelle d’exploitation est jusqu’à présent inconnue en Guyane [1]


[...] Légalement, la place des citoyens dans les questions minières reste cantonnée à des consultations éparses. Lorsque la population est bien informée, la mobilisation peut avoir lieu avant l’attribution du Perm. C’est le cas pour le permis de Kanbo, au Pays basque, demandé par la société Sudmine qui souhaite y chercher de l’or. La demande de permis a été déposée en novembre 2014. En février 2017, la consultation publique en ligne a eu lieu.

Cette consultation de 21 jours, dont l’existence est méconnue, est le seul espace d’expression des citoyens avant la délivrance ou non du Perm. (...)


Pour les Perm délivrés, l’opposition peut se constituer tout au long des travaux. Ainsi, sur le permis de Couflens, en Ariège, délivré en février 2017 à la société Variscan qui y cherche du tungstène, les opposants à la mine réaffirment leur volonté d’être le plus présent possible. Sur les trois Perm du centre Bretagne — Loc-Envel, Merléac et Silfiac —, les collectifs maintiennent la mobilisation.

Dans le Limousin, la société Cominor a demandé le renouvellement du Perm de Villeranges (Creuse), arrivé à expiration en novembre 2016. Et la mobilisation reste sur le qui-vive.


À l’expiration d’un Perm, les compagnies minières peuvent demander un permis d’exploitation. Une enquête publique a alors lieu, mais les avis des citoyens et celui du commissaire-enquêteur restent consultatifs.

En Guyane, l’enquête publique portant sur Montagne d’or s’est terminée le 25 août. À la suite de la saisine de France nature environnement, la Commission nationale du débat public a annoncé le 6 septembre la tenue d’un débat public en Guyane sur le projet. Il aura lieu de mars à juin 2018. C’est une première victoire pour le collectif "Or de question", car cela permettra de prolonger le débat public et d’offrir un nouvel espace médiatique à l’opposition au projet.


[...] Michel Dubouillé, secrétaire national de Guyane écologie et membre de Or de question, surenchérit : « La mobilisation contre un projet minier n’est pas encore gagnée qu’un nouveau projet arrive déjà. » Une représentante de Mining Watch Romania, association mobilisée sur les projets miniers en Roumanie comme sur le site de Rosia Montana, insiste sur « l’effet domino » qui fait que si un projet aboutit, d’autres suivent.


Dans l’Hexagone, le projet minier le plus avancé est celui de St-Pierre-Montlimart, dans le Maine-et-Loir, où des forages profonds ont été effectués dans le cadre de la phase d’exploration. Les résultats sont prometteurs, d’après le rapport trimestriel publié par la société Variscan. Il n’y a pas de contestation citoyenne organisée localement.


+ Sur le projet de mine d’or au Pays basque:

https://reporterre.net/Une-action-est-en-cours-contre-le-projet-de-mine-d-or-au-Pays-basque


"Le projet de mine d’or, dénommé « Kanbo », s’étendrait sur une superficie de 126 km2, touchant onze communes du Pays basque nord. Notamment les zones de production AOC (appellation d’origine contrôlée) du piment d’Espelette, du fromage Ossau-Iraty et la zone de production des cerises d’Itxassou. Habitants et élus locaux sont vent debout contre cette mine, qu’ils jugent polluante et inutile. Ils veulent ainsi mettre la pression sur le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui doit rendre sa décision quant au permis de recherche cet automne."

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Urgent petition: fight for small farmers’ rights

Urgent petition: fight for small farmers’ rights | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Negotiations are taking place at the UN on a declaration of rights for small-scale food producers. This would be an important step to protect small farmers across the world from escalating levels of violence and oppression. Small farmers feed the most of the world’s population, yet they are facing serious threats because of the expansion of global agribusiness.  

There is a meeting next week at the UN to discuss this declaration but we’ve just heard the US is planning to vote to stop this process from continuing. And that’s not all, they are putting pressure on the UK to do the same.

We need to take urgent action now.

Please sign this petition by Monday 18th September so we can deliver this in time before the vote and call on the UK government to vote for the UN declaration process to continue.

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Déchets urbains: une gestion laxiste qui fait des ravages en Afrique

Déchets urbains: une gestion laxiste qui fait des ravages en Afrique | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

L’accident meurtrier survenu le 8 septembre 2016 dans une décharge de produits avariés près de Cotonou au Bénin est venu rappeler une triste réalité. Malgré quelques initiatives enregistrées ici et là, le laxisme persiste dans la gestion des déchets urbains en Afrique. Plusieurs villes croulent sous des montagnes de détritus. De nombreuses capitales sont classées parmi les plus sales du monde.


[...] Dans plusieurs pays du continent, les populations se débrouillent pour se débarrasser de leurs déchets dans des décharges à ciel ouvert. Les dépotoirs sauvages prolifèrent. C’est le cas dans la ville de Conakry, la capitale guinéenne, classée par le magazine Forbes parmi les villes les plus sales d’Afrique. (...)


  Les habitants de la capitale guinéenne ne décolèrent pas. Ils vivent dans des quartiers devenus des décharges à ciel ouvert. La ville croule sous les amoncellements de déchets, dans l’indifférence totale des autorités, se plaignent-t-ils.


[...] «Ces pays n’ont pas de système de taxes ou de redevances qui leur permettraient de financer des programmes de gestion des déchets solides, et leur population se débarrasse généralement de ses ordures dans des décharges sauvages, à ciel ouvert», note Ede Ijjasz-Vasquez qui a fait une étude sur ce sujet pour la Banque Mondiale.


 Des associations se sont mobilisées aux quatre coins du continent pour dénoncer le laxisme des pouvoirs publics.

Leur campagne de sensibilisation porte notamment sur l’interdiction de l’usage des sachets en plastique qui obstruent les ruisseaux, bouchent les canaux de drainage des eaux usées et dévastent les troupeaux. Au Sahel, 30% du cheptel meurt après en avoir consommé.


Plusieurs pays comme le Sénégal, le Gabon, le Cameroun, le Togo, le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Rwanda ont d’ores et déjà interdit la production et l’importation du plastique.


Le Rwanda fait figure de bon élève en la matière. Là-bas, on vous débarrasse de vos sacs en plastique dès votre arrivée à l’aéroport de Kigali en échange de sacs en papier. Les autorités ont par ailleurs mis en place plus de 60 compagnies chargées de la collecte et du transport des déchets dans la capitale. Le tout sous la supervision de l’agence rwandaise de régulation qui fixe le prix à payer par chaque foyer dans les quartiers. Et ça marche.


Des initiatives similaires voient le jour dans d’autres capitales africaines comme à Ouagadougou au Burkina Faso. Mais tout le monde s’accordent à dire que rien ne sera fait sans une véritable volonté politique des Etats et une vaste sensibilisation des populations qui doit commencer par les plus jeunes dans les écoles. (...)


Via congruence-RSO, Voix Africaine
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Benoît Hamon : "La gauche doit anticiper les mutations du capitalisme"

Journal l'Humanité
Ajoutée le 16 sept. 2017
Présent à la Fête de l'Humanité, le fondateur du Mouvement du premier juillet invite toutes les forces de gauche à réinventer un modèle social non basé sur l'unique valeur travail.

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Droit d’asile. Les limites du tri des migrants

Droit d’asile. Les limites du tri des migrants | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it
Si les dirigeants européens, Emmanuel Macron en tête, ont retiré leur proposition de créer des hotspots en Libye pour trier les candidats à l’asile, ils comptent néanmoins établir des centres d’identification, baptisés “missions de protection”, au Tchad et au Niger. Une volonté affirmée lors de la rencontre euro-africaine à Paris, le 28 août, qui suscite des réactions plus mitigées en Afrique.

Ainsi, tandis que le journal burkinabé Aujourd’hui au Faso saluait le volontarisme du président français et l’abandon du projet de hotspots en Libye, Le Djely dénonçait la volonté des pays européens de chercher à “se débarrasser du fardeau migratoire à moindres frais”, pointant un “jeu de dupes” consistant seulement à “transférer la gestion de la crise migratoire au continent africain”.

Isabelle clere Escouteloup's insight:
> SLASH/Bienvenus.les.migrants? - Vox Pop - ARTE 1 minute https://youtu.be/IIujrrAG0P8

> Le sujet des "migrants" résumé (avec Damien Carême) - Vox Pop - ARTE 14 minutes https://youtu.be/tPor06YC6eY

Via Isabelle clere Escouteloup
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Isabelle clere Escouteloup's curator insight, September 16, 4:03 PM
SLASH/Bienvenus.les.migrants? - Vox Pop - ARTE 1 minute https://youtu.be/IIujrrAG0P8

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Le sujet des "migrants" résumé (avec Damien Carême) - Vox Pop - ARTE 14 minutes
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Niger : « L’Etat islamique dans le Grand Sahara est la nouvelle menace »

Niger : « L’Etat islamique dans le Grand Sahara est la nouvelle menace » | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Boko Haram au sud-est, attaques répétées dans l’ouest, tentative de déstabilisation au Tchad et contrôle des migrants : Mohamed Bazoum, le ministre de l’intérieur du Niger, revient sur les enjeux sécuritaires auquel doit faire face ce pays hautement stratégique du Sahel.

Le gouvernement est toujours sans nouvelles des 39 femmes et enfants qui ont été enlevés à Ngalewa, dans la région de Diffa, le 4 juillet par des éléments de Boko Haram lors d’une attaque où neuf personnes avaient péri égorgées. Par ailleurs, début septembre, une tentative d’enlèvement a eu lieu à Koutou.

- Après l’enlèvement de début juillet et la tentative d’enlèvement à Koutou, observe-t-on un changement de stratégie de la part de Boko Haram ?


Mohamed Bazoum Ce changement, cela serait cet acte qu’ils ont posé. De façon générale, c’est une organisation qui a été défaite et ne me semble plus posséder de direction centrale qui donne des ordres et mène des actions planifiées. Il y a comme une débandade qui fait qu’ils sont réduits à végéter et à survivre.


- Fin 2016, une démarche d’amnistie a été entreprise auprès des repentis de Boko Haram. Où en est votre programme de réintégration ?


- Nous avons ouvert un camp pour les y installer. Ils sont au nombre de 150. Cette semaine, nous commençons un programme d’enseignement religieux à la faveur duquel nous pensons pouvoir leur enseigner un islam qui les fera revenir de leur lubie ; une lubie qui leur avait causé beaucoup de souffrances en partant dans les rangs de Boko Haram.


- Un plan de sortie de crise est en cours dans la région de Diffa. En quoi consiste-t-il ?


- La première étape est de faire retourner les populations dans leurs villages pour qu’ils reprennent les activités grâce auxquelles elles vivaient jusqu’aux événements. Dans un deuxième temps, il s’agit de procéder à des investissements de type structurel, pour changer les paramètres de l’économie de la région et ainsi créer les conditions d’une vie plus décente au profit des populations.


- Il y a Boko Haram au sud-est et à l’ouest, le Niger fait également face à des attaques répétées. Qui sont ces agresseurs de l’ouest du Niger ?


- Ce sont des jeunes du Niger qui ont été embrigadés au cours de l’année 2012 par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Cette organisation, vous vous en souvenez, était venue dans le sillage de l’occupation du nord du Mali. […] Ces jeunes gens ont été démobilisés au lendemain de l’opération « Serval », mais ont repris leurs activités sous la férule d’un certain Abu Walid Al-Sahraoui qui est l’un des anciens dirigeants du Mujao. C’est ce groupe qui sévit dans cette partie du Niger.


- Abu Walid Al-Sahraoui est le leader de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Aujourd’hui, l’EIGS est-il la principale menace sécuritaire pour le Niger ?


- Oui tout à fait, c’est la menace qui pèse sur nous. Ce n’est pas une menace particulièrement dangereuse, mais c’est la menace à laquelle nous faisons face aujourd’hui.


- La situation au nord du Tchad, à la frontière libyenne, s’est fortement dégradée le mois dernier. Ces deux pays sont frontaliers du Niger. Considérez-vous ce conflit comme une menace directe pour le Niger ?


- En Libye, il y a une opposition armée au gouvernement tchadien qui, semble-t-il, a tenté quelque chose. Si le Tchad est déstabilisé, le Niger aussi le sera. Il y a beaucoup de milices armées de toutes les nationalités, du Niger notamment, dans le Sud libyen. Evidemment que nous ne nous sentirons jamais en paix et en sécurité tant qu’une telle situation continuera de prévaloir en Libye.


- Pour passer à l’épineuse problématique des migrants, on l’a vu ces derniers mois, le Niger est au cœur de la question migratoire en Afrique de l’Ouest. Quelle est la position de votre gouvernement sur cette question ?


- Nous savons que le trafic des migrants est indissociable du celui des armes et de la drogue. Lorsque nous luttons contre l’un des trafics, nous luttons contre l’ensemble. Cet impératif sécuritaire est un motif suffisant pour que nous soyons engagés comme nous le sommes contre le trafic des migrants. (..)

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Glyphosate : derrière la controverse scientifique, le scandale démocratique | Guillaume BALAS • Député européen

Glyphosate : derrière la controverse scientifique, le scandale démocratique | Guillaume BALAS • Député européen | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

L’ONG « Générations Futures » a publié jeudi 14 septembre les résultats exclusifs d’une étude soulignant la présence de glyphosate et de son métabolite, l’AMPA, dans plus de la moitié des échantillons de consommation courante analysés. Les aliments les plus touchés sont les céréales (7 sur 8) ainsi que les légumineuses (7 sur 12).  

Alors que la Commission européenne proposera dans quelques semaines de renouveler l’autorisation de cette substance pour 10 ans, le Ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a affirmé fin août son opposition à cette prolongation. Il s’agit d’une prise de position importante mais non suffisante. Face au poids des lobbies et aux risques sanitaires et environnementaux qu’ils font courir, nous devons urgemment interdire cet herbicide classé cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en mars 2015.


Etudes ignorées et sélectionnées pour autoriser et prolonger la vente du glyphosate : les exemples ne manquent pas pour illustrer la controverse scientifique des dernières années mise en scène par la Commission européenne, ses agences et les lobbies de l’industrie chimique.


Selon la réglementation européenne, la classification du CIRC aurait exclu de la vente le glyphosate. Malgré cela, la Commission a souhaité prolonger sa présence sur le marché de 14 ans. En juin 2016, elle s’accorde sur un sursis de 18 mois dans l’attente de la publication d’un avis sur la sécurité du glyphosate.

Celui-ci est publié le 15 mars 2017 par l’Agence européenne des produits chimiques et nie le risque cancérogène pour l’homme. Peu de temps après, l’ONG Global 2000 montre que 7 des 12 études déjà conduites sur la souris et le rat confirmant le lien entre glyphosate et augmentation de tumeurs ont été ignorées par les agences d’évaluation.

Selon les dernières révélations de RMC, une centaine de pages d’un rapport de l’Union européenne concluant à la non dangerosité du glyphosate aurait été copiée d’une étude de Monsanto (!).


[...] Ces multinationales et lobbies doivent être mis au pas : l’intérêt général des citoyens prime sur leurs intérêts financiers. La société civile continue de se faire entendre sur le sujet : une initiative citoyenne européenne a recueilli plus d’un million de signatures pour interdire le glyphosate (https://stopglyphosate.org/fr/).


Si elles veulent retrouver de la crédibilité, les agences et institutions européennes doivent, de toute urgence, être transparentes et protéger en premier lieu la santé des Européens. En tant qu’élu, garant de la confiance des citoyens dans leurs institutions publiques, de l’intérêt général et de la santé publique, je continuerai mon combat contre le glyphosate en dénonçant les errements de l’industrie chimique pour défendre la santé des citoyens, consommateurs et agriculteurs.


A ce titre, je me rendrai à l’Autorité européenne de sécurité des aliments à Parme le 19 et 20 octobre prochain avec une délégation du groupe S&D où je ne manquerai pas d’exposer mes craintes quant aux potentiels conflits d’intérêts dans son processus d’évaluation des risques sanitaires.

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Exploitation de l’uranium au Niger : « Nous avons hérité de la pollution durable »

Exploitation de l’uranium au Niger : « Nous avons hérité de la pollution durable » | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

L’ONG Aghir In'man se bat depuis 2002 pour faire connaitre l'impact des activités d'extraction de l'uranium au Niger. Son fondateur et président, Almoustapha Alhacen, reçoit cette semaine un prix international pour son action.


Environ 30% de l'uranium extrait par Areva provient du Niger. Mais à quel prix ? Lauréat du prix international Nuclear Free Future Award 2017 (dans la catégorie Résistance), Almoustapha Alhacen mène un combat depuis 2002 pour la reconnaissance des conséquences environnementales et sanitaires de l'exploitation des mines d’Arlit.


Fondateur et président de l’ONG Aghir In'man, il reproche aux filiales d’Areva, qui exploitent ces mines depuis les années 70 dans le nord du pays, un manque de transparence sur l’impact de leurs activités sur les populations locales. "Nous avons constaté un certain nombre de maladies à Arlit et dans les campagnes environnantes. Ces maladies, qui touchent les personnes mais aussi les animaux, sont inhabituelles dans cette zone", explique-t-il. [ >Vidéo de l'entretien]


"Quarante ans après le début de l’exploitation, Arlit ressemble à des ruines et il y a des millions de résidus exposés à l’air libre, à moins de 5 kilomètres de la ville à vol d’oiseau, dénonce Almoustapha Alhacen. Nous avons hérité de la pollution durable et cette pollution, malheureusement, elle est là."


(...) "On a constaté une exposition permanente de la population à la radioactivité par les poussières radioactives, par le gaz radon, par des textiles contaminés qui sont en vente sur les marchés. Il y a des matériaux radioactifs dans les rues. Certaines maisons ont même été construites avec des matériaux radioactifs", rapporte Bruno Chareyron [ directeur de la Commission pour la recherche et l’information indépendante sur la radioactivité (Criirad).]


Si les quantités de radioactivité mesurées dans la région par la Criirad sont qualifiées de "très faibles doses", elles n’en restent pas moins inquiétantes. "A long terme, à force de cumuler cette exposition, vont apparaître un certain nombre de pathologies diverses, et pas forcément que cancéreuse", prévient le président de la Criirad.


Un message d'alerte qu'Almoustapha Alhacen aimerait faire entendre aux autorités locales et à Areva. Pour l'heure, "c’est silence totale sur la radioactivité", déplore le président d’Aghirin’Man qui continue son combat de sensibilisation.

Katell Rochard's insight:
Voir à ce sujet le beau documentaire publié par Tënk & Mediapart en partenariat: La colère dans le vent (54 min, 2016, Niger/Bénin/France) // Réalisation : Amina Weira
> https://www.mediapart.fr/studio/documentaires/culture-idees/au-niger-la-colere-est-dans-le-vent-d-areva
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Pourquoi la faim dans le monde progresse-t-elle de nouveau ?

Pourquoi la faim dans le monde progresse-t-elle de nouveau ? | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it
Selon le dernier rapport annuel des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale et la nutrition publiée le 15 septembre, 815 millions de personnes en 2016, soit 11 % de la population mondiale, souffrent de la faim. C’est 38 millions de plus qu’il y a un an. Des chiffres alarmants, puisque c’est la première fois depuis plus de dix ans que le nombre de personnes souffrant de la faim a augmentés.

« C’est un échec honteux pour nos dirigeants et nos institutions internationales. Les avancées que nous avons laborieusement obtenues au cours des dernières décennies peuvent facilement être compromises ; le constat des Nations unies en est une preuve sans appel », a constaté Clara Jamart d’Oxfam France.

La lutte contre la faim a pourtant été l’un des grands succès de la politique d’aide au développement internationale depuis les années 1990. En effet, malgré une forte augmentation de la population mondiale – environ 1,9 milliard d’individus entre 1990 et 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim a reculé, passant de plus d’un milliard à 795 millions en 2015.

[...] La dégradation de la situation de sécurité alimentaire dans le monde est très largement liée à la multiplication des conflits dans le monde, selon le rapport de la FAO, qui dénonce aussi les effets du changement climatique.

Sur les 815 millions de personnes souffrant de faim, 489 millions vivent en effet dans des pays touchés par des conflits. « La famine a frappé certaines parties du Soudan du Sud pendant plusieurs mois début 2017 et le risque est grand de la voir frapper de nouveau là-bas ou dans d’autres zones de conflit, notamment le nord-est du Nigeria, la Somalie et le Yemen », déplore l’ONU dans son rapport.

Les ODD en péril ?
 Ce rapport est la première évaluation mondiale des Nations Unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition depuis l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Il met en évidence les lacunes de la lutte contre la faim, pourtant une des priorités de la politique de développement internationale.

«800 millions de personnes se couchent le ventre vide tous les soirs»

« La faim n’est pas un problème lié à une pénurie de nourriture. Nous produisons aujourd’hui, à l’échelle de la planète, largement assez de denrées alimentaires pour assurer le droit à l’alimentation de tous. Ce rapport des Nations unies nous rappelle que nous devons mettre en œuvre des solutions politiques durables si nous voulons éradiquer la faim : œuvrer à la résolution pacifique des conflits, limiter drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, et financer l’adaptation au changement climatique des populations les plus vulnérables. Mais aussi investir dans un modèle agricole performant et durable, basé sur les agricultures paysannes et sur l’agroécologie. », affirme Clara Jamart.

« Pour satisfaire ces ambitions, il faudra impérativement rendre l’agriculture et les systèmes alimentaires durables, de sorte à garantir la stabilité des disponibilités alimentaires et à donner à chacun accès à une nutrition satisfaisante et à la santé », souligne de son côté le rapport.

Via JJ Grodent
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Impacts du smartphone (Les) – ADEME

Impacts du smartphone (Les) – ADEME | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Le smartphone est devenu incontournable pour nombre d'entre-nous. Il est utilisé pour naviguer sur Internet, partager des informations sur les réseaux sociaux, prendre des photos, écouter de la musique, être guidé par GPS...

Mais les smartphones, et notamment leur fabrication, ont des impacts sur l'environnement. L'extraction des matières premières, la fabrication des composants, les transports, sont les étapes les plus polluantes.

La tendance actuelle est de renouveler souvent les smartphones. Mais pour réduire les impacts de ces appareils sur l'environnement, il faut allonger leur durée de vie, en s'en servant plus longtemps, en choisissant des smartphones réparables, qui peuvent donc être utilisés plusieurs années. On réduit ainsi le nombre de smartphones fabriqués et les impacts associés.

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Togo: " Nul n'est prophète en son pays"

Togo: " Nul n'est prophète en son pays" | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

1. Communiqué du gouvernement togolais à la suite de la déclaration de la Conférence des évêques du Togo:


" C’est un vieux débat et pas seulement au Togo. L’Eglise a-t-elle pour mission de s’immiscer dans le débat politique, a fortiori en période de crise. On peut en douter.  

La Conférence des évêques du Togo a fait lire dimanche dans les églises ‘une prière de supplication en faveur de la paix, du pardon, et de bénédiction sur le pays’.

Rien de vraiment divin dans son contenu.

Les évêques font appel au prophète Ezéchiel pour demander au gouvernement de faire des réformes ‘conformément à la constitution de … 1992’ !

Les évêques s’émeuvent en outre, ‘des nouvelles faisant état de répressions en cours’. De plus ils ‘exhortent l’armée à adopter une attitude républicaine de neutralité en évitant toute immixtion dans le débat politique’.

Etonnantes prises de position qui ressemblent à une profession de foi en faveur des thèses soutenues par l’opposition.

Un peu plus de retenue et de neutralité aurait été le bienvenu."


2. La déclaration incriminée par le gouvernement togolais:


*Déclaration de la Conférence des Évêques du Togo en faveur des réformes.*

https://cloud.acrobat.com/file/7d53526a-366c-449a-8d56-890e020b91e4

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Togo: déclaration de soutien d’organisations de la société civile à l'opposition

Togo: déclaration de soutien d’organisations de la société civile à l'opposition | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Huit organisations africaines de la société civile, comme la Lucha en République démocratique du Congo, Iyina au Tchad ou encore Y'en a marre au Sénégal, viennent de signer une déclaration commune en soutien au combat de l'opposition togolaise qui réclame des réformes constitutionnelles et le départ du président Faure Gnassimbé.
 
Pour Guy-Hervé Kam, le porte-parole du Balai citoyen au Burkina, le Togo suit le vent de l'histoire qui souffle en Afrique et qui a permis au Burkina en 2014 de devenir une démocratie.

« Depuis longtemps le président Faure Gnassingbé et son père manipulent la Constitution à des fins claniques, déclare Guy-Hervé Kam à RFI. Et aujourd’hui le peuple togolais a décidé de prendre sa souveraineté. Et dès maintenant, il faut pousser le président Faure à accepter le jeu démocratique, à accepter le principe de l’alternance. Parce que le peuple togolais n’est pas prêt de reculer.

La démocratie est valable pour tous les pays africains, le Togo ne fait pas exception. Et à partir de ce moment-là, nous nous disons : Faure n’est pas indispensable au Togo, il y a des possibilités, il faut saisir ces possibilités-là, notamment le retour à la Constitution de 92 ».

Le retour au texte fondamental d'octobre 1992 est réclamé par l'opposition togolaise.

« On ne va pas attendre les milliers de morts comme en 2005. Il faut agir maintenant. Il appartient à toute la communauté internationale de lui donner la démocratie qu’il mérite aussi comme tous les peuples du monde ».

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Petites mains à Bamako

Petites mains à Bamako | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Reportage à Bamako, qui accueille beaucoup d’enfants non-accompagnés et migrants. Des réseaux de solidarité participent à leur prise en charge.
 
Après la pluie, dans le marché de Médine, des commerçantes, assises sur des cageots retournés, attendent les clients. Entre les rangées de courgettes et d’ignames empilés sur des bâches, des enfants trottinent dans les allées boueuses. En alerte, un petit paquet bleu bien plié dans la main droite. Ces garçons de 7 à 16 ans, appelés «bagagistes», vendent leurs sachets plastiques aux clients du marché et transportent leurs courses jusqu’à leur véhicule.

Baba Djalou, une quinzaine d’année, est arrivé il y a sept mois d’un village au centre du pays. «Bagagiste, c’est le premier travail que j’ai trouvé en arrivant à Bamako», explique-t-il. Avec un bénéfice de cinq francs par jour, il parvient à envoyer régulièrement une petite somme à ses parents. Contrairement à beaucoup de ses compagnons qui passent la nuit dans le marché sur un carton posé au sol, il est logé par une connaissance.


Bamako est ville de destination, de transit et de départ pour des enfants, parfois jeunes, qui ont quitté leur village pour chercher du travail. Ils s’orientent vers le commerce, l’économie domestique (lire ci-dessous) ou l’orpaillage. La capitale malienne est aussi un point stratégique de la route migratoire en direction de la Libye, puis de l’Europe.


Aux mouvements saisonniers des enfants de zones rurales vers les centres urbains, s’ajoute une migration internationale. Des filles et des garçons de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger et de Guinée Conakry re-joignent les mines d’or artisanales, travaillent comme domestiques ou dans le commerce. «Ces enfants, sans protection, sans papiers, se trouvent dans des situations de vulnérabilité extrême», relève Seckna Bagayoko, coordinateur du réseau à Enda Mali. L’exploitation, économique et sexuelle, est fréquente, les enfants travaillent sans repos, dorment dehors et se nourrissent mal. Certains économisent pour poursuivre leur migration vers le Nord.


A Bamako, l’association des enfants et jeunes travailleurs (AEJT) repère et aide les enfants de passage. Cireurs de chaussures ou commerçants dans les gares routières, ses agents ont l’œil pour repérer ceux qui voyagent seuls. «J’ai logé chez moi un jeune Ivoirien de 15 ans, qui n’avait nulle part où aller», explique Guindo Sékou, 16 ans, membre de l’AEJT. L’association regroupe 49 000 membres, dans trente localités du Mali et collabore avec des ONG qui prennent en charge ces enfants dits «en mobilité». «Le jeune a accepté de retourner à Abidjan où il recevra une aide pour développer un commerce», poursuit le garçon.


Né en 1994 au Sénégal, le mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs défend douze droits, dont ceux de ne pas s’exiler, d’avoir une formation pour apprendre un métier ou d’exercer une activité en toute sécurité. Ses membres revendiquent le droit de travailler pour les mineurs: «Si tu ne vas pas à l’école, tu dois trouver une activité. Mais il faut que la charge de travail et les horaires correspondent à l’âge de l’enfant», assène Assitan Sissoko, 16 ans, coiffeuse et présidente de l’AEJT. Au Mali, l’âge légal pour travailler est de 15 ans. Une barrière peu respectée.


[...] Pour la prise en charge des enfants migrants, l’AEJT collabore avec Enda Tiers Monde, membre d’un mécanisme de coopération. Mis en place en 2005 avec l’appui du service social international (SSI), basé à Genève, le Réseau Afrique de l’Ouest regroupe quinze Etats et vise une prise en charge individuelle. «Cette collaboration a mis fin aux simples rapatriements à la frontière. Lorsqu’un enfant est identifié, nous recherchons sa famille et mettons en place un projet de réinsertion», explique Djibril Fall, coordinateur du réseau pour le SSI.


Les 6500 enfants suivis (chiffres 2016) ont en moyenne 13 ans: 68% ont été scolarisés, un quart ont reçu une formation professionnelle. «Nous développons les activités génératrices de re-venu. Lorsque l’enfant a des opportunités économiques sur place, il renonce à la migration», note Seckna Bagayoko.


[...] «Chaque histoire est différente. L’un quitte son village de peur d’être enrôlé par un groupe armé, une autre fuira un mariage forcé. Avec le conflit, beaucoup de familles sont éclatées», rap-porte Sidi Bah, responsable de projet à Terre des hommes. «C’est grâce à ce travail en réseau que nous pouvons les prendre efficacement en charge», relève le coordinateur.


[...] Au Mali, la première «aventure» consiste à partir de son village pour la capitale ou une région à fort potentiel économique. Des enfants de 8, 12 ou 15 ans quittent leur famille pour éviter de représenter une charge financière et travaillent comme gardien, ouvrier, ou dans l’économie domestique. (...)


Maintenir ces enfants sur les bancs de l’école plutôt que de les voir partir sur les routes migratoires est un défi pour les acteurs locaux: «Lorsqu’ils voient des jeunes qui ont passé le bac et sont sans emploi, ils se disent que l’école n’est pas source de mobilité sociale», constate Bréma Ely Dicko. Pour certains, la migration se prolonge jusqu’à avoir un pécule honorable à présenter au village. Au Mali, Enda sensibilise les communautés aux dangers de la migration par des émissions radio. «L’école est le meilleur rempart contre la migration précoce. Et les adolescents scolarisés sont moins vulnérables que les autres lorsqu’ils migrent», note Hawa Kayentao, chargé de programme à Enda.


Pour éviter l’exode des filles qui partent travailler comme domestiques, l’association forme des «pairs», des migrants revenus aux villages, qui tenteront de dissuader leurs camarades de prendre la route.

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10 things you always wanted to ask an Indigenous land defender

10 things you always wanted to ask an Indigenous land defender | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

The sun is shining on the Secwepemc First Nation territory in British Columbia, Canada. Grizzly bears and deers run freely in the region. The rivers that cross this pristine land are home to salmon — a crucial source of food to the Indigenous communities that call this region home. But this beautiful land and its inhabitants are under threat.  

Since December 2016, Kinder Morgan, one of the largest energy infrastructure companies in North America, has been pushing for the Trans Mountain pipeline — a controversial dirty oil pipeline that carries crude and refined oil from Alberta’s tar sands to the west coast of British Columbia, Canada — to be constructed. If they succeed, this pipeline will severely impact Secwepemc’s territory, posing ongoing threats to their land, water, rights, livelihood, and climate. Kanahus Manuel, an Indigenous leader who has lived her entire life in the region, is spearheading her community’s fight to protect it.


1. The Secwepemc Nation has an important connection to their land. What does home mean to you?


- As native people, we don’t care just about ourselves, we care about every living being on this earth. When I take my shoes and my socks off and put my bare feet on the earth, I am connected to the blood and the bones of our ancestors that are in this soil and in this earth — where we walk, resist and struggle.


But as we speak, there is a train shipping raw resources from our land to the global markets, and it hurts my heart to know that. It’s like they’re hurting my children.


2. You are a strong Indigenous woman defending the rights of First Nations in Canada. How did you get into this position of leadership?


- I was born into it. My grandfather was a national and international leader for all Indigenous Peoples. He was the co-founder of the World Council of Indigenous Peoples and he was one of the first national chiefs. When I was 5 years old, the first memory I have of fighting for Indigenous rights is when my parents took me and my twin sister on a train to Ottawa to fight for our rights. This is an intergenerational struggle. It didn’t stop with my grandfather and it won’t stop with me. It’s going to continue until we have all of our rights recognised.


3. What are the risks of being part of this group of Indigenous women on the frontline, fighting for your community?


- As Indigenous women, freedom fighters and land defenders, we’re in a very vulnerable situation. We become a target and feel unsafe because we have to face pipeline construction work camps with men. This is the reality for Indigenous women when they stand up to fight. The government and corporations don’t want us to have a voice against the oil, gas and mining industries. We’re threatening a very greedy industry making people very wealthy. But we have no other choice.


4. You’ve been to Standing Rock to fight against the Dakota Access Pipeline. How can you compare these two movements?


- It was very inspirational and empowering to see this massive conversion against the Dakota Access Pipeline. It was energizing to see how much of a youth movement it is. There are so many young people standing up and getting their voices heard and resisting. And it’s the same here with us. It’s inspiring to see children helping the way they can, painting banners, doing art work. This is the future and that’s what is going to make the rest of the world proud.


5. What are the threats the tar sands pipeline poses to your community?


- Our land is beautiful and pristine, and the water the pipeline crosses is pure and clear. There are five rivers in British Columbia that are formed in our territory by the glaciers, and we already see the impacts of climate change. (...)


6. September 13th marks the 10th anniversary of UN’S Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (DRIP). How do you see Canada reflecting this?


- Canada has this image of a country that cares about Indigenous People and endorses UNDRIP, but the government is not implementing it. Prime Minister Justin Trudeau continuously violates the rights of Indigenous Peoples and never addresses land sovereignty issues because corporations benefit from land destruction. Canada’s economy is based off of our land, and native people are forced to live in 0.2% of it. (...)


7. The building of the tiny houses became the center of this fight against the Kinder Morgan pipeline. What do the tiny houses mean and why are you building them along the tar sands pipeline path?


- One thing that inspired me at Standing Rock was to see these tiny houses being built in two or three days and it showed how we can creatively resist against the Trans Mountain pipeline. The message is about minimizing our impact on the earth. We don’t need a big house, we don’t need fossil fuels, we can have solar energy! We’re painting salmon on the roof of the tiny houses to represent our livelihood and why we’re resisting. They need to recognize that this land is our home.


[...] 10. Some people can travel to the resistance camps, and some people cannot. What can supporters around the world do right now to help your cause?


- We’re starting with one tiny house but we need more experienced builders to come and offer their skills. We need scientists, mathematicians, economists. We need artists around the globe to start putting images out there to change the way people think and create this vision of what is possible for our world.


This is not just an Indigenous rights movement. It’s a movement for all humanity. We can’t let a few people in this world control the way the world is run. We the people have the ability and the skills and the knowledge to create a big massive global revolution. We have the power together, but it’s gonna take all of us and all of our skills to make this possible.


> Follow the Tiny House Warriors Facebook page to keep track of their fight.

Katell Rochard's insight:
"As mothers and women we don’t know how our children are going to be able to sustain themselves in the future when it’s already hard for our generation to have our traditional diet."

"Canada is a country turning 150 years old this year. But we’re Indigenous, we’re Secwepemc people. We’ve been here for so much longer than that. "
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Pérou : 6 fermiers assassinés pour leurs terres au nom de l'huile de palme

Pérou : 6 fermiers assassinés pour leurs terres au nom de l'huile de palme | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

L’industrie de l’huile de palme ne cause pas seulement des dégâts environnementaux importants. Son expansion est également la source de violences et de meurtres. Selon une information rapportée par The Guardian cette semaine, 6 fermiers péruviens ont récemment été assassinés par un groupe criminel. D’après les populations locales, ces assassinats auraient eu pour motif de s’accaparer leurs terres qui seraient désormais destinées à la culture de palmiers à huile, une activité lucrative mais particulièrement destructrice de l’environnement, notamment parce qu’elle engendre une déforestation importante. 


D’après la police locale, les fermiers auraient été surpris de nuit, ligotés au niveau des pieds et des mains, puis jetés dans une rivière. Des blessures par balles ont été retrouvées sur la majorité des corps. Un témoin a pour sa part affirmé que les fermiers avaient été attaqués par une quarantaine de personnes armées et cagoulées. Les victimes étaient toutes membres de l’Asociación Agrícola Bello Paraíso dans la région du Ucayali, au Pérou. Tous travaillaient à la protection des forêts et à la préservation de l’agriculture locale menacée par des groupes d’intérêts privés. (...)


Le représentant des populations indigènes locales, Robert Guimarães, dénonce les menaces exprimées à leur encontre par des groupes de trafiquants de terres et s’inquiète pour la sécurité des familles et des enfants : il demande qu’une protection d’urgence leur soit accordée de la part de l’État. D’autant que ce type de crime « économique » n’est pas rare. En 2014, quatre indigènes ashéninkas étaient assassinés à Ucayali par des individus pratiquant une déforestation illégale (*). Crimes qui demeurent impunis.


Selon lui, les autorité locales portent leur part de responsabilité, notamment en accordant de faux titres de propriété à des gangs criminels. En effet, confirme un procureur local, Jose Luis Guzmán, « tout indique que le gouvernement régional est impliqué dans le trafic de terres ». D’un autre côté, de nombreuses demandes de reconnaissance de propriété émises par les populations locales restent sans réponse, si bien qu’elles se retrouvent dans une situation particulièrement précaire.


Déforestation et violences, un problème persistant au Pérou et dans le reste du monde:


Le massacre a été dénoncé par Friends of the Earth International (Les amis de la Terre) qui estime que « tous les éléments connus suggèrent que ces meurtres ont eu lieu dans le cadre d’une campagne pour évincer les fermiers locaux et les communautés locales de leurs terres ancestrales contre leur volonté, dans l’objectif d’y installer des plantations de palmiers à huile ». L’association note que la région est connue pour le trafic de terres qui y est organisé : « les gangs usent de violence pour s’approprier des zones de forêt, obtiennent des titres de propriété de la part des autorités et les vendent ensuite aux industries de l’agrobusiness pour des plantations ». (...)


Cette situation n’est pas spécifique au Pérou : dans le monde entier les violences liées à la production d’huile de palme augmentent. Mais comme le soulignent de nombreuses sources, le problème ne pourra pas être résolu tant que les criminels jouiront d’une grande impunité et que les États respectifs n’interviennent pas de manière efficace et systématique contre les actes de violence. La responsabilité appartient aussi aux entreprises de l’agro-business, et marques qui s’y approvisionnent. Tous semblent fermer les yeux sur l’origine des produits qu’elles achètent, en dépit des discours de façade.


Rappelons que les meurtres d’activistes de l’environnement se multiplient et que l’assassinat de fermiers qui s’opposent à la destruction de l’environnement n’est pas rare. En 2016, pas moins de 200 personnes de par le monde ont ainsi été délibérément tuées pour avoir défendu cette cause, un record. Autant de familles brisées et de combats gagnés par des acteurs privés motivés par la soif de profits. Triste démonstration que les questions éco-sociales sur le terrain sont loin d’être des considérations de « bobos » mais touchent au sens même de notre humanité.


Cette triste nouvelle fait également écho aux combats de Maxima Acuna, la péruvienne qui faisait front aux multinationales au péril de sa vie, mais aussi à celui de Saul Luciano Lliuya engagé dans un combat d’une vie contre l’industrie fossile dans ce même pays.


Selon Global Witness, deux facteurs sont à l’origine de ce triste chiffre : « l’intensification de la lutte pour les ressources naturelles, qui fait que les entreprises s’emparent de plus en plus de l’espace vital des populations autochtones et des paysans » d’une part et « l’impunité, qui […] encourage les auteurs de ces meurtres à continuer à tuer » d’autre part. Qu’attendent les gouvernements pour imposer une forme de protectionnisme solidaire et ainsi punir les acteurs économiques liés à ces meurtres ?


(*) Lire l'article de Reporterre sur le témoignage de leurs familles à la Cop 20 à Lima: https://reporterre.net/Ils-defendaient-la-foret-ils-ont-ete-assassines-A-Lima-leurs-femmes-temoignent


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter, Christian Allié
Katell Rochard's insight:
Qu’attendent les gouvernements pour imposer une forme de protectionnisme solidaire et ainsi punir les acteurs économiques liés à ces meurtres ?
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Christian Allié's comment, September 17, 8:56 AM
Merci !
congruence-RSO's comment, September 17, 2:41 PM
merci à Katell Rochard pour le lien url. A lire
HumdeBut's curator insight, September 18, 11:55 AM
Que 6 ? le capitalisme la joue petit bras ? ... non !!!!
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C'est pas du vent - 1. Climate Chance: l'action face aux changements climatiques!

C'est pas du vent - 1. Climate Chance: l'action face aux changements climatiques! | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

(Une rue inondée de Niamey après de fortes pluies, en juin 2017. AFP/BOUREIMA HAMA )

2. Climate chance: les immenses défis des villes africaines


Plus de 5000 personnes sont venues de 80 pays pour assister au 2ème sommet mondial de Climate Chance, du 11 au 13 septembre, à Agadir au Maroc. Ces acteurs non-étatiques ont témoigné de leur engagement pour lutter contre les changements climatiques, et s’adapter à leurs conséquences surtout en Afrique. La preuve que, loin des négociations internationales, la société civile s’implique.

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«Le Cri de la tourterelle», envoûtant voyage | Documentaires | Mediapart

«Le Cri de la tourterelle», envoûtant voyage | Documentaires | Mediapart | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

« La Zabaya », cantatrice traditionnelle du Niger, quitte un jour son village pour rejoindre Abidjan. Elle va tenter, par son chant, de ramener au pays « les vieux parents », dont le père du réalisateur Sani Elhadj Magori. Une épopée sur le poids de l’exil, portée par une femme fabuleuse qui, à 75 ans, n’a perdu ni sa voix ni sa langue.


En 62 minutes, le documentaire de Sani Elhadj Magori nous fait traverser non seulement l’Afrique de l’Ouest mais aussi le temps. Sa véritable prouesse, cependant, est de mettre en images la magie d’une légende.

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«Les Médiatrices», la paix en chantant | Documentaire

«Les Médiatrices», la paix en chantant | Documentaire | Nourritures et justice mondiale. | Scoop.it

Pour ramener le calme dans un village du Niger, « La Zabaya », célèbre et vieille cantatrice, convainc trois autres chanteuses populaires d’organiser ensemble un concert. Dans cet étonnant documentaire de Sani Elhadj Magori, le chant et la musique retrouvent d’antiques pouvoirs.


Il y a deux semaines, nous diffusions le documentaire Le Cri de la tourterelle (toujours visible ici) et découvrions « La Zabaya ». « La voix magique de la chanteuse nigérienne est capable d’envoûter les âmes. Grâce à elle, mon père est revenu de l’exil », racontait le réalisateur Sani Elhadj Magori. Quatre ans plus tard, il revient la chercher pour qu’elle apaise la colère de villageois qui s’affrontent. Mais, cette fois, elle sait qu’elle aura besoin de la nouvelle génération pour toucher les cœurs.

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