#ChallengeAZ : R comme Réfractaire - L'Abbé SOLIER, dit "Sans-Peur" - Un contre-révolutionnaire cévenol | Nos Racines | Scoop.it

Jean-Louis Sollier était prêtre. Devenu "chouan au pays des Camisards", après avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé.

Sollier a recruté des catholiques, "enragés, comme il l'était lui-même par les transformations du monde qui se faisaient sous leurs yeux" et à 61 ans (il est né en 1731, à Montpellier) passe à la clandestinité et devient pour ses contemporains des Cévennes, "Sans-peur".

On raconte que l'abbé Solier avait un fusil et 2 pistolets posés sur son autel lorsqu'il faisait la messe !

Les environs de Cambous servirent de 1792 à 1800 de cache à la bande de partisans royalistes, commandés par l’abbé Sollier (alias Sans-Peur), qui se livrait, avec l’aide du curé d’Argelliers (Jérôme Raynal, alias Belle-Rose dans la clandestinité), au « royalisme de grand chemin » en attaquant les transports de fonds républicains qui transitaient entre Lodève et Montpellier via Gignac. Ils raflèrent ainsi plusieurs milliers de francs-or.

Si la bande fut démantelée, son chef étant fusillé en 1801 au Vigan, l’argent ne fut jamais retrouvé. Tout au plus saura-t-on un jour, par l’ouvrage de l’abbé Sarran sur l’abbé Pialat, l’un des multiples religieux traqués à l’époque révolutionnaire dans les garrigues nord-montpelliéraines, que l’une des principales caches de Sollier, au sens de tanière souterraine, se trouvait dans une « grotte du Bois de Valène  », sans doute la Baume Vidal puisque aucune autre grotte des environs n’est à même d’abriter aisément une poignée d’hommes et leurs chevaux.

Quand Sollier ne séjournait pas impunément à Viols-le-Fort ou à Cambous, avec la complaisance de la population et des principaux notables ou châtelains…

C’est une pieuse femme, servante chez les d’Alzon, une certaine Calmette, qui alla réclamer le corps du prêtre prisonnier au Vigan, exécuté au Plan d’Auvergne, près du cimetière. Shenandoah Davis [canalblog]