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Licencié, l'auteur du scoop du siècle obtient des excuses 67 ans après

Licencié, l'auteur du scoop du siècle obtient des excuses 67 ans après | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
L'agence de presse américaine Associated Press (AP) a présenté ses excuses posthumes au journaliste qu'elle avait licencié parce qu'il avait brisé un embargo militaire en annonçant avant l'heure la capitulation de l'Allemagne en 1945.
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“Le droit d'un peuple ça n'a pas de prix, ça ne s'achète pas” | Les Nouvelles de Tahiti

“Le droit d'un peuple ça n'a pas de prix, ça ne s'achète pas” | Les Nouvelles de Tahiti | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it

Vous pensez que c'est une nouvelle page qui s'ouvre pour la Polynésie ?

"Bien sûr, bien sûr. Et celui qui connaît le droit international et les possibilités, les différentes applications qui sont là à l'ONU… c'est à nous maintenant de savoir utiliser à bon escient tout ça."

 

La France a tout de suite dénoncé une ingérence, alors comment cela va-t-il se passer désormais avec le gouvernement central, est-ce que vous allez essayer de travailler avec eux ?

"Bien sûr, bien sûr. Vous savez, ce qui est voté est voté. Je pense que la France devrait avoir une autre attitude vis-à-vis de nous qui revendiquons ce droit depuis toujours, c'est un droit inaliénable, c'est un droit imprescriptible, c'est un droit qu'on ne peut pas acheter avec tout l'or du monde. Et nous voulons qu'on nous reconnaisse ce droit-là. C'est par rapport à cet aspect-là et également à l'évolution de notre planète terre. Nous sommes un peuple, nous avons une histoire, et ça personne ne peut nous l'enlever. Je l'ai déjà dit maintes fois au président François Hollande lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a plusieurs années de ça, il le sait, il est au courant. Je ne fais pas les choses derrière son dos."

 

Aujourd'hui c'est aussi l'élection de Gaston Flosse à la présidence de la Polynésie. Finalement c'est une date importante pour le Pays ?

"C'est une date historique, le 17 mai. La providence a peut-être voulu que ce soit ainsi. C'est aussi au pays à savoir utiliser cet outil-là à bon escient."

 

Gaston Flosse est vraiment opposé à cette réinscription. Maintenant qu'il est à la tête du Pays, pensez-vous qu'il pourrait pour ainsi dire "gâcher" ce que vous considérez comme une chance ?

"Eh bien, posez-lui la question !"

 

En tout cas vous allez continuer le combat ?

"Mais bien sûr, mais bien sûr. Évidemment."

 

L'élection de Gaston Flosse ne va pas compliquer les choses ?

"Il faut lui poser la question. Pour nous, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre, un nouveau voyage qui démarre pour notre peuple, notre pays, pour les futures générations. C'est l'aboutissement d'un long combat."

 

Qu'allez-vous faire à présent que vous avez réussi ?

"D'abord me reposer un peu, je suis très fatigué, et ensuite rentrer au pays. On sera là dimanche matin."

 

Que ressentez-vous ?

"Je pense à tous les sacrifices depuis 35 ans, à ma femme, ma famille, mes enfants, les amis qui nous ont soutenus, les membres du conseil municipal de Faa'a, notre peuple qui nous a toujours, toujours soutenu, nos frères de Nouvelle-Calédonie, des pays du Pacifique qui nous ont toujours soutenus depuis 35 ans et qui m'ont accueilli à bras ouverts ici à New York. Je pense également à toutes les confessions religieuses du monde entier qui nous ont soutenus, je sais que leurs prières ont été exaucées. Jusqu'à la dernière minute… la France, et c'est dommage, a encore fait circuler des tracts pour bloquer la résolution jusqu'à la dernière minute. Il a fallu que les représentants du Secrétariat général de l'ONU viennent leur dire qu'ils n'avaient pas le droit de faire ça, ramassez vos papiers, les tracts qu'ils distribuaient. Vous savez, le droit d'un peuple ça n'a pas de prix, ça ne s'achète pas."

Edwin Hiu Aline's insight:
Ceux qui étaient contre

Les représentants des pays qui se sont "dissociés du consensus" ont pris la parole hier à l'ONU, reprenant plusieurs des arguments de la France contre la démarche de réinscription.

• Royaume-Uni

"La position du Royaume-Uni sur le processus de décolonisation est bien connue. Nous regrettons que le Comité de la décolonisation poursuive son approche dépassée. De plus, le Royaume-Uni estime qu'il n'appartient en aucun cas à l'Assemblée générale de déterminer que les États sont soumis à une obligation de transmission des informations selon l'article 73(e) de la Charte des Nations unies."

• Pays-Bas

"Le royaume des Pays-Bas soutient le droit inaliénable des peuples des territoires non autonomes à l'autodétermination. Cependant, l'Assemblée générale doit accepter d'entendre les vues exprimées par un processus démocratique par la population de ces territoires non autonomes, y compris la Polynésie française."

• Allemagne

"Au vu de la lettre de M. Gaston Flosse et de la résolution de l'assemblée (de la Polynésie française, NDLR), l'Assemblée générale n'aurait pas dû persister."

• États-Unis

"Les États-Unis souhaitent affirmer le droit à l'autodétermination contenu dans la Charte des Nations unies comme l'une des valeurs fondamentales de cette organisation. Dans cette affaire, les faits sont clairs : le peuple polynésien, par la voix de ses représentants démocratiquement élus, a clairement indiqué qu'il ne soutient pas cette résolution. Le gouvernement nouvellement élu, qui prend ses fonctions aujourd'hui, a notifié l'Assemblée générale que "cette résolution ignore notre autonomie et la volonté de notre peuple." Nous sommes surpris que les co-sponsors aient poursuivi leur action sur cette résolution en Assemblée générale, étant donné la volonté de la population à laquelle elle est supposée bénéficier."

• Mexique

"Le Mexique reconnaît le droit inaliénable à l'autodétermination comme l'un des principes de la Charte des Nations unies (…). Ce droit figure également dans la constitution mexicaine comme l'un des principes de base de notre politique étrangère. C'est justement parce que nous appliquons strictement ce principe que le Mexique pense que dans le cas présent, nous devons garantir le droit de toutes les parties en cause de voir leurs droits reconnus (…). Le Mexique aurait préféré qu'on réponde positivement aux autorités de la Polynésie française, démocratiquement élues et qui rentrent en fonctions aujourd'hui, qui avaient demandé de repousser l’examen de cette résolution pour pouvoir d’abord établir un dialogue avec toutes les parties (…). Pour ces raisons nous exprimons des réserves quant à la procédure d'adoption de cette résolution."

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Réinscription : et après ? | Par Caroline Perdrix

• Vendredi à l’Onu

 

Les textes présentés à l'Assemblée générale ont généralement l'accord préalable d'un grand nombre de pays de façon à ne pas provoquer une situation conflictuelle en séance. Mais, disait hier Richard Tuheiava, "rien n'est joué d'avance, même si tout le travail de terrain a été fait. Ce qu'on souhaite, encore une fois, c'est que la France soit d'accord avec un vote par consensus, et n'appelle pas au vote au sein de l'hémicycle, ce qui pourrait être contre-productif pour elle, et aller un petit peu à l'encontre de l'esprit de la résolution, qui consiste à établir un dialogue sur les conditions du droit à l'autodétermination du peuple maohi. À la question de savoir quelles sont les chances pour que la résolution passe à l’Onu : si c'est par consensus, 100%. Si c'est par vote, nous ne serons pas les grands perdants. Parce que faire passer une résolution par vote en 2013, dans la "Troisième décennie d'éradication du colonialisme" (décrétée par l’Onu, NDLR), faire passer encore une résolution par un vote appelé par la puissance administrante, c'est symboliquement déjà une défaite. C'est toute la symbolique de David contre Goliath."

 

Quant au courrier que le Tahoeraa Huiraatira aurait envoyé hier, selon l'AFP, au président de l'Assemblée générale de l’Onu pour lui demander de repousser la date d'examen de la résolution, sera-t-il suivi d'effets, ou bien mal perçu et contre-productif, comme le fut en 1987 la tentative de Jacques Lafleur pour montrer à l’Onu que même certains Kanaks étaient opposés à la réinscription ?

 

Pour la suite, Richard Tuheiava indique que "l'UPLD va se caler" sur le calendrier onusien, "tout en siégeant à l'assemblée" : séminaire régional du Comité des 24, fin mai, réunions plénières en juin, et l'assemblée générale au mois de novembre. "Mais ce qui est important, c'est que tout ce nous n'arrivons pas à faire entendre ici dans l'hémicycle, sera entendu et débattu à l’Onu. Et notamment, ce que la population a besoin de comprendre, les aspects concrets de la réinscription, à savoir protection de l'emploi local, révision de la loi Morin, sauvegarde de la langue locale, protection des ressources, modification du Code civil. Donc c'est véritablement un autre chantier qui s'ouvre, dès lors que la réinscription est obtenue, et ce serait, nous mettons encore pour l'instant au conditionnel, une victoire légendaire, si je puis dire, et historique. Encore une fois, nous sommes vigilants, tout en étant confiants."

 

 

 

• La Polynésie réinscrite et la France

 

La résolution L.56 "prie le gouvernement français (…) d’intensifier son dialogue avec la Polynésie française afin de faciliter et d'accélérer la mise en place d’un processus équitable et effectif d’autodétermination dans le cadre duquel seront arrêtés le calendrier et les modalités de l’adoption d’un acte d’autodétermination, et de coopérer avec le Comité spécial à l’application de la présente résolution."

 

Il sera demandé à la France, comme elle le fait pour la Nouvelle-Calédonie, de faire parvenir un rapport annuel au Secrétariat général  des Nations unies, qui l'inclut dans un document de travail transmis au Comité spécial d'une part, et à la 4e Commission d'autre part. Ce document comporte données historiques, politiques, économiques, sociales et sanitaires, les progrès accomplis dans ces domaines, un suivi des débats sur le futur statut du territoire et la position de la France.

 

Reste à voir la forme que prendront les échanges recommandés entre la France et la Polynésie française d'abord, et l'attitude de la France sur la question polynésienne au sein des Nations unies. Les pays mis sur la sellette dans le cadre de la décolonisation, comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou la France, ont tendance à dénoncer "l'approche démodée" de l’Onu et de ses commissions sur la question de l'autodétermination. Récemment, la France s'est abstenue dans les votes d'une série de résolutions proposées par la 4e Commission, comme "les activités économiques et autres affectant les territoires non autonomes", qui affirmait la valeur des investissements étrangers réalisées en collaboration avec les populations des territoires et engageait les puissances administrantes à garantir les droits de ces populations sur leurs ressources naturelles et à s'assurer qu'il n'y existe pas de conditions de travail discriminatoires. Elle s'est également abstenue dans deux votes concernant l'information sur ces territoires, et la dissémination de l'information sur la décolonisation aux populations.

 

 

 

• La réinscription et le gouvernement de Polynésie

 

Si l'exemple de la Nouvelle-Calédonie est une indication, Gaston Flosse pourrait faire du lobbying auprès des pays membres de l’Onu pour que la prochaine résolution sur les premiers rapports concernant la Polynésie, qui sera chaque année soumise à l'approbation de l'Assemblée générale recueille le moins de soutiens possible. Ou le gouvernement, comme celui de Harold Martin à Nouméa, pourrait en faire un outil pour montrer que le Pays n'est pas prêt à changer de statut, ou pour faire pression sur le gouvernement central.

 

 

 

• Les étapes du processus

 

Selon l’Onu,

 

"- Les membres du Comité rencontreront des représentants du territoire et de la France pour examiner le statut constitutionnel actuel et comprendre les aspirations de la population.

 

-  À la suite de ces consultations, une étude des options d'autodétermination et des implications de chaque option sera réalisée pour la parfaite compréhension des enjeux par la population.

 

 

 

-  Travaillant en "étroite coopération", les représentants du territoire, de la France et du Comité des 24 établiront les étapes menant à un acte d'autodétermination (notamment la composition du corps électoral, NDLR).

 

-  Dans le même temps, ils mettront au point un programme d'information publique sur les options et leurs implications.

 

-  Les Nations unies aideront le territoire non autonome à mettre en œuvre l'acte d'autodétermination."

 

 

 

• La 4e Commission

 

Établie à l’origine pour examiner les questions de décolonisation, elle s’est vue confier en 1990 des questions “politiques spéciales”, après l'indépendance de la plupart des colonies et territoires sous tutelle. Sous cette appellation, la Quatrième Commission de l'Assemblée générale traite de sujets aussi variés que les réfugiés palestiniens et les droits de l'Homme, le maintien de la paix, l'action anti-mines, les affaires spatiales, l'information, les rayonnements ionisants, et la décolonisation. À ce titre, elle auditionne notamment les chefs de gouvernements et les leaders de l'opposition des territoires non autonomes, comme ce fut le cas récemment pour la Nouvelle- Calédonie.

 

 

 

• Comité des 24

 

Son nom complet est "Comité spécial chargé d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux." Créé en 1961 par l'Assemblée générale des Nations Unies il est chargé d'étudier l'application de la Déclaration sur la décolonisation (résolution 1 514) et de formuler des recommandations sur sa mise en œuvre. Il revoit et met à jour la liste des territoires concernés par la Déclaration. Il écoute des représentants et pétitionnaires des territoires, dépêche des missions et organise des séminaires régionaux, alternativement dans les Caraïbes et le Pacifique, sur la situation de leur système politique, social, économique et éducatif (comme à Nouméa en mai 2010, dont Oscar Temaru avait tenté de forcer la porte) En 2012, il a tenu 11 réunions au siège de l’Onu. Comme l'Assemblée générale et la 4e commission, son prochain président sera élu en juin pour une prise de fonctions en septembre au début de la 68e session.

 

 

 

• Ressources des Nations unies

 

Le comité des 24 a également pour mission d'aider les territoires, et particulièrement les petits états insulaires, à trouver des outils de conseil et d'assistance au développement des dizaines d'institutions spécialisées et des organismes internationaux associés à l’Onu. Cependant, le rapport 2012 du Comité des 24 note la faible implication de ces organismes dans la question des territoires non autonomes, et les engage à plus de coopération, notamment en matière de développement durable.

 

 

 

• Missions et séminaires des Nations unies en Polynésie

 

l’Onu demandera à la France et au territoire que des missions puissent venir en Polynésie. Si l'exemple de la Nouvelle-Calédonie est une indication, "il y aura toute une série de jeux de chat et de la souris," selon l'historien Jean-Marc Regnault, avec des refus dans un    premier temps. Mais à terme, explique-t-il, le souci de ne pas être vu comme "une présence coloniale un peu désuète", devrait lever les blocages possibles. Par la suite, on pourrait voir arriver sur le fenua des envoyés de l’Onu qui enquêteraient, par exemple, sur la    situation de la jeunesse maohi (lire pp. 6 et 7).

 

 

 

• Les options institutionnelles

 

À terme, le processus est supposé mener à un nouveau statut :

 

-  l'indépendance,

 

-  l'État associé, avec la puissance administrante ou un pays indépendant choisi par la population,

 

-  l'intégration dans la puissance administrante (départementalisation, dans le système français), ou dans un pays indépendant choisi par la population,

 

Depuis 1970, les Nations unies admettent que l'issue du processus de décolonisation puisse être n'importe quel statut, du moment qu'il est librement choisi par la population. Le statu quo est donc toujours une option.

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Haupert futur dircom de Floss Par Propos recueillis par Micaël Taputu

 

 

• L'officialisation de son départ de TNTV. "Ce week-end, une fois l'investiture du président faite. Le président a souhaité que je rejoigne son cabinet, ce qui est un honneur, et en même temps le défi est énorme, le challenge aussi. Je pense qu'à TNTV j'ai rempli la mission que le gouvernement m'avait assignée à l'époque, de redresser la chaîne, et on a fait un énorme travail, avec tout le monde.

Aujourd'hui c'est fait, c'est vrai que la chaîne est saine, tout a été nettoyé, c'est propre, et les contentieux, les dettes, on a ramené la chaîne en terme d'audience là où elle devait être, on l'a reformaté, on a revu tout ça."

 

• Les problèmes récurrents de subventionnement de TNTV par le Pays. "Non, je pense que de ce côté-là la chaîne n'aura plus d'inquiétudes à avoir. Pour autant, nous avons entamé depuis quelque temps déjà une réflexion sur la pérennisation des financements, et une diversification des financements. Ça peut rentrer dans le cadre d'un schéma beaucoup plus global, avec les autres outils audiovisuels du territoire, tel que TNS, ou avec l'OPT. Il y a une réflexion globale, qui n'est pas récente, mais qui est en cours. Peut-être que la stabilité maintenant, institutionnelle et politique, va permettre de pouvoir faire avancer ces dossiers qui ont souvent été ralentis par ces alternances. Moi en sept ans, j'ai connu six gouvernements, et ce n'est jamais simple d'essayer de faire avancer ces réformes de fond, dans un contexte comme ça."

 

• La nomination de son (sa) successeur à TNTV. "Non, c'est beaucoup trop tôt. Pour l'instant, un intérim va être assuré, puis le choix du nouveau dirigeant de la chaîne reviendra au futur conseil d'administration, c'est la règle. Donc il faut attendre que les conseils d'administration soient désignés dans l'ensemble des structures publiques. Je ne saurais dire combien de temps ça va prendre. (…) Tout ça nous amène à quelques semaines. Ça nous laisse le temps de trouver un bon profil pour TNTV. C'est Mateata Maamaatuaiahutapu qui assure l'intérim d'antenne, et notre responsable financier qui assure l'intérim pour l'expédition des affaires courantes."

 

• Sa feuille de route pour son nouveau poste à la présidence. "Non, il n'y a pas encore de feuille de route, elle va être définie ensemble. Le gouvernement va se mettre très vite au travail, va mettre en œuvre le programme, et des décisions vont être prises. Le rôle du service de la communication sera de l'accompagner au mieux dans le travail pédagogique qu'il y aura d'expliquer les décisions qui vont être prises, les mesures parfois difficiles qui seront prises également. Donc ça va être très important. C'est vrai qu'on est dans une situation de crise, avec une très forte attente de la population, et en même temps, on va dire, pas des caisses vides, mais enfin, une situation financière difficile pour le Pays. Donc il va falloir gérer aussi cette situation-là. Pour l'instant nous n'avons pas de feuille de route, mais il est certain que ce sera un gros travail, ce ne sera pas simple, mais il faut relever le challenge, et j'ai accepté de le faire, lorsque le président m'a sollicité."

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Gaston Flosse et la réinscription | Par Caroline Perdrix

La victoire orange n'avait pas 24 heures que déjà lundi dernier, au journal télévisé de Polynésie 1re, Gaston Flosse annonçait : “Dès les premières séances à l’assemblée, nous déposerons une résolution avec une majorité forte (…) pour demander au président de la République d’intervenir auprès des Nations Unies, marquant notre opposition à cette résolution, et d’annuler la première résolution qui a été déposée par M. Oscar Temaru”.

Gaston Flosse a également souhaité qu'A t'ia Porinetia vote cette nouvelle résolution “anti-réinscription.” Réponse de Teva Rohfritsch : “Nous avions écrit au chef de l'État et au Secrétaire général de l'ONU. Le Tahoeraa ne s'était pas joint à nos initiatives. Nous attendons donc de lire précisément le projet de texte”.

La résolution votée par l''assemblée de la Polynésie française le 18 août 2011, demandant la réinscription de la Polynésie et le soutien du président de la République, fut l'un des viatiques d'Oscar Temaru jusqu'au 1er mars, date du dépôt d'une résolution L.56 au langage adouci. Mais elle n'a toujours pas été soumise au vote de l'Assemblée générale, ni à l'examen par le Comité des 24. La France a déployé sa puissance diplomatique pour, à tout le moins, retarder l'examen de ce texte jusqu'à après les élections territoriales. Moins de deux ans plus tard, l'APF s'apprêterait donc à voter une nouvelle résolution absolument inverse.

Gaston Flosse a largement simplifié la problématique en sous-entendant qu'il suffirait que François Hollande intervienne aux Nations unies pour que la résolution L.56 soit “annulée”. En théorie, il faudrait que les trois sponsors de la résolution (îles Salomon, Nauru et Tuvalu) soient d'accord pour la retirer. Sinon, selon les règles de procédure de l'ONU, on considère qu'une résolution demeure “sur la table” tant qu'elle n'a pas été mise au vote.

Enfin, c'est le président de l'Assemblée générale, qui maîtrise l'agenda, et décide de proposer la résolution au vote. La résolution, efficacement contrée en coulisses par une France déterminée à ne pas être qualifiée de colonialiste dans la plus grande instance internationale, peut se morfondre dans les tiroirs de l'ONU pendant longtemps, voire à jamais. Mais Oscar Temaru, libéré de sa charge présidentielle, est paraît-il décidé à continuer de militer pour faire vivre la L.56.

Faire dire haut et fort à la majorité de l'assemblée de la Polynésie française que les Polynésiens sont contre la réinscription sera donc surtout l'occasion d'affirmer que le spectre de l'indépendance s'éloigne, et de redoubler de ferveur républicaine pour combler le fossé entre Flosse et Hollande dans une démonstration d'attachement à la France, et un attachement qui mérite récompense. En juin 2008, époque d'une entente relative entre Oscar Temaru et lui, Gaston Flosse déclarait “Est-ce que l'inscription veut dire le choix de l'indépendance ? Si c'est le choix de l'indépendance, c'est non. Mais si c'est pour nous faire entendre par la France, notre réponse serait oui”. New York, c'est fini ? C'est sans compter l'attrait irrésistible d'une occasion d'interpeller l'État français, voire la communauté internationale, tout en rassurant son propre électorat.

Jean-Marc Régnault, historien, auteur de L'ONU, la France et les décolonisations tardives, à paraître en juin aux Presses universitaires d'Aix-Marseille

“La France ne peut pas annuler une résolution”

Que pensez-vous de la déclaration de Gaston Flosse sur “l'annulation” de la résolution L.56 ?

“Il est en contradiction avec ce qu'il avait dit dans un débat sur Polynésie 1re, à propos de la démarche entreprise par Teva Rohfritsch et Teiva Manutahi, il avait dit “mais enfin, ce n'est pas de notre compétence (…) ces gens-là aspirent à gouverner et ils ne connaissent même pas le statut”. Flosse peut toujours déposer une demande. Il y a un aspect politicard pour montrer que lui, il est contre. Mais en même temps, on doit se rappeler que l'ONU a quand même pour vocation de défendre les minorités. Il ne faut pas oublier que Jean-Marie Tjibaou représentait à peine 35% des voix quand il a réussi à faire réinscrire la Calédonie. Le gouvernement de Jacques Lafleur et le gouvernement français étaient très opposés, mais ils n'ont pas su enrayer le processus.”

Que peut faire la France à ce stade ?

“La France ne peut pas annuler une résolution. Elle peut essayer d'ajourner une résolution, de la renvoyer à la session suivante, comme elle l'a fait cette année et l'année précédente en invoquant d'abord les élections présidentielles, puis les élections territoriales. Elle peut faire en sorte que des pays qui avaient décidé de soutenir la résolution ne la soutiennent plus c'est ce qu'elle a fait jusqu'à présent, assez habilement. Mais les arguments de l'ambassadeur Araud avaient aussi suscité bien des réactions négatives.”

Du point de vue de la procédure onusienne, faudrait-il que les Salomon retirent la résolution ?

“Et encore, ce n'est même pas certain. La France peut aussi retarder en trouvant des complexités dans les mécanismes internes de l'ONU. Par exemple, le comité de décolonisation n'est pas très emballé : tous ces pays ont des minorités ethniques et ils ne sont pas pressés de donner prétexte à leurs propres minorités pour déposer des demandes à l'ONU. Ensuite, à l'Assemblée générale, tout dépendra de comment vont se situer tous les petits états, en Amérique centrale et du Sud, en Afrique, par rapport à la diplomatie française et ses armes.”

Que va-t-il se passer maintenant ?

“À présent, Oscar Temaru peut jouer la carte de la minorité qui est brimée, et rebondir sur le fait que dans son pays les forces qui représentent la néo-colonisation sont à l'œuvre. Il me semble que Flosse va faire une démarche qui est à mon avis vouée à peu de succès. Mais si la Polynésie venait à être réinscrite, alors comme toujours il s'en servira comme d'une arme pour essayer d'obtenir ce qu'il veut de la France.”

Richard Tuheiava, sénateur de la Polynésie française

“Maintenant, tous les coups sont permis”

Votre avis sur la déclaration de Gaston Flosse sur la résolution anti-réinscription à l'APF ?

“Non seulement c'est une démarche inutile, mais c'est une démarche qui sera contre-productive pour lui, parce qu'il passera au nom du gouvernement polynésien pour celui qui soutient la situation coloniale qui a déjà été présentée aux états membres de l'ONU. Libre à lui de le faire s'il le souhaite, mais à ce stade, techniquement, ce n'est plus possible. Le gouvernement polynésien n'est pas “propriétaire” de la résolution L.56 depuis qu'elle a été introduite au secrétariat de l'Assemblée générale de l'ONU pour la première fois le 7 février et la deuxième fois le 1er mars 2013. Même la France ne pourrait pas obtenir son retrait à ce stade sans l'aval des sponsors signataires de la résolution, alors imaginez la Polynésie, en tant que collectivité d'Outre-mer française, c'est juste impossible.”

Voulez-vous dire qu'il faudrait que chacun des sponsors retire sa signature ?

“Absolument.”

Que peut faire la France ?

“Continuer à faire de l'obstruction, sachant quand même que la raison pour laquelle le retard avait été prononcé n'existe plus, puisque les élections ont finies. Maintenant, tous les coups sont permis.”

Le Tavini va poursuivre ce combat ?

“Absolument, à 300%. Nous irons jusqu'au bout de cette démarche-là, le président est très bien informé de ce qu'il se passe à New York d'une part, et d'autre part il est absolument déterminé, et nous avec lui, pour que cette démarche non seulement ne soit pas obstruée, mais en plus qu'elle aille jusqu'à son terme”.

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Gaston Flosse, 29 ans après | Par Serge Massau

De Gaston Flosse à … Gaston Flosse. En 1984, un nouveau statut d’autonomie octroyé à la Polynésie française le 6 septembre change la physionomie du pouvoir local. Ce n’est désormais plus le haut-commissaire qui est à la tête de l’exécutif mais une personnalité issue d’une assemblée élue par la population.

 

D’abord hostile à toute ouverture institutionnelle dans les années soixante-dix, le président du Tahoeraa Huiraatira sera le premier président du gouvernement et finira par se façonner à une fonction et un statut à sa mesure, en 2004, avec l’appui bienveillant de son meilleur ami, Jacques Chirac, alors à la tête de l’État français.

 

Vingt-neuf ans plus tard, Gaston Flosse a une nouvelle fois remporté les élections territoriales, le 5 mai, avec près de 22 000 voix d’avance sur son premier poursuivant. En l’espace de 29 ans, le fenua aura connu cinq présidents différents mais aussi une bonne quinzaine de renversements de gouvernements. Surtout, Gaston Flosse a régné durant plus de seize années, soit plus de la moitié du temps qu’aura duré l’autonomie.

 

Ajoutons également que Jacky Teuira, élu président en février 1987 et renversé en décembre de la même année, puis Alexandre Léontieff, président de 1987 à 1991, ainsi que Gaston Tong Sang, président en 2006, 2008 et 2009, sont tous les trois issus du parti flossien, le Tahoeraa Huiraatira. Ainsi, en observant la chronologie politique contemporaine sur la longue durée, il apparaît que les autres présidences font figure de parenthèses aussi vite refermées au cours du long règne démocratique de Gaston Flosse.

 

Gaston Flosse accède donc à la présidence pour la première fois en 1984 avant d’être réélu deux ans plus tard. Malgré les relents d’affairisme qui lui collent déjà à la peau, cette année marque la consécration nationale pour celui qui est nommé secrétaire d’État chargé du Pacifique Sud dans le gouvernement central par le Premier ministre, un certain Jacques Chirac.

 

Ce poste prestigieux et de graves émeutes à Papeete le contraint à abandonner la présidence, qu’il confie à Jacky Teuira, le 13 décembre 1987.

 

Mais Flosse a du mal à laisser un autre gérer les affaires du Pays. Il “donnait le sentiment de vouloir contrôler le gouvernement et il lui arriva de critiquer ouvertement les décisions de son successeur”, rappelle, le site historique de l’assemblée. Mais le président de substitution est contesté en interne par Alexandre Léontieff, alors considéré comme le dauphin de Flosse. Celui-ci constitue une coalition avec des membres de l’opposition et s’installe dans le fauteuil de président jusqu’aux élections de 1991. Pendant ce temps, le Tahoeraa a eu le temps de patiemment reconstituer ses forces sur le terrain.

 

Il faudra une alliance de circonstance avec le Ai’a api d’Émile Vernaudon pour que Gaston Flosse retrouve le pouvoir en 1991. Trois jours après les élections, le maire de Mahina, faiseur de président en cette élection, décide de soutenir Alexandre Léontieff. Le lendemain, il change d’avis et apporte son soutien à Gaston Flosse. Michel Buillard devient vice-président de l’encore jeune Lion. La fin de la mandature est ponctuée par un cadeau empoisonné de Jacques Chirac à son “ami” polynésien : la reprise temporaire des essais nucléaires.

Pourtant, si les indépendantistes du Tavini passent de 11 à 24% des suffrages en 1996, le Tahoeraa décroche la majorité absolue. Une première pour un parti politique dans l’histoire politique contemporaine de la Polynésie.

 

Libéré de la nécessité de s’allier avec d’autres partis pour gouverner, c’est à partir de cette date que les observateurs ont décrit les “dérives” et l’autoritarisme du “roi” Gaston 1er. À quelques jours de l’arrivée de Jacques Chirac en Polynésie, en juillet 2003, Gaston Flosse décrit le Tavini comme ses “petits indépendantistes”, quasi inexistants.

C’est pourtant eux qui prendront la tête d’une coalition, l’UPLD, qui veut mettre fin au règne de Gaston Flosse. À la surprise quasi générale, l’UPLD porte Oscar Temaru à la présidence le 23 mai 2004. Même si, dans les urnes, le Tahoeraa a rassemblé le plus grand nombre d’électeurs, comme aime à le rappeler Flosse, c’est la loi électorale, qui lui était pourtant taillée sur mesure, qui lui fait perdre la présidence.

 

Suivront neuf années d’instabilité, où tous les coups seront permis, entre changements de loi électorale, renversements d’alliances et sombres tractations de couloirs. En octobre 2004, Oscar Temaru est renversé. Noa Tetuanui, alors Tavini, rejoint le Tahoeraa et vote la motion de censure. Puis, ce sont les rideaux bleus des isoloirs de la commune de Mahina qui sont pris comme prétexte pour refaire les élections en février 2005 aux îles du Vent. Contre toute attente, l’UPLD renforce son avance et replace Temaru à la présidence jusqu’en décembre 2006.

 

Le Tahoeraa reprend alors le pouvoir. Mais Gaston Flosse, dont l’image, très ternie, divise, doit laisser la place à l’un de ses anciens ministres, Gaston Tong Sang. Le soutien est de courte durée, vient la fameuse rencontre du 7/7/7 entre les ennemis jurés, Flosse et Temaru. Ce dernier est réélu président en septembre 2007 jusqu’aux élections de février 2008.

 

GTS est alors le candidat ouvertement soutenu par le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Christian Estrosi. Sans prime majoritaire, GTS rate la majorité absolue d’un cheveu. La nouvelle loi électorale promettait la stabilité, elle a apporté une exceptionnelle instabilité digne de la IVe République métropolitaine : cinq présidents du Pays (Flosse, GTS, Temaru, GTS, Temaru) se succèdent en cinq ans tandis que l’économie s’effondre.

 

Entre soutien critique et très temporaire envers certains gouvernements et opposition, Gaston Flosse en profite pour restructurer son parti tout en rejetant la responsabilité de la situation sur ses deux successeurs. Vendredi, Gaston Flosse devrait redevenir président de la Polynésie française. Vingt-neuf ans après s’être assis pour la première fois dans ce même fauteuil.

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Une voiture-avion à décollage vertical

Une voiture-avion à décollage vertical | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
Une société américaine vient de présenter un prototype d'une voiture électrique volante à décollage vertical capable d’atteindre les 320 km/h en mode avion. James Bond va adorer.
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La France possède un trésor au fond du Pacifique | Slate

La France possède un trésor au fond du Pacifique | Slate | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
Notre pays a la chance d'être au centre du terrain de jeu du XXIème siècle que constitue l'océan Pacifique, plein d'incroyables richesses. Reste désormais, en cette période où le chômage s'envole, à les exploiter au maximum.
Edwin Hiu Aline's insight:

"Cet article doit beaucoup aux exposés de l'Amiral Vichot, ancien commandant des forces maritimes françaises dans le Pacifique."

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“La relance ce n’est pas pour demain | Par Micaël Taputu

 

 

La communication, un domaine où l’UPLD a tant péché, mais que le Tahoeraa maîtrise si bien. Hier après-midi, la résidence flossienne de Erima accueillait les élus orange de l’assemblée de la Polynésie, ainsi que les journalistes chargés de répandre la bonne parole officielle. La veille, les images d’un Gaston Flosse rendossant son costume d’instituteur (debout) pour faire la leçon aux 38 élus (assis), est venue rappeler la position de chacun, face caméra. La mise en scène, un art politicien, en direction d’une population devant bien comprendre qui est revenu.

 

Le message officiel. Hier, rebelote, sur le mode “sitôt élu, sitôt au boulot”. Dixit le secrétaire général du parti au fe’i Marcel Tuihani Jr : “La volonté est claire, c’est d’être opérationnel le plus tôt possible, permettre aux nouveaux représentants de pouvoir être opérationnel au sein de l’assemblée, créer cette cohésion dans l’action de la majorité, donc ça, c’est important également, qu’il y ait véritablement un travail d’équipe qui consiste tout d’abord en la parfaite compréhension du fonctionnement de notre institution, l’assemblée de la Polynésie française, la compréhension sur les délibérations à voter, sur les lois éventuellement à voter, sur l’accompagnement de notre gouvernement également”. Explications de Tuihani Jr : “C’est un peu la continuité des réunions de travail de Tahiti Nui 2025, pendant lesquelles on a principalement travaillé sur l’élaboration d’un programme de relance de notre économie”. La fameuse relance économique.

 

Pas pour demain. Le mot lancé, les journalistes s’en saisissent, demandes d’explications à l’appui. Alors la relance ? “Je crois qu’aujourd’hui, il faut déjà voir ce que le nouveau gouvernement va hériter de l’ancien gouvernement, avant de se projeter sur des mesures immédiates et réalistes, donc nous continuons de travailler sur des mesures prioritaires, mais il nous appartiendra de constater ce que nous allons hériter très bientôt.” Moues dubitatives dans le public.

“Nous prévoyons quand même de lancer un certain nombre de chantiers, nous avons pas mal de projets qui peuvent démarrer.” Cependant, toutes les précautions sont prises pour ne pas se retrouver piégé par les promesses électorales. À nouveau, “il faut être assez prudent, attendre l’héritage de l’ancien gouvernement, et voir de quelle manière les mesures d’urgence pourront être réalisées”. L’héritage bleu clair pourrait même faire l’objet d’un audit orange, “c’est envisagé, pour le moment, ce n’est pas encore confirmé, mais certainement qu’il va falloir faire un audit de la situation”.

 

Flosse avait prévenu. Marcel Tuihani Jr en vient à invoquer celui qui n’a pas le temps pour ce point presse. “N’oubliez pas ce que le sénateur a pu dire pendant la campagne, c’est que la relance ne va pas se faire le lendemain des élections.” Pas faux. “Jusqu’à dire qu’un an et demi, voire deux ans, sera certainement un délai d’attente avant que la relance économique reparte véritablement.” À nouveau exact. “La relance, ce n’est pas pour demain, il va falloir attendre un petit moment, il y a des chantiers qui vont partir, nous l’espérons, nous avons identifié quelques leviers pour dégager des marges de manœuvre, mais en fonction de l’état d’urgence de la situation de notre trésorerie, de la situation financière de notre Pays, on verra sur quelles mesures il va falloir agir rapidement.” Voilà pour le sketch de la relance économique tant attendue. Sous vos applaudissements, m’sieurs dames.

 

Des emprunts partout. Le secrétaire général du Tahoeraa a confirmé la volonté d’emprunter à l’étranger, pour financer la relance. “On fera appel à tous les partenaires financiers, qu’ils soient locaux ou à l’extérieur, pour qu’ils viennent nous aider à relancer notre politique d’investissement, oui. Le statut nous le permet. Le statut ne nous limite pas à des bailleurs de fonds tel que nous connaissons. (…) On fera appel à tous les partenaires financiers.”

 

Le contrat de projets à la rescousse. Les financiers ne courent pas les rues, surtout polynésiennes. L’une des sources de financement sûr demeure le contrat de projets, initialement prévu pour soutenir le logement social, en visant les 1 800 logements construits sur la période 2008-2012. Ce qui bilans de l’OPH attestant n’a jamais été fait. Dorénavant, le contrat de projets ne sera plus éludé. “Oui, on a la volonté d’utiliser les financements du contrat de projets dans le secteur du logement social. On verra quels sont les projets qui sont bouclés. J’ai eu l’occasion de rencontrer certains responsables de l’État, et il y a des projets qui sont bouclés.” Quant à l’opérateur en charge des constructions, “c’est une discussion qu’il faut engager avec l’État, pour le moment l’OPH est le seul opérateur à intervenir dans le secteur du logement social.” Une discussion que mènera Marcel Tuihani Jr, futur ministre du Logement, et ancien directeur de l’OPH.

À moins qu’il ne reçoive un coup de fil de Gaston Flosse lui ordonnant de couper court à la discussion, comme ce fut le cas lors de la conférence de presse d’hier, interrompue sur ordre téléphonique du sénateur orange. Ça commence bien.

 

L’éclairage

 

Aller vite

 

Après le séminaire des élus, celui des futurs ministres doit se dérouler ce matin à Erima. Le Tahoeraa veut donner cette image du parti qui se met au travail sans tarder. Le gouvernement en place, le vendredi 17 voire le samedi 18 mai “au plus tard”, direction le budget. “Nous sommes calés sur une reconfiguration du budget, donc on parle plutôt d’un collectif budgétaire”, à l’issue duquel la nouvelle équipe au pouvoir compte se rendre à Paris, “assez rapidement, une fois que le gouvernement sera prêt à présenter un collectif budgétaire à l’assemblée”.

Marcel Tuihani Jr explique : “La volonté qui est affichée, c’est d’abord de regarder ce que nous pouvons faire, en termes d’effort, d’élaborer des dossiers aboutis, et en mesure d’être mis en œuvre, afin de présenter une feuille de route, des mesures, des plans d’action au gouvernement central”. Avoir quelque chose de concret pour justifier les demandes de soutien financier qui ne manqueront pas d’être adressées à l’État.

Le versement de la quote-part de l’État au financement du RSPF (3 milliards de Fcfp) figure déjà en haut de la liste des doléances. “C’est un dossier qui est prioritaire, pour sauver notamment notre régime de protection sociale généralisée, et notamment pour les ressortissants du régime.” Dernière précision, “l’idée n’est pas d’aller trop vite, c’est d’aller vite, bien, et de présenter des dossiers sérieux au gouvernement central”.

Les résultats seront attendus. Patiemment.

 

Coûteuses aides à l’emploi

 

Interrogé sur la fameuse mesure d’aide aux chômeurs (80 000 Fcfp/mois pour les moins de 30 ans, et 100 000 Fcfp/mois pour les plus de 30 ans), Marcel Tuihani Jr s’est refusé à évoquer la taxe sur les entreprises annoncée par Gaston Flosse durant la campagne, comme mode de financement. “Le budget permettra de financer cette aide à l’emploi. Je pense qu’il y a eu une mauvaise communication sur le sujet. Pour le moment, il n’est pas question de rajouter des taxes pour financer ces mesures d’aides à l’emploi.”

 

Une dissonance avec le discours électoral de son patron. Seule confirmation, il ne s’agit pas d’un dispositif d’indemnisation du chômage, car les bénéficiaires de l’aide devront travailler en entreprise, durant deux années. Sans obligation pour l’entreprise de les embaucher à l’issue de cette durée. Une main-d’œuvre bon marché, renouvelable tous les deux ans. De quoi expliquer l’adhésion patronale à ce Contrat d’accès à l’emploi, made in Tahoeraa. L’intérêt pour le gouvernement ? Comme autrefois pour les mesures de type DIJ, les personnes bénéficiaires seront comptabilisées comme salariées. De quoi s’offrir une hausse des chiffres de l’emploi en trompe l’œil.

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Léon Tefau démissionne | Lucie Rabréaud | Les Nouvelles

 

 

Les grandes manœuvres à la tête des établissements publics commencent. C’est Léon Tefau, qui, le premier, démissionne donc de son poste. Nommé directeur des filiales le 22 février 2012, il a mené la fusion de Tikiphone, Mana et TNS sous une seule marque : Vini. Dont il a pris la tête en mars dernier.

Ça aura été de courte durée puisque déjà, voyant le gouvernement orange arriver, Léon Tefau se taille. “C’est normal ! C’est normal que je démissionne. Il y a le nouveau gouvernement”, explique-t-il. Difficile pour le secrétaire général du Tavini Huiraatira en charge des opérations électorales, fidèle des fidèles d’Oscar Temaru, d’envisager une quelconque collaboration avec le Tahoeraa : “Nous n’avons pas les mêmes méthodes de travail”.

Et plutôt que d’attendre d’être débarqué, il a pris les devants. Les têtes des établissements sont des places politiques et avec un nouveau gouvernement, des changements ont forcément lieu. L’OPT étant un des établissements majeurs de la Polynésie, les places y sont forcément stratégiques. Des places qui ont même été l’opportunité pour certains de profiter de la poule aux œufs d’or.

 

L’indépendance de l’établissement n’est qu’un leurre. Léon Tefau est certain que le Tahoeraa reprendra rapidement la main sur l’avenir de l’OPT. “Ils ont fait ça pendant 30 ans, moi je ne suis pas du genre à me dire qu’ils ont changé”, explique-t-il.

Le Tavini a finalement usé des mêmes ficelles puisque c’est avant les élections que la tête de l’Office s’est teintée de bleu. Pierre Frébault, ministre de l’Économie, avait d’abord été nommé à la tête des filiales en tant que “mandataire représentant du gouvernement au sein des filiales de l’OPT”. Mais finalement, au bout de deux semaines, Léon Tefau a été nommé. Officiellement, le cabinet du ministre était trop chargé pour assumer cette nouvelle mission, officieusement parce que cette posture était juridiquement contestable.

Le fidèle d’Oscar Temaru prenait donc son poste. Ancien responsable de la mairie de Faa’a (dont il a pris sa retraite en 2006 après 24 ans de carrière), il connaît tout des arcanes de la maison Temaru, ayant eu à en gérer les finances, tant à la mairie qu’au parti. Il était difficile de le voir rester président de Vini alors que le gouvernement est maintenant celui du Tahoeraa. Les grandes manœuvres commencent donc à la tête des établissements et devraient se poursuivre dans les semaines qui viennent.

Léon Tefau, futur ex-président de Vini

“Nous n’avons pas les mêmes méthodes de travail”

Vous avez déposé votre démission ?

“C’est normal ! C’est normal que je démissionne. Il y a le nouveau gouvernement.”

 

Vous pensez qu’il ne vous aurait pas laissé travailler ?

“Je ne pense pas que j’aurais travaillé avec eux.”

 

C’est vous qui ne voulez pas travailler avec eux ?

“Non, non. Nous n’avons pas les mêmes méthodes de travail.”

 

Vous quittez l’OPT ?

“Cette semaine. À la fin de la semaine parce qu’il y a quand même quelques directions, quelques dossiers d’affaire courante qu’il faudrait que je signe d’ici vendredi.”

 

L’OPT est en pleine réforme…

“Je n’étais pas à l’OPT mais aux filiales. La restructuration des filiales est finie, tout est en place.”

Qui pourrait vous remplacer à la tête des filiales ?

“Ce sera le gouvernement qui décidera.”

 

Allez-vous proposer quelqu’un ?

“Non, non. Je laisse ça au nouveau gouvernement, de nommer la personne qu’ils doivent mettre là.”

 

Mais si eux vous demandent de rester, que ferez-vous ?

“Non, je ne travaille pas avec eux.”

 

Finalement le poste que vous occupiez était politique alors ?

“Non mais je sais que je ne pourrais pas travailler avec eux. On n’a pas la même méthodologie de travail.”

 

Mais l’OPT a quand même une certaine indépendance par rapport au gouvernement ?

“Hummm… Ça dépend des gens qu’il y a au gouvernement.”

 

Et avec eux, ça n’aurait pas été possible ?

“Ils ont fait ça pendant 30 ans, moi je ne suis pas du genre à me dire qu’ils ont changé.”

 

La déception doit être grande alors avec les résultats des élections ?

“Non, non. Je pense que j’étais conscient de ça, que si le Tahoeraa arrivait, j’allais devoir démissionner parce que je ne conçois pas de travailler avec eux, c’est tout.”

 

Qu’en est-il du reste de l’équipe ? Y a-t-il d’autres démissions ?

“Normalement, il n’y a que moi. C’est ma décision. Les autres sont à l’intérieur de la boîte depuis déjà des années. Ce sont des employés.”

 

Qu’allez-vous faire maintenant ?

“Vacances !”

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Not the right man at the right place | Par Micaël Taputu | Les Nouvelles

Du 23 mai 2004 au 5 mai 2013. En moins d’une décennie, l’Union pour la démocratie (UPLD) d’Oscar Temaru est passée du statut d’incarnation de la volonté populaire d’un changement de gestion des affaires du Pays, à celui d’illustration de l’incapacité à gérer le Pays, le sortir de la crise économique.

 

Entre-temps, instabilité politique, alliances, mésalliances, et, mise au rancart des engagements pris devant le peuple. Ceux de se consacrer prioritairement à la création d’emplois, l’accession au logement, la lutte contre la cherté de la vie. Autant de fléaux quotidiens accablant les Polynésiens. Oubliés pour un bout de papier onusien.

 

 

Aveux d’échec. Le simple acharnement sur cette crispation idéologique a trahi le peu de foi du camp indépendantiste en ses chances de succès aux territoriales. Pas de bilan gouvernemental (quel bilan gouvernemental ?), mais le message martelé ad nauseam d’un avenir radieux. À condition de ne pas être pressé.

 

Or justement, la pire crise économico-sociale qu’a connue le fenua place nécessairement l’action gouvernementale dans l’immédiateté, et cette équipe est en place depuis le 1er avril 2011.

 

Les votants ont démontré au premier tour que les casseroles judiciaires ne pesaient pas autant que les promesses de mesures immédiates, concrètes, sonnantes et trébuchantes.

 

 

Vox populi, vox dei. Les électeurs ont parlé, les chiffres avec eux. Du premier tour au second, l’UPLD est le parti qui a le moins engrangé de voix supplémentaires. L’Union a gagné 9 651 voix, tandis qu’A ti’a Porinetia en a obtenu 9 968 en plus, et que le Tahoeraa Huiraatira en

a conquis 11 021 de mieux. Maigre consolation, le parti indépendantiste conserve la médaille d’argent de l’arène politique locale. Ses 40 434 voix (29,26% des suffrages exprimés) lui offrent une marge de 5 013 voix par rapport à ATP et ses 35 421 voix (25,63% des suffrages exprimés). Rien qui rapproche du parti orange et ses 62 340 voix (45,11% des suffrages exprimés).

 

Un aperçu de la dégringolade de l’UPLD ? En 2008, à l’issue des territoriales anticipées, Oscar Temaru et les siens trônaient sur 49 851 voix (37,18% des suffrages exprimés). Gaston Flosse et sa clique se contentaient de 23 021 voix (17,17% des suffrages exprimés). En cinq ans, l’un a perdu 9 417 voix, l’autre en a gagné 39 319. Hum.

 

 

L’opposition au pouvoir. Camisolé dans une mentalité d’opposant, héritée de 20 ans de contestation contre le pouvoir flossien, le leader de l’UPLD s’y complaît. Toujours prompt à sortir la carte de la victimisation, Oscar Temaru lui a trouvé une table de jeux idéale à l’ONU. Face à la France. De quoi se couper de son relais hexagonal. Le Parti socialiste, pour partenaire du Tavini qu’il soit, n’en conçoit pas pour autant une scission du territoire national comme option viable, envisageable, ou souhaitable. La séparation rose bleu clair, par contre, est dans l’air.

 

Perspectives. Des 23 actuels, le groupe UPLD passera à 11 élus, moins de la moitié dans la nouvelle assemblée de la Polynésie. Bel exploit.

 

Les affidés d’Oscar Temaru, et le parti qu’ils représentent, disposent de cinq ans pour préparer l’avenir de la cause indépendantiste, ancrée dans la résolution des problèmes concrets et quotidiens de la population, plutôt que perchée sur des buildings new-yorkais. Poursuivre sur la voie passéiste de l’idéologie comme seul argument de campagne, ou se réformer, s’adapter aux besoins et attentes de la population polynésienne du XXIe siècle. Un défi, un vrai. Le seul qui reste désormais au futur ex-président du Pays.

 

Car jusqu’à présent, la seule chose prouvée sans contestation possible, c’est qu’il n’est pas “the right man at the right place”.

 

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Hollande, le coach de la France qui perd

Hollande, le coach de la France qui perd | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
Comme Domenech en son temps, il y a des coachs qui, par le simple effet de leur façon de diriger, parviennent à tirer le plus mauvais d'une équipe.
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“Compensation-décompensation de l’économie polynésienne” | in Les Nouvelles

“Le passage de la Polynésie d’une économie traditionnelle à une économie développée a été suscité, non par un développement endogène, mais par des apports extérieurs, essentiellement ceux de la métropole avec l’arrivée du CEP (1963). L’économie polynésienne est à considérer comme une économie compensée, car son économie est fondée sur les apports de près de 50 ans de CEP. Nous ne voulons pas ici juger cet apport en développement ni ses raisons.”

“Notre analyse vise à examiner les effets induits par ce développement et examiner les changements nécessaires à une Polynésie post-CEP. La biologie (et la médecine organique) nous apprend que la  compensation rend possible un fonctionnement organique qui masque la réalité des besoins en terme de traitement et de remèdes. La compensation installe un équilibre apparent, mais la maladie est déjà là ! La perfusion métropolitaine masquait, en réalité, les besoins réels endogènes de la Polynésie. On dit alors que ceux-ci étaient compensés. Une compensation de 50 ans a permis un saut qualitatif et quantitatif considérable    à la Polynésie, mais surtout cela “a laissé croire” à la Polynésie qu’elle était “développée” sans distinguer alors, si ce développement était d’origine exogène ou endogène. Lorsque le CEP a été démonté, l’économie locale    est entrée dans une nouvelle phase : celle de la décompensation. La baisse du volume de la perfusion commence à avoir des effets sur le corps économique, et les faiblesses du système socio-économique deviennent apparentes. Simultanément, le monde entre dans des turbulences successives et les économies se mondialisent. La métropole continue de compenser, mais en Polynésie autonome déjà, l’éveil aux futurs   besoins ne se fait pas. Quelques esprits éclairés en ont parlé pourtant. La décompensation est un phénomène important de rupture de l’équilibre qui révèle le mal préalablement inconscient et inexpliqué : les besoins réels étaient compensés mais pas traités. Le mal était là, mais pas révélé. Puis de nouvelles décompensations ont créé des changements politiques, car déjà le Pays commençait à deviner sa maladie. Le politique ne voyait comme solution que de remettre en place de nouveaux instruments de re-compensation forcément financés   par la métropole. C’était légitime mais inexact stratégiquement, car ces demandes n’avaient pas de destinations structurantes mais étaient pour l’essentiel fonctionnelles. Et cette demande de re-compensation dure encore dans l’esprit de nombreux politiques. La décompensation économique, lorsqu’elle n’est pas accompagnée de la conscience des besoins réels mène à la situation de “collapse”, c’est-à-dire à    l’effondrement du système. Si nous ajoutons à cela les erreurs dans les choix politiques, nous obtenons à peu près la situation actuelle à laquelle s’ajoute une crise de confiance. Quelle que soit la gouvernance choisie par   le peuple polynésien dans les élections, il faut déjà lui demander de ne pas surcompenser en réaction par rapport au Pays, c’est-à-dire aller trop vite. Il faut leur dire qu’il est important de négocier avec la métropole des protocoles sectoriels de traitement de la décompensation pour financer les investissements pertinents et structurants tournés vers l’autosuffisance, le social, l’exportation.”

“Le remède ne consiste pas à re-compenser mais à financer des activités fondées sur des chaînes de valeurs en mesure d’enrichir le Pays, car même si le Sage a le mérite de démarrer, il faut en plus un schéma d’aménagement des chaînes de valeurs économiquement pertinentes et payantes. Ce schéma reste à établir. Car le Sage s’il est financé sur la dette doit avoir un pendant en valeur ajoutée locale. L’État doit pour sa part admettre que le poids de la compensation a occulté le besoin de la Polynésie à accéder à des facteurs compétitifs endogènes, et que le temps est venu d’accompagner un développement suffisant pour permettre au Pays de vivre sur sa propre valeur ajoutée. L’État ne doit pas continuer à faire à la place de la Polynésie, mais lui donner les moyens d’apprendre à répondre à ses propres besoins. La compensation n’a pas respecté le principe de subsidiarité, et la République, bonne mère nourricière, a soumis le Pays au complexe de castration : il n’a pas appris à voler de ses propres ailes et ne le sait toujours pas ; aides structurantes, apprentissage, conduite de projets, méthodes, réalité, valeur ajoutée… doivent fonder la relation d’aide entre le Pays et la République. En même temps, la gouvernance polynésienne doit admettre le réel et sortir psychologiquement de l’esprit de compensation, puis orienter ses décisions dans le sens de la construction d’une économie structurante et durable en tenant compte que le Pays est incontestablement inscrit dans le phénomène mondialisant.

“La création de plusieurs avantages compétitifs est possible mais avec méthode, rigueur et compétences. De nombreuses personnes condamnent la métropole pour avoir installé une économie compensée, en oubliant   que cela a permis à la Polynésie de faire un saut qualitatif et quantitatif dans de nombreux domaines. D’autres encore la condamnent, d’avoir de ce fait, sorti la Polynésie de ses traditions existentielles. Ils omettent d’admettre l’importance de l’évolution des peuples dans un monde en mouvement. La modernité n’empêche pas de préserver certains modes de vie et leur environnement. Il faut à la Polynésie un nouveau regard sur le devenir de son Pays. Un regard où une économie moderne jouxte la sanctuarisation des lieux à préserver. D’autres pays comme Singapour ou Hawaii ont su mettre en œuvre cette économie mixte où les traditions pénètrent la modernité. Ces pays étaient autrefois très dépendants, ils ont réussi leur mutation. Et quand on regarde les petits cantons suisses on ne voit que modernité, traditions et préservation du milieu. Leur taille n’a rien à voir avec cette réussite, ce sont les hommes qui l’ont construite patiemment avec leurs différences et  leur courage.”

 

Gérard KocherspergerVice-président de l’Institut Porinetia Ananahi (IPA)

Edwin Hiu Aline's insight:

http://www.ipa-tahiti.com/

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“Je me sens trahi par les retraités” | Les Nouvelles de Tahiti

“Je me sens trahi par les retraités” | Les Nouvelles de Tahiti | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it

Plus qu'amer suite aux résultats du premier tour des territoriales, Émile Vernier, celui qui avait fait de la retraite son principal cheval de bataille se sent "trahi par les retraités". "Trahi, car aujourd'hui", poursuit-il, "on ne pourra pas faire passer nos idées, on est absent du débat". Les 885 voix recueillies le 21 avril n'étaient visiblement pas à la hauteur de l'ambition de la liste du Rassemblement pour le respect des populations polynésiennes qu'il menait. Un nombre de voix qui lui fait également jeter l'éponge sur le front des recours. Émile Vernier avait notamment attaqué devant le Conseil d'État la loi du Pays encadrant le plan de départs volontaires dans l'administration. "Je viens de recevoir un document du Conseil d'État, un mémoire en défense, mais je n'y réponds plus", ajoute l'homme politique un brin attristé. "Donc demain", ajoute-t-il, "tous ces gens vont partir à la retraite et ça va aggraver la situation". Il a également avoué ne pas souhaiter continuer à la tête du Syndicat pour la défense des intérêts des retraités actuels et futurs (Sdiraf) qui s'est particulièrement illustré dans le cadre du sauvetage des régimes de retraite. "Si quelqu'un veut prendre la suite…", lâche-t-il.

 

Pour ce qui est du second tour, ce défenseur de la départementalisation confirme son appel à voter pour Teva Rohfritsch, meneur de la liste A ti'a Porinetia, car outre le fait qu'il ne se reconnaît ni dans l'UPLD ni dans le Tahoeraa, il précise que Teva "s'est engagé notamment à faire cotiser les élus à la CPS et il propose de mettre en place, et de nous y associer, une cellule qui serait chargée du foncier et de la retraite". Quant à l'avenir de son engagement politique, après "un peu de recul", Émile Vernier promet de revenir au mois de juin en faisant du Rassemblement pour le respect des populations polynésiennes un parti politique "structuré" défendant les valeurs de la départementalisation.

 

Patrice Lafforgue

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L'ONU adopte une résolution sur la décolonisation de la Polynésie française

L'ONU adopte une résolution sur la décolonisation de la Polynésie française | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
Le texte, présenté par trois petits Etats du Pacifique (îles Salomon, Nauru, Tuvalu), a été adopté par consensus en l'absence de la France.

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi 17 mai une résolution plaçant la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser, malgré la défaite des indépendantistes aux dernières élections territoriales et des pressions de Paris.

Adoptée par consensus, la résolution "affirme le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l'autodétermination et à l'indépendance". La France n'a pas participé à la séance. 

Présenté par trois petits Etats du Pacifique (îles Salomon, Nauru, Tuvalu) et porté par les indépendantistes polynésiens, la résolution inscrit la Polynésie sur la liste des Nations unies des territoires non autonomes à décoloniser, définis par l'ONU comme "des territoires dont les populations ne s'administrent pas encore complètement elles-mêmes".

"CONTRE LA VOLONTÉ DES POPULATIONS CONCERNÉES"

La Polynésie rejoint donc la Nouvelle-Calédonie sur cette liste de seize territoires – avec Guam, le Sahara occidental, les Bermudes ou encore Gibraltar. Un référendum devrait en principe être organisé. Trois issues seraient alors possibles : un rapprochement avec la France, à travers une départementalisation, un éloignement, à travers l'indépendance, ou un statut intermédiaire d'Etat associé.

Le texte était presque assuré d'être adopté, mais la France, qui en conteste la légitimité, avait annoncé qu'elle ne prendrait pas part au vote. Paris justifie sa décision par le résultat des élections territoriales du 5 mai, qui ont vu l'autonomiste Gaston Flosse, hostile au texte, l'emporter sur l'indépendantiste Oscar Temaru, farouche partisan de ce processus. Le nouveau président de la Polynésie avait été plébicité avec 45,11 % des suffrages, contre 29,26 % à son adversaire. Le troisième homme de l'élection, Teva Rohfritsch, avait obtenu plus de 25 % de voix, portant la tendance autonomiste à plus de 70 %.

La France estime donc que ce projet de résolution va à l'encontre de "la volonté des populations concernées", indique une note adressée aux autres pays membres, puisque lors des élections territoriales du 5 mai, "trois électeurs polynésiens sur quatre se sont déclarés contre ce projet de résolution". 

"La France ne peut donc, d'une quelconque manière que ce soit, endosser cette démarche. Elle demande à tous les Etats membres respectueux de la démocratie d'en faire de même", ajoute la note. Paris "va continuer, conjointement avec le gouvernement de Polynésie française, à définir ensemble les contours d'une relation qui reflète les vœux des Polynésiens". Paris estime par ailleurs que l'avenir de la Polynésie française doit se décider entre la collectivité et la France, et que les Nations unies n'ont pas à intervenir.

 UNE LISTE CONTESTÉE

La liste des territoires non autonomes a été élaborée début 1946 conformément au Chapitre XI de la Charte des Nations unies. Décidée à mettre un terme aux derniers vestiges du colonialisme, l'ONU adopte le 14 décembre 1960 une Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (résolution 1514).

"A la création de l'ONU en 1945, 750 millions de personnes – soit près du tiers de la population mondiale – vivaient dans des territoires qui n'étaient pas autonomes et qui dépendaient de puissances coloniales. Aujourd'hui, ce sont moins de 2 millions de personnes qui vivent dans des territoires de cette nature", explique l'ONU sur son site.

La liste des Nations unies des territoires non autonomes à décoloniser compte aujourd'hui seize pays, dont dix sont sous administration du Royaume-Uni, trois des Etats-Unis, un de la France et un de la Nouvelle-Zélande.

Mais cette liste et la Déclaration de 1960, qui se focalise sur les colonies occidentales, est aujourd'hui vivement contestée par plusieurs pays. Elle est incomplète (certains juristes militent pour y inscrire le Tibet, par exemple) et comprend des territoires qui ont pour certains refusé l'indépendance par référendum, comme les îles Tokelau, un archipel de trois atolls polynésiens sous souveraineté néo-zélandaise, ou ont élu des représentants qui ont choisi de refuser l'indépendance, comme c'est le cas de la Polynésie françaises. 

La France n'est donc pas le premier pays à contester la liste des Nations unies. En 2007, l'ancien diplomate néo-zélandais John Hayes avait déclaré que les Nations unies devraient "laisser Tokelau tranquille" et cesser de pousser ce territoire néo-zélandais vers une indépendance que les Tokelauans ont rejetée.

Edwin Hiu Aline's insight:

La liste des Nations unies des territoires non autonomes à décoloniser compte aujourd'hui seize pays, dont dix sont sous administration du Royaume-Uni, trois des Etats-Unis, un de la France et un de la Nouvelle-Zélande.

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“La Nouvelle-Calédonie est réinscrite depuis 1986 et il y a fort peu de chance qu'elle soit indépendante dans quelques années | Propos recueillis par Lucie Rabréaud

“La Nouvelle-Calédonie est réinscrite depuis 1986 et il y a fort peu de chance qu'elle soit indépendante dans quelques années | Propos recueillis par Lucie Rabréaud | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it

Qu'est-ce qui a changé pour la Nouvelle-Calédonie après sa réinscription sur la liste de l'ONU dite des pays à décoloniser ?

"(…) Le 2 décembre 1986, la Nouvelle-Calédonie a été réinscrite. Ensuite, tous les ans, l'ONU examine la situation des pays qui sont sur la liste des pays à décoloniser. Un rapport est établi et là, s'il y a un vote, il peut être positif ou négatif. Pendant toute l'année 1987, Jacques Lafleur, Bernard Pons (ministre des Départements et Territoires d'outre-mer, NDLR), Gaston Flosse, qui en tant que secrétaire d'État (en charge du Pacifique sud, NDLR) est allé visiter de nombreux pays dans la région Pacifique, ont tenté de faire en sorte que la nouvelle résolution présentée en 1987 ne soit pas acceptée par l'assemblée générale. Or, cela ne s'est pas passé ainsi, ils ont obtenu que certains pays reviennent en arrière sur leur vote mais la majorité est restée favorable au maintien de la réinscription. Ensuite, le problème ne s'est plus vraiment posé car avec les accords de Matignon, tout le monde a considéré qu'il fallait effectivement décoloniser la Calédonie. Chaque année, l'assemblée générale examine le rapport et l'approuve par consensus."

 

Une fois réinscrite, qu'est-ce que ça a changé pour la Nouvelle-Calédonie ?

"Le problème de la Calédonie a été internationalisé. Désormais dans le monde entier, on a su qu'il y avait un peuple qui était considéré, par la majorité des pays du monde, comme un peuple brimé et qu'il y avait une présence coloniale un peu désuète. C'est l'image qui a été gagnée par le FLNKS dans cette opération.

Après, il y a tout un système qui doit se mettre en place : on reconnaissait le droit des Kanak à disposer d'eux-mêmes. Mais comme en droit français, c'est la majorité qui décide, il y avait donc une impossibilité de dialogue véritable. Les Kanaks étaient devenus minoritaires par le peuplement blanc de la Nouvelle-Calédonie donc ils considéraient qu'ils n'étaient plus maîtres chez eux. L'ONU aurait mis en place un cadre qui aurait permis d'essayer de résoudre la contradiction entre un homme = une voix et les peuples premiers qui s'estimaient victimes de la colonisation. Comme il y a eu les accords de Matignon, c'est la France qui a proposé qu'on fasse un référendum d'autodétermination, dix ans plus tard. L'ONU regardant cela, avec ses observateurs, apportant son expertise, discutant de ce qui pourrait être corrigé pour obtenir que le peuple ne soit plus discriminé ; car l'ONU a toujours refusé le principe d'un référendum qui serait proposé brutalement. L'ONU pense qu'un scrutin d'autodétermination doit se préparer, on doit mettre les conditions (formation, propagande électorale, définition du corps électoral, un calendrier). On ne doit pas donner une réponse brutale. Dans l'idée de l'ONU, la puissance administrante et le territoire non-autonome discutent des conditions du référendum et de leurs rapports futurs. Si demain Gaston Flosse décidait de demander à l'État de faire un référendum d'autodétermination ici, l'ONU le condamnerait parce que c'est trop brutal. Oscar Temaru peut toujours dire qu'au fond ces élections (les dernières territoriales) ont été comme un référendum brutal. On a fait peur aux gens, on leur a fait croire que si la Polynésie était réinscrite, ce serait l'indépendance, ce qui est archi-faux. Oscar Temaru peut dire que parmi les électeurs qui ont voté contre lui, beaucoup de gens ne sont pas contre l'indépendance mais ils ne veulent pas que ce soit brutal et que ça se fasse à leur détriment immédiat.

Dans les débats sur ces questions, il y a un affrontement entre deux types de droit : le droit français où la majorité a toujours raison, c'est un homme = une voix, et le droit international où là, on raisonne autrement. Ce n'est plus un homme = une voix, c'est : y a-t-il un peuple qui est brimé et qui a perdu sa terre, ses coutumes, son style de vie, etc. L'ONU ne s'intéresse pas de savoir si Oscar Temaru est majoritaire ou minoritaire, mais est-ce qu'objectivement, Oscar Temaru peut se prévaloir de représenter une catégorie de gens qui estiment qu'on a bouleversé leur pays, qu'on s'est emparé de ses richesses, qu'on l'a utilisé, etc."

Qu'est-ce qui est responsable de l'apaisement en Nouvelle-Calédonie : est-ce la réinscription ou plutôt le changement de majorité à la tête de l'État, en 1988, qui a permis d'enclencher le processus des accords de Matignon ?

"Il y a eu un changement de majorité au niveau de l'État mais la situation était devenue tellement difficile et tellement grave en Nouvelle-Calédonie que quelle que soit la majorité en place, il a bien fallu trouver une solution ou alors c'était la guerre civile. On s'aperçoit qu'on ne sait pas trop lequel a poussé l'autre mais souvent, les recommandations sont les mêmes. Par exemple, le gouvernement calédonien, que ce soit Philippe Gomez ou Harold Martin, ils sont très heureux de la réinscription. Ils sont anti-indépendantistes mais ils trouvent ça formidable. D'une part, ça leur permet de mener une politique, ils le disent carrément : on va continuer à décoloniser le pays, on va effacer les séquelles de la colonisation, on va fonder quelque chose de nouveau. Harold Martin a dit, ici même, bientôt la Nouvelle-Calédonie ne sera plus dans la France, mais elle sera aux côtés de la France. Les Calédoniens qui étaient très opposés à la réinscription et à l'idée de l'indépendance, utilisent maintenant l'ONU.

L'ONU propose quatre choses aux territoires non autonomes : en 1960, elle a proposé trois options : l'indépendance, l'État associé, l'intégration dans une grande puissance. Et quelques années plus tard, l'ONU a dit, outre ces trois possibilités, si la puissance administrante et le territoire négocient un accord intelligent et qui fait consensus, cette 4e possibilité s'ajoute aux trois autres. Qu'est-ce qu'on fait en Nouvelle-Calédonie, actuellement, il n'est pas question vraiment d'indépendance, il n'est pas question d'État associé, l'intégration dans la France, plus personne n'en veut. Qu'est-ce qu'il reste : la solution de négocier pour arriver à quelque chose qui n'existe pas encore en droit. Harold Martin disait, lors du dernier forum, je ne vois pas pourquoi vous avez peur de la réinscription en Polynésie, c'est une garantie pour vous. L'ONU surveillera qu'il n'y aura pas une indépendance à la sauvette, qu'il n'y aura pas un référendum bidon, etc. Pour eux, c'est une garantie."

 

Gaston Flosse va redevenir le président de la Polynésie. Peut-il empêcher cette réinscription ou bien demander à nouveau la "désinscription" de la Polynésie ?

"Ce n'est pas dans ces termes-là que les choses se passeront, il mènera sans doute un lobbying pendant un an pour que lors du prochain examen à l'assemblée générale, qu'un certain nombre de gens qui avaient soutenu la réinscription, ne la soutiennent plus. Si par exemple, dans une prochaine session d'assemblée générale, le texte proposé par le forum du Pacifique n'est pas accepté, on pourra considérer que la Polynésie est désinscrite de fait. En réalité, la plus grande des probabilités est que l'évolution de Gaston Flosse et du Tahoeraa soit la même que celle du RPCR en Nouvelle-Calédonie."

 

Que le Tahoeraa utilise finalement cette réinscription ?

"Qu'ils utilisent cette réinscription, qu'ils finissent par trouver ça très bien. Ça leur permet d'obtenir de la France des choses qu'ils n'obtiendraient pas en temps ordinaire, par exemple sur le plan des réformes éducatives, dans des tas de domaines. Gaston Flosse finirait du coup par obtenir ce qu'il avait toujours souhaité : un statut très proche de celui des îles Cook."

 

Cette réinscription ne veut pas dire l'indépendance ?

"Absolument pas. La preuve est que vous avez des territoires inscrits sur la liste depuis 40 ans et ça n'avance toujours pas. Je trouve extraordinaire que les gens ici ne connaissent pas l'exemple de la Calédonie ou ne l'utilisent pas. La Nouvelle-Calédonie est réinscrite depuis 1986 et il y a fort peu de chance qu'elle soit indépendante dans quelques années.

Certains chefs d'entreprise sont très en colère quand je leur dis : je ne comprends pas, vous avez peur de la réinscription et pourtant je vous vois prendre l'avion régulièrement pour aller investir en Nouvelle-Calédonie. Je ne comprends pas d'un côté la peur et de l'autre l'enthousiasme."

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La résolution L.56 examinée vendredi à New York | Par Caroline Perdrix

La résolution L.56 examinée vendredi à New York | Par Caroline Perdrix | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it

L'annonce est parue au Journal des Nations unies daté d'aujourd'hui : “L’Assemblée générale tiendra une séance plénière le vendredi 17 mai 2013 à 10 heures dans la salle de l’Assemblée générale, afin d’examiner les questions suivantes : (…) Application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux : projet de résolution (A/67/L.56/Rev.1) [point 60] (…)"

 

C'est donc vendredi 17 mai, à 4 heures du matin heure de Papeete, à peine quelques heures avant que Gaston Flosse ne devienne président de la Polynésie française, que débutera la séance au cours de laquelle les Nations unies, réunies dans leur plus haute instance, affirmeront “le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l’autodétermination et à l’indépendance,” et reconnaîtront “que la Polynésie française reste un territoire non autonome au sens de la Charte” de l'ONU. Selon le texte de la résolution, déposée le 1er mars dernier par les Îles Salomon, Nauru et Tuvalu, qui reprend presque mot pour mot celui de la résolution de 1986 concernant la Nouvelle-Calédonie, il est rappelé que “la Charte fait obligation au Gouvernement français, en sa qualité de Puissance administrante, de communiquer des renseignements sur la Polynésie française”.

 

Il s'ensuit, selon le point 2 de la résolution, que “le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux d’examiner la question de la Polynésie française à sa prochaine session et de lui faire rapport à ce sujet à la soixante-huitième session de l’Assemblée,” celle qui débutera en septembre prochain.

 

Enfin, le point 3 engage la France à “intensifier son dialogue avec la Polynésie française afin de faciliter et d'accélérer la mise en place d’un processus équitable et effectif d’autodétermination dans le cadre duquel seront arrêtés le calendrier et les modalités de l’adoption d’un acte d’autodétermination (…).”

 

Les Nations unies, énorme institution au rythme lent, n'a pas pour habitude de porter à son ordre du jour des résolutions dont l'adoption est incertaine. L'usage qui gouverne les échanges entre les 192 nations représentées à New York, veut que les tractations aient lieu en amont, et que l'Assemblée générale serve de chambre d'enregistrement solennelle de résolutions sur lesquelles une majorité puisse tomber d'accord. La résolution L.56 peut être adoptée soit par un vote à la majorité simple des présents, soit sans vote, “par consensus.” Il semblerait donc qu'Oscar Temaru voie enfin le résultat de plusieurs années de lobbying.

 

Si la résolution L.56 est adoptée vendredi et la Polynésie française réinscrite de facto sur la liste des territoires non autonomes, son cheminement aura donc effectivement pris en compte les objections de la France : l'ambassadeur Gérard Araud avait déclaré : “(…) ne nous laissons pas instrumentaliser dans une campagne électorale, attendons les élections en Polynésie française et ensuite revenons à ce débat.” Mais les Nations unies, sous l'impulsion du président du Comité spécial, Diego Morejón Pazmino et du président de l'Assemblée générale, le Serbe Vuk Jeremic, n'auront pas attendu longtemps avant d'y revenir : 12 jours seulement. Il se disait à l'ONU que les déclarations et le lobbying de l'ambassadeur français n'avaient pas toujours fait bonne impression.

 

Vendredi 17 mai. Le jour prévu pour l'élection de Gaston Flosse par l'assemblée de la Polynésie à la présidence du Pays. Un extraordinaire hasard, ou un beau cadeau au président sortant ? Si la séance de l'Assemblée générale des Nations unies est rondement menée, et le décalage horaire aidant, la résolution pourrait même être adoptée alors qu'Oscar Temaru est encore techniquement président. Ensuite, au-delà du symbole, France et Polynésie s'embarqueront dans un processus qui, rappelons-le, dure depuis 26 ans en Nouvelle-Calédonie.

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La Grande Loge régulière de Tahiti a son site Internet : www.glp-pf.org

La Grande Loge régulière de Tahiti a son site Internet : www.glp-pf.org | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it

 

 

La branche polynésienne de la Grande Loge nationale française a été dissolue en décembre 2011. La Grande Loge régulière de Tahiti et ses archipels (GLRT) naissait. Et avec elle, un site Internet consacré à cette nouvelle obédience et à ses membres. Sur www.glp-pf.org, vous pouvez donc trouver les noms du grand maître, du député grand maître, et des assistants avec leurs photos ; comment devenir franc-maçon, un calendrier, des infos… Et également un édito expliquant cette démarche nouvelle pour une société qui avait la réputation de garder pieusement ses secrets. Philippe Slowinski, en charge du grand inspectorat du rite émulation et side degrés, et assistant, explique qu'il s'agit de “transmettre la crédibilité de nos engagements maçonniques au sein de la GLRT en y faisant passer l’information, la connaissance, les émotions que nous partageons chaque jour au sein de notre maison. Partageant les préoccupations de notre grand maître et de son député, la communication de notre obédience sera orientée vers la transparence de son activité à l’instar de ce qui se fait chez nos frères anglo-saxons. (…) Afin que chaque frère de la GLRT puisse, s’il le désire, porter fièrement son appartenance à la franc-maçonnerie universelle et régulière”.

Une volonté de transparence pour rompre avec l'image de société secrète qui colle à la peau des loges maçonniques. “Le but n'est pas de grossir les rangs mais de travailler en harmonie. Il faut arrêter avec cette maçonnerie qui est secrète. Ce site Internet est déjà un petit éclairage qui montre que la maçonnerie n'est pas quelque chose de caché ou qu'il faut taire”, affirme Philippe Gestas, grand maître de la Grande Loge régulière de Tahiti et ses archipels. Fonctionnant avec des rites et des parrainages, les Loges maçonniques sont restées pendant longtemps des sociétés obscures dont on ne pouvait connaître les secrets qu'en en faisant partie. D'ailleurs, les rituels maçonniques n'étaient pas censés être écrits et n'étaient jamais imprimés. Certains aspects de la franc-maçonnerie ne sont pas révélés au grand public. Certaines pratiques restent secrètes, la gestuelle sert de moyen de reconnaissance entre francs-maçons ; les grades symbolisent aussi à quel stade sont exactement les initiés ce qui indique une progression au fur et à mesure d'une révélation ; la franc-maçonnerie s'est développée alors que les souvenirs de persécutions et de guerres de religion sont vivaces, une motivation supplémentaire pour rester discrets. Les francs-maçons ont aussi été taxés d'opportunistes car certains ont profité d'une obédience pour satisfaire leurs intérêts.

C'est bien pour casser avec cette image construite au fur et à mesure des années que la Grande Loge régulière de Tahiti et ses archipels a souhaité se faire connaître sur Internet. Ce n'est pas la seule obédience à être ainsi accessible. Désormais, plusieurs d'entre elles ont leur site. Pour couper court aux rumeurs et aux fantasmes, quoi de mieux que de communiquer ? C'est le parti pris désormais de certaines loges francs-maçonniques. Même si cela reste “une fenêtre sur quelque chose qui existe derrière” et pour y rentrer, “il faut les clefs”.

Philippe Gestas, grand maître

“Le temps de la maçonnerie secrète est fini”

Pourquoi avoir créé ce site Internet ?

“Le site ne dit pas grand-chose, c'est une fenêtre sur quelque chose qui existe derrière mais pour y rentrer, il faut les clefs. Il y a un code et un mot de passe qui permettent l'accès à d'autres données qui sont plus confidentielles où il y a tout ce qui concerne la Grande loge régulière de Tahiti. Ce qu'il y a en amont, c'est simplement des renseignements généraux sur ce qu'est la maçonnerie, ce qu'est la Grande loge de Tahiti, quand est-ce qu'elle a été créée… L'intérêt d'avoir un site est de permettre à ceux qui sont en recherche, de savoir qu'il y a une Grande loge régulière sur Tahiti et de pouvoir y avoir accès.”

Vous souhaitez recruter ?

“Ce n'est pas tellement pour y rentrer, c'est pour pouvoir nous contacter. S'il y a un Américain ou un Canadien ou n'importe qui, qui vient sur le territoire et qui veut nous contacter, il peut le faire soit par l'intermédiaire de ses sites à lui, soit par l'intermédiaire de notre site. Nous avons des liens avec certaines grandes loges du monde.”

Quel est l'intérêt pour une personne de passage de vous contacter ?

“C'est un maçon qui lui-même est dans une autre grande loge du monde. La Grande loge régulière de Tahiti est une grande loge régulière reconnue au même titre que la GNLF. Nous avons donc deux grandes loges sur le territoire : la GNLF et la GLRT. Si un maçon souhaite venir ici et partager nos travaux, il le peut par l'intermédiaire de ce site.”

Il n'y avait pas d'autres manières de communiquer auparavant ? D'où la création de ce site ?

“Il y avait d'autres manières avant. On tend, toutes les grandes loges et particulièrement nous ici, à nous informatiser au maximum. Toutes les demandes peuvent être faites par Internet et nous-mêmes donnons les renseignements des travaux que l'on fait à travers le site.”

C'est une entrée dans les réseaux sociaux ?

“Non, pas du tout. Nous ne faisons pas de propagande.”

Mais il y a une entrée intitulée : comment devenir franc-maçon.

“Comment devenir franc-maçon, d'une manière générale, pas pour la Grande loge régulière de Tahiti. Nous ne faisons pas de recrutement. Dans toutes les obédiences, un maçon sera proposé par d'autres frères maçons avec un parrainage. Il peut y avoir des candidatures spontanées. Nous en avons eues. Des frères nous ont rejoints car ils se sont renseignés, ils avaient envie de partager les mêmes idées que nous, ils sont donc venus physiquement ou ils envoient un mot.”

Y a-t-il une volonté de rompre avec le secret ?

“Il n'est pas question de faire de la publicité mais par contre, nous souhaitons rompre progressivement… Le but n'est pas de grossier les rangs mais de travailler en harmonie. Il faut arrêter avec cette maçonnerie qui est secrète. On a plus tendance à être une maçonnerie anglo-saxonne voire américaine. On est proche de l'Amérique. Les premières grandes loges qui nous ont reconnus sont les grandes loges américaines avec qui nous avons des relations fréquentes maintenant.”

Ce site Internet est un moyen de rompre avec le secret ?

“Ce site Internet est déjà un petit éclairage qui montre que la maçonnerie n'est pas quelque chose de caché ou qu'il faut taire. C'est un moyen de s'exprimer. Elle donne les possibilités à ses membres de faire des recherches personnelles, ésotériques, fraternelles, etc. On veut montrer qu'en fait tout le monde peut y avoir accès. Allez sur les sites des autres Grandes loges, nous n'avons rien inventé.”

On découvre les “cadres”.

“C'est le point qui montre notre volonté de s'ouvrir. On a souhaité que le Grand maître, le Député grand maître, les assistants, les personnes qui dirigent actuellement la Grande loge régulière de Tahiti… Ce sont des personnes qui sont maçons depuis très longtemps.”

On ne se cache plus d'être francs-maçons ?

“Certains, pour des raisons professionnelles, souhaitent ne pas exposer la franc-maçonnerie. Un avocat, un juge ou quelqu'un qui a une influence sur le plan de la société, peut hésiter à se montrer de peur que quelque action qu'il ait puisse se rapporter à la franc-maçonnerie. C'est facile de dire qu'il y a un lobby franc-maçon qui permet à certains de travailler ensemble. Certains frères chez nous ne souhaitent pas être exposés. En franc-maçonnerie, on a le droit de se dévoiler mais on n'a pas le droit de dévoiler quiconque.”

C'est un grand changement d'être sur Internet.

“C'est un grand changement pour la franc-maçonnerie française. Pour la franc-maçonnerie anglo-saxonne, ça fait des années, depuis qu'ils sont constitués, qu'ils sont totalement exposés et qui font des réunions publiques où rien n'est caché. En France, on a subi le contre coup de la guerre. Après la guerre où la franc-maçonnerie a été pourchassée, ce secret est resté. C'est véritablement une ouverture, c'est notre volonté et c'est la voie d'Internet qui va nous permettre dans les années à venir de nous ouvrir de plus en plus.”

Depuis quand ce site Internet existe ?

“Depuis la constitution de la Grande Loge le 21 janvier 2012 mais auparavant, on avait créé la Province de Polynésie française (avec la GNLF) et nous avions un site. Il n'était pas aussi ouvert, il n'y avait pas de noms, ni de photos mais nous avions fait une tentative d'ouverture.”

La maçonnerie sert à quoi ? Y a-t-il des objectifs particuliers ?

"Aucun, si ce n'est un objectif personnel. La maçonnerie est totalement individuelle. C'est un travail individuel au sein d'un groupe. Toutes les couches de la société, toutes les professions en font partie. Il n'y a pas de volonté derrière d'agir. On s'interdit toute discussion religieuse ou politique.”

Qu'en espérez-vous de ce site Internet ?

“Qu'il amène une ouverture d'esprit des profanes vers la maçonnerie, qu'il y ait moins de rejet. Le seul rejet que l'on a, c'est l'incompréhension. Cela nous permet de dire aux gens qu'il y a des francs-maçons sur le territoire. Nous ne sommes pas une société secrète.”

Avez-vous eu des contacts à travers ce site Internet ?

“Nous en avons eu deux. C'est vraiment pas un site qui permet du recrutement. Ce n'est pas du prosélytisme. Mais ça amorce un changement. Nous sommes pour l'ouverture. On œuvre pour ça. Le temps de la maçonnerie secrète est fini.”

 

Edwin Hiu Aline's insight:

L’éclairage

La franc-maçonnerie : qu'est-ce que c'est

Le mot franc-maçonnerie désigne un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rites initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l'art de bâtir.

Elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une association essentiellement philosophique et philanthropique, comme un système de morale illustré par des symboles (tel que le triangle, le compas ou le tablier) ou comme un ordre initiatique.

Elle est organisée en obédiences. Ce sont des Loges locales et en Grandes Loges supra régionales, structurées hiérarchiquement, qui ont un fonctionnement fortement rituel. La Grande Loge nationale française avec le Grand Orient, la Grande Loge de France et le Droit Humain sont les obédiences les plus connues. Il semble presque impossible de donner une définition unique de la franc-maçonnerie. Certains spécialistes du sujet estiment même qu'il y aurait “autant de définitions que de francs-maçons”. Les obédiences maçonniques elles-mêmes défendent chacune, par des définitions différentes, leur conception particulière de la franc-maçonnerie.

Toutefois, de manière générale, elle prodigue un enseignement ésotérique progressif à l'aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l'humanité, tout en laissant à chacun de ses membres le soin de préciser à sa convenance le sens de ces mots. Sa vocation se veut universelle, bien que ses pratiques et ses modes d'organisation soient extrêmement variables selon les pays et les époques.

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Deux jours de procès pour Foster | Par Antoine Samoyeau

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Maintenant la trêve électorale passée, la justice peut enfin se remettre au travail avec le jugement des affaires politico-judiciaires en suspend. Et une nouvelle fois c'est la gestion passée de l'Office des postes et télécommunication (OPT) qui va monopoliser deux jours de procès au palais de justice de Papeete. Les 20 et 21 juin prochain, le tribunal correctionnel va s'atteler à juger l'affaire de la passation de marché pour l'informatisation de l'OPT en 2004. Le principal prévenu du procès ne sera autre que Temauri Foster, au titre d'ancien président du conseil d'administration de l'office. Le ministre sortant des Ressources maritime est renvoyé pour "favoritisme" avec son ancien conseiller spécial Jean-Paul Pistolet. À leur côté comparaîtront quatre anciens cadres de la société Sofrecom, une filiale de France Telecom choisie dans des conditions douteuses pour bénéficier du juteux marché public de plus de 600 millions de Fcfp.

Une enquête lancée en 2007. C'est l'éphémère ministre des Postes et tavana de Makemo, Michel Yip, qui a révélé cette affaire en juin 2007. Après avoir pris connaissance du rapport explosif de la Chambre territoriale des comptes (CTC) concernant la gestion de l'OPT, l'élu avait lancé des accusations publiques de corruption dont il avait dû s'expliquer devant les enquêteurs de la Direction de la sécurité publique (DSP). Une fois les conclusions du rapport d'observation de la CTC transmises au procureur de la République, une enquête préliminaire avait été menée sur le montage du projet "Te Vaipunaa". Un projet destiné à doter l'OPT d'un nouveau système d'information commercial et de facturation. L'idée avait germé dès septembre 2003, quelques mois avant le "Taui" et la valse des présidences à l'OPT.

Le curieux choix de Temauri Foster. Une consultation ouverte le 5 avril 2004 avait permis d'obtenir trois dossiers de candidature pour le marché du projet "Te Vaipunaa". La commission de dépouillement des offres s'était prononcée le 2 décembre 2004 pour proposer de retenir le candidat le moins cher et le plus respectueux du cahier des charges établi par l'OPT. À l’époque le Tahoeraa était revenu au pouvoir depuis quelques semaines et l'élu orange des Tuamotu, Temauri Foster, s'était vu confier la présidence de l'OPT. Or le 21 décembre 2004, ce même Temauri Foster refusait de prendre en compte l'avis de la commission et choisissait de retenir l'offre de la société Sofrecom. Une offre supérieure de 150 millions de Fcfp (30% du marché) à celle proposée par la commission et qui ne répondait qu'imparfaitement au cahier des charges…

Le "gaspillage". Mais très rapidement cette offre de la Sofrecom va sentir le souffre. Prévu pour coûter 595 millions de Fcfp, le projet a été retenu pour 607 millions de Fcfp, puis porté à 690 millions de Fcfp après deux avenants. Le Tahoeraa a alors été remplacé par l'UPLD à la présidence, et Temauri Foster par Alphonse Teriierooiterai à l'OPT. Le nouveau président de l'office s'empêtre dans le dossier "Te Vaipunaa". À la fin de l'année 2006, rien n'a été réceptionné alors que le contrat a été entièrement payé. Les années suivantes, le système n'a pas non plus été opérationnel… La Sofrecom a alors reconnu que son projet initial n'était pas conforme au cahier des charges et a proposé une “version 2” pour 401 millions de Fcfp supplémentaires ! D'après la chambre territoriale des comptes, le choix du marché n'a conduit qu'à un "gaspillage des ressources de l'office”.

Saucissonnage du marché. Entre 2007 et 2008, les enquêteurs ont mené plusieurs investigations sur la passation du marché. Ils ont ainsi découvert l'existence de rencontres entre Temauri Foster et les cadres de la Sofrecom avant la signature du marché. Il est ressorti de l'enquête que l'ancien président de l'OPT avait demandé à son conseiller spécial Jean-Paul Pistolet de préparer un rapport destiné à tromper les membres de son conseil d'administration en "saucissonnant" le marché en deux projets. Le deuxième projet devait être présenté plus tard comme une simple “option” avec surcoût, alors qu'il s'agissait en fait d'une partie indissociable du projet. L'ancien P-dg de la Sofrecom Christian Mitjavile comparaîtra donc pour “complicité de favoritisme” pour avoir donné des instructions pour que des cadres de la Sofrecom, François Lamiral, Jean-Louis Dufau-Richet et Jean-René Veyre, rencontrent Foster pour proposer ce saucissonnage.

Temauri Foster en eaux troubles. Renvoyé pour "favoritisme", Temauri Foster encourt une peine maximum de deux ans d'emprisonnement, 3,6 millions de Fcfp d'amende ainsi qu'une peine d'inéligibilité. La justice n'a trouvé aucune trace de rétro-commission qui aurait pu caractériser le chef bien plus grave de corruption. L'ancien ministre et candidat malheureux de l'UPLD sur la Section des Tuamotu de l'Est et des Gambier n'a aujourd'hui plus de siège à l'assemblée, ni de ministère. Et à un an des municipales, cette dernière affaire pourrait même l'écarter encore davantage de la scène politique. Quoiqu'en la matière, nos élus savent faire preuve d'une ingéniosité presque sans limite.

Edwin Hiu Aline's insight:

 

 

Verbatim

La chambre territoriale des comptes sur le marché de l'informatisation de l'OPT

Sur le choix de la société Sofrecom : "Ce choix du conseil d’administration était contraire aux dispositions de l'article D.311-5 du code des postes et télécommunications (…)."

Sur l'examen par le conseil d'administration : "Le dossier, engageant l'établissement dans un achat de plus de 600 MF Fcfp, n’a été remis qu’en séance, ce qui ne permettait aux administrateurs ni de l’examiner sérieusement, ni de le faire expertiser, avant de prendre leur décision. Des membres se sont émus de ces méthodes cavalières et un administrateur a même demandé le report du dossier, ce qui lui a été refusé."

Sur la prestation de la Sofrecom : "Le contrat avec cette société ne couvre que partiellement les besoins exprimés par l’OPT dans le cadre de son cahier des charges. Les fonctionnalités de l’offre Sofrecom s’avèrent même défaillantes sur les besoins qu’elle prétend satisfaire (…)"

En conclusion : "Le choix de l’attributaire du marché de réalisation du nouveau système d’information de l’OPT, opéré dans des conditions contestables tant du point de vue de la forme que du fond, a conduit à un gaspillage des ressources de l’Office."

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Virginie Bruant, élue Tahoeraa : "Je ne suis pas du tout Front National" | Les Nouvelles

Le Front National prendrait-il ses rêves pour des réalités ? Contacté par Les Nouvelles de Tahiti, Jean-Michel Dubois, en charge des questions liées à l'outre-mer au Front National, se réjouit de voir Virginie Bruant, candidate sur la liste Tahoeraa huiraatira, élue à l'assemblée de la Polynésie française : "C’est une bonne nouvelle (…). Elle va pouvoir défendre les valeurs que le Front National défend depuis des décennies."

Lors de son bref séjour à Tahiti au mois de mars dernier, Marine Le Pen avait pris le petit-déjeuner avec Gaston Flosse. Virginie Bruant était également présente. Eric Minardi, responsable local du parti d'extrême droite, l'avait alors qualifiée de "bonne amie". Depuis Paris, Jean-Michel Dubois a encore un peu plus rapproché ces liens d'amitié en la présentant comme une élue "très proche du Front National".

Pourtant, Virginie Bruant, jointe par téléphone dans la journée d'hier, dément formellement toute proximité avec le FN. "Pas du tout, pas du tout. Je ne suis même pas sympathisante, rien. Je n'ai pas de carte, je ne suis pas sympathisante, je ne suis pas Front National."

La rencontre avec Marine Le Pen, pourtant, a bien eu lieu. "Je l'ai rencontrée et je ne regrette pas cette rencontre." Mais là aussi, il ne faudrait pas en tirer de conclusions hâtives. Si Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche lors de la dernière élection présidentielle, était venu au fenua et qu'il avait voulu la rencontrer, elle l'aurait fait également : "Voilà, c'est toujours intéressant de rencontrer ce genre de personnes qui représentent quelque chose en France."

Virginie Bruant le répète : "Je ne suis pas du tout Front National." Au point de faire parvenir aux médias un courrier adressé au responsable du FN dans lequel elle insiste : "Je proteste contre vos propos qui n'engagent que vous car je ne suis, et n'ai jamais été, membre du Front National."

Suite au petit-déjeuner du mois de mars, ni Gaston Flosse ni aucun autre membre du Tahoeraa n'avait remis en cause le soutien, faute de mieux, de Marine Le Pen à Gaston Flosse, qui préférait choisir "un diable avec des cornes" plutôt qu'un indépendantiste. La petite phrase correspondait à l'objectif de faire battre Oscar Temaru. Une fois les élections passées, et gagnées par le Tahoeraa, le FN est renvoyé dans ses cordes. Ce qui lui laissera le temps de découvrir que la Polynésie française n'est pas un "département" français, comme nous l'a répété son spécialiste des questions de l'outre-mer…

Serge Massau

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Edwin Hiu Aline's comment, May 7, 2013 6:42 AM
La rencontre avec Marine Le Pen, pourtant, a bien eu lieu. "Je l'ai rencontrée et je ne regrette pas cette rencontre."
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Caramba, encore raté | Caroline Perdrix | Les Nouvelles

 

 

Après une première tentative de rachat du Sofitel Maeva Beach, avortée en août 2012 officiellement pour cause d'opposition présidentielle à la création d'un casino, Franck Falletta avait continué d'espérer, assurant avoir derrière lui des "fonds de pension américains et européens" susceptibles de racheter le Sofitel, même sans en faire un antre du péché. Le 18 avril dernier, trois jours avant le premier tour des élections territoriales dans lesquelles il menait son parti nouvellement créé Te Ara Ti'a, il présentait sur l'antenne de Polynésie 1ère son projet pour le site de huit hectares : fini le Las Vegas tahitien, mais "huit restaurants, et un complexe aquatique proche des standards hawaiiens, un village polynésien" qui auraient pu "voir le jour avant la fin de l'année," attirer 50 000 touristes et créer, selon Franck Falletta , "2 500 emplois directs et indirects." Nos confrères de Polynésie 1ère annonçaient un investissement total de "plus de dix milliards de Fcfp", dont "90 millions ont déjà été levés." Et tempéraient : "Rien n'est signé, le promoteur attend l'aval du Pays autant que le permis de construire de la mairie de Punaauia." Rony Tumahai, maire de la commune, déclarait de son côté : "C'est vrai que pendant cette période d'élections, ça parait un peu louche, quoi. Il n'y a pas vraiment de choses concrètes." Quant au directeur régional de Sofitel, Thierry de Jaham, il déclarait le 24 avril : "Il n'y a absolument aucune nouvelle par rapport à la reprise. Dès que nous aurons un acquéreur et que ce sera officiellement signé, je convoquerais la presse pour annoncer la bonne nouvelle. Mais tant que je n'ai pas ce document, je préfère ne rien dire, parce que ça veut dire qu'il n'y a rien de sérieux et rien de signé."

 L'échéance pour ce rachat était fixée au 30 avril. Les 90 millions, supposés représenter un acompte sur l'achat du Sofitel, sont déposés chez un notaire de la place. Et Franck Falletta aurait déjà demandé la restitution des fonds, marquant ainsi l'échec de cette seconde tentative. “Je sais que tout cela va être très compliqué. Mais tout dépend des résultats de dimanche," déclarait Franck Falletta avant le premier tour. Franck Falletta a-t-il cru que le poids de ses électeurs pourrait peser sur les autorisations dont un projet hôtelier à besoin ? Les partenaires financiers annoncés ont-ils voulu prendre leurs distances ou l'homme d'affaires lui-même a-t-il préféré jeter l'éponge ?

 Pourtant Accor veut vendre. La semaine dernière, son P-dg Denis Hennequin a été remercié, sous la pression des fonds d'investissements Colony Capital et Eurazeo qui détiennent 21,4% du capital. Motif : sa remise en cause de la stratégie de la mise en vente systématique des murs des hôtels. Paul Dubrule, co-fondateur d'Accor, déclarait même à Challenges avant-hier, à propos des "demandes constantes de "rendre de l’argent aux actionnaires" de Colony et Eurazeo : "la vente de l’immobilier, si elle n’est destinée qu’à servir des dividendes, c’est une folie destructrice de richesse." L'action Accor a chuté de plus de 22% depuis le début de l'année.

 

Edwin Hiu Aline's insight:
"Pourtant Accor veut vendre. La semaine dernière, son P-dg Denis Hennequin a été remercié, sous la pression des fonds d'investissements Colony Capital et Eurazeo qui détiennent 21,4% du capital. Motif : sa remise en cause de la stratégie de la mise en vente systématique des murs des hôtels. Paul Dubrule, co-fondateur d'Accor, déclarait même à Challenges avant-hier, à propos des "demandes constantes de "rendre de l’argent aux actionnaires" de Colony et Eurazeo : "la vente de l’immobilier, si elle n’est destinée qu’à servir des dividendes, c’est une folie destructrice de richesse." L'action Accor a chuté de plus de 22% depuis le début de l'année."
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The Prophets of Oak Ridge

The Prophets of Oak Ridge | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
Last summer, three peace activists broke into a nuclear weapons site. A chain reaction followed.
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Edwin Hiu Aline's comment, April 30, 2013 7:29 PM
On Nov. 11, 1942, decades after Hendrix’s death, a letter from the government arrived at the home of his son: “The War Department intends to take possession of your farm Dec. 1, 1942. . . . Your fullest cooperation will be a material aid to the War Effort.”

The government paid Curtis Allen Hendrix $850 for his 60-acre farm, which would be overtaken by the Manhattan Project, the country’s race to build an atomic bomb before Hitler did. Three thousand homesteaders were displaced by the government, which then built a city from scratch by laying 200 miles of road, constructing 44,000 dwelling units and importing 75,000 workers: steelmen from Pennsylvania, machinists and woodworkers from Michigan, riveters and physicists and stenographers and chemists from coast to coast. The 14-square-mile “Secret City” of Oak Ridge was forested with billboards that said “Keep mum about this job” and “We will win in ’44 with your help.”
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When China Met Africa - watch the film here

When China Met Africa - watch the film here | Tahiti nHiu's Presse | Scoop.it
Our new film on demand is the revealing documentary about China's commercial involvement in Africa
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Edwin Hiu Aline's comment, April 30, 2013 3:33 PM
[When China Met Africa] puts into concrete images that truism of the geo-political commentariat: that China is a new economic superpower. Specifically, it illustrates a new type of colonialist exploitation in present-day Zambia, enthusiastically aided and abetted by the national government. On a micro level, it involves individual Chinese emigres buying large plots of scrub, and hiring locals to clear and farm the land. On the macro, giant Chinese corporations are handed contracts to improve infrastructure: we follow one such, building a highway more than 300km across the country. On the face of it, there's an anti-western, post-imperial rhetoric fuelling the relationship, but fairly evidently it's a grossly lopsided one, with considerable benefits to China in the form of plentiful and cheap natural resources. If this documentary is anything to go by, the Chinese incomers are just as suspicious and disrespectful to the Africans as their European forebears; you have to wonder how long it will take the Zambians to become aware of what they've let themselves in for.