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Cnuned, un rapport choc des Nations unies | Humanite

Cnuned, un rapport choc des Nations unies | Humanite | Infos en français | Scoop.it

Le rapport 2012 de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement démontre la nocivité des politiques de rigueur publique et salariale au sein de l'UE et alerte sur les conséquences globales de la récession en Europe. Selon Pierre Khalfa, de la Fondation Copernic : "Ce modèle conduit à la catastrophe." Entretien.

Êtes-vous surpris qu’un organisme de l’ONU alerte ainsi sur les risques de l’austérité ?

Pierre Khalfa. C’est une bonne nouvelle parce qu’au niveau européen les classes dirigeantes, qu’il s’agisse du patronat ou des responsables politiques, n’ont jusqu’à présent rien appris de la leçon des années 1930. Que certains commencent à s’inquiéter de voir le mur s’approcher est une très bonne nouvelle.

Est-ce un signe que le modèle européen est considéré comme erroné dans le reste du monde ?

Pierre Khalfa. C’est surtout un modèle qui ris...

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#Nestlé et ses secrets .. #harcèlement #sécuritéalimentaire #mobbing

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Juan Carlos Hernandez's insight:

merci de liker cette page pour soutenir Yasmine dans sa lutte contre Nestlé et ... pour nous tous https://www.facebook.com/justiceforyasmine?fref=ts

 

Selon Yasmine Motarjemi, ex vice directrice de la sécurité alimentaire chez Nestlé qui est actuellement en procès contre eux pour harcèlement moral, lorsqu'elle est entrée chez Nestlé, elle pensait que cette entreprise était saine avec quelques fruits pourris mais elle pense désormais que c'est le contraire. Nestlé est une entreprise malsaine avec quelques fruits sains. On ne la laissait pas faire son travail concernant la sécurité alimentaire. Elle désirait faire son travail. Elle a donc été harcelée. Elle se bat pour l'éthique. C'est une héroïne des temps modernes et elle mérite notre large soutien. Nestlé a, pour sa part, porté plainte contre elle pour divulgation de "secret professionnel". Et des sales petits secrets, il y en a beaucoup chez Nestlé. Plus ici .http://www.lacite.info/dans-les-coulisses-dune-plainte-pour-harcelement-contre-nestle/

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Mehdi BH's comment, September 12, 2013 5:13 AM
Juan Carlos, le lien est mal construit : Il devrait être comme ceci :http://www.lacite.info/dans-les-coulisses-dune-plainte-pour-harcelement-contre-nestle/
Juan Carlos Hernandez's comment, September 12, 2013 5:18 AM
merci de me l'avoir signalé .. triste néamoins que tu sois le premier à me le signaler car ceci est en ligne depuis de nombreux mois ;-(
Mehdi BH's comment, September 17, 2013 9:25 AM
Effectivement....
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La campagne nationale est lancée #BIEN #Suisse #Switzerland #RBI #RevenuDeBase #Société

La campagne nationale est lancée #BIEN #Suisse #Switzerland #RBI #RevenuDeBase #Société | Infos en français | Scoop.it

La campagne nationale est lancée #BIEN #Suisse #Switzerland #RBI #RevenuDeBase #Société

La campagne nationale est lancée !

Chère amie, Cher ami,

Un sondage vient de révéler que 60% des Français sont en faveur d'un revenu de base. En 2016, le peuple suisse se prononcera sur le sujet. Nous souhaitons qu'il le fasse en connaissance de cause. Pour garantir une communication efficace et percutante en vue de la votation, l'association Campagne nationale pour le revenu de base inconditionnel vient d'être fondée. Si tu es aussi pour le OUI, rejoins vite la Campagne nationale pour le RBI !


Basic Income Earth Network-Switzerland
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Lu : Sauver les #médias, de #JuliaCagé - Acrimed | Action Critique Médias #presse

Lu : Sauver les #médias, de #JuliaCagé - Acrimed | Action Critique Médias #presse | Infos en français | Scoop.it

Lu : Sauver les #médias, de #JuliaCagé - Acrimed | Action Critique Médias #presse

par Henri Maler, le 22 mai 2015

Publié en février 2015 aux éditions du Seuil dans la collection « La République des idées », dirigée par Pierre Rosanvallon et Ivan Jablonka, Sauver les médias. Capitalisme, financement participatif et démocratie de Julia Cagé a fait l’objet d’un accueil généralement chaleureux par la plupart des grands médias. Malgré sa brièveté, il est difficile d’en proposer simultanément un compte-rendu et une discussion. On a privilégié ici le résumé destiné à faciliter la lecture, en réservant quelques objections à notre conclusion.

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Les Prud’hommes sanctionnent l’abus de contrats précaires à #RadioFrance - Acrimed | Action Critique #Médias

Les Prud’hommes sanctionnent l’abus de contrats précaires à #RadioFrance - Acrimed | Action Critique #Médias | Infos en français | Scoop.it


Bientôt en Suisse, si on laisse faire les obsédés du rendement, de la productivité et du management néo-libéral  avec la #SSR ?

"

par Michel Ducrot, le 19 mai 2015

Une fois de plus, Radio France a été condamnée par la justice à requalifier une salariée intermittente qui travaillait, en fait, de manière permanente. Au vu de la récurrence de ce genre d’affaires, presqu’à chaque fois sanctionnées de la même manière par les Prud’hommes, il apparaît évident que l’abus de contrats précaires à Radio France participe de la gestion ordinaire du groupe d’audiovisuel public. C’est ce type de gestion qui a conduit les personnels à voter en mars, durant la grève, une motion de défiance à l’égard de la direction actuelle de Radio France [1].

Travail non déclaré

Alors que la grève à Radio France prenait fin, Farida Taher, productrice déléguée à France Culture depuis 2004, a pris la parole en préambule du dernier Jeudi d’Acrimed pour témoigner sur ce conflit. Aujourd’hui, c’est de son cas personnel qu’il est question, un cas tellement emblématique de la situation qui est faite aux précaires de la maison ronde.

En 10 ans, Farida Taher a signé plus de 120 documentaires sonores de 26 minutes. Fin juillet 2013, elle a saisi le Conseil de prud’hommes de Paris afin d’obtenir une requalification de ses CDDU (contrats à d(...)

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#NSA protesters secretly recording, publishing your conversations - #surveillance #activism

#NSA protesters secretly recording, publishing your conversations - #surveillance #activism

Creators of the website, http://www.wearealwayslistening.com, are secretly recording New Yorkers' conversations, then publishing them to their site, as a way to draw attention to just how invasive NSA spying is. They recently spoke with Wired Magazine about their project and why they are doing exactly what they hate about the NSA. The Resident discusses. Follow The Resident at http://www.twitter.com/TheResident

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#France Crifisée lance à l'#ONU une nvelle tentative en vue de saper les droits des #palestine . - [UJFP] #israel

#France Crifisée lance à l'#ONU une nvelle tentative en vue de saper les droits des #palestine . - [UJFP] #israel | Infos en français | Scoop.it

#France Crifisée lance à l'#ONU une nvelle tentative en vue de saper les droits des #palestine . - [UJFP] #israel

Par Ali Abunimah, le mercredi 20 mai 2015

Le gouvernement du président français François Hollande renouvelle ses efforts pour saper de façon irréparable les droits fondamentaux des Palestiniens, en particulier ceux des réfugiés.

Le journal ’Le Figaro’ s’est procuré le texte d’un projet de résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU que l’administration Hollande a l’intention de présenter avant le mois de septembre

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Agents turcs impliqués dans livraisons d'armes en #Syrie selon Reuters-a favorisé émergence #EI -#Turquie #OTAN

Agents turcs impliqués dans livraisons d'armes en #Syrie selon Reuters-a favorisé émergence #EI -#Turquie #OTAN | Infos en français | Scoop.it

Des agents turcs impliqués dans des livraisons d'armes en #Syrie selon Reuters - a favorisé émergence #EI - #Turquie #OTAN

Les services de renseignement turcs ont contribué à la fourniture d'armes dans certains secteurs de Syrie contrôlés par les jihadistes, entre fin 2013 et début 2014, selon des documents juridiques dont l'agence Reuters a pu prendre connaissance. Les autorités turques démentent avoir fourni des armes aux insurgés et, a fortiori, avoir favorisé l'émergence du groupe État islamique (EI) qui est désormais une source d'inquiétude pour Ankara.

Dans leur hâte de voir le président Bachar el-Assad écarté du pouvoir, les services turcs ont laissé armes et combattants franchir la frontière turco-syrienne et certains seraient venus grossir les rangs de l'EI, affirment certains alliés occidentaux d'Ankara ainsi que le gouvernement syrien. Depuis quelques mois, les contrôles sont toutefois plus stricts, selon des sources officielles et diplomatiques.

D'après les dépositions de gendarmes entendus par la justice, des roquettes en pièces détachées, des obus de mortier semi-finis et d'autres types de munitions ont été acheminés par camions et sous escorte des services de renseignement dans des zones de Syrie tenues par des extrémistes islamistes.

 

( Lire aussi : La Russie fournit toujours des armes au régime, affirme Assad )

 

Quatre camions ont été fouillés par la gendarmerie - le premier le 7 novembre 2013 et les trois autres le 19 janvier 2014 - dans la province d'Adana sur ordre du parquet local, qui avait été alerté par la présence d'armes à bord, selon les procureurs qui font maintenant eux-mêmes l'objet de poursuites.

Le premier camion a été saisi mais les trois autres ont pu poursuivre leur route grâce à l'intervention des agents des services de renseignement nationaux (MIT), qui ont menacé les gendarmes et se sont physiquement opposés à la fouille.

Les trois camions interceptés le 19 janvier, qui appartiennent aux MIT, transportaient du matériel humanitaire, a assuré le président turc Recep Tayyip Erdogan. "Notre enquête a montré que certains fonctionnaires ont aidé ces personnes à livrer leur chargement", a déclaré le 4 mai à Reuters le procureur Ozcan Sisman, qui a ordonné la fouille du 7 novembre. Ce dernier ainsi qu'un de ses collègues ont depuis été arrêtés sur ordre du procureur national pour avoir ordonné des fouilles illégales.

Dans le mandat d'arrêt délivré pour Ozcan Sisman, dont Reuters a également pu prendre connaissance, le Conseil supérieur des juges et procureurs l'accuse d'avoir révélé des secrets d’État et terni l'image du gouvernement en faisant croire à sa complicité avec les terroristes.


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Quelle stratégie militaire face à l'Etat islamique? 22.05.2015 7 mn RTS - 7 mn #EI #IS #ISIS #Irak #Syrie

Quelle stratégie militaire face à l'Etat islamique? 22.05.2015 7 mn RTS - 7 mn #EI #IS #ISIS #Irak #Syrie | Infos en français | Scoop.it

Quelle stratégie militaire face à l'Etat islamique? 22.05.2015 7 mn RTS - 7 mn #EI #IS #ISIS #Irak #Syrie

Les forces gouvernementales irakiennes vont essayer de reprendre la ville de Ramadi dans les prochains jours. Sa chute aux mains du groupe Etat islamique, le week-end dernier, avait été la plus grande prise des djihadistes depuis le début de l'année. Le groupe terroriste avance donc, malgré les opérations militaires menées par une coalition de 60 pays.

L'interview de Peter Harling, directeur du projet Irak, Liban et Syrie au sein de l'International Crisis Group.

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itw très critique 4 mn dla nécessaire & incorruptible #EvaJoly,députée #UE s/la fiscalité #suisse et ses réformes

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»[Quand les #ChiensDeGarde #VincentTiberj & #NonnaMayer attaquent #Todd]Scoop,il y avait 15 mio de manifestants le 11.1

»[Quand les #ChiensDeGarde #VincentTiberj & #NonnaMayer attaquent #Todd]Scoop,il y avait 15 mio de manifestants le 11.1 | Infos en français | Scoop.it

»[Quand les #ChiensDeGarde #VincentTiberj & #NonnaMayer attaquent #Todd]Scoop,il y avait 15 mio de manifestants le 11.1

"Introduction

(Dois-je encore le dire ?) Énorme !

Le Monde a fait donner ses chiens de garde pour démonter les analyses d’Emmanuel Todd sur Charlie.

Il s’agit aujourd’hui de Vincent Tiberj (Sociologue, Centre d’études européennes) et Nonna Mayer (Politiste et directrice de recherche émérite au CNRS – ahhh le CNRS, terre de résidence de Marie Mendras, autre gloire de la “science” française, comme vu dans ce billet).

Ils viennent donc analyser dans le “journal” un sondage BVA/CNCDH/SIG, portant sur l’analyse des groupes ayant manifesté le 11 janvier.

Le titre résume bien : “Le sim...

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#JeanClaudeGandur s'explique au sujet du Musée d'Art et d'histoire #Genève #MAH #culture #PasConvaincantDuTout 15 mn

#JeanClaudeGandur s'explique au sujet du Musée d'Art et d'histoire #Genève #MAH #culture #PasConvaincantDuTout 15 mn | Infos en français | Scoop.it

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continuons à dormir profondément.Les USA sont nos amis et ne nous veulent que du bien.. #Snowden new #leaks

continuons à dormir profondément.Les USA sont nos amis et ne nous veulent que du bien.. #Snowden new #leaks | Infos en français | Scoop.it

 Les Etats-Unis sont nos amis et ne nous veulent que du bien ..

Continuez à roupiller


#NSA Planned To Hack Google App Store And Install Malware On All Android Apps - new #Snowden #leaks #surveillance


The National Security Agency and its closest allies planned to hijack data links to Google and Samsung app stores to infect smartphones with spyware, a top

Via Juan Carlos Hernandez
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[Ob]scène de beuverie pour le gratin de l’#Otan,sinistre réminiscence pour les cinéphiles | #LesDamnés #Visconti #NATO

[Ob]scène de beuverie pour le gratin de l’#Otan,sinistre réminiscence pour les cinéphiles | #LesDamnés #Visconti #NATO | Infos en français | Scoop.it

[Ob]scène de beuverie pour le gratin de l’#Otan,sinistre réminiscence pour les cinéphiles | #LesDamnés #Visconti #NATO

une vidéo consternante ..


Impressionnants guerriers, l'Occident peut dormir tranquille, malgré le boucan. Quant aux Russes, ils doivent crever de peur dans leurs trous à rats avec les Chinois et les Indiens ! Le 14 mai 2015 – REUTERS – À la fin d'un meeting des ministres des Affaires étrangères de l'Otan, à Antalya, en Turquie. Le Secrétaire général de l'OTAN, M. Jens Stoltenberg, la Haute-Représentante de la politique étrangère de l'UE Federica Mogherini et le commandant suprême des forces alliées de l'OTAN en Europe le général Philip Breedlove ont battu la mesure et dansé lorsque les ministres de l'Otan ont chanté We are the World [Otan über alles, NdT]. Le Saker Francophone

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#Genève #Suisse Travail précaire: le #BIT montre le mauvais exemple | L'Hebdo #ONU #UN #emploi #exploitation

#Genève #Suisse Travail précaire: le #BIT montre le mauvais exemple | L'Hebdo #ONU  #UN #emploi #exploitation | Infos en français | Scoop.it

#Genève #Suisse Travail précaire: le #BIT montre le mauvais exemple | L'Hebdo #ONU  #UN #emploi #exploitation

Enquête. Le Bureau international du travail, à Genève, multiplie les contrats de courte durée et sans protection sociale. Pourtant, l’organisation qui défend les travailleurs dans le monde déplore dans son dernier rapport la progression des emplois informels et précaires.

Sophie Gaitzsch

C’est l’hôpital qui se moque de la charité: l’Organisation internationale du travail (OIT) se bat à travers le monde pour les droits des travailleurs, la création d’emplois décents et le développement de la protection sociale. «Nous devons protéger toutes les formes d’emploi, nous intéresser aux 75% d’emplois informels, un peu négligés, ne pas accepter la précarisation massive, véritable trappe à pauvreté», a insisté Raymond Torres, directeur du département de la recherche de l’OIT et responsable du rapport 2015 «Emplois, questions sociales dans le monde» qui a été présenté à Genève mardi 19 mai.

De grands principes que l’organisation peine pourtant à appliquer au personnel de son siège de Genève, le secrétariat de l’organisation, plus connu sous le nom de Bureau international du travail (BIT). Contrats à durée déterminée en nombre, inégalités, couverture sociale parfois inexistante: le bilan est peu reluisant.

«Les problèmes concernent principalement les contrats dits «de courte durée», qui s’étendent d’un à onze mois, et ceux de collaborateur externe ou consultant, note Catherine Comte-Tiberghien, présidente du comité du syndicat du personnel de l’OIT. Ces employés temporaires accomplissent le même travail que les autres, mais ne bénéficient pas des mêmes conditions.» Nicolas Lopez-Armand, conseiller juridique du syndicat, souligne que les consultants devraient théoriquement être sollicités pour livrer un produit fini, par exemple une traduction. «Mais nous constatons que, mises bout à bout, leurs tâches correspondent souvent à un poste permanent, ce qui est une pratique illégale.»

Les contrats de courte durée concernent 10% des effectifs de l’OIT, qui emploie 3000 personnes dans le monde et 1200 à Genève, selon son service de presse, qui ne livre en revanche aucun chiffre pour les consultants. Le syndicat ne dispose pas non plus de données sur ce point. «Ces personnes vulnérables craignent de saboter leurs chances de voir leur situation s’améliorer et ne viennent donc que rarement no

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#Facts : #Netanyahu remercie #Obama de son soutien à #israel pour avoir bloqué une résolution de l'#ONU sur le #nucléaire

#Facts : #Netanyahu remercie #Obama de son soutien à #israel pour avoir bloqué une résolution de l'#ONU sur le #nucléaire | Infos en français | Scoop.it

#Netanyahu remercie #Obama de son soutien à #israel pour avoir bloqué une résolution de l'#ONU sur le #nucléaire


e Premier ministre Benjamin Netanyahu a remercié le président américain Barack Obama samedi d’avoir bloqué une résolution des Nations unies visant à forcer Israël à se débarasser de ses capacités nucléaires en vue d’un Moyen Orient sans armes nucléaires.

(...)

Netanyahu, qui avait été en contact avec les Etats-Unis au cours de la rencontre aux Nations Unies, a également remercié la Grande Bretagne et le Canada pour leur opposition au document final, a annoncé le Bureau du Premier ministre dans une déclaration.

La décision des Etats-Unis à la conférence des Nations unies vendredi est intervenue quelques heures après qu’Obama ait déclaré dans un discours à une synagogue de Washington DC que les Etats-Unis se tiendraient toujours aux côtés d’Israël.

Obama a promis : « Notre partenariat stratégique avec Israël continuera quoi qu’il arrive dans les jours ou les années à venir. C’est pourquoi le peuple d’Israël doit toujours savoir que l’Amérique le soutient et que l’Amérique le soutiendra toujours ».

Le document final rejeté devait appeler le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à organiser une conférence sur un Moyen-Orient sans armes nucléaires au plus tard en mars 2016, qu’Israël et ses voisins soient d’accord ou non avec le programme.

Puisque l’adoption du document final nécessitait un consensus, le rejet par les Etats-Unis, soutenus par la Grande Bretagne et le Canada, signifie que le projet entier pour un désarmement nucléaire mondial et la non-prolifération pour les cinq prochaines années a été bloqué après quatre semaines de négociations.

La prochaine préparation de conférence est prévue pour 2020.

Les termes sur le document final étaient « incompatibles avec nos politiques à long terme, » a déclaré Rose Gottemoeller, la sous-secrétaire américaine pour le contrôle des armes et la sécurité internationale.
Elle a mentionné l’Egypte comme étant l’un des pays « ne voulant pas oublier ces conditions irréalistes et inexploitables ».

L’Egypte a ensuite déclaré être extrêmement déçue et a averti : « Cela aura des conséquences dans le monde et l’opinion publique arabe ».

L’Iran, s’exprimant pour un groupe de plus de 100 pays principalement en voie de développement, a déclaré être surpris de voir les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada vouloir bloquer le document entier en défense d’un pays qui, selon l’Iran, a mis en danger la région en refusant des dispositifs de sécurité pour son programme nucléaire.

Israël a fortement critiqué les efforts actuels des puissances mondiales de négocier un accord avec l’Iran sur son programme nucléaire que l’Iran prétend être uniquement conçu à des fins pacifiques.

Gottemoeller a également souligné que le mandat de 2010 pour tenir une conférence sur le Moyen Orient sans armes nucléaires a maintenant effectivement expiré. Le chef de la délégation russe, Mikhaïl Ulianov a noté le revers en déclarant que c’était « une honte qu’une telle opportunité pour un dialogue soit manquée, peut-être pour beaucoup de temps ».

Israël avait été préoccupé que l’administration américaine pourrait ne pas bloquer les nouveaux efforts d’une conférence pour forcer Israël à se débarrasser de ses armes nucléaires. Les officiels de l’administration avaient pourtant insisté que les Etats-Unis tiendraient fermement.

Les Etats-Unis ont envoyé un officiel de haut rang en Israël pour discuter le sujet ces derniers jours. Jeudi, le Département d’Etat a confirmé que Thomas Countryman, l’assistant du secrétaire d’Etat pour la sécurité internationale et la non-prolifération, était en Israël pour discuter de la question TNP.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de commenter la visite de Countryman expliquant qu’il s’agissait d’un sujet « très sensible ». D’autres officiels ont également refusé de commenter.

Lors d’une précédente conférence, en 2010, à la grande déception d’Israël, l’administration Obama avait signé le document final qui appelait à une conférence pour que tous les états du Moyen Orient se dirigent vers une proposition datant de 1995 pour un Moyen Orient sans armes nucléaires et qui incitait Israël à signer le traité NPT et à placer « toutes ses installations nucléaires sous contrôle global de l’AIEA (Agence Internationale d’Energie Atomique) ».

Obama et son conseiller en sécurité nationale de l’époque James Jones avaient pourtant ensuite dénoncé les efforts d’isoler Israël.

Deux sources internes, s’exprimant au Times of Israël à condition de conserver leur anonymat, avait soulevé des préoccupations plus tôt cette semaine que les Etats-Unis pourraient bien se rétracter de leur promesse de 2010 de s’assurer que la sécurité d’Israël ne serait pas mise en danger sur cette question.

L’une des sources avait déclaré qu’il y avait des préoccupations que les Etats-Unis pourraient prendre une position qui romprait cette promesse. L’autre avait déclaré qu’il « semble possible qu’il y ait du changement là-dessus ».

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Le nouveau marathon promotionnel du très cultivé #PhilippeVal - Acrimed | Action Critique #Médias #Editocratie #Presse

Le nouveau marathon promotionnel du très cultivé #PhilippeVal - Acrimed | Action Critique #Médias #Editocratie #Presse | Infos en français | Scoop.it

Le nouveau marathon promotionnel du très cultivé #PhilippeVal - Acrimed | Action Critique #Médias #Editocratie #Presse


Le ridicule de son dernier ouvrage ne prive pas l'ancien patron de presse de ses considérables relais médiatiques.


par Martin Coutellier , Mathias Reymond, le 20 mai 2015

Si la surface médiatique dont dispose un auteur pour faire connaître ses ouvrages était corrélée à l’intérêt du contenu de ceux-ci, cela se saurait. Pour autant, lire, voir et entendre Philippe Val tenir un discours parfois grotesque et souvent simpliste dans les médias pourrait surprendre. Malheureusement, il n’y là rien de nouveau : copinages, renvois d’ascenseur et bienveillance du petit groupe des éditocrates pour l’un des leurs. Même si les plus enthousiastes ne sont pas ceux que l’on attendait !

Dans son dernier livre, Philippe Val se surpasse [1]. Ayant déjà démontré sa maestria dans l’art de la calomnie, du mensonge, de la compromission, de la fabulation et de l’expertise psychiatrique, l’ancien directeur de Charlie Hebdo n’a plus rien à prouver, et continue de parsemer ses idées de noms d’auteurs connus (jusqu’à cinq en une seule phrase), usant jusqu’à la corde le name dropping qui lui vaut parfois l’appellation d’« intellectuel ». De longue date également, Philippe Val méconnaît la sociologie, et en particulier celle de Pierre Bourdieu dont il construit de mauvaises contrefaçons pour les battre en brèche. Ce thème – central dans son livre – est au cœur de ses nombreuses interventions médiatiques : la France souffre du « sociologisme » qui « dit où est le bien et le mal » et « déresponsabilise l’individu ». D’après Val, cette pensée remonte à Jean-Jacques Rousseau, dont la thèse serait : « c’est la faute à la société », et aurait « engendré » des discours aussi divers que ceux de Lénine, Trotsky, Bourdieu, Pol Pot, Sartre ou plus généralement « la gauche totalitaire ».

On pourrait naïvement penser que ces amalgames grotesques ne susciteraient que peu d’écho dans la presse. Ce serait se méprendre profondément sur les règles qui régissent la médiatisation des idées. Pourtant, force est de constater que les médias n’ont pas tous applaudi aussi fort… Si à droite, le livre est adoré, à gauche, et surtout chez certains de ses amis, on est embarrassé, voire agacé.

Une campagne médiatique

Le 5 mars 2007, nous écrivions déjà : « Le regard hautain, la verve méprisante, le ton arrogant, Philippe Val se montre partout. Philippe Val - son personnage et non sa personne - est un symptôme. Un symptôme, parmi d’autres, des consécrations croisées et des complaisances mondaines qui permettent à l’"élite" de s’en décerner le titre. (…) Un symptôme des capacités digestives du cercle fermé des omniprésents qui absorbent toutes les formes de contestation. » La sortie de son dernier livre [2] est l’occasion de constater que peu de choses ont changé depuis. Si sa présence médiatique s’est largement réduite puisqu’il ne signe plus d’éditorial dans Charlie Hebdo et ne chronique plus sur France Inter, Philippe Val jouit toujours d’une attention soutenue pour cette nouvelle campagne de promotion.

Le livre sortant le 8 avril 2015, les festivités commencent dès le 2 avril par un long entretien dans Le Point. Ensuite, le 5 avril, il enchaîne sur Canal Plus dans l’émission « Le Supplément ». Il accorde une interview au Figaro le 6 avril et s’installe sur France 5 le 9 avril : d’abord dans « C à vous », puis dans « La Grande Librairie ». Le lendemain, il est questionné par ses anciens subordonnés dans la matinale de France Inter. Puis c’est Europe 1 et Anne Sinclair qui l’accueillent le 11 avril. Il est invité le 17 avril dans « Le Grand Journal » sur Canal Plus. Le 20 avril, il se rend sur TF1 dans l’unique émission littéraire de la chaîne « Au fil de la nuit ». Les auditeurs de France Culture peuvent l’écouter le 5 mai. Enfin, il est convié par L’Express le 7 mai. Ouf ! À l’heure où nous écrivons, ses apparitions se font plus rares, mais gageons que la campagne n’est pas complètement terminée… Un marathon qui a donné lieu à quelques échanges cocasses et parfois fort intéressants (!).

« C’est la faute au système » donc « c’est la faute aux juifs »

 Le 5 avril, « Le Supplément » de Canal Plus consacre 15 minutes à la sortie de son livre, avec un long portait suivi d’un entretien. Le portrait, qui relate très favorablement les « milles vies » de l’ancien troubadour libertaire, ses « coups d’éclat, [ses] coups de gueule et [ses] polémiques », contient néanmoins une charge critique, au travers de l’intervention de Catherine Sinet, rédactrice en chef de Siné Mensuel et épouse du dessinateur Siné licencié par Val en août 2008 [3]. Concernant son livre, l’invité ne se voit poser qu’une seule question, dont l’énoncé incohérent et caricatural semble assez bien résumer le contenu de l’ouvrage :
- Maïtena Biraben : « Dans ce livre, […] vous dites "le monde n’est pas noir et blanc", y a pas les méchants et les gentils, et tout le monde en prend pour son grade : Snowden roule pour l’Iran, Assange est antisémite, la palme d’or "Entre les murs" minimise l’antisémitisme en France et Edwy Plenel c’est Claude François. C’est pour rire ou vous pensez tout ça vraiment ? »
- Philippe Val (avec aplomb) : « Non, je le pense vraiment. »

 Le 9 avril, Philippe Val campe sur France 5. Dans « C à vous », entouré de gens bienveillants (Pierre Lescure trouve son livre « absolument passionnant »), il expose une nouvelle fois le fond de sa pensée : « L’islamophobie c’est un mot pour éviter de parler du danger que représente la radicalisation au sein de l’Islam ». Ou encore : « il faut arrêter d’inverser la charge de la preuve entre la démocratie et les terroristes, mais c’est une vieille histoire, parce que ça vient aussi, comment dire, de la famille sartrienne, qui au moment de la guerre d’Algérie a cru bon de justifier le terrorisme. Voilà. » L’animatrice Anne-Sophie Lapix ne bronche pas.

Le même jour, sur la même chaîne, dans l’émission littéraire « La Grande Librairie », l’ex patron de France Inter décrète : « Quand on sait où est le bien et où est le mal grâce à la sociologie, c’est plus la peine de se cultiver ». Puis il enchaîne et se déchaîne : « Rousseau prétend que l’homme est bon dès le départ, ce qui est une connerie, c’est quand même la culture, la sensibilité, la confrontation aux autres, aux talents des autres, aux défauts des autres, qui fait qu’un homme devient, qu’une femme devient, civilisé. Rousseau prétend le contraire, c’est sa thèse, c’est sa thèse de base, et la sociologie de l’EHESS d’aujourd’hui, majoritairement (…), elle pense ça, elle pense que la société rend l’homme mauvais, et pire que tout, surtout les États de droit, c’est toujours les États de droit qui ont tort. »

 Ensuite, le 10 avril, c’est en terrain non seulement conquis, mais connu, que se rend Philippe Val : chez Patrick Cohen dans le « 7-9 » de France Inter [4]. Après avoir permis à son ancien patron de se présenter comme le seul défenseur de la liberté d’expression en France depuis 2006 et « l’affaire des caricatures », l’animateur formule sa première question : « Expliquez-nous cette détestation de la sociologie, ou disons des explications sociologisantes ? ». Ayant fabriqué l’amalgame qui convient à son invité, Cohen ouvre la voie à cet échange burlesque :


- Philippe Val : « Le premier chapitre du livre commence par Rousseau parce que Rousseau est celui qui relance l’idée pour les temps modernes que l’homme est bon et que la société le pervertit, ce qui veut dire que l’homme est bon… »
- Patrick Cohen : « Enfin depuis Rousseau il y a eu, Lénine, Trotsky, Mao, Bourdieu, Sartre… »
- Philippe Val : « Oui, oui, mais ce sont ses enfants. Ce sont les enfants de Rousseau. »
- Patrick Cohen : « Oui. »
- Philippe Val : « Et, le pauvre, on ne peut pas l’accuser d’avoir engendré Pol Pot. »
- Patrick Cohen : « Non, et puis on ne peut plus débattre avec lui. »
- Philippe Val : « On ne peut plus débattre avec lui, il peut plus se défendre. Mais il a engendré tout ça, il a engendré cette famille de la gauche qu’on appelle la gauche totalitaire. »

Les approbations monosyllabiques de l’intervieweur semblent galvaniser l’interviewé, qui s’élance à corps perdu dans « l’antisociologisme », c’est-à-dire dans la bataille contre le moulin à vent qu’il vient de construire (celui qui abrite Rousseau, Bourdieu, Mao et Pol Pot – entre autres) : « Accuser le système, la mécanique intellectuelle qui consiste à dire c’est la faute au système, ensuite c’est la faute à la société, ensuite c’est la faute à un bouc émissaire forcément, ensuite la faute aux riches, et ensuite d’avatar en avatar (sic), on arrive toujours à c’est la faute aux Juifs. » Qu’en pense Patrick Cohen ? Il accompagne gentiment le délire de Philippe Val lorsque celui-ci ne trouve plus ses mots pour condamner cette fameuse « mécanique intellectuelle » :
- Philippe Val : « Ça tue la culture, (…) ça remplace le jugement, on sait où est le bien, c’est-à-dire, euh, euh... »
- Patrick Cohen : « Les opprimés ? »
- Philippe Val : « Les opprimés. Et on sait où est le mal, c’est-à-dire la société. »

Pourtant Patrick Cohen et ses comparses sentent bien que quelque chose ne tourne pas rond, et, comme de nombreux relais habituels de Philippe Val, ils sont embarrassés…

Des amis embarrassés

Ainsi, pour prétendre défendre l’existence de la sociologie sans contredire Philippe Val, l’animateur use de quelques contorsions intellectuelles qui ne peuvent que briser la logique la plus élémentaire : « Vous ne pouvez pas jeter le bébé de la sociologie avec toute l’eau du bain de l’actualité (sic), tous les sociologues n’ont pas des explications qui tiennent à 100% à la sociologie. » En substance : certains sociologues ne sont pas entièrement mauvais, puisqu’ils ne font pas de la sociologie à 100% ! Puis, dans la seconde partie de l’entretien, Philippe Val se verra opposer quelques arguments (un peu) plus sérieux, notamment par Thomas Legrand.

Le samedi 11 avril, c’est au tour d’Anne Sinclair, sur Europe 1 [5], d’être désorientée quand Philippe Val pourfend à nouveau le « sociologisme », exactement dans les mêmes termes que la veille sur France Inter. Mais l’animatrice semble mieux réveillée que Patrick Cohen, et reste interdite devant tant d’amalgames. Ainsi, lorsqu’elle dénonce un raccourci (« blâmer la société, c’est excuser les terroristes : on n’en est plus là quand même »), et signale que « dans l’ensemble de la gauche, personne ne s’est trouvé derrière les terroristes », cela débouche sur une réponse amphigourique :


- Philippe Val : « Non bien sûr, une fois qu’ils commettent leurs crimes, on les lâche. Mais… Regardez Dieudonné par exemple, le nombre d’intellectuels, le nombre même de certains juristes de haut niveau, le nombre de journalistes, le nombre d’humoristes qui l’ont soutenu, soutenu, soutenu, alors que c’était une évidence qu’il était antisémite, qu’il tenait des propos scandaleux, mais enfin, avec des métaphores, des machins… Il a fallu vraiment qu’il fasse monter Faurisson sur scène, et qu’il tienne des propos nazis, pour qu’ils le lâchent... jusqu’au dernier moment… Alors, quand ils passent la ligne, on les lâche, mais tant qu’ils passent pas la ligne, on les soutient. Tout ça est insupportable. Et je pense que tous les mômes qui aujourd’hui se convertissent à l’Islam radical dans les banlieues, on ne peut plus analyser ça comme un phénomène social, c’est un phénomène politique et culturel qu’il faut traiter politiquement et culturellement, mais on ne va pas dire : c’est la faute à la société. Faut regarder les chiffres, les chiffres de l’argent public, qui s’est déversé sur les banlieues ces vingt dernières années, mais c’est énorme ! Il fallait le traiter culturellement, et politiquement. »
- Anne Sinclair, ne sachant que répondre, enchaîne : « Euh … Euh … Bon, alors, Rousseau … Euh … L’état de nature, on l’a vu (…). »

Dans L’Express également, si l’hebdomadaire a soutenu Philippe Val à l’époque des caricatures de Mahomet et si Christophe Barbier fait partie de ses obligés, les questions qui lui sont posées laissent à penser que la pitance servie par l’ancien comparse de Patrick Font est trop indigeste : « Vous dénoncez dans votre livre les intellectuels qui pratiquent "l’exécution sommaire". Mais vous-même n’hésitez pas à tirer dans le tas, à "exécuter" brutalement Bourdieu, les sociologues, les écologistes, Plantu, Le Monde...  »  ; « Plantu et Bourdieu ne se résument pas à ce que vous en dites dans votre livre... »  ; « [Les gens] ne peuvent-ils être à la fois déterminés par l’histoire, l’environnement social et leur libre arbitre ? » ; « Dire que la crise économique est partie de la dérégulation sauvage de la finance mondiale, est-ce céder à ce principe du bouc émissaire ? » ; « Il n’est donc pas autorisé de reprocher aux États-Unis d’espionner ses alliés européens et de s’en offusquer ? » ; etc.

En conclusion de ce long entretien, on comprend que toute critique venant de l’intérieur est inacceptable pour Val, « comme Bradley Mannings, s’interroge le journaliste, ce soldat américain qui a alimenté en informations Wikileaks parce qu’il se disait révolté par la torture de son armée ? » La réponse est sans appel : « La torture est inefficace, grotesque, horrible, on n’a pas le droit de torturer. Mais la torture vient après le terrorisme. Qu’est-ce qui engendre la torture ? C’était vrai pour la France au moment de la guerre d’Algérie, c’est vrai aujourd’hui pour les démocraties confrontées au terrorisme. On rend responsables de la torture les seules démocraties, alors que la torture et le terrorisme sont l’avers et le revers d’une même médaille. » [6].

Mais la plus grande déception provient de Libération et elle est signée Laurent Joffrin : « on ne peut s’empêcher de conclure, en refermant le livre, qu’il y a là beaucoup de circonvolutions pour masquer une conversion. Philippe Val quitte la gauche comme certains quittent leur femme, en lui trouvant soudain tous les défauts de la Terre. » (17 avril 2015). Puis le directeur du quotidien se retrouve même à défendre Pierre Bourdieu : « La sociologie de Pierre Bourdieu, par exemple, est autrement plus complexe que ce qu’en dit ce procureur sommaire. » Et de conclure en soulignant le grotesque de la thèse de Val : « Reste la question-clé, celle de l’égalité, dont Val se défie avec vigueur. Comment peut-on qualifier de "totalitaires" ceux qui s’en soucient ? Chacun voit bien que l’égalité des chances, dont il se réclame, n’est pas assurée dans une société où le capitalisme dérégulé crée d’énormes inégalités de condition qui se reproduisent inéluctablement. »

Adoré par la droite

Si les médias de centre-gauche, ses alliés habituels, sont parfois un peu frileux dans leur soutien, ce n’est pas du tout le cas à droite où l’on acclame le revirement conservateur du libertaire des années 1970.

Dans Le Point, Emmanuel Berretta chronique le livre de Val avec l’exaltation d’un fan authentique : « Sa protection policière renforcée depuis les attentats ne le dissuade pas d’attaquer toujours et encore, d’une plume acérée, les ennemis de la liberté. (…) Un brûlot animé d’un esprit voltairien. À lire absolument ». Dans Le Figaro, quotidien de droite s’il en est, Yves Thréard, qui recueille les propos de l’ancien chansonnier, contient difficilement sa joie : « Révolté par le prêt-à-penser médiatique, indigné par la lâcheté des intellectuels, déçu par la gauche française », « iconoclaste », l’ex-patron de presse aux « mille métiers » est loué pour son désir proclamé de vouloir « regarder la réalité en face ».

Le 19 avril, dans le périodique libéral L’Opinion, le très droitier Éric Le Boucher est aux anges : « Ah le bon livre ! Voilà des années qu’on attendait un joyeux et méchant livre contre la bien-pensance de gauche, contre la sociologie du ressentiment, contre le journalisme moralisateur. » Et rend grâce à l’ex-patron de Charlie Hebdo : « Merci à Philippe Val (…). Il cogne, il disperse façon Audiard, les intellos, les gauchos, les écolos, les bobos, dans des formules assassines, des jugements à la hache, parfois exagérés, toujours jubilatoires. »

Enfin, dans l’hebdomadaire ultra réactionnaire Valeurs Actuelles, le 24 avril 2015, on rassure d’abord le lecteur : « L’homme n’est pas un habitué de Valeurs actuelles, c’est même le moins que l’on puisse dire… Il est issu de cette gauche libertaire, antimilitariste et provocatrice plus à l’aise dans les colonnes de Libération ou de Charlie Hebdo, dont il a été le rédacteur en chef, que dans les nôtres. » Puis on tente d’expliquer l’évolution : « Il est très probablement de gauche, mais il est avant tout un homme libre, ce qui est bien pire aux yeux de certains, car un homme libre est un homme capable de renier en partie ce en quoi il a cru et ce qu’il a défendu, dès lors que la raison le lui commande. » Avant de s’enthousiasmer devant « ce livre aux démonstrations parfois fulgurantes. »

« Les masques tombent ! » s’exclameront les nouveaux pourfendeurs de Philippe Val. Pourtant Acrimed avait déjà mis en garde ses aficionados dès 2003, et avant nous, PLPL l’avait rangé dans la catégorie des « faux impertinents » en juin 2000. Il y a donc bien longtemps que le masque tombe. Même si la chute est longue, nous attendons avec une impatience éberluée de voir où se fera l’atterrissage.

Martin Coutellier et Mathias Reymond


Annexe – En guise de bonus, un échange très significatif sur France Inter

Sur France Inter, l’échange entre Thomas Legrand et Philippe Val, commencé avec des « vous » et fini avec des « tu » est finalement interrompu par Patrick Cohen : « Bon, alors, on va sortir de cet entre-soi, certes sympathique, mais qui reste un peu un entre-soi ». On retrouve cette idée dans un tweet d’auditeur lu à l’antenne par « Bernadette » (les liseuses de tweets n’ayant apparemment pas de nom de famille) : « MadMarx qui vous voit invité partout et qui se demande si c’est pour votre seule mérite individuel, le tutoiement de Thomas fait penser effectivement à un certain entre-soi ». Le froid jeté dans le studio par cette remarque justifie que Patrick Cohen y revienne (après une nouvelle démonstration de « philosophie valienne » sur « l’expérience marxiste ») : « Je réponds à la dernière question qui s’adresse d’avantage à nous qu’à Philippe Val, qui ne s’est pas invité lui-même au micro de France Inter, c’est nous qui l’avons invité. Et si nous l’avons fait ce n’est pas parce que Philippe Val est ancien directeur de France Inter, mais parce qu’on a jugé que son livre était intellectuellement intéressant et stimulant, comme on invite un certain nombre d’essayistes, d’intellectuels à ce micro, qu’il méritait en tout cas d’être débattu ». Serait-ce verser dans le sociologisme que d’envisager qu’une certaine proximité, un certain « entre-soi » justement, puissent expliquer l’inclinaison de Patrick Cohen à trouver les analyses de Philippe Val intéressantes et stimulantes intellectuellement ?

Notes

[1] Sur son fil twitter, Sébastien Fontenelle en a publié quelques passages… significatifs. Voir ici, ici, et . Voir également un démontage de texte sur le blog de Julien Salingue.

[2] Malaise dans l’inculture, Grasset, 2015.

[3] Rappelons brièvement que le licenciement de Siné par Charlie Hebdo, alors dirigé par Philippe Val, avait donné lieu à la condamnation du journal pour rupture abusive de contrat (voir ici les détails de cette affaire). Mais la voix off du portait a choisi d’ignorer cet aspect de la réalité : racontant le licenciement de Siné pour « une chronique jugée antisémite », elle retient seulement que « Siné, viré, ne sera finalement pas condamné par la justice. »

[4] L’émission en est ligne ici, et l’on peut retrouver ici un « best of » des sorties de Val au cours de l’émission.

[5] Interview disponible ici. Attention, quatre minutes de publicités coupent en deux cette interview dispensable.

[6] Cette sentence n’est pas sans rappeler celle tenue par Robert Ménard en 2007 à propos de la prise en otage de Daniel Pearl : « La police pakistanaise va prendre les familles, vous entendez bien, les familles des preneurs d’otages en otage et va torturer ces familles de preneurs d’otages pour obtenir les renseignements. Ils vont obtenir des renseignements. (…) Je ne dirai pas qu’ils ont eu tort de le faire (…). Légitimement, moi, si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la torture » (France Culture, 16 février 2007).

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PODEMOS El pueblo unido jamás será vencido - YouTube

Après la Grèce, l'Espagne a fait un pas ce soir vers la fin de la dictature des marchés

https://www.youtube.com/watch?v=nrRqW8lGcGk

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;-) Elections en #Espagne: Les indignés aux portes de Madrid et Barcelone - 23:59 AFP

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L'#US Air Force complice de l'#EtatIslamique en #Syrie et en #Irak ? Le Canard Enchaîné se le demande

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"C'est la question que semble poser le Canard Enchaîné devant l'absence de réaction des Etats-Unis face à l'avancée de l'EI en Syrie et en Irak. En effet, l'US Air Force a laissé l'EI prendre Palmy...
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#PS #suisse à la dérive encore et encore .. "Polémique autour d'un candidat PS zurichois pour les fédérales "

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#PS #suisse à la dérive encore et encore .. "Polémique autour d'un candidat PS zurichois pour les fédérales "

Le Parti socialiste zurichois présentera une personnalité qui vit à Berlin pour les élections fédérales. La candidature de Tim Guldimann, ambassadeur suisse en Allemagne, a été validée par le parti cette semaine. S'il est élu, ce serait la première fois qu'un Suisse vivant à l'étranger siégerait sous la Coupole.

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#AlexandreDeSenarclens, prés.PLR #Genève" à propos future alliance avec #UDC : "..Pas pour l'instant" ....

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#AlexandreDeSenarclens, prés.PLR #Genève" à propos future alliance avec #UDC : "..Pas pour l'instant" ....

il a dit plus exactement "Pour l'instant, on ne prévoit pas d'élargir l'entente avec l'UDC" ... pour l'instant donc. Autre signe (si nombreux) d'ouverture bourgeoise vers l'extrême-droite suisse

A noter que le journaliste RTS introduit le sujet en disant "D'ores et déjà, le nouveau président PLR PROMET de ne pas s'allier avec l'UDC" .. euhhh....

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#Kazakhgate: la transparence des parlementaires féd remise en question RTS 4:23 #Suisse #Lobbycratie #CORRUPTION

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#Kazakhgate: la transparence des parlementaires féd remise en question RTS 4:23 #Suisse #Lobbycratie #CORRUPTION

Le "kazakhgate", le scandale du trafic d’influence qui éclabousse des parlementaires fédéraux, révèle la part d’ombre de ce qu’on pourrait appeler la diplomatie parlementaire. Mais il n’y a de loin pas que le Kazakhstan comme terrain miné pour les élus.

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interview 23 mn #GeorgesPrévélakis, représentant de la #Grèce auprès de l'#OCDE 23 mn #Europe #UE #EU

interview 23 mn #GeorgesPrévélakis, représentant de la #Grèce auprès de l'#OCDE  23 mn #Europe #UE #EU | Infos en français | Scoop.it
interview 23 mn #GeorgesPrévélakis, représentant de la #Grèce auprès de l'#OCDE  23 mn #Europe #UE #EU

L'heure de vérité a sonné pour la dette grecque. Alors que s'ouvre le sommet européen de Riga, Athènes a joué cartes sur table en précisant qu'elle ne pourrait pas payer le 5 juin prochain l'échéance de 302 millions d'euros qu'elle doit au Fonds monétaire international (FMI). L’interminable négociation entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers (FMI, BCE et Commission européenne) est donc entrée dans sa phase finale. Quelle en sera l'issue? Professeur, spécialiste franco-grec de géopolitique, Georges Prévélakis est également représentant de la Grèce auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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continuons à dormir profondément.Les USA sont nos amis et ne nous veulent que du bien.. #Snowden new #leaks

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 Les Etats-Unis sont nos amis et ne nous veulent que du bien ..

Continuez à roupiller


#NSA Planned To Hack Google App Store And Install Malware On All Android Apps - new #Snowden #leaks #surveillance


The National Security Agency and its closest allies planned to hijack data links to Google and Samsung app stores to infect smartphones with spyware, a top
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#Genève #Geneva #MAH #culture #JeanNouvel Peut-on avoir confiance en M. #Gandur #enquête

#Genève #Geneva #MAH #culture #JeanNouvel Peut-on avoir confiance en M. #Gandur #enquête | Infos en français | Scoop.it
Juan Carlos Hernandez's insight:

Vu qu'il y aura référendum sur le #MAH, il est peut-être utile de vous informer sur qui est M. Gandur. Le journaliste Benito Perez du journal Le Courrier a enquêté. Question après avoir lu l'article de M. Perez : peut-on avoir confiance en ce genre de personnes ?
En ce qui me concerne : non, je n'ai pas confiance dans la parole de ce genre d'homme d'affaires.

"Gandur: mécène en eaux troubles

BENITO PEREZ

«Sulfureux trader», selon les mots du conseiller municipal Pierre Gauthier ou simple «collectionneur», comme le présentait en mars 2010 le conseiller administratif Patrice Mugny? Généreux mécène ou profiteur? Prononcez le nom de Jean Claude Gandur et les passions se déchaînent immanquablement. C’est que le personnage, auquel la Ville s’apprête à accoler son prestige muséal, fascine. Vaudois basé sous le doux climat (d’affaires) londonien, cet acheteur d’art compulsif de 66 ans, deux fois milliardaire selon Forbes, n’a pas que le fisc voyageur, sa vie, son œuvre se lisent comme un roman d’aventures. Ou un polar, c’est selon.
D’origine russe et turque, Gandur naît en France mais passe sa prime jeunesse à Alexandrie, en Egypte. L’histoire familiale raconte que c’est la révolution de Nasser qui pousse l’adolescent vers la Suisse. Avisé, il y poursuivra des études de science politique et de droit à Lausanne, deux choix qui se révèleront payants. Car si l’art et le commerce sont dans les gènes de la tribu Gandur, le jeune homme trouve sa vocation chez le pionnier du négoce, Philipp Brothers. A 27 ans, sur les bords du Lac de Zoug, il découvre paradoxalement l’Afrique francophone et ses richesses. L’école est réputée, «PhiBro» n’a-t-elle pas formé un autre jeune prometteur, l’Etasunien Marc Rich, parti fonder la future Glencore?
En 1987, c’est le grand saut. Avec trois associés, Gandur se met à son compte et crée Addax and Oryx Group (AOG), du nom de deux bondissantes antilopes africaines. Le voyage peut se poursuivre: les îles Vierges pour la holding, île de Man pour Addax Petroleum, Genève pour le négoce et surtout Kurdistan iraquien, Nigéria, Sierra Leone, Congo-Brazzaville, Centrafrique, Côte d’Ivoire ou encore Bénin pour l’approvisionnement en pétrole et accessoirement en or puis en biocarburant.

Profits maximaux
Car, entretemps, le courtier à succès s’est fait industriel. Dès 1996, AOG rachète infrastructures et concessions en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient. Avec une préférence marquée pour les terrains minés, où le risque et les profits maximaux vont de pair.
Pour qui a du flair et la souplesse d’une moyenne structure, guerres et souverainetés contestées sont une bénédiction. Gandur est ainsi le premier à investir au Kurdistan d’Irak, devenu autonome depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. Il sait que la plupart des trusts transnationaux n’oseront pas lui disputer ce terrain, de peur d’indisposer Bagdad et se voir barrer les immenses champs pétroliers du sud du pays.
Pour naviguer sur ces eaux troubles, le patron d’AOG sait se faire apprécier des pouvoirs locaux. Il n’hésite pas à sortir son chéquier pour bâtir des routes et arroser les communautés en projets de développement. Et s’entoure des personnes les mieux en cour auprès du potentat du moment. Au Congo-Brazzaville et au Sénégal, le Suisse poussera l’idylle jusqu’à obtenir un statut diplomatique!

Un coup de maître
Mais son coup de maître, Gandur le réalise en 1998, à peine deux ans après ses débuts dans la production. AOG convainc le régime du général Sani Abacha et les sociétés étasunienne Ashland et française Total de lui confier quatre blocs offshore pour moins de 50 millions de dollars. Un deal qui fait de la petite société l’un des premiers opérateurs du Nigeria, au côté de géants tels que Shell, ExxonMobil, ENI ou Chevron!
Comment une telle pépite a-t-elle pu finir dans les mains de Gandur? Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, l’affaire résume tout le savoir-faire du Vaudois. «Jean Claude est capable d’ouvrir les portes et de négocier à son aise», admire un analyste canadien, cité par Forbes.
Pour les autres, le génie des relations humaines et la connaissance de l’Afrique ne suffisent pas auprès des régimes les plus corrompus de la planète. En cinq ans de pouvoir dictatorial, le Nigérian Sani Abacha n’a-t-il pas amassé une fortune estimée à plus de 2 milliards de francs?
«Addax Petroleum n’a jamais versé de pots-de-vin», déclarait Gandur au Temps en 2010. De fait, en presque quarante ans passés à ferrailler sur les marchés agités du pétrole, le Suisse et ses sociétés n’ont jamais vu la moindre condamnation venir entacher leur réputation1.
Mais le vent de la justice n’est pas non plus passé très loin. Plusieurs partenaires et ex-employés ont eu moins de chance, à commencer par le ministre nigérian du Pétrole à l’époque du deal avec Ashland, condamné en France en 2007 pour blanchiment aggravé de 15 millions d’euros versés par Total contre des marchés pétroliers. Ou encore l’ancien responsable d’Addax au Nigéria, le Français Richard Granier-Deferre, tombé lors du même procès pour «complicité de blanchiment». Six ans plus tôt, deux ex-cadres d’AOG au Nigéria avaient déjà été condamnés pour le transfert de fonds du clan Abacha vers... Genève. Mais sans incriminer la société.
«Gandur s’est entouré de flibustiers dont il était le maître à penser», décrit Marc Guéniat, chargé des enquêtes à la Déclaration de Berne. Et de signaler que la dernière génération formée par AOG s’est récemment illustrée au desk africain de Gunvor, le négociant russe basé à Genève, rejoint en 2007. Une fine équipe qui est actuellement sous enquête du Ministère public de la Confédération pour une affaire de corruption estimée à 30 millions de dollars.
Gandur, lui, s’est fait plus discret depuis qu’il a revendu bonne part de ses activités au chinois Sinopec, en 2009. Mais si le parfum de la corruption s’est quelque peu dissipé, les critiques demeurent, désormais dirigées contre ses projets d’agrocarburant en Sierra Leone, l’un des pays les plus pauvres de la planète, où des milliers d’hectares agricoles nourrissent désormais les réservoirs automobile grâce à la canne à sucre.
Affameur, pour les uns, créateur de richesses pour les autres, le débat peut donc se poursuivre. Dès la semaine prochaine au Municipal.
 

    1.
    A noter que la corruption active d’agent public n’est devenue un délit pénal en Suisse qu’en 1999.
"source :  http://www.lecourrier.ch/129901/fin_de_leglislature_en_apotheose_culturelle

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Juan Carlos Hernandez's curator insight, May 22, 10:34 AM

Vu qu'il y aura référendum sur le #MAH, il est peut-être utile de vous informer sur qui est M. Gandur. Le journaliste Benito Perez du journal Le Courrier a enquêté. Question après avoir lu l'article de M. Perez : peut-on avoir confiance en ce genre de personnes ?
En ce qui me concerne : non, je n'ai pas confiance dans la parole de ce genre d'homme d'affaires.

"Gandur: mécène en eaux troubles

BENITO PEREZ

«Sulfureux trader», selon les mots du conseiller municipal Pierre Gauthier ou simple «collectionneur», comme le présentait en mars 2010 le conseiller administratif Patrice Mugny? Généreux mécène ou profiteur? Prononcez le nom de Jean Claude Gandur et les passions se déchaînent immanquablement. C’est que le personnage, auquel la Ville s’apprête à accoler son prestige muséal, fascine. Vaudois basé sous le doux climat (d’affaires) londonien, cet acheteur d’art compulsif de 66 ans, deux fois milliardaire selon Forbes, n’a pas que le fisc voyageur, sa vie, son œuvre se lisent comme un roman d’aventures. Ou un polar, c’est selon.
D’origine russe et turque, Gandur naît en France mais passe sa prime jeunesse à Alexandrie, en Egypte. L’histoire familiale raconte que c’est la révolution de Nasser qui pousse l’adolescent vers la Suisse. Avisé, il y poursuivra des études de science politique et de droit à Lausanne, deux choix qui se révèleront payants. Car si l’art et le commerce sont dans les gènes de la tribu Gandur, le jeune homme trouve sa vocation chez le pionnier du négoce, Philipp Brothers. A 27 ans, sur les bords du Lac de Zoug, il découvre paradoxalement l’Afrique francophone et ses richesses. L’école est réputée, «PhiBro» n’a-t-elle pas formé un autre jeune prometteur, l’Etasunien Marc Rich, parti fonder la future Glencore?
En 1987, c’est le grand saut. Avec trois associés, Gandur se met à son compte et crée Addax and Oryx Group (AOG), du nom de deux bondissantes antilopes africaines. Le voyage peut se poursuivre: les îles Vierges pour la holding, île de Man pour Addax Petroleum, Genève pour le négoce et surtout Kurdistan iraquien, Nigéria, Sierra Leone, Congo-Brazzaville, Centrafrique, Côte d’Ivoire ou encore Bénin pour l’approvisionnement en pétrole et accessoirement en or puis en biocarburant.

Profits maximaux
Car, entretemps, le courtier à succès s’est fait industriel. Dès 1996, AOG rachète infrastructures et concessions en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient. Avec une préférence marquée pour les terrains minés, où le risque et les profits maximaux vont de pair.
Pour qui a du flair et la souplesse d’une moyenne structure, guerres et souverainetés contestées sont une bénédiction. Gandur est ainsi le premier à investir au Kurdistan d’Irak, devenu autonome depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. Il sait que la plupart des trusts transnationaux n’oseront pas lui disputer ce terrain, de peur d’indisposer Bagdad et se voir barrer les immenses champs pétroliers du sud du pays.
Pour naviguer sur ces eaux troubles, le patron d’AOG sait se faire apprécier des pouvoirs locaux. Il n’hésite pas à sortir son chéquier pour bâtir des routes et arroser les communautés en projets de développement. Et s’entoure des personnes les mieux en cour auprès du potentat du moment. Au Congo-Brazzaville et au Sénégal, le Suisse poussera l’idylle jusqu’à obtenir un statut diplomatique!

Un coup de maître
Mais son coup de maître, Gandur le réalise en 1998, à peine deux ans après ses débuts dans la production. AOG convainc le régime du général Sani Abacha et les sociétés étasunienne Ashland et française Total de lui confier quatre blocs offshore pour moins de 50 millions de dollars. Un deal qui fait de la petite société l’un des premiers opérateurs du Nigeria, au côté de géants tels que Shell, ExxonMobil, ENI ou Chevron!
Comment une telle pépite a-t-elle pu finir dans les mains de Gandur? Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, l’affaire résume tout le savoir-faire du Vaudois. «Jean Claude est capable d’ouvrir les portes et de négocier à son aise», admire un analyste canadien, cité par Forbes.
Pour les autres, le génie des relations humaines et la connaissance de l’Afrique ne suffisent pas auprès des régimes les plus corrompus de la planète. En cinq ans de pouvoir dictatorial, le Nigérian Sani Abacha n’a-t-il pas amassé une fortune estimée à plus de 2 milliards de francs?
«Addax Petroleum n’a jamais versé de pots-de-vin», déclarait Gandur au Temps en 2010. De fait, en presque quarante ans passés à ferrailler sur les marchés agités du pétrole, le Suisse et ses sociétés n’ont jamais vu la moindre condamnation venir entacher leur réputation1.
Mais le vent de la justice n’est pas non plus passé très loin. Plusieurs partenaires et ex-employés ont eu moins de chance, à commencer par le ministre nigérian du Pétrole à l’époque du deal avec Ashland, condamné en France en 2007 pour blanchiment aggravé de 15 millions d’euros versés par Total contre des marchés pétroliers. Ou encore l’ancien responsable d’Addax au Nigéria, le Français Richard Granier-Deferre, tombé lors du même procès pour «complicité de blanchiment». Six ans plus tôt, deux ex-cadres d’AOG au Nigéria avaient déjà été condamnés pour le transfert de fonds du clan Abacha vers... Genève. Mais sans incriminer la société.
«Gandur s’est entouré de flibustiers dont il était le maître à penser», décrit Marc Guéniat, chargé des enquêtes à la Déclaration de Berne. Et de signaler que la dernière génération formée par AOG s’est récemment illustrée au desk africain de Gunvor, le négociant russe basé à Genève, rejoint en 2007. Une fine équipe qui est actuellement sous enquête du Ministère public de la Confédération pour une affaire de corruption estimée à 30 millions de dollars.
Gandur, lui, s’est fait plus discret depuis qu’il a revendu bonne part de ses activités au chinois Sinopec, en 2009. Mais si le parfum de la corruption s’est quelque peu dissipé, les critiques demeurent, désormais dirigées contre ses projets d’agrocarburant en Sierra Leone, l’un des pays les plus pauvres de la planète, où des milliers d’hectares agricoles nourrissent désormais les réservoirs automobile grâce à la canne à sucre.
Affameur, pour les uns, créateur de richesses pour les autres, le débat peut donc se poursuivre. Dès la semaine prochaine au Municipal.
 

    1.
    A noter que la corruption active d’agent public n’est devenue un délit pénal en Suisse qu’en 1999.
"source :  http://www.lecourrier.ch/129901/fin_de_leglislature_en_apotheose_culturelle