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HAITI: 150 millions d’arbres plantés d’ici 2016 pour l’environnement et contre la pauvreté

HAITI: 150 millions d’arbres plantés d’ici 2016 pour l’environnement et contre la pauvreté | Nature to Share | Scoop.it

Le président haïtien Michel Martelly donnera le coup d’envoi le 1er mai prochain de la plus grande opération de reforestation jamais organisée sur l’île. Quelque 50 millions d’arbres seront plantés au cours des 12 mois à venir.


En renouvelant l’opération chaque année, les autorités espèrent doubler d’ici 2016 la surface végétale de l’île, réduite actuellement à 2% du territoire. Outre son intérêt environnemental marqué, cette campagne vise également à réduire la pauvreté dont la déforestation constitue l’une des principales causes en Haïti.


50 millions d’arbres plantés chaque année


Pour 2013, décrétée « année de l’environnement à Haïti », les autorités de l’île ont vu grand. Une campagne de reforestation sans précédent va être lancée le 1er mai. Objectif affiché : planter 50 millions d’arbres au cours des 12 prochains mois et renouveler l’opération les années suivantes. Un chiffre ambitieux à la hauteur des enjeux. Car tous les ans, 30 à 40 millions d’arbres sont coupés sur l’île. A tel point qu’aujourd’hui le couvert végétal de la Perle des Antilles ne représente plus que 2% du territoire. Résultat, 90% des sols sont dégradés.


29% de forêts dans 50 ans


Flanquée du slogan « Yon ayisyen, yon pye bwa » (un Haïtien, un arbre en créole), cette campagne constitue la plus grande opération de reforestation jamais organisée. Les autorités souhaitent doubler la surface forestière du pays d’ici 2016. « Grâce à ce programme, la couverture végétale d’Haïti sera de 4,5% dans 3 ans. Nous atteindrons 8 à 10% d’ici 10 ans et espérons arriver dans 50 ans au niveau de Cuba, rôle modèle régional, où la forêt tapisse 29% de l’île » a confié Jean-François Thomas, ministre de l’environnement, à nos confrères du Guardian.


1 programme en 3 volets


La déforestation actuelle s’explique essentiellement par les coupes liées aux besoins de la population en bois de chauffe. Sur cette base, outre la plantation d’arbres, les autorités entendent proposer des méthodes alternatives au charbon de bois, comme par exemple des fours solaires pour la cuisine. Sur le plan éducatif, des messages radios vont être diffusés, des brochures distribuées et des cours de protection de l’environnement seront dispensés dans les écoles dès septembre 2013. Au niveau juridique enfin, l’appareil législatif va être renforcé pour lutter contre le trafic illégal de bois. Les principales mesures annoncées concernent le durcissement des sanctions (amendes et emprisonnement) et la surveillance des zones forestières et autres marchés.


Des arbres contre la pauvreté


Au-delà des risques de glissement de terrain qu’engendre le déboisement lors de catastrophes naturelles (inondations, séismes, ouragans), « déforestation et pauvreté sont intimement liées en Haïti » selon Clémentine Lavande, chef des investissements pour Haïti de Yunus Social Business. « Plusieurs études ont démontré que la déforestation est l’une des principales racines de la pauvreté car elle entraîne érosion des sols, dégradation des champs, raréfaction des ressources en eau et baisse des revenus agricoles » détaille-t-elle.


Avec un PIB par habitant de 1171 $ en 2011, l’île figurait au 157è rang (sur 173) du classement de la Banque Mondiale. S’il est mené sans entrave, cet ambitieux programme de reforestation pourrait constituer un vrai levier de développement économique pour Haïti.

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Contre la crise mondiale, la nature à partager- PLANTEZ PARTOUT et PARTAGEZ vous aussi. L'info alimentaire en continu 24h/24h
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Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES

Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES | Nature to Share | Scoop.it

L'info Francophone  du partage alimentaire en continu 24h/24h.


Rejoignez nous aussi sur Facebook


Ceci est un mouvement social international qui peut changer la face du monde et vous êtes tous invités à nous rejoindre.


Alors que nombreux sont ceux qui continuent de débattre sur les coupables de cette crise économique et écologique, d'autres ont déjà commencé à planter les graines du changement...les "Incredibles Edibles" ou "Incroyables Comestibles".


Les semences anciennes REPRODUCTIBLES sont le cœur du mouvement grâce à leur capacité à ne pas subir de baisse de rendement de la production dans leur descendance, contrairement aux semences hybrides et OGM qui nécessitent d'en racheter tous les ans aux grands semenciers.


Ils ont déclaré la guerre à mère Nature, NOUS sommes la nature.


(Tous les liens au sujet de la règlementation des semences anciennes plus bas)


La carte google map des "Incredible Edible" dans le monde.


La méthode en 5 étapes pour enclencher les Incredible Edible dans votre quartier


Tous les outils PÉDAGOGIQUES de la transition


Kokopelli - les graines de vie

DOCUMENTAIRE: Comment Cuba survécut en 1990 sans pétrole

Bravo et un grand merci à tous ceux qui nous rejoignent tous les jours.


Cette page, en plus d'être une page informative de l'alimentation, est également, grâce à la page Facebook associée, complètement ouverte au partage. Tout le monde est invité à y publier ses photos et publications, demandes de conseils pour planter quoi, ou, et comment


Plantez partout et partagez, c'est à la fois lutter contre la crise, l'inflation, le réchauffement climatique, les guerres passées ou à venir liées à la pénurie de pétrole (Irak, Lybie, Syrie, Mali, Ukraine), la faim dans le monde, les marges et pratiques honteuses des hypermarchés et autres multinationales de la malbouffe, les OGM, les spéculateurs.


C’est pourquoi le mouvement grandit tous les jours, car il rassemble tout les combats de ce début de siècle !


S'engager est tellement simple !



C’est également avant tout un changement de mentalité majeur. Les luttes idéologiques se font sur le terrain des idées, restez dans la légalité, contactez vos mairies, vos voisins, vos amis, informez les, encouragez les, si le partage alimentaire devient la norme, c'est une victoire idéologique sur de nombreux fronts.


Plantez, partagez, et faites tourner.


Nature to Share


http://www.scoop.it/t/naturetoshare/

http://www.incredible-edible.info/



« Les Incroyables comestibles » ou comment l'agriculture locale pollinise la France


KOKOPELLI/LA GUERRE DES GRAINES A COMMENCÉ


kokopelli-semences


Semences Kokopelli: Liste de la gamme boutique 2010/2011

Histoire de la Fin de la Croissance


SVP PARTAGEZ - INCROYABLES COMESTIBLES

INCREDIBLE EDIBLE - PLEASE SHARE

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Avenir Adn Agri's comment, September 23, 2013 12:25 AM
Bien dit Cat ! Et de plus nous investissons dans la recherche pour l'amélioration saine et environnementale pendant que tous les responsables de tous bords attendent les résultats s'en s'investir ne fusse qu'au soutien... Souvent lamentable !
Teresa M. Nash's comment, November 27, 2013 10:57 PM
thanks for this.
Shabba's curator insight, November 29, 2013 2:46 PM

http://shabbas.info/blog/dossier-ecologie/

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Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima

Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima | Nature to Share | Scoop.it

Trois ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, le riz de cette région peut à nouveau se trouver dans les assiettes des habitants de Singapour. La Fédération japonaise des coopératives agricoles a annoncé qu'elle recommençait à exporter en août du riz de cette préfecture saccagée par le désastre atomique provoqué par un gigantesque tsunami en 2011.


La première destination de ce riz, soumis à des contrôles particuliers sur la radioactivité, est Singapour, qui a montré sa "compréhension" vis-à-vis des mesures prises pour éviter la distribution de produits contaminés. Des sacs de 5 kg de riz de type Koshihikari (un des plus réputés du Japon) y seront vendus dès le 22 août. Une campagne de promotion aura lieu sur place pour expliquer que ce riz est sûr et qu'on peut le consommer en toute tranquillité.


La population étrangère encore méfiante


Le riz de Fukushima, contrôlé, est déjà vendu dans l'archipel. Mais les pays étrangers, comme la Chine et la Corée du Sud, qui importaient ce type d'aliment de la province agricole et rizicole de Fukushima avant la catastrophe atomique, ont stoppé leurs achats par précaution. Pour le moment, Singapour est la seule destination qui a accepté de recevoir à nouveau cette production.


Plusieurs pays imposent encore de fortes restrictions sur les aliments de la région de Fukushima. Des mesures infondées, pour les autorités nippones. Le gouvernement, la Fédération des coopératives, les collectivités locales et diverses organisations s'escriment à tenter de prouver que les produits de Fukushima mis sur le marché sont sûrs, dans le strict respect de la limite sévère de césium radioactif fixée à moins de 100 becquerels par kilogramme.


Toutefois, la population étrangère et une partie des Japonais restent méfiants et réticents à acheter les fraises, pêches, concombres, tomates ou autres produits de cette région.

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INDE: Bras de fer autour des OGM

INDE: Bras de fer autour des OGM | Nature to Share | Scoop.it

Malgré les avis des scientifiques, le gouvernement indien avait décidé, en juillet, d'élargir les OGM en plein champ à de nouvelles cultures, parmi lesquelles l'aubergine, premier légume consommé dans le pays. Une décision qui divise, y compris au sein du mouvement national-hindouiste.
 

Le gouvernement indien vient de céder à la pression de la société civile. Et de reculer sur les essais en plein champ de plusieurs variétés d'OGM. En effet, le 15 juillet, le gouvernement indien avait donné son feu vert pour la mise en culture en plein champ, à des fins expérimentales, de 21 plantes, dont le coton, le riz, la moutarde et l'aubergine.


Une décision prise contre l'avis de plusieurs commissions scientifiques, et en dépit de toutes les promesses faites pendant la campagne par le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien, formation national-hindouiste, au pouvoir depuis mai 2014), comme le rappelait quelques jours plus tard un éditorial de Jansatta, un grand quotidien en hindi : "Dans son programme électoral, le BJP s'était engagé à ce qu'aucune décision ne soit prise pour étendre les expérimentations sans évaluation scientifique préalable. Encore une fois, le ministère de l'Environnement s'est assis sur ces promesses et sur les recommandations des scientifiques. [...]


Le ministre de l'Environnement, Prakash Javdekar, qui enthousiasme les milieux industriels, ne s'inquiète pas [des dangers des OGM] et a déjà pris pas mal de mesures antiécologiques", s'insurgeait le journal. Et "le but est évidemment d'ouvrir la voie à une généralisation de cette pratique" et de satisfaire les grosses entreprises comme Monsanto.


Les agriculteurs – et notamment les producteurs d'aubergines, premier légume consommé dans le pays – se sont mobilisés, et de nombreuses manifestations ont eu lieu pour protester contre cette mesure. Deux groupes en particulier, le Swadeshi Jagran Manch, un groupe de pression en faveur du nationalisme économique, et le Bharatiya Kisan Sangh, un syndicat paysan, se sont dressés contre cette décision. Ils sont parvenus, le 29 juillet, à la faire suspendre, au moins de façon provisoire.


Le gouvernement ne devrait pas reculer


Ces deux formations appartiennent toutes les deux au Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS, Association des volontaires nationaux et maison mère du national-hindouisme), tout comme le BJP, qui est la branche politique de ce mouvement. Et "c'est la première intervention réussie de ces groupes dans le domaine économique", note le Business Standard. C'est en effet la première fois que des groupes appartenant au RSS s'opposent à une décision du BJP, issu également du RSS. La question des OGM est donc en train de provoquer la première division visible au sein de la mouvance national-hindouiste.


Pourtant, même si des précautions doivent être prises, ce mouvement met en danger le développement de variétés génétiquement modifiées locales, et c'est pourquoi le gouvernement ne devrait pas reculer, indique le même magazine dans un éditorial publié le 30 juillet et intitulé : "Contre la science".


Pour l'heure, seul le coton Bt, mis au point par Monsanto et qui produit un insecticide pour lutter contre le ver de la capsule, est cultivé en Inde. Il est autorisé depuis 2002 et représente plus de 90 % des cultures de coton du pays. Mais des résistances sont apparues. Et l'utilisation massive de cette variété a ouvert la porte à d'autres insectes ravageurs.


En août 2012, l'Etat du Maharashtra, dans l'ouest de l'Inde, a d'ailleurs interdit à Mahyco, le distributeur local de Monsanto, de vendre les semences de son coton OGM.

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FRANCE: La mauvaise qualité du blé en 2014 fait craindre une hausse du prix de la baguette

FRANCE: La mauvaise qualité du blé  en 2014 fait craindre une hausse du prix de la baguette | Nature to Share | Scoop.it

La baisse des températures, suivie d'abondantes précipitations sur une partie du pays avant les moissons, a dégradé la qualité du blé français cette année.


La baguette va-t-elle encore augmenter cette année ? Ce qui est sûr, c'est que les boulangers vont manquer de bonnes farines. Les moissons de blé sont, en effet, mauvaises à cause des tempêtes et de la pluie : une partie de la moisson a germé sur pied, obligeant les producteurs à vendre leur récolte à des prix sacrifiés. La France est le premier exportateur de blé en Europe. Pas sûr que, cette année, le pays tienne son rang, faute de qualité.


Une perte de 30 euros par tonne de blé


France 2 a rencontré un expert chargé de mesurer le pourcentage d'amidon présent dans le blé. Une mesure qui conditionne le prix de vente pour l'agriculteur. L'échantillon testé, de mauvaise qualité, va obliger le céréalier à vendre sa production à l'industrie animale. Une perte de 30 euros par tonne, selon cet expert.

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La fin du gaspillage alimentaire dans les grandes surfaces ?

La fin du gaspillage alimentaire dans les grandes surfaces ? | Nature to Share | Scoop.it

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, qu'ils qualifient de « fléau de notre société de consommation », soixante-trois députés de tous bords politiques ont déposé, mercredi 30 juillet, une proposition de loi pour contraindre les grandes surfaces de plus de 1 000 m2 à donner leurs invendus alimentaires encore consommables aux associations caritatives.


« Disposant d'une logistique et d'un stock importants, les grandes surfaces peuvent ainsi pratiquer plus facilement que des particuliers le don alimentaire. Néanmoins, cette démarche ne repose que sur la seule volonté des exploitants. Un caractère plus systématique voire obligatoire devrait donc être inséré à cette démarche en modifiant la législation en vigueur », explique le texte, déposé à l'initiative du député du Nord (apparenté UMP) Jean-Pierre Decool, qui s'inspire d'un décret similaire adopté par le Parlement wallon en février.


Selon la Commission européenne, l'origine du gaspillage dans les vingt-huit pays de l'Union européenne proviendrait pour 42 % des ménages, pour 39 % de l'industrie agroalimentaire, pour 5 % des détaillants et pour 14 % de la restauration. En France, chaque grande surface produit 200 tonnes de déchets par an — sans que l'on connaisse toutefois la part de denrées consommables. Les habitants, de leur côté, jettent 20 kilos d'aliments par an, dont 7 kilos encore emballés.


30 % DES DONS VIENNENT DÉJÀ DE GRANDES SURFACES


« Cette proposition de loi est une bonne chose car elle va permettre d'augmenter la collecte de produits invendus, certains supermarchés pouvant donner davantage. Mais l'approche contrainte nous met mal à l'aise », affirme Maurice Lony, directeur fédéral des banques alimentaires françaises, dont les quatre-vingt-dix-huit banques et antennes redistribuent les denrées alimentaires à cinq mille trois cents associations locales.


Un caractère obligatoire qui émeut également la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). « Pourquoi ajouter une contrainte alors que les grandes surfaces donnent déjà quotidiennement ? s'interroge-t-on à la FCD. Sans compter qu'il est absurde de vouloir donner tout ce qui est invendu : beaucoup de produits, comme les poissons, crustacés ou pâtisseries fraîches, font l'objet d'un encadrement sanitaire très précis. »


En 2012, les mille quatre cents hypermarchés français ont donné 32 000 tonnes de denrées (+ 15 % par rapport à 2011), soit l'équivalent de 64 millions de repas, lors des opérations quotidiennes de « ramasse » — quand les associations font la tournée des magasins pour récupérer les invendus. Au total, les grandes surfaces contribuent pour 31 % aux dons récoltés par les banques alimentaires, devant l'industrie agroalimentaire et les agriculteurs (24,5 %) et le grand public (13,5 %) — ces dons sont complétés par les programmes d'aide européen et français (31 %).


NORMES D'HYGIÈNE ET SÉCURITÉ SANITAIRE


« Le texte nécessitera une concertation entre les tous les acteurs concernant ses modalités d'application, qui restent à définir, ajoute Maurice Lony. Il faudra résoudre les questions de logistique pour récupérer tous les dons, assurer la redistribution et respecter les normes d'hygiène et de sécurité sanitaire. Qui va payer pour tout ça ? » Pour respecter la chaîne du froid des produits frais, surgelés ou de la viande, les associations doivent par exemple disposer de camions réfrigérés et de chambres froides.


« Nous récupérons beaucoup de produits dont la date limite de consommation expire sous un jour ou deux. Nous devons donc être capables de les récupérer et les redistribuer très vite », poursuit Maurice Lony.


Dans l'immédiat, la proposition de loi doit encore trouver une niche parlementaire du groupe UMP afin d'être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

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ARGENTINE: Monsanto se dit prêt à discuter avec les environnementalistes

ARGENTINE: Monsanto se dit prêt à discuter avec les environnementalistes | Nature to Share | Scoop.it

Le chantier de construction d'une des plus grandes usines Monsanto de traitement du maïs a été retardé par la mobilisation d'activistes environnementaux. Les protestations ont immobilisé le chantier depuis le mois de septembre 2013. L'usine est située près de la ville de Cordoba, sur la commune de Malvinas Argentinas : les autorités en charge de l'environnement de la province de Cordoba ont refusé le rapport de Monsanto présentant une absence de risque pour la localité, jugé incomplet.


Le vice-président de l'entreprise, Pablo Vaquero, affirme qu'il n'existe aucun risque pour l'environnement mais doit faire face à la réticence des organisations environnementales ainsi qu'à des organismes de sensibilité politique de gauche, impliqués dans le conflit. Le gouverneur de la Province, José Manuel de la Sota, laisse le conflit aux mains du Ministère de l'Environnement de la Province.


Alors que les habitants et activistes demandent expressément le refus du projet, les entrepreneurs locaux (la chambre de commerce, l'Union des industries), eux, s'expriment en faveur de l'implantation de l'usine de la firme.

Source 

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SUD SOUDAN: La pire crise alimentaire au monde

SUD SOUDAN: La pire crise alimentaire au monde | Nature to Share | Scoop.it

Déchiré par une guerre civile depuis fin 2013, le Soudan du Sud traverse actuellement une grave crise alimentaire. Elle pourrait se transformer en famine si rien n’est fait pour mettre un terme au conflit qui ravage le pays. L’ONU appelle les pays donateurs à tenir leur engagements et à augmenter leur contribution.


Dans une déclaration unanime adoptée le 25 juillet dernier, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont fait part de leur vive inquiétude concernant la grave crise alimentaire que traverse actuellement le Soudan du Sud. « La pire au monde« , ont-ils précisé.


Contrairement ce que l’on pourrait penser, cette crise n’est pas due aux conditions climatiques – cette année, les pluies devraient être dans la moyenne ou légèrement en-dessous –, mais à la guerre civile qui déchire le pays depuis fin 2013 et à ses répercussions, notamment sur les activités agricoles. Depuis le début de la guerre, des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 1,5 million de personnes ont été déplacées.


Reprendre les pourparlers de paix


Si le conflit continue et si l’aide internationale n’augmente pas, le Soudan du Sud risque de sombrer dans la famine, a affirmé, il y a peu, le Comité d’urgence britannique pour les catastrophes. L’ONU appelle donc le gouvernement du président Salva Kiir et la rébellion dirigée par son ancien vice-président Riek Machar à cesser les hostilités et à reprendre les pourparlers de paix. Ceux-ci sont effectivement suspendus depuis le 23 juin dernier, les deux parties se rejetant mutuellement la responsabilité du blocage. L’ONU demande également aux belligérants de protéger les civils, en particulier les femmes et les enfants, et de faciliter la livraison de l’aide humanitaire.


A ce sujet, le Conseil de sécurité exhorte les pays donateurs, qui se sont engagés en mai dernier à verser plus de 618 millions de dollars, lors d’une conférence à Oslo, à « tenir leurs engagements et à augmenter leur contribution ». Pour le moment, l’ONU ne dispose que de 40% des fonds nécessaires pour l’aide humanitaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Unicef « redoutent que le monde permette une répétition de ce qui s’était passé en Somalie et dans la Corne de l’Afrique il y a tout juste trois ans: des mises en garde précoces contre une grave famine et une malnutrition croissante avaient alors été largement ignorés, jusqu’à ce que le niveau de la famine soit officiellement annoncé« .


Pascal ANDRE

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VIDEO: Incroyables comestibles altkirch

Présentation de la démarche des Incroyables Comestibles d'Altkirch et bilan de l'année 2014.


http://incroyables-comestibles-altkirch.over-blog.com

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Une "super banane" OGM au secours de l'Afrique

Une "super banane" OGM au secours de l'Afrique | Nature to Share | Scoop.it

Elles tuent des centaines de milliers d'enfants dans le monde chaque année. Les carences en vitamine A, fléau en Afrique, seront-elles bientôt éradiquées grâce à une "super banane" OGM, testée cliniquement aux États-Unis ? À l'issue de ces essais, elle pourrait être commercialisée en Ouganda.


Mise au point par la Queensland University of Technology (QUT), avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, cette banane OGM présente une concentration en bêta et alpha-carotènes - convertis en vitamine A - supérieure aux bananes africaines. Le fruit, très consommé sur le continent, en comporte peu à l'état naturel. Les essais sur l'homme ont été autorisés ce lundi. Ils devraient commencer prochainement, pour une durée six semaines, afin de mesurer les taux de vitamine A chez les patients volontaires.


Près de 700 000 enfants tués chaque année


Ce projet est né voilà neuf ans pour lutter contre les problèmes de santé engendrés pas ces carences en vitamine A. "Les carences en vitamine A tuent entre 650 000 et 700 000 enfants par an dans le monde (...) et au moins 300 000 autres perdent la vue", précise le responsable du projet, le professeur James Dale. Cette vitamine participe à la synthèse des pigments de l'oeil. Son déficit engendre la cécité. Elle rend également l'organisme des enfants plus vulnérable aux infections.


Si les essais sont concluants, la culture de la banane OGM pourrait démarrer en 2020 en Ouganda. Ce n'est pas la première fois qu'une tentative d'aliments "dopés" à la vitamine A voit le jour. En 1999, le "riz doré" avait été développé avec les mêmes objectifs.

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USA: Le parc naturel de Yosemite menacé par un gigantesque incendie

USA: Le parc naturel de Yosemite menacé par un gigantesque incendie | Nature to Share | Scoop.it

Plusieurs incendies ravagent actuellement la Californie, et notamment les alentours du parc national de Yosemite.   


Le parc naturel de Yosemite, au nord de la Californie, est en proie à un gigantesque incendie depuis samedi, sur plus de 1000 hectares. Lundi, seulement 5% de la surface était sous contrôle des 800 pompiers dépêchés sur place, aidés d'hélicoptères et de canadairs.

Trois aires de camping et plusieurs routes ont été fermées, tandis qu'une centaine d'habitations sont menacées par les flammes.


L'incendie, baptisé "El portal", n'est pas le seul à embraser la Californie en ce moment. Près de Sacramento, un autre feu de forêt, qui aurait été déclenché par le passage d'une voiture sur une étendue d'herbe sèche, a ravagé 1500 hectares et mobilisé 2000 pompiers. La sécheresse qui sévit depuis trois ans a rendu le terrain propice aux départs de feu.


Un autre problème se pose désormais aux pompiers. Dimanche, les pilotes de canadairs et d'hélicoptères ont bien cru qu'ils allaient heurter un drone en plein vol. L'appareil était utilisé pour filmer le feu de forêt depuis les airs, afin d'envoyer les images aux médias, rapporte le San Francisco Chronicle.

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Pourquoi il faut s’inquiéter de voir des trous se former en Sibérie

Pourquoi il faut s’inquiéter de voir des trous se former en Sibérie | Nature to Share | Scoop.it

Après la découverte d'un second trou géant dans le sol sibérien, le mystère s'éclaircit mais ce qu'il annonce est inquiétant. Ce nouveau trou se situe à environ 50 km du premier découvert à la mi-juillet 2014, il est légèrement plus petit que le précédent (pour mémoire, le premier trou observé faisait environ 30 mètres de diamètre pour 50 à 70 mètres de profondeur).


Mysterious Universe qui rapporte la découverte cite Anna Kurchatova, une scientifique qui travaille dans la région:


«Le réchauffement climatique accélère de manière alarmante la fonte des glaces souterraines, ce qui a pour effet de relâcher du gaz à la manière de l'ouverture d'un bouchon de champagne.»


Ces découvertes soulèvent deux problèmes.


Le premier est qu'elles sont des indicateurs visibles du réchauffement climatique, car ces trous se trouvent au niveau du pergélisol (une zone constamment recouverte de glace et de neige) qui perd aujourd'hui du terrain.


Le second est plus alarmant. Le gaz qui est libéré dans l’atmosphère lors de la formation de ces trous est du méthane (CH4). Au même titre que le dioxyde de carbone, le CH4 est un gaz à effet de serre. Mais son potentiel de réchauffement global est 21 fois supérieur au CO2. On entre alors dans un cercle vicieux: de plus en plus de méthane est dégagé dans l’atmosphère ce qui augmente les températures, donc le pergélisol se réduit et de nouvelles poches de méthane éclatent, ainsi de suite.


Les chercheurs ne sont pas étonnés de ces découvertes. Sur Slate.fr, Michel Alberganti relayait dès janvier 2012 les résultats d'une étude internationale sur le pergélisol (ou permafrost en anglais):


«Les chercheurs estiment que leurs travaux montrent que les rejets de carbone issus du permafrost seront plus rapides que ceux prévus par les modèles actuels. Selon les dernières estimations, les quelque 18,8 millions de km2 de sols gelés dans le grand Nord retiennent environ 1.700 milliards de tonnes de carbone organique. Soit deux fois la quantité qui est présente dans l'atmosphère aujourd'hui.»


Ces trous ne doivent donc pas être vus comme une démonstration de la «loi de la nature» mais plutôt comme un nouveau signal d'alarme sur les risques climatiques.

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L'umami pourrait faire perdre du poids en régulant l'appétit

L'umami pourrait faire perdre du poids en régulant l'appétit | Nature to Share | Scoop.it

D’après des chercheurs américains, l’umami, goût lié au glutamate généralement associé à la cuisine asiatique, contribuerait à la sensation de satiété. Manger des aliments ayant ce goût pourrait ainsi réguler l’appétit. Explications.


Cinquième goût avec le salé, le sucré, l'amer et l'acide, l'umami serait-il un coupe-faim ? Ce goût, utilisé pour décrire la saveur particulière des aliments riches en glutamate, comme certains bouillons ou certaines viandes - notamment dans la cuisine japonaise - aiderait en effet à se sentir rassasié plus vite.


C’est la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs américains à l’issue d’une étude menée auprès de vingt-sept volontaires. Ils se sont en effet rendus compte que ceux d’entre eux qui avaient consommé en préambule d’un repas une soupe contenant du glutamate, étaient rassasiés plus vite que les autres.


Les piments régulent aussi l'appétit


Cette découverte pourrait signifier, d’après les chercheurs, que l’umami contribue à réguler la sensation de faim. Ce n’est par ailleurs pas la première fois que la science établit un lien entre le goût et la satiété. Les piments ou les plats en contenant ont depuis longtemps été identifiés comme des aliments qui favorisent la sensation de satiété.


Cette récente étude sur l’umami vient confirmer la thèse selon laquelle la quantité de nourriture que nous ingérons est directement liée à la manière dont sont activées nos papilles gustatives.


Verra-t-on bientôt des régimes à base d’umami ? A suivre…

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CHINE: Scandale à la viande périmée chez McDonald et KFC

CHINE: Scandale à la viande périmée chez McDonald et KFC | Nature to Share | Scoop.it

L'agence des produits alimentaires et pharmaceutiques de Shanghai a suspendu les opérations d'une entreprise soupçonnée d'avoir fourni de la viande périmée à des restaurants McDonald et KFC.


L'agence a ordonné dimanche à ce que l'ensemble des produits à base de viande fournis par la Shanghai Husi Food Co., Ltd soient retirés de la circulation pour des raisons de sécurité. Selon des médias locaux, l'entreprise aurait retraité des produits à base de viande ayant dépassé leur date de péremption avant de les vendre à des chaînes transnationales de fast-food comme McDonald, KFC ou Pizza Hut.


Les journalistes qui ont réussi à s'introduire dans les locaux de Husi déclarent avoir vu des preuves montrant clairement que du boeuf et du poulet périmés étaient reconditionnés après avoir été transformés afin de repousser d'un an leur date de péremption.


Les enquêteurs envoyés par l'agence des produits alimentaires et pharmaceutiques sont arrivés vers 19h30 devant les locaux de l'entreprise, dans un bourg industriel de l'arrondissement de Jiading, mais ont été bloqués à l'entrée par les gardes de sécurité.


Les deux parties se sont querellées pendant plus d'une heure, jusqu'à ce que les enquêteurs appellent la police.


La Shanghai Husi Food Co., Ltd, membre d'OSI Group (Etats-Unis), est une entreprise à capitaux exclusivement étrangers possédant un capital social de 50,47 millions de yuans.


Dans un "engagement à la clientèle" affiché dans son usine de Shanghai, Husi assure employer un système d'"analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise" (HACCP, hazard analysis and critical control points), une approche préventive systématique concernant la sécurité des aliments, et déclare procéder à des tests de routine sur des échantillons portant sur la présence de micro-organismes.


Yang Liqun, directeur général des processus de traitement à OSI China, a déclaré que la compagnie possédait un système rigoureux de contrôle de la qualité et coopérerait avec les enquêteurs.


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TURQUIE: Une pénurie de noisettes menace le Nutella

TURQUIE: Une pénurie de noisettes  menace le Nutella | Nature to Share | Scoop.it

Avis aux accros à la plus célèbre pâte à tartiner : il est encore temps de vous ruer au supermarché pour faire des stocks ! En raison de conditions météorologiques désastreuses, la Turquie, premier producteur de noisettes – 70 % des récoltes mondiales – est touchée par une importante pénurie, rapporte Le Parisien, reprenant une information diffusée par plusieurs médias anglo-saxons.


Le prix des noisettes ayant déjà augmenté de plus de 60 % cette année, celui du Nutella, mais aussi du Kinder ou des Ferrero Rocher risque, par ricochet, d'en pâtir. Le cours de la tonne de noisettes a littéralement explosé, passant de 6 500 dollars en février à 10 500 dollars aujourd'hui, note le Guardian.


La faute à une météo qui n'en finit pas de désespérer les producteurs : en mars, des épisodes de gel et de grêle dans le nord de la Turquie, près de la mer Noire – là où sont cultivées les noisettes –, ont frappé plus des deux tiers des fleurs de noisetier. Conséquence : seules 540 000 tonnes du petit fruit à coque devraient être vendues cette année, contre 800 000 tonnes en temps normal, soit un déficit de 260 000 tonnes.


Un pot de Nutella contenant une cinquantaine de noisettes, la compagnie Ferrero achète, à elle seule, un quart des noisettes produites dans le monde pour confectionner ses célèbres sucreries, selon l'Agence italienne pour le commerce. Si les Français – premiers consommateurs de Nutella, selon le site Ferrero – sont d'ores et déjà inquiets, le groupe, lui, n'a pas encore fait de commentaires.


Triste sort pour une douceur créée au lendemain de la seconde guerre mondiale – elle s'appelait alors "Supercrema" en italien – et qui devait sa recette à base de noisettes justement à une autre pénurie, celle des fèves de cacao, alors rares et chères, rappelle Le Parisien.

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PESTICIDE: Le malathion, interdit en Europe, pulvérisé en Guyane

PESTICIDE: Le malathion, interdit en Europe, pulvérisé en Guyane | Nature to Share | Scoop.it

Une dérogation a été donnée à la Guyane pour faire usage du malathion, un insecticide hautement toxique interdit en Europe depuis 2007, afin de lutter contre le chikungunya. Problème : le degré de nuisance du produit, qualifié de « mortel » par des scientifiques.


Le malathion est un insecticide et un neurotoxique. Un composé dit « organophosphoré » dont l'utilisation est interdite en Europe depuis 2007 et en France depuis 2008. Pourtant, par le biais d'une dérogation, la préfecture et le conseil général (chargé des opérations de démoustication) ont reçu le 5 août l'autorisation d'en faire usage dans le département. Ce, pendant une durée de 180 jours, dans le but de lutter contre la propagation du virus du chikungunya, qui a touché 1528 personnes en Guyane selon l'Agence régionale de Santé.


LES AUTORITÉS APPROUVENT


Une décision devenue effective depuis la parution hier au Journal officiel de l'arrêté signé par le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie ainsi que celui des Affaires sociales et de la Santé. Pour justifier de cette dérogation (inscrite à l'article 55, paragraphe 1 du règlement de l'Union européenne), sollicitée par le préfet depuis le 21 février, il est fait état de la résistance des moustiques au produit actuellement utilisé en Guyane, la deltaméthrine. Une décision approuvée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation ainsi que par le Haut conseil de la santé publique. Un consensus des plus surprenants, compte tenu de la haute toxicité du malathion.


« ÇA TUE TOUT! »


Christophe Duplais, chimiste du Centre national de la recherche scientifique, s'insurge contre cette mesure. « Il s'agit d'une molécule qui va se dégrader en quelque chose d'encore plus nuisible, affirme-t-il. Ça tue tout. » De fait, le malathion pulvérisé se décompose en une autre substance nommée le malaoxon et considérée comme étant 60 fois plus nuisible.


« Le problème est que les pulvérisations se font depuis la route, sur 5 à 10 mètres, poursuit le scientifique. Plus loin, on ne trouve que des traces du produit. Elles ne suffisent pas à tuer le moustique mais constituent des doses homéopathiques qui favorisent la résistance. Par ailleurs, pulvériser, ça veut dire que le produit va dans les jardins, les fruits, les légumes. » De plus, le malathion s'attaque aussi aux insectes dits « utiles » , comme les abeilles. Sur les zones aquatiques, il s'avère nocif pour les populations d'amphibiens.


« Des gens prennent des décisions et choisissent d'utiliser un produit mortel et toxique sans consulter ni les scientifiques ni la population, peste Christophe Duplais. Quel niveau de risque doit-on atteindre pour se protéger contre le chik ? »


Une dérogation a également été accordée pour Tahiti et la Nouvelle-Calédonie. À Nouméa, l'usage du malathion suscite de nombreuses réactions d'hostilité au sein de la population.


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La Russie multiplie les "embargos déguisés"

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La Russie a décidé mercredi de limiter ses importations de viande de Roumanie et d'animaux d'Italie, de Bulgarie et de Grèce en raison de la découverte de maladies, dernier épisode de la "guerre commerciale" relancée par Moscou depuis l'imposition des sanctions occidentales.


"En raison du déclenchement d'une épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle, ndlr) chez les bovins de la région de Cluj en Roumanie, sont imposées à partir du 6 août 2014 des restrictions temporaires sur les exportations vers la Russie" de bovins vivants, de viande de boeuf et des autres produits qui en sont issus, a indiqué dans un communiqué Rosselkhoznadzor, l'agence sanitaire russe.


Rosselkhoznadzor a en outre décidé de restreindre ses importations d'animaux vivants de plusieurs régions d'Italie, de Bulgarie et de Grèce en raison de la découverte de cas de fièvre catarrhale, une maladie virale touchant principalement les moutons et les bovins.

Moscou est souvent accusé d'utiliser l'arme commerciale, notamment en invoquant des motifs sanitaires, comme moyen de pression diplomatique sur ses voisins.


Depuis le renforcement des sanctions occidentales à son encontre, la Russie interdit quasi quotidiennement l'importation de nouveaux produits alimentaires sur son territoire sous couvert de "protection des consommateurs".


Moscou avait déjà décrété vendredi un embargo sur les fruits et légumes en provenance de Pologne en raison de "violations répétées" de la validité des certificats, menaçant d'étendre ses interdictions à d'autres, voire à l'ensemble des pays membres de l'Union européenne.

Augmentation du nombre de militaires russes à la frontière
Le nombre de militaires russes le long de la frontière avec l'Ukraine est passé de 12.000 à la mi-juillet à 20.000 créant ainsi une "situation dangereuse", a affirmé mercredi une porte-parole de l'Otan.


"La Russie a massé environ 20.000 soldats prêts au combat à la frontière orientale de l'Ukraine. C'est une situation dangereuse", a dit Oana Lungescu. L'Otan craint que la Russie utilise "le prétexte d'une mission humanitaire ou de maintien de la paix pour envoyer des soldats dans l'est de l'Ukraine", a ajouté la porte-parole. Elle a accusé Moscou de continuer à soutenir les rebelles pro-russes et de permettre le passage d'armes et de combattants à travers la frontière.


"Toute détérioration de la situation humanitaire dans les zones tenues par les séparatistes est due à la poursuite de la déstabilisation de l'Ukraine par la Russie", a-t-elle estimé. "Il s'agit d'un conflit alimenté par la Russie", a insisté la porte-parole. "Nous continuons d'exhorter la Russie à retirer toutes ses forces militaires à la frontière avec l'Ukraine, d'arrêter le flux d'armes et de combattants à travers la frontière et à exercer son influence sur les séparatistes armés pour qu'ils déposent les armes et renoncent à la violence", a-t-elle dit.


La Russie a demandé mardi en vain des mesures humanitaires d'urgence au cours d'un Conseil de sécurité de l'ONU convoqué en urgence à son initiative, mais les Occidentaux ont rejeté sur Moscou la responsabilité de cette situation. L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a qualifié de "désastreuse" la situation à Donetsk et Lougansk en déplorant que Kiev "continue d'intensifier ses opérations militaires".

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FRANCE: Une petite victoire pour les fouines, belettes, pies et corneilles...

FRANCE: Une petite victoire pour les fouines, belettes, pies et corneilles... | Nature to Share | Scoop.it

La pie bavarde, la corneille noire, le geai des chênes, la fouine, la martre et la belette : voilà les six espèces dont le Conseil d'Etat a décidé, le 30 juillet, d'annuler le classement comme animaux « nuisibles » dans certains départements.


Depuis 2012, la liste des espèces considérées comme nuisibles est arrêtée au niveau national par le ministre de l'écologie, sur proposition des préfets et après consultation des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage. Dix espèces sont concernées en France : cinq de mammifères (renard, fouine, martre, belette, putois) et cinq d'oiseaux (geai, étourneau, pie, corneille, corbeau).


Mais leur statut – nuisible ou non – varie selon les départements, en fonction de leur abondance et des dommages qu'elles sont susceptibles d'occasionner, pour les agriculteurs ou les particuliers. Dans les départements ou les communes où elles sont jugées indésirables, leur destruction est autorisée par piégeage ou par tir, y compris en dehors des périodes de chasse. Chaque année, des dizaines de milliers d'animaux connaissent ce sort.


« VICTOIRE PARTIELLE »


Dans vingt et un cas, le Conseil d'Etat a donc estimé que le classement en espèce nuisible n'était pas justifié. La Fédération France nature environnement (FNE) et l'association Humanité et biodiversité, qui avaient saisi la justice sur ce dossier, se félicitent de cette décision. Même s'il ne s'agit pour elles que d'une « victoire partielle », car elle ne touche qu'un petit nombre de départements et que sur la plus grande partie du territoire, ces espèces restent toujours considérées comme nuisibles « La décision du Conseil d'Etat est applicable dès sa publication, soulignent-elles. Ces espèces ne peuvent donc plus être piégées ni détruites dans ces départements sans qu'une modification de l'arrêté ministériel soit nécessaire. »


« Le concept de "nuisible" n'a pas de sens en biologie, car toutes ces espèces jouent un rôle important dans les écosystèmes, plaide Christophe Aubel, de Humanité et biodiversité. En particulier, les petits prédateurs (fouine, martre et belette) sont des auxiliaires précieux de l'agriculture car ils contribuent à réguler les populations de rongeurs. »


MÉTHODES PRÉVENTIVES


De son côté, Dominique Py, chargée de la faune sauvage à FNE, estime que « l'ensemble de la réglementation sur les nuisibles devrait être revue pour prendre en compte les réalités biologiques et privilégier les méthodes préventives ». Ainsi, illustre-t-elle, « il ne sert à rien d'abattre un renard qui a fait des dégâts dans un poulailler car il sera remplacé par un autre renard, mieux vaut fermer hermétiquement l'enclos ». « Les méthodes préventives marchent bien chez nos voisins, par exemple en Suisse ou en Belgique », assure-t-elle, en mettant en cause « le lobby de la chasse très puissant en France ».


Dans l'espoir d'épargner fouines, geais, martres et pies d'autres territoires, la fédération et l'association environnementales annoncent qu'elles « poursuivront leurs actions de plaidoyer auprès du ministère en faveur d'une modernisation de la réglementation sur les nuisibles ».

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CALIFORNIE: « Gazon contre dollars », un programme original pour lutter contre la sécheresse

CALIFORNIE: « Gazon contre dollars », un programme original pour lutter contre la sécheresse | Nature to Share | Scoop.it

Des idées ingénieuses ont été mises en place en Californie afin de préserver l’« or bleu »


C’est le cas du programme « gazon contre dollars » qui vise à restreindre la consommation en eau des jardins.


Les pelouses sont devenues l’ennemi public numéro un en Californie. Pour pallier l’extrême sécheresse qui sévit dans l’État, les programmes « gazon contre dollars » se multiplient. Le concept du programme est simple : de l’argent contre un aménagement de son jardin plus économe en eau.


DES MESURES D’URGENCE CONTRE LA SÉCHERESSE


La Californie est victime d’une importante sécheresse depuis trois ans. Les nappes phréatiques souterraines et les réservoirs en sont affectés, ce qui menace l’approvisionnement en eau de l’État.


Pour lutter contre les risques de pénurie d’eau, la municipalité de Los Angeles a décidé d’offrir 3 dollars (2,25 €) par tiers de mètre carré remplacé par des galets, paillis, cactus, plantes grasses ou toutes autres plantes méditerranéennes économes en eau.


Ce type de programme se développe un peu partout en Californie où, il y a deux semaines, Jerry Brown, le gouverneur de l’État, a interdit d’arroser les pelouses plus de deux fois par semaine. De plus, les systèmes d’arrosage automatique débordant sur les trottoirs ou les allées sont proscrits.


« Les gens oublient que nous habitons dans le désert. Pourquoi est-ce qu’ils veulent tant que ça ressemble aux grandes plaines du Midwest ? », résume Larry Hall, un musicien de jazz occupé à arracher la pelouse devant sa maison de Los Angeles afin d’y faire des aménagements plus écologiques.


« GAZON CONTRE DOLLARS »


« Dans les années 1950, il y avait l’image traditionnelle de la maison style ranch avec la pelouse et tout… (…) Je pense qu’il faut juste qu’on passe à autre chose », a confié à l’AFP Anne Philips, paysagiste spécialisée dans les jardins écolos, et embauchée par Larry Hall et son épouse Barbara.


Des plantes succulentes, des aromates, de la lavande, et bien d’autres encore forment ces jardins « écolo ». Jardins qui n’ont « pas besoin d’être ennuyeux ou laids, ni de piquer », comme l’explique Anne Philips.

Des systèmes sont posés directement au pied des plantes pour les arroser avec précision et sans gaspillage.


SÉPARER LA FACTURE D’EAU ENTRE « MAISON » ET « JARDIN »


Toutefois, le programme ne fait pas que des heureux. Certains Californiens pointent du doigt les mesures d’urgence, appliquées à géométrie variable. Ainsi, la presse locale révèle que l’arrosage des golfs n’est pas interdit alors que les agriculteurs sont, eux, soumis à des restrictions.


Chercheuse et professeur de l’Institut d’études environnementales de l’université UCLA, Stéphanie Pincetl, affirme qu’il faudrait « deux compteurs d’eau ». Un pour la consommation intérieure et l’autre pour la consommation extérieure (celle des jardins). « Avec des factures de ce type, les gens comprendraient que 60 % au moins de l’eau facturée vient de celle utilisée dans les jardins », argumente-t-elle.


DES PROGRAMMES SIMILAIRES AILLEURS DANS LE MONDE


À Las Vegas, ville bâtie au beau milieu du désert du Nevada, il existe déjà une « police de l’eau ». Ses cibles : les fuites et les gaspillages d’eau dans la rue. Avec environ 10 cm de pluies par an, la ville est particulièrement touchée par la sécheresse.


En France, et notamment dans le sud du pays, des mesures sont également mises en place pour lutter contre la sécheresse. Les mesures sont progressives. Elles peuvent par exemple passer par une sensibilisation, puis une limitation et une interdiction de l’arrosage des pelouses, du remplissage des piscines privées et du lavage des voitures.


Kévin Saigault (avec AFP)


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Une étude pas au goût de tout le monde…

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Une étude montre que le goût des tomates et des fraises vendues en supermarché déçoit, dans l'ensemble, les consommateurs. Un sondage qui n'enchante pas les producteurs locaux.


L'étude a été largement reprise et diffusée dans les grands médias nationaux la semaine passée. Réalisée par l'association de consommateurs «Consommation Logement Cadre de vie» (CLCV), elle tend à montrer que les consommateurs sont déçus par le goût des tomates et des fraises commercialisées dans les grandes surfaces. CLCV a organisé cinquante-deux séances de dégustation à l'aveugle auprès de mille consommateurs, entre le 15 mai et le 30 juin.


«Les résultats globaux sont décevants, en particulier pour les tomates, qui ne sont appréciées que par 27% des consommateurs», explique le résultat de l'étude avant de préciser que, pour les fraises, 43% des participants avouent être satisfaits du goût mais que 39% les considéraient «ni bonnes, ni mauvaises».


Le goût, trop subjectif


«Faire une enquête objective sur du subjectif…», déplore Jean-Michel Ruchaud, président de Fruits & Légumes d'Aquitaine, soufflant.

«Qu'y a-t-il de plus subjectif que le goût ? Mais c'est l'été, et depuis dix ans, on nous sort deux, trois études de ce genre chaque année. Je peux vous sortir une étude où 10 000 personnes affirmeront le contraire. On n'a pas accès à toutes les données de ce test. Certes, il existe des produits médiocres mais qui sont bien identifiés, qui ont un aspect particulier. La production de la tomate et de la fraise en France est enviée dans le monde entier. Qui peut dire que les gariguettes ou les ciflorettes ne sont pas bonnes ? Ce qui pousse le mieux, c'est la peur. La rigueur intellectuelle, en revanche, non.»


La colère est donc palpable au moment d'analyser cette étude. Si toutefois, d'après les réactions, elle n'apparaît pas comme réellement révélatrice, certains estiment que des leçons doivent être malgré tirées malgré tout. C'est le cas de Xavier Mas, le président de l'AOPn Fraise «On la prend au sérieux, mille consommateurs ce n'est pas rien. Ça ne remet pas en cause nos sélections car nous faisons régulièrement des tests de satisfactions, positifs à 80 %, mais ça peut nous permettre de progresser. Pour Agen, avec les fortes chaleurs, il y a peut-être eu une qualité moindre mais ce n'est uniquement que de l'ordre d'une dizaine de jours.»


L'étude prend également en compte le prix des fruits, selon leurs provenances et le rapport goût financier dans le choix du panel de consommateurs.


Les produits moins chers «pas plus mal notés»


Ainsi, la CLCV précise les écarts de tarifs : les fraises françaises ont un prix moyen à 9,20 € le kilo alors que celles en provenance de l'étranger sont vendues 5,30 € le kilo. Et l'étude conclue : «Les fraises les moins chères ne sont pas plus mal notées que les fraises les plus chères.»

Pour les tomates, le bilan est encore moins contrasté : «Les tomates préférées des consommateurs sont plutôt les moins chères» avec, dans le détail, 25,6 % des consommateurs qui affirment ne pas aimer les tomates à 2,90 € le kilo, contre 22,2 % celles à 1,70 €.


Là encore, le comparatif France/étrangers – qui laisse comprendre quand on lit entre les lignes que le consommateur préfère les fruits étrangers – fait réagir. «La production a joui d'un essor qui n'a été possible qu'en privilégiant la production d'une fraise de qualité. Ce qui a permis de maintenir des prix élevés et une différenciation importante par rapport à la fraise espagnole. Et ce sont des faits incontestables.


Quand on veut tuer son chien – et là, en l'occurrence, faire polémique – on l'accuse de la rage… La fraise française, même en considérant les résultats de l'étude Expert, offre des critères élevés de sécurité sanitaire, de par l'utilisation développée de la protection biologique intégrée et de par le nombre limité de produits phytopharmaceutiques homologuées», explique Bertrand Girardi, producteur de fraises à Aiguillon.


Malgré les critiques engendrées, l'étude a donc fait le tour des journaux télé, radio ou papier. Et si les producteurs veulent rétablir la vérité, il est, semble-t-il, trop tard. «C'est une enquête à mettre d'entrée à la poubelle. Mais d'entrée, le mal est fait…»


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L'UE se veut rassurante sur la crise de la viande chevaline

L'UE se veut rassurante sur la crise de la viande chevaline | Nature to Share | Scoop.it

La Commission a lancé une deuxième série de tests pour détecter la présence de viande de cheval dans des produits à base de viande bovine. Seulement 0,61 % des produits ont été jugé positif, contre 4,6 % l’année dernière.


Bonne nouvelle pour les amateurs de viande bovine : les taux de de présence de viande chevaline ont fortement chuté dans les produits préparés à base de viande bovine. La Commission a effectué un suivi de l’exercice effectué en 2013, au moment de la crise de la viande de cheval : 4,6 % des produits analysés avaient alors donné des résultats positifs. Cette année, ce taux ne s’élève plus qu’à 0,61 %. Le scandale de la viande chevaline a éclaté en Europe au printemps 2013, ce qui a provoqué le retrait de produits des magasins, soulevé les craintes des consommateurs. Les gouvernements ont également mené des enquêtes dans la chaîne de transformation des produits alimentaires.


Tonio Borg, commissaire en charge de la santé, a indiqué que les conclusions confirmaient que les efforts ont porté leur fruit. Il a ajouté que le nombre accru de contrôles sur la fraude alimentaire a un impact réel.


« Le rétablissement de la confiance des entreprises et des consommateurs européens à l’égard de notre chaîne alimentaire est essentiel pour notre économie étant donné que le secteur alimentaire est l’un des secteurs économiques les plus importants de l’UE.Je suis convaincu que le travail en cours continuera d'avoir des retombées positives. La lutte contre les pratiques frauduleuses doit se faire en déployant des efforts conjoints pour cibler les maillons les plus faibles de la chaîne d’approvisionnement alimentaire », a indiqué le commissaire maltais dans un communiqué.


Au total, 2 622 contrôles ont été effectués par les autorités compétentes dans les 28 pays de l’UE ainsi qu'en Norvège, en Islande et en Suisse.


Parmi ces contrôles, seuls 16 ont révélé des traces d’ADN de viande de cheval, soit 0,61 % des échantillons. Les 16 cas ont fait l'objet d'un suivi de la part des autorités compétentes dans les États membres concernés. Selon la Commission, des mesures d'exécution appropriées comprennent le retrait du marché, traçabilité, réétiquetage, contrôles supplémentaires auprès de l'entreprise du secteur alimentaire et sanctions.


L'exécutif européen estime que l'utilisation de plans de contrôle coordonnés de manière ad hoc s’est révélée utile pour mettre au jour la fraude dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Il prévoit d'ailleurs d'utiliser davantage de cet outil dans d’autres domaines. L'UE souhaite ainsi discuter avec les États membres pour voir quel produit fera partie des prochains programmes.


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SOMALIE: Le gouvernement appelle à l'aide pour éviter une nouvelle famine

SOMALIE: Le gouvernement appelle à l'aide pour éviter une nouvelle famine | Nature to Share | Scoop.it

En 2011, 260 000 personnes étaient mortes de faim dans le pays, après un sévère épisode de sécheresse.


Le gouvernement somalien a appelé à l’aide mardi pour empêcher une nouvelle famine, trois ans après celle qui a fait environ 260 000 morts en six mois dans le pays.


«La sécheresse touche déjà plusieurs régions de Somalie», a affirmé le gouvernement dans un communiqué, disant «prévoir une détérioration de la situation». «De l’aide sous forme de nourriture, eau et médicaments doit parvenir de façon urgente aux populations touchées», poursuivent les autorités de Mogadiscio.


Fin juillet, l’ONU avait réitéré ses avertissements sur une menace de famine dans certaines zones de Somalie, indiquant notamment que les organisations humanitaires ne pouvaient «faire face aux besoins de plus de 350 000 déplacés à Mogadiscio».


Des centaines de milliers de personnes, chassées de chez elle par la violence dans le pays, où les insurgés islamistes shebab continuent de contrôler de vastes zones rurales, vivent dans des conditions sommaires dans la capitale somalienne.


Les évaluations de l’ONU montrent «des niveaux d’urgence dépassés en terme de malnutrition» dans sept localités, dont celles de Garowe (Puntland, nord-est), Galkayo (centre) et Kismayo (sud) avec «la détérioration la plus importante» enregistrée à Mogadiscio.


En 2011, alors qu’une des pires sécheresses en un demi-siècle affectait plus de 10 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique, environ 260 000 personnes, dont une majorité d’enfants, étaient mortes de faim en Somalie, où l’état de guerre et de chaos permanent depuis 1991 avait aggravé la catastrophe climatique.


Les fragiles autorités somaliennes, premier gouvernement présenté comme pérenne depuis la chute du président Siad Barre, qui a précipité le pays dans le chaos en 1991, peinent à faire valoir leur influence au-delà de Mogadiscio, face aux shebab ou aux chefs de guerre revendiquant l’autonomie de certaines zones.


Chassés de Mogadiscio puis de l’essentiel de leurs bastions depuis août 2011, les shebab continuent de mener des attaques, parfois spectaculaires, contre la force de l’Union africaine (Amisom) ou les symboles du gouvernement, jusqu’aux plus sécurisés, telle le palais présidentiel, déjà visé deux fois cette année.


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REPLAY: Guerriers en graines | ARTE

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Un bunker a été inauguré dans l'archipel norvégien du Svalbard, au coeur de l'Arctique. Il doit garantir la sauvegarde de la biodiversité menacée. Mais pourra-t-il contribuer à assurer la sécurité alimentaire face au réchauffement climatique ?


Selon les climatologues, la température de la Terre aura gagné au moins deux degrés d'ici 2050. Les sécheresses feront baisser la production alimentaire alors même que la demande aura doublé. Comment sera-t-il alors possible de nourrir la planète ?


Le bunker qui vient d'être inauguré dans l'archipel norvégien du Svalbard, non loin du pôle Nord, répondra-t-il à cette interrogation ? Il devrait bientôt accueillir plusieurs millions d'échantillons de semences issues de tous les continents, permettant ainsi aux pays en développement de régénérer leurs plantations en cas de désastre.


Seed warriors analyse l’utilité de ce temple de la biodiversité et le rôle qu'il peut jouer dans la lutte contre la faim. Il nous emmène par exemple à la rencontre de Zachary Muthamia, président de la Banque nationale des gènes du Kenya et interroge la chercheuse Marianne Bänziger qui milite pour une sélection naturelle des semences sans recours aux OGM, afin d’aboutir à des variétés de meilleur rendement et plus résistantes à la sécheresse.


Ces graines de qualité, elles aussi conservées au Svalbad, seront non brevetées et librement disponibles. Atout indéniable pour les agriculteurs du monde entier, cette liberté d’accès aux semences garantira-t-elle, toutefois, une production suffisante ?


Cliquez sur la photo pour voir le replay.

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Pourquoi il faut s’inquiéter de voir des trous se former en Sibérie

Pourquoi il faut s’inquiéter de voir des trous se former en Sibérie | Nature to Share | Scoop.it

Après la découverte d'un second trou géant dans le sol sibérien, le mystère s'éclaircit mais ce qu'il annonce est inquiétant. Ce nouveau trou se situe à environ 50 km du premier découvert à la mi-juillet 2014, il est légèrement plus petit que le précédent (pour mémoire, le premier trou observé faisait environ 30 mètres de diamètre pour 50 à 70 mètres de profondeur).


Mysterious Universe qui rapporte la découverte cite Anna Kurchatova, une scientifique qui travaille dans la région:


«Le réchauffement climatique accélère de manière alarmante la fonte des glaces souterraines, ce qui a pour effet de relâcher du gaz à la manière de l'ouverture d'un bouchon de champagne.»


Ces découvertes soulèvent deux problèmes.


Le premier est qu'elles sont des indicateurs visibles du réchauffement climatique, car ces trous se trouvent au niveau du pergélisol (une zone constamment recouverte de glace et de neige) qui perd aujourd'hui du terrain.


Le second est plus alarmant. Le gaz qui est libéré dans l’atmosphère lors de la formation de ces trous est du méthane (CH4). Au même titre que le dioxyde de carbone, le CH4 est un gaz à effet de serre. Mais son potentiel de réchauffement global est 21 fois supérieur au CO2. On entre alors dans un cercle vicieux: de plus en plus de méthane est dégagé dans l’atmosphère ce qui augmente les températures, donc le pergélisol se réduit et de nouvelles poches de méthane éclatent, ainsi de suite.


Les chercheurs ne sont pas étonnés de ces découvertes. Sur Slate.fr, Michel Alberganti relayait dès janvier 2012 les résultats d'une étude internationale sur le pergélisol (ou permafrost en anglais):


«Les chercheurs estiment que leurs travaux montrent que les rejets de carbone issus du permafrost seront plus rapides que ceux prévus par les modèles actuels. Selon les dernières estimations, les quelque 18,8 millions de km2 de sols gelés dans le grand Nord retiennent environ 1.700 milliards de tonnes de carbone organique. Soit deux fois la quantité qui est présente dans l'atmosphère aujourd'hui.»


Ces trous ne doivent donc pas être vus comme une démonstration de la «loi de la nature» mais plutôt comme un nouveau signal d'alarme sur les risques climatiques.

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VACHE FOLLE: 17 ans après, non-lieu général dans l'enquête

VACHE FOLLE: 17 ans après, non-lieu général dans l'enquête | Nature to Share | Scoop.it

Dix-sept ans après le début de l'enquête, des juges d'instruction ont rendu un non-lieu général dans l'affaire de la vache folle, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1.


Lancée en 1997, l'enquête française portait sur l'importation de bovins et de farines animales britanniques, et leurs conséquences sur la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de sa variante humaine, la maladie mortelle de Creutzfeldt-Jakob.


Quatre personnes, des responsables d'usine de fabrication d'aliments pour bétail, avaient été mises en examen dans le dossier, certaines pour tromperie ou falsification. Une des quatre est depuis décédée. Le non-lieu a été rendu mercredi par les juges d'instruction du pôle santé publique à Paris, a indiqué une source judiciaire.


Aux yeux du parquet, qui avait lui aussi requis un non-lieu général, il n'avait d'une part pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenaient des protéines animales. D'autre part, aucune volonté de contourner les législations n'avait pu être caractérisée chez les personnes mises en examen, avait expliqué une source judiciaire à la mi-avril.


Embargo français pendant 6 ans


Sur le volet "homicides involontaires", "nous savions dès l'origine que ce serait très difficile car il fallait démontrer un lien de causalité certaine" entre la consommation de certaines viandes et les décès, avait expliqué l'un des avocats des parties civiles, Me Bernard Fau, lors de l'annonce des réquisitions du parquet.


Le gouvernement britannique avait reconnu pour la première fois en mars 1996 l'existence d'un "lien" possible entre la maladie bovine et l'apparition de cas d'une nouvelle forme de maladie humaine, la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ).


Devant le nombre important de contaminations par l'ESB en Grande-Bretagne, la France avait décidé unilatéralement en mars 1996 de suspendre l'importation de viandes bovines britanniques, décision entérinée quelques jours plus tard à l'échelon communautaire par la Commission européenne. Cet embargo français avait été levé en septembre 2002.


Un 27e cas du variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob avait été répertorié en France en 2012. La crise de la vache folle avait porté un rude coup à l'industrie de la viande et créé la panique chez les consommateurs.

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USA: La sécheresse dans l'Ouest américain épuise les nappes d'eau souterraines

USA: La sécheresse dans l'Ouest américain épuise les nappes d'eau souterraines | Nature to Share | Scoop.it

La sécheresse catastrophique qui touche l'ouest des États-Unis met à rude épreuve les nappes d'eau souterraines et menace l'approvisionnement en eau dans cette région où vivent 40 millions de personnes, préviennent des chercheurs dans une étude publiée jeudi.


Dans le cadre de leur étude, les scientifiques se sont penchés sur les sept États (Arizona, Colorado, Utah, Wyoming, Californie, Nouveau-Mexique et Nevada) qui composent le bassin du fleuve Colorado.


Les 14 dernières années sont les plus sèches jamais enregistrées depuis un siècle, concluent les chercheurs. Et, fait aggravant, les trois quarts des pertes en eau proviennent du sous-sol.


Au total, le volume des pertes hydrauliques dans le bassin équivaut à près du double du volume du Lac Mead, le plus grand réservoir d'eau des États-Unis, qui alimente notamment Las Vegas, souligne l'étude parue dans la publication Geophysical Research Letters.


Des données satellitaires couvrant la période de 2004 à 2013 mettent en évidence une perte de 65 km3 d'eau douce dans l'ensemble du bassin.


«C'est une perte énorme. Nous nous doutions que la situation était mauvaise, mais, à ce point-là, c'est vraiment choquant», a expliqué Stephanie Castle, auteur principal de l'étude et spécialiste des ressources hydrauliques à l'université de Californie.


Pire, «nous ne connaissons pas avec précision le volume d'eau qui reste en sous-sol, nous ne pouvons donc pas prévoir quand ces réserves seront épuisées», a ajouté Mme Castle.


Les données ont été fournies par le satellite GRACE, une mission conjointe de la Nasa et de l'agence spatiale allemande destinée à effectuer des relevés sur la gravité terrestre. Le satellite a mesuré les variations de la force gravitationnelle de la région, en fonction de la baisse des réserves d'eau.


Selon les experts, il est aisé de déterminer les niveaux des lacs et cours d'eau, mais la tâche est autrement plus ardue pour les aquifères, ces poches d'eau souterraines, d'où l'importance des données établies par satellite.


Le bassin du Colorado fournit en eau 40 millions de personnes et irrigue environ 1,6 million d'hectares de terres cultivées.


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"Fait maison", décret bidon

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En voilà une idée qu'elle était bonne : distinguer les restaurants qui cuisinent chez eux des produits frais de ceux qui assemblent des plats en kit fournis par l'industrie agroalimentaire. Tout le monde était d'accord.


Les organisations professionnelles, soudain stupéfaites d'apprendre que 75 % de leurs membres s'approvisionnaient chez Metro ; le premier cercle des chefs étoilés, inquiets de la dégradation de l'image de la gastronomie française et de la disparition du savoir-faire ; les consommateurs, enfin, de plus en plus soucieux de l'origine de leur assiette et n'allant plus au restaurant pour payer bonbon des plats préparés, disponibles en grandes surfaces. Les instances politiques, attentives à la demande populaire et soucieuses de la réputation du pays, ont réagi.


Tout a commencé par l'amendement Siré en octobre 2011 sous la précédente mandature. Dans un souci d'information du consommateur, ce député UMP des Pyrénées-Orientales proposait de préciser sur la carte si « les plats ont été confectionnés ou non dans l'établissement et sont à base de produits frais ». Le texte est passé d'une chambre à l'autre et a fini, vidé de sa substance, dans un tiroir parlementaire à l'heure de la présidentielle.


Il a fallu l'arrivée de Benoît Hamon au ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme pour réactiver la machine législative autour d'une idée, le « fait maison », désormais inscrite dans la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation.


« Un plat "fait maison" est élaboré sur place à partir de produits bruts.

Des produits, déterminés par voie réglementaire, peuvent entrer dans la composition des plats "faits maison" après avoir subi une transformation de leur état brut nécessaire à leur utilisation. »


Autant dire que le décret d'application était attendu avec fébrilité, la loi devant entrer en vigueur dès l'été.


UNE SEULE EXCEPTION : LES FRITES CONGELÉES


Le fameux texte doit paraître incessamment au Journal officiel sous la signature de Carole Delga, la nouvelle secrétaire d'Etat en charge du dossier. Dans sa version quasi définitive, l'article II indique : « Peuvent entrer dans la composition d'un plat "fait maison", les produits qui ont été tranchés, coupés, broyés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés, fumés, salés, réfrigérés, congelés, surgelés ou décongelés. »


En découvrant ces lignes, j'ai compris que la messe était dite et que les lobbys de l'agroalimentaire avaient eu gain de cause : tous les produits bruts congelés - les branches d'épinard comme les crevettes - pourront figurer dans un plat « fait maison », qui sera dispensé de facto de mentionner sur la carte qu'il en contient. Rusé ! Une seule exception : les frites congelées ne sont pas acceptées, de peur que McDo et compagnie ne puissent vendre du « fait maison ».


La pâte feuilletée, les fonds de tarte, les glaces, les blancs et les jaunes d'œuf séparés vendus au litre, les fonds de sauce blancs, bruns et fumets et la mayonnaise (pour des motifs hygiénistes) sont aussi autorisés. Cerise sur le gâteau, le restaurateur peut utiliser des produits transformés ailleurs, « dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l'a fabriqué est expressément indiqué » ! Autrement dit, les lasagnes de bœuf Spanghero ou l'andouillette à Bobosse mentionnées comme telles peuvent figurer au menu du « fait maison ».


CE DÉCRET VIDE LA LOI DE SON ESPRIT


S'il convient ici de rappeler que les produits de l'industrie agroalimentaire sont parfaitement comestibles (à quelques scandales près), il est néanmoins permis de constater que ce décret vide la loi de son esprit : permettre au client de distinguer le restaurant qui cuisine chez lui des produits frais de la masse de ceux qui offrent des plats venus d'ailleurs et sans CV.


L'idée était également d'encourager les circuits courts, l'approvisionnement local et la création d'emplois, indispensables dans les établissements qui épluchent les légumes, lèvent les filets de poisson et brident les volailles. La cascade de dérogations ruine ces espoirs qu'un logo « fait maison » ne suffira pas à instaurer.


Les syndicats sont partagés sur le texte : insuffisant selon l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) ; « premier pas positif » selon le Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs). Il sera intéressant d'évaluer le succès de ce logo qui exposera ceux qui l'affichent aux contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.


On assure au ministère qu'ils seront à caractère pédagogique dans un premier temps, mais chacun sait le peu d'engouement de la profession pour ce genre de pratiques. Au final, ce texte ne satisfait ni la profession ni les partisans du vrai fait maison, et n'éclairera guère les clients. Un décret dans l'air du temps : mou.

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