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Le pangolin, mammifère le plus menacé par le braconnage

Le pangolin, mammifère le plus menacé par le braconnage | Nature to Share | Scoop.it

L'an dernier, des dizaines de milliers d'éléphants et des centaines de rhinocéros ont été massacrés pour nourrir l'appétit croissant du commerce illégal d'espèces sauvages. Ce marché noir, en grande partie centré sur l'Asie orientale, dévore aussi des tigres, requins, tortues, serpents et d'autres animaux par centaines. Estimé à 19 milliards de dollars chaque année, ce commerce florissant capte régulièrement l'attention des médias mondiaux, en particulier en ce moment, alors que doit s'ouvrir, lundi 3 mars à Bangkok, la 16e session de la conférence des Parties à la Cites (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction). Mais l'une des plus grandes victimes, parmi les mammifères, de ce braconnage est une espèce méconnue : le pangolin, un étrange petit fourmilier à écailles.


Le commerce du pangolin est interdit depuis 2000 par le droit international, mais la viande et les supposées vertus médicinales de cet insectivore, seul mammifère pourvu d'écailles, en font l'une des espèces les plus recherchées par les trafiquants en Asie. On lui attribue ainsi des pouvoirs pour guérir des maladies (comme l'asthme et certains cancers) ou pour augmenter la virilité masculine. L'animal est si recherché qu'un spécimen peut être vendu jusqu'à 1 000 dollars au marché noir.


Résultat : deux des quatre espèces asiatiques sont "en danger" (le pangolin javanais et le pangolin de Chine), tandis que les deux autres sont "quasi menacées", selon l'Union internationale pour la préservation de la nature (IUCN). Deux des quatre espèces africaines sont aussi "quasi menacées". A l'échelle mondiale, le nombre de spécimens vivants est inconnu. Les experts préviennent que leur disparition modifiera l'écosystème des forêts tropicales, en augmentant les populations de fourmis et de termites.


Malgré cette protection, le braconnage de cette espèce explose : début janvier, quatre ressortissants chinois ont été arrêtés avec 189 peaux de pangolins dans leurs bagages à Jakarta. En novembre, octobre et avril, les douanes françaises avaient saisi plusieurs dizaines de kilos d'écailles à l'aéroport de Roissy. Un record de 7,5 tonnes de viande de pangolin avait aussi été découvert dans un port de Jakarta en mai 2011, cachée sous du poisson congelé dans des caisses destinées au Vietnam. Et de nombreuses autres saisies ont été faites en Thaïlande, au Cambodge, en Inde, en Malaisie, en Birmanie ou au Vietnam.


"Depuis 2000, un minimum de plusieurs dizaines de milliers d'animaux ont été vendus chaque année, dans des pays allant du Pakistan à l'Indonésie en Asie et du Zimbabwe à la Guinée en Afrique", assure Dan Challender, un chercheur qui étudie le commerce des pangolins, cité dans un excellent article du site Mongabay. En 2010, l'organisation de protection des espèces Traffic avait publié un rapport estimant qu'un syndicat du crime malais avait capturé 22 000 pangolins de plus de 18 mois. En 2011, entre 40 000 et 60 000 bêtes auraient aussi été capturées rien qu'au Vietnam.


S'ils sont souvent transportés vivants pour faciliter la conservation de la viande, beaucoup meurent en chemin, de faim ou de soif. De plus, les trafiquants leur injectent souvent de l'eau pour augmenter leur poids.

Comme pour les éléphants, rhinocéros ou tigres, les lois et amendes sont insuffisantes pour dissuader ce trafic. Et le peu de visibilité de l'espèce aide à le maintenir dissimulé. Kanitha Krishnasamy, chargée de mission pour l'ONG Traffic, conclut, citée par l'AFP : "Malheureusement, le pangolin n'attire pas l'attention du public, donc par extension des autorités, car ces animaux écailleux sont considérés comme moins sexy que les plus gros mammifères."

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Contre la crise mondiale, la nature à partager- PLANTEZ PARTOUT et PARTAGEZ vous aussi. L'info alimentaire en continu 24h/24h
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Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES

Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES | Nature to Share | Scoop.it

L'info Francophone  du partage alimentaire en continu 24h/24h.


Rejoignez nous aussi sur Facebook


Ceci est un mouvement social international qui peut changer la face du monde et vous êtes tous invités à nous rejoindre.


Alors que nombreux sont ceux qui continuent de débattre sur les coupables de cette crise économique et écologique, d'autres ont déjà commencé à planter les graines du changement...les "Incredibles Edibles" ou "Incroyables Comestibles".


Les semences anciennes REPRODUCTIBLES sont le cœur du mouvement grâce à leur capacité à ne pas subir de baisse de rendement de la production dans leur descendance, contrairement aux semences hybrides et OGM qui nécessitent d'en racheter tous les ans aux grands semenciers.


Ils ont déclaré la guerre à mère Nature, NOUS sommes la nature.


(Tous les liens au sujet de la règlementation des semences anciennes plus bas)


La carte google map des "Incredible Edible" dans le monde.


La méthode en 5 étapes pour enclencher les Incredible Edible dans votre quartier


Tous les outils PÉDAGOGIQUES de la transition


Kokopelli - les graines de vie

DOCUMENTAIRE: Comment Cuba survécut en 1990 sans pétrole

Bravo et un grand merci à tous ceux qui nous rejoignent tous les jours.


Cette page, en plus d'être une page informative de l'alimentation, est également, grâce à la page Facebook associée, complètement ouverte au partage. Tout le monde est invité à y publier ses photos et publications, demandes de conseils pour planter quoi, ou, et comment


Plantez partout et partagez, c'est à la fois lutter contre la crise, l'inflation, le réchauffement climatique, les guerres passées ou à venir liées à la pénurie de pétrole (Irak, Lybie, Syrie, Mali, Ukraine), la faim dans le monde, les marges et pratiques honteuses des hypermarchés et autres multinationales de la malbouffe, les OGM, les spéculateurs.


C’est pourquoi le mouvement grandit tous les jours, car il rassemble tout les combats de ce début de siècle !


S'engager est tellement simple !



C’est également avant tout un changement de mentalité majeur. Les luttes idéologiques se font sur le terrain des idées, restez dans la légalité, contactez vos mairies, vos voisins, vos amis, informez les, encouragez les, si le partage alimentaire devient la norme, c'est une victoire idéologique sur de nombreux fronts.


Plantez, partagez, et faites tourner.


Nature to Share


http://www.scoop.it/t/naturetoshare/

http://www.incredible-edible.info/



« Les Incroyables comestibles » ou comment l'agriculture locale pollinise la France


KOKOPELLI/LA GUERRE DES GRAINES A COMMENCÉ


kokopelli-semences


Semences Kokopelli: Liste de la gamme boutique 2010/2011

Histoire de la Fin de la Croissance


SVP PARTAGEZ - INCROYABLES COMESTIBLES

INCREDIBLE EDIBLE - PLEASE SHARE

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Avenir Adn Agri's comment, September 23, 2013 12:25 AM
Bien dit Cat ! Et de plus nous investissons dans la recherche pour l'amélioration saine et environnementale pendant que tous les responsables de tous bords attendent les résultats s'en s'investir ne fusse qu'au soutien... Souvent lamentable !
Teresa M. Nash's comment, November 27, 2013 10:57 PM
thanks for this.
Shabba's curator insight, November 29, 2013 2:46 PM

http://shabbas.info/blog/dossier-ecologie/

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"Fait maison", décret bidon

"Fait maison", décret bidon | Nature to Share | Scoop.it

En voilà une idée qu'elle était bonne : distinguer les restaurants qui cuisinent chez eux des produits frais de ceux qui assemblent des plats en kit fournis par l'industrie agroalimentaire. Tout le monde était d'accord.


Les organisations professionnelles, soudain stupéfaites d'apprendre que 75 % de leurs membres s'approvisionnaient chez Metro ; le premier cercle des chefs étoilés, inquiets de la dégradation de l'image de la gastronomie française et de la disparition du savoir-faire ; les consommateurs, enfin, de plus en plus soucieux de l'origine de leur assiette et n'allant plus au restaurant pour payer bonbon des plats préparés, disponibles en grandes surfaces. Les instances politiques, attentives à la demande populaire et soucieuses de la réputation du pays, ont réagi.


Tout a commencé par l'amendement Siré en octobre 2011 sous la précédente mandature. Dans un souci d'information du consommateur, ce député UMP des Pyrénées-Orientales proposait de préciser sur la carte si « les plats ont été confectionnés ou non dans l'établissement et sont à base de produits frais ». Le texte est passé d'une chambre à l'autre et a fini, vidé de sa substance, dans un tiroir parlementaire à l'heure de la présidentielle.


Il a fallu l'arrivée de Benoît Hamon au ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme pour réactiver la machine législative autour d'une idée, le « fait maison », désormais inscrite dans la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation.


« Un plat "fait maison" est élaboré sur place à partir de produits bruts.

Des produits, déterminés par voie réglementaire, peuvent entrer dans la composition des plats "faits maison" après avoir subi une transformation de leur état brut nécessaire à leur utilisation. »


Autant dire que le décret d'application était attendu avec fébrilité, la loi devant entrer en vigueur dès l'été.


UNE SEULE EXCEPTION : LES FRITES CONGELÉES


Le fameux texte doit paraître incessamment au Journal officiel sous la signature de Carole Delga, la nouvelle secrétaire d'Etat en charge du dossier. Dans sa version quasi définitive, l'article II indique : « Peuvent entrer dans la composition d'un plat "fait maison", les produits qui ont été tranchés, coupés, broyés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés, fumés, salés, réfrigérés, congelés, surgelés ou décongelés. »


En découvrant ces lignes, j'ai compris que la messe était dite et que les lobbys de l'agroalimentaire avaient eu gain de cause : tous les produits bruts congelés - les branches d'épinard comme les crevettes - pourront figurer dans un plat « fait maison », qui sera dispensé de facto de mentionner sur la carte qu'il en contient. Rusé ! Une seule exception : les frites congelées ne sont pas acceptées, de peur que McDo et compagnie ne puissent vendre du « fait maison ».


La pâte feuilletée, les fonds de tarte, les glaces, les blancs et les jaunes d'œuf séparés vendus au litre, les fonds de sauce blancs, bruns et fumets et la mayonnaise (pour des motifs hygiénistes) sont aussi autorisés. Cerise sur le gâteau, le restaurateur peut utiliser des produits transformés ailleurs, « dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l'a fabriqué est expressément indiqué » ! Autrement dit, les lasagnes de bœuf Spanghero ou l'andouillette à Bobosse mentionnées comme telles peuvent figurer au menu du « fait maison ».


CE DÉCRET VIDE LA LOI DE SON ESPRIT


S'il convient ici de rappeler que les produits de l'industrie agroalimentaire sont parfaitement comestibles (à quelques scandales près), il est néanmoins permis de constater que ce décret vide la loi de son esprit : permettre au client de distinguer le restaurant qui cuisine chez lui des produits frais de la masse de ceux qui offrent des plats venus d'ailleurs et sans CV.


L'idée était également d'encourager les circuits courts, l'approvisionnement local et la création d'emplois, indispensables dans les établissements qui épluchent les légumes, lèvent les filets de poisson et brident les volailles. La cascade de dérogations ruine ces espoirs qu'un logo « fait maison » ne suffira pas à instaurer.


Les syndicats sont partagés sur le texte : insuffisant selon l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) ; « premier pas positif » selon le Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs). Il sera intéressant d'évaluer le succès de ce logo qui exposera ceux qui l'affichent aux contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.


On assure au ministère qu'ils seront à caractère pédagogique dans un premier temps, mais chacun sait le peu d'engouement de la profession pour ce genre de pratiques. Au final, ce texte ne satisfait ni la profession ni les partisans du vrai fait maison, et n'éclairera guère les clients. Un décret dans l'air du temps : mou.

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VIDEO: 1, 2, 3, soleil, la télé des Incroyables Comestibles - JT n° 2

Édition spéciale "Ouverture de l'espace public" - Journal télé des Incroyables Comestibles n°2 mardi 8 juillet 2014.

Présentation François Rouillay, prises de vue et montage Véronique Marcovitch, coordination territoires Jean-Michel Herbillon, relations presse Carine Phung Van, relations publiques internationales Catherine Simon, recherche et enseignement agriculture urbaine par la permaculture Henri Bureau.

Actualités des Incroyables Comestibles chaque jour sur la page facebook Incredible Edible France : https://www.facebook.com/pages/Incred...

Actualités du collectif citoyen fondateur du mouvement Incredible Edible Todmorden : http://www.incredible-edible-todmorde...

Participation à la co-création joyeuse de l'abondance partagée sur les territoires avec les citoyens jardiniers solidaires au sein du Labo des Incroyables Comestibles sur le groupe facebook :
https://www.facebook.com/groups/69093...

Site ressource francophone des Incroyables Comestibles :
http://www.incredible-edible.info/

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VIDEO: 1, 2, 3, soleil, la télé des Incroyables Comestibles - JT n° 0

Maquette projet du journal télé des Incroyables Comestibles : numéro zéro, mardi 3 juin 2014, à Colroy la Roche.

Présentation François Rouillay, prises de vue et montage Véronique Marcovitch, coordination territoires Jean-Michel Herbillon, relations presse Carine Phung Van, relations publiques internationales Catherine Simon.

Actualités des Incroyables Comestibles chaque jour sur la page facebook Incredible Edible France : https://www.facebook.com/pages/Incred...

Actualités du collectif citoyen fondateur du mouvement Incredible Edible Todmorden : http://www.incredible-edible-todmorde...

Participation à la co-création joyeuse de l'abondance partagée sur les territoires avec les citoyens jardiniers solidaires au sein du Labo des Incroyables Comestibles sur le groupe facebook :
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Site ressource francophone des Incroyables Comestibles :
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USA/Vidéo: Des millions d'anchois se regroupent près de la côte

On n'avait pas vu ça depuis plus de 30 ans ! Au large des côtes de La Jolla (San Diego), des millions d'anchois ont offert un spectacle hallucinant aux scientifiques et aux vacanciers.


Un phénomène rare et extraordinaire. Les océanographes de l'institut Scripps ont eu beaucoup de chance. Au large des côtes de La Jolla (San Diego), à quelques centimètres de la plage, un banc d'anchois s'est réuni dans les eaux peu profondes.


Immense masse noire


Les spécialistes ignorent toujours la raison qui a poussé ces poissons à se regrouper si près des côtes. Se déplaçant en groupe comme s'ils ne formaient qu'un, les anchois formaient une immense masse noire au fond de la mer. La pêche n'aura jamais été si simple dans cette zone.


30 ans


Sur leur site, les océanographes de l'institut Scripps ont souligné qu'ils n'avaient pas vu un banc d'anchois aussi important depuis 30 ans.

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Les Roncquois ont besoin de vous !

Les Roncquois ont besoin de vous ! | Nature to Share | Scoop.it

Nature to Share invite tous ses lecteurs a contacter amicalement le maire de Roncq pour lui signaler votre émotion en apprenant la décision de supprimer les bacs "Incroyables Comestibles" de l'espace public dans sa commune, et de lui expliquer la déception collective et mondiale du mouvement liée à sa décision.

Et pourquoi pas leur envoyer une photo des bacs de votre commune:

contact@roncq.fr

Site de la mairie:
http://www.ville-roncq.fr/votre-mairie-roncq/permanences-des-elus/adjoints )

Lire l'article:
http://incroyablescomestiblesroncquois.wordpress.com/2014/07/09/cest-dit-la-mairie-de-roncq-ne-veut-pas-des-incroyables-comestibles/

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Pêche en eau profonde : la France accusée d'avoir menti

Pêche en eau profonde : la France accusée d'avoir menti | Nature to Share | Scoop.it

La France a-t-elle ignoré délibérément ses propres données scientifiques pour s'opposer au projet européen d'interdiction de la pêche en eau profonde ? Huit organisations non gouvernementales posent la question dans un communiqué rendu public mardi 8 juillet, en s'appuyant sur deux rapports inédits de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).


Selon les ONG – dont Bloom, Greenpeace, le WWF ou encore la Fondation GoodPlanet –, les données de l'Ifremer sur la pêche profonde montrent que les dégâts environnementaux du chalutage profond sont aussi considérables que le nombre d'emplois dépendant de cette activité est faible.


Les tonnages débarqués par la pêche en eau profonde représentent à peine 1 % de la pêche française. « En 2012, seuls 12 chalutiers français fréquentaient des profondeurs de plus de 600 m plus de 10 % de leur temps. Et seulement 10 navires ont opéré à plus de 800 m plus de 10 % de leur temps », avancent les ONG. « Le nombre de navires ayant une activité au chalutage de fond en eau profonde est faible », conclut ainsi le rapport de l'Ifremer, cité par les ONG.


Celles-ci font valoir que la position officielle française, portée à Bruxelles par le secrétaire d'Etat chargé des transports, de la mer et de la pêche, Frédéric Cuvillier, est en opposition avec les données produites par l'Ifremer. « Une éventuelle interdiction de certains engins de pêche, sans discernement, aurait de très lourdes conséquences socio-économiques et ne serait pas acceptable », avait-il ainsi expliqué à la commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki, lors du Conseil européen du 17 juillet 2012 consacré au projet d'interdiction de la pêche profonde. M. Cuvillier n'a pas donné suite aux sollicitations du Monde.


« Nous réclamions ces données depuis le Grenelle de la mer, en 2009, tempête Claire Nouvian, présidente de l'association Bloom. Ce sont pourtant des données publiques, produites par un établissement public, grâce à de l'argent public ! » De son côté, l'Ifremer précise que ses données scientifiques sont toujours accessibles, mais que « les avis et les rapports rendus à la demande des pouvoirs publics n'appartiennent pas à l'Ifremer, qui ne peut décider seul de les publier ».


Isabelle Laudon, coordinatrice des politiques publiques au WWF, confie que les associations ont saisi, en avril, la Commission d'accès aux documents administratifs pour obtenir l'accès aux deux rapports. « Maintenant que nous les avons, nous comprenons pourquoi il était si difficile d'y avoir accès », ajoute-t-elle. C'est finalement sur décision de Ségolène Royal, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, et ministre de tutelle de Frédéric Cuvillier, que l'Ifremer les a publiés le 2 juillet.


« CONFLIT D'INTÉRÊTS »


Ces rapports précisent également les données de capture des bateaux et, partant, certains des dégâts environnementaux liés au chalutage profond. Ces dégâts sont globalement bien documentés dans la littérature scientifique internationale mais, dit Claire Nouvian, « les chiffres de l'Ifremer nous ont estomaqués ». « En 2012, treize espèces de requins profonds ont représenté environ 6 % des captures réalisées par des chalutiers français spécialisés dans la pêche profonde et ont été rejetées mortes à la mer, indique-t-elle. Or 11 de ces 13 espèces sont menacées d'extinction, selon les critères de l'Union internationale pour la conservation de la nature. »


Dans une lettre ouverte à Ségolène Royal, les associations demandent que la France revoie sa position sur la pêche profonde pour le prochain Conseil européen, prévu le 15 juillet. D'autant que, depuis le début de l'année, l'enjeu économique représenté par la pêche profonde a encore perdu en importance.


Philippe Germa, directeur général du WWF, explique :

« Après la décision de Carrefour de retirer les produits de la pêche profonde de ses étals, Intermarché a annoncé que sa flotte ne pêcherait plus au-delà de 800 m, ce qui n'aura pas d'impact en termes d'emplois. Il ne reste aujourd'hui guère qu'un bateau directement concerné par une interdiction de pêcher au-delà de cette limite et son port d'attache est Boulogne-sur-Mer, ville dont Frédéric Cuvillier est élu. On est là dans une situation qui s'apparente à un conflit d'intérêts. »

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FRANCE: Grand risque de sécheresse dans l'est

FRANCE: Grand risque de sécheresse dans l'est | Nature to Share | Scoop.it

Prairies grillées pour les animaux, rendements attendus en baisse pour les céréaliers... Les agriculteurs d'une dizaine de départements subissent les conséquences d'un manque d'eau depuis le début de l'année et attendent des pluies avec impatience.


« Pour l'instant, la sécheresse est localisée dans l'Est, du Rhône au Nord-Est », les filières d'élevage et céréalières étant les plus touchées, rapporte Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, principal syndicat agricole du pays. Des dossiers de calamités agricoles sont d'ailleurs déjà en train de se monter pour des exploitants de la Loire, du Rhône, de la Haute-Loire, de la Saône-et-Loire et de la Haute-Saône, indique le syndicat. Le Cantal est également touché.


Jeudi, Météo France annonçait d'ailleurs que le pays avait connu un premier semestre 2014 « remarquablement chaud », le deuxième le plus chaud depuis 1900 après 2007. « A l'exception du mois de mai, les six premiers mois de l'année 2014 ont tous connu des températures moyennes supérieures à la normale », selon Météo France.


L'Alsace en « vigilance sécheresse »


En Alsace, « c'est très tendu, les prairies sont grillées et s'il ne pleut pas dans dix à quinze jours, ça va commencer à devenir grave pour les éleveurs. Pour le maïs aussi, puisque la période de floraison est attendue dans les quinze prochains jours et ce sont les rendements qui sont en jeu », explique Philippe Caussanel, responsable de l'élevage à la Chambre d'agriculture d'Alsace. La préfecture d'Alsace a d'ailleurs placé vendredi dernier la région en « vigilance sécheresse ».


« La région connaît un déficit hydrologique très marqué depuis mars 2014, les pluies ayant été particulièrement faibles depuis la fin de l'hiver. »
Pour l'instant, aucun mesure de restriction d'eau n'a été décidée dans la région et « l'évolution à moyen terme sera très dépendante de la pluviométrie du mois de juillet », complète la préfecture dans un communiqué.


Des arrêtés de restriction en Bourgogne


En Bourgogne, il y a déjà eu des arrêtés de restriction en Côte-d'Or et dans la Nièvre et il y en aura « bientôt » dans l'Yonne, indique de son côté Francis Letellier, président de la FRSEA Bourgogne. Dans certaines zones de la région, la récolte de foin s'annonce moitié moins abondante et, sur les céréales, « on parle de récoltes avec des rendements à 35 quintaux par hectare » contre 60/65 quintaux en temps normal, ajoute le syndicaliste.


Du coup, certains éleveurs commencent déjà à prélever du foin dans leurs stocks normalement destinés à passer l'hiver. Il est donc nécessaire de recenser leurs besoins pour que les céréaliers, qui commencent leurs moissons, puissent leur mettre du foin à disposition en conséquence, sous peine sinon de voir les animaux maigrir et les éleveurs compenser avec des concentrés alimentaires coûteux, explique Luc Smessaert.


Difficultés recensées dans le Sud


Des difficultés ont également été recensées dans le Gard, l'Hérault et, dans une moindre mesure, dans les Bouches-du-Rhône, selon la FNSEA. Des départements qui ont par ailleurs été placés en alerte orange pour des orages à partir de vendredi matin. Avec la multiplication de ces événements climatiques brutaux, il est nécessaire de se doter d'« une vraie politique de gestion des risques », réclame par ailleurs Luc Smessaert.

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USA: En Californie, la "sécheresse du siècle" inquiète

USA: En Californie, la "sécheresse du siècle" inquiète | Nature to Share | Scoop.it

La Californie pourrait connaître sa pire sécheresse depuis 500 ans, annonçaient en février des scientifiques Américains de l'université de Berkley, cités par le site d'informations Mother Jones.


Une prévision en passe de se réaliser : en juin, environ 80% du territoire californien était en situation "d'extrême sécheresse", rapporte le Los Angeles Times. A l'intérieur de cette zone, 36% des terres sont en état de "sécheresse extrême".


Une situation alarmante, qui s'étend aux comtés de Ventura, d'Orange, et de Los Angeles, annonce le dispositif américain de surveillance de la sécheresse.


Un terrain propice aux incendies. Depuis le mois d'avril, l'intégralité de la Californie est considérée dans un état de sécheresse grave, une première en quinze ans, souligne The Guardian.


Ce qui complique davantage la tâche des pompiers californiens, explique le Los Angeles Time. Le quotidien rappelle qu'un incendie a déjà dévasté 4.300 hectares dans le comté de Napa, et continue de menacer 350 habitations.


"Nous avons six semaines d'avance sur la saison des incendies en raison de la sécheresse", a assuré à CNN l'un des 1.000 pompiers mobilisés pour lutter contre l'incendie de Napa.


Face à l’extrémité de la situation, certaines municipalités ont pris des mesures de restriction. Pour la première fois depuis 50 ans, les autorités fédérales ont cessé de fournir de l'eau d'irrigation pour les terres agricoles, rapporte The Guardian.


Dans plusieurs villes, les piscines et les fontaines ont été fermées. Mais malgré l'urgence de la situation et les appels à la population, la consommation d'eau des Californiens n'a diminué que de 5%.


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Ramadan 2014: Le marché algérien flambe toujours

Ramadan 2014: Le marché algérien flambe toujours | Nature to Share | Scoop.it

Une semaine s’est déjà écoulée du mois de Ramadan mais les prix de peu de légumes ont baissé. Toujours inaccessibles, les prix des fruits n’ont pas bougé d’un iota.


La fièvre des courses commence à retomber. Hier, au marché T’nache de Belouizdad à Alger, point de bousculades ni de queues devant les étals.


Les étroites allées du vieux marché étaient bien «aérées». Les clients se dispersent entres les différents étals d’épices, des herbes aromatiques (h’chiche), d’olives et autres variantes en conserve, de diouls et de légumes. Chacun vaque à la recherche de ce dont il a besoin.


Les boucheries quant à elle, demeurent désertées. Les prix affichés de la viande font fuir les clients. Idem pour le poulet qui a atteint 380 DA le kilo. Un prix qui a augmenté de 90 DA à la veille du Ramadhan et qui refuse de baisser. Les étals de légumes regorgent de marchandises.


Une abondance, qui, pourtant, ne se répercute pas sur les prix. Les légumes maintiennent ainsi les prix affichés il y a quatre jours. Les moins chers, la tomate et l’aubergine, proposés à 60 DA le kilogramme. La betterave est vendue à 70 DA et la carotte, le navet et le concombre sont maintenus à 80 DA.


La laitue, le piment et les haricots verts sont cédés à 100 DA. Le poivron ne descend pas à moins de 120 DA et le haricot blanc a atteint 200 DA le kilo. Seule exception, la courgette, qui voit son prix baisser au fil des jours du mois de Ramadhan. Après avoir atteint 120 DA durant les premiers jours du mois de jeûne, ce légume est descendu à 70 DA le kilo.


Des prix qui vont être maintenus jusqu’à mi-Ramadhan, selon des marchands de légumes. Les fruits restent hors de portée des bourses moyennes. La poire et le raisin ont atteint 280 DA le kilo. La pêche est proposée à 250 DA et la nectarine à 220 DA. La pomme et la prune sont vendues à 200 DA. Fruits de saison, la pastèque et le melon ne dérogent pas à la règle des hausse des prix et sont cédés respectivement à 40 DA et 90 DA le kilo.


Chez l’épicier, la flambée des prix semble n’avoir épargné aucune marchandise.


Indispensables pour la confection des incontournables bourek de la maïda du f’tour, les feuilles de diouls sont vendus à 60 DA/la douzaine. Le kilo de frik est vendu à 300 DA. Idem pour les fruits secs qui continuent à afficher des prix «vertigineux».


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NANTES: Des centaines d’admirateurs pour le «Pénis de Titan»

NANTES: Des centaines d’admirateurs pour le «Pénis de Titan» | Nature to Share | Scoop.it

Des centaines de curieux se pressent lundi à Nantes autour des serres du jardin des plantes pour admirer, au prix d’une heure et demie d’attente, un «Pénis de Titan», fleur géante qui ne fleurit qu’une fois tous les dix ans.


La fleur, éclose «dimanche à 15h35» selon le directeur du Jardin des plantes, Romaric Perrocheau, a déjà attiré près de 2000 personnes, prêtes à subir l’attente pour pouvoir photographier et renifler, pendant quelques petites minutes seulement, cette rareté en forme de phallus et à l’odeur nauséabonde.


«Photo autorisée, contact défendu», précise une pancarte au pied de la fleur, longue tige pâle dressée au coeur d’une corolle violette veinée de blanc, tandis que les groupes, composés d’une majorité de retraités, défilent dans la serre tropicale. Quant au parfum de «l’Amorphophallus Titanum» - destiné dans la nature à attirer les mouches - il évoque un mélange de «charogne et de viande avariée, entre fromage et l’intérieur de la chaussette mouillée», selon M. Perrocheau. Par bonheur, la floraison ne dure que 72 heures. Dès mercredi, la fleur achèvera sa floraison: «Elle va flétrir et tomber lamentablement», avertit M. Perrocheau.


«C’est une belle fleur, elle est bien agencée, bien structurée», souligne Christian Hamon, venu de Nantes avec sa compagne, qui estime que l’attente valait la peine. «C’est très drôle quand on nous dit 300 mètres de queue pour voir un pénis, de Titan en plus», sourit Michèle, alors que la plupart des visiteurs esquivent les questions sur l’apparence sexuelle de la fleur. «Elle me fait vraiment envie, et à ma femme aussi surtout», sourit Jean-Marc devant la tige haute de 1,60 mètre.


De l’autre côté des vitres de la serre, des resquilleurs et resquilleuses, un peu plus jeunes en moyenne, prennent des photos volées pour éviter l’attente: «Nous sommes venues pour le caractère insolite», dit Geneviève en souriant. Et la taille de la fleur? «ça ne nous impressionne plus», sourit-elle.


Acquise en 2012 par la ville de Nantes, cette fleur, originaire de Sumatra, est la troisième de cette variété à fleurir en France.


Pour l’occasion, le palmarium qui abrite ce joyau botanique fait nocturne ferme à minuit.

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Quand les légumes repoussent en ville

Quand les légumes repoussent en ville | Nature to Share | Scoop.it

Culture hors sol ou aquaponique, à la verticale ou sur les toits… les techniques d’agriculture urbaine ont beaucoup progressé.


Enjeux Les Echos, Juin 2014


C’est un magasin unique en son genre. Inauguré le 17 décembre dernier, le Whole Foods de Brooklyn est le premier, dans l’univers de la distribution alimentaire de masse, à produire in situ une partie des légumes qu’il commercialise. La serre est installée sur son toit. Une culture hors sol (suspendue), équipée d’un système avancé d’irrigation, permet de consommer vingt fois moins d’eau. La production est aussi livrée dans d’autres points de vente de l’enseigne.


L’agriculture urbaine semble bien partie pour quitter le cadre restrictif des jardins ouvriers. Cette discipline a d’autant plus de potentiel qu’elle répond à quelques-uns des grands enjeux de société actuels : l’afflux des populations vers les villes, la disparition des ceintures périurbaines agricoles, les attentes des habitants pour des circuits d’approvisionnement plus courts et, surtout, pour davantage de lien social. De quoi la rendre résolument attrayante aux yeux des urbanistes, architectes et autres designers, dont certains n’hésitent pas à lui faire prendre un tour résolument high-tech.


L’ouverture du Whole Foods de Brook­lyn s’inscrit dans un mouvement initié par quelques pionniers. Avec une production de 18 tonnes de légumes bios par an, la Brooklyn Grange Farm détient le record de la plus grande exploitation « en terre » installée sur le toit d’un immeuble. Même culture haute perchée, mais hors sol (sur un substrat minéral ou organique) pour la Lufa Farm de Montréal, qui livre ses légumes cueillis du matin. A Singapour, la palme revient à la Sky Green Farm, capable de produire verticalement une tonne de légumes tous les deux jours.


La France n’est pas en reste. L’école AgroParisTech a installé sur son toit un jardin potager expérimental, pour mesurer notamment les effets de la pollution atmosphérique sur les cultures. Dans la foulée, Nicolas Bel, l’ingénieur coordinateur du projet, a créé l’entreprise Topager afin de diffuser le concept dans des immeubles de bureaux et d’habitations. D’après une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme, la surface potentiellement « végétalisable » à Paris serait de 320 hectares. Ce qui permettrait d’approvisionner plus de 200 000 habitants en légumes frais.


L’agriculture urbaine pourrait aussi bientôt se décliner à plus petite échelle. Le designer français Damien Chivialle a, le premier, proposé un module de culture aquaponique, combinant aquaculture et culture hors sol. Composé d’un container surmonté d’une serre, le dispositif repose sur un circuit vertueux. L’eau usée sert à l’arrosage des plantes qui absorbent le gaz carbonique produit par l’élevage des poissons. Cette Urban Farm Unit permet de faire pousser 160 plants et de nourrir jusqu’à dix personnes.


Son collègue Mathieu Lehanneur en a créé une version d’appartement, similaire dans le principe mais beaucoup plus branchée dans la forme, qu’il a baptisée Local River. Quant à deux autres designers français, Gaëtan Laot et Pierre-Marie Malfondet, ils viennent de mettre au point un système de potager coulissant à installer sur les façades des immeubles, directement accessible depuis les fenêtres des occupants.

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CANADA: Les autochtones remportent une victoire historique pour leurs droits

CANADA: Les autochtones remportent une victoire historique pour leurs droits | Nature to Share | Scoop.it

Montréal - La Cour suprême du Canada a reconnu pour la première fois jeudi que des autochtones avaient un titre ancestral d'occupation et de gestion d'un territoire de près de 2.000 km2 dans la province de Colombie-Britannique (ouest).


Cette décision favorable aux quelque 3.000 membres semi-nomades de la Première Nation Chilcotin (Tsilhqot'in) risque de peser sur des revendications amérindiennes semblables en suspens et affecter de nombreux projets d'exploitation de matières premières (mines, forêts, pétrole, oléoducs, etc.) sur de vastes portions de territoire.


En 2012, une Cour d'appel de cette province avait refusé de reconnaître le titre ancestral revendiqué par les Chilcotins sur ce territoire au centre de la Colombie-Britannique, parce qu'ils n'avaient pas prouvé qu'à l'arrivée des colons européens leurs ancêtres utilisaient une parcelle de terrain spécifique.


La Cour suprême a infirmé cette décision en soulignant que l'existence d'un titre ancestral ne se limite pas aux lieux spécifiques d'établissement mais à des territoires utilisés pour la chasse ou la pêche par exemple, là où ces peuples exerçaient un contrôle effectif au moment de l'affirmation de la souveraineté européenne.


La décision met un terme à une saga judiciaire d'une vingtaine d'années qui avait démarré lorsque le gouvernement de la province avait accordé en 1983 un permis commercial de coupe de bois sur des terres que les Chilcotins considéraient comme faisant partie de leur territoire ancestral.


Le gouvernement fédéral à Ottawa et celui de la province avaient contesté la revendication du titre, mais jeudi la Cour suprême a estimé que la Colombie-Britannique a manqué à l'époque, à son obligation constitutionnelle de consultation envers cette communauté.


Cette reconnaissance n'accorde pas pour autant de droits absolus aux autochtones sur leur territoire ancestral. Mais la province ne pourra autoriser de projets économiques ou autres sans leur consentement, à moins de démontrer l'existence d'un objectif public réel et impérieux, et de dédommager de façon conséquente ces derniers.


Cette décision passera certainement à l'histoire comme l'un des jugements les plus importants et les plus fondamentaux jamais rendus par la Cour suprême du Canada, a estimé le porte-parole de l'Assemblée des Premières Nations du Canada, le chef Ghislain Picard, principale organisation représentant les 1,4 million d'autochtones du pays.

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CHINE: Scandale à la viande périmée chez McDonald et KFC

CHINE: Scandale à la viande périmée chez McDonald et KFC | Nature to Share | Scoop.it

L'agence des produits alimentaires et pharmaceutiques de Shanghai a suspendu les opérations d'une entreprise soupçonnée d'avoir fourni de la viande périmée à des restaurants McDonald et KFC.


L'agence a ordonné dimanche à ce que l'ensemble des produits à base de viande fournis par la Shanghai Husi Food Co., Ltd soient retirés de la circulation pour des raisons de sécurité. Selon des médias locaux, l'entreprise aurait retraité des produits à base de viande ayant dépassé leur date de péremption avant de les vendre à des chaînes transnationales de fast-food comme McDonald, KFC ou Pizza Hut.


Les journalistes qui ont réussi à s'introduire dans les locaux de Husi déclarent avoir vu des preuves montrant clairement que du boeuf et du poulet périmés étaient reconditionnés après avoir été transformés afin de repousser d'un an leur date de péremption.


Les enquêteurs envoyés par l'agence des produits alimentaires et pharmaceutiques sont arrivés vers 19h30 devant les locaux de l'entreprise, dans un bourg industriel de l'arrondissement de Jiading, mais ont été bloqués à l'entrée par les gardes de sécurité.


Les deux parties se sont querellées pendant plus d'une heure, jusqu'à ce que les enquêteurs appellent la police.


La Shanghai Husi Food Co., Ltd, membre d'OSI Group (Etats-Unis), est une entreprise à capitaux exclusivement étrangers possédant un capital social de 50,47 millions de yuans.


Dans un "engagement à la clientèle" affiché dans son usine de Shanghai, Husi assure employer un système d'"analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise" (HACCP, hazard analysis and critical control points), une approche préventive systématique concernant la sécurité des aliments, et déclare procéder à des tests de routine sur des échantillons portant sur la présence de micro-organismes.


Yang Liqun, directeur général des processus de traitement à OSI China, a déclaré que la compagnie possédait un système rigoureux de contrôle de la qualité et coopérerait avec les enquêteurs.


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SCOOP: François Rouillay et Cyril Dion à Todmorden pour le film "Demain"

SCOOP: François Rouillay et Cyril Dion à Todmorden pour le film "Demain" | Nature to Share | Scoop.it

Cette photo a été publié aujourd'hui sur les réseaux sociaux.

François Rouillay, le coordinateur des Incroyables Comestibles France est actuellement à Todmorden en compagnie de Cyril Dion, qui co-réalisent actuellement le film "Demain" avec Mélanie Laurent

Voici une photo qui promet un incroyable film à venir !

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VIDEO: 1, 2, 3, soleil, la télé des Incroyables Comestibles - JT N°1

Journal télé des Incroyables Comestibles : numéro un, mardi 24 juin 2014, à Colroy la Roche.

Présentation François Rouillay, prises de vue et montage Véronique Marcovitch, coordination territoires Jean-Michel Herbillon, relations presse Carine Phung Van, relations publiques internationales Catherine Simon, recherche et enseignement agriculture urbaine par la permaculture Henri Bureau.

Actualités des Incroyables Comestibles chaque jour sur la page facebook Incredible Edible France : https://www.facebook.com/pages/Incred...

Actualités du collectif citoyen fondateur du mouvement Incredible Edible Todmorden : http://www.incredible-edible-todmorde...

Participation à la co-création joyeuse de l'abondance partagée sur les territoires avec les citoyens jardiniers solidaires au sein du Labo des Incroyables Comestibles sur le groupe facebook :
https://www.facebook.com/groups/69093...

Site ressource francophone des Incroyables Comestibles :
http://www.incredible-edible.info/

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VIDEO: Garden Tower, le jardin bio/composteur à domicile

Comment cultiver une nourriture saine de ses propres mains quand on habite en ville ? C’est pour répondre à cette question qu’est née la Garden Tower, véritable petit jardin urbain de 7,6m2 de surface cultivable pour à peine plus d’1m2 de surface au sol.


Conçue en plastique recyclable, cette petite tour autonome qui vise à relocaliser la production alimentaire accueille jusqu’à 50 plantes grâce au compost qu’elle génère elle-même.


Qui n’a jamais rêvé de cultiver ses propres légumes et salades ?

Séduisante, l’idée reste pourtant une utopie aux yeux de millions de citadins. Pour démocratiser l’accès à l’alimentation et répondre au défi de la sécurité alimentaire, une entreprise sociale américaine a lancé la Garden Tower. Remplie de terre, cette petite tour d’1,10 m de haut et 66 cm de large s’installe partout : sur une terrasse, un balcon, un toit, dans une cour ou encore le long d’un trottoir.


Ecologique et quasi-autonome


Perforée de larges fentes, la tour permet de cultiver jusqu’à 50 plantes différentes de façon rapide et naturelle. L’astuce vient du cœur de la tour. En son centre, la Garden Tower renferme un tube percé de 28 trous qui accueille les déchets alimentaires. Une petite colonie de vers de terre nichés dans le tube se chargent ensuite de les transformer en un compost qui pourra être réutilisé pour fertiliser en continu la tour. Les trous du tube permettent aux vers de circuler librement dans la terre, de l’aérer et de la renouveler en permanence.


De par sa structure qui limite l’évapotranspiration, la tour consomme moins d’eau qu’une culture sur sol à surface équivalente ou d’autres conteneurs traditionnels. Autre astuce, l’eau qui descend jusqu’au sol n’est pas perdue mais récupérée dans un bac. Ce « thé vers » enrichi en minéraux et micronutriments pourra lui aussi être reversé au sommet de la tour pour fertiliser les plantes, ce qui le rend système quasi-autonome et plus productif.


Projet collaboratif et socialement responsable


Conçue en plastique recyclable pour être utilisable par des adultes, enfants et personnes handicapées, la Garden Tower vise à démocratiser l’agriculture biologique en milieu urbain et relocaliser la production alimentaire pour réduire les émissions de CO2 qui alimentent le réchauffement climatique. Ce jardin urbain pourrait également selon ses concepteurs constituer un bon outil de renforcement de la sécurité alimentaire des populations des régions sèches.


Son succès, la Garden Tower le doit en partie à une opération de crowdfunding en 2013. En six jours à peine, ses créateurs basés dans l’Illinois ont atteint leur objectif initial de financement fixé à 28 000 dollars. Depuis, les soutiens versés au projet dépassent les 88 000 dollars. Dans une logique toujours collaborative, un réseau d’utilisateurs devrait être monté à travers les Etats-Unis. Baptisé « Growing Circles » ce réseau aura vocation à sensibiliser les communautés et écoles à la production alimentaire bio et locale via la Garden Tower. On estime à ce jour à plus d’un millier les premiers adeptes outre-Atlantique de ce nouveau jardin urbain.


Nicolas Blain


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Alerte aux fromages de Chavignol contaminés à la bactérie E. coli

Alerte aux fromages de Chavignol contaminés à la bactérie E. coli | Nature to Share | Scoop.it

La laiterie H.Triballat a annoncé ce vendredi avoir procédé au retrait de lots de fromages de Chavignol commercialisés dans toute la France, après avoir constaté la contamination de l'un d'eux par la bactérie Escherichia coli (E. coli).


Les produits concernés, vendus sous différentes marques commerciales de Chavignol, portent tous l'estampille sanitaire FR 18.194.050 CE, indique la société dans un communiqué. Ils ont été commercialisés sur tout le territoire national, en grandes et moyennes surfaces, ainsi que chez des fromagers détaillants. Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point vente où ils ont été achetés pour se faire rembourser.


Risques de gastro-entérites


Les Escherichia coli peuvent entraîner, dans la semaine qui suit la consommation du produit contaminé, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants.


Les personnes susceptibles d'avoir consommé les fromages incriminés et présentant ce type de symptômes sont invitées à aller «sans délai» consulter leur médecin.


Pour tout renseignement, les consommateurs peuvent contacter le service consommateurs au numéro vert suivant : 0800.35.29.19, de 9h00 à 17h00.

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LEGO/Vidéo: Everything is NOT awesome

La nouvelle campagne de Greenpeace contre Shell et son partenaire Lego est tout juste excellente.


Greenpeace a décidé de parodier Lego pour dénoncer le partenariat du jouet bien connu avec Shell.


S'il y a une chose qu'on ne peut reprocher à Greenpeace, c'est sa capacité à faire pression sur de très grands groupes d'industriels par une simple campagne qui prend la forme d'une vidéo singulière.


D’importantes réserves de pétrole et de gaz existent en Arctique et le groupe pétrolier Shell tente de faire pression de diverses manières pour faire accepter l'idée d'y pomper des ressources dans la population.


Parmi les stratégies marketing, Lego a l'habitude de vendre une gamme de jouets avec le logo Shell, faisant discrètement la promotion d'un avenir carboné. Le cri du cygne pour une industrie qui semble vouée à disparaitre ?


Pour Greenpeace, ce lobbying discret infligé aux futurs adultes doit s'arrêter. Shell ne doit pas souiller l'Arctique et Lego doit cesser d'en faire la promotion. L'action consiste à parodier la fameuse musique du film Lego, "Everything Is Awesome", entendez "Tout est Génial" pour en faire un message engagé et piquant contre ces deux sociétés.


Source : Mr Mondialisation

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VIDEO: Charles Haquet nous plonge dans le monde des trafics alimentaires

L'arrière-cuisine de l'industrie alimentaire n'est pas toujours très jolie à voir. Charles Haquet, grand reporter à L’Express, publie un roman policier : "Les fauves d’Odessa", inspiré de ses enquêtes journalistiques.


Voici l’un des menus imaginés par l’un des personnages :


"Des amuse-bouche en apéro. Des toasts de caviar parfumés à l’urotropine.

Idéal pour accompagner du champagne contrefait.


Attention aux cacahuètes : elles peuvent contenir des traces d’un champignon cancérigène.


En entrée, une terrine de porc nourri au clenbutérol (anabolisant).


Ensuite un méli-mélo de poissons aux antibiotiques et aux œstrogènes.


Pourquoi pas un poulet aux nitrites ?


Une pastèque en dessert. Elle est explosive parce qu’elle a reçu un accélérateur de croissance. Et pour terminer, un petit digestif au méthanol."


Quand on lit Les Fauves d’Odessa, aux éditions du Masque, on espère vraiment que rien ne soit réel et pourtant.


"Tout est vrai. Ce sont des anecdotes et des incidents qui sont arrivés un peu partout sur la planète et qui ont été répertoriés", explique Charles Haquet. "J’ai commencé cette histoire par une enquête que j’ai faite pour l’Express, et je me suis dit que c’était vraiment une matière extraordinaire.


Je trouve que c’est très efficace de mêler une trame d’enquête avec des faits réel et un roman."


L’histoire : deux personnages principaux, deux experts en sécurité alimentaire, se sont associés pour créer une entreprise, la société Tracfood, chargée d’effectuer des audits d’usines et des fournisseurs. Ils regardent comment sont fabriqués les produits et ils délivrent, si tout va bien un label bio, par exemple... Le problème, évidemment, c'est que tout ne va pas bien. Ils sont confrontés à des mafieux sans foi ni loi.


Des frontières poreuses


Un pied en Chine, un pied en Ukraine. Le tout, c’est de soigner la présentation : pas de points de rouille sur les boîtes de conserve ou de fautes d’orthographe sur l’étiquette.

"Il y a des mafieux qui sont spécialisés là-dedans. Ils vont en Chine chercher des aliments contrefaits et utilisent la technique des boîtes blanches. Ce sont des boîtes de conserves serties, avec, à l’intérieur, des légumes impropres à la consommation. On essaie de leur donner une bonne figure, on fabrique de fausses étiquettes et on envoie ça par palettes entières en Europe. On le passe par des points de la frontière européenne beaucoup plus poreux que d’autres. Ensuite, on peut les envoyer n’importe où."

"Il faut savoir que 2% à 3% des containers sont ouverts par les douaniers. Donc tout passe et vous avez la galerie des horreurs. Il y a toute une chaîne de valeurs où en amont on met une pression phénoménale sur les fournisseurs pour vendre aux consommateurs des produits censés être bons. Il y a un manque de connaissance du consommateur sur le prix réel des aliments."

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L'UE devient le premier exportateur mondial de produits agricoles devant les USA

L'UE devient le premier exportateur mondial de produits agricoles devant les USA | Nature to Share | Scoop.it

L'Union européenne a totalisé 120 milliards d'euros d'exportations agricoles l'an dernier. Premier fournisseur agricole mondial, l'Europe a supplanté les États-Unis.


En 2013, l'Europe est devenue le premier exportateur mondial de produits agricoles. 120 milliards d'euros, c'est le quatrième poste le plus important du commerce européen, derrière les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques. Malgré la force de l'euro qui aurait dû freiner les exportations de ses produits, l'Union européenne a doublé les Etats-Unis jusqu'à présent champions incontestés du commerce agroalimentaire,117 milliards d'euros l'an dernier.


Cette performance, l'Europe la doit justement à la faiblesse des récoltes américaines. Elle en a profité pour expédier à l'étranger moitié plus de blé, en particulier vers l'Algérie et l'Egypte, deux fois plus d'orge, surtout en Arabie saoudite, deux fois et demi plus de tournesol vers la Turquie, le Pakistan ou l'Afrique du Sud ; et trois fois plus de colza, notamment vers la Chine. En tout, 8,5 milliards d'euros de céréales, loin des 20 milliards que pèsent les vins et spiritueux européens, mais ce sont les grains qui ont connu la plus forte croissance. A cela s'est ajoutée l'augmentation des prix de la viande et des produits laitiers exportés.


Les Etats-Unis sont restés le premier client de l'Europe agricole.


Beaucoup plus inédit : la Chine et Hong Kong sont désormais la deuxième destination des produits agricoles européens, au même niveau que la Russie.


Premier exportateur de produits agricoles l'an dernier, l'Union européenne n'en demeure pas moins le premier importateur au monde. Elle se fournit d'abord et toujours au Brésil, en particulier en tourteaux de soja, puis aux États-Unis, surtout en produits finis. L'an dernier, l'Europe a également acheté beaucoup de blé à la Russie et de maïs à l'Ukraine, quand leurs grains étaient plus compétitifs que ceux des pays membres.


Enfin, l'Europe a fait plus de place aux vins et aux fruits d'Afrique du Sud, malgré le conflit commercial sur les agrumes. L'Indonésie, de son côté, a compensé la baisse de ses ventes de biodiesel lourdement taxées en Europe désormais, par une hausse de ses expéditions d'huile de palme et de café vers les ports européens.


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A Los Angeles, un marché dédié au cannabis... bio bien sûr

A Los Angeles, un marché dédié au cannabis... bio bien sûr | Nature to Share | Scoop.it

C'est un marché à Los Angeles presque comme tous les autres. Les consommateurs flairent, sous-pèsent et comparent, les cultivateurs vantent leur marchandise, mais on n'y trouve qu'un seul produit: du cannabis, bio bien sûr.


"Nous avons des sucettes pour sept dollars, des barres chocolatées pour vous aider à vous relaxer à 13 dollars, et de la +poussière cosmique+ (poudre de bonbons)", énumère Bill Harrison, qui vend aussi de classiques fleurs de cannabis à fumer.


"Il y avait déjà eu des conventions de cultivateurs au nord de la Californie (ouest) et dans l’État de Washington (nord-ouest), mais ici c'est spécial, on peut vraiment rencontrer les consommateurs", explique Terry Sand, un cultivateur.


Le cannabis et la marijuana, il a grandi avec: "Mes parents étaient des hippies, ils en faisaient pousser dans leur cour".


Ex-technicien ascensoriste, il s'est reconverti quand une nouvelle technique a permis de doper la productivité des cultures en milieu couvert. "J'ai senti qu'il y avait une opportunité massive".


De fait, le succès du Heritage Farmers Market est évident: malgré un soleil de plomb, la file d'attente pour entrer s’allonge sur plusieurs centaines de mètres.


La foule est multicolore et multi-générationnelle, parsemée de hippies, rockers, jeunes branchés et de quelques bourgeois.


Au guichet, ne peuvent toutefois entrer que ceux munis d'une ordonnance.


En Californie, seule l'utilisation thérapeutique du cannabis est légale. Pour une utilisation récréative, la possession de moins de 28 grammes peut être punie d'une simple amende, mais une plus grande quantité reste un délit.


Edwynn Delgado connaît la législation par cœur: "Pour usage médical, on a droit d’avoir environ 100 grammes chez soi, mais je voudrais en ramener plus aujourd'hui", badine-t-il.


Il fume du cannabis depuis ses 11 ans: "Dans mon quartier, il y a toujours eu beaucoup d'herbe qui circulait", raconte le jeune homme de 20 ans, casquette sur la tête, cheveux noirs et large sourire.


Il est devenu un consommateur "légal" à 18 ans, pour soulager des douleurs musculaires.


- Cultivé sans pesticides -


Edwynn patiente depuis plus d'une heure devant le stand qui propose les meilleurs prix: "Seulement 180 dollars les 28 grammes, alors que le prix moyen dans un dispensaire médical normal est de 300 dollars environ".


Outre les potentielles bonnes affaires, il est content de pouvoir compter sur de la qualité: "Les vendeurs de rue rajoutent d'autres trucs dessus".


"C'est comme dans un marche bio ordinaire", affirme Adam Agathakis, un des organisateurs du marché, qui se tient jusqu'à dimanche.


"Les gens viennent pour parler aux cultivateurs, s'assurer que c'est cultivé sans pesticides mais aussi qu'il n'y a pas de moisissures".


Agé de 35 ans, ce barbu en pantalon à pinces et chemisette rayée milite pour "dé-diaboliser" le cannabis depuis qu'il a perdu son père d'un cancer il y a dix ans. "Quand il était mourant, il n'y a que la marijuana qui le soulageait".


Karen Flores, 50 ans, atteinte elle-même d'un cancer, fume pour "se relaxer et soulager ses douleurs", "mais seulement à la maison".


Elle est venue pour les prix doux et la qualité: "Il faut que ça sente bon, que ça ait bon goût".


Au gré des stands, on trouve des pipes plaquées or, des concentrés à vaporiser, des pizzas, des tartes meringuées ou des gaufres.


Matheuse Gerson propose un produit plus alternatif: "C'est un lubrifiant intime de cannabis infusé d'huile de noix de coco. Ca augmente les sensations des jeunes femmes et réveille la sexualité des femmes ménopausées. Ca les aide aussi à dormir", assure-t-il.


Cheryl Shuman, PDG d'une société de relations publiques, dit avoir failli mourir d'un cancer en 2006 et en avoir réchappé grâce à la marijuana.


Elle s'est alors mise en campagne pour la dépénalisation, montant un club d'aficionados, le "Beverly Hills Cannabis Club", et devenant l'une des responsables de "Moms for Marijuana", une association internationale de mères pro-légalisation.


Argument de poids, elle souligne le potentiel économique du cannabis: "C'est un secteur qui vaut 47 milliards de dollars rien que pour son aspect légal".

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REPLAY: La guerre des brevets | ARTE

REPLAY: La guerre des brevets | ARTE | Nature to Share | Scoop.it

Aux États-Unis, des femmes atteintes d’un cancer du sein ont mené une croisade juridique victorieuse contre Myriad Genetics. En brevetant deux gènes dont la mutation révèle une prédisposition au développement conjoint d’un cancer des ovaires, le laboratoire s’était assuré un monopole sur les tests de dépistage, mettant potentiellement en danger la vie de patientes, dans l’incapacité d’assumer le coût de l’examen.


Alors que les lois sur les brevets ont été imaginées pour protéger les appareils et procédés techniques, comment expliquer que 20 % des gènes humains tombent aujourd’hui sous le coup de droits d’exclusivité d’exploitation en Amérique ?


Pour David Martin, spécialiste de la propriété intellectuelle, le tournant a eu lieu dans les années 1980 quand, dépassés par le Japon en nombre de brevets déposés, les États-Unis ont révisé leur législation.


En supprimant l’obligation de prouver la mise en application d’une invention et en autorisant la brevetabilité de la recherche universitaire, ils ont ouvert la voie à une confiscation (provisoire) du savoir : une situation à l’origine d’un différend entre pays riches et pays en développement. Ces derniers militent, entre autres, pour un accès aux médicaments à des prix abordables.


C’est le cas notamment de l’Inde qui, en plus de payer des licences, se voit contrainte de protéger ses ressources traditionnelles – du riz basmati aux postures de yoga –, pour éviter que d'autres ne les brevètent…


Pour voir le film, cliquez ici ou sur la photo

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VIDEO: Après les prix moins chers, Casino invente le "poids moins lourd"

Le filet de légume vendu pour un kilo fait-il vraiment un kilo ?


Test au hasard avec des courgettes et des carottes bio dans un Supermarché Casino de la région parisienne...

Au final, l'enseigne vend "au kilo" des lots qui les atteignent rarement. Un gain pour le supermarché qui peut frôler les 30 %...

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Suppression dès 2016 des sacs plastiques à usage unique

Suppression dès 2016 des sacs plastiques à usage unique | Nature to Share | Scoop.it

Il n'y aura plus de sacs plastiques en caisse, qu'ils soient payants ou à gratuit, et ce, dès 2016. Un amendement déposé par Ségolène Royal a été adopté mercredi soir en commission du développement durable à l'Assemblée, lors de l'examen du projet de loi sur la biodiversité. Ce vote est «une bonne nouvelle» pour France Nature Environnement (FNE), qui espère que «cela ne va pas être détricoté immédiatement, car les lobbies sont à l'affût»


«C'est une étape très importante, qui est attendue depuis très longtemps par les associations environnementales parce qu'on ne se rend pas compte à quel point les sacs plastique non dégradables entraînent des pollutions et des surcharges, avec des dégâts considérables notamment sur les poissons», a déclaré Mme Royal en arrivant à la réunion du gouvernement à Matignon.


Déjà, sous l'effet d'une convention volontaire, le nombre de sacs plastiques de caisse distribués en France dans les grandes surfaces alimentaires est passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 à 2011, souligne le gouvernement dans son exposé des motifs de l'amendement.


«Mais il y a lieu de poursuivre cette réduction car près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits «fruits et légumes» sont encore distribués dans les commerces», ajoute le texte gouvernemental.


«Même biodégradables, les sacs sont non écologiques»


La proposition vise à prendre en compte les enjeux liés à la consommation importante de sacs «fruits et légumes» qui, jusqu'à présent, n'ont jamais fait l'objet de dispositions visant à en réduire leur consommation. Elle prévoit une interdiction de distribution des sacs à usage unique, sauf pour des sacs répondant à des conditions particulières : les sacs «biosourcés» (avec une teneur qui ira en augmentant progressivement dans le temps) et compostables.


«On pense que l'opinion est prête», souligne Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, tout en plaidant pour «l'étape suivante, c'est-à-dire l'interdiction de tous les sacs jetables», y compris les sacs biodégradables, qui nécessitent d'être traités dans des composteurs industriels, et les sacs dits «oxofragmentables» censés se dégrader mais contenant des résidus de plastique.


Les sacs jetables, même biodégradables sont «non écologiques», estime l'ONG, à la fois à travers le produit lui-même mais aussi à travers la «mentalité qu'ils véhiculent» en «laissant croire qu'on peut faire ses courses avec un sac qui va finir à la poubelle».

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FRANCE: Monsanto investit 75 millions d'euros dans son unité audoise de Trèbes

FRANCE: Monsanto investit 75 millions d'euros dans son unité audoise de Trèbes | Nature to Share | Scoop.it

 Le géant américain de l'agrochimie Monsanto est en train d'investir 137 millions d'euros dans l'agrandissement de deux usines de production de semences dans le sud-ouest de la France, ont annoncé les dirigeants de sa branche française. Notamment dans celle de Trèbes, dans l'Aude. 


Monsanto "a fait le choix de continuer à investir sur la France en production et en outils industriels", a déclaré Catherine Lamboley, présidente de Monsanto SAS, lors d'une conférence de presse.


75 millions d'euros investis à Trèbes


Depuis 2013, 75 millions d'euros ont été investis pour agrandir l'usine de Monsanto à Trèbes dans l'Aude, où la firme fabrique des semences conventionnelles (non-OGM) de maïs pour toute l'Europe. Ces semences, dites de base, sont ensuite plantées par des agriculteurs en contrat avec Monsanto pour les multiplier et obtenir une production à grande échelle.


Dans le même temps, 62 millions d'euros servent à construire un deuxième séchoir à semences et une deuxième ligne de production commerciale dans l'usine de Peyrehorade dans les Landes, où sont conditionnées les semences de maïs et de colza. Les travaux devraient s'achever début 2015.


La moitié de la production de ces sites est exportée vers l'Europe, parfois même au-delà, a précisé Mme Lamboley.


Monsanto a abandonné les expérimentations sur les OGM en France depuis 2008, "après le Grenelle de l'environnement", a souligné Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles.


Mais le groupe continue à faire de la recherche et à produire des semences de maïs et de colza dans l'Hexagone, des semences potagères de légumes, ainsi que son produit phare, le désherbant Roundup.


La France représente le 1er marché pour Monsanto sur la zone Europe-Moyen Orient-Asie, qui a dégagé 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires (près d'1,5 milliard d'euros )en 2013, sur un chiffre d'affaires global de 15 milliards d'euros (11 milliards d'euros).


Les dirigeants de Monsanto France ont refusé de divulguer le chiffre d'affaires pour la France.


Le groupe américain, dont le siège français est situé à Saint-Priest dans le Rhône, emploie 518 personnes en France sur 11 sites. 1.300 agriculteurs sont sous contrat pour la multiplication des semences et un millier d'autres testent les nouvelles variétés de plantes.

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